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  • Critique de FREAKS OUT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film FREAKS OUT . FREAKS OUT ❤️❤️❤️❤️ Et dire qu’hier, je n’avais encore jamais entendu parler de ce film… Et vu que j’étais le seul spectateur dans ma salle de 160 places, je me suis dit que je ne devais peut être pas être le seul… et je me suis mis à espérer que le vide de la salle ne serait pas le reflet de ce qu’allait me proposer le film… Mais clairement, j’étais loin de m’attendre à ce que j’allais voir… Je suis tombé par hasard sur l’affiche qui promettait « une orgie de cinéma à mi-chemin entre Del Toro et Dupontel ». Ca a suffi à me convaincre et c’est le parfait résumé à l’ovni cinématographique que j’ai vu ce soir. Ça prend au premier le côté sombre, sa fascination des monstres et de la seconde guerre mondiale et au second les personnages décalés, l’humour noir et le côté burlesque (on a même le droit à certaines scènes complètement WTF !!!). Ajoutez à cela ce qui imprègne la filmographie des deux cinéastes, la poésie, et on obtient un film hors normes de super-héros (incarnés ici par les monstres de foire). Gabriele Mainetti nous livre un film référencé mélangeant X-Men, Inglorious Bastard, Pinochio, Le magicien d’Oz ou encore Les aventuriers de l’arche perdue. Ça semble totalement improbable, et d’ailleurs le film part dans tous les sens, mais c’est tellement maitrisé et cohérent dans ce qu’il propose que c’en est jouissif. La direction artistique, la mise en scène et la photographie sont léchées, nous offrant certains plans bien plus marquants que la plupart des blockbusters aux budgets colossaux mais qui ont tendance à s’uniformiser dans ce qu’ils nous proposent. Rien que la longue scène d’ouverture, quasiment muette, force le respect, en réussissant à introduire parfaitement les personnages tout en alliant la poésie, l’humour et l’horreur qui accompagneront continuellement le spectateur. Les 2h20 du film filent à une vitesse folle. On est absorbés par l’histoire, émerveillés par les images, fascinés par l’univers et les personnages. Au final, on a affaire à un Grand divertissement, un spectacle aussi dingue qu’original et aux antipodes de ce à quoi nous ont habitué les Studios. Un film mêlant aventure, action, magie, humour et même parfois émotion, comme avec cette Matilde pour qui on est instantanément prit d’empathie. Clairement le meilleur personnage, interprété par une Aurora Giovinazzo qui imprègne la pellicule et qui, que ce soit elle ou le réalisateur de ce petit bijou, devraient à nouveau faire parler d'eux très vite… Partager

  • Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps…

    Découvrez notre critique détaillée du film LA VENUE DE L’AVENIR . LA VENUE DE L’AVENIR ❤️❤️💛 Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps… Dans son nouveau film, Cédric Klapisch mêle présent et passé à travers l’histoire de quatre cousins qui, en explorant la maison de famille, se lancent sur les traces d’une aïeule ayant vécu à la fin du XIXe siècle. Tandis qu’ils mettent à jour des souvenirs enfouis, le récit nous plonge en parallèle dans le destin de cette jeune femme découvrant un Paris en pleine révolution industrielle et culturelle. On retrouve les thèmes chers au réalisateur : la quête d’identité, la jeunesse, l’amitié, et surtout l’héritage. Ce dernier devient le véritable cœur du film, abordé sous l’angle du passage du temps, de la trace que l’on laisse, et de ce que nos choix transmettent aux générations suivantes. La reconstitution du Paris de 1895 est impressionnante, tant par ses décors que par ses costumes. Un soin particulier a été apporté aux transitions entre les époques, souvent très inspirées. C’est d’ailleurs toute la partie historique du film qui se révèle la plus captivante. Klapisch y rend un bel hommage aux arts visuels (peinture, photographie, et même aux prémices du cinéma) tout en esquissant un parallèle entre deux époques animées par la même obsession : celle de gagner du temps. Le casting, mélange des visages fidèles à Klapisch et d’autres, issus de la nouvelle génération. On pourrait s’étonner d’y voir autant « d’enfants de », mais ce choix est sans doute volontaire et entre en résonance avec le thème de l’héritage qui est au cœur du film. Mais, même si j’accorde pas mal de qualités au film, je reste malgré tout sur ma faim. Le film est un peu long par rapport à ce qu’il a à dire, et les deux lignes temporelles ont tendance à alourdir le récit. Ce récit choral, qui navigue entre deux temporalités, dilue parfois son propos et il en sort une difficulté à s’attacher aux personnages ou bien à s’immerger dans l’intrigue. Si le film possède un charme indéniable et quelques beaux moments d’émotion ou de légèreté, il souffre aussi de plusieurs clichés et d’une forme de naïveté qui empêchent une réelle implication du spectateur. Le jeu des acteurs, bien que solide, reste souvent dans une zone de confort, sans réelle surprise. Une mention spéciale néanmoins à Cécile de France, qui signe quelques-unes des scènes les plus drôles du film. Alors, oui, LA VENUE DE L’AVENIR a un certain charme et m’a parfois touché ou fait sourire. Mais l’ensemble est assez bancal et maladroit par moment. Je retiendrai tout de même quelques scènes fortes ou bien ce générique de fin… Partager

