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  • Critique de LA NUIT DU 12 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LA NUIT DU 12 . LA NUIT DU 12 ❤️❤️❤️❤️💛 Ce film est une petite pépite !!! Tu as beau savoir dès le début que c'est une enquête non élucidée, c'est passionnant de bout en bout et extrêmement maitrisé (avec notamment une très belle photographie). Mais ce qui fait que le film atteint des sommets, c'est clairement grâce à son casting et aux dialogues souvent percutants. C'est interprété à la perfection jusqu'au moindre second rôle. C'est clairement féministe, creusant à chaque scène un peu plus la misogynie, mais ça le fait tellement bien. Au final le film devient un reflet de la société qui fait froid dans le dos. Il y a un côté ENGRENAGES tellement tout sonne vrai, ou MEMORIES OF MURDER pour la façon dont le film risque de vous hanter... Vraiment une bonne surprise, un très grand polar, obsédant et d'une grande profondeur. PS : Dominik Moll avait déjà réalisé SEULES LES BÊTES qui était passé inaperçu mais valait déjà vraiment le détour et que je vous invite aussi à découvrir. Partager

  • Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque.

    Découvrez notre critique détaillée du film LE COMTE DE MONTE-CRISTO . LE COMTE DE MONTE-CRISTO ❤️❤️❤️❤️ Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. L'année dernière, Pathé s'était attaqué à l'œuvre d'Alexandre Dumas avec LES TROIS MOUSQUETAIRES. Même si le premier film était plus que prometteur, le second opus s’est avéré être une grosse déception, car trop brouillon, s'éparpillant dans sa narration, et devenant même parfois ridicule comme lors de sa scène post-générique. Et avec l'adaptation du Comte de Monte-Cristo, une œuvre de 1500 pages, on pouvait s'attendre au même sort. Sauf que Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont choisi de sacrifier des pans du roman, ou certains personnages, pour mieux se concentrer sur ce qu’ils voulaient raconter. Et même si certains pourraient regretter que l'emprisonnement d’Edmond Dantès ne soit pas approfondi, où que l'ascension du Comte se fasse sous forme d'une ellipse, pour moi le choix des réalisateurs est judicieux, car il permet de mieux se consacrer à ce qui en fait l'âme du roman, à savoir la vengeance. Dès la scène d'ouverture la couleur est annoncée, et montre que le studio s'est donné les moyens de ses ambitions. Clairement le budget pharaonique du film transparaît à l'écran. Les décors et les costumes impressionnent, et même s'il y a peu d'action et que le film flirte plutôt du côté du thriller, il y a une ampleur constante qui se dégage de la mise en scène. Les décors naturels somptueux sont mis en valeur par des travellings ou plans filmés au drone apportant un souffle épique. Le tout est sublimé par une photographie aux couleurs vives, ou à l'utilisation de Clair-obscur qui appuie l'ambiguïté de notre héros. Le film offre une relecture moderne avec une approche super héroïque qui fonctionne parfaitement sans jamais trahir le roman. En effet, l'ombre du Batman de Christopher Nolan n'est jamais très loin. Que ce soit l'emprisonnement de Dantès, la cave secrète, et bien sûr la notion de justicier masqué qui est au centre même du film, il y a beaucoup de parallèle avec le héros de Gotham. Malgré ses trois heures, on ne voit pas le temps passer. Le public prend même un malin plaisir à voir le piège se refermer sur les antagonistes, comme lors d’une scène de repas extrêmement maîtrisée. Le casting est clairement investi et surtout parfaitement dirigé. En premier lieu Pierre Niney qui prouve une fois de plus qu'il est un acteur caméléon capable de jouer n'importe quel rôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, comme le trio d'antagonistes aussi détestables que jubilatoires. Je retiendrai aussi Anamaria Vartolomei qui imprègne la pellicule à chacune de ses apparitions. Un souffle épique et romanesque survole l'ensemble, souligné par une superbe musique. Et même si les deux réalisateurs ont dû faire des choix, ils nous offrent un film français d'une ampleur rare. Je dis souvent qu'on a le cinéma que l'on mérite, et espérons que le succès sera au rendez-vous pour que la France continue à investir dans des projets d'une telle envergure. Partager

