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- L'American dream dans toute son horreur...
Découvrez notre critique détaillée du film BORDER LINE . BORDER LINE ❤️❤️❤️ L'American dream dans toute son horreur... Même si nous n’avons rien à nous reprocher, qui n’a jamais ressenti une angoisse au moment de passer un poste de douane ? Diego et Elena, un couple Barcelonais, décide de partir vivre leur rêve américain à Miami, qui se transformera en cauchemar au moment de traverser la frontière… Alejandro Rojas et Juan Sebastian nous livre un thriller espagnol anti spectaculaire, aussi radical qu’efficace. Avec une unité de lieu et de temps, l’action se déroule en quasi temps réel, et on est plongé avec les héros dans cet interrogatoire implacable qui fragilisera progressivement leur couple. Leur mise en scène est épurée, rendant le film immersif mais surtout d’un réalisme bluffant, avec notamment une absence de musique, mais aussi un travail sur le son intensifiant cette sensation d’enfermement. Le choix gagnant des réalisateurs est plutôt de se concentrer sur les dialogues et le jeu des acteurs. Avec des cadres serrés sur les visages et en se focalisant sur les ressentis des personnages, et on se retrouve à l’affut du moindre regard, la moindre expression qui pourrait démêler le vrai du faux. Progressivement, une ambiance suffocante s’installe, on est choqué par la tournure que prennent les questions, et comme les protagonistes on a qu’une envie, sortir de cette salle d’interrogatoire. Le film n’est pas pour autant manichéen, réussissant à faire douter le spectateur sur les dires et les motivations des personnages… Le quatuor d’acteurs est pour beaucoup dans la réussite de ce projet, leur justesse de jeu rendant le tout crédible, à la limite du documentaire. Les deux réalisateurs nous offrent un thriller glaçant sur l’immigration, les abus de pouvoir, la peur de l’autre, mais aussi le couple… Une expérience à part qui a la bonne idée de ne durer que 75 minutes, lui permettant ainsi de n’avoir aucun temps mort et de captiver l’attention du spectateur jusqu’à son final aussi brutal que cynique… Partager
- Une fresque sensorielle où le passé hante chaque plan.
Découvrez notre critique détaillée du film LES ÉCHOS DU PASSÉ . LES ÉCHOS DU PASSÉ ❤️❤️❤️❤️ Une fresque sensorielle où le passé hante chaque plan. Avec une unité de lieu, une ferme du nord de l’Allemagne, LES ÉCHOS DU PASSÉ suit le destin de quatre jeunes filles sur près d’un siècle d’Histoire. Mascha Schilinski livre une fresque expérimentale d’une ambition folle, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. Dès les premières minutes, elle impose une expérience singulière : un cinéma qui refuse la narration classique pour lui préférer une plongée sensorielle, hantée par la mort et la mémoire. Avec le choix radical d’une narration éclatée, le film brouille volontairement les repères. Les époques se superposent, les personnages se répondent sans jamais se rencontrer, et le récit progresse moins par les faits que par leurs résonances. Ce choix exige un engagement total du spectateur, invité non pas à suivre une intrigue, mais à ressentir un héritage émotionnel diffus, parfois écrasant. Je dois d’ailleurs avouer que, durant la première demi-heure, j’ai sincèrement cru que les 2h30 allaient se transformer en un long supplice. Le film est d’abord déroutant, presque confus, peuplé de personnages dont on ne saisit ni les liens ni les temporalités. Puis, progressivement, quelque chose s’organise. Les événements se répondent, les motifs se répètent, et, comme un puzzle, l’ensemble finit par prendre sens. Certes, on ne comprend pas tout, mais on ressent énormément, et j’ai finalement été totalement emporté… Cette expérience sensorielle est amplifiée par un travail de mise en scène impressionnant. Le film fascine par son imagerie macabre et immersive. La caméra adopte souvent un regard extérieur, glissant d’une époque à une autre, parfois au sein d’un même