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544 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Critique de LA SYNDICALISTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LA SYNDICALISTE . LA SYNDICALISTE ❤️❤️❤️💛 Le film démarre comme un polar politique avec cette lanceuse d’alerte qui se fait violement agresser à son domicile, alors qu’elle est sur le point de dévoiler un scandale d’état. Et cette première partie est d’ailleurs bien foutue, mais le film laisse finalement l’affaire totalement de côté pour changer de registre et devenir un thriller paranoïaque. Certains, vont surement lui reprocher ce choix artistique, mais c’est justement cette deuxième partie qui m’a passionné. On se retrouve face à un portrait de femme qui se bat, seule contre tous, pour sa dignité et que justice lui soit rendue. On est sidéré par l’avancement de l’enquête et la misogynie face à laquelle se retrouve le personnage d’Isabelle Huppert. Et quelle prestation !!! Si le film fonctionne, c’est clairement grâce à son jeu sans faille, qui arrive à passer sur une même scène de femme forte, à blessée ou désemparée, avec un naturel qui laisse admiratif. Elle arrive à interpréter son personnage avec beaucoup de profondeur, en le rendant aussi attachant qu’ambigu, et en arrivant continuellement à faire douter le spectateur. Partager

  • Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur.

    Découvrez notre critique détaillée du film ÉVANOUIS . ÉVANOUIS ❤️❤️❤️💛 Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur. Il y a trois ans, Zach Cregger surprenait tout le monde avec BARBARE, sorti directement sur Disney+. Si j’étais resté dubitatif face à son dernier acte, sa première partie m’avait marqué par sa maîtrise et sa façon de jouer avec les genres et les attentes du public. J’étais donc curieux de découvrir son nouveau film, dont les studios se sont disputé les droits. Une fois encore, Cregger réussit à surprendre en livrant un film horrifique qui échappe aux standards. L’intrigue débute dans une banlieue américaine : tous les enfants d’une même classe, sauf un, disparaissent mystérieusement de chez eux, à la même heure… Si le fantastique s’invite dès l’ouverture, le film démarre comme un drame. Plutôt que de plonger immédiatement dans l’horreur classique, le réalisateur s’intéresse aux conséquences de ce traumatisme sur les habitants. On retrouve ainsi une structure chorale, avec des chapitres dédiés à différents personnages, chacun apportant un point de vue unique et dévoilant peu à peu les mystères. Le parallèle avec les fusillades scolaires est évident, ce qui rend le titre original WEAPONS particulièrement pertinent au vu des thèmes abordés. La traduction française, ÉVANOUIS, perd un peu de cette portée symbolique. La première partie, à dominante dramatique, laisse toutefois planer l’ombre de l’horreur, ponctuée de quelques jumpscares bien dosés. Cregger prouve encore son talent pour installer une atmosphère et happer le spectateur par le mystère. Dans la seconde moitié, le film bascule davantage dans l’horreur, tout en déjouant une fois de plus les attentes avec un humour noir qui frôle parfois le burlesque. Ce choix audacieux divisera sans doute. Comme dans SINNERS sorti il y a quelques mois, les deux parties, radicalement différentes, explorent des émotions contrastées. Les spectateurs venus uniquement chercher des sensations fortes pourraient se sentir frustrés. En revanche, tout le monde s’accordera sur la qualité du casting. Les acteurs apportent une profondeur qui participe grandement à la réussite du film, avec une mention spéciale pour Julia Garner. Après OZARK, elle continue de s’imposer sur grand écran. Pour ma part, j’ai apprécié cette proposition qui ose sortir des sentiers battus. Et surtout, elle confirme que Zach Cregger est en train de s’affirmer comme un nouveau maître du genre. Partager

  • Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox

    Découvrez notre critique détaillée du film DEADPOOL & WOLVERINE . DEADPOOL & WOLVERINE ❤️❤️❤️ Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox Sans être fan de la licence, je dois tout de même avouer que j’ai plutôt passé un bon moment devant les deux premiers épisodes de la franchise. Mais quand j’ai appris que, pour le troisième opus, ils avaient décidé de faire revenir Wolverine, j’ai tout de suite été très inquiet. En effet, le personnage avait eu une porte de sortie exemplaire dans le fabuleux LOGAN, et j’y voyais surtout une façon pour Marvel de réactiver la machine à cash. Sauf que le film est bien plus malin que ça… Déjà, il respecte le film qui avait vu la fin de ce héros emblématique, avec une scène d’ouverture assez jubilatoire. Et je dois bien avouer que ce duo réunissant deux des héros les plus énervés de l’univers Marvel fonctionne à merveille. Les punchlines s’enchaînent et le film est souvent très drôle, même si parfois Deadpool est un peu lourd avec son humour très axé en dessous de la ceinture. De même, le film offre quelques scènes d’action à la violence jouissive, d’autant plus que le côté « numérique » du sang apporte un côté cartoon des plus efficaces. Le film brille aussi par son côté méta, et il vaut mieux être bien calé sur le sujet pour bien l’apprécier. Tout y passe : les films précédents, les séries, les comics, le côté puritain de Disney, la vie des acteurs… Et je dois bien avouer que j’ai parfois été largué par les multiples références. C’est souvent un régal de voir notre héros briser le quatrième mur pour nous rappeler les déboires du studio, suite à l’ère Thanos, et de la façon dont il s’est enlisé dans son multivers. Mais surtout, le film offre un bel hommage à la Fox et à ses anciens films, offrant même quelques moments très inspirés. Alors forcément, on a notre lot de caméos, mais ils sont bien plus utiles que dans cette purge de SPIDER-MAN – NO WAY HOME, et même s’ils ont une place assez limitée à l’écran, leurs présences racontent réellement quelque chose, et le film y gagne même une seconde lecture aussi intelligente que surprenante. Par contre, comme pour l’humour de Deadpool qui est parfois lassant, j’ai un peu eu l’impression que chaque caméo était ponctué d’un ralenti ou de ne pas le filmer de face histoire de faire languir le spectateur… Et le procédé devient vite fatiguant. Visuellement, ça alterne le bon et le moins bon, même si c’est plutôt dans la tranche haute de ce que nous propose le studio ces dernières années. Et même si les décors sont souvent désespérément vides, ça offre quelques beaux moments, à l’image du pouvoir de l’antagoniste qui est aussi impressionnant visuellement que son personnage est oubliable. Parce qu’encore une fois, ce n’est pas la méchante de l’histoire que l’on retiendra… Donc, même si j’ai l’impression de ne pas avoir eu toutes les références nécessaires et que le numéro de clown irrévérencieux finit par être épuisant, le film reste extrêmement fun et remplit son office de divertissement estival. Partager

  • Critique de MORSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MORSE . MORSE ❤️❤️❤️❤️ Oskar est un enfant marginal et martyrisé par ses camarades de classes. Il va rencontrer Eli, une adolescente mystérieuse avec laquelle il va se lier d’amitié. Le film revisite un des genres les plus populaire du cinéma d’horreur : le film de vampire (ce n’est pas un spoil, car très vite amené dans le récit). Mais il le ramène à hauteur d’enfant lui donnant une toute autre dimension et surtout une sensibilité inouïe. Le film est aux antipodes de ce à quoi nous habitue le cinéma fantastique. Clairement, si vous vous attendez à un BLADE ou un TWILIGHT, ou même à un film d’horreur, passez votre chemin, vous allez détester. La mise en scène est ici lente, froide et anti-spectaculaire. Les rares scènes violentes sont brutes, sans artifice et filmées avec un certain détachement. C’est une histoire sombre, mais il y a une grande sobriété qui amène une poésie et une tendresse infinie au récit. Le genre ici, n’est finalement qu’un prétexte pour aborder des thèmes beaucoup plus profonds, comme la solitude, le regard des autres, le harcèlement, mais c’est surtout une sublime histoire d’amour. Et si le récit est aussi puissant, c’est clairement grâce à l’alchimie naturelle qui se dégage de ses deux gamins qui apprennent à se découvrir. Un film d’une grande originalité, à la fois poétique et terrifiant, malaisant et bouleversant… Partager

