AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES
❤️❤️❤️
Entre feu, cendres et déjà-vu…

James Cameron nous donne une nouvelle fois rendez-vous sur Pandora pour son troisième AVATAR. J’attendais impatiemment ce nouvel opus, ayant adoré le premier film, et même encore préféré le deuxième, que je considère comme l’un des plus grands blockbusters de ces dernières années, aux côtés de FURY ROAD. Je lui pardonnais d’ailleurs ses grosses facilités scénaristiques, comme la disparition subite de la plupart des personnages lors du climax, tant le dernier acte offrait une intensité visuelle et émotionnelle inouïe.
Évidemment, d’un point de vue technique, c’est encore un sans-faute. James Cameron repousse une nouvelle fois les limites et prouve que la seule personne capable d’offrir des films plus impressionnants que lui est… James Cameron… Les images atteignent un niveau de détail hallucinant : textures de peau, expressions faciales, tout est d’un réalisme sidérant, au point d’en oublier qu’il s’agit d’images de synthèse.
Je ne suis pas un grand fan de la 3D, mais Cameron parvient à la rendre saisissante sans recourir à des artifices gratuits. Clairement, sur le plan du spectacle, il met à l’amende tous les blockbusters actuels. On en prend plein les yeux, et le film mérite largement de dépenser 25€ pour une séance IMAX pour ce show de 3h20.
Pendant la première heure, j'ai même cru que le réalisateur allait récidiver pour la troisième fois. Ça commence même très fort avec la présentation de deux nouveaux peuples : les marchands de l’air et le clan des Cendres. L’arrivée des premiers offre des visuels d’une féerie absolument dingue, tandis que les seconds promettent un peuple antagoniste capable de redistribuer les cartes.
Mais... Trop de choses sont venus gâcher mon plaisir…
AVATAR 2 et 3 devaient à l’origine ne former qu’un seul film, et cela se ressent terriblement. Le film trouve vite ses limites. Les nouveaux peuples sont malheureusement sous-exploités pour se recentrer, une fois encore, sur le clan de l’eau. Les marchands de l’air sont évacués en un quart d’heure, et le clan des Cendres, pourtant prometteur, devient rapidement accessoire. Leur cheffe, Varang, impressionne par son charisme, mais son potentiel est totalement gâché et elle finit éclipsée par le Colonel.
Ce qui faisait la force des deux premiers films, c’était la découverte des clans et de leurs coutumes. Ici, Cameron privilégie le rythme… au détriment de la magie.
Il y a quelques semaines, je reprochais à ZOOTOPIE 2 de répéter ses enjeux sans faire évoluer ses personnages. C’est encore plus flagrant ici. À la fin de ce troisième opus, nous sommes quasiment au même point qu’à la fin du précédent, avec des personnages dont les arcs ont à peine avancé.
Pire encore, le film recycle les mêmes scènes et situations de LA VOIE DE L'EAU : une chasse à la baleine, une poursuite sous-marine, des enfants qui se font si souvent enlever que cela en devient un running gag, le Colonel qui tente de se rapprocher de Spider, Lo’ak, dont l’arc repart de zéro, et cherche une nouvelle fois à réintégrer Payakan, la tulkun bannie… Quant au climax, il s’agit d’un maxi best-of des deux premiers films, allant jusqu’à répéter le même deus ex machina.
Alors oui, le spectacle est là, il est somptueux et je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment. Mais le manque de surprise et cette sensation de redite sont tels qu’au final, le film me laisse un goût terriblement amer, et bien peu de moments me resteront réellement en mémoire.


