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  • Quand le cinéma s'invite au théâtre

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE SECRET DES OMBRES LE SECRET DES OMBRES ❤️❤️❤️❤️ Quand le cinéma s'invite au théâtre Théâtre du Roi René - 10h00 À la mort de son père, Christian découvre une photo de ce dernier pendant la seconde guerre mondiale, une période dont celui-ci ne lui avait jamais parlé. Il va s'en suivre une quête lors de laquelle il déterrera les secrets du passé... Ce qui marque dans ce spectacle, c'est avant tout son côté cinématographique. Les scènes très courtes vont s'enchaîner avec des aller-retours dans le passé, mais aussi une multitude de lieux et de personnages. Mais malgré le rythme fou, le spectateur n'est jamais perdu. Au contraire, il savoure ce puzzle qui s'assemble petit à petit sous ses yeux. La petite histoire se mêlera à la grande sur fond d'espionnage et de résistance. Il y a un vrai côté polar où passé et présent se répondent souvent de manière très fluide, tout en dévoilant progressivement l'intrigue et ses secrets. Et quoi de mieux pour garder un secret qu'une boîte ? C'est là que le génie de la scénographie rentre en jeu. Des boîtes justement inondent la scène et, avec un judicieux jeu d'assemblage, les différents lieux prendront vie sous les yeux des spectateurs. Mais surtout, chacune renferme un trésor qui apportera un indice sur l'intrigue ou se transformera pour faire évoluer le décor. Et si on ajoute les musiques, les jeux de lumières et le dynamisme de la troupe, le cerveau du spectateur fait le reste et il est transporté dans l'histoire... Avec ce genre de pièce, l'expression "spectacle vivant" prend tout son sens et donne l'étrange sensation d'avoir assisté à une séance de cinéma... Partager

  • Critique de VICTORIA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film VICTORIA . VICTORIA ❤️❤️❤️❤️ L’intérêt de VICTORIA n’est clairement pas son scénario qui doit tenir en une dizaine de pages, mais plutôt son côté formel. Ce film Allemand est même une prouesse technique, à savoir un plan séquence de 2h14. Et attention, je ne parle pas d’un faux plan séquence à la 1917, ni d’un plan séquence dans un huit clos comme THE CHEF. Ici, on a le droit un plan séquence, sans aucun trucage, au cœur de Berlin, multipliant les lieux… Il est 5h48, quand Victoria, une jeune Espagnole fraîchement débarquée à Berlin, sort d’une boite de nuit. Elle fera la connaissance de Sonne et ses potes. Une rencontre qui fera basculer sa vie en un rien de temps… Alors, oui, le choix du plan séquence apporte quelques longueurs au début du film. La première heure pose les personnages qui apprennent à se connaitre et ce n’est pas passionnant. Mais ça serait vraiment bête de ne pas pousser plus loin car le film s’emballe d’un coup avec une tension remarquable, qui deviendra suffocante et ne quittera plus le spectateur. La caméra ne lâchera quasiment jamais Victoria, immergeant totalement le spectateur dans la descente aux enfers de la jeune fille. La mise en scène fait preuve d’un véritable sens du cadre, avec une gestion impressionnante de l’espace et des lumières. Et malgré les contraintes techniques le film arrive même à proposer quelques moments de grâce. Un tel procédé, implique une grande liberté d’improvisation pour les acteurs, mais apporte aussi énormément de naturel à leurs jeux. Voir en direct comment les personnages basculent est impressionnant. Bref, ce film vaut le détour aussi bien pour la prouesse technique que pour la tension qu’il apporte dans sa deuxième partie. Partager

