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  • BABYLON : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film BABYLON . BABYLON ❤️❤️❤️❤️❤️ 15 janvier 2023, et déjà la certitude d’avoir vu ce que le cinéma nous proposera de mieux cette année… Damien Chazelle, après m’avoir déjà bluffé avec WHIPLASH et LA LA LAND, livre pour moi avec BABYLON son meilleur film, et même un des films les plus fous de l’histoire du cinéma. Un film somme d’une puissance créatrice complètement démesurée. Mais quelle claque, quel spectacle !!! BABYLON, c’est un ovni fou. Un mélange entre LA LA LAND et LE LOUP DE WALL STREET. C’est grandiose, excentrique, drôle, provocateur, surprenant, complètement barré, profond … Mais c’est surtout un IMMENSE hommage au 7e art. Je pensais pourtant que c’était Spielberg qui allait nous offrir la plus belle déclaration d’amour au cinéma de l’année avec son THE FABELMANS, mais Chazelle vient de mettre la barre tellement haut !!! Le film dure plus de trois heures et pourtant on en redemanderait. Ca va à deux cent à l’heure. C’est une débauche de démesure, avec notamment une première demi-heure complètement folle dont on ressort épuisé lorsque le titre apparait. Et le rythme du film ne retombe que rarement, les scènes s’enchainent et nombreuses sont celles qui deviendront cultes. Chazelle livre une démonstration de la puissance de sa réalisation. Dans cette débauche d’images et de musique, tout est millimétré. La mise en scène est hallucinante et cumule les plans plus bluffants les uns que les autres, sublimés par une photographie qui en met plein les yeux. Chaque figurant a sa place, donnant souvent des airs de comédie musicale, un genre qu’il aime particulièrement et ça se sent… Ca mélange d’ailleurs les genres à outrance, passant du film musical, à la comédie (avec des scènes hilarantes), au film de gangsters, voir même au film d’horreur… On rit, on pleure, on tremble, on est choqué… On est constamment secoué et c’est un véritable plaisir de participer à ce festival d’émotions… Et même si le film pourra perdre une partie du public avec son côté provocateur, excentrique et bordélique, il y a bien un point qui mettra tout le monde d’accord : la fabuleuse musique de Justin Hurwitz, qui offre une BO incroyable. Son Jazz énergique est à l’image du film, et apporte un rythme endiablé d’autant plus qu’il colle parfaitement au montage frénétique du film. Car oui, on retrouve les thèmes chers au réalisateur, le Jazz justement (et pourtant je ne suis pas ce qu’on peut appeler un fan du genre…), la comédie musicale, l’aboutissement de ses rêves… Et forcément, un mot sur Margot Robbie. Elle est magistrale, sensuelle, enflamme la pellicule et livre de loin sa plus grande prestation. Mais attention, malgré son côté excentrique, le film ne brille pas que par la forme et il n’en oublie pas le fond. C’est très référencé et il se focalise sur l’évolution du cinéma, la place de ses stars et celle des spectateurs avec une sublime mise en abîme saisissante. Certains dialogues, comme celui de Brad Pitt, face à une journaliste, sont même extrêmement puissants. Il rend ainsi un vibrant hommage à tous ceux qui nous font vibrer dans les salles obscures et montre à quel point cet art peut nous faire vivre des émotions folles. Et que dire de cette scène finale, qui à elle seule est à l’image du film : un CHEF D’ŒUVRE, et m’aura fait dressé les poils et fondre en larme par sa puissance. Partager

