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- Critique LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU ❤️❤️❤️❤️ C’est l’histoire de Claire, une jeune autiste qui rêve de devenir chanteuse et de participer à l’émission TO BE A STAR. Mais un excès de violence l’enverra en hôpital psychiatrique où elle attendra son jugement… Commençons par sur une chose qui mettra tout le monde d’accord : Pauline Cassan est fabuleuse dans l’interprétation de la jeune femme. Notre regard a du mal à se détacher d’elle, tant elle nous bouleverse. Claire, avec son côté très premier degré et sans filtre, arrivera immanquablement à toucher le spectateur. Avec ses interventions et ses questions, elle nous désarçonne, nous fait rire, mais surtout nous interroge continuellement sur notre rapport à la normalité. La pièce traite du handicap avec énormément de pudeur, sans jamais tomber dans le patho ou le tire-larme. Et pourtant, on est touché en plein cœur, en tombant en empathie totale pour Claire, son discours, ses chants ou ses appels téléphoniques, faisant office de journal intime… La mise en scène joue intelligemment avec les lumières et la création sonore pour nous faire voyager entre la réalité et le monde que se créer Claire. On alterne ainsi entre des scènes concrètes avec les interrogatoires et d’autres imprégnées de poésie qui nous font rentrer dans la tête de Claire. Jusqu’à un final extrêmement maitrisé et d’une beauté sans nom… Partager
- L’expérience théâtrale la plus folle du OFF
Découvrez notre critique détaillée du spectacle HAPPY APOCALYPSE HAPPY APOCALYPSE ❤️❤️❤️❤️ L’expérience théâtrale la plus folle du OFF 11.Avignon - 22h35 Avec HAPPY APOCALYPSE, on pénètre de plain-pied dans un univers déroutant et hybride, à la croisée de la fable musicale, du théâtre visuel et de la performance électro-pop. La scénographie impressionne dès les premières minutes : un décor amovible, aux multiples fenêtres, se transforme sans cesse sous nos yeux. Ça s’ouvre, ça se ferme, ça pivote, ça roule… Cette machinerie théâtrale inventive donne souvent l’impression de lire une bande dessinée dont les cases se dévoilent sous nos yeux. La mise en scène ne cesse de surprendre. On est happé par cette fresque sensorielle foisonnante, saturée de trouvailles visuelles et sonores. Les costumes, notamment ces têtes d’animaux, contribuent à une atmosphère à la fois onirique et inquiétante, renforçant le sentiment d’étrangeté qui traverse tout le spectacle. La musique jouée en live occupe une place centrale et transforme la représentation en un véritable show. Elle participe pleinement à cette ambiance unique et renforce l’atmosphère à la fois onirique et troublante. HAPPY APOCALYPSE est dense, c’est même peut-être sa limite. Il demande au spectateur une disponibilité totale, un abandon presque hypnotique. On a cette étrange sensation d’être plongé dans un rêve. L’histoire, peu linéaire, échappe aux codes narratifs traditionnels. Par moments, on se sent un peu perdu, voire dépassé, comme si le flot d’images et d’idées nous emportait au-delà de la compréhension immédiate. Une véritable poésie se dégage de l’ensemble, avec un texte parfois sublime et un discours profond sur notre avenir, la nature, la science et la tolérance. Alors oui, c’est radical et la proposition risque de diviser. Mais même si j’ai parfois décroché, je ne suis pas prêt d’oublier cette expérience sensorielle unique. C’est clairement une œuvre envoûtante, visuellement impressionnante. Le genre de spectacle qui laisse des traces, des images gravées dans la tête, des sensations fortes et durables. Ce n’est pas une expérience théâtrale anodine : c’est un choc esthétique. Sans doute l’un des spectacles les plus fous à voir cette année à Avignon. Décidément, la troupe F.O.U.I.C. ne cesse de m’impressionner au fil des années. Ils prouvent une nouvelle fois leur talent pour la mise en scène, leur capacité à se renouveler et leur maîtrise de la poésie visuelle. Même si j’ai été plus touché par leur travail narratif par le passé, c’est certainement leur proposition la plus impressionnante à ce jour. Partager
- Critique MAIS T’AS QUEL AGE ?! – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MAIS T’AS QUEL AGE ?! MAIS T’AS QUEL AGE ?! ❤️❤️❤️💛 Marion Pouvreau va cataloguer le public en cinq catégories d’âge, de la génération « silencieuse » à la génération Z, afin de dresser un portrait de notre société. Ça sera le fil rouge de son spectacle, où elle s’amusera à se moquer de nos habitudes et des codes de chaque génération. Elle incarnera une famille fictive, avec cinq personnages d’âge divers qui auront souvent du mal à se comprendre. Chaque spectateur se retrouvera à un moment ou un autre dans l’un d’eux, d’autant plus qu’elle interagira régulièrement avec le public, le remettant constamment au centre du sujet. Ce choc des générations sera l’occasion de multiples situations souvent très drôles, avec un humour parfois grinçant, et elle surprendra à nous émouvoir par moment avec ce fameux « temps qui passe ». Marion Pouvreau est pétillante, sa bonne humeur communicative et son énergie sont un vrai bonheur à voir. Elle nous propose un seul en scène familial qui plaira au plus grand nombre. Partager
- Un thriller tendu au cœur du chaos.