plan-séquence. Schilinski multiplie aussi les plans subjectifs, à travers une fenêtre, une fente, un trou de serrure, plaçant le spectateur dans une position troublante. Nous devenons une présence fantomatique, errant dans une maison saturée de souvenirs. Nous percevons les répétitions, les signes avant-coureurs, mais restons impuissants, condamnés à regarder sans agir. Un sentiment renforcé par les nombreux regards caméra, comme si les personnages captaient notre présence et tentaient de nous confier, en silence, les secrets de leurs traumatismes. Au cœur de cette mémoire se trouve la mort, omniprésente mais rarement spectaculaire. Le suicide, notamment, n’est jamais traité comme un choc narratif ou un acte isolé. Il apparaît plutôt comme l’aboutissement silencieux de traumatismes transmis, d’une violence enfouie et tue. Mais plus encore que la mort, c’est la condition féminine qui constitue le véritable cœur du récit. À travers les époques, Mascha Schilinski montre des femmes prises dans un patriarcat qui, même s’il évolue, persiste. Les formes changent mais les mécanismes demeurent, laissant une impression glaçante de continuité de l’oppression. L’ambiance fantomatique est renforcée par un travail sonore remarquable, qui n’est pas sans rappeler LA ZONE D’INTERÊT . Le sound design, d’une précision redoutable, guide parfois davantage que l’image et sert de lien invisible entre les scènes et les époques. Les voix off jouent également un rôle central dans cette expérience. Elles ne commentent jamais l’action, mais donnent accès à l’intimité des personnages. Elles renforcent cette position spectrale du spectateur, qui entend ce que les femmes du film ne peuvent pas toujours dire à voix haute. Comme le reste, ces voix semblent flotter dans la maison, à la manière de traumatismes transmis à travers le temps, faisant dialoguer des femmes qui ne se rencontreront jamais. Mascha Schilinski signe ainsi un véritable ovni cinématographique, une œuvre radicale qui divisera sans aucun doute. Certains rejetteront sa froideur ou son refus des codes narratifs traditionnels. Pour ma part, le film m’a profondément fasciné, et j’ai la sensation qu’il continuera de résonner en moi longtemps après la projection. Partager
- Charlotte Le Bon en route vers son César ?
Découvrez notre critique détaillée du film NIKI . NIKI ❤️❤️❤️💛 Charlotte Le Bon en route vers son César ? Le biopic n’est pas un genre cinématographique que j’affectionne particulièrement. Au-delà de l’aspect didactique, ce sont souvent des films « Wikipedia » qui se contentent de dérouler un cours magistral, avec une tendance fréquente à glorifier le personnage... Mais NIKI ne fait pas partie de cette catégorie. Il est vrai que je connaissais assez peu Niki de Saint Phalle, et j’ai donc découvert sa vie sur grand écran. Le film se concentre exclusivement sur sa jeunesse, avant qu’elle n’explose aux yeux du grand public. Le choix radical de ne jamais montrer les œuvres de l’artiste, imposé par des problèmes de droits, s’avère finalement extrêmement judicieux. Il permet au film de se consacrer à l’acte de création et, surtout, à son personnage. Et c’est là que le plus grand atout du film entre en jeu : Charlotte Le Bon. Elle est solaire, omniprésente à l’écran, et elle imprègne la pellicule. Elle livre une prestation aussi complexe que la personnalité de son personnage, qui lutte constamment contre ses pulsions et ses traumatismes, pour mieux s’émanciper et libérer son art. Charlotte Le Bon déploie une palette d’émotions impressionnante, alliant vulnérabilité et force, avec des ruptures de rythme saisissantes. J’ai été littéralement hypnotisé par son interprétation. Mais le film ne s’appuie pas uniquement sur son actrice principale et n’oublie jamais de faire du cinéma. Il y a un vrai travail sur le cadrage, avec notamment des split-screens judicieux qui racontent toujours quelque chose à travers l’image. Le film exploite également beaucoup le hors-champ, que ce soit pour les œuvres de l’artiste ou pour son traumatisme. Au final, plus qu’une simple découverte de la vie d’une artiste, j’ai vécu un vrai bon moment de cinéma. Un film qui pourrait bien propulser Charlotte Le Bon aux Césars… Partager