  • Elles choisissent les mots pour combattre les maux…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MAUX BLEUS LES MAUX BLEUS ❤️❤️❤️❤️ Elles choisissent les mots pour combattre les maux… Sur scène, deux cordes à linge sont tendues, supportant divers vêtements. Les deux comédiennes, Chrystelle Canals et Milouchka, revêtiront ces habits un à un pour incarner leurs personnages tout au long de quinze sketches. Chacun de ces tableaux leur permet de dénoncer les violences faites aux femmes. Bien que le thème soit lourd, elles l’abordent avec une intelligence rare. En solo ou en duo, elles exposent les violences subies par les femmes sous toutes leurs formes, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques. Par des textes profonds, dont elles sont à l’origine, les deux comédiennes viennent régulièrement toucher le spectateur en plein cœur. Le spectacle est parfois bouleversant, comme ce moment où Milouchka se met à nue pour aborder la grossophobie.. Cependant, elles n’hésitent pas à utiliser l’humour comme arme avec une efficacité redoutable, notamment dans cette scène où elles inversent simplement le rôle des hommes et des femmes. Les maux bleus est un spectacle aussi intense que profond, une œuvre féministe dans sa plus belle forme et surtout un hommage poignant à toutes les femmes battues… Partager

  • CINEMA | Critiques d'un passionné

    Critiques d'un passionné sur les films qu'il voit au cinéma Critiques cinéma Découvrez nos critiques des films découverts au cinéma, ainsi que certains coups de coeurs Rechercher un film Aucun autre choix ❤️❤️❤️ Park Chan-wook aurait peut-être dû limiter… ses choix. You Man-su est un cadre heureux travaillant dans une usine de papier. Sa vie bascule lorsqu’il est licencié. Pour ne pas perdre son statut social, il prend alors une décision radicale : éliminer un à un ses concurrents sur le marché du travail. Le film est l’adaptation du... Lire la suite Rental family ❤️❤️❤️ De la guimauve, mais fondante et réconfortante. Philip, acteur raté et solitaire, décroche un emploi pour le moins insolite à Tokyo : jouer des rôles de proches pour de parfaits inconnus. Un concept qui paraît improbable et pourtant bien réel au Japon. RENTAL FAMILY est un drame doux et profondément... Lire la suite Amour Apocalypse ❤️❤️❤️💛 Une comédie romantique qui défie la fin du monde. Régulièrement, le cinéma québécois parvient à me surprendre, et cette année la surprise s’appelle AMOUR APOCALYPSE. On y suit Adam, un quadragénaire dépressif, rongé par une éco-anxiété obsessionnelle, convaincu que le monde court à sa perte. Lorsqu’il contacte une hotline à la suite de l’achat d’une... Lire la suite Le gâteau du président ❤️❤️❤️💛 Sous la douceur de l’enfance, l’ombre d’une dictature. Dans l’Irak de Saddam Hussein, les habitants sont contraints de célébrer chaque année l’anniversaire du dictateur. Lamia, 9 ans, est tirée au sort dans son école pour préparer le gâteau officiel. Accompagnée de son coq, elle traverse la ville à la recherche... Lire la suite Gourou ❤️❤️💛 Conseil de coach : trouver un scénariste à Yann Gozlan Yann Gozlan retrouve Pierre Niney pour la troisième fois avec GOUROU. Et si j’avais adoré BOITE NOIRE, ces deux films suivants, VISIONS et DALLOWAY ont été de réelles déceptions. J’étais donc à la fois excité et inquiet à l’idée de... Lire la suite Hamnet ❤️❤️💛 Être ou ne pas être… touché par ce film… En 1580, William Shakespeare, alors simple professeur de latin fauché, rencontre Agnès, une femme en communion avec la nature. Leur histoire d’amour fougueuse donnera naissance à trois enfants, jusqu’au jour où... Lire la suite L'affaire Bojarski ❤️❤️❤️ L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie Le film raconte le destin hors norme d’un ingénieur polonais devenu faussaire, faute de pouvoir vivre de ses inventions, et constamment confronté au racisme de l’après-guerre. Une trajectoire au fort potentiel romanesque, dans laquelle... Lire la suite Le temple des morts ❤️❤️💛 Un film qui ose énormément… sans jamais réussir à m’embarquer. En juin dernier sortait 28 ANS PLUS TARD et, même si je suis plutôt amateur de la franchise, ce nouvel opus m’avait laissé dubitatif. J’avais pourtant adhéré à bien des choses : l’ambiance poisseuse, la mise en scène inventive de Danny Boyle, ou encore... Lire la suite Les échos du passé ❤️❤️❤️❤️ Une fresque sensorielle où le passé hante chaque plan. Avec une unité de lieu, une ferme du nord de l’Allemagne, LES ÉCHOS DU PASSÉ suit le destin de quatre jeunes filles sur près d’un siècle d’Histoire. Mascha Schilinski livre une fresque expérimentale d’une ambition folle, qui... Lire la suite Los tigres ❤️❤️❤️ Un thriller abyssal à perte de souffle. Dans ce thriller