Rechercher sur ce site
617 résultats trouvés avec une recherche vide
- Une fresque ambitieuse qui nous rappelle l’importance de la parole donnée.
Découvrez notre critique détaillée du film LES MISÉRABLES . Une fresque ambitieuse qui nous rappelle l’importance de la parole donnée. LES MISÉRABLES ❤️❤️❤️💛 Une fresque ambitieuse qui nous rappelle l’importance de la parole donnée. Après Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo , le cinéma français s’attaque à un autre monument de la littérature avec Les Misérables . Un nouveau défi que Fred Cavayé relève avec une adaptation ambitieuse du chef-d’œuvre de Victor Hugo. Les moyens sont au rendez-vous : décors soignés, costumes travaillés et une véritable volonté de donner vie à cette fresque historique. Avec près de trois heures au compteur, impossible évidemment de tout raconter. Cavayé est donc contraint de faire des choix, de condenser certains passages et de prendre quelques libertés avec le texte original . Mais il parvient à en tirer une grande fresque romanesque, portée par des destins qui s’entrecroisent et des thèmes toujours aussi puissants : la rédemption, la misère, la justice et le libre arbitre. Mais Les Misérables , c’est avant tout l’histoire d’un homme qui tient sa parole. Jean Valjean prend un engagement et s’y tient, quitte à bouleverser sa propre existence. Dans un monde où les promesses se font et se défont au gré des intérêts, cette fidélité à la parole donnée prend une résonance particulière. Le film rappelle combien cet engagement, qui devrait être une évidence, semble devenu rare . Ces misérables ne sont pas seulement ceux que la société condamne à la pauvreté. Tous les personnages, à leur manière, sont prisonniers de leur condition et cherchent une issue . Certains tentent de se racheter, d’autres de survivre, de s’élever ou simplement de ne pas sombrer, quitte à écraser les autres au passage. C’est toute la richesse du récit : personne n'échappe vraiment à sa condition, mais chacun conserve une part de liberté dans la façon de l'affronter. Une galerie de destins qui donne toute sa portée humaine au récit et fait écho, deux siècles plus tard, à des préoccupations toujours aussi actuelles. Pour donner vie à cette galerie de personnages, le film s’appuie sur un casting quatre étoiles pleinement investi . Vincent Lindon impose sa présence en Jean Valjean, tandis que Tahar Rahim campe un Javert habité par ses convictions. Camille Cottin et Benjamin Lavernhe donnent une nouvelle dimension aux Thénardier. Noémie Merlant compose une Fantine bouleversante, tandis que Marie Colomb rend son personnage particulièrement touchant en lui insufflant une fragilité qui ne laisse pas indifférent. Cavayé ne se contente d’ailleurs pas de transposer Hugo à l’écran. Il s’autorise plusieurs libertés , notamment en étoffant le passé de Javert ou en faisant de Camille Cottin la véritable tête pensante du couple Thénardier. Des choix qui apportent un éclairage différent à certains personnages, même s’ils risquent de faire tiquer les puristes. Le film a beau avoir les moyens de ses ambitions, notamment avec ces centaines de figurants, il lui manque parfois une véritable signature visuelle . Tout est soigné, cadré, reconstitué, mais aussi un peu trop propre. Il manque cette crasse, cette promiscuité et cette brutalité qui auraient donné davantage de chair au Paris du XIXe siècle. Loin de l’atmosphère poisseuse et sensorielle du Parfum , Cavayé livre une fresque classique et efficace, mais qui tient parfois davantage de la belle illustration historique que d’une véritable plongée dans son époque. Deux siècles après Victor Hugo, les misérables n'ont pas disparu. Les inégalités demeurent, les destins se brisent et chacun cherche encore sa porte de sortie. C'est dans cette résonance contemporaine que le film trouve sa véritable force. Malgré une mise en scène parfois trop sage, Cavayé rappelle que les grands classiques ne survivent pas seulement par la beauté de leurs histoires, mais par leur capacité à parler de notre époque . Sans être irréprochable sur le plan formel, cette adaptation ambitieuse fait ainsi revivre le monument de Hugo avec générosité. Fred Cavayé privilégie le souffle romanesque, l’émotion et la force des destins, quitte à lisser un peu trop les aspérités de son univers . Mais son film remet au premier plan une idée aussi simple qu’essentielle : dans un monde où chacun semble avoir ses raisons de renier ses engagements, tenir parole reste une forme de courage. Sans être irréprochable dans sa mise en scène, cette adaptation ambitieuse a donc le mérite de faire revivre un monument littéraire avec générosité, en privilégiant le souffle romanesque, l’émotion et la force de son récit. Partager
- RECHERCHE CINEMA | Critiques d'un passionné
