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- Critique de CAPTAIN FANTASTIC – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film CAPTAIN FANTASTIC . CAPTAIN FANTASTIC ❤️❤️❤️❤️💛 Contrairement à ce que le titre pourrait évoquer, on n’a pas affaire ici à un énième film de super héros, même si CAPTAIN FANTASTIC, c’est un peu « mon père ce héros ». C’est un road-movie, où l’on suivra les aventures d’une famille, qui suite à un drame, cherchera à rejoindre leur mère. Et quelle famille !!! Car si une chose est sûre, c’est que vous ne resterez pas indifférent à cette petite troupe vivant en marge de la société mais en osmose comme le montre admirablement la scène du feu de camp. Les valeurs que cherche à leur inculquer leur père pour en faire des adultes exemplaires amènera à un choc des cultures et fera réfléchir le spectateur sur le sens de la vie et ce qu’il faut pour être heureux. Sans pour autant être manichéen, car le film montrera aussi les limites de cette éducation et l’impact qu’elle aura sur les enfants. C’est un véritable tourbillon d’émotions, tant le spectateur passera du rire aux larmes. Mais, même si les sujets traités sont souvent lourds, ça ne tombe jamais dans le tire larme. Au contraire, il y a un côté feel-good qui survole l’œuvre jusqu’à un final éblouissant de beauté et de poésie qui m’emporte à chaque visionnage. Les dialogues sont savoureux, profond et souvent très drôles et surtout superbement interprétés, notamment par des gamins impressionnants de justesse. Bref, pour commencer ce calendrier, je vous invite à découvrir un film qui fait un bien fou, un hymne à la vie qui donne envie de la croquer à pleine dents. Partager
- Bref, c’est un coup de génie
Découvrez notre critique détaillée de la série BREF 2 BREF 2 ❤️❤️❤️❤️💛 Bref, c’est un coup de génie Il y a treize ans, Kyan Khojandi nous offrait BREF une série qui allait devenir un phénomène, marquant durablement le paysage audiovisuel. Elle proposait un format court au rythme effréné et des gimmicks comiques qui auront été repris un peu partout aussi bien à la télévision que sur les réseaux sociaux. Alors, quand l’annonce d’une saison 2 est sortie de nulle part, ma première réaction a été : « Pourquoi toucher à une œuvre culte ? ». Comme souvent, la réponse semblait évidente : l’argent… Mais c’était sans compter sur le talent de Kyan Khojandi, qui a trouvé le moyen de proposer autre chose, tout en conservant l’âme de la série. D’abord, cette nouvelle saison prend un pari risqué : elle change radicalement de format, passant d’épisodes de deux minutes à un format plus classique de 30 à 40 minutes. Et pourtant, BREF n’a rien perdu de ce qui faisait son charme. Son comique percutant, son montage frénétique et son enchaînement d’idées délirantes sont toujours là. Chaque épisode regorge d’inventivité visuelle et mélange les genres avec une virtuosité folle, tout en servant constamment le récit. Mais ce nouveau format permet surtout à la série d’explorer davantage son propos et de raconter une véritable histoire. On sentait déjà cette volonté dans la dernière partie de la première saison, où une forme de continuité narrative s’installait. Ici, elle est pleinement assumée. Et si BREF continue de faire rire avec des situations absurdes et un ton déjanté, elle se révèle aussi d’une profondeur bouleversante. C’est là que la série atteint des sommets. Derrière son humour corrosif, elle nous touche en plein cœur avec des moments d’émotion d’une rare intensité. Elle flirte même avec la perfection lorsqu’elle distille des symboles et des métaphores d’un onirisme particulièrement maitrisé. Si tout cela fonctionne si bien, c’est grâce à ses personnages. Toujours aussi caricaturaux en apparence, ils sont pourtant écrits avec finesse, révélant leurs failles et leurs doutes. Le protagoniste principal, en particulier, se transforme en véritable anti-héros, et cette saison prend des allures de thérapie pour lui. C’est ce qui rend BREF aussi universelle : elle nous tend un miroir, nous replonge dans nos propres souvenirs. Elle réussit ainsi à nous questionner sur nous même, et nous donne envie de nous remettre en question. Au final, cette saison a été une montagne russe d’émotions, me faisant passer du rire aux larmes en un instant. Rares sont les séries capables d’un tel grand écart entre comédie et profondeur, et encore plus rares celles qui le font avec autant de maîtrise. Bref, j’étais persuadé qu’il ne fallait laisser la série là où elle s’était arrêtée il y a treize ans, mais Kyan Khojandi réussit son diamant brut en un véritable bijou télévisuel. Partager