  • Critique de GREEN BOOK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film GREEN BOOK . GREEN BOOK ❤️❤️❤️❤️ Après une année 2018 en demi-teinte, 2019 n'aura pas attendu longtemps pour nous proposer un premier TRES grand film Green Book : un road movie aussi drôle que touchant sur fond de racisme dans une de ses formes la plus gerbante : la ségrégation... Ce film est une ode à la tolérance superbement interprété par le duo d'acteur (mention spéciale à Viggo Mortensen qui est juste fabuleux) C'est superbement écrit, les dialogues sont savoureux, profondément humain Mais là où le film m'a prit par surprise, c'est par son humour fin qui fait souvent mouche Putain, mais qu'est ce que j'ai rit!!! Partager

  • Critique de LES NUITS DE MASHHAD – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES NUITS DE MASHHAD . LES NUITS DE MASHHAD ❤️❤️❤️❤️ C’est un thriller, basé sur une histoire vraie, retraçant l’histoire d’un serial killer ayant décidé de «purifier» Mashhad des prostitués au nom de dieu. Il est réalisé par Ali Abbasi, un réalisateur Danois d’origine Iranienne. On comprend très vite pourquoi le film n’a pas été tourné en Iran, tant le film critiquera la misogynie extrême du peuple, la corruption de sa société et la façon dont elle a accouché d’un tel monstre. De même ce n’est pas anodin qu’un des premiers rôles soit campé par Zar Amir Ebrahimi, une Iranienne qui a été condamnée et a dû fuir son pays, suite à la divulgation d’une sextape. Elle y incarne même une journaliste dont le personnage fictif qui a été créé pour le film et qui en deviendra même la représentation de la misogynie subit par les femmes. Mais même si elle a un rôle central concernant la traque du tueur, le film surprendra en prenant le parti pris de faire du personnage du psychopathe son protagoniste, incarné par un Mehdi Bajestani glaçant. La première partie est un thriller très cru et naturaliste. Il mettra constamment le spectateur dans une situation de malaise, jusqu’à filmer les meurtres de façon très crue et frontale, mais sans jamais être dans la complaisance, en montrant justement ce que la société ne voulait pas voir à l’époque. Mais le film prendra réellement son envol dans sa deuxième partie après un virage assez surprenant (j’aurais d’ailleurs même aimé que le film s’attarde plus sur cette partie). Il deviendra même passionnant par le regard qu’il porte sur la société Iranienne et pouvoir de masse qu’une religion peut avoir sur le peuple. En ce sens, il rappelle la très bonne série SUR ORDRE DE DIEU, où il est aussi question de féminicide et de la place de la femme dans une communauté mormons. Bref un triller extrêmement efficace et perturbant. Un film qui fera se questionner le spectateur et clairement ne le laissera pas indemne, à l’image de sa scène finale aussi terrifiante que lourde de sens… Partager

  • Critique ALIOSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ALIOSE ALIOSE ❤️❤️❤️❤️❤️ Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis amoureux de ce groupe Suisse. Huit ans qu’ils m’entendent parler d’eux et en faire la promo à chaque nouveau clip. Je désespérais un peu de les voir en concert, sauf que la magie du OFF fait qu’hier soir, ils sont venus jouer dans mon salon… Parce que c’était un peu ça. Ils ont délaissé pour quelques jours les grandes salles pour nous offrir ce qui avait des airs de concert privé dans une salle minuscule. Aucun artifice, pas de micro, pas de musiciens, juste eux, une guitare et nous. Un court moment de bonheur, un instant privilégié, une parenthèse enchantée… Aliose, C’est un duo qui semble en osmose sur scène. C’est un univers musical bourré de tendresse et de poésie. C’est une écriture sensible et délicate, pleine de mélancolie. C’est la rencontre de deux voix dont la douceur et la sensualité vous attrapent. C’est une proximité frappante avec son public. C’est un de mes plus gros coup de cœur musical de ces dernières années. Ils ne sont là que jusqu’au 15 juillet, donc si vous voulez découvrir leur univers, ne tardez pas… Partager