espagnol, Alberto Rodríguez nous plonge dans l’univers méconnu et périlleux des scaphandriers industriels. Le film suit Antonio et Estrella, frère et sœur, confrontés à... Lire la suite Top Films 2025 Chaque année, le cinéma reste pour moi bien plus qu’un simple loisir. Et malgré la crise du box-office, ma fréquentation, elle, n’aura pas faibli. Voici donc mon Top 10, ces films qui m’ont le plus touché et qui me donnent envie... Lire la suite Avatar - De feu et de cendres ❤️❤️❤️ Entre feu, cendres et déjà-vu… James Cameron nous donne une nouvelle fois rendez-vous sur Pandora pour son troisième AVATAR. J’attendais impatiemment ce nouvel opus, ayant adoré le premier film, et même encore... Lire la suite L'agent secret ❤️❤️❤️ Un thriller politique anti-spectaculaire, mais fascinant. Ce thriller politique, situé dans le Brésil des années 70, nous fait suivre Marcelo, un homme traqué par le régime militaire, qui tente de se reconstruire tout en recréant un lien avec son fils. À travers son parcours, le film dénonce... Lire la suite L'âme idéale ❤️❤️❤️❤️ Cette romcom qui montre la lumière au bout du tunnel Elsa, médecin d’une quarantaine d’années, possède un don : elle voit et parle aux morts. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Oscar à la suite d’un accident. C’est le coup de foudre immédiat, mais... Lire la suite Les enfants vont bien ❤️❤️❤️💛 Une absence qui remplit chaque plan… Il y a deux ans, je découvrais Nathan Ambrosioni avec TONY EN FAMILLE, qui avait été une très belle surprise. Dans LES ENFANTS VONT BIEN, il retrouve Camille Cottin pour un nouveau drame familial. Une mère dépose ses deux enfants... Lire la suite Zootopie 2 ❤️❤️❤️ Une suite aussi divertissante que fainéante… Il y a neuf ans sortait ZOOTOPIE, véritable surprise du côté de Disney : une claque visuelle, un univers bourré d’inventivité et un propos politique digne du meilleur Pixar. Alors, quand une suite a été annoncée, j’ai eu un peu peur. Disney a longtemps... Lire la suite Bugonia ❤️❤️❤️ Un délire complotiste à la fois absurde et fascinant. Deux cousins conspirationnistes kidnappent une grande cheffe d’entreprise pharmaceutique pour la convaincre qu’elle est en réalité une extraterrestre envoyée sur Terre afin de détruire l’humanité. Voilà le point de départ délirant de BUGONIA... Lire la suite Des preuves d'amour ❤️❤️❤️💛 Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film. Dans quelques mois, Céline va devenir mère pour la première fois, même si elle n’est pas enceinte : c’est sa femme, Nadia, qui porte leur enfant. Au fil des derniers mois de grossesse, Céline cherche sa place et... Lire la suite Wicked 2 ❤️❤️❤️ Ce tour de magie où le lapin refuse de sortir du chapeau L’année dernière, WICKED avait été une énorme surprise, au point d’être à deux doigts d’intégrer mon TOP 10 2024. J’attendais donc ce deuxième volet avec une vraie impatience, d’autant qu’il devait... Lire la suite Dossier 137 ❤️❤️❤️💛 Anatomie d’une violence systémique Avec DOSSIER 137, Dominik Moll s’aventure sur le terrain glissant des violences policières. Mais loin d’en faire un film à charge, il adopte un point de vue subtil en... Lire la suite Le gang des amazones ❤️❤️❤️ Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes… LE GANG DES AMAZONES retrace le parcours réel de cinq femmes ayant multiplié les cambriolages dans le Vaucluse à la fin des années 1980. Le film adopte leur point de vue sans tomber dans le... Lire la suite Frankenstein ❤️❤️❤️❤️ Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. Deux ans après avoir adapté avec brio PINOCCHIO, Guillermo Del Toro s’attaque à un monument de la littérature avec FRANKENSTEIN. Un choix qui apparait comme une évidence, tant cette œuvre fantastique... Lire la suite Predator Badlands ❤️💛 Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans ses mascottes… On pouvait se demander si refaire un énième PREDATOR était bien utile. Après la bonne surprise de PREY j’avais un peu d’espoir. Mais c’était sans compter sur Disney, qui confirme une nouvelle fois... Lire la suite A house of dynamite ❤️❤️❤️ Un missile cinématographique qui n’atteint pas totalement sa cible Avec son nouveau film, Kathryn Bigelow nous plonge au cœur du pouvoir américain, là où se décide l’impensable : comment réagir lorsqu’un missile nucléaire, d’origine inconnue, menace le territoire ? La réalisatrice retrouve ici... Lire la suite Arco ❤️❤️❤️💛 Une fable colorée, entre futur dystopique et espoir retrouvé. En 2075, Iris est une petite fille de dix ans qui fait la rencontre d’Arco, un mystérieux enfant venu d’un futur lointain. Ensemble, ils vont tenter de trouver un moyen de le renvoyer chez lui. Dès les premières images, on est... Lire la suite