  • Critique de YOUR NAME – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film YOUR NAME . YOUR NAME ❤️❤️❤️❤️💛 Parce que le cinéma, c’est aussi l’animation. Et alors que les standards d’aujourd’hui sont devenus les œuvres en image de synthèse, je vais plutôt m’attarder sur un film d’animation traditionnel. Et dans ce domaine, les japonais ont toujours été les rois. J’aurais pu choisir la facilité et vous parler de n’importe quel film de Miyazaki, qui reste le maître incontesté, mais même si il a pris sa retraite, je vais vous montrer que la relève est bien là. Je ne vais pas m’étendre sur l’histoire, qui est une des grandes forces de YOUR NAME, pour vous laisser la surprise. Sachez juste que c’est une histoire d’amour dont le romantisme n’a d’égal que l’originalité. Le scénario va prendre son temps pour poser ses bases et va même sembler assez classique dans sa première partie, mais quand il prendra son envol ça sera pour aller loin… très loin… Il s’avèrera même assez profond et complexe à suivre, mais quelle originalité, quelle fraicheur !!! Ça joue continuellement avec les ruptures de ton : le rire, la tension, les larmes… Très loin des standards occidentaux, ce qui rendra l’histoire encore plus magique. Et formellement, rien à dire. L’animation, comme les décors, sont un enchantement pour les yeux, le tout souligné par une BO somptueuse. Le souci du détail et une mise en scène très cinématographique enfonce le clou et font parfois oublier qu’on est devant un simple manga. La découverte de cet animé avait été un véritable enchantement pour moi, d’autant plus que je ne l’avais pas vu venir. Partager

  • Critique de GREEN BOOK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film GREEN BOOK . GREEN BOOK ❤️❤️❤️❤️ Après une année 2018 en demi-teinte, 2019 n'aura pas attendu longtemps pour nous proposer un premier TRES grand film Green Book : un road movie aussi drôle que touchant sur fond de racisme dans une de ses formes la plus gerbante : la ségrégation... Ce film est une ode à la tolérance superbement interprété par le duo d'acteur (mention spéciale à Viggo Mortensen qui est juste fabuleux) C'est superbement écrit, les dialogues sont savoureux, profondément humain Mais là où le film m'a prit par surprise, c'est par son humour fin qui fait souvent mouche Putain, mais qu'est ce que j'ai rit!!! Partager

  • Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci !

    Découvrez notre critique détaillée du film LIFE OF CHUCK . LIFE OF CHUCK ❤️❤️❤️❤️💛 Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci ! Comme beaucoup, j’ai découvert Mike Flanagan avec sa mini-série THE HAUNTING OF HILL HOUSE : un chef-d’œuvre mêlant film de fantômes et drame familial bouleversant. Il semblait donc logique qu’il se tourne un jour vers Stephen King, maître incontesté du mélange entre fantastique et émotion brute. Après les inégaux JESSIE et DOCTOR SLEEP, Flanagan frôle cette fois la perfection avec LIFE OF CHUCK. Le film s’ouvre dans un futur proche : internet a disparu, un effondrement écologique est en cours, et partout fleurit une étrange campagne publicitaire affichant : « 39 grandes années ! Merci Chuck ! » Impossible d’en dire plus car LIFE OF CHUCK est une expérience rare qu’il faut découvrir par soi-même. Ce film est un véritable puzzle narratif inversé. Le récit est construit à rebours et se déploie en trois chapitres. Le premier, étourdissant, commence… par la fin. Flanagan réussit à y déployer une vague émotionnelle d’une intensité folle en un temps record. Tout comme le reste du film, ça vient chercher des choses au plus profond de nous, tant le sujet est universel. On se surprend à se questionner sur le sens de notre vie, nos regrets et nos priorités avec une mélancolie qui traverse l’écran. Ne serait-ce que cette réflexion sur le calendrier cosmique qui laisse sans voix. Chaque acte enrichit le précédent. Le puzzle prend forme, et lorsqu’arrive le générique final, on n’a qu’une envie : recommencer le voyage. Ce film ne se regarde pas, il se ressent, il s’installe en nous. Flanagan joue avec les genres avec une aisance déconcertante. D’un drame intime à une séquence de danse digne de LA LA LAND , en passant par des touches de fantastique à la Stephen King. Tout est fluide, cohérent, et on se laisse emporter. Le film prend aussi des airs de film choral, tant les visages et les ambiances évoluent d’un acte à l’autre. On retrouve les habitués du réalisateur (Kate Siegel, Annalise Basso, Samantha Sloyan…) auxquels s’ajoutent des nouveaux visages, Tom Hiddleston en tête, qui livre peut-être ici le plus beau rôle de sa carrière. Et comment ne pas citer un Mark Hamill méconnaissable et bouleversant dans le rôle du grand-père protecteur et alcoolique. Même si son thème central peut sembler sombre, LIFE OF CHUCK n’est jamais pesant. Il est imprégné d’une légèreté lumineuse (certains parleront surement de naïveté) qui lui permet de développer une force introspective sur le spectateur. Flanagan touche le merveilleux du doigt, livrant une œuvre profondément humaine, presque métaphysique, et pourtant accessible. C’est une véritable ode à la vie, un film qui reste en nous, va murir avec le temps et pourrait bien devenir culte au fil des années. Partager