- Critique NORMAL PEOPLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série NORMAL PEOPLE NORMAL PEOPLE ❤️❤️❤️❤️💛 Ca faisait plusieurs mois que je voulais rattraper cette série, aux critiques souvent dithyrambiques, mais il faut avouer que le sujet, rassemblant tous les stéréotypes du genre, ne me faisait pas rêver : une histoire d’amour entre la star de foot du lycée et l’intello moquée par les autres… Mais c’était sans compter sur une écriture exemplaire : que ce soit son scénario, ses dialogues millimétrés, mais avant tout ses personnages. Au final, comme le prouve à la perfection la série, ce qui est important, plus qu’une histoire, c’est la façon de la raconter. Mini-série Irlandaise de 12 épisodes de 30 minutes, vous auriez tort de passer à côté de ce succès plus que mérité qui trouve même l’audace de venir titiller l’excellente série « Le jeu de la dame » aux prochains Goldens Globes. On va donc suivre l’histoire d’amour entre ces personnages, du lycée à la fin de la fac, où rien ne sera simple. Ce sera une succession de passion, de ruptures, de retrouvailles où le lien qui uni nos héros sera même plus fort que l’amour qu’ils se portent. Ce qui marque le plus dans la série c’est à quel point elle nous parle. Rarement une série n’aura aussi bien porté son nom. La série s’attardera sur la psychologie des héros, leurs choix, leurs traumatismes, leurs failles… Il sera beaucoup question de sujet universels comme les non-dits, le regard des autres, le consentement, les actes manqués, les rapports de classe, la difficulté à communiquer, la dépression ou même ce fameux "lâcher prise"… Autant de thèmes qui font que le spectateur arrivera d’autant plus facilement à s’identifier et donnant à l’ensemble un côté intemporel. Mais tout ceci n’est possible que grâce au jeu impressionnant des acteurs qui portent à eux seuls la série. L’alchimie entre les deux héros apporte à leur relation une complicité évidente. Couplé à une réalisation très soigné, le verdict est là : ON Y CROIT. La mise en scène utilise souvent des gros plans faisant la part belle aux émotions dégagées par les personnages. Le moindre regard ou sourire entre les personnages, ainsi que certains plans contemplatifs font que la complicité entre le couple transperce l’écran. Il y a une réelle pudeur et tendresse dans leur relation, jusque dans les nombreuses scènes de sexe, d’une grande sensualité mais loin du vulgaire et du voyeurisme. Au final, cette histoire d’amour aussi magnifique que cruelle restera comme une TRES grande série comme on en voit rarement, et une vague d’émotions intense. ENORME COUP DE COEUR Partager
- Critique ROSE ET MASSIMO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROSE ET MASSIMO ROSE ET MASSIMO ❤️❤️ Pour : Clairement, Felix Radu maîtrise les mots et son texte offre des passages magnifiques d'une poésie rare. Il incarne un Massimo, plein de vie, naïf, touchant et apporte beaucoup de nuances à son jeu. Les scènes avec la princesse son clairement les plus réussies, alternant les moments de comédie et de poésie. Contre : Même si on ne peut que louer la beauté du texte, l'histoire reste assez classique et perd de son intérêt quand elle s'écarte de nos deux héros. La mise en scène : à mon sens, c'est le gros soucis du spectacle. Elle plombe le rythme, avec notamment de loooooongs changements de décors. De même l'utilisation d'anachronismes qui n'apporte pas grand chose. Ou encore, ce qui peut sembler un détail, mais pourquoi utiliser un pistolet à pétard ??? Même si on voit le potentiel derrière le texte, j'en suis ressorti clairement déçu... Partager
- Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon…