Faire une recherche d'un film par genre ou par note Rechercher un film Note Genre Reset Rechercher par nom Films suivants
- CINEMA | Critiques d'un passionné
Critiques d'un passionné sur les films qu'il voit au cinéma Critiques cinéma Découvrez nos critiques des films découverts au cinéma, ainsi que certains coups de coeurs Rechercher un film Les Misérables Une fresque ambitieuse qui nous rappelle l’importance de la parole donnée. Notre salut Un film fascinant sur le fond, mais qui m’a laissé à distance dans sa forme. Digger Rien ne peut vous préparer à ce que vous allez voir… Garance Un film qui évite les clichés de l’alcoolisme… au risque d’en devenir trop sage. Resident Evil Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique Si tu penses bien Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. La vie d'une femme Dix pour cent Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. Mayday Un buddy movie de plus… jusqu’à ce que la mise en scène fasse la différence. Fjord Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine… Un grand raccourci Quand la débrouille donne naissance à un premier film plein de fraîcheur. La fin d'Oak Street Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. Spider-man Brand new day Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. L'Odyssée Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage… De la comédie Française Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années. Toy story 5 Malgré tout son savoir-faire, Pixar nous livre la suite de trop... The furious Un uppercut de cinéma, aussi lisible que dévastateur. L'objet du délit Entre finesse d’écriture et flou moral, c’est le malaise qui domine… L’Objet du délit m’a laissé une impression assez troublante, presque inconfortable. La première partie m’a même un peu inquiété : j’ai eu peur d’avoir affaire à... Obsession Blumhouse frappe là où on ne l’attendait plus. L'être aimé Sorogoyen transforme un tournage en champ de bataille émotionnel. Histoires parallèles Un jeu de miroirs fascinant, mais parfois trop opaque pour émouvoir pleinement. La vénus électrique Mon coup de foudre du printemps C'est quoi l'amour ? Un road trip sentimental qui se perd en route. Sorda Faire ressentir la surdité plutôt que la raconter. Die my love Un film qui confond intensité et excès.
- Critiques passionné - Cinéma, théâtre, séries
Vous souhaitez faire un tour au Festival d’Avignon OFF mais il y a beaucoup trop de pièces de théâtre pour faire un choix ? Critiques d'un passionné est le bon endroit pour avoir un coup de main ! Ce site a été créé dans le but de partager avec vous des critiques rédigées par un amoureux du Festival, et un cinéphile certifié. N’hésitez pas à faire un tour dans sur les différentes pages, il y en a une par catégorie (Séries, Films, Théâtre). Du cinéma aux scènes de théâtre, une même passion. Des critiques passionnées pour explorer le 7e art et le spectacle vivant autrement, entre émotions, découvertes et regards de spectateur. Les Misérables Une fresque ambitieuse qui nous rappelle l’importance de la parole donnée. Saison 3 - Épisode 3 Au programme : Avengers Endgame, Notre salut, Digger, Resident Evil, Garance, Primetime... Notre salut Un film fascinant sur le fond, mais qui m’a laissé à distance dans sa forme. Digger Rien ne peut vous préparer à ce que vous allez voir… Garance Un film qui évite les clichés de l’alcoolisme… au risque d’en devenir trop sage. Resident Evil Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique Rentrée théâtrale à Paris Découvrez nos critiques des spectacles présents sur Paris à la rentrée. Nos derniers articles Cinéma Théâtre Séries
- DANS UN ETAT CRITIQUE
Podcast cinéma - Venez découvrir nos critiques, des news, nos coups de coeur... Saison 3 - Épisode 3 Vous êtes bien dans un état critique, saison 3 épisode 3 ! Au programme de cet épisode aujourd'hui : Avengers Endgame, Notre salut & Digger. Sortez les popcorns, qu'on soit dans vos oreilles ou devant vous, on vous emmène au cinoche. Avec moi, mes deux témoins de moralité douteuse, Christophe du site Critiques d'un passionné, Olivier, le seul homme à avoir revu Endgame en salle pour vérifier que Tony Stark était toujours mort. Messieurs, bien le bonjour ! Ce n'est pas tout : on vous dira aussi un mot sur Resident Evil, Garance et Prime Time, Olivier nous fera comme d'habitude le point box-office, on remonte à 2010 pour le film vintage avec Incendies, et nos recommandations à voir, à lire, à écouter en fin de podcast ! Un pouce, un commentaire, un abonnement : c'est notre salaire. Et passez sur l'instagram — nos réactions à chaud en sortie de salle, et vos questions, on y répond Retrouvez-nous sur les plateformes suivantes : Youtube Spotify Deezer Apple Podcasts Podcloud.fr Podcastaddict
- Un film fascinant sur le fond, mais qui m’a laissé à distance dans sa forme.