  • LES MARCHANDS D'ÉTOILES critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MARCHANDS D'ÉTOILES LES MARCHANDS D'ÉTOILES ❤️❤️❤️💛 Alors que le public s'installe, les comédiens sont déjà en train de s'affairer dans l'imposant décor du sous-sol de cette boutique de tissus.C'est une chose rare de voir des décors aussi élaborés au OFF, et le spectateur se retrouvera immergé dans l'histoire. On retrouve donc la famille Martineau qui, pour subsister pendant cette période de guerre, fournie les fameuses étoiles jaunes que les juifs sont contraints de porter. Un équilibre précaire qui va être chamboulé par l'arrivée d'un personnage dans leur univers. La première partie de la pièce prendra un certain temps à nous présenter ses personnages, avec leurs dilemmes et les choix auxquels ils sont confrontés. Et c'est sûrement une force de l'écriture qui dépeint ses protagonistes avec une grande justesse. Ici rien n'est blanc ou noir et on est bien dans la zone grise, où la guerre contraindra les personnages à faire des choix. Le casting brille par son naturel, avec surtout un fabuleux Guillaume Bouchède, dans le rôle du père à la fois drôle et tendre, qui apporte énormément d’humanité à son personnage. Ça commence sous le signe de la bonne humeur, les enjeux mettront du temps à s'installer, mais petit à petit, la tension monte crescendo et la dramaturgie fera l'effet d'un rouleau compresseur. Car au final, le public sera bien face à une tragédie, même si l'humour judicieusement distillé permettra au public de reprendre son souffle. Julien Alluguette nous offre un spectacle qui sonne vrai et nous pose la question « Et nous, qu’aurions nous fait ? » Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • THE FABELMANS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film THE FABELMANS . THE FABELMANS ❤️❤️❤️❤️💛 C’est peut-être le film que j’attendais le plus cette année. Spielberg est clairement LE cinéaste qui m’a fait tomber amoureux du septième art, et donc le voir réaliser un film inspiré de sa jeunesse où il raconte comment il est tombé amoureux du cinéma, forcément ça me faisait rêver. C’est sûrement son film le moins spectaculaire, mais aussi le plus personnel et c’est un véritable bonheur de découvrir ce récit d’apprentissage sur sa passion et le pouvoir que peuvent avoir les images. Le film rentre directement dans le sujet, avec ce petit Sam qui va pour la première fois au cinéma, ce qui sera à l’origine de son obsession… Il y a bien sûr la découverte de cet art à une époque où le numérique n’existait pas et où il fallait tout inventer. Il livre ainsi un très bel hommage à l’artisanat cinématographique. Que ce soit le montage où la mise en scène, il fallait se débrouiller pour faire croire au spectateur ce qu’il se passait sous ses yeux. Le film aurait pu tomber dans le fan service, mais même si plusieurs de ses œuvres sont effectivement citées, c’est fait de façon très discrète, souvent au détour d’un simple cadre… Son film est bien sûr une véritable lettre d’amour au cinéma, mais aussi à ses parents, qui sont au cœur du récit, et surtout à sa mère, interprétée par une très grande Michelle Williams. Ce n’est pas étonnant de voir à quel point la cellule familiale éclatée a imprégné une grande partie de sa filmographie. Et puis, il y a ces choses qui semblent une évidence en voyant le film : Rappelez-moi par quel moyen les humains communiquent avec les extra-terrestres dans RENCONTRE DU TROISIEME TYPE ? (Sa mère était pianiste, son père informaticien…). Le film va cumuler les seconds rôles, souvent savoureux, avec une galerie de personnages hauts en couleurs. Chacun sera, à sa manière, une étape dans ce parcours initiatique. On pense notamment au grand oncle, au meilleur ami du père, la petite amie, on bien même ce caméo exceptionnel que je vous laisserai découvrir. Après, je dois bien avouer que, malgré tous mes éloges, j’ai tout de même une limite avec le film. Quand il aborde la vie lycéenne du héros, on n’est pas loin de tomber dans le cliché, avec ce gentil élève persécuté par la star du lycée, forcément TRES méchante… Mais là encore, l’intelligence de Spielberg fait qu’il arrive tout de même à en tirer quelque chose de très intéressant sur le pouvoir que peut avoir le cinéma. Mais malgré ce détail, son film aura été pour moi un vrai cadeau, jusqu’à son délicieux final. Et comme dit sa mère au petit Sam au début du film « Quand tu sortiras du cinéma, tu ne pourras plus t’arrêter de sourire », et effectivement à la sortie de la salle, ce fût bien le cas… Partager

