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  • Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet.

    Découvrez notre critique détaillée du film SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY . Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY ❤️❤️❤️❤️ Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. Même si je trouve que Tom Holland incarne aujourd’hui parfaitement le héros le plus populaire de Marvel, je dois bien avouer ne jamais avoir été réellement emporté par les précédents films . Les deux premiers se contentaient d’être tout juste divertissants, tandis que No Way Home m’était apparu comme une véritable purge, noyée sous un fan service aussi lourd que facile. Reste que ce dernier se concluait sur une idée brillante : faire disparaître Peter Parker de la mémoire du monde entier, offrant au personnage une page blanche aussi audacieuse que prometteuse. Brand New Day surprend alors en prenant un virage radical, pour finalement nous proposer un film étonnamment intime … mais aussi beaucoup plus sombre qu’à l’accoutumée. Car oui, les films Spider-Man ne sont jamais aussi bons que lorsqu’ils se recentrent sur Peter Parker : ses doutes, ses failles, sa culpabilité et surtout sa solitude. Et c’est précisément là que le film trouve sa plus grande force. Le long-métrage se libère également du multivers dans lequel Marvel semblait s’être enlisé, pour proposer un épisode beaucoup plus indépendant, et surtout particulièrement maîtrisé. La dramaturgie étonne par sa justesse, et l’impact émotionnel frappe par une puissance que l’on n’attendait plus forcément du MCU . Au cœur de ce récit, la relation entre Peter Parker et MJ s’impose comme l’un des piliers émotionnels du film . La où on aurait pu craindre qu’elle tombe dans la facilité, elle au contraire éblouissante de sincérité. Le lien qui unit Zendaya et Tom Holland transperce littéralement l’écran, et apporte une humanité bouleversante à l’ensemble. Le film surprend d’ailleurs régulièrement par ses nombreux twists, qui viennent relancer le récit à plusieurs reprises. Là où l’on pense parfois deviner sa trajectoire, il bifurque, déjoue les attentes et maintient une tension constante, jusqu’à un dernier acte qui ose prendre une direction inattendue . On dit souvent qu’un bon film de super-héros repose avant tout sur un bon antagoniste. Sans en révéler l’identité, celui-ci s’impose ici comme l’un des plus travaillés de l’univers Marvel, au point de presque voler la vedette . Certainement la plus grande réussite du film. Mais que les amateurs de spectacle se rassurent : malgré cette approche plus introspective, le film n’oublie jamais d’être un grand divertissement . Les scènes d’action sont jouissives, et Destin Daniel Cretton propose régulièrement des idées de mise en scène inventives, notamment dans l’utilisation des pouvoirs de son antagoniste. Le choix de ne pas céder entièrement au tout numérique, en privilégiant des effets pratiques, rend l’ensemble étonnamment palpable. À cela s’ajoute une excellente gestion de l’espace, qui rend chaque affrontement lisible et impactant . Et quel plaisir de retrouver Spider-Man au cœur de New York, renouant avec ces moments de voltige grisants entre les immeubles , tout en replaçant les habitants de la mégapole au centre du chaos. La ville redevient un véritable terrain de jeu… et d’enjeu. L’humour, souvent problématique dans les dernières productions Marvel, est ici bien mieux dosé. Certes, Spider-Man oblige, les blagues sont présentes, notamment en plein cœur de l’action, mais elles ne viennent jamais désamorcer une scène dramatique ou casser une émotion. Un équilibre parfaitement maitrisé qui devient même une grande force du film . Malgré toutes ses qualités, le film n’est pas exempt de défauts. On pourra lui reprocher un certain côté bavard, qui, paradoxalement, limite le nombre de grandes scènes d’action. Car si celles-ci sont spectaculaires, on aurait justement aimé qu’elles soient plus nombreuses. Reste que Brand New Day s’impose comme l’une des plus belles réussites récentes du MCU . Probablement son meilleur film depuis Avengers: Endgame , avec Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 . Un film qui fait évoluer ses personnages, redonne du souffle à la franchise… et donne surtout envie de découvrir la suite. Partager

