PROJET DERNIÈRE CHANCE
❤️❤️
La promesse d’un grand voyage spatial… mais je suis resté au sol…

J’étais vraiment enthousiaste à l’idée de découvrir Projet Dernière Chance, ce film de science-fiction signé Phil Lord et Christopher Miller, dont je ne savais absolument rien. Et il faut reconnaître que la première partie du film a largement conforté cette attente.
Le duo de réalisateurs démontre une nouvelle fois son savoir-faire en matière de mise en scène, en proposant des visuels marquants, sublimés par la photographie de Greig Fraser, déjà à l’œuvre sur The Batman ou Dune. L’ensemble évoque immédiatement de grandes références du genre comme Interstellar, Premier Contact ou encore E.T. l'extra-terrestre, tout en rappelant aussi Seul sur Mars, adapté du même auteur.
Mais même si je ne peux que saluer la beauté des images, une impression persiste : celle d’avoir déjà vu, ailleurs et souvent en mieux, ce que le film propose à l’écran. Une sensation qui a finit par atténuer l’impact de ces séquences pourtant spectaculaires.
Puis surtout, la promesse initiale a rapidement laissé place à une expérience beaucoup plus déroutante et, en ce qui me concerne, franchement laborieuse.
Là où je m’attendais à une œuvre de science-fiction ambitieuse et immersive, le film opte en réalité pour un ton largement tourné vers la comédie. Un choix qui s’est avéré créer un décalage auquel je n’étais pas prêt. J’ai même eu par moments la sensation de me retrouver face à un film calibré par Disney, dans une veine très “grand public”, qui m’a sorti du récit.
Le problème, c’est que cet humour ne m’a jamais atteint, au point de ne pas me décrocher le moindre sourire… Et comme le film repose en grande partie sur ce registre, tout le reste s’en est retrouvé fragilisé pour moi.
Même constat pour ce récit d’amitié et d’apprentissage, censé constituer son cœur émotionnel. Sur le papier, tout est réuni pour que la relation fonctionne, dans la lignée de grandes œuvres du genre. Mais dans les faits, je n’ai jamais réussi à y croire. La connexion entre les personnages m’a semblé trop rapide, presque artificielle, comme si le film cherchait davantage à démontrer cette amitié qu’à réellement la faire naître. Faute d’attachement, je suis resté un peu plus à distance du projet.
À cela s’ajoutent des facilités scénaristiques, qui même si elles sont excusables par le côté léger du film, restent difficiles à ignorer. Comme ce postulat d’un simple professeur propulsé sans aucune formation dans une mission spatiale de cette ampleur, et capable d’en maîtriser tous les enjeux. Là où d’autres films du genre parviennent à ancrer leur récit dans une certaine rigueur, celui-ci demande une suspension d’incrédulité que je n’ai jamais réussi à accorder.
Enfin, plus le film avance, plus l’ennui s’est installé en moi, par manque d’investissement émotionnel, au point de transformer ma séance en véritable calvaire. D’autant plus que le film multiplie les rebondissements dans sa dernière partie, semblant ne jamais vouloir se terminer.
Pour autant, difficile pour moi de qualifier le film de « raté ». On sent bien que ce mélange d’humour et d’émotion se veut fédérateur, et aux vues des retours, il semble toucher une large partie du public. Simplement, il n’a jamais fonctionné sur moi. Le décalage était trop grand, et je suis resté en permanence à distance de ce que le film cherchait à provoquer.
Au fond, il s’agit peut-être tout simplement d’un film qui n’était pas fait pour moi…