Découvrez notre critique détaillée du film L’HISTOIRE DE SOULEYMANE . L’HISTOIRE DE SOULEYMANE ❤️❤️❤️❤️ Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon… Souleymane livre des repas en attendant son entretien de demande d’asile, qui a lieu dans deux jours. 48 heures pendant lesquelles nous le suivons courir dans la capitale, alors qu’il essaie de se préparer pour ce rendez-vous fatidique… On a affaire à un film immersif, avec une caméra à l’épaule collant constamment à notre personnage. Ici, il n’y a pas d’histoire secondaire : pendant 1h30, on est avec Souleymane, on vit avec lui ses angoisses, ses doutes, et la terrible pression qui pèse sur ses épaules. Le film oscille continuellement entre le documentaire social et le thriller. Le spectateur est en apnée, emporté dans cette course contre la montre qui n’est pas sans rappeler l’excellent À PLEIN TEMPS, sorti il y a trois ans. Et même si on devine où le film veut aller, il y a un réel sens du rythme et de la tension. La caméra se pose rarement, et on est tenu en haleine jusqu’à un dernier acte bouleversant qui vient nous prendre aux tripes. Le film évite les clichés du genre et tout misérabilisme, en se concentrant sur les faits, sans fioritures ni musique, ce qui rend le propos encore plus réaliste et percutant. Plus que de dénoncer un système, Boris Lojkine nous livre le portrait poignant d’un homme confronté à une réalité implacable, qui cherche à se créer une place dans la société. Le spectateur se prend d’empathie pour Souleymane, incarné par Abou Sangare, qui, comme le reste du casting, est toujours juste malgré son statut d’acteur non-professionnel. Le film nous rappelle que, même si nous avons tendance à souvent nous plaindre en France, nous jouissons de privilèges simplement parce que nous avons eu la chance inouïe de naître au bon endroit, au bon moment. C’est le genre de film qui, lorsque la lumière se rallume, reste gravé en nous et auquel on pense longtemps… Partager
- Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur…
Découvrez notre critique détaillée du film VICE VERSA 2 . VICE VERSA 2 ❤️❤️❤️ Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur… Bon, à l’annonce du projet, j’avais un peu peur, car après COCO (chef d’œuvre absolu), VICE VERSA est certainement mon Pixar préféré (et le studio a produit une palanquée de films que je considère comme de véritables pépites…). Alors visuellement, il n’y a rien à redire, c’est somptueux. Que ce soient les textures, les animations ou les détails, c’est du grand art. Et même si la surprise de l’univers n’est plus là, on en prend plein les yeux. Puis le film est toujours aussi dynamique et enchaine les blagues à chaque plan. Bref on ne s’ennuie pas, et il y a même de brillantes idées, comme la scène du coffre-fort. Alors, oui la grande idée du film, teasée à la fin du premier opus, est de faire entrer notre héroïne dans la puberté, et dans un premier temps, c’est efficace et très prometteur, mais le soufflet retombe très vite… Pour moi, il y a un véritable souci d’écriture, surtout venant d’un studio dont la grande force a souvent été la subtilité de ses scénarios. D’autant plus que dans les grandes lignes, ça reprend un peu le principe du film précédent… Déjà, au niveau des enjeux, on est loiiiiiiiiiiiin du premier épisode, l'histoire se limitant ici à un week-end de stage de hockey où Riley va espérer marquer des buts pour impressionner la coach (le pire c’est que j’exagère à peine…). Même si ça reste un film destiné avant tout aux enfants, le studio nous a habitué a tellement plus de profondeur, et l’adolescence aurait pu être un terrain de jeu assez dingue… Le film aborde pourtant de nouvelles thématiques, comme l’estime de soi et le fait d’accepter se défauts, mais le traitement reste assez superficiel à mon sens... Et pour ce qui concerne la gestion des émotions, ce n’est pas mieux. Même s’il y en a de nouvelles qui rentrent dans l’aventure, elles sont tellement mal exploitées… Bon, il y a quand même Anxiété qui vole presque la vedette en étant un antagoniste qui cherche à faire le bien, mais les autres se limitent quasiment à de la figuration. Et le film va finalement se consacrer principalement à notre bande des débuts, sans y apporter de réelles évolutions. De même , il y a beaucoup moins de connexions entre le monde extérieur et ce qui se passe dans le cerveau de l'adolescente, mis à part dans son final plutôt efficace, qui est certes un peu facile, mais vient chercher la petite larme… Encore une fois, même si la déception est clairement là, ça reste assez rythmé pour qu’on ne s’ennuie pas, mais je trouve que Pixar a joué la carte de la facilité… Partager