  • Critique DOLTO, LORSQUE FRANÇOISE PARAÎT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DOLTO, LORSQUE FRANÇOISE PARAÎT DOLTO, LORSQUE FRANÇOISE PARAÎT ❤️❤️💛 Pour apprécier cette pièce, il faut accepter le décalage qu'elle propose, et je dois bien avouer que ça a bien failli me laisser en dehors. On ne peut donc pas reprocher le surjeu qui est ici totalement assumé. Et même si l'enfance de Dolto m'a laissé hermétique, la deuxième partie de la pièce m'a offert un regain d'intérêt, avec notamment certaines citations ou les consultations avec les enfants. Et si j'ai beaucoup de mal avec l'interprétation de la Dolto Enfant, je dois bien reconnaître que Sophie Forte m'a bluffé avec sa façon de vieillir en quelques secondes. Mais surtout, je retiendrai Stéphane Giletta, qui est extraordinaire dans ses différents rôles et à l'origine d'une grande partie de mes rires. Après, même si je n'ai jamais réussi à rentrer totalement dans ce spectacle, au vu de la salle debout en fin de spectacle, c'est loin d'être le cas de tout le monde. Partager

  • RECHERCHE THEATRE | Critiques d'un passionné

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  • Critique PORTRAIT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PORTRAIT PORTRAIT ❤️❤️❤️❤️ Quand le chorégraphe Mehdi Kerkouche s'invite au OFF, ça ne se refuse pas, et il mérite amplement sa réputation. Sur scène, neuf danseurs vont livrer une prestation impressionnante. Sur une chorégraphie millimétrée, où chaque geste est calculé, ils ne font qu'un sur scène, mais surtout, ils vont faire corps avec une musique aussi rythmée qu'enivrante. Il mélange les styles musicaux allant de l'électro au Curtains d'Elton John. Mais les artistes venant d'horizons variés vont aussi exprimer leurs singularités, allant du hip-hop au contemporain, en passant par le cabaret. Mais pourtant, l'ensemble est d'une fluidité qui laisse admiratif, enchaînant les tableaux vivants sompteux, où le temps se figera parfoit le temps d'un portrait de famille... MAGNIFIQUE. Partager