  • Critique de ANNETTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ANNETTE . ANNETTE ❤️❤️❤️💛 J'ai eu du mal à rentrer dans le délire de Carax (souvent le cas avec lui), mais le film a fini par m'emporter POUR - La scène d'ouverture - La musique des Sparks offre quelques scènes d'anthologie - C'est plus un opéra-rock qu'une comédie musicale - C'est une tragédie sombre et malaisante se rapprochant d'un Dancer in the dark - C'est bourré d'idées de mise en scène - Certains plans sont magnifiques et transpirent de poésie - C'est original, déroutant et souvent surprenant - Adam Driver en état de grâce. Certes, ce n'est pas le roi du charisme, mais QUEL acteur !!! - Le personnage d'Annette (je ne développe pas car je ne sais pas si c'est abordé dans la bande annonce) - La deuxième moitié du film et un final vraiment réussi - Au cinéma, c'est vrai que ça claque - J'étais seul dans une salle de 200 personnes !!! CONTRE - Ça ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil et prend le risque de le perdre en cours de route - Je ne vais pas mentir, passé la scène d'ouverture, je me suis un peu fait chier pendant la première moitié du film (même si visuellement, rien à redire), puis le film a réussi à me chopper - Les scène de stand-up de Driver sont souvent lourdes (même si une d'elles est vraiment bien foutue) - Le fait qu'il y ait TRES peu de dialogues n'aide pas à la construction des personnages - Il y a certains passages un peu kitschs (même si totalement assumés) qui m'ont laissé dubitatifs - Driver est un acteur magistral, mais niveau chanteur... Bref, même si ça vaut vraiment le coup de le voir au cinéma, j'ai mis beaucoup de temps en rentrer dedans et même si la deuxième moitié est assez dingue, elle n'efface pas ce sentiment mitigé Partager

  • Un miracle porté par l’amour maternel.

    Découvrez notre critique détaillée du film MA MÈRE, DIEU ET SYLVIE VARTAN . MA MÈRE, DIEU ET SYLVIE VARTAN ❤️❤️❤️💛 Un miracle porté par l’amour maternel. Certes, le titre n’est pas forcément des plus vendeurs, mais finalement il colle parfaitement au récit. En 1963, Roland naît avec un pied-bot. Sa mère refuse d’écouter les médecins et se promet que son fils ira à l’école à pied comme tous les autres enfants. Animée par une foi inébranlable en Dieu, un amour maternel sans limites et l’obsession de son fils pour Sylvie Vartan, elle va accomplir ce qui s’apparente à un véritable miracle. Si ce synopsis peut sembler rocambolesque, il s’agit pourtant d’une histoire vraie, tirée d’un roman autobiographique. Le film retrace ainsi cinquante ans de combats, de sacrifices et d’espoirs au sein de cette famille, portée par une mère déterminée à ce que son fils ne subisse jamais son handicap. La force du film réside dans sa manière de se concentrer avant tout sur ses personnages, plutôt que sur un simple enjeu dramatique. Leïla Bekhti est absolument formidable dans le rôle de cette mère courage. Elle porte littéralement le film durant sa première moitié, incarnant une femme à la fois dans le déni, obstinée, débordante d’énergie, drôle et terriblement attachante… mais aussi envahissante et parfois insupportable. Loin de tomber dans la caricature de la mère juive possessive, le film lui offre un portrait nuancé et profondément humain, grâce à l’écriture subtile de Roland Perez, qui livre ici une véritable déclaration d’amour à sa mère. L’émotion comme l’humour sont parfaitement dosés, sans jamais forcer le trait. Et puis, il y a Jonathan Cohen, surprenant dans un rôle à contre-emploi. Après MAKING OFF l’an dernier, il prouve une nouvelle fois qu’il sait briller ailleurs que dans des rôles comiques et déjantés. Au niveau de la mise en scène, Ken Scott, un réalisateur Québécois à qui l’on doit l’excellent STARBUCK, choisi un montage dynamique, qui nous fait traverser les époques avec fluidité, tout en exploitant intelligemment la répétition des situations. Le film reste fidèle à l’aspect autobiographique du roman en intégrant une voix off, qui renforce la narration tout en évitant les longueurs. La photographie, elle, évolue subtilement au fil des années, apportant une vraie texture au récit. Par contre, on pourra regretter l’utilisation du rajeunissement numérique qui est assez laborieux, notamment lors d’une scène que je vais éviter de développer ici… Au final, j’ai été agréablement surpris. Je craignais que le film joue trop avec les clichés, notamment sur la possessivité des mères juives, mais il parvient à les éviter en proposant un regard sincère, drôle et touchant. Une œuvre sensible qui, bien que classique dans sa forme, touche en plein cœur. Partager