  • LES HUIT MONTAGNES : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LES HUIT MONTAGNES . LES HUIT MONTAGNES ❤️❤️❤️💛 Certains films vous marquent plus que d’autres, pas parce qu’ils sont meilleurs, mais simplement parce qu’ils vous parlent. Et ça a été le cas pour moi avec LES HUIT MONTAGNES, comme rarement un film réussit à le faire. C’est avant tout une grande histoire d’amitié entre deux hommes sur une trentaine d’années. Mais c’est aussi une ode à la montagne, la randonnée, ainsi qu’une réflexion sur la recherche du sens de la vie et les liens père-fils. Même si le film divisera par son rythme lent et contemplatif, il y a bien un aspect qui mettra tout le monde d’accord : la beauté des images. Rarement la montagne n’a été aussi bien filmée, au point d’en devenir un personnage à part entière. Les paysages sont à tomber et retranscrivent parfaitement la sensation ressentie lors des treks. J'ai tout de même un doute sur le fait d’avoir choisi le format 4/3 qui pour moi est un contre sens et limite le côté grandiose des panoramas. L’alchimie entre les deux héros que tout oppose est parfaite. Chacun se construisant par rapport à l’autre et créant ainsi ce lien indéfectible qui dirigera leurs vies. C’est d’une justesse et d’une authenticité impressionnante. Le fait d’enchainer les ellipses en concentrant le récit sur le lieu qui les réunit chaque été, renforce le côté introspectif de l’histoire et lui donne des airs de quête initiatique. Alors, oui, le film est peut-être un peu trop long, mais si comme moi vous êtes happé par l’histoire et les paysages, alors ce récit, à la fois intimiste et visuellement impressionnant, restera gravé en vous comme certains rêves… Partager

  • WEREWOLF BY NIGHT : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film WEREWOLF BY NIGHT . WEREWOLF BY NIGHT ❤️❤️❤️💛 En fait, Marvel c'est comme les monstres dans les films, tu les crois morts, mais ils trouvent le moyen de se relever pour mieux te surprendre... Et ça tombe bien, car WEREWOLF BY NIGHT est un véritable hommage à la Hammer et ses films d'horreur d'antan... Comme WandaVision et les sitcoms, ça respecte tous les codes du genre. Que ce soit la musique, ce superbe noir et blanc, le grain argentique, le côté kitch, les effets spéciaux à l'ancienne, le surjeu théâtralisé... Ça pousse même le truc jusqu'aux fameuses "brûlures de cigarette" (cette petite marque sur la pellicule qui indiquait l'approche de la fin de la bobine). Alors, oui, ça ne réinvente pas la poudre, et en 50 minutes, il n'y a pas vraiment le temps de développer un réel scénario, mais quel plaisir de voir un projet Marvel qui sort à ce point du lot. D'autant plus que le moyen métrage propose tout de même quelques belles idées de mise en scène, comme cette transformation hors-champ aussi belle qu'inspirée. Bref, sans être une révolution, c'est fait avec énormément de respect, et de générosité et ça mérite amplement d'y jeter un oeil. Après, même si c'est apparemment tiré d'un personnage des comics, le lien avec le MCU n'est pas évident (bon, en même temps, on a un peu l'impression qu'ils ne savent plus trop où ils vont en ce moment...) Partager

  • Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle COMME ON BRÛLE ENCORE Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé. COMME ON BRÛLE ENCORE ❤️❤️❤️ Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé. Lors d’une soirée où l’une d’elles célèbre les 20 ans de sa séparation avec son mari, cinq femmes se rencontrent et sympathisent. Très vite, elles découvrent qu’elles partagent un point commun : toutes ont, à un moment ou à un autre de leur vie, été confrontées à la violence des hommes. De cette prise de conscience naît une idée : monter ensemble un spectacle pour raconter ce qu’elles ont vécu. La pièce dénonce le sexisme, le harcèlement, la violence conjugale, et même le viol. Mais le message ne se veut pas manichéen : il ne s’agit pas de dire