  • Lorsque le Hip-Hop et la boxe fusionnent

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PRÉLUDE PRÉLUDE ❤️❤️❤️💛 Lorsque le Hip-Hop et la boxe fusionnent La Scala Provence - 16h00 Le spectacle s’ouvre sur la 5e Symphonie de Beethoven, sur laquelle les deux femmes et sept hommes de la troupe de Kader Attou commencent à danser. Tous professionnels du hip-hop, ils évoluent sous le regard du chorégraphe, qui avoue ne pas être satisfait du résultat... Puis, la musique électroacoustique de Romain Dubois prend le relais. À partir de là, les danseurs entrent en vibration avec la musique, qui accélère crescendo jusqu’à un final d’une puissance redoutable. Tout au long du spectacle, Kader Attou nous parle de sa naissance, de sa découverte de la boxe — qui l’a initié aux corps en mouvement — puis de la danse. La boxe, véritable fil conducteur des chorégraphies, s’accorde parfaitement avec le hip-hop. Les mouvements des danseurs s’accélèrent et ralentissent au rythme de la mélodie, créant une tension constante. Souvent en groupe, parfois isolés pour mieux mettre en lumière un artiste, ils nous offrent aussi des duos inoubliables. Ces instants suspendus, où la danse classique des femmes se mêle au hip-hop des hommes, sont d’une poésie remarquable. Ces tableaux sont d’autant plus sublimes qu’ils sont accompagnés de jeux de lumière saisissants, mêlant clairs-obscurs et ombres chinoises. Comme c’est souvent le cas dans ce type de spectacle, certains tableaux marquent plus que d’autres, mais visuellement, plusieurs passages sont tout simplement somptueux. Et, comme je l’ai dit plus haut, le final est d’une intensité folle : les artistes semblent tout donner, portés par une musique qui ne cesse de monter en puissance, pour offrir un GRAND final à ce show. Partager

  • Critique de GREEN BORDER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film GREEN BORDER . GREEN BORDER ❤️❤️❤️❤️ Agnieszka Holland signe un film coup de poing, avec une fiction très documentée sur les Migrants cherchant à venir en Europe. L'intrigue se place en 2021, avant la construction du mur séparant la Pologne et la Biélorussie. On y suit une famille Syrienne qui cherche à se rendre en Suède et qui va être confrontée à la tyrannie des gardes-frontières des deux pays qui ne vont cesser de les renvoyer dans le pays voisin, en les jetant comme un simple ballon de part et d’autre des barbelés… La première partie du film est d'ailleurs assez immersive et surtout très éprouvante, en montrant l'être humain dans ce qu'il a de pire, privant les réfugiés de toute dignité et leurs faisant subir les pires sévices, aussi bien physique que moral. D'autant plus qu'il est filmé dans un noir et blanc donnant un côté funéraire et surtout intemporel à l'œuvre. Mais, le film ne tombe pas pour autant dans le misérabilisme et on a affaire à un film chorale qui va multiplier les points de vue, permettant au spectateur de garder une certaine distance. On suivra ainsi cette famille, mais aussi un garde-frontière, un groupe d'activiste, ainsi qu'une citoyenne polonaise qui se retrouvera embarquée dans cette tragédie. Avec son film Holland dénonce un système extrémiste qui a fait de ces migrants des "balles vivantes" et la propagande militaire qui fait qu'ils sont déshumanisés et pointés comme le mal absolu. Elle nous livre un film d'une profonde justesse, même si on peut regretter que le seul garde-frontière traité avec certaine nuance soit le protagoniste sur lequel elle s'attarde. On est continuellement révolté par ce qui se passe sous nos yeux et elle nous rappelle à quel point, la principale raison pour laquelle nous sommes libre, c’est que nous avons eu la chance d'être nés du bon côté de la mappemonde, mais que cette liberté ne doit pas nous faire pour autant oublier les valeurs humaines… Partager