  • Un monument cinématographique… que j’aurais préféré visiter plus vite.

    Découvrez notre critique détaillée du film THE BRUTALIST . THE BRUTALIST ❤️❤️❤️ Un monument cinématographique… que j’aurais préféré visiter plus vite. Devant ce film, j’ai eu la sensation d’être au musée, face à une œuvre d’art que tout le monde admire. Tu la trouves magnifique, mais tandis que tu aimerais changer de salle, les autres restent figés à la contempler… Évidemment, le film a de nombreuses qualités. Le premier tour de force du film est de nous faire croire à la véracité de l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Il est construit comme le biopic de cet architecte hongrois fuyant l’Europe d’après-guerre. Mais surtout, c’est assez hallucinant de voir une telle maîtrise visuelle avec un budget de seulement dix millions de dollars. Visuellement, c’est un sans-faute, avec des plans millimétrés et ce rendu si particulier du Vistavision, offrant des images sublimes et un grain ancrant le film dans son époque. De ce côté-là, c’est une déclaration d’amour aux films d’antan. Le film enchaîne aussi les plans marquants, comme celui repris sur l’affiche avec la statue de la Liberté inversée, symbolisant ce rêve américain illusoire… Il nous offre également quelques plans-séquences saisissants, avec notamment cette scène d’ouverture oppressante. La photographie et le soin apporté au rapport d’échelle enfoncent le clou : c’est un vrai régal pour les yeux. Autre énorme atout du film : son casting. Bien sûr, Adrien Brody en tête, qui livre ici probablement son interprétation la plus saisissante, incarnant un personnage torturé, résilient et combatif. Et même si la polémique sur l’usage de l’IA pour améliorer son accent fait débat, il mérite certainement l’Oscar cette année. (En suivant ce raisonnement, faudrait-il remettre en cause l’interprétation de John Hurt dans ELEPHAN MAN sous prétexte qu’il était maquillé ?). Guy Pearce et Felicity Jones ne sont pas en reste et impressionnent par la justesse de leur jeu. Le film aborde de nombreux thèmes. Bien sûr, l’architecture, mais ce n’est finalement qu’une façade. Il s’intéresse davantage au rêve américain et au mépris de classe, en passant par l’antisémitisme, l’ambition, le sacrifice ou encore les relations de pouvoir… Bref, le film est extrêmement dense. Et pourtant… Malgré toutes ses qualités formelles, THE BRUTALIST ne m’a jamais réellement embarqué, et je suis resté en retrait face à sa proposition. Le problème principal est qu’il ne m’a jamais touché émotionnellement. Malgré la richesse des sujets abordés, son ton froid et distant a rendu mon attachement aux personnages difficile. Et vu sa durée, c’est un vrai problème… Car le film est très long, et j’ai clairement ressenti les 3h35 passer, même avec un entracte de 15 minutes au milieu. Si sa première partie a su capter mon attention, la deuxième, malgré l’introduction d’un personnage féminin apportant un peu de sang neuf, m’a donné l’impression que le récit ne faisait que marteler les mêmes idées. Pire encore, comme un aveu d’échec, il a besoin d’un épilogue pour expliquer ce qu’il n’a pas réussi à mettre en images, malgré sa durée. Et même si ce coup de théâtre fait son effet, il aurait été bien plus intéressant de voir ce thème réellement exploité dans la deuxième partie, plutôt que de ressasser ceux du premier acte. Alors certes, sur la forme, c’est du grand cinéma, un film qui marquera probablement l’histoire du septième art. Il vaut vraiment le coup d’œil, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un arrière-goût d’inachevé. J’attendais une fresque avec un impact émotionnel bien plus fort… Partager