Découvrez notre critique détaillée du film 13 JOURS 13 NUITS . 13 JOURS 13 NUITS ❤️❤️❤️💛 Un thriller tendu au cœur du chaos. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter Kaboul en août 2021, les Talibans prennent d’assaut la capitale. L’ambassade de France devient alors l’un des derniers refuges pour les Afghans souhaitant fuir le pays. Le film est basé sur le roman autobiographique de Mohamed Bida, le commandant à l’origine de cette opération d’exfiltration. Le film aurait pu pâtir du fait que l’on en connaisse l’issue, et pourtant, sa grande force réside dans la tension qui s’installe dès les premières minutes. L’angoisse est constante et atteint son paroxysme lors de certaines séquences, notamment une scène nocturne étouffante dans un tunnel de Kaboul, filmée avec une précision presque documentaire. On aurait pu craindre, de la part de Bourboudon, un penchant pour le spectaculaire, à l’image de ses TROIS MOUSQUETAIRES , avec une mise en scène épileptique. Mais c’est ici tout l’inverse. Ici, il choisit la sobriété : cadrages resserrés, lumières naturelles, silences éloquents… Le film repose sur les regards, la sueur, les corps tendus par l’urgence. La photographie, sobre mais travaillée, renforce cette impression de réalisme constant. Même si l’on aurait pu espérer un peu plus d’audace formelle, on ne peut qu’admirer l’efficacité du film, qui parvient à restituer toute la complexité de la mission tout en maintenant une tension palpable de bout en bout. On remarquera également le travail sur les décors et les scènes de foule saisissantes, notamment lorsque la caméra prend de la hauteur pour révéler l’ampleur du désespoir des réfugiés cherchant à fuir le régime taliban. En revanche, à trop se focaliser sur la retranscription des événements, le film néglige parfois ses personnages. Certains manquent d’un véritable arc narratif et sont réduits à de simples fonctions dramatiques, destinées à entretenir le suspense. Heureusement, ils sont tous incarnés avec justesse : Roschdy Zem irradie de charisme à chaque apparition, tandis que Lyna Khoudri nous bouleverse d’un seul regard, empreint de terreur et de détermination. Donc, même si le film assume peut-être un peu trop son côté didactique, il n’en demeure pas moins un thriller haletant, d’une grande efficacité, porté par une tension constante. Partager
- Quand la mémoire qui s’efface rencontre celle que l’on voudrait oublier…
Découvrez notre critique détaillée du film MEMORY . MEMORY ❤️❤️❤️❤️ Quand la mémoire qui s’efface rencontre celle que l’on voudrait oublier… Sylvia est une femme dont la vie est cadrée par les traumas de son passé et ses réunions aux alcooliques anonymes. Saul souffre d’une dégénérescence mentale le faisant constamment vivre dans l’instant présent. Leur rencontre va bouleverser leur vie… Je préfère ne pas en raconter plus mais, comme le titre du film l’indique, la mémoire sera un des thèmes centraux. Entre elle qui veut justement oublier son passé et lui qui est incapable de s’en souvenir. Et pourtant, le sujet du film va bien plus loin que ça, pour finir par mettre un véritable uppercut au spectateur. Mais même si Michel Franco nous propose une œuvre assez sombre, qui va remuer le spectateur, il y a un côté solaire qui prend le dessus par la relation entre ces deux personnages qui vont apprendre à s’accorder. Et même si j’ai beaucoup aimé et que je vous le conseille vivement, je comprends qu’on puisse passer côté. Certains vont reprocher au réalisateur sa mise en scène très froide, mais c’est pour moi sûrement son principal atout. Mis à part une scène d’ouverture lors d’une réunion d’AA où sa caméra colle littéralement aux visages des acteurs, il les filmera constamment de loin le reste du temps, avec de longs plans fixes, donnant la sensation au spectateur d’être présent dans la salle avec les