que tous les hommes sont violents, mais de montrer que toutes les femmes, elles, sont confrontées à ces violences, sous une forme ou une autre. Les scènes s’enchaînent avec rythme et inventivité, mêlant théâtre, chant et danse. Le choix audacieux est fait d'aborder ces thèmes graves avec humour et légèreté. Un humour satirique, corrosif, dont le décalage devient une véritable arme contre le patriarcat. Certains moments fonctionnent peut-être moins bien (peut-être est-ce lié à mon regard d’homme), mais le spectacle devient particulièrement percutant lorsqu’il retourne les stéréotypes. Les chansons, aux paroles détournées avec intelligence, prolongent les scènes en soulignant l’absurdité du quotidien des femmes ou en renversant les clichés. Mais ce sont surtout les témoignages qui marquent durablement. Portés par des monologues puissants, joués avec une grande justesse, ils constituent la force émotionnelle du spectacle. Chaque récit est poignant, sincère, et se conclut souvent par une chorégraphie qui vient magnifier l’émotion exprimée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Rire de ce qui nous divise pour mieux nous rassembler

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle L'AUTRE Rire de ce qui nous divise pour mieux nous rassembler L'AUTRE ❤️❤️❤️💛 Rire de ce qui nous divise pour mieux nous rassembler L’autre part d’un point de départ pour le moins improbable : celui d’un prêtre qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, recueille un fugitif juif pourchassé et décide de le faire passer pour le nouveau curé de la paroisse afin de lui sauver la vie. Une situation qui devient rapidement le point de départ d’une réflexion profonde sur l’identité, la foi et la capacité des hommes à dépasser leurs différences. Malgré la gravité des thèmes abordés, Didier Caron réussit à insuffler énormément de comédie à son récit . L’humour naît notamment des échanges autour des religions, aussi bien chrétienne que juive, en soulignant leurs contradictions, leurs traditions parfois absurdes, mais toujours avec un profond respect. À une époque où les différences entre les religions sont encore trop souvent sources de haine et de conflits, le spectacle réussit à faire émerger un véritable message de fraternité et de tolérance, sans jamais tomber dans le jugement ou la caricature. La pièce s’amuse également à questionner le racisme , notamment à travers le personnage de Marceline, cette femme aux propos antisémites et aux préjugés profondément ancrés. Pourtant, Juliette Galoisy réussit à lui donner une vraie complexité : son personnage, à la fois naïf, dérangeant et parfois profondément perturbant dans ses paroles, laisse progressivement apparaître une forme de tendresse et d’humanité. Sa crédulité finit par la rendre particulièrement attachante, au point de créer un véritable lien avec le public. La force du spectacle repose avant tout sur la relation qui se construit entre ces deux hommes que tout oppose en apparence. Le prêtre et le fugitif juif dévoilent progressivement leurs failles, leurs blessures et leurs doutes, notamment face à un Dieu qui semble les avoir abandonnés dans cette période sombre. De la méfiance et de l’incompréhension initiales va naître une véritable fraternité, dans une évolution particulièrement touchante . Mon principal bémol concerne le personnage du policier, incarnation du mal absolu, dont la méchanceté est parfois tellement appuyée qu’elle frôle la caricature. Un choix qui contraste avec la finesse dont Didier Caron fait preuve pour construire les autres personnages. Car c’est bien dans l’évolution de cette relation entre ces trois êtres que la pièce trouve toute sa force : trois personnages enfermés dans leurs croyances, leurs peurs et leurs préjugés, qui vont peu à peu apprendre à se regarder autrement. Une histoire de rencontres et de différences qui rappelle qu’au-delà des religions, des origines et des apparences, c’est avant tout notre humanité commune qui nous rassemble. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un hommage vibrant qui fait du dessin une arme de mémoire et de liberté.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DESSINER ENCORE Un hommage vibrant qui fait du dessin une arme de mémoire et de liberté. DESSINER ENCORE ❤️❤️❤️❤️ Un hommage vibrant qui fait du dessin une arme de mémoire et de liberté. Difficile de sortir indemne de Dessiner encore , tant le spectacle parvient à saisir un sujet vertigineux avec une intelligence et une pudeur rares. Ici, rien de frontal, rien de démonstratif . La mise en scène fait le choix de la suggestion, et c’est précisément ce qui la rend si puissante. La scène de l’attentat, d’une inventivité saisissante, marque durablement les esprits sans jamais céder au sensationnalisme. L’une des grandes réussites du spectacle réside dans ce parti pris fort : faire incarner Coco par trois comédiennes . Loin d’être un simple effet, ce choix donne une profondeur troublante au personnage. Chacune apporte sa nuance, son énergie, ses fragilités, composant un portrait éclaté mais profondément cohérent, celui de cette femme en reconstruction. Sur scène, les dessins de Coco, issue de sa bande dessinée et des unes de Charlie Hebdo, prennent littéralement vie . Intégrés avec fluidité à la mise en scène, ils prolongent le récit, dialoguent avec le jeu des actrices et renforcent la dimension sensible du spectacle. On navigue ainsi en permanence entre théâtre et bande dessinée, dans un équilibre parfaitement maîtrisé. Et puis, il y a l’humour. Constant, grinçant, irrévérencieux. Un humour satirique fidèle à l’esprit de Charlie Hebdo, où tout le monde en prend pour son grade . Les comédiennes s’en donnent à cœur joie, multipliant grimaces, postures et silhouettes de bande dessinée pour caricaturer hommes politiques ou autres figures de la Manif pour tous. Un humour qui fait mouche, non pas pour diviser, mais pour rappeler que rire reste un acte de liberté. Mais Dessiner encore ne se contente pas de raconter : il interroge aussi. Le spectacle propose une réflexion sensible sur les conséquences de ce traumatisme collectif , sur ce qu’il laisse derrière lui, et sur la vague de solidarité qui avait alors traversé la société. En filigrane, c’est tout un après qui se dessine, entre sidération, reconstruction et nécessité de continuer. Car au-delà de l’hommage, la pièce est aussi une véritable ode à la création. Continuer à dessiner, continuer à rire, continuer à raconter… malgré tout. Comme un acte de résistance autant que de mémoire. Dessiner encore porte ainsi un message profondément humain : celui de la résilience, bien sûr, mais aussi celui de la liberté d’expression et du devoir de ne pas oublier. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Voici mes films préférés de l'année 2025

    Découvrez notre critique du film TOP FILMS 2025 . Voici mes films préférés de l'année 2025 TOP FILMS 2025 Voici mes films préférés de l'année 2025 Chaque année, le cinéma reste pour moi bien plus qu’un simple loisir. Et malgré la crise du box-office, ma fréquentation, elle, n’aura pas faibli. Si les grosses productions semblent lasser le public et décevoir, cette situation a aussi permis de laisser davantage de place à des films plus modestes et souvent plus audacieux. Cette année aura été particulièrement riche en propositions singulières, en récits intimes, politiques ou sensoriels, portés par des cinéastes qui continuent de croire que le grand écran est avant tout un vecteur d’émotion. Voici donc mon Top 10 , ces films qui m’ont le plus touché et qui me donnent envie, encore un peu plus, de partager mes coups de cœur pour que cet art ne disparaisse jamais. 