  • Critique de TOP FILMS 2024 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film TOP FILMS 2024 . TOP FILMS 2024 Comme chaque année, voici venu l’heure du bilan de cette année cinématographique. Une année en demi-teinte : après un démarrage assez poussif, elle aura vu un automne exceptionnel. Même si ces derniers mois m’ont offert mes plus grosses déceptions de l’année (JOKER 2 , L’AMOUR OUF et cette purge qu’a été GLADIATOR 2), ils ont surtout été l’occasion de découvrir parmi les plus belles surprises de 2024. Voici donc mon top 10 de l’année. Comme d’habitude, cette liste n’a pas vocation à présenter les dix meilleurs films, mais ceux qui m’ont le plus marqué. Avec près de 100 films vus cette année, cela n’a pas été simple d’en retenir seulement dix, mais il a fallu faire des choix. 10 – ANORA Cannes 2024 aura été un excellent cru, et même si cette Palme d’or n’est pas mon film préféré de l’édition, elle reste un très bon film. Une fable moderne sur une travailleuse du sexe, à la fois maline, touchante, profonde et surtout TRÈS drôle. Sans oublier la révélation de l’année : Mikey Madison, qui explose littéralement à l’écran. 9 – LE ROBOT SAUVAGE En quelques années DreamWorks met la misère à Disney et Pixar. Ce film est d’une beauté sans nom, aussi bien pour ses images à couper le souffle que pour la vague d’émotions qui submerge le spectateur. Un film d’animation original qui touche autant les petits que les grands, laissant le public ressortir avec un sourire ému et des larmes au bord des yeux. 8 – IL RESTE ENCORE DEMAIN Une comédie populaire italienne dans le plus beau sens du terme. Le film choisi de s’attaquer aux violences conjugales sous le signe de la comédie, sans jamais dénaturer son propos. La mise en scène est inventive, avec un noir et blanc des plus maitrisé. Et surtout l’écriture est admirable. Elle accumule les scènes marquantes et surprend constamment le spectateur, jusqu’à ne dévoiler son réel sujet que dans les cinq dernières minutes… 7 – NOSFERATU Un conte gothique et horrifique qui colle parfaitement à l’univers de Robert Eggers. Il en tire parmi les plans les plus éblouissants de l’année, mêlant beauté, poésie et horreur. Une relecture du film de 1923, faisant de Nosferatu un prédateur sexuel. L’horreur imprègne chaque scène du film, avec notamment la prestation magistrale de Lili-Rose Depp, qui livre des scènes de possession ahurissantes… 6 – LE COMPTE DE MONTE-CRISTO Le cinéma français prouve qu’il peut rivaliser avec les grosses productions américaines pour offrir du très grand spectacle. Un blockbuster français qui se donne les moyens de ses ambitions pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il film apporte au roman de Dumas une relecture super-héroïque qui n’est pas sans rappeler BATMAN… et ça fonctionne à merveille. C’est épique, romanesque et porté par un casting investi et parfaitement dirigé. 5 - THE SUBSTANCE De loin ma plus grosse expérience cinématographique de l’année. Le genre de film qu’il faut absolument voir en salle où il prend une dimension folle. Alors oui, il a la subtilité d’un bulldozer dans un champs de pâquerettes, mais tout y est totalement maitrisé. Chaque plan est d’une beauté rare, et le film repousse constamment les limites. Que ce soit dans l’imagerie et le propos malaisant, ou bien dans la comédie satirique jusqu’à un final burlesque complètement dingue. Et ne serait-ce que pour Demi Moore, qui livre de loin sa plus belle prestation qui pourrait même lui valoir un Oscar (qui serait tout un symbole, vu le propos du film…) 4 – FLOW En tant qu’expérience cinématographique, FLOW se pose là. Un ovni d’animation unique qui fait le choix audacieux d’être muet. Il va en tiré toute sa force, sublimant son côté onirique. D’autant plus que le film est sublimé par une direction artistique avec un côté aquarelle apporté aux dessins, intensifiant la poésie de chaque scène. Une absence de dialogue qui va être compensé par une inventivité de chaque instant, entraînant le spectateur dans une expérience visuelle et auditive semblant tout droit sortie d’un rêve… 3 – EMILA PEREZ Un chef de cartel mexicain embauche une avocate afin de l’aider à faire sa transition de genre. Et le tout, sous forme de… comédie musicale... Sans doute le projet le plus casse gueule de l’année, mais c’était sans compter sur l’immense talent de Jacques Audiard, qui ne cesse de se renouveler à chaque film. Chacun de ses plan transpire de cinéma, avec une mise en scène sublimant constamment l’image. Il en tire une œuvre profondément humaine où la somptueuse musique viendra souligner chaque émotion de son trio de femme, qui chacune à sa façon cherchera un sens à sa vie. Le film navigue entre les genres, sans jamais se perdre, porté par un casting en or qui parvient à toucher le spectateur en plein cœur… 2 – LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE Clairement ma palme d’or de l’année. Le film dénonce la situation déplorable des femmes en Iran. Un thriller impressionnant construit sous forme d’un huit clos qui installera une métaphore saisissante entre la révolution qui gronde à l’extérieur et celle qui germe dans le cercle familial. La mise en scène impressionne par grands moments, comme une scène d’interrogatoire glaçante, mais surtout ce qui aura été pour moi la scène la plus marquante de l’année : un plan à la fois insoutenable et d’une tendresse infinie, symbolisant de la plus belle des manière cette jeunesse violentée. Un film coup de poing qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. 1 – DUNE 2 Denis Villeneuve prouve une fois de plus à quel point il est l’un des réalisateurs les plus talentueux de notre époque. Il livre un film grandiose à l’esthétique hallucinante. Chaque plan est un véritable régal pour les yeux, avec des FX parfaitement intégrés à l’image. Il a un sens du détail à chaque instant, que ce soit les décors, les costumes, la photographie ou ce rapport d’échelle saisissant. Tout est mis en œuvre pour propulser le spectateur dans cet univers fantastique. Mais son film ne se limite pas au grand spectacle et se pare d’une vraie profondeur, porté par des personnages complexes et un casting dirigé de main de maître. Un des rare défaut du film est pour moi d’être une adaptation, là où je rêverai de voir Villeneuve mettre en scène une œuvre originale. Clairement un chef d’œuvre de la science-fiction qui deviendra culte pour toute une génération. Partager