Découvrez notre critique détaillée du film NOTRE SALUT . Un film fascinant sur le fond, mais qui m’a laissé à distance dans sa forme. NOTRE SALUT ❤️❤️💛 Un film fascinant sur le fond, mais qui m’a laissé à distance dans sa forme. Notre salut est d’abord un récit réellement passionnant . Le film suit un homme ordinaire, presque insignifiant au départ, confronté peu à peu à des dilemmes moraux. Il avance par petites concessions, accepte l’inacceptable, se raconte des histoires pour se justifier. Ce glissement progressif, presque imperceptible, est au cœur du film : à partir de quand devient-on complice ? Et surtout, comment glisse-t-on sans même s’en rendre compte ? Il y a aussi une résonance très contemporaine. Certains discours hérités de Vichy trouvent des échos troublants dans des débats actuels . Le film exploite cette proximité pour donner à son récit une vraie portée politique, parfois inconfortable. C’est là que le film trouve sa plus grande force. Et au centre de tout cela, il y a la performance de Swann Arlaud . Il compose un personnage ambigu, difficile à cerner, à la fois médiocre, intelligent, opportuniste et parfois presque vulnérable. Il n’est jamais totalement condamnable, ni totalement excusable, ce qui rend son parcours dérangeant. Il est d’un naturel confondant, ce qui rend son personnage d’autant plus troublant ? Mais malgré cette richesse de fond, la forme m’a, elle, laissé de marbre. Le film très est long, très bavard , et donne souvent l’impression de scènes qui s’étirent sans réelle nécessité dramatique. Un problème intensifié par des dialogues qui semblent souvent improvisés, privilégiant le naturel au détriment de la construction . Le rythme en pâtit clairement, accentué par de nombreux passages de lettres lues en voix off. La mise en scène d’Emmanuel Marre crée un décalage qui m’a progressivement sorti du film. La caméra portée, très mobile, avec des cadres serrés, installe un naturalisme quasi documentaire , rappelant l’émission Strip-tease. Mais sur la durée, cela rend les enjeux moins lisibles et finit par épuiser. D’autant plus que ce choix contraste avec des moments plus stylisés , notamment ces scènes nocturnes où les visages sont brutalement éclairés par des projecteurs très directs. L’ensemble crée une instabilité visuelle assez déroutante. S’ajoutent enfin quelques anachronismes et un vocabulaire très contemporain qui donnent parfois l’impression d’un dispositif trop appuyé , là où les situations et les dialogues suffisaient à eux seuls à faire résonner le présent. Au final, ces éléments formels m’ont empêché d’entrer pleinement dans le film, et l’ennui a fini par s’installer . Malgré la force de son sujet et de son interprétation, je suis resté à distance, et le temps m’a semblé particulièrement long. Partager
- Un film qui évite les clichés de l’alcoolisme… au risque d’en devenir trop sage.