10 - THE UGLY STEPSISTER Tout le monde connaît le conte de Cendrillon. Ce film fait le pari improbable de raconter l’histoire du point de vue de l’une des « vilaines » belles-sœurs. Une petite perle qui mêle satire sociale et body horror. Un choix radical, mais finalement bien plus proche du conte originel que de la version Disney. Le film reste malin, sans jamais trahir le message féministe qu’il véhicule. Il marque aussi par sa mise en scène audacieuse, riche en plans mémorables, et par la révélation Lea Myren, qui s’investit corps et âme dans une composition impressionnante. 9 - DOSSIER 137 Dominik Moll aborde le sujet sensible des violences policières sans manichéisme. Sans apporter de solution toute faite, il s’intéresse aux failles d’un système qui broie autant qu’il protège. Certes très didactique, le film met le pouvoir de l’image au cœur du film (aussi bien médias que réseaux sociaux.). Il fait ressentir les doutes et les incertitudes de son enquêtrice, portée par une Léa Drucker une nouvelle fois remarquable de justesse. 8 - L’ÉPREUVE DU FEU Une vraie surprise que je n’avais pas vu venir, tant son pitch ne m’attirait pas : Hugo, 19 ans, passe comme chaque été ses vacances dans une maison familiale sur une île. Mais cette fois, tout a changé : transformé physiquement, il voit débarquer Queen, sa première petite amie, une esthéticienne aux airs de cagole. Et pourtant, le film brille par son écriture et sa manière d’aborder le premier amour, le regard des autres et les préjugés. Il impressionne surtout par son casting qui est un vivier de jeunes talents. Je retiendrai particulièrement Ana Verderose, dont c’est le premier rôle, et qui est clairement ma révélation de l’année : elle crève l’écran par sa palette de jeu folle qui apporte énormément de profondeur à un personnage qui semble superficiel au premier abord. 7 - VALEUR SENTIMENTALE Dans ce nouveau film, Joachim Trier livre un récit familial sur les non-dits et les secrets de famille, à travers un père qui tente de renouer avec ses filles en tournant un film dans la maison familiale. La mise en scène millimétrée transforme la maison en personnage à part entière, tandis que le cinéma devient le miroir des traumatismes enfouis. Porté par un trio d’acteurs qui ne forcent jamais les émotions, le film bouleverse par sa justesse et sa sensibilité. Depuis sa découverte, il n’a cessé de résonner en moi et de grimper dans mon classement au fil des mois. 6 - JE SUIS TOUJOURS LA Une chronique familiale au cœur de la dictature brésilienne des années 70. Un film d’une puissance émotionnelle rare, dont la première partie, baignée d’amour et de scènes de vie, entre en contraste brutal avec un second acte sombre et tragique. La mise en scène joue constamment avec les émotions du spectateur, à travers le cadre, la lumière, la musique et le hors-champ. Mais c’est surtout le formidable portrait d’une femme forte et déterminée, incarnée par une immense Fernanda Torres. 5 - SIRAT S’il est si haut dans mon classement, c’est simplement parce qu’il aura été ma séance la plus marquante de l’année. Un film qui prend toute son ampleur en salle : une expérience sensorielle éprouvante, portée par une musique puissante, un travail sonore saisissant et des scènes chocs. Un film radical, mal aimable, qui m’a littéralement cloué à mon fauteuil et dont il m’a fallu de longues minutes pour me remettre après le générique de fin. 4 - LIFE OF CHUCK Adapté d’une nouvelle de Stephen King, cet ovni cinématographique en trois actes explore différents genres, reliés par une même chose : la poésie. Un film à découvrir en en sachant le moins possible, mais une chose est sûre, ce Chuck va vous bouleverser. Malgré un thème central sombre, c’est une œuvre profondément lumineuse, une ode à la vie qui interroge nos regrets, nos priorités et le sens de notre existence. Un film qui mûrit avec le temps et pourrait bien devenir culte. 