  • Critiques passionné - Cinéma, théâtre, séries

    Vous souhaitez faire un tour au Festival d’Avignon OFF mais il y a beaucoup trop de pièces de théâtre pour faire un choix ? Critiques d'un passionné est le bon endroit pour avoir un coup de main ! Ce site a été créé dans le but de partager avec vous des critiques rédigées par un amoureux du Festival, et un cinéphile certifié. N’hésitez pas à faire un tour dans sur les différentes pages, il y en a une par catégorie (Séries, Films, Théâtre). Du cinéma aux scènes de théâtre, une même passion. Des critiques passionnées pour explorer le 7e art et le spectacle vivant autrement, entre émotions, découvertes et regards de spectateur. Spider-man Brand new day Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. L'Odyssée Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage… Bilan OFF 2026 Le OFF 2026 baisse le rideau… C'est le moment du traditionnel bilan De la comédie française Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années. Prix des médias digitaux Découvrez les prix distribués par les médias digitaux Podcast spécial OFF Avec Lilian Lloyd, on vous fait nos recommandations pour ce OFF 2026 Nos derniers articles Cinéma Théâtre Séries

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  • Critique de LES HUIT MONTAGNES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES HUIT MONTAGNES . LES HUIT MONTAGNES ❤️❤️❤️💛 Certains films vous marquent plus que d’autres, pas parce qu’ils sont meilleurs, mais simplement parce qu’ils vous parlent. Et ça a été le cas pour moi avec LES HUIT MONTAGNES, comme rarement un film réussit à le faire. C’est avant tout une grande histoire d’amitié entre deux hommes sur une trentaine d’années. Mais c’est aussi une ode à la montagne, la randonnée, ainsi qu’une réflexion sur la recherche du sens de la vie et les liens père-fils. Même si le film divisera par son rythme lent et contemplatif, il y a bien un aspect qui mettra tout le monde d’accord : la beauté des images. Rarement la montagne n’a été aussi bien filmée, au point d’en devenir un personnage à part entière. Les paysages sont à tomber et retranscrivent parfaitement la sensation ressentie lors des treks. J'ai tout de même un doute sur le fait d’avoir choisi le format 4/3 qui pour moi est un contre sens et limite le côté grandiose des panoramas. L’alchimie entre les deux héros que tout oppose est parfaite. Chacun se construisant par rapport à l’autre et créant ainsi ce lien indéfectible qui dirigera leurs vies. C’est d’une justesse et d’une authenticité impressionnante. Le fait d’enchainer les ellipses en concentrant le récit sur le lieu qui les réunit chaque été, renforce le côté introspectif de l’histoire et lui donne des airs de quête initiatique. Alors, oui, le film est peut-être un peu trop long, mais si comme moi vous êtes happé par l’histoire et les paysages, alors ce récit, à la fois intimiste et visuellement impressionnant, restera gravé en vous comme certains rêves… Partager

  • Critique de DANS SES YEUX – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film DANS SES YEUX . DANS SES YEUX ❤️❤️❤️❤️ 1974, Buenos Aires. Benjamin est obsédé par une enquête dont il était en charge 25 ans plus tôt et décide d’écrire un roman sur cette histoire. DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus. Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur. Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême. La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante. De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée. Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes. D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre… Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle. Partager

  • Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure.

    Découvrez notre critique détaillée du film FRANKENSTEIN . Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. FRANKENSTEIN ❤️❤️❤️❤️ Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. Deux ans après avoir adapté avec brio PINOCCHIO , Guillermo Del Toro s’attaque à un monument de la littérature avec FRANKENSTEIN. Un choix qui apparait comme une évidence, tant cette œuvre fantastique colle parfaitement à l’univers du réalisateur. Elle devient un formidable terrain de jeu, avec ce mélange de conte, d’horreur, de romantisme et de poésie qu’affectionne Del Toro. Rarement l’horreur n’aura été aussi belle à l’écran. Visuellement, le film est un régal. Les décors gothiques et les costumes somptueux plongent immédiatement dans l’ambiance du XIXᵉ siècle, tandis que le travail sur les couleurs, associant chaque personnage à une teinte particulière, transforme chaque plan en tableau. Les clair-obscurs rappellent l’œuvre de Caravage, et la musique d’Alexandre Desplat sublime la dualité entre horreur et beauté. Seul bémol : certains effets numériques, notamment sur les animaux, manquent de réalisme. Encore une fois, il y a une énorme frustration de ne pas pouvoir découvrir une telle œuvre dans une salle de cinéma. Mais FRANKENSTEIN ne se limite pas à sa beauté visuelle. Del Toro explore en profondeur les thèmes du roman : solitude, rejet, quête de savoir et responsabilité morale. Il multiplie les détails et les symboles, notamment sur la religion. Mais surtout, il nous livre une fable philosophique profonde où Dr Frankenstein et sa créature deviennent les deux faces d’une même pièce, chacun enfermé dans son isolement et confronté à sa monstruosité. Le réalisateur a toujours montré son amour pour les monstres et en fait le point d’orgue de son film rendant Victor Frankenstein bien plus monstrueux que sa créature. Et même s’il prend quelques libertés avec le roman, il réussit à offrir une véritable humanité à la créature. Le film doit aussi beaucoup à son casting. Oscar Isaac est habité par ce scientifique obsédé par ses ambitions, rongé par l’orgueil et les remords. Mais c’est Jacob Elordi, découvert dans EUPHORIA , qui impressionne le plus. L’acteur trouve ici son plus beau rôle, avec un jeu reposant énormément sur le corps et le regard rendant la créature à la fois fragile et terrifiante. Bien plus qu’un film d’horreur, le FRANKENSTEIN de Del Toro est une tragédie romantique sur la condition humaine et un des très grands films de l’année. Il signe non seulement une réinvention du mythe, mais une déclaration d’amour aux monstres et à l’humanité. Partager