  • Critique de ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND ❤️❤️❤️❤️❤️ Voici donc le dernier jour de ce calendrier de l’avant, et pour marquer le coup, j’ai décidé de vous parler de ce que je considère comme étant le meilleur film que j’ai vu à ce jour. Ça va être un peu frustrant, car je pourrais en parler des heures en décortiquant chaque scène, chaque dialogue, mais je vais essayer de préserver au maximum la surprise que propose ce bijou cinématographique. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas le film, je vous déconseille d’aller lire le synopsis ou de regarder la bande annonce. Pour faire au plus court, c’est la folle histoire d’amour entre Joel et Clementine. Lui est timide et introverti, elle est extravagante et fantaisiste. Je n’en dirais pas plus sur le scénario, mais sachez simplement que c’est un film qui ne ressemble à aucun autre. C’est à la fois une histoire d’amour, un film de science-fiction, une course contre la montre au suspense extrêmement maitrisé et un drame d’une profondeur inouïe. Mais c’est surtout un concentré de poésie comme seuls Michel Gondry et Charlie Kaufman savent le faire. Sa plus grande force est certainement son scénario à tiroir. La temporalité non linéaire fait que, comme le héros, on est parfois un peu perdu, en cherchant à recoller les morceaux, parfois dans des détails, comme la couleur de la chevelure de Clementine… Cela demande pas mal d’attention au spectateur et surtout le film gagne énormément à être revu pour en savourer le moindre détail. C’est une fable philosophique sur l’amour, le subconscient, le deuil, les rêves, la dépression… Des séquences plus folles les unes que les autres vont s’enchaîner, mélangeant onirisme, émotion et tension. L’écriture est d’une grande finesse jusque dans ses seconds rôles dont l’histoire renforcera le propos. Kate Winslet est comme toujours d’une justesse déconcertante, mais surtout Jim Carrey livre une prestation exceptionnelle, à l’opposé du rôle de comique excentrique auquel il nous a habitué. Il est ici tout en retenu et extrêmement attachant. Mais là où le film me bluffe le plus à chaque visionnage, c’est par sa mise en scène où aucun détail n’est laissé au hasard. A elle seule, elle mériterait une analyse, tellement ça regorge de détails qui font que le film fonctionne aussi bien. Ça joue avec les hors champs, les lumières, les flous, les plans séquences et propose des transitions dingues qui vont vous faire des nœuds dans le cerveau. Mais rien n’est gratuit, c’est bourré de symboles et tout a un impact sur l’histoire et les émotions des personnages. Même les effets spéciaux forcent le respect, avec une limitation des effets numériques, en privilégiant les effets physiques d’une grande ingéniosité. Bref, pour moi c’est un IMMENSE chef d’œuvre, jusqu’à son final fabuleux et tellement fort en émotion. Un ovni cinématographique mais d’une justesse qui n’a d’égal que sa profondeur. Un film parfait de bout en bout, et qui prend encore plus d’ampleur à chaque visionnage. Partager