3 - À BICYCLETTE ! Ce docu-fiction est un véritable bijou d’humanité. Un père demande à son meilleur ami de l’accompagner pour refaire le voyage à vélo qu’avait entrepris son fils avant de se suicider. La frontière entre scènes écrites et moments captés sur le vif est presque imperceptible : tout sonne juste et donne au film une puissance émotionnelle rare. Mais ne vous y trompez pas, même si le sujet est lourd et viendra inévitablement chercher vos larmes, il est souvent très drôle (et m’a même offert ma plus grande barre de rire de l’année). Car avant tout, c’est une formidable histoire d’amitié : de celles qui se construisent aussi bien sur les moments de rire, de philosophie ou de disputes. 2 - LEFT-HANDED GIRL Voici mon IMMENSE coup de cœur de 2025. Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité. La mise en scène et la photographie somptueuses exploitent les lumières nocturnes pour nous plonger dans l’effervescence de la nuit urbaine de la Tapei. Shih-Ching Tsou explore les failles de ses personnages sans jamais les juger et crée un attachement profond, notamment grâce au regard porté sur la gamine, véritable cœur émotionnel du film. Le film nous interroge sur les traditions, l’émancipation des femmes et la place accordée aux hommes, culminant dans une scène de repas mémorable. Un film qui fait un bien fou, dans la lignée de LITTLE MISS SUNSHINE . 1 - UNE BATAILLE APRES L’AUTRE Paul Thomas Anderson signe ici sans doute son œuvre la plus accessible : une comédie noire et satirique sur l’Amérique contemporaine. Le film est d’une maitrise absolue. C’est formellement un sans-faute. Que ce soit par sa mise en scène, son montage, les cadres ou cette musique omniprésente, PTA installe une ambiance oppressante d’une efficacité redoutable. PTA mélange tension, chaos et beauté plastique, allant jusqu’à réinventer la poursuite automobile avec une scène déjà mythique. Et comment ne pas saluer Sean Penn, magistral, incarnant l’un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Il est possédé par son personnage, à la fois magnétique, détestable et vulnérable… Partager

  • SOUND OF METAL : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film SOUND OF METAL . SOUND OF METAL ❤️❤️❤️❤️ Darius Marder signe ici son premier film et on peut dire que c’est un coup de maître. On y suit un jeune musicien qui va apprendre qu’il sera bientôt sourd. Plus qu’un film sur le handicap et la musique, c’est un film sur la résilience, l’addiction, la renaissance mais aussi une histoire d’amour poignante. Même, si dans sa structure le film est assez classique, en reprenant les étapes du deuil (ici celui d’un sens) c’est surtout dans la façon de raconter son histoire que le réalisateur nous surprend. Mais avant tout, c’est une expérience sensorielle folle, car plus qu’un film, c'est clairement une œuvre qui s’écoute. Au même titre que The father, il y a quelques semaines, certaines scènes mettent le spectateur en immersion totale dans le ressenti de son personnage et la façon dont il perçoit les sons ambiants. Là où le premier utilisait le montage et les décors, ici c’est surtout grâce à un énorme travail sur le son. Le film basculera souvent entre le point de vue du héros et de son entourage. Le spectateur a souvent l’impression de perdre lui aussi l’ouïe. L’effet est saisissant et redoutablement efficace. Le son a une importance rare et en fait un vrai film de cinéma qui gagnera ENORMEMENT à être vu en salle obscure. A défaut, je vous conseille vivement de découvrir le film avec un casque audio afin de vivre au mieux cette expérience. Comme souvent dans ce genre de film, le succès repose sur les épaules de son acteur. Et Riz Ahmed nous offre une interprétation de haut vol et confère une grande humanité et une empathie profonde à son personnage. Même si le son est au centre du film, le ressenti du héros est aussi souvent appuyé par la façon dont le réalisateur filme au plus proche son héros. Le film étant assez avare en matière de dialogues, c'est souvent à l'aide d'un simple regard ou d’une mimique qu'il arrive à nous faire ressentir les émotions de son personnage. Rarement des silences ont exprimé autant de choses. Les émotions sont dosées et justes, ne faisant jamais tomber le film dans le patho. Malgré le peu de scènes qu’ils ont ensemble, la