- Critique JE PIONCE DONC JE SUIS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE PIONCE DONC JE SUIS JE PIONCE DONC JE SUIS ❤️❤️❤️ Alors là, je suis bien emmerdé, parce que j'adore Michaël Hirsh que j'avais découvert avec son premier spectacle "Pourquoi?" Déjà le mec se donne à 200% sur scène et dans les rues d'Avignon. Puis il y a son univers plein de poésie et bien sûr ses jeux de mots subtils et qui font mouche à chaque fois. Attention, qu'on soit d'accord "Je pionce donc je suis" n'est pas un mauvais spectacle. J'admire le choix audacieux d'avoir prit le risque de ne pas rester dans sa zone de confort en créant un seul en scène avec une réelle histoire. Il y interprète une vingtaine de personnages en prouvant qu'il est un acteur de talent. Le gros problème que j'ai eu c'est avec le rythme et l'équilibre du spectacle. Il y a beaucoup plus de passage "théâtral" et force est de constater que Hirsh est plus à l'aise avec les jeux de mots ou bien les moments oniriques qui sont justes géniaux (parce que niveau poésie, le mec se place là haut) Alors, OUI, tenir avec un seul thème sur 1h20, c'est pas évident, mais voilà quand il ne joue pas avec la langue française, j'ai quand même souvent trouvé le temps long. Putain, c'est moche d'adorer un artiste et d'être déçu car il ne te propose un spectacle qui n'est QUE BON Parce que je vous l'ai dit, je l'aime le Hirsh, et d'ailleurs les 3 personnes à qui je l'ai fait découvrir on vraiment apprécié C'est juste qu'aujourd'hui je suis un fan déçu, un peu comme quand Depeche Mode ose ne pas sortir un album GÉNIAL Partager
- Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité.
Découvrez notre critique détaillée du film LEFT-HANDED GIRL . LEFT-HANDED GIRL ❤️❤️❤️❤️💛 Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité. LEFT-HANDED GIRL surprend dès son ouverture : sa musique et ses couleurs éclatantes semblent annoncer une certaine légèreté, mais il s’agit pourtant bien d’un drame. Shih-Ching Tsou y raconte le destin de trois femmes, une mère, sa fille aînée et la cadette, venues s’installer à Taipei et travaillant dans l’effervescence d’un marché nocturne. Impossible de ne pas penser au cinéma de Sean Baker, et pour cause : il est ici co-scénariste, producteur et monteur. Son empreinte se ressent dans le montage vif, dans l’énergie des scènes de rue, mais aussi dans le contraste entre la dureté des existences précaires et la beauté éclatante de la nuit urbaine. Tourné à l’iPhone, le film gagne en fluidité, particulièrement dans les déplacements de la petite fille à travers le marché. Cette mobilité renforce l’énergie du récit et épouse l’entrain de la jeunesse. La photographie, somptueuse, exploite les lumières nocturnes et les néons pour créer des images vibrantes qui immergent totalement le spectateur dans la nuit urbaine de Taipei. Le récit ne juge jamais ses personnages : il les montre dans leur complexité et leurs failles, avec beaucoup d’humanité. La petite fille, filmée à hauteur d’enfant, dispose d’un véritable arc narratif. Son innocence et son énergie en font le cœur émotionnel du film, apportant une dimension feel-good, mais aussi une profondeur dramatique : la superstition autour de sa “main du diable” génère cette tension entre légèreté et douleur fait toute la richesse du film. Elle évoque par moments la petite Olive de LITTLE MISS SUNSHINE , tant elle illumine le film par son regard. Au-delà du portrait de ces femmes, LEFT-HANDED GIRL explore aussi le poids des traditions, la place donnée aux hommes dans la famille et les transmissions entre générations. C’est dans ces tensions, entre héritage culturel et volonté d’émancipation, que le film puise une grande partie de sa force. On peut certes regretter un final un peu trop explicatif, qui tranche avec la subtilité et la pudeur du reste, mais l’ensemble séduit par son authenticité, son énergie et son humanité. Sans révolutionner le drame familial, LEFT-HANDED GIRL s’impose ainsi comme un film lumineux, à la fois vibrant et pudique, qui réussit à transformer une histoire intime en expérience universelle. Partager
- Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci !
Découvrez notre critique détaillée du film LIFE OF CHUCK . LIFE OF CHUCK ❤️❤️❤️❤️💛 Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci ! Comme beaucoup, j’ai découvert Mike Flanagan avec sa mini-série THE HAUNTING OF HILL HOUSE : un chef-d’œuvre mêlant film de fantômes et drame familial bouleversant. Il semblait donc logique qu’il se tourne un jour vers Stephen King, maître incontesté du mélange entre fantastique et émotion brute. Après les inégaux JESSIE et DOCTOR SLEEP, Flanagan frôle cette fois la perfection avec LIFE OF CHUCK. Le film s’ouvre dans un futur proche : internet a disparu, un effondrement écologique est en cours, et partout fleurit une étrange campagne publicitaire affichant : « 39 grandes années ! Merci Chuck ! » Impossible d’en dire plus car LIFE OF CHUCK est une expérience rare qu’il faut découvrir par soi-même. Ce film est un véritable puzzle narratif inversé. Le récit est construit à rebours et se déploie en trois chapitres. Le premier, étourdissant, commence… par la fin. Flanagan réussit à y déployer une vague émotionnelle d’une intensité folle en un temps record. Tout comme le reste du film, ça vient chercher des choses au plus profond de nous, tant le sujet est universel. On se surprend à se questionner sur le sens de notre vie, nos regrets et nos priorités avec une mélancolie qui traverse l’écran. Ne serait-ce que cette réflexion sur le calendrier cosmique qui laisse sans voix. Chaque acte enrichit le précédent. Le puzzle prend forme, et lorsqu’arrive le générique final, on n’a qu’une envie : recommencer le voyage. Ce film ne se regarde pas, il se ressent, il s’installe en nous. Flanagan joue avec les genres avec une aisance déconcertante. D’un drame intime à une séquence de danse digne de LA LA LAND , en passant par des touches de fantastique à la Stephen King. Tout est fluide, cohérent, et on se laisse emporter. Le film prend aussi des airs de film choral, tant les visages et les ambiances évoluent d’un acte à l’autre. On retrouve les habitués du réalisateur (Kate Siegel, Annalise Basso, Samantha Sloyan…) auxquels s’ajoutent des nouveaux visages, Tom Hiddleston en tête, qui livre peut-être ici le plus beau rôle de sa carrière. Et comment ne pas citer un Mark Hamill méconnaissable et bouleversant dans le rôle du grand-père protecteur et alcoolique. Même si son thème central peut sembler sombre, LIFE OF CHUCK n’est jamais pesant. Il est imprégné d’une légèreté lumineuse (certains parleront surement de naïveté) qui lui permet de développer une force introspective sur le spectateur. Flanagan touche le merveilleux du doigt, livrant une œuvre profondément humaine, presque métaphysique, et pourtant accessible. C’est une véritable ode à la vie, un film qui reste en nous, va murir avec le temps et pourrait bien devenir culte au fil des années. Partager
- Chronique familiale au cœur de la dictature.