  • Critique de UN HÉROS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film UN HÉROS . UN HÉROS ❤️❤️❤️❤️ Il y a 10 ans, comme beaucoup, je découvrais le cinéma d’Asghar Farhadi avec son chef d’œuvre UNE SÉPARATION qui m’avait mis une baffe monumentale. Depuis, je suis ce réalisateur qui arrive bien souvent à m’emporter grâce à sa dramaturgie, et c’est une nouvelle fois le cas avec UN HÉROS qui est un pur bijou cinématographique. Et même si sur le papier, « cinéma Iranien » c’est un peu moins vendeur que « Disney », vous auriez tort de ne pas tenter l’expérience, d’autant plus que son cinéma est loin d’être élitiste. L’histoire est universelle et on retrouve les thèmes chers au réalisateur : la famille, l’honneur, le dilemme moral, les mensonges… Mais comme toujours dans son cinéma ce qui impressionne c’est la qualité de l’écriture. L’histoire démarre par un fait divers anodin qui fera de son protagoniste UN HÉROS, avant de l’entrainer dans une spirale infernale. Le film passe ainsi d’un drame classique à un thriller social implacable d’une tension folle. C’est au final un conte moral très malin sur le regard de la société, de la télévision et des réseaux sociaux. Le cinéaste semble passionné par la zone grise et le prouve une fois de plus. Ses films ne sont jamais manichéens et c’est encore le cas ici. En multipliant les points de vue, il arrive à nous faire douter de certains choix du protagoniste, mais aussi on comprend et on s’attache aux antagonistes. C’est très troublant et d’une grande efficacité. Ça sort le spectateur de sa zone de confort qui a le sentiment d’être pris en otage. Mais surtout, si ça fonctionne aussi bien c’est grâce à la direction d’acteurs de Farhadi et son casting sans fautes. Tout le monde joue avec un naturel effarant nous submergeant d’émotions. Sa réalisation est sans fioritures, mais arrive à nous immerger dans les échanges entre ses personnages, en jouant régulièrement sur les arrières plans et les jeux de regard. Jusqu’à ce plan final tout bonnement magnifique et tellement lourd de sens. Décidément, après LA LOI DE TÉHÉRAN, le cinéma Iranien nous aura offert de très belles œuvres cette année. Bref, un film à l’écriture exemplaire et passionnant de bout en bout que je vous invite vivement à découvrir, comme l’ensemble de l’œuvre de ce réalisateur. Partager

  • The show must go off

    Découvrez notre critique détaillée du film THE LAST SHOWGIRL . THE LAST SHOWGIRL ❤️❤️ The show must go off Shelly est une danseuse de cabaret vieillissante qui a consacré toute sa carrière à son spectacle de revue à Las Vegas. Mais lorsqu’elle apprend que ce dernier va être brutalement interrompu, son monde s’effondre. Bon, des films sur des artistes en fin de carrière confrontés à leur passé, on en a déjà vu beaucoup, et il faut donc réussir à se différencier pour sortir du lot. Et c’est bien le gros souci de THE LAST SHOWGIRL qui n’a ni l’inventivité d’un THE SUBSTANCE , ni le talent de Darren Aronofsky et son THE WRESTLER... Au final, on a souvent un temps d’avance sur un récit qui manque de surprises, et l’heure et demie semble s’éterniser. D’autant plus qu’au niveau de la mise en scène, Gia Coppola n’est pas des plus inspirées. Malgré une belle lumière naturelle et le choix judicieux de laisser le show hors champ, son film recycle les poncifs du cinéma d’auteur américain. Sans parler de cette caméra à l’épaule qui apporte pas mal de plans bizarrement flous, ou encore de ces plans clipesques de l’actrice sur fond de soleil couchant… Mais pour autant, même s’il est prévisible, le film n’est pas totalement mauvais. Il est notamment sauvé par ses personnages. Bien sûr, en tête, nous avons une Pamela Anderson impressionnante, qui livre un personnage ambivalent : une femme à la fois naïve, touchante et agaçante. Jamie Lee Curtis nous offre un personnage exubérant, digne du rôle de la mère qu’elle joue dans THE BEAR. Elle se paye même le luxe d’être au centre de la scène la plus marquante du film avec une danse saisissante sur TOTAL ECLIPSE OF THE HEART. On notera aussi un Dave Bautista surprenant, qui casse son image de gros dur et prouve qu’il a le talent nécessaire pour changer de registre, avec une prestation d’une grande justesse. Enfin, nous avons Billie Lourd dans le rôle de la fille délaissée durant la carrière de sa mère. Certainement le personnage le plus intéressant, mais malheureusement, le récit s’attarde trop peu sur elle, alors qu’il y avait justement là matière à approfondir et à rendre le film plus captivant. Donc, même si le film à pour lui ses personnages marquants, le film reste balisé de A à Z et trop noyé dans les références pour réussir à offrir une œuvre personnelle… Partager