  • Critique de OLD BOY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film OLD BOY . OLD BOY ❤️❤️❤️❤️❤️ Ceux qui me connaisse savent à quel point j’accorde de l’importance à la mise en scène, que j’aime particulièrement les films coup de poing, et que j’ai une grande affection pour le cinéma Coréen. Ça tombe bien, le film d’aujourd’hui regroupe ces trois aspects. Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour et séquestré pendant 15 ans. Durant ce temps, il n’a pour seul lien avec l’extérieur qu’une TV sur laquelle il apprend le meurtre de sa femme. Il finit par être relâché et est contacté par celui qui l’avait enlevé. C’est un film de Park Chan-Wook. J’avais hésité à vous parler de JSA, son premier succès qui est moins populaire, mais j’ai fini par choisir celui-là car c’est tout simplement un de mes films préférés. Ce film est une leçon de mise en scène. Comme à chaque fois, Park Chan-Wook ne laisse rien au hasard. Chaque plan est millimétré, que ce soit le cadre, la lumière, les couleurs ou les mouvements de caméra, tout est là pour flatter la rétine. Le tout est mis en valeur par une BO remarquable qui reste en tête. On retiendra surtout ce plan séquence devenu mythique lors d’une baston dans un couloir. On a affaire ici à un thriller sombre et violent, qui comme souvent dans le cinéma Coréen mélange les genres, avec un humour noir, un côté burlesque, mais aussi une certaine poésie. Certaines scènes sont assez dures, mais la violence n’est pas gratuite et apporte réellement quelque chose au propos du film. Il y a un côté philosophique sur le bien et le mal, mais aussi sur la vengeance et ses conséquences. Il y a de nombreuses ruptures de ton, comme les passages avec le personnage de Mido, qui offrent des moments oniriques au milieu de cette débauche de violence. Le scénario est vraiment malin dans sa construction et propose un suspense qui tient en haleine tout du long. Il y a une tension continue, un rythme frénétique et ça enchaine les rebondissements, en faisant continuellement douter le spectateur. Ça va au bout des choses avec même un côté malaisant dans son twist final incroyable. Ici, il n’y a aucun manichéisme, avec cet anti-héros auquel on a du mal à s’identifier ou cet antagoniste dont on peut comprendre les agissements. Un grand chef d’œuvre, qui impressionne par sa forme, autant qu’il dérange et questionne par son fond… Partager

