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GOUROU

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Conseil de coach : trouver un scénariste à Yann Gozlan

GOUROU

Yann Gozlan retrouve Pierre Niney pour la troisième fois avec GOUROU. Et si j’avais adoré BOITE NOIRE, ces deux films suivants, VISIONS et DALLOWAY ont été de réelles déceptions. J’étais donc à la fois excité et inquiet à l’idée de découvrir ce nouveau projet.

Le film suit le coach en développement personnel le plus populaire de France, dont la carrière vacille lorsque le gouvernement décide de créer un diplôme d’État afin d’encadrer une profession aux dérives de plus en plus inquiétantes.

Le début est très prometteur. Les séminaires impressionnent par leur mise en scène et le charisme manipulateur du protagoniste, et surtout, le film semble s’orienter vers un thriller politique ambitieux, terrain a priori idéal pour Gozlan.

Il faut d’ailleurs lui reconnaître une qualité indéniable : son sens de la tension. On ne s’ennuie jamais, la mise en scène est nerveuse, et les rebondissements s’enchaînent avec une efficacité qui maintient constamment l’attention du spectateur.

Gozlan étend ainsi son Niney-verse en confiant à l’acteur un nouveau rôle de Mathieu Vasseur. Un même nom pour trois personnages différents, mais un ADN commun : l’obsession, la quête de contrôle et une descente progressive vers la perte de repères. Pierre Niney impressionne une nouvelle fois par son investissement total. Il compose un personnage à la fois charismatique et profondément toxique, évoquant par moments la performance de Tom Cruise dans MAGNOLIA.

Mais malgré cette efficacité formelle, GOUROU se heurte à de sérieux problèmes d’écriture. La promesse du thriller politique s’efface rapidement au profit d’un thriller paranoïaque parfois maladroit. Les twists s’accumulent sans jamais avoir de véritables conséquences, rendant le récit artificiel, voire incohérent. Le film multiplie ainsi les intrigues secondaires sans jamais réellement en refermer les arcs.

Enfin, si GOUROU interroge bien les dérives du coaching et de l’influence, il peine à clarifier son propos. Certaines séquences, comme le passage dans un show télévisé ou la scène finale frustrante, laissent planer un flou sur les intentions du réalisateur, donnant le sentiment d’un film qui n’ose jamais aller au bout de ses idées.

GOUROU confirme le talent de Gozlan pour maintenir la tension, mais rappelle qu’un suspense maîtrisé ne suffit pas à compenser des failles d’écriture.

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