top of page

LE CORDON

LE CORDON

❤️❤️❤️💛

Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission.

Artéphile - 17h30
relâche les 5, 12, 19 juillet

Le Cordon de Stéphanie Manus déploie un seul-en-scène dense et maîtrisé, où l’intime devient le fil conducteur d’une réflexion plus large sur ce qui nous construit. Dans cet atelier de stylisme, tout se fabrique : les récits, les identités, les héritages, comme une matière que l’on assemble, découd et transforme.

La pièce traverse de nombreux thèmes — identité, transition, héritage transgénérationnel, place des femmes, émancipation, normalité, jusqu’à l’angoisse d’être mère — sans jamais donner l’impression de se disperser. Au contraire, elle glisse de l’un à l’autre avec une grande fluidité et maintient une vraie cohérence dramaturgique, malgré l’ampleur des questions abordées.

Le choix d’un atelier de stylisme n’est pas anodin et devient une métaphore de l’assemblage des souvenirs et des traumas familiaux. Sur scène, le mannequin devient un corps réceptacle, marqué au fil du récit par les traces laissées par les générations passées. Une manière concrète de rendre visible ce qui se transmet en silence.

La musique, jouée en live, n’est jamais démonstrative, mais soutient les émotions et accompagne le récit, tout comme les quelques chansons d’une grande puissance émotionnelle.

Le jeu de la comédienne épouse cette progression avec finesse. Le ton, d’abord léger et complice, installe une proximité immédiate avec le public, avant de glisser progressivement vers des zones plus profondes, plus sensibles. Cette bascule se fait sans rupture, toujours tenue par une forme de justesse et ponctuée d’humour.

Au cœur du spectacle, la quête d’identité prend une dimension particulièrement forte. Elle dépasse la simple introspection pour devenir un véritable cri de liberté : celui de comprendre ce qui nous a façonnés pour mieux s’en affranchir. Cette traversée intime se transforme peu à peu en un hommage à l’émancipation de la femme, non pas comme une rupture radicale, mais comme un mouvement de réappropriation. Se libérer, ici, c’est démêler les fils, faire le tri et choisir ce que l’on garde ou non de cet héritage.

Le Cordon tisse ainsi un récit sensible et universel, où chacun peut reconnaître quelque chose de soi, autour de cette question essentielle : comment se construire avec ce que l’on hérite ?

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page