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- Critique de LA CITE DE DIEU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA CITE DE DIEU . LA CITE DE DIEU ❤️❤️❤️❤️💛 C’est une plongée terrifiante dans le cercle vicieux de la violence qui a gangrené jusqu’aux plus jeunes de cette cité de Rio de Janeiro qui tombera sous la coupe de trafiquants de drogue. Un habile travail de flash-backs permet de développer une histoire sur trois décennies, présentant une multitude de personnages, mais sans jamais perdre le spectateur. Le film joue avec les styles et la photographie en fonction des époques. Il impose un rythme frénétique, sans aucun temps mort. La mise en scène multiplie les effets de style, avec une caméra continuellement en mouvement, qui peut en perturber certains mais apporte énormément de dynamisme. Il y a un traitement proche du documentaire qui apporte un réalisme glaçant, amplifié par le choix judicieux d’avoir pris des acteurs, pour la plupart amateurs, vivant dans la cité, mais surtout méconnus du grand public. Le narrateur de l’histoire est le seul personnage un peu en dehors de cette escalade de violence, ce qui en fait, au même titre que le spectateur, le témoin impuissant des événements. Ça démarre avec un ton assez comique pour sombrer dans la tragédie au fur et à mesure que la criminalité investira la favela. Le ton est parfois cynique et ce ballet de violence n’est pas sans rappeler les films de gangsters d’un certain Scorsese. Un véritable film coup de poing qui impressionne par son style et son réalisme. Partager
- Une course sans fin… mais qui tourne en rond…
Découvrez notre critique détaillée du film MARCHE OU CRÈVE . Une course sans fin… mais qui tourne en rond… MARCHE OU CRÈVE ❤️❤️💛 Une course sans fin… mais qui tourne en rond… Pour moi, Stephen King a toujours été bien plus qu’un auteur d’horreur : c’est un observateur impitoyable de l’âme humaine. Dans les années 90, j’ai littéralement dévoré ses romans, dont j’avais particulièrement apprécié MARCHE OU CRÈVE. Le pitch est aussi simple qu’efficace : cinquante jeunes s’engagent dans une longue marche. S’ils passent sous les 5 km/h, ils reçoivent un avertissement ; au troisième, une balle dans la tête. J’attendais donc cette adaptation avec une curiosité mêlée d’appréhension. Dès les premières images, j’ai retrouvé l’atmosphère suffocante du livre. Cette Amérique dévastée, rongée par la violence et la fascination du spectacle, trouve aujourd’hui un écho encore plus glaçant. Quarante-cinq ans après la publication du roman, le film en devient presque une critique de l’Amérique contemporaine. Mais cette fidélité a aussi ses revers. Enchaîner les travellings et les dialogues introspectifs finit par créer une certaine monotonie. À force d’écouter ces personnages se raconter en marchant, le film perd parfois sa tension dramatique. Quelques ruptures de rythme (flashbacks, ellipses ou silences) auraient pu donner davantage de relief à ces destins. D’autant que la structure rend le récit prévisible : on sent presque l’ordre dans lequel les marcheurs vont tomber, comme si leur sort était écrit dès le départ. Cette fatalité, puissante sur le papier, devient à l’écran un peu mécanique, et le film finit un peu par tourner en rond. Heureusement, le casting permet de maintenir l’attention. Les comédiens réussissent à faire exister leurs personnages malgré leur peu de présence à l’écran, et à rendre palpable l’esprit de camaraderie qui s’installe entre eux. Aucun ne surjoue et ils trouvent la justesse nécessaire pour donner un visage à cette jeunesse sacrifiée. Francis Lawrence choisit également une brutalité frontale lors des exécutions, ce qui frappe et ne laisse personne indifférent. MARCHE OU CRÈVE est une adaptation fidèle et réussie sur le plan de l’atmosphère et du casting, mais elle souffre d’une certaine rigidité narrative dont mise en scène répétitive a fini par me lasser… Partager