Découvrez notre critique détaillée du film JE SUIS TOUJOURS LÀ . JE SUIS TOUJOURS LÀ ❤️❤️❤️❤️ Chronique familiale au cœur de la dictature. Tiré du roman de Marcelo Rubens, le film raconte l’histoire de sa famille pendant la dictature militaire au Brésil en 1971. Plus précisément, cette fresque familiale se concentre sur l’arrestation de son père, ancien député travailliste, qui est arrêté par le régime et disparaît. Dans sa première partie, le film nous fait découvrir cette famille vivant dans une maison qui respire le bonheur. Chaque scène illustre l’amour qui les unit, comme celle de la lecture du courrier, particulièrement forte en émotion. Le film caractérise parfaitement chaque membre de la famille, avec une mention spéciale pour la qualité du jeu des enfants intensifiant le réalisme des situations. On notera l’ingéniosité de la mise en scène. Dans un premier temps, elle intensifie la joie qui émane de l’écran grâce à des mouvements de caméra fluides, la musique et des lumières chaleureuses. Puis, à partir du moment où le père est arrêté, les plans deviennent fixes, la musique disparaît et la lumière se fait plus sombre. Une véritable bascule s’opère, faisant glisser le film dans une tragédie sombre et glaçante. Même si tout n’est que suggéré, jouant souvent avec le hors-champ, cela n’enlève rien à la puissance du propos et vient saisir le spectateur à la gorge. Mais surtout, le film se concentre sur la mère de famille, qui va se métamorphoser et se soulever pour découvrir ce qu’il est advenu de son mari. Fernanda Torres est éblouissante et n’a pas volé le Golden Globe qu’elle vient de recevoir pour ce rôle. Elle incarne le portrait d’une femme forte et déterminée à rendre justice à son mari et à protéger ses enfants. Le titre du film prend un double sens : il évoque à la fois le père disparu, dont l’aura imprègne tout le récit, mais aussi cette dictature qui, malgré les années, reste omniprésente (au point que le gouvernement d’extrême droite au pouvoir jusqu’en 2023 a retardé la production du film). Si je devais émettre une réserve, ce serait sur la dernière scène, qui n’apporte pas grand-chose et rallonge inutilement la durée du film. Walter Salles livre un film sobre et sans pathos, mais d’une grande puissance émotionnelle. Le film a évidemment connu un grand succès au Brésil, en abordant un traumatisme encore très présent, et résonne terriblement avec le contexte actuel. Mais plus qu’un phénomène, c’est un hommage à ceux qui se lèvent contre la tyrannie et, tout simplement, un grand film que je vous invite à découvrir. Partager
- Une course sans fin… mais qui tourne en rond…
Découvrez notre critique détaillée du film MARCHE OU CRÈVE . MARCHE OU CRÈVE ❤️❤️💛 Une course sans fin… mais qui tourne en rond… Pour moi, Stephen King a toujours été bien plus qu’un auteur d’horreur : c’est un observateur impitoyable de l’âme humaine. Dans les années 90, j’ai littéralement dévoré ses romans, dont j’avais particulièrement apprécié MARCHE OU CRÈVE. Le pitch est aussi simple qu’efficace : cinquante jeunes s’engagent dans une longue marche. S’ils passent sous les 5 km/h, ils reçoivent un avertissement ; au troisième, une balle dans la tête. J’attendais donc cette adaptation avec une curiosité mêlée d’appréhension. Dès les premières images, j’ai retrouvé l’atmosphère suffocante du livre. Cette Amérique dévastée, rongée par la violence et la fascination du spectacle, trouve aujourd’hui un écho encore plus glaçant. Quarante-cinq ans après la publication du roman, le film en devient presque une critique de l’Amérique contemporaine. Mais cette fidélité a aussi ses revers. Enchaîner les travellings et les dialogues introspectifs finit par créer une certaine monotonie. À force d’écouter ces personnages se raconter en marchant, le film perd parfois sa tension dramatique. Quelques ruptures de rythme (flashbacks, ellipses ou silences) auraient pu donner davantage de relief à ces