Découvrez notre critique détaillée du film GARANCE . Un film qui évite les clichés de l’alcoolisme… au risque d’en devenir trop sage. GARANCE ❤️❤️💛 Un film qui évite les clichés de l’alcoolisme… au risque d’en devenir trop sage. Après Pupille et Je verrai toujours vos visages , Jeanne Herry choisit de s’attaquer une nouvelle fois à un sujet de société fort : ici, l’alcoolisme. Le film suit donc Garance de manière presque immersive, en se focalisant constamment sur son point de vue . À aucun moment, le récit ne bascule du côté de son entourage. Jeanne Herry fait le choix radical de ne jamais s’éloigner de son personnage principal, présent dans quasiment chaque plan. Autre parti pris tout aussi fort : ne jamais montrer frontalement les moments de perte de contrôle . Le film évite soigneusement les scènes attendues de crises de dérapage spectaculaire ou de chute brutale. Pas de scènes de vomissements, d’effondrement ou autre humiliation publique : tout reste hors champ . Là encore, ce n’est pas anodin, puisque cela nous place dans la position de Garance, qui découvre les conséquences de ses dérapages sans sembler en garder le souvenir. Le film ne s’attarde pas non plus sur les raisons profondes de son alcoolisme, préférant rester à distance de toute explication psychologique trop appuyée. Pour autant, il n’en minimise pas les conséquences . Au fil des années, l’alcoolisme de Garance s’installe progressivement et vient lentement ravager son quotidien, que ce soit dans ses relations personnelles ou dans le monde du travail. Le film ne tombe jamais dans le pathos, gardant une retenue constante, même dans ses moments les plus difficiles. S’il faut reconnaître une qualité à Jeanne Herry, c’est sans doute la justesse de ses dialogues, mais surtout son incroyable direction d’acteurs . Adèle Exarchopoulos impose ici un magnétisme rare : omniprésente à l’écran, elle livre un jeu à la fois puissant et profondément crédible, sans jamais forcer. Elle confirme, une fois de plus, qu’elle est l’une des actrices françaises les plus marquantes de sa génération. Sa relation avec le personnage de Sara Giraudeau fonctionne également très bien, avec une justesse qui évite tout jugement ou caricature. Cependant, à force de ne jamais montrer frontalement les ravages de l’alcool, le film donne parfois le sentiment de survoler son sujet, voire de l’édulcorer. Cette limite devient plus flagrante dans un dernier acte expédié, qui affaiblit la crédibilité du final. Malgré un regard globalement réparateur et bienveillant, la conclusion laisse une impression de facilité, celle d’un film finalement trop sage , qui n'ose pas assez et m'aura laissé un sentiment de frustration... Partager
- Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises.
Découvrez notre critique détaillée du film DIX POUR CENT . Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. DIX POUR CENT ❤️❤️ Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. Il y a, dès les premières minutes, un vrai plaisir à replonger dans l’univers de Dix pour cent . Retrouver les agents de l’ASK, ces personnages qui ont largement contribué au succès de la série sur France Télévisions, fonctionne immédiatement. Le film joue d’ailleurs cette carte à fond, allant jusqu’à s’ouvrir sur un « résumé des épisodes précédents » inattendu. Pas forcément indispensable, mais suffisamment original pour arracher un sourire et installer d’emblée une forme de complicité avec le spectateur. Et il faut bien reconnaître que l’alchimie opère toujours. Les interactions restent vives, les dialogues conservent ce sens du rythme et ces punchlines percutantes qui faisaient le sel de la série . On retrouve aussi cette galerie de personnages attachants, portée par un casting toujours solide. De ce point de vue-là, la promesse est tenue. Mais très vite, le vernis se fissure. Car derrière ce plaisir des retrouvailles, le film peine à proposer autre chose qu’un exercice de nostalgie . Tout semble pensé pour flatter les fans, sans jamais réellement chercher à renouveler la formule. Résultat, on se retrouve face à une intrigue étonnamment classique, souvent prévisible, et ponctuée de situations déjà vues, parfois recyclées sans grande inspiration. Le passage au format cinéma n’aide pas. Là où la série prenait le temps de développer ses personnages et ses intrigues, le film condense tout, au point de donner une impression de précipitation permanente. Les événements s’enchaînent sans véritable