  • Critique de LES CHOSES HUMAINES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES CHOSES HUMAINES . LES CHOSES HUMAINES ❤️❤️❤️❤️ Alexandre est étudiant dans une grande université américaine. Lors d’un week-end à Paris, il rencontre Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère, qui l’accompagne à une soirée d’anciens étudiants. Le lendemain, la police débarque chez lui : Mila a déposé une plainte pour viol… Le film sera divisé en trois parties Lui, elle et le procès. Les deux premières vont prendre le temps de nous présenter les deux personnages avec un certain recul, mais en les traitants toujours sur un pied d’égalité. Même si dans un premier temps, on prend instinctivement parti pour Mila, au fur et à mesure des doutes nous assaillent et on est assez perturbé quand arrive le procès qui sera le plus grand segment de ce film et certainement la plus aboutie. Et c’est là que la mise en scène d’Yvan Attal prend toute son importance. Chaque intervenant sera filmé en plan séquence, se focalisant sur ce qu’il a à dire, sans nous monter les réactions des autres personnes. Ce qui donne au spectateur une immersion totale en le mettant à la place du juré pour se forger sa propre opinion sur ce terrible drame. Le procès est clairement un des plus passionnants que j’ai vu ces dernières années et on est suspendu à chaque mot. Au fur et à mesure, nos convictions s’envolent en éclats et on vient se demander qu’elle est la vérité, comment on aurait réagi à la place de la victime, bien sûr, mais aussi de l’accusé et de leur entourage. Il sera bien difficile pour le spectateur de se faire son propre jugement. La grande force du film, et certainement ce qui divisera une partie du public, est qu’il n’est jamais manichéen. Clairement dans l’air post #metoo, le film abordera les sujets du viol, du consentement et de cette fameuse zone grise, mais le fait avec intelligence. Alors certes, c’est perturbant, le spectateur ressent un malaise et il aurait préféré que les choses soit plus simple, mais au final c’est diablement efficace. Et à une époque où les gens ont tendance à tout de suite faire un lynchage public sur les réseaux sociaux l’impact du film est encore plus fort. Au niveau du casting, comme on pouvait s’y attendre avec les têtes d’affiches présentes, il y a du level. Mais c’est clairement les deux jeunes acteurs qui sortent du lot et surtout la jeune Suzanne Jouannet qui livre une prestation bouleversante. Et le fait d’avoir choisi une actrice jusqu’à maintenant inconnue et non identifiée pour ce rôle renforce l’impact qu’elle a sur nous en tant que « juré » de ce procès. Bref une très bonne surprise. Un film intelligent et nuancé dans ses propos, certes malaisant mais qui interrogera le spectateur et ne laissera pas indifférent. Partager

  • Critique de FALCON LAKE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film FALCON LAKE . FALCON LAKE ❤️❤️❤️❤️ De miss météo sur Canal+ à grande réalisatrice, il y a un gouffre, et Charlotte Le Bon semble l’avoir franchi avec une facilité déconcertante. Bastien, 13 ans, va rencontrer Chloé, une adolescente de 16 ans un peu excentrique et qui croit aux fantômes. Un jeu de séduction ambigu va s’installer entre eux... Charlotte Le Bon arrive à dépeindre avec énormément de justesse cette relation. Sa mise en scène est à la fois sombre et lumineuse, offrant des scènes poétiques tout en apportant une tension et un côté anxiogène au film. Avec ce teen movie, qui évite les clichés du genre, elle nous livre une chronique envoutante et profonde sur l’éveil sexuel. Même quand ils sont présent à l’écran, les adultes semblent effacés tant elle concentre son film sur les deux ados et leurs émotions. Le duo est remarquable dans la composition qu’ils nous livrent. Elle réussit à capter leurs gestes et leurs regards avec une pudeur folle tout en évitant de tomber dans le putassier. Visuellement, elle a un véritable sens du cadre et apporte un réel onirisme à ses plans. Il y a peu de dialogue et ce sont souvent les images qui livreront les émotions des protagonistes. Elle réussit à installer une ambiance fantasmagorique, sublimée par une musique enivrante, jusqu’à un final d’une puissance folle. Pour son premier film, elle livre une œuvre extrêmement maitrisée et délicate qui me laisse admiratif et surtout curieux de découvrir la suite de sa carrière. Partager

