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Masque théatre rire

Attentes Festival OFF 2026

Découvrez les spectacles qui m'attirent pour ce festival OFF.

Masque théatre triste

Après la liste de mes conseils pour le Festival OFF 2026, place maintenant à mes attentes.
 

Avec plus de 80 spectacles dans ma présélection, il est évident que je ne pourrai pas tout voir, d’autant plus que cette liste continuera sans doute de s’allonger au fil des découvertes de dernière minute. Je vais donc me concentrer sur ceux qui m’attirent le plus et dont vous retrouverez très probablement la critique sur mon site pendant le festival.
 

Je commence par ces spectacles qui ont déjà fait le buzz avant même le lancement du OFF… et qui affichent presque complet.
 

La Femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob
Jean-Philippe Daguerre, devenu l’un des metteurs en scène incontournables du moment, s’attaque ici à un fait divers aussi méconnu qu’improbable.
 

La zone indigo
Après Big Mother, Mélody Mourey revient avec un thriller d’anticipation dont la mise en scène s’annonce particulièrement ambitieuse.
 

Fin, fin et fin
J’avais manqué cette comédie déjantée l’an dernier : elle revient auréolée du Molière de la comédie, attisant encore davantage ma curiosité.

Dans un registre proche, le OFF marque aussi le retour du succès phénoménal Bigre, spectacle burlesque et jubilatoire, récompensé par le Molière de la comédie 2017.
 

J’attends également beaucoup de La petite graine de Xavier Martel, dont l’humour fait souvent mouche, et qui s’attaque ici à un sujet universel : l’arrivée d’un enfant.
 

Je suis par ailleurs un grand admirateur du travail du Grenier de Babouchka, pour leur énergie, leur esprit de troupe et leur sens musical. Ils reviennent cette année avec Le Cercle de craie caucasien, mis en scène par Charlotte Matzneff, qui promet un grand moment de théâtre. On retrouvera aussi cette dernière dans un tout autre registre avec L’affaire Petiot, un polar historique intrigant.
 

Toujours dans le théâtre historique, j’ai hâte de découvrir L’autre de Didier Caron, où un abbé cache un médecin juif en le faisant passer pour le nouveau curé de la paroisse.
 

Autre pièce historique : Les Justes d’Albert Camus, autour de l’attentat contre le grand-duc Serge en 1905. La troupe Les Fautes de frappe, qui m’avait marqué avec Naïs, s’attaque ici à l’adaptation d’un texte fort.
 

Il y a deux ans, Le Grand Jour avait été mon immense coup de cœur. Frédérique Voruz revient avec Chimère, et j’espère y retrouver ce même mélange de drame et de poésie teintée d’humour noir.
 

J’aime particulièrement les spectacles qui revisitent les classiques. Hamlet # La fin d’une enfance semble prometteur en transposant l’intrigue dans la chambre d’un jeune de 19 ans, avec des dispositifs scéniques contemporains.

Nous aurons aussi le droit au grand retour d’Andrea Bescond, après son fabuleux Les chatouilles, elle adapte ici Antigone, en y mêlant comédie, danse et musique.
 

Dans cette même veine, je suis avec attention le travail de Tigran Mekhitarian, qui sait moderniser les œuvres sans les trahir. Cette année, il propose L’Avare, mais aussi La Promesse de l’aube. Il met également en scène Les dimanches, une comédie romantique au pitch intrigant, qui raconte une histoire d’amour à travers les dimanches clés d’un couple.

Toujours côté comédie romantique originale, La confiture de coings qui raconte l'histoire d'amour d'un couple en partant de la fin, puis remontant progressivement les années jusqu'à leur rencontre. Une construction qui laisse espérer de beaux instants de poésie, comme dans Sucrer les fraises, qui aborde la maladie d’Alzheimer à travers le regard d’une enfant de 7 ans.
 

La poésie pourrait également être au rendez-vous dans Casanova de Geoffrey Lopez, mêlant théâtre, danse et musique, avec notamment Morgan L’Hostis, qui m’avait marqué dans Zourou, au-delà des mots.

Autre belle promesse d’émotion : Fake, avec l’histoire de deux meilleures amies au lycée dont la relation bascule lorsque l’une d’elles tombe amoureuse.
 

Dans les formes hybrides, j’ai aussi repéré Juste Irena, qui mêle théâtre et marionnettes pour raconter l’histoire de cette femme ayant sauvé 2 500 enfants du ghetto de Varsovie.

J’attends aussi énormément Olympe(s), de Justine Heynemannn qui nous avait offert le fulgurant Punk.e.s, et s’attaque ici à Olympe de Gouges, cette femme qui s’est battue en 1789 pour pouvoir faire jouer son texte à la comédie française. Une promesse d’un nouveau spectacle à la fois féministe et musical.

Fan de comédies musicales, je suis particulièrement curieux de découvrir Fabuleux !, qui promet de grands moments de magie et de chansons sur fond de Charles Dickens — avec, je l’espère, la capacité de réveiller l’enfant qui sommeille en moi.
 

Certains spectacles m’attirent aussi par la seule présence d’un artiste : c’est le cas de Dans l’ombre de Donn, avec Vanessa Caihol, qui m'enchante à chaque apparition.
 

Mais aussi ces spectacles où tout semble s'aligner, comme Ne t’arrête pas de courir, avec Johanna Boyé à l’adaptation, Tristan Petitgirard à la mise en scène et Chloé Froget au casting — trois bonnes raisons de courir découvrir ce spectacle.
 

Enfin, il y a ces spectacles engagés, souvent marquants :

La vague, adaptation du roman de 1981 (et du film de 2009), dont le propos sur les mécanismes du totalitarisme reste terriblement actuel.
La nuit se lève, porté par cinq femmes autour du thème sensible de l’inceste.
Dessiner encore, adaptation de la BD de Coco, survivante de l’attentat contre Charlie Hebdo.
Le voyage d’Alice en Suisse, sur le parcours d’une femme atteinte d’une maladie incurable qui décide de se rendre en Suisse pour un suicide assisté et tombe amoureuse du médecin qui l’accompagne dans ce processus.
La prochaine fois que tu mordras la poussière, tiré du roman de Panayotis Pascot, mettant en scène une relation père-fils bouleversante.
 

Et pour finir, 22 minutes, un seul en scène autour de la rencontre entre le pape Jean-Paul II et son agresseur — mais surtout l’espoir du grand retour de Benoît Solès, à qui l’on doit le remarquable La Machine de Turing.

Bref, encore une fois, de nombreux moments d'émotion en perspective.

Bon festival à tous !

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