respiration, sans avoir le temps d’être creusés, et les arcs narratifs restent en surface. Cette réduction du format limite clairement l’évolution des personnages, qui semblent figés dans ce que l’on connaît déjà d’eux . Plus regrettable encore, le film abandonne en grande partie ce qui faisait la singularité de la série : son regard satirique sur le monde du cinéma . Cette dimension, à la fois mordante et lucide, s’efface ici au profit d’un récit beaucoup plus lisse, presque consensuel. Quelques touches subsistent, mais elles n’ont plus la même portée. Le rythme lui-même se montre inégal. Entre des scènes qui s’enchaînent trop vite et d’autres qui s’étirent inutilement, le film souffre de véritables temps morts qui cassent sa dynamique. Et c’est dans son dernier acte qu’il trébuche définitivement . Là où la série brillait par sa capacité à naviguer entre humour et douceur amère, le film opte pour un happy end appuyé, presque absurde, qui trahit en partie l’esprit d’origine. Autre déséquilibre notable : malgré la richesse de son casting, le film mise très largement sur Camille Cottin et Laure Calamy, dont la carrière a explosé grâce à la série. Si leur présence reste évidemment un atout, ce choix se fait au détriment des autres personnages, relégués au second plan, ce qui crée un manque d’équilibre assez frustrant. Comme attendu, les caméos sont au rendez-vous. Certains s’intègrent plutôt bien à l’intrigue, notamment ceux de Vincent Macaigne et Laetitia Casta, qui occupent une place centrale. D’autres, en revanche, paraissent plus anecdotiques, à l’image de celui d’Eva Longoria, qui peine à marquer durablement. À l’inverse, la présence de George Clooney donne lieu à une scène de comédie irrésistible , l’un des rares moments où le film retrouve pleinement la vivacité et l’efficacité comique qui faisaient la force de la série. Au final, Dix pour cent : le film donne l’impression de cocher toutes les cases du retour attendu sans jamais réussir à dépasser ce statut . Il y a du plaisir, de l’attachement, quelques éclats, mais aussi une vraie frustration face à un potentiel largement sous-exploité. Une réunion sympathique, certes, mais qui rappelle surtout à quel point la série, elle, savait trouver le juste équilibre. Partager
- Rien ne peut vous préparer à ce que vous allez voir…
Découvrez notre critique détaillée du film DIGGER . Rien ne peut vous préparer à ce que vous allez voir… DIGGER ❤️❤️❤️❤️❤️ Rien ne peut vous préparer à ce que vous allez voir… Je dois bien l’avouer : je ne savais absolument rien de Digger en entrant dans la salle . Le simple fait d’avoir affaire à un film d’Iñárritu me suffisait. Et puis il y avait aussi cette curiosité : voir Tom Cruise revenir vers un cinéma d’auteur, après des années à enchaîner les blockbusters, avait forcément quelque chose d’intriguant. Mais clairement, je m’attendais à tout… sauf à ça . Pendant une bonne demi-heure, je me suis même demandé ce que j’étais en train de regarder… et, soyons honnête, ce que je faisais là. Le film semble d’abord partir dans une direction assez grotesque, presque caricaturale, comme une satire poussée à l’extrême. Et puis, sans prévenir, il bifurque. Radicalement. Vers quelque chose que je n’aborderai évidemment pas ici . Parce que oui, c’est là toute la difficulté : parler de Digger sans évoquer ce fameux basculement relève presque de l’exercice d’équilibriste. Et pourtant, le dévoiler serait un véritable sacrilège tant le film repose en grande partie sur cet élément. Disons simplement que ce qui ressemblait à une farce déjantée finit par révéler une profondeur insoupçonnée , multipliant les niveaux de lecture. Iñárritu livre ici une œuvre profondément clivante . Le genre de film qui divisera inévitablement le public. On retrouve ce ton satirique qui évoque autant Docteur Folamour que Don’t Look Up , avec une critique évidente du pouvoir, du capitalisme et de l’ego, le tout traversé par un discours écologique appuyé. Mais le film ne s’arrête pas là. Il aborde aussi des thèmes plus inattendus, allant jusqu’à nous tendre un miroir dont le reflet devient parfois franchement inconfortable. Et difficile de ne pas voir, en filigrane, des parallèles avec l’actualité . Certains personnages évoquent assez clairement des personnalités comme Trump ou Musk, et ce n’est évidemment pas anodin. Le film joue avec ces références sans jamais les nommer frontalement, renforçant encore son ancrage dans notre époque. Et comme souvent avec Iñárritu, tout