  • Critique de MADRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MADRE . MADRE ❤️❤️❤️❤️❤️ J’avais adoré les précédents films de Sorogoyen, « Que dios nos perdone » et « El Reino », donc quand mon ouvreuse m’a conseillé « Madre », je me suis empressé d’aller le voir. D’entrée le film s’ouvre sur un plan séquence DINGUE de 15 minutes, qui te laisse spectateur impuissant de ce qui se passe à l’écran. Une scène maitrisée de bout en bout, te prenant aux tripes pour en faire des confettis, tournée à la façon d’un thriller implacable (genre que maitrisait déjà le réalisateur dans ces précédents films). En quelques minutes, le mec confirme l’impression qu’il m’avait donné sur ces premiers films : il maitrise sa caméra comme peu de cinéastes, avec une gestion des espaces et des mouvements qui laissent admiratif. Puis, le film bascule dans un tout autre genre, le drame phycologique, car il sera finalement très peu question du drame initial en tant que tel, auquel on aura d’ailleurs très peu de réponses. Le sujet profond de l’histoire sera la résilience de cette mère qui rencontre un adolescent, sans jamais sombrer dans le mélodrame, en ce centrant sur les sentiments des personnages. Le film est souvent très juste dans ses propos, Marta Nieto transperce l’écran avec une énorme prestation à la fois touchante et bouleversante, toujours sur le fil du rasoir, avec un jeu tout en nuance, sans jamais tomber dans l’excès ou le larmoyant…. La relation entre les deux personnages fonctionne à merveille, à la fois tendre et ambiguë. Clairement, suivant les spectateurs, l’amour qui se dégage du film sera perçu de façons différentes, mais ce qui est sûr c’est qu’il s’en dégage une vraie sincérité qui nous aide à nous attacher à ces personnages. Niveau mise en scène, c’est du grand art, avec une photographie magnifique et une utilisation des « grands angles » sublimant les paysages des plages des Landes, mais offrant aussi des plans intérieurs de toute beauté. Le mec, maitrise vraiment le plan séquence qu’il utilise à plusieurs reprises (notamment cette scène en voiture, ce face à face dans un bar, ou bien ce repas de famille…), à chaque fois, c’est totalement justifié et cela offre des scènes vraiment marquantes. Sorogoven fait danser sa caméra et c’est un réel plaisir pour les yeux, tout en donnant un côté intimiste nous donnant vraiment l’impression de partager ces scènes avec les personnages. Ce troisième film que je vois du réalisateur (il m’en reste deux à rattraper) prouve que Sorogoyen est un nom qui a des chances de marquer l’histoire du cinéma. Bref, vous l’aurez compris : GROS COUP DE COEUR Partager

  • Critique de SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE . SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE ❤️❤️❤️❤️ En 2018 SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE créait la surprise avec son style graphique innovant et bluffant qui influencera les autres productions, avec notamment les très bons LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES et CHAT POTTE 2. Visuellement ça mettait la barre tellement haute qu’on pouvait avoir des doutes sur la possibilité de surprendre encore le spectateur. Pourtant de ce côté-là, ce deuxième opus explose littéralement le plafond de verre. C’est un feu d’artifice à couper le souffle qui se permet de varier les styles graphiques de façon déconcertante. C’est beau à te décoller la rétine, continuellement inventif et ça fourmille de détails au point d’être un peu déconcertant par moment. C’est simple, il y a une telle orgie graphique que tu te retrouves souvent avec l’impression de ne pas savoir où regarder. Je comprendrais que ça puisse gêner certains spectateurs, mais de mon côté ça a été un pur plaisir visuel. Après, ça demandera certainement à être revu afin de pouvoir profiter de tous les détails. D’autant plus que quand ça rentre dans le vif du sujet, il y a un rythme effréné soutenu par une bande originale magistrale, aussi variée et efficace que l’animation. C’est extrêmement généreux au niveau des scènes d’actions et propose des séquences assez épiques. Même si pour le coup, je trouve qu’on y perd un peu au niveau de l’émotion. Le film se veut beaucoup plus sombre et mature, tout en étant bourré d’un humour, qui fonctionne souvent, mais ne vient jamais désamorcer le propos du film. Et justement le scénario est vraiment malin. Il exploite le multivers d’une façon qui doit faire pâlir le MCU et ridiculise cette purge de NO WAY HOME. Ca propose des rebondissements saisissants qui apportent énormément de profondeur à l’histoire, avec notamment un méchant dont on comprend les motivations (et comme on dit, on reconnait souvent un bon film à la qualité de son antagoniste…). Les autres protagonistes ne sont pas en reste, avec une pléiade de personnages attachants et au visuel très réussit. A mon sens, Gwen se paye même le luxe de voler la vedette à Morales en étant clairement mise plus en avant. Après, même si je me suis régalé, j’ai tout de même quelques réserves. Le film dure 2h20 et pour le coup, après une scène d’ouverture bluffante, il y a pour moi un gros ventre mou. Alors oui, surement nécessaire pour poser les enjeux dramatiques, mais j’ai clairement vu le temps passer. Heureusement, quand ça démarre, c’est un véritable rouleau compresseur qui emporte tout sur son passage. Idem, le fait qu’il soit conçu comme un diptyque, pose un petit souci, car le film est extrêmement généreux en termes de twists, mais on est frustré du fait que le générique arrive en plein climax. Reste que ça aura été un vrai plaisir cinématographique, visuellement le film d’animation le plus impressionnant que j’ai pu voir, mais il faudra certainement attendre la suite pour le juger dans son ensemble. Partager