  • Une fable colorée, entre futur dystopique et espoir retrouvé.

    Découvrez notre critique détaillée du film ARCO . Une fable colorée, entre futur dystopique et espoir retrouvé. ARCO ❤️❤️❤️💛 Une fable colorée, entre futur dystopique et espoir retrouvé. En 2075, Iris est une petite fille de dix ans qui fait la rencontre d’Arco, un mystérieux enfant venu d’un futur lointain. Ensemble, ils vont tenter de trouver un moyen de le renvoyer chez lui. Dès les premières images, on est frappé par la beauté visuelle du film. L’animation 2D, riche et détaillée, évoque l’univers de Miyazaki tout en affirmant un style propre, poétique et très coloré. Les décors impressionnent par leur précision, et le film regorge d’idées visuelles qui servent un récit à la fois lyrique et mélancolique. Le tout est sublimé par la magnifique musique d’Arnaud Toulon. Le film séduit aussi par son écriture pleine d’excentricité, notamment grâce à trois personnages secondaires burlesques qui apportent une touche d’humour bienvenue. Même si cette fable s’adresse avant tout aux plus jeunes, notamment par son humour, elle saura également toucher les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant. Derrière cette apparente légèreté, ARCO aborde des thèmes profonds comme la solitude et la relation parents-enfants. Il interroge aussi avec finesse notre rapport au progrès technologique, à la nature et à la déshumanisation de notre quotidien. Mais surtout, le film est empreint de poésie et d’espoir. Certes, le futur de 2075 est dystopique : la nature, devenue hostile, contraint les humains à vivre dans des bulles artificielles. Pourtant, dans le futur lointain d’où vient Arco, l’humanité semble avoir retrouvé une harmonie avec cette nature qui, autrefois, avait ravagé la Terre. Le scénario est parfois prévisible, et l’on peut lui reprocher de privilégier le dynamisme et l’action, là où l’on aurait aimé que certains thèmes soient davantage approfondis. Mais l’ensemble fonctionne, et le film parvient même à émouvoir le spectateur grâce à un dernier acte particulièrement maîtrisé. Pour son premier long métrage, Ugo Bienvenu ne sombre pas dans la facilité et signe une fable de science-fiction à la fois philosophique et poétique, qui mérite amplement son Cristal du long métrage reçu au Festival d’Annecy. Partager