  • Critique de MOURIR PEUT ATTENDRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MOURIR PEUT ATTENDRE . MOURIR PEUT ATTENDRE ❤️❤️❤️💛 Et le public aussi… Il aura tout de même fallu 18 mois de patience par rapport à la date initiale de sortie pour ENFIN découvrir ce dernier opus de l’ère Craig. Alors, je ne suis pas ce que l’on peut appeler un fan de la licence, même si je n’ai raté aucun opus, mais il est vrai que depuis que Daniel Craig a repris le rôle, mon intérêt a été accru. Du fait de la prestation de l’acteur, mais aussi car pour la première fois, il y avait une réelle continuité entre les épisodes. Ce qui a permis de nous offrir, à mon sens, les deux meilleurs films, Skyfall et Casino royale, malheureusement entachés par un insipide Quantum of Solace, et un très inégal Spectre. J’étais donc assez impatient de voir quel final allait être offert à ces cinq épisodes. Bon, force est de constater que mon avis est assez mitigé… Alors, oui, le film coche toutes les cases du cahier des charges d’un Bond. Déjà, le film offre une des meilleures scènes pré-générique (la première demi-heure est simplement PARFAITE). En deux temps, d’abord par une scène offrant une tension folle, puis une autre, plus classique, avec une scène d’action fidèle au genre et extrêmement maitrisée au niveau de la mise en scène. D’ailleurs, ça sera le cas pour toutes les scènes d’actions du film, à qui le réalisateur laisse le temps aux plans d’exister, sans utiliser les « sur-cuts » qu’on a tendance à voir dans les productions actuelles. Ça donne une vraie lisibilité aux séquences, amplifiée par le fait que très peu d’effets numériques sont utilisés, privilégiant les cascades… et forcément c’est d’autant plus impressionnant. De ce côté-là, c’est un sans-faute, on en prend plein les yeux. Comme depuis quinze ans, la prestation de Daniel Craig est parfaite. Il a une classe folle et amène énormément d’humanité au personnage, et en fait pour moi LE meilleur Bond. Le film prend d’énormes risques au niveau de la narration, chamboulant les codes. Mais même si certains s’insurgeront, c’est à mon sens clairement bienvenue, et dans la continuité de ce qui a été fait tout au long de ces cinq films. Les gadgets, raviront surement les fans de la première heure, car contrairement à ces dernières années, ils font vraiment parti du spectacle. Sans être dans le total fan service, c’est plutôt bien amené, comme certaines autres références aux anciens films. Ses James Bond girl, ne faisant pas état des habituelles simples potiches et autres conquêtes sexuelles de notre héros, risquent par contre d’en offusquer certains. Mais là aussi, c’est dans la continuité des précédents films, qui avaient bousculé les choses (Ne serait-ce que M qui était LA James bond girl de Skyfall). On aurait aimé plus de Paloma, interprétée par une Ana de Armas aussi pétillante qu'attachante, qui vole en quelques minutes un peu la vedette (mais je suspecte la production de vouloir lancer un spin-off avec le personnage…) et le personnage de Nomi est clairement un pied de nez à tout ce qui a pu être dit sur la succession de 007. Même si le film, comme ses prédécesseurs, est assez sombre, on peut être surpris de la présence d’autant d’humour. Et même si je suis LOIIIIIIIIIIN d’être fan de cette mode à gaver chaque blockbuster d'humour, souvent à l’intérêt douteux et portant préjudice aux films, ici les blagues sont souvent bien maitrisées et certaines punchlines fonctionnent très bien. Malheureusement, le film souffre de sérieux défauts… Même si certaines scènes marqueront immanquablement le spectateur, ce n’est clairement pas le cas de son scénario sans surprise, ni son méchant… Souvent, un grand Bond est synonyme d’un grand antagoniste, mais malheureusement, ici, même si Rami Malek est loin d’être ridicule, son personnage est très mal exploité et sortira vite de la mémoire du spectateur. Et le film est looooooooooong !!! Alors, oui même si la scène d’introduction est dingue, que le climax, ainsi que d’autres séquences font clairement le taf, bah… j’ai trouvé que ça manquait sérieusement de rythme et je me suis parfois ennuyé… Ce n’est clairement pas aidé par ce qui est LE gros problème du film : la relation entre Bond et Madeleine. Contrairement à certains, je ne dirais pas que ça vient du fait de l’interprétation de Léa Seydoux (qui s’en sort plutôt bien), mais plutôt à l'écriture, et une alchimie qui ne prend que très rarement. On est loin de la fusion avec Eva Green qui transperçait l’écran dans Casino royal. Et vu que cette relation est au centre du film, il perd énormément au niveau de l’émotion qu’il devrait dégager. Bref, un sentiment mitigé… Certes, il offre quelques grands moments et une magnifique porte de sortie au Bond de Craig, mais il est entaché par un scénario qui sera vite oublié… Sans être le grand film espéré, il restera tout de même un très bon divertissement. Partager