destins. D’autant que la structure rend le récit prévisible : on sent presque l’ordre dans lequel les marcheurs vont tomber, comme si leur sort était écrit dès le départ. Cette fatalité, puissante sur le papier, devient à l’écran un peu mécanique, et le film finit un peu par tourner en rond. Heureusement, le casting permet de maintenir l’attention. Les comédiens réussissent à faire exister leurs personnages malgré leur peu de présence à l’écran, et à rendre palpable l’esprit de camaraderie qui s’installe entre eux. Aucun ne surjoue et ils trouvent la justesse nécessaire pour donner un visage à cette jeunesse sacrifiée. Francis Lawrence choisit également une brutalité frontale lors des exécutions, ce qui frappe et ne laisse personne indifférent. MARCHE OU CRÈVE est une adaptation fidèle et réussie sur le plan de l’atmosphère et du casting, mais elle souffre d’une certaine rigidité narrative dont mise en scène répétitive a fini par me lasser… Partager
- Critique LES VIVANTS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES VIVANTS LES VIVANTS ❤️❤️❤️💛 Dès l'ouverture de la pièce, on comprend qu'on va voir quelque chose de fort. En quelques minutes, et autant d'ellipses temporaires, on va découvrir un couple. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s'aiment et partage cet amour avec le public. Entre rires, moments de tendresse et disputes, le talent de Julie Cavanna et Benjamin Brenière y est pour beaucoup et fait que le public y croit et s'attache énormément à leurs personnages. Ce qui fait que lorsque le moment fatidique arrive, le 13 novembre, la baffe n'en sera que plus forte. Alors, forcément s'attaquer à un des plus grands traumas français de ces dernières années aurait pu être vite inutilement plombant et maladroit si il n'y avait pas eu l'intelligence du texte autobiographique de Fanny Chasseloup. Certes, certaines scènes auront l'effet d'un uppercut, comme ces monologues face au public, mais un troisième personnage apportera un décalage, mais surtout une poésie et un humour salvateur. Il est d'ailleurs incarné par un Alexandre Bonstein survolté et méconnaissable. Au final, on est face à une histoire d'amour poignante, un personnage qui cherche, de son mieux, à se reconstruire, mais avant tout une vague d’émotions et un hymne à la vie plein d'espoirs. Partager
- Critique de ABOUT KIM SOHEE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ABOUT KIM SOHEE . ABOUT KIM SOHEE ❤️❤️❤️❤️ Ce film Coréen est basé sur un fait divers qui a bouleversé le pays et qui pour le coup m’a mis une jolie petite baffe… On y suit donc Kim Sohee, une étudiante, passionnée de danse, au caractère bien trempé et qui, en intégrant un stage, se verra pourtant broyée par un système ultra-libéral. Le film dresse un portrait glaçant de la société Coréenne où les libertés individuelles sont écrasées par l’aliénation au travail à laquelle sont soumis les citoyens. Que ce soit, dans le monde du travail, dans le milieu scolaire, la famille, c’est assez sidérant de voir la façon dont ils sont continuellement confrontés à un culte de la performance, à la compétition, et à la comparaison aux autres… Mais si le film est aussi fort, c’est surtout grâce à son écriture, qui nous offre presque deux films en un, avec deux point de vues différents, mais complémentaires, et rendant le message du film encore plus puissant. On passera ainsi, d’un drame social et d’un portrait humain, à un polar tout aussi passionnant. Par contre, on peut se questionner sur le nom du film pour les salles françaises : son titre original NEXT SOHEE prend tellement plus de sens… Ici, il n’y a aucune fioriture, et pourtant on sombre en même temps que l’héroïne. C’est d’une justesse et d’une subtilité qui impressionne. La mise en scène est très sobre, avec notamment très peu de passages musicaux mais qui viennent savamment souligner les propos du film. Un film sociétal implacable et qui laisse sans voix lors d’un dernier plan extrêmement fort de sens. Partager