est dans la démesure. Si son style peut déjà rebuter certains, Digger ne fera qu’accentuer le phénomène. Il signe ici une œuvre hors norme, où absolument tout est poussé à l’extrême : mise en scène, jeu, rythme, intentions. Visuellement, c’est un tour de force permanent. Chaque plan semble pensé comme une idée à part entière. Les focales déformantes altèrent sans cesse la perception, le travail sur le son et la musique installe un vertige continu, les décors impressionnent… On est littéralement submergé. Mais cette hystérie visuelle et sonore, totalement assumée, pourra aussi épuiser . Iñárritu continue également d’exprimer son goût des plans-séquences, avec notamment une scène d’assemblée absolument hallucinante , qui restera sans doute comme l’un des grands moments de cinéma de l’année, autant pour sa mise en scène que pour la performance de Tom Cruise. Car oui, il faut en parler. À force de le voir courir sur des toits ou s’accrocher à des avions, on en aurait presque oublié que Tom Cruise est avant tout un immense acteur . Digger vient le rappeler avec une évidence presque insolente. Il trouve ici un rôle à contre-emploi total, et livre une performance qui pourrait bien rester comme l’une des plus marquantes de sa carrière, quelque part entre l’intensité de Magnolia et une folie totalement nouvelle. Et quand on sait qu’Iñárritu avait offert son premier Oscar à Leonardo DiCaprio, difficile de ne pas se dire qu’il pourrait bien récidiver. Mais Tom Cruise n’est pas seul. John Goodman impressionne tout autant et apporte une véritable respiration au film : il est tout simplement hilarant, souvent irrésistible, et désamorce certaines tensions par un sens du timing comique absolument parfait, sans jamais casser l’équilibre de l’ensemble. Riz Ahmed, lui, occupe une place essentielle dans le dispositif . Sa retenue et sa tension intérieure contrastent avec le chaos environnant. Là où beaucoup de personnages sont happés par la démesure du film, il devient l’un des rares personnages auxquels le spectateur peut réellement s’identifier. Au final, Digger n’est pas un film confortable. C’est une expérience . Une œuvre ambitieuse, excessive, parfois déroutante, souvent brillante, qui pourra autant fasciner qu’agacer. Il pourrait bien suivre le destin de ces films d’abord incompris, parfois rejetés à leur sortie, avant d’être réévalués avec le temps. Ceux qui divisent, qui dérangent, qui déstabilisent… mais qui finissent par s’imposer. Le genre d’œuvre que l’on redécouvre, que l’on défend, jusqu’à ce qu’elle devienne culte . Et peut-être, tout simplement, reconnue pour ce qu’elle est réellement : un véritable chef-d’œuvre. Partager
- Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique
Découvrez notre critique détaillée du film RESIDENT EVIL . Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique RESIDENT EVIL ❤️❤️❤️❤️ Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique Sur le papier, un Resident Evil version 2026 avait de quoi faire peur — et pas dans le bon sens du terme. Quand on se souvient des purges signées Paul W.S. Anderson, difficile d’aborder ce reboot autrement qu’avec méfiance. Mais c’était sans compter sur Zach Cregger. Déjà à l’origine du prometteur Barbare et du très sympathique Évanouis , le réalisateur confirme son talent de mise en scène. Même si ses précédents films ont pu diviser, une chose est sûre : quand on lui met une caméra entre les mains, il sait exactement quoi en faire. Plutôt que de recycler les codes fatigués de la saga, Cregger prend un virage radical. Il s’approprie totalement la licence , s’éloigne du côté bourrin des anciens films et revient à l’essence même du jeu vidéo : le survival horror. Tension constante, ambiance glauque, sentiment d’insécurité… tout est là. Et son choix le plus audacieux est sans doute de faire table rase des personnages iconiques. Ici, pas de héros surentraîné : le film suit un simple livreur, vulnérable, maladroit, profondément humain. Un personnage immédiatement attachant, qui renforce l’immersion et permet une identification presque instinctive du spectateur . Pour autant, les fans ne sont pas oubliés. Mais là où beaucoup auraient enchaîné les fan service stériles, Cregger fait le choix inverse : il cherche avant tout à retranscrire une véritable expérience vidéoludique . Le film regorge ainsi de références au gameplay, avec une progression en zones fermées, comme autant de niveaux à franchir. On retrouve aussi une gestion