- PTA : Un grand film après l’autre
Découvrez notre critique détaillée du film UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE . PTA : Un grand film après l’autre UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE ❤️❤️❤️❤️💛 PTA : Un grand film après l’autre Je ne savais rien de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, mis à part quelques affiches, dont celle d’une femme enceinte, fusil d’assaut en main, qui avait piqué ma curiosité. Et, en effet, le réalisateur sort ici de sa zone de confort pour livrer un film fascinant, où se croisent thriller, comédie noire, drame familial, western et satire politique. Ce mélange des genres fonctionne à merveille et donne naissance à son œuvre la plus « grand public », sans jamais céder à la facilité. La première partie, d’une intensité quasi révolutionnaire, dresse le portrait d’une Amérique contemporaine violente et fracturée, opposant militants radicaux et suprémacistes blancs. Puis le film bascule ensuite dans une course-poursuite haletante, atteignant parfois des sommets de virtuosité. Pendant 2h40, aucun temps mort : Anderson alterne tension extrême et respirations ironiques ou absurdes. La mise en scène millimétrée et le montage chirurgical sont magnifiés par une bande-son jazzy omniprésente. Fidèle à lui-même, le réalisateur réinvente sans cesse son cinéma, offrant des plans d’une puissance rare. Je pense notamment à cette poursuite automobile hallucinante condensant tout ce que PTA sait faire de mieux : tension, chaos, beauté plastique. Le recours au VistaVision confère au film une ampleur visuelle spectaculaire, magnifiant les paysages et renforçant l’aspect “post-western” du récit. Chaque plan est travaillé comme une photographie, et la texture de l’image donne une profondeur rare, qui rend le visionnage en salle presque indispensable. Côté casting, Anderson est une fois de plus un directeur hors pair. Comme souvent, Leonardo DiCaprio est formidable, oscillant entre maladresse, rage et névrose. Il déploie avec une palette émotionnelle impressionnante, combinant intensité dramatique et complexité psychologique. Sean Penn n’est pas en reste et incarne un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Transformé physiquement pour le rôle, et impose sa présence à chaque apparition. À la fois fascinant et répugnant, son personnage représente le côté sombre et violent de l’Amérique contemporaine. L’acteur apporte une fragilité inquiétante qui rappelle par moments le tueur implacable de NO COUNTRY FOR OLD MEN. Mais la révélation film, c’est Teyana Taylor. Magnétique, énergique et vulnérable, elle porte littéralement le premier acte du film. Son personnage de militante radicale, à la fois déterminée et moralement ambiguë, est interprété avec une intensité rare, alliant puissance brute et fragilité émotionnelle. Taylor confère au récit une dimension humaine et tragique, qui fait écho aux dilemmes contemporains et personnels que le film explore. UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un mélange audacieux de genres, porté par une mise en scène exceptionnelle, un sens du rythme impeccable, et des performances d’acteurs d’une intensité rare. C’est à la fois un spectacle visuel, un thriller haletant et une réflexion sur l’Amérique contemporaine, confirmant Paul Thomas Anderson comme l’un des cinéastes les plus inventifs et ambitieux de sa génération. Partager
- Bouleversant dans sa retenue, implacable dans son émotion.