  • Une success story feel-good portée par un duo irrésistible

    Découvrez notre critique détaillée du film LE RÊVE AMÉRICAIN . LE RÊVE AMÉRICAIN ❤️❤️❤️💛 Une success story feel-good portée par un duo irrésistible Jérémy et Bouna sont deux jeunes Français passionnés de basket qui nourrissent un rêve fou : devenir de grands agents au sein de la NBA, sans contacts et sans même parler anglais. Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. Le Rêve américain est une success story inspirée d’une histoire vraie. Mais s’il parle de basket, le film ne s’adresse pas uniquement aux amateurs de sport. Comme Marty Supreme , sorti le même jour, il utilise le sport comme toile de fond pour explorer l’ambition dévorante de ses héros. Mais là où le premier adopte une approche plus âpre, Le Rêve américain privilégie l’élan, l’optimisme et la chaleur humaine. La construction reste classique, avec parfois une impression de déjà-vu. Pourtant, le film se distingue grâce à son duo central. Anthony Marciano détourne les codes du buddy movie : ici, pas d’opposition caricaturale destinée à provoquer des étincelles, mais une amitié sincère, déjà solide. Cette proximité immédiate crée une forte empathie et un véritable attachement aux personnages. Le tandem formé par Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi constitue le véritable moteur du récit. Leur complicité crève l’écran. Mais surtout, les deux acteurs surprennent par leur jeu. Là où ils peuvent parfois m’agacer par leurs excès et une certaine tendance à s’enfermer dans un registre, ils révèlent ici une sincérité et une retenue inattendues. S’ils confirment leur talent comique, ils démontrent surtout une réelle capacité à émouvoir. À l’image de son précédent film Play , Anthony Marciano insuffle beaucoup d’humour et de tendresse à son récit et en fait une véritable bulle feel-good. On rit souvent, sans jamais tomber dans le potache, et les moments d’émotion sonnent juste. Le film dégage constamment une énergie positive, portée par un rythme soutenu et une musique galvanisante. Sans sombrer dans la caricature, il offre une belle leçon de vie à travers cette succession d’échecs dont les héros tirent, à chaque fois, de quoi avancer un peu plus vers leur objectif. Certes, Le Rêve américain ne réinvente pas la roue, mais c’est assurément l’une des jolies surprises de ce début d’année. Un film populaire, généreux et très fun, qui devrait séduire un large public… et surtout un film qui fait bien fou… Partager

  • Une histoire d’amour… sous emprise...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle NOS HISTOIRES NOS HISTOIRES ❤️❤️❤️💛 Une histoire d’amour… sous emprise... Théâtre des Lucioles - 21h00 La pièce commence comme une comédie romantique, où Vicky fait la rencontre de Maxime. La première partie est même très drôle, aidée par ses deux personnages immédiatement attachants, notamment cette québécoise irrésistible avec ses expressions savoureuses. Mais petit à petit, le ton changera en virant vers le drame, car le coeur de la pièce est un sujet, universel, mais souvent tabou : les relations toxiques. Nos deux héros, ayant un point commun : ils vivent sous l'emprise d'un autre (elle, son conjoint et lui, sa mère) En devenant témoins de l'histoire de l'autre, leur relation les mettra ainsi face à un miroir... Les deux comédiens interpréteront leurs personnages, ainsi que le bourreau de l'autre... La texte aborde ce fléau de façon assez subtile, car ici la violence est psychologique, et certains moments sentent le vécu. Et même si j'ai ressenti un petit ventre mou sur le deuxième acte, le final est saisissant et terriblement efficace. Nos histoires, car nous sommes tous, de près ou de loin, concernés... Partager

  • Critique de LES CHOSES HUMAINES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES CHOSES HUMAINES . LES CHOSES HUMAINES ❤️❤️❤️❤️ Alexandre est étudiant dans une grande université américaine. Lors d’un week-end à Paris, il rencontre Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère, qui l’accompagne à une soirée d’anciens étudiants. Le lendemain, la police débarque chez lui : Mila a déposé une plainte pour viol… Le film sera divisé en trois parties Lui, elle et le procès. Les deux premières vont prendre le temps de nous présenter les deux personnages avec un certain recul, mais en les traitants toujours sur un pied d’égalité. Même si dans un premier temps, on prend instinctivement parti pour Mila, au fur et à mesure des doutes nous assaillent et on est assez perturbé quand arrive le procès qui sera le plus grand segment de ce film et certainement la plus aboutie. Et c’est là que la mise en scène d’Yvan Attal prend toute son importance. Chaque intervenant sera filmé en plan séquence, se focalisant sur ce qu’il a à dire, sans nous monter les réactions des autres personnes. Ce qui donne au spectateur une immersion totale en le mettant à la place du juré pour se forger sa propre opinion sur ce terrible drame. Le procès est clairement un des plus passionnants que j’ai vu ces dernières années et on est suspendu à chaque mot. Au fur et à mesure, nos convictions s’envolent en éclats et on vient se demander qu’elle est la vérité, comment on aurait réagi à la place de la victime, bien sûr, mais aussi de l’accusé et de leur entourage. Il sera bien difficile pour le spectateur de se faire son propre jugement. La grande force du film, et certainement ce qui divisera une partie du public, est qu’il n’est jamais manichéen. Clairement dans l’air post #metoo, le film abordera les sujets du viol, du consentement et de cette fameuse zone grise, mais le fait avec intelligence. Alors certes, c’est perturbant, le spectateur ressent un malaise et il aurait préféré que les choses soit plus simple, mais au final c’est diablement efficace. Et à une époque où les gens ont tendance à tout de suite faire un lynchage public sur les réseaux sociaux l’impact du film est encore plus fort. Au niveau du casting, comme on pouvait s’y attendre avec les têtes d’affiches présentes, il y a du level. Mais c’est clairement les deux jeunes acteurs qui sortent du lot et surtout la jeune Suzanne Jouannet qui livre une prestation bouleversante. Et le fait d’avoir choisi une actrice jusqu’à maintenant inconnue et non identifiée pour ce rôle renforce l’impact qu’elle a sur nous en tant que « juré » de ce procès. Bref une très bonne surprise. Un film intelligent et nuancé dans ses propos, certes malaisant mais qui interrogera le spectateur et ne laissera pas indifférent. Partager