  • Une pièce vacille et tout s’effondre

    Découvrez notre critique détaillée du film WOMAN AND CHILD . Une pièce vacille et tout s’effondre WOMAN AND CHILD ❤️❤️❤️💛 Une pièce vacille et tout s’effondre Depuis son grandiose premier film La Loi de Téhéran , Saeed Roustaee est un réalisateur dont le travail me fascine. Il dissèque une nouvelle fois la société iranienne et offre un film profondément féministe, avec ces femmes en quête de liberté dans une société où le mari est considéré comme le socle de la famille. Comme dernièrement avec le fabuleux Left-Handed Girl , les personnages centraux sont les femmes d’une même famille sur plusieurs générations. Il brosse ainsi le portrait de ces femmes prises dans un patriarcat qui les réduit à une place de mère ou d’épouse : des femmes confrontées aux contraintes sociales, à la pression familiale et aux limites juridiques imposées par le pays. On pense énormément au cinéma de Asghar Farhadi et à son Une séparation , en cristallisant les problèmes sociaux au sein d’une famille et en reposant son intrigue sur une zone grise morale. Les personnages prennent des décisions parfois discutables mais compréhensibles, faisant que le spectateur bascule continuellement entre empathie et jugement à leur égard. Il y a un côté naturaliste dans la mise en scène de Roustaee, doublé d’un véritable sens du cadre, où la caméra prend parfois de la hauteur pour offrir des plans saisissants. Il joue régulièrement avec les cadres dans le cadre ou les lumières pour enfermer les personnages. Il construit son film comme un thriller social et réussit à installer une tension dramatique intense avec un événement initial déclenchant une cascade de répercussions. Et même si l’on est bien face à un mélo qui vient chercher les larmes, dont le cumul des péripéties peut parfois épuiser, on ne tombe pas pour autant dans le sensationnalisme. Si le film est aussi efficace, c’est avant tout grâce au jeu très réaliste des acteurs, jusque dans ces moments de silence et ces échanges de regards intenses. Mais je retiendrai surtout Parinaz Izadyar, qui porte le film avec une performance habitée et viscérale. Elle incarne la souffrance et la rage qui l’animent, avec un jeu explosif sans jamais être théâtral. Woman and Child est un film saisissant qui résonne d’autant plus au regard des événements actuels. Et même si son trop-plein d’émotions peut agacer, Roustaee livre une œuvre à la fois profondément politique et humaine. Partager

  • Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager

  • Fascinant, dérangeant, et profondément perturbant.

    Découvrez notre critique détaillée du film LES CHAMBRES ROUGES . Fascinant, dérangeant, et profondément perturbant. LES CHAMBRES ROUGES ❤️❤️❤️💛 Fascinant, dérangeant, et profondément perturbant. Pour commencer, n’allez surtout pas lire le synopsis qui dévoile la finalité du film !!! Et la bande annonce, ce n’est pas beaucoup mieux… Alors, je veux viens entendre que le film est assez difficile à vendre, mais là, c’est tout simplement débile !!! Donc, « pour faire simple » : Kelly-Anne, une jeune femme énigmatique, se rend tous les matins au procès hypermédiatisé d’un tueur en série qui a filmé et mis en ligne les viols et meurtres de ses victimes. Elle fera la connaissance de Clémentine, une « groupie » complotiste et naïve persuadé que l’accusé est innocent… Dans un premier temps, j’ai été assez perdu car j'étais convaincu que c'était un film de procès, alors que pas du tout... Pourtant, le film commence bel et bien par l’ouverture du procès avec un sublime plan séquence de plus de dix minutes, faisant voler sa caméra dans la salle d’audience pour nous présenter les divers protagonistes et l’atrocité des faits… Mais, ce procès sera finalement assez en retrait, et le réalisateur fait le choix judicieux de se focaliser sur les deux jeunes femmes et de leurs motivations. Malgré la nature horrible des meurtres et le fait qu’ils ont été filmé, heureusement, Pascal Plante ne choisit pas de tomber dans le sensationnalisme et de ne rien montrer frontalement. Le film n’est donc jamais gore et utilise le hors champs dès qu’il est question horreur, l’imagination du spectateur faisant le reste, rendant l’épreuve assez éprouvante pour le spectateur. Un spectateur, qui sera continuellement mis en situation de malaise en suivant le destin de cette Kelly-Anne, complexe, malaimable et d’une froideur terrifiante, admirablement interprétée par Juliette Gariepy, rendant l’empathie pour son personnage très difficile… L’ambiguïté de la protagoniste et la mise en scène millimétrée donne souvent la sensation d’être face à un film de David Fincher. Une mise en scène qui évoluera au fil du long métrage, pour développer une ambiance anxiogène et proposera une des scènes les plus glaçantes que j’ai vu ces derniers temps. Le film arrive à être très éprouvant et dérangeant, alors qu’au final rien n’est montré frontalement, grâce à un énorme travail sur le son et la musique. La tension se développera ainsi jusqu’à un final étourdissant. Malgré tout, le film est peut-être un peu long pour ce qu’il à raconter, et souffre pour moi d’un ventre mou dans son deuxième acte, avec notamment certains plans qui trainent un peu en longueur. Il n’en reste pas moins un film fascinant, perturbant, doublé d’un thriller saisissant qui risque de marquer votre esprit… Partager

  • Une douleur douce-amère qui n’est pas forcément celle que l’on croit.