- L’amour à l'italienne
Découvrez notre critique détaillée du spectacle VOYAGE A NAPOLI VOYAGE A NAPOLI ❤️❤️❤️❤️ L’amour à l'italienne 3S - Le Sept - 11h55 Dès le début du spectacle, ça transpire l'amour pour l'Italie avec ce couple préparant leurs pâtes. On notera d'ailleurs le sobre, mais très beau décor, représentant l'appartement où sera invité le spectateur pendant plus d'une heure. Nous sommes ici dans une comédie romantique, et la base pour que ce genre de spectacle fonctionne, c'est évidemment le couple et l'attachement qu'il dégage chez le spectateur. Et de ce côté-là, c'est une grande réussite, il ne faut pas cinq minutes pour que l'on tombe sous le charme des deux comédiens présents sur scène. D'un côté Lulu, un tourbillon d'énergie et de charme et de l'autre le tendre et réfléchi Adil. Il y a beaucoup d'humour et de sensualité qui se dégagent de leur relation, avec notamment un travail sur les lumières et des clairs-obscurs qui amplifient la tendresse qui émane de leur amour. La sauce prend, l'alchimie fonctionne instantanément et le public tombe sous le charme de ce couple. Leurs mots, les petits sourires et les regards qu'ils s'échangent, tout sonne vrai et on rentre en empathie totale avec eux… La pièce joue judicieusement avec les codes du genre, les prenant même parfois à contre-pied. Régulièrement, la petite voix intérieure de nos deux héros brisera le quatrième mur pour exposer les non-dits et leurs ressentis, et ainsi se rapprocher un peu plus des spectateurs. Jusqu'où iriez-vous par amour ? Lorsque la routine s'installe, que feriez-vous pour réactiver la flamme des débuts ? Nos tourtereaux vont prendre un pari fou qui entraînera le spectateur dans une valse d'émotions, dans cette histoire à la fois drôle et bouleversante. Partager
- Critique de AFTERSUN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film AFTERSUN . AFTERSUN ❤️❤️ Alors oui, la relation père-fille fonctionne, ça joue même très bien (la gamine est fabuleuse), c'est plutôt bien filmé, avec sensibilité et il y a une vraie mélancolie qui se dégage de l'ensemble... Mais, faut bien admettre qu'il ne se passe pas grand chose, et que Charlotte Wells, même si elle a un vrai sens du cadre, se regarde parfois le nombril, en filmant de loooooooooong plans plus prétentieux qu'utiles... Même si le film a réussi à me chopper à de rares moments, je n'ai jamais réussi à réellement rentrer dedans et c'est souvent l'ennui qui aura pris le dessus... Partager
- Critique de UNE HISTOIRE D’AMOUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film UNE HISTOIRE D’AMOUR . UNE HISTOIRE D’AMOUR ❤️❤️💛 Avec UNE HISTOIRE D’AMOUR, Alexis MICHALIK adapte au cinéma une de ses pièces de théâtre, que j’avais vu et beaucoup aimé. Et comme c’est souvent le cas lorsqu’une œuvre que tu as apprécié est adaptée… c’est compliqué… même si le film est loin d’être mauvais. Déjà, l’histoire fonctionne bien, et surtout, on est très loin du théâtre filmé, aidé par le fait qu’il y a toujours un côté très cinématographique dans ses créations, ce qui est même devenu sa signature. Seul le nombre limité de personnages, pourrait trahir l’origine de l’œuvre. Et même si on est clairement dans un mélo assez lourd (les protagonistes n’ont pas gagné à la loterie de la vie et vont cumuler les coups durs…), le but est de réussir à vous faire verser une petite larme, mais il y apporte pas mal d’humour et de légèreté, évitant de