RENTAL FAMILY
❤️❤️❤️
De la guimauve, mais fondante et réconfortante.

Philip, acteur raté et solitaire, décroche un emploi pour le moins insolite à Tokyo : jouer des rôles de proches pour de parfaits inconnus. Un concept qui paraît improbable et pourtant bien réel au Japon.
RENTAL FAMILY est un drame doux et profondément humaniste, qui explore la solitude et l’attachement à des relations factices. Chaque nouvelle rencontre agit comme un miroir pour Philip, qui se retrouve souvent confronté aux blessures et aux manques de ses « clients ». En s’immisçant dans la vie des autres pour les aider, les moments partagés et l’attachement qu’il développe finissent par déteindre sur lui, l’aidant peu à peu à aller mieux.
Le film avance par petites vignettes, enchaînant les situations avec légèreté et tendresse, sans jamais sombrer dans le misérabilisme. On est naturellement touché par la relation qu’il noue avec une petite fille dont il devient le père de substitution. Mais l’arc le plus marquant reste sans doute sa rencontre avec un acteur vieillissant, hanté par l’oubli et la disparition.
Le récit évoque aussi le poids du regard des autres dans la société japonaise, et cette nécessité de plaire à ses proches, quitte à leur mentir pour préserver les apparences.
Porté par Brendan Fraser, lui-même marqué par une carrière cabossée et un retour inattendu, le film trouve une résonance particulière. L’acteur joue avec une grande pudeur et, aidé par sa carrure de gros nounours, dégage une empathie immédiate pour son personnage.
Alors oui, ça n’invente rien, c’est plein de bons sentiments et la trajectoire reste assez prévisible. Mais ça fonctionne. Le bien-être que redécouvre Philip est contagieux. RENTAL FAMILY est un petit film feel-good, sans prétention, qui cherche simplement à faire du bien et « mission accomplie » : on en ressort le cœur gonflé et le sourire aux lèvres.