protagonistes. De ce fait, il ne va jamais chercher l’émotion par des gros plans ou des regards. Et c’est une bonne chose car l’écriture et le jeu des acteurs suffisent, et par ce choix radical de mise en scène, le réalisateur évite de sombrer dans le mélodrame putassier. Et même s'il enchaine les plans fixes, ils sont souvent très travaillés, avec un réel sens du cadre, plaçant toujours judicieusement ces personnages dans le champs. C’est d’ailleurs souvent par l’image qu’il réussit à nous faire comprendre l’évolution de la relation entre nos héros. En effet, le film n’apporte finalement que rarement des explications par ses dialogues, mais bien plus souvent par des gestes qu’il le fera, et avec une pudeur qui aura réussit à me toucher en plein cœur, avec certains plans marquants. Evidement, le film étant porté par ses deux héros, on doit sa réussite à son duo exemplaire. Peter Sarsgaard mérite amplement son prix au festival de Venise, mais je retiendrai surtout une Jessica Chastain, à fleur de peau, qui livre pour moi sa meilleure prestation. Après je comprends qu’on puisse ne pas adhérer au côté sombre ou à sa mise en scène, mais Michel Franco m’a offert une expérience cinématographique bouleversante qui restera gravée dans ma mémoire... Partager
- Vous prendrez bien une tranche de rire avec ça ?
Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE BONNE BIÈRE UNE BONNE BIÈRE ❤️❤️❤️❤️ Vous prendrez bien une tranche de rire avec ça ? Théâtre du Roi René - 16h00 En général, la comédie est un genre qui me fait un peu peur au Festival d’Avignon. Il faut dire que, comme au cinéma, je ne suis pas amateur de l’humour potache, alors que ce type de spectacle remplit les salles. Et UNE BONNE BIÈRE, avec son affiche et son nom en lettres capitales jaunes sur fond bleu, semblait tout droit sorti de cette catégorie. Mais on me l’a conseillé et il y a des noms sur l’affiche que je connais, donc j’ai fini par pousser la porte. Et quelle bonne idée !!! J’ai vraiment passé un très bon moment. La pièce m’a offert de bonnes barres de rire. Son secret : choisir un thème fort et universel et surtout des dialogues ciselés et une belle galerie de personnages. On est ici dans une pièce humoristique qui rappelle le style du Splendid. Les jeux de mots et les blagues fusent avec un sens du rythme comique parfaitement maîtrisé. Ces trois frères et cette sœur vont déterrer les secrets de famille pour notre plus grand bonheur, et surtout l’écriture prend le temps de développer ses personnages. Le talent des comédiens fait le reste. Le quatuor fonctionne à merveille. Marie Le Cam, dont la froideur et la justesse sont savoureuses. Xavier Martel, à mourir de rire dans son rôle de catholique coincé. Jérémy Malaveau, dans ce rôle de comédien raté qui enchaîne les punchlines. Et évidemment, Gilles Dyrek, irrésistible, pour qui le public aura forcément une tendresse particulière. Ensemble, ils nous proposent une pièce à l’humour caustique ravageur mais aussi quelques moments plus tendres. Partager
- Critique COSCOLETTO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COSCOLETTO COSCOLETTO ❤️❤️❤️💛 La troupe ZOLIBRIUS nous invite à découvrir leur libre adaptation de L'OPÉRA BOUFFE d'Offenbach. Et dès le lever de rideau, avec son décor aux couleurs crillardes, on comprend que l'humour sera au rendez-vous. Les six comédiens, accompagnés de deux musiciennes, vont nous entraîner dans ce Vaudeville musical complètement barré. Une opérette loufoque où les rebondissements et les quiproquos vont s’enchainer pour le plus grand plaisir du public. Mais surtout, si le spectacle fonctionne, c'est avant tout grâce au numéros musicaux entraînants et forts réussis et avec leurs chorégraphies bourrées d'humour. Bref, un très bon choix, si on veut simplement passer un bon moment de comédie. Partager
- Un pas avant un Molière ?