    Découvrez notre critique détaillée du film A REAL PAIN . Une douleur douce-amère qui n’est pas forcément celle que l’on croit. A REAL PAIN ❤️❤️❤️ Une douleur douce-amère qui n’est pas forcément celle que l’on croit. Deux cousins aux caractères diamétralement opposés partent pour un voyage en Pologne sur les traces de leur grand-mère, survivante de la Shoah, récemment décédée. Même si ce périple retrace l’enfer vécu par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, ce n’est finalement que le fil conducteur du film. Car la véritable douleur du titre est davantage celle que vivent les deux cousins, chacun à sa manière. La relation entre les deux personnages fonctionne à merveille et donne au film un air de buddy movie. Le duo est d’ailleurs la véritable force de ce long-métrage signé Jesse Eisenberg, d’autant plus que l’écriture leur confère une vraie profondeur. Le premier, interprété par le réalisateur lui-même, est anxieux et introverti, et voudrait être aimé des autres. Son cousin, à l’inverse, est un électron libre, à la limite de la bipolarité : à la fois drôle, excentrique et touchant, mais aussi particulièrement insupportable et malaisant par moments. Kieran Culkin vole d’ailleurs la vedette. Déjà impressionnant dans la fabuleuse série SUCCESSSION , il livre ici une prestation exemplaire, et il ne serait pas étonnant de le voir décrocher un Oscar ce week-end. Le film est également porté par des dialogues savoureux qui mettent en lumière le mal-être et la dépression des deux personnages. L’écriture oscille constamment entre comédie et drame, abordant des thèmes lourds avec un certain recul et sans jamais forcer, ce qui confère au récit une tonalité douce-amère. La mise en scène reste plutôt classique, mais propose quelques moments plus inspirés, comme la découverte du quartier juif, métamorphosé au fil des années, ou la bouleversante visite du camp de Majdanek. Cependant, le film ne m’a pas totalement transporté. La faute, peut-être, à des rôles secondaires assez stéréotypés ou à la musique de Chopin, omniprésente au point d’en devenir envahissante et de desservir l’émotion que le film aurait pu me transmettre. Mais même si j’ai parfois eu du mal à entrer pleinement dans le récit, le film vaut le détour, ne serait-ce que pour la performance remarquable de Kieran Culkin. Partager

  • Un film d’animation qui a du cœur

    Découvrez notre critique détaillée du film LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES . Un film d’animation qui a du cœur LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES ❤️❤️❤️❤️ Un film d’animation qui a du cœur J’étais assez curieux de voir ce que Michel Hazanavicius allait nous offrir avec son premier film d’animation, dont il a dessiné les personnages, et il s’avère que c’est une petite pépite. D’entrée, j’ai été touché par la voix si particulière et grave du narrateur : Jean-Louis Trintignant. Ça fait vraiment quelque chose de l’entendre à nouveau dans une salle de cinéma, deux ans après sa mort… Nous sommes en Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale. On y découvre un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne, parce que dans ce conte, les personnages n’ont pas de nom, comme pour rendre l’horreur du récit plus universelle. Ils vont recueillir un bébé jeté d’un des trains qui traversent régulièrement leur bois. Un « sans cœur », comme le nomme notre pauvre bûcheron, qui va bouleverser la vie du couple. Alors, pour être honnête, dans un premier temps, j’ai eu un peu de mal avec le style graphique du film, mais rapidement, la direction artistique a fini par m’emporter grâce à l’ambiance qu’elle réussit à installer et, surtout, sa gestion extrêmement maîtrisée des couleurs, des ombres et des lumières. Comme je le dis plus haut, Hazanavicius nous livre un conte extrêmement sombre, montrant le pire et le meilleur de l’être humain. Tout au long du film, des scènes d’une grande noirceur s’enchaînent avec d’autres d’une tendresse infinie. On navigue constamment entre l’horreur et la poésie, le tout sublimé par la magnifique musique d’Alexandre Desplat. Son film m’a d’ailleurs pas mal fait penser au chef-d’œuvre Le Tombeau des Lucioles, pour la gravité du propos et l’onirisme qui s’en dégage. Et si l’histoire réussit à aussi bien toucher le spectateur, c’est surtout grâce à la mise en scène du réalisateur. Une chose que j’aime dans le cinéma, c’est quand on utilise l’image comme moteur narratif, et ça, Hazanavicius le fait ici admirablement. Son film est peu bavard, et c’est souvent par sa mise en scène qu’il nous raconte les choses. Aussi bien les faits, avec des scènes parfois glaçantes, que les émotions de ses personnages, comme lors d’une scène de rencontre qui vient t’arracher les poils sans le moindre mot. Le réalisateur nous offre une œuvre profondément bouleversante, puissante et poétique, qui mérite amplement d’être découverte. Partager

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