  • Critique de ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND ❤️❤️❤️❤️❤️ Voici donc le dernier jour de ce calendrier de l’avant, et pour marquer le coup, j’ai décidé de vous parler de ce que je considère comme étant le meilleur film que j’ai vu à ce jour. Ça va être un peu frustrant, car je pourrais en parler des heures en décortiquant chaque scène, chaque dialogue, mais je vais essayer de préserver au maximum la surprise que propose ce bijou cinématographique. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas le film, je vous déconseille d’aller lire le synopsis ou de regarder la bande annonce. Pour faire au plus court, c’est la folle histoire d’amour entre Joel et Clementine. Lui est timide et introverti, elle est extravagante et fantaisiste. Je n’en dirais pas plus sur le scénario, mais sachez simplement que c’est un film qui ne ressemble à aucun autre. C’est à la fois une histoire d’amour, un film de science-fiction, une course contre la montre au suspense extrêmement maitrisé et un drame d’une profondeur inouïe. Mais c’est surtout un concentré de poésie comme seuls Michel Gondry et Charlie Kaufman savent le faire. Sa plus grande force est certainement son scénario à tiroir. La temporalité non linéaire fait que, comme le héros, on est parfois un peu perdu, en cherchant à recoller les morceaux, parfois dans des détails, comme la couleur de la chevelure de Clementine… Cela demande pas mal d’attention au spectateur et surtout le film gagne énormément à être revu pour en savourer le moindre détail. C’est une fable philosophique sur l’amour, le subconscient, le deuil, les rêves, la dépression… Des séquences plus folles les unes que les autres vont s’enchaîner, mélangeant onirisme, émotion et tension. L’écriture est d’une grande finesse jusque dans ses seconds rôles dont l’histoire renforcera le propos. Kate Winslet est comme toujours d’une justesse déconcertante, mais surtout Jim Carrey livre une prestation exceptionnelle, à l’opposé du rôle de comique excentrique auquel il nous a habitué. Il est ici tout en retenu et extrêmement attachant. Mais là où le film me bluffe le plus à chaque visionnage, c’est par sa mise en scène où aucun détail n’est laissé au hasard. A elle seule, elle mériterait une analyse, tellement ça regorge de détails qui font que le film fonctionne aussi bien. Ça joue avec les hors champs, les lumières, les flous, les plans séquences et propose des transitions dingues qui vont vous faire des nœuds dans le cerveau. Mais rien n’est gratuit, c’est bourré de symboles et tout a un impact sur l’histoire et les émotions des personnages. Même les effets spéciaux forcent le respect, avec une limitation des effets numériques, en privilégiant les effets physiques d’une grande ingéniosité. Bref, pour moi c’est un IMMENSE chef d’œuvre, jusqu’à son final fabuleux et tellement fort en émotion. Un ovni cinématographique mais d’une justesse qui n’a d’égal que sa profondeur. Un film parfait de bout en bout, et qui prend encore plus d’ampleur à chaque visionnage. Partager

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