  • Un cri brûlant pour la liberté d’informer.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FEMME NON-RÉÉDUCABLE FEMME NON-RÉÉDUCABLE ❤️❤️❤️💛 Un cri brûlant pour la liberté d’informer. Théâtre Actuel - 19h45 Au centre de la scène, une cible… Quoi de plus symbolique pour introduire ce spectacle qui dresse le portrait d’Anna Politkovskaïa, journaliste et militante des droits de l’homme. Elle s’est battue sans relâche pour dénoncer l’horreur du conflit tchétchène, s’attirant l’inimitié des deux camps, jusqu’à son assassinat… le jour de l’anniversaire de Vladimir Poutine. Le spectacle pourra en dérouter certains par son approche documentaire et didactique, mais il dégage une puissance remarquable. Il rend un hommage saisissant à cette femme dont le courage n’avait d’égal que son altruisme. La scénographie ingénieuse nous fait voyager à travers les moments clés de son combat, sans jamais perdre le spectateur, grâce notamment aux titres projetés en fond de scène. Le texte dénonce la corruption, la violence et l’horreur de la guerre. Il résonne avec force face à l’actualité et à la multiplication des conflits à travers le monde. Les scènes s’enchaînent et provoquent souvent la sidération : des attentats de Grozny à l’interview glaçante du Premier ministre tchétchène, en passant par une troublante séquence de série télévisée, la pièce enchaine les moments tétanisants. Le texte témoigne de la corruption, la violence et l’horreur de la guerre, et résonne fortement avec l’actualité et les différents ses conflits. Les scènes s’enchainent et provoque souvent la sidération. Que ce soit, les attentas de Grozny, l’interview du premier ministre Tchétchène ou cette série télévisée, la pièce enchaine des moments tétanisants. Caroline Rochefort, déjà nommée Révélation féminine aux Molières 2022, confirme ici tout son talent. Elle incarne Anna Politkovskaïa avec une intensité et une humanité impressionnante. À ses côtés, Pierre Berçot interprète l’ensemble des autres rôles avec justesse et sobriété. J’ai été fasciné, suspendu à leurs lèvres, découvrant un conflit et une femme que je ne connaissais finalement que très peu. Ensemble, ils nous bouleversent et offrent un moment théâtral d’une rare intensité. Plus qu’un spectacle, c’est un vibrant hommage à une femme d’un courage exceptionnel, et à la liberté de la presse. Partager

  • Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA TÊTE AILLEURS LA TÊTE AILLEURS ❤️❤️❤️❤️ Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit. 11.Avignon - 14h55 C’est l’histoire de Norah, une jeune femme pour qui tout semble aller pour le mieux… à un détail près : dès qu’elle se concentre, les pensées des gens qui l’entourent se transforment en chansons. La compagnie Mind at Work nous offre un spectacle qui brille par l’ingéniosité de son idée de départ, donnant naissance à une comédie musicale d’une grande originalité. C’est un spectacle musical intime et décalé qui aborde avec humour, légèreté et surtout une grande sensibilité un thème profond que je ne dévoilerai pas ici… L’écriture fine du spectacle permet d’explorer la psyché du personnage principal tout en offrant un divertissement riche en émotions. On découvre peu à peu l’histoire de cette femme… en chansons. Et quelles chansons ! Elles sont sans conteste la grande force du spectacle. Les styles musicaux varient pour illustrer les états émotionnels de Norah : du classicisme de Broadway au burlesque du cabaret, en passant par la sensualité du tango… Les mélodies restent en tête, et les paroles sont un vrai régal. Les textes, empreints d’un humour subtil et parfois grinçant, se distinguent par leur qualité d’écriture et leur capacité à susciter réflexion et émotion. Les saynètes s’enchaînent, le temps file, et on ne le voit pas passer. Sur scène, Camélia Acef et Youri Rebeko forment un duo complice, porté par une énergie communicative. Leur alchimie porte littéralement le spectacle, rythmé et sans temps mort. Les ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées, entre passages comiques, moments de poésie et instants de gravité. Ce mélange savamment dosé crée un univers singulier, à la fois fantasque et profondément humain. Je suis allé voir LA TÊTE AILLEURS par curiosité, attiré par mon amour pour les spectacles musicaux. Je ne m’attendais pas à être autant emporté. Derrière son apparente légèreté se cache une œuvre intelligente et sensible, qui renouvelle avec finesse les codes de la comédie musicale. Partager

  • L’amour dans tous ses éclats

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle RING RING ❤️❤️❤️❤️ L’amour dans tous ses éclats Sur scène, le ring est délimité par un carré de plantes au milieu duquel trône un canapé. Un décor sobre dans lequel les saynètes disséquant le couple vont s'affronter au court de seize rounds. Humour, drame, tendresse, poésie, toute une pléiade d'émotions qui seront encaissés par le spectateur. Ici on ne va pas parler de l’histoire d’un couple en particulier mais de l’amour avec un grand A. Il sera question donc de l’amour sous toutes ses facettes. De la flamme des débuts à l’angoisse de devenir parents, de cette routine qui s'installe aux moments de doute, des non-dits, de l'angoisse d'être parents, de la jalousie, de séparation, des regrets... Forcément à un moment ou un autre le public ne peut que s’identifier à ce qui se passe sous ses yeux. Ainsi la pièce apportera des moments de rire, elle est souvent très drôle, mais aussi des moments beaucoup plus touchant, comme cette chorégraphie sur les "cris silencieux" qui m’a littéralement arraché les poils... Les comédiens sont au diapason. Jina Djemba illumine la scène et nous fait tomber instantanément sous son charme, et Amaury de Crayencour lui donne admirablement la réplique et ne cesse de m'impressionner à chaque fois que je le retrouve dans une nouvelle pièce. On croit à chaque version du couple qu'ils nous proposent et l'émotion en est décuplée. On notera aussi la beauté de la mise en scène avec notamment des transitions travaillées qui apportent une grande fluidité. On assiste aussi à quelques moments suspendus d'un onirisme rare. Léonore Cofino nous offre une ode à l'amour, avec ce qu'il a de plus beau, mais aussi ses travers, rappellant que l'amour n'est pas un conte de fée et la nécessité d'entretenir cette petite flamme si fragile, mais cruciale. Partager

  • Critique LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU ❤️❤️❤️❤️ C’est l’histoire de Claire, une jeune autiste qui rêve de devenir chanteuse et de participer à l’émission TO BE A STAR. Mais un excès de violence l’enverra en hôpital psychiatrique où elle attendra son jugement… Commençons par sur une chose qui mettra tout le monde d’accord : Pauline Cassan est fabuleuse dans l’interprétation de la jeune femme. Notre regard a du mal à se détacher d’elle, tant elle nous bouleverse. Claire, avec son côté très premier degré et sans filtre, arrivera immanquablement à toucher le spectateur. Avec ses interventions et ses questions, elle nous désarçonne, nous fait rire, mais surtout nous interroge continuellement sur notre rapport à la normalité. La pièce traite du handicap avec énormément de pudeur, sans jamais tomber dans le patho ou le tire-larme. Et pourtant, on est touché en plein cœur, en tombant en empathie totale pour Claire, son discours, ses chants ou ses appels téléphoniques, faisant office de journal intime… La mise en scène joue intelligemment avec les lumières et la création sonore pour nous faire voyager entre la réalité et le monde que se créer Claire. On alterne ainsi entre des scènes concrètes avec les interrogatoires et d’autres imprégnées de poésie qui nous font rentrer dans la tête de Claire. Jusqu’à un final extrêmement maitrisé et d’une beauté sans nom… Partager

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