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE ❤️❤️❤️❤️❤️ Un pas avant un Molière ? Théâtre de l'Oulle - 20h25 J’aime quand le théâtre arrive encore à me surprendre, et ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE est sûrement le spectacle le plus mémorable que le festival m’aura offert cette année. La pièce mêle théâtre, concert, émission de télé et cinéma, créant un spectacle hybride unique. Cette fusion des genres intrigue et surprend le public, offrant une expérience théâtrale hors du commun. Le public est d’abord transporté dans le dernier concert de la tournée de cette immense star du rock au succès fulgurant. Puis on bascule régulièrement de ces scènes de concert à un talk-show où l’artiste se livre sur les événements de cette soirée qu’elle semble avoir oubliés. Au fil de l’interview, la fameuse soirée du dernier concert se rejoue sous nos yeux, plongeant le spectateur dans une enquête musicale. Les souvenirs de la chanteuse sont flous, on est un peu perdu dans un premier temps, mais le puzzle s’assemble assez vite et l’ensemble est surtout fascinant. La mise en scène impressionne, alternant les genres sans aucune coupure et avec une utilisation de la vidéo exemplaire. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais je ne serais pas étonné que la pièce ait le même destin que DENALI , qui avait aussi créé la surprise l’année dernière… Mais surtout, le spectacle brille par la qualité des morceaux musicaux. La bande originale est magistrale, les mélodies restent en tête et le public est en feu lors de ces scènes de concert, ce qui donne encore plus d’impact à l’ensemble. Tout s’enchaîne avec une osmose déconcertante au fur et à mesure que la tension s’installe et l’attention du spectateur ne retombe jamais. Mathilde-Edith Mennetrier livre une prestation magistrale. On est bluffé par l’intensité de son jeu, mais surtout par sa voix et la fougue qu’elle déploie sur scène. Elle brûle les planches avec un tourbillon d’énergie qui n’est pas sans rappeler Izia. Je connaissais Thomas Gendronneau pour son talent de comédien, qui lui a d’ailleurs valu un Molière en 2023, mais je découvre qu’il est aussi un compositeur et un metteur en scène de génie. Et même si j’ai deviné la fin assez rapidement, sur la forme ARIANNE est un chef-d’œuvre. Une pièce hors norme et surtout un IMMENSE coup de cœur qui marquera à jamais mon expérience de spectateur. Partager
- Et cette fois ci, je m’incline pour récolter cette proposition
Découvrez notre critique détaillée du spectacle POURQUOI LES GENS QUI SÈMENT POURQUOI LES GENS QUI SÈMENT ❤️❤️❤️💛 Et cette fois ci, je m’incline pour récolter cette proposition Salle Tomasi - 12h40 Il y a deux ans, j'avais découvert cette troupe avec HEUREUX LES ORPHELINS À l’époque, je dois l’avouer, j’étais resté un peu en marge du spectacle, sans doute à cause de son mélange contemporain et mythologie, et sa relecture du mythe d’Électre. Mais j'avais été fasciné par le jeu des jeunes comédiens et l'énergie incroyable qu'ils dégageaient sur scène. Cette nouvelle création est résolument contemporaine : une militante écologiste confrontée à son compagnon, devenu préfet, sur fond de désobéissance civile. Et pourtant la mythologie, décidément chère à cette troupe, affleure en permanence. On pense à ANTIGONE, bien sûr, tant par la nature du conflit que par les questions qu’il soulève : jusqu’où obéir à la loi lorsque celle-ci heurte notre conscience ? On croise aussi en chemin un clin d’œil au texte de BÉRÉNICE, dans une scène poignante, et admirablement intégrée au récit. Mais la pièce ne se limite pas à une relecture du mythe. Elle y fait référence avec finesse, tout en s’en détachant pour construire un récit proprement ancré dans les enjeux d’aujourd’hui : climat, engagement, fracture démocratique, responsabilité citoyenne. Ce qui impressionne le plus, c’est sans doute la forme scénique. Le spectateur est placé au centre du spectacle, immergé dans un enchaînement de dispositifs : réunion publique, émission télévisée, conférence de presse, cours de théâtre, audience de tribunal… Une mise en scène inventive et percutante, qui brouille les frontières entre la scène et la salle, et transforme chaque spectateur en citoyen actif, invité à interroger ses propres convictions. Autre force majeure du spectacle : l’absence de manichéisme. Le personnage du préfet, loin d’être réduit à une figure autoritaire, est traité avec nuance. Le débat d’idées gagne ainsi en crédibilité, et en intensité. Leur relation amoureuse, complexe et touchante, ajoute une dimension tragique au conflit entre devoir et sentiment. Enfin, comment ne pas saluer les deux comédiens "multifonctions", qui incarnent à eux seuls toute une galerie de personnages secondaires ? Ils offrent des respirations humoristiques, sans jamais faire retomber la tension dramatique. Bref, même si je n’avais pas été conquis il y a deux ans, ce coup-là, la mission est clairement réussie. Partager
- Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager
- Critique de LIMBO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LIMBO . LIMBO ❤️❤️❤️❤️💛 Ce polar Hongkongais, datant de 2021, a bien failli ne pas sortir chez nous, mais le bouche à oreille et surtout le doublé Grand prix et Prix de la critique au festival du Polar de Reims 2023, lui ont permis d'avoir une sortie en salle. Et heureusement, car quelle expérience de cinéma !!! Soi Cheang nous livre un film d'ambiance qui perdrait énormément sur une TV. On a affaire à un thriller extrêmement sombre et violent, filmé dans un splendide noir et blanc. On navigue ici à la frontière entre SEVEN, J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE ou LE SILENCE DES AGNEAUX... Ici, tout transpire le glauque, le poisseux, le malaisant. On se retrouve plongé dans une enquête sordide dans Hongkong et ses bas fonds qui prennent des allures de décharge à ciel ouvert. L'ambiance suintante est renforcée par la présence constante de la pluie et un soucis du détail en ce qui concerne le son. On est aussi impressionné par les décors, qui sont constamment surchargés de détritus donnant l'impression d'être éveillé en plein cauchemar. On a presque l'impression de sentir l'odeur des ordures, les eaux sales nous imprégner... Et pourtant, cette course poursuite cauchemaresque sera visuellement somptueuse. Le réalisateur nous offre un des noirs et blancs les plus beaux que j'ai pu voir au cinéma. Il y a un soucis du détail impressionnant dans les cadres, les éclairages et les ombres. D'autant plus qu'il y a un travail assez dingue sur la profondeur de champs et on se rend souvent compte que tout semble curieusement net à l'écran. Il y a constamment un contraste saisissant entre la beauté des images et l'horreur qu'elles nous renvoient. Un polar radical, sans espoir, d'une noirceur édifiante. Une expérience sensorielle qui plonge le spectateur dans les limbes de l'âme humaine... Partager
- Critique YEARS AND YEARS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série YEARS AND YEARS YEARS AND YEARS ❤️❤️❤️❤️💛 Si certains se demandaient si HBO allait survivre à la fin de « Game of Thrones », je pense que la réponse est claire. En six mois de temps, ils te pondent le chef d’œuvre qu’est « Chernobyl », la TRES bonne « Euphoria », et cette nouvelle pépite qu’est « Years and years ». Car, oui, on a le droit à un nouveau coup de maître de cette chaine qui enchaine les bijoux télévisuels. Dans cette mini-série de six épisodes, on va y suivre l’histoire d’une famille anglaise sur une dizaine d’année. Comme souvent avec ce genre de série, on va retrouver le panel représentatif afin que chacun puisse s’identifier à certains personnages. Et quand, comme dans le cas présent, l’écriture des personnages et le jeu des acteurs est au niveau, ça fonctionne et les rends d’autant plus attachants. A chaque épisode, on assistera à un saut dans le temps, ponctué d’un flash d’infos relatant les faits d’actualités ayant eu lieu pendant cette ellipse temporelle. Et là où la série gagne une efficacité redoutable, c’est que tous ces faits font déjà la une de notre quotidien (montée du populisme, changement climatique, crise financière, immigration…), sauf qu’elle va déplacer un poil le curseur. Ce qui aura souvent des conséquences terribles sur la vie de nos héros. La série, se déroulant dans un futur très proche, est ainsi terriblement anxiogène et d’un réaliste effrayant, car le moindre évènement nous semble malheureusement probable. A l’image de ce premier épisode, maitrisé de bout en bout, et dont le final va nous mettre face à un évènement qui semble surréaliste, mais au final, je suis sûr que chacun d’entre nous y a déjà pensé. D’ailleurs, chaque fin d’épisode restera gravée dans la tête du spectateur. Mais même si la série fait clairement froid dans le dos, l’espoir et l’humour y ont souvent leurs places, notamment grâce aux relations entre les personnages qui sont parfois « sans filtres », nous offrant de délicieuses joutes verbales. La grande qualité et originalité de la série fera même qu’on lui pardonnera sa fin expéditive usant parfois de grosses ficelles, ce qui ne l’empêchera pas de nous offrir un très beau final. Bref, que vous aimiez ou pas, la série ne vous laissera pas indifférent. HBO nous livre ici un show unique et terriblement dérangeant, car chaque évènement qui nous est montré nous semble plausible à court ou moyen terme. Elle nous fait ainsi réfléchir sur le monde que nous construisons et on n’en ressort pas indemne… Partager