- Critique THE HAUNTING OF BLY MANOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THE HAUNTING OF BLY MANOR THE HAUNTING OF BLY MANOR ❤️❤️❤️ Face au succès public et médiatique de Hill House, Netflix a évidemment commandé une deuxième saison. Et fort heureusement, ils ont décidé d’en faire une série d’anthologie (à savoir, chaque saison raconte une histoire indépendante sur le même thème). La série va s’inspirer du roman « La tour d’écrou » qui avait été adapté en 1961 avec « Les innocents », film qui aura traumatisé mon enfance, au même titre que le chef d’œuvre de Clouzot « Les diaboliques » (Tu n’as pas vu ce film ? Il faut que tu voies ce film !!!). Un des grands atouts de Bly Manor (si ce n’est le meilleur) est de proposer quelque chose de radicalement différent sur la plupart des points. Le souci, c’est que c’est bien souvent en dessous de la saison 1, même si au final cette saison garde assez de qualités pour en faire quelque chose d’intéressant (mais je doute, qu’à l’inverse de sa grande sœur, elle marque les esprits…) Déjà, la série nous offre le retour de plusieurs acteurs de la saison 1 mais dans des rôles vraiment différents. Et même si j’ai du mal avec le petit garçon de « E.T. l’extra-terrestre » (oui parce que Henry Thomas « Wingrave », c’est lui), pour les autres, ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Auxquels viennent s’ajouter une T’Nia Miller aussi parfaite que dans la fabuleuse série « Years and Years » et les deux gamins flippants dans leurs interprétations. Ensuite, et c’est sûrement ce qui va en décevoir pas mal de fans de la saison 1, c’est que là où la précédente jouait énormément avec nos nerfs, Bly Manor ne va pas beaucoup vous stresser… voir pas du tout… (Malgré quelques rares passages marquants) Au final, ce n’est pas une histoire de fantômes, mais une histoire d’amour avec des fantômes. Cela rend l’ensemble bien moins terrifiant, mais au final, plus envoutant. L’histoire va bien plus se concentrer sur les personnages et leurs ressentis concernant des amours présents ou passés. Car oui, Bly Manor, va elle aussi joué avec les temporalités, avec des transitions toujours aussi inspirées (l’épisode 5 est un modèle du genre). Malheureusement la première partie souffre de pas mal de longueurs jusqu’à ce fameux épisode 5 où la série bascule offrant une deuxième partie bien plus attractive. La deuxième moitié de saison offre même de très beaux moments de poésie faisant tendre l’ensemble vers la fable gothique (magnifié par une musique toujours aussi magnifique, qui reprendra le thème du film « les innocents »). Le problème, c’est que ça arrive bien tard… Niveau, mise en scène, Flanagan n’a réalisé que le premier épisode et ça se ressent. Alors, oui l’ensemble reste très propre, il y a toujours le même travail sur les décors ou cette petite « chasse aux fantômes cachés », mais ça nous offre moins de fulgurance, même si la saison ose un passage en noir et blanc (malheureusement pas assez travaillé visuellement, même si l’histoire de ce chapitre est captivante…) Bref, ça n’en fait pas une mauvaise saison, loin de là, mais forcément, comparé au coup de maître d’il y a deux an, il y a moyen d’être déçu… Partager
- Une surprise que je ne suis pas près d’oublier
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DEMAIN TOUT LE MONDE AURA OUBLIÉ DEMAIN TOUT LE MONDE AURA OUBLIÉ ❤️❤️❤️❤️ Une surprise que je ne suis pas près d’oublier Téâtre du Roi René - 13h20 J’avoue avoir eu un peu peur en allant voir ce spectacle. Le mélange annoncé d’humour décalé et du thème de Jack l’Éventreur me semblait risqué, presque déplacé. Et pourtant, la surprise a été totale, dans le bon sens du terme. Si je ne suis pas naturellement attiré par ce type d’humour, j’ai pourtant souri très souvent, grâce à ce ton délicieusement british, parfois absurde, qui donne au spectacle un charme singulier. Je