des munitions qui renforce la tension en limitant les ressources et en forçant des choix sous pression. À cela s’ajoutent des clins d’œil particulièrement malins : portes à ouverture ralentie, caméra qui accompagne la découverte des lieux, et surtout ces cadenas à répétition, devenus un running gag aussi inattendu que savoureux. Techniquement, c’est une vraie claque . Mise en scène millimétrée, travail sur la lumière et les couleurs remarquable, tension parfaitement dosée : chaque plan semble pensé pour maintenir le spectateur sous pression. Par ailleurs, le film est plutôt court, mais compense largement par un rythme particulièrement effréné. Le héros est constamment propulsé d’une épreuve à l’autre, dans une montée en tension continue. Tout s’enchaîne sans temps mort, jusqu’à un final grandiloquent absolument jouissif , où le film explose totalement. Et comme souvent chez Cregger, la dernière partie part en roue libre complète, assumant un délire total extrêmement fun. La mise en scène se distingue également par une excellente gestion des jump scares , souvent placés à des moments inattendus, sans céder aux facilités habituelles du genre. Au contraire, on voir souvent les créatures arriver de loin, créant un compte à rebours renforçant la tension ressentie. Et surtout, le film impressionne par son inventivité et sa générosité . Que ce soit dans la variété des situations proposées, avec de nombreuses scènes marquantes qui s’enchaînent sans jamais se répéter, ou dans la richesse de son bestiaire, constamment renouvelé et toujours surprenant, le film assume pleinement son côté fun. Mais évidemment, on ne retiendra pas le film pour son scénario, volontairement simple et fonctionnel. Les personnages secondaires n’y font souvent que de brèves apparitions, tels des PNJ, même si certains parviennent malgré tout à marquer durablement l’écran (la séquence du camping-car est un véritable master class). Là où Resident Evil surprend vraiment, c’est dans son ton. Car oui, on rit… beaucoup . Le film embrasse pleinement la comédie horrifique, dans une veine qui évoque clairement Sam Raimi, avec des passages qui lorgnent sans complexe du côté de Evil Dead 2 . Les influences sont d’ailleurs assumées : on pense aussi à John Carpenter, notamment dans le traitement du body horror et dans une bande-son qui rappelle parfois Ennio Morricone. Mais Cregger ne copie pas : il digère, mélange, et recrée Et c’est sans doute là sa plus grande réussite : maîtriser à ce point le mélange des genres. Horreur, humour, tension, références … tout cohabite avec une fluidité étonnante, au service d’une ambiance constamment maîtrisée. Au final, ce Resident Evil s’impose non seulement comme la meilleure adaptation de jeu vidéo jamais vue au cinéma, mais aussi comme l’un des films les plus fun de l’année. Qu’on connaisse ou non la licence, on en ressort avec un vrai sentiment de manège hanté, comme si l’on venait de traverser un train fantôme parfaitement orchestré — terrifiant, gore, drôle et totalement jubilatoire. Partager
- Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale.
Découvrez notre critique détaillée du film SI TU PENSES BIEN . Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. SI TU PENSES BIEN ❤️❤️❤️💛 Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. Dans Si tu penses bien , Géraldine Nakache aborde frontalement la question de l’emprise conjugale , en choisissant de s’éloigner de toute violence physique pour mieux se concentrer sur une violence autrement plus insidieuse : la violence psychologique. Une domination invisible, mais tout aussi dévastatrice , qui s’installe progressivement jusqu’à étouffer totalement la victime. Le film montre avec précision la manière dont le bourreau se positionne constamment en victime. Il inverse les rôles, déplace la culpabilité, rend l’autre responsable de ses propres excès, jusqu’à faire douter la victime elle-même de ce qu’elle vit. Un mécanisme glaçant, rendu avec une justesse qui fait froid dans le dos. Géraldine Nakache aborde également la question de la religion, non pas comme un sujet en soi, mais comme un outil supplémentaire au service de l’emprise. Le mari s’en sert pour justifier ses comportements, imposer des règles et asseoir son autorité. Derrière un discours de foi, il construit un cadre de domination qui enferme encore davantage sa compagne, sans jamais forcer le trait. Pour traduire cette mécanique, le film enchaîne les allers-retours temporels afin de