trop sombrer dans le misérabilisme. Il a aussi choisi de faire jouer les comédiens de la pièce, ce qui a du plomber le budget accordé au film par manque de tête d’affiche, mais ça a l’avantage que chacun est imprégné de son rôle et immédiatement attachant. Pour moi, le gros souci du film vient surtout de la mise en scène assez classique, là où la pièce regorge d’idées de mise en scène. Le film en perd de sa superbe, et de ce fait les émotions ressenties par le spectateur sont moins intenses, voire semblent parfois artificielles. Comme sur les 20 premières minutes du film qui résume 15 années d’une relation, qui semblent ici expédiées, là où au théâtre il jouait d’ingéniosité avec des ellipses inspirées. Bref, un avis mitigé, même s'il est sûrement biaisé par le fait d’avoir un souvenir trop marquant de l’œuvre originale… Partager
- L’histoire d’une femme qui aime jusqu’à la folie
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MA FOUDRE MA FOUDRE ❤️❤️❤️💛 L’histoire d’une femme qui aime jusqu’à la folie 11.Avignon - 19h40 Olive est une jeune femme atteinte de psychose érotomane : persuadée que son ostéopathe, Simon, est amoureux d’elle, elle bâtit un univers obsessionnel dans lequel chaque geste, mot ou silence devient une preuve de cet amour fantasmé. J’avais découvert le travail de Laura Mariani avec LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU qui avait marqué mon OFF. Elle poursuit ici son travail les trouble psychiques et la différence. La pièce s’ouvre sur une scène de fête où le jeu des comédiens, d’un naturel saisissant, nous permet de nous identifier très vite aux personnages. Puis, lentement, le réel se fissure. L’histoire glisse dans un entre-deux troublant, le monde réel et celui qui habite Olive. La scénographie ingénieuse offre deux espace scéniques distincts. L’avant-scène représentant les scènes réalistes du quotidien, où l’entourage d’Olive sera confronté à sa folie. L’arrière-scène surélevée, représente son espace mental, ses fantasmes et hallucinations. Des panneaux translucides seront le symbole de cette réalité brouillée dans l’esprit du personnage. La mise en scène joue brillamment sur les glissements entre réel et imaginaire : scènes dialoguées hyperréalistes alternent avec des séquences hallucinées, parfois musicales, parfois poétiques, donnant corps à la psychose d’Olive. La musique jouée en direct, incarnation spectrale de la figure paternelle, intensifie la tension émotionnelle et devient peu à peu un personnage à part entière. Les sept comédiens portent le texte avec une justesse remarquable. Mais je retiendrai surtout Odile Lavie, dans le rôle d’Olive, dont l’interprétation fragile et intense donne au personnage une complexité bouleversante. MA FOUDRE fascine autant qu’elle dérange. Elle parle de la folie sans juger, mêle le malaise à la poésie, et nous emporte dans un vertige où l’amour devient orage. Partager
- Critique LA TRUITE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA TRUITE LA TRUITE ❤️❤️❤️💛 On a affaire ici à un spectacle musical d’une grande originalité. Cinq musiciens vont revisiter la célèbre mélodie de Schubert en nous faisant voyager à travers le monde. Ces virtuoses, aux allures de clowns, vont réinterpréter le morceau mythique dans des styles extrêmement variés. On passera du jazz au rock, en passant par la country le tango ou des variations encore plus improbables comme le rap ou les chants berbères. Ils passent d’un registre à l’autre avec une fluidité qui laisse admiratif. Mais ils nous offrent aussi un spectacle à l’humour omniprésent, que ce soit avec des situations souvent grotesques ou bien les interludes en alexandrins bourrées de jeux de mots, souvent savoureux. Ils enchainent les tableaux avec une énergie folle et un travail admirable sur les lumières. C’est un concentré d’inventivité, sans aucun temps morts et avec ce côté loufoque et décalé qui fait un bien fou. Bref, une épopée qui ravira tout amateur de musique. Partager