n’ai peut-être pas ri aux éclats tout du long, mais j’ai passé un excellent moment. Malgré son ton très décalé, l’écriture est étonnamment fine. Le choix de centrer le récit sur les victimes, ces femmes que l’Histoire a reléguées dans l’ombre au profit du nom du tueur, est fort et poignant. L’humour sert ici un propos intelligent, comme en témoigne le personnage grotesque de l’enquêteur, ridiculisé pour souligner l’échec abyssal de l’enquête. Le spectacle n’est pas exempt de moments hilarants non plus : la scène de la reine Victoria m’a littéralement décroché un fou rire. Et cela m’amène à l’un des grands atouts de la pièce : les costumes, aussi variés que bluffants, qui participent pleinement à l’univers foisonnant de la mise en scène. Car oui, ce spectacle brille aussi, et surtout, par sa mise en scène survoltée, son rythme effréné, et la performance époustouflante des comédiens, capables de changer de rôle en une fraction de seconde. Tout est millimétré, chorégraphié presque, avec une inventivité folle à chaque tableau. Les lumières, les ambiances sonores, les transitions : tout est pensé, fluide et impressionnant. J'ai clairement été surpris par la pièce qui a réussi à venir me chercher là où je l'attendais le moins. Par sa qualité visuelle, certes, mais surtout par la profondeur inattendue de son propos. Un hommage sincère à ces femmes invisibilisées, qui donne un sens bien plus fort à l’ensemble. Partager
- Un spectacle hors norme pour une reine hors du commun
Découvrez notre critique détaillée du spectacle CLÉOPÂTRE – LA REINE LOUVE CLÉOPÂTRE – LA REINE LOUVE ❤️❤️❤️❤️💛 Un spectacle hors norme pour une reine hors du commun Théâtre du Chêne Noir - 12h15 Dès le lever de rideau, une évidence s’impose : le spectateur est invité à un grand spectacle. Sur scène, trois artistes livrent une ouverture musicale magistrale. Autour d’eux, huit comédiens entament une chorégraphie de près de deux heures, où chaque geste, chaque mouvement semble millimétré. À chaque scène, tout s’enchaîne dans une dynamique fluide : ça court, ça glisse, ça virevolte, avec une précision d’orfèvre, digne d’une comédie musicale. Eric Bouvron fait le pari audacieux de se passer de décor. Risqué pour une fresque historique ? Certainement. Mais le pari est brillamment relevé. Grâce à quelques accessoires, des jeux de lumière soignés, une musique omniprésente, et surtout, l’immense talent des comédiens, l’imaginaire du spectateur fait le reste. Théâtre, danse, chant… tout s’imbrique pour créer un spectacle d’envergure rare, d’une richesse étonnante, comme on en voit rarement OFF C’est un tourbillon d’idées. On voyage à travers les années, pris dans une histoire dense et passionnante mêlant complots, trahisons, amours et sacrifices. Oui, le spectacle est long, mais je n’ai pas vu le temps passer, tant l’histoire m’a absorbé. Évidemment, pour que le spectacle soit une réussite, il fallait une grande Cléopâtre. Et si Charline Freri ne l’est pas par la taille, elle nous offre une incarnation saisissante de la reine d’Égypte. Dans un premier temps, son côté ingénu correspond parfaitement à la Cléopâtre adolescente que l’on découvre. Puis, au fil des années, son jeu gagne en intensité et nous transmet toute la puissance de cette souveraine propulsée à la tête des Ptolémées. On découvre une femme forte, tiraillée entre l’amour pour son peuple et ses luttes personnelles — loin de la séductrice capricieuse que le cinéma a tendance à nous montrer. Autour d’elle, les sept autres comédiens campent une galerie de personnages marquants. Mention spéciale à Slimane Kaciouï, dont le charisme et la présence scénique captivent dès la première scène, dans son rôle de conteur. CLÉOPÂTRE – LA REINE LOUVE c’est du grand spectacle : un théâtre ambitieux et profondément généreux. Éric Bouvron confirme ici, une fois de plus, qu’il est l’un des metteurs en scène les plus inspirés de sa génération. Partager