  • Critique de LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 . LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 ❤️❤️❤️❤️💛 Depuis AVENGERS : ENDGAME, plus ça va, plus je me dis qu’un film n’a jamais aussi bien porté son nom, car pour moi, il s’en est suivit une succession de désillusions avec, au mieux des films sympathiques (SRANGE 2, SHANG SHI), mais bien plus souvent des purges affligeantes (SPIDER-MAN, THOR…). Niveau série, j’y ai presque cru avec WANDA VISION et LOKI… puis la débandade… Bref, c’est arrivé au point, que je ne me déplaçais plus au cinéma pour un film du MCU (il y a tellement de film à voir que je préfère autant mettre le plus de chance de mon côté pour ne pas être déçu…) et que j’ai carrément arrêté de m’infliger les séries Disney+ (je pense même que le souci du MCU vient certainement de notre ami au grandes oreilles…) Sauf que LES GARDIENS, c’est un peu une licence à part dans l’univers Marvel. Déjà, le premier volet a été une énorme surprise venue de nulle part, au point d’être toujours une des meilleures choses que la firme ait produite. Puis, la franchise a toujours été un peu déconnectée du reste, flirtant plus avec le space-opéra que le film de super héros. Bref, je lui ai laissé sa chance, et clairement, c’est le meilleur film du MCU depuis l’ère post-Thanos… même s'il y a quelques défauts qui m’ont posés problèmes. C’est toujours avec autant de plaisir que j’ai retrouvé cette équipe de bras cassés aussi drôle qu’attachante. C’est toujours aussi drôle, avec un humour assez bien dosé. Puis le rythme maitrisé fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde, sans parler de l’univers visuel aussi beau que dépaysant. Et chose plus étonnante, et surement le plus gros atout du film, même si c’est toujours aussi jouissivement débile, c’est peut-être le film le plus touchant et le plus sérieux proposé par Marvel. James Gunn aime ses personnages et nous transmet ça en prenant un soin particulier à développer les liens qui les unissent. On a affaire à un vrai film de potes. L’attachement aux personnages est fort et permet de proposer pas mal de belles scènes d’émotion (si on m’avait dit que je verserai une larme dans un GARDIEN…) Mais surtout, c’est le traitement de Rocket et de son passé qui impressionne dans cet opus. L’écriture est assez admirable, finissant même par prendre le dessus sur le reste du récit. Là où, dans pas mal de film, un raton laveur en CGI aurait été traité comme un simple faire valoir comique, il est ici devenu le personnage le plus emblématique de la licence. Autre sérieux atout du film, il ne semble pas formaté comme la plupart des films de super-héros. Il y a vraiment une patte graphique, un travail sur la photographie et des choix de mise en scène (comme une scène de combat en plan séquence dont je ne me suis toujours pas remis). Et puis le film est parfois d’une maturité assez étonnante, lorgnant même parfois vers l’horreur. Par contre, même si ça reste un très bon moment, certains points m’ont tout de même posé problème… Je vais éclipser vite fait le souci du méchant, assez anecdotique (mais, bon à part Thanos, c’est presque devenu la norme…), par contre le traitement d’Adam Warlock… là, ça ne passe pas vraiment… Je ne vois pas l’intérêt d’introduire un personnage aussi puissant pour le ridiculiser à ce point (un peu comme Hulk ou Thor dans ENDGAME…). On peut aussi regretter pas mal de facilités scénaristiques, avec notamment quelques Deus ex machina un peu trop gros qui viennent entacher le récit… Mais reste qu’au final, on a affaire à un très bon divertissement qui joue avec les émotions du spectateur et offre une très belle porte de sortie à nos héros… Partager