reconstituer progressivement le puzzle de la relation . Chaque scène éclaire la précédente, et l’on comprend peu à peu comment cette violence, diffuse au départ, resserre lentement son étau. Une tension continue s’installe alors, presque oppressante, mettant volontairement le spectateur mal à l’aise. Le tout est porté par un ton sobre et réaliste, sans jamais chercher la surdramatisation . C’est précisément ce refus d’en faire trop qui rend le film aussi crédible et percutant, avec cette mécanique froide d’une relation toxique qui se met en place. Ce malaise est renforcé par un choix de mise en scène très fort : des plans rapprochés au plus près du visage de Monia Chokri . On lit tout sur son visage, ses doutes, ses fissures, son enfermement progressif. Une proximité qui rend l’expérience encore plus étouffante. Et évidemment, le film tient en grande partie sur son duo d’acteurs. Monia Chokri, qui m’avait déjà marqué l’année dernière dans Des preuves d’amour et Les enfants vont bien , est ici bouleversante. D’une grande justesse, tout en retenue, elle impressionne aussi par l’expressivité de son regard , capable de traduire à lui seul toute la complexité de son personnage. Face à elle, Niels Schneider impose une présence à la fois charismatique et profondément inquiétante . Il évite soigneusement la caricature, ce qui rend son personnage d’autant plus dérangeant. Mais le film peut aussi laisser une sensation d’oppression un peu trop appuyée. À force d’enchaîner les scènes d’emprise, il laisse peu de respiration au spectateur . Une intensité constante qui, si elle est cohérente avec le sujet, donne parfois le sentiment d’insister un peu trop sur son message. À l’image de la formidable série Querer , Si tu penses bien s’impose comme un véritable thriller psychologique qui prend aux tripes. Un film aussi immersif que glaçant, dont le dernier plan risque de rester longtemps gravé en mémoire. Partager
- Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer.
Découvrez notre critique détaillée du film LA VIE D'UNE FEMME . Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer. LA VIE D'UNE FEMME ❤️❤️❤️ Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer. Un an après L’Intérêt d’Adam , réalisé par Laura Wandel, Léa Drucker retrouve le milieu hospitalier. Mais là où ce précédent film explorait surtout la pression et la tension inhérentes à cet univers, Charline Bourgeois-Tacquet choisit ici un autre angle : celui de l’intime . L’hôpital devient un décor, presque un prolongement, pour mieux s’intéresser à la vie d’une femme avant tout. Le film adopte un découpage en chapitres qui évoque immédiatement Julie (en 12 chapitres). Si cette structure peut parfois sembler un peu appuyée, voire artificielle, elle est contrebalancée par les titres des chapitres, qui apportent une vraie dimension ludique . Souvent à contre-pied, ils déjouent les attentes du spectateur et instaurent un léger décalage bienvenu avec ce que l’on croit voir venir. Ce qui s’impose, en revanche, sans discussion possible, c’est l’interprétation de Léa Drucker . D’une justesse impressionnante, elle capte chaque nuance, chaque fatigue... Plan après plan, elle porte le film sur ses épaules, incarnant une femme crédible, débordée, tiraillée entre son exigence professionnelle et une vie familiale qui ne lui laisse aucun répit. La mise en scène accompagne ce portrait avec beaucoup de pudeur et une forme de mélancolie diffuse . Rien n’est appuyé, tout est suggéré, ce qui donne au film une tonalité sensible, presque fragile. À vouloir embrasser plusieurs thématiques — travail, famille, désir, identité — le film en laisse certaines à la surface. Quelques arcs narratifs manquent ainsi de profondeur et flirtent parfois avec le déjà-vu . D’autres, en revanche, trouvent une vraie justesse, notamment tout ce qui entoure la relation à la mère, qui concentre sans doute les moments les plus forts émotionnellement. C’est d’autant plus frustrant que certains éléments promettaient davantage. La relation avec la romancière, incarnée par une Mélanie Thierry lumineuse, reste finalement en retrait, alors qu’elle laissait entrevoir un potentiel dramatique bien plus fort. Au final, La Vie d’une femme séduit par la qualité indéniable de son interprétation et la finesse de son regard, mais laisse une impression plus mitigée sur le plan narratif. Un film élégant, sensible, mais peut-être un peu trop sage pour réellement marquer durablement . Partager