relation entre le couple est vraiment bien travaillée et on y croit. Le film est aussi une plongée et une sensibilisation sur la communauté des sourds et malentendants, et ce avec énormément de respect. Le film va jusqu’à offrir une VOST pour malentendants, incluant la description des sons ambiants (intensifiant l’immersion) mais aussi, chose assez rare pour être notée, les sous-titres des passages en français, offrant ainsi une accessibilité au plus grand nombre. Bref, encore un joli coup de cœur, une œuvre originale, intense, déstabilisante et qui je l’espère vous marquera autant qu’elle l’a fait avec moi. Partager

  • LE LIVRE DES SOLUTIONS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LE LIVRE DES SOLUTIONS . LE LIVRE DES SOLUTIONS ❤️❤️💛 Voici donc le nouveau film de Michel Gondry, qui est tout simplement le réalisateur de mon film préféré : ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND, dont l’unique défaut est d’avoir un titre beaucoup trop long… Et c’est surement, l’origine du souci que j’ai avec son nouveau film, car j’en attendais visiblement beaucoup trop. Avec un titre et un pitch pareil, je m’attendais à beaucoup plus de magie, de poésie et à être emporté comme rarement… sauf que ça a été un peu la désillusion… Alors attention, même si je suis passé à côté il y a des bonnes choses : Niney est exemplaire, ainsi que le casting féminin, le film se montre parfois très drôle et certaines scènes fonctionnent vraiment (celle de l’orchestre est même un petit bijou). Puis, Michel Gondry fait un peu son propre portrait et il n'est pas tendre (et rien que ça c'est louable), même si ça fait que niveau attachement au héros, c'est compliqué. En fait, j'avais souvent l'impression d'être devant une succession de scénettes, qui manquaient de liants entre elles et ça finit par tourner un peu en rond. Idem, vu le sujet, j’espérais un hymne à l’artisanat du cinéma, mais même si il y a quelques bonnes idées, on est loin du FABELMANS de Spielberg… Le film a bien réussi à me rattraper par une idée ou une blague qui fait mouche, mais je dois tout de même avouer que j’ai souvent trouvé le temps long et que je n’ai jamais réussi réellement à rentrer dedans… Partager

  • LES FILS DE L’HOMME : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LES FILS DE L’HOMME . LES FILS DE L’HOMME ❤️❤️❤️❤️❤️ Passé quasiment inaperçu au moment de sa sortie LES FILS DE L’HOMME est pourtant devenu pour moi un des plus grands chefs d’œuvre de la science-fiction. C’est un film d’anticipation dystopique se déroulant dans un futur proche qui est terriblement d’actualité tant les problèmes évoqués font écho à notre époque (Expulsion raciale, gaspillage des ressources, épidémie de grippe, montée de l’extrémisme, dépression…). Oui, clairement le film est sombre, même s'il n’est pas totalement dénué d’humour… Mais même si les thèmes abordés marquent immanquablement le spectateur, c’est surtout au niveau de la mise en scène que le film impressionne le plus. Déjà l’atmosphère poisseuse apportée par la sublime photographie et par le travail sur les décors y est pour beaucoup. Mais surtout, Cuarón donne à son film un côté reportage de guerre, caméra à l’épaule. Et le fait de choisir comme protagoniste un personnage lambda renforce l’implication du spectateur, le rendant témoin de l’horreur des situations. D’autant plus que le réalisateur nous met en totale immersion, notamment à l’aide de plans séquences magistraux, qui sont devenus aujourd’hui sa marque de fabrique (Gravity, Birdman…). On retiendra surtout celui « de la voiture » d’une maitrise rare et celui du climax hallucinant qui à lui seul est un bijou cinématographique. Plutôt que de s’attarder sur les explications, Cuarón se concentre sur l’émotion et les questionnements de son héros, offrant quelques scènes intimistes puissantes. Et malgré la noirceur de l’ensemble, il en fait une fable intense et bouleversante. Partager

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