  • Critique de BARBIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film BARBIE . BARBIE ❤️❤️❤️💛 A l'annonce du projet, je n'attendais vraiment rien d'un film sur la poupée Mattel. Sauf, qu'entre les mains de Greta Gerwing, ça ne pouvait pas être aussi débile que les animés issus de la licence. Je me suis donc lancé, sans rien avoir vu ou lu sur le film, le trio Gerwing-Robbie-Gosling suffisant largement à attiser ma curiosité. Et le résultat est plutôt pas mal du tout. Alors, visuellement, il y a un vrai travail. L'univers rose bonbon, très naïf, où tout le monde est gentil est vraiment bien retranscrit. Et c'est bourré de références, au jouet, bien sûr, mais surtout cinématographique, comme avec cette scène d'ouverture assez géniale. Le film est gavé d'humour, et là j'ai une première limite, c'est que même si certains passages sont vraiment très drôle, c'est souvent un peu lourd et certaines blagues m'ont laissé de marbre. Mais bizarrement, le film ne s'adresse pas aux gamins. En effet, même s'ils seront sûrement ravis par l'univers coloré, les chansons et les blagues un peu débiles, ils risquent de passer à côté de pas mal de choses et de trouver le temps long. Parce que BARBIE va bien plus loin que la grosse blague, en abordant des thèmes comme le féminisme, le patriarcat, la place de l'homme et la femme dans la société ou encore le capitalisme. Et même si c'est un peu facile par moment, c'est assez bien écrit pour que le discours passe et ça arrive même parfois à être surprenant. Puis, il y a un côté meta assez bien foutu, sans compter que Margot Robbie et Ryan Gosling en font des caisses et sont irrésistibles. Au final, même si c'est loin d'être un chef d'œuvre, j'ai passé un bon moment. Même si passé la surprise, j'ai tout de même trouvé que le film s'essouffle dans la dernière partie, sauvé par un final assez touchant. Partager

  • Critique de VISIONS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film VISIONS . VISIONS ❤️❤️💛 Il y a deux ans, Yann Gozlan nous offrait une des plus belles surprises de 2021 avec BOITE NOIRE, un polar paranoïaque extrêmement maitrisé. J’étais donc curieux découvrir sa nouvelle proposition. Et clairement, le film est une réussite sur la forme… à défaut de l’être sur le fond… On y suit Estelle, une pilote de ligne, dont les retrouvailles avec une ancienne amante vont mettre à mal sa vie « parfaite » avec son mari et la faire plonger dans une spirale cauchemardesque. On retrouve donc un thème cher au réalisateur, l’aviation, même si ici il n’est qu’une toile de fond, qui n’est ici que pour appuyer la perte de contrôle de son personnage principal. Et si on doit bien reconnaitre une qualité à Yann Gozlan, c’est qu’il a un énorme talent pour ce qui est d’installer une ambiance. Car si il a bien une autre passion, c’est celle du maitre du suspense, tant son film à une nouvelle fois des airs de thriller Hitchockien, même si ici il va aussi piocher dans l’univers de Lynch en le faisant flirter avec le fantastique et les codes du cinéma d’horreur. Et techniquement, c’est irréprochable. Le spectateur, se retrouve plonger en immersion dans le cauchemar d’Estelle, qui sera continuellement piégé entre vision et réalité, et en le faisant douter de tout ce qui se passe à l’écran. D’autant plus qu’il a un véritable sens du cadre et du montage, le tout magnifié par une superbe photographie et un travail sur le son et la musique qui viennent parfaire l’ambiance du film. Il prend donc un malin plaisir à perdre son spectateur, mais malheureusement, quand vient le fin mot de l’histoire, même si c’est loin d’être ridicule, j’ai un peu eu un sentiment de « tout ça pour ça ? ». Car même si il est alambiqué, le scénario reste finalement assez classique, rendant même certains retournements de situation prévisibles… Niveau casting, on a une Diane Kruger qui tient parfaitement son personnage et une Marta Nieto magnétique (c’est d’ailleurs un plaisir de la retrouver après le fabuleux MADRE). Par contre, j’ai eu plus de mal avec Kassovitz, qui passe son temps à demander à sa femme « Ça va ? », alors que, non clairement, ta femme elle ne va pas bien !!! Mais même si il ne renouvelle pas l’exploit de BOITE NOIRE, le film a tout de même assez de qualités pour se laisser découvrir, et surtout confirme le talent de metteur en scène de Yann Gozlan. Partager

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