  • Critique de KILLERS OF THE FLOWER MOON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film KILLERS OF THE FLOWER MOON . KILLERS OF THE FLOWER MOON ❤️❤️❤️💛 Le film raconte une page sombre de l'histoire des États-Unis. Celle des Osages, des amérindiens qu'on a parqué sur des terres qui se sont avérées regorger de pétrole, en faisant d’eux un des peuples les plus riches du monde, ce qui attirera la convoitise des blancs et une série de meurtres afin de leur voler leurs richesses... Bon, même si le film regorge de qualités, je vais commencer par ce qui est son gros souci, le film est long... TRÈS long... TROP long... Et même si l'histoire est passionnante, j'ai clairement senti les 3h30 passer... Une durée qui peut s'expliquer par le fait que ce soit un film de plate-forme qui aurait dû sortir directement sur AppleTV, il aurait d'ailleurs certainement gagné à être découper en mini-série. Parce que, pour ce qui est de l'expérience cinéma, tout semble s'étirer en longueur et le film aurait surement gagné à condenser ses propos. D'autant plus que le rythme est lent, même s’il sert le film, tout du moins dans sa première partie en installant une ambiance particulière immergeant le spectateur dans la culture de ce peuple indien. Le film va ainsi basculer entre plusieurs genres, et le film de gangsters, cher au réalisateur, n’est d’ailleurs jamais loin. Mais là encore, vu la longueur du film, il aurait fallu quelques fulgurances pour réussir à capter l’attention du spectateur. Mais même si j'ai souvent trouvé le temps long, il regorge de qualités dignes, d'un des plus grands cinéastes de l'histoire : Scorsese. Déjà il fait le choix judicieux de nous présenter ce drame du point de vue des antagonistes et non du flic, ce qui rend le propos bien plus intéressant. D’ailleurs, malgré les meurtres en séries, on est loin d’un thriller classique et l’enquête est même relégué en arrière-plan. Le film propose plutôt une photographie sidérante d’une époque, mais surtout un brillant hommage pour ce peuple maltraité dans un indifférence totale… Puis évidement, il y a son casting magistral. Scorsese réunit ses deux acteurs fétiches, De Niro et Di Caprio, qui prouvent une fois de plus qu’ils sont les deux acteurs les plus doués de leurs générations. De Niro est impressionnant en proposant un personnage à deux facettes des plus glaçants et Di Caprio, même si certains vont dire qu’il en fait des caisses, je l’ai trouvé vraiment bon, à l’opposé de ce qu’il propose habituellement, et c’est surtout le personnage dont l’évolution est la plus intéressante. Mais c’est surtout Lily Gladstone qui impressionne par son charisme, et un jeu saisissant où ses regards en disent bien plus que le moindre dialogue. Techniquement, c’est du grand art. Que ce soit par ses décors, ses costumes ou sa photographie, la direction artistique est exemplaire et nous plonge dans cette époque et au cœur de la communauté Osage. Scorcese propose certains plans dignes d’une peinture et d’une beauté époustouflante, mais aussi certains plans séquences bluffants, ou bien cet épilogue qui est à lui seul un chef d’œuvre. Alors, oui, clairement je suis déçu, car le film n’était pas loin d’être un immense chef d’œuvre, mais il se retrouve plombé par cette durée démesurée, qui apporte des longueurs et fait que le film manque d’intensité… Partager

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