Découvrez notre critique détaillée du film PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT . Bouleversant dans sa retenue, implacable dans son émotion. PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT ❤️❤️❤️❤️ Bouleversant dans sa retenue, implacable dans son émotion. Dès sa première scène, le film m’a attrapé, sans jamais me relâcher… On y voit trois personnes accoudées à un bar en train de discuter, mais au lieu de les entendre eux, on entend en off un couple imaginant quelle est la vie de ces trois personnes, et évidement c’est ce que nous fera découvrir le film. PAST LIVES, c’est l’histoire de deux enfants Coréens de 12 ans qui tombe amoureux, mais voient leur histoire s’envoler quand la jeune fille doit partir vivre aux USA. 12 ans plus tard, les réseaux sociaux leurs permettent de se recontacter pour un temps. 12 ans après, ils se rencontrent et se retrouvent confrontés à cet amour qui n’a jamais vraiment existé et qui malgré les années passés pourrait bien être là… Ça commence comme une comédie romantique, mais la manière dont le film est traité, ça part finalement dans une autre direction. C’est un film sur les amours d’enfance et ce qu’ils forgent en nous, sur ces pas qu’on n’a jamais osé franchir, sur les non-dits, sur l’identité culturelle et le déracinement, sur ce que l’on abandonne mais aussi ce que l’on gagne en retour… Le film est d’une pudeur et d’une délicatesse infinie, accordant énormément de sens au moindre regard, geste ou silence. C’est empreint de romantisme, de nostalgie et d’une mélancolie qui crie au spectateur de vivre l’instant présent. C’est malin, d’une profonde justesse et ça évite les clichés du genre tout en réussissant à bouleverser le spectateur, sans jamais en faire des caisses. Et puis ça cite ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MINE, alors forcément je perds toute objectivité et je fonds… Je fonds comme avec ce final qui aura réussi à me toucher en plein cœur. Partager
- Critique de UN HÉROS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film UN HÉROS . UN HÉROS ❤️❤️❤️❤️ Il y a 10 ans, comme beaucoup, je découvrais le cinéma d’Asghar Farhadi avec son chef d’œuvre UNE SÉPARATION qui m’avait mis une baffe monumentale. Depuis, je suis ce réalisateur qui arrive bien souvent à m’emporter grâce à sa dramaturgie, et c’est une nouvelle fois le cas avec UN HÉROS qui est un pur bijou cinématographique. Et même si sur le papier, « cinéma Iranien » c’est un peu moins vendeur que « Disney », vous auriez tort de ne pas tenter l’expérience, d’autant plus que son cinéma est loin d’être élitiste. L’histoire est universelle et on retrouve les thèmes chers au réalisateur : la famille, l’honneur, le dilemme moral, les mensonges… Mais comme toujours dans son cinéma ce qui impressionne c’est la qualité de l’écriture. L’histoire démarre par un fait divers anodin qui fera de son protagoniste UN HÉROS, avant de l’entrainer dans une spirale infernale. Le film passe ainsi d’un drame classique à un thriller social implacable d’une tension folle. C’est au final un conte moral très malin sur le regard de la société, de la télévision et des réseaux sociaux. Le cinéaste semble passionné par la zone grise et le prouve une fois de plus. Ses films ne sont jamais manichéens et c’est encore le cas ici. En multipliant les points de vue, il arrive à nous faire douter de certains choix du protagoniste, mais aussi on comprend et on s’attache aux antagonistes. C’est très troublant et d’une grande efficacité. Ça sort le spectateur de sa zone de confort qui a le sentiment d’être pris en otage. Mais surtout, si ça fonctionne aussi bien c’est grâce à la direction d’acteurs de Farhadi et son casting sans fautes. Tout le monde joue avec un naturel effarant nous submergeant d’émotions. Sa réalisation est sans fioritures, mais arrive à nous immerger dans les échanges entre ses personnages, en jouant régulièrement sur les arrières plans et les jeux de regard. Jusqu’à ce plan final tout bonnement magnifique et tellement lourd de sens. Décidément, après LA LOI DE TÉHÉRAN, le cinéma Iranien nous aura offert de très belles œuvres cette année. Bref, un film à l’écriture exemplaire et passionnant de bout en bout que je vous invite vivement à découvrir, comme l’ensemble de l’œuvre de ce réalisateur. Partager
- Critique de SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE . SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE ❤️❤️❤️❤️ En 2018 SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE créait la surprise avec son style graphique innovant et bluffant qui influencera les autres productions, avec notamment les très bons LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES et CHAT POTTE 2. Visuellement ça mettait la barre tellement haute qu’on pouvait avoir des doutes sur la possibilité de surprendre encore le spectateur. Pourtant de ce côté-là, ce deuxième opus explose littéralement le plafond de verre. C’est un feu d’artifice à couper le souffle qui se permet de varier les styles graphiques de façon déconcertante. C’est beau à te décoller la rétine, continuellement inventif et ça fourmille de détails au point d’être un peu déconcertant par moment. C’est simple, il y a une telle orgie graphique que tu te retrouves souvent avec l’impression de ne pas savoir où regarder. Je comprendrais que ça puisse gêner certains spectateurs, mais de mon côté ça a été un pur plaisir visuel. Après, ça demandera certainement à être revu afin de pouvoir profiter de tous les détails. D’autant plus que quand ça rentre dans le vif du sujet, il y a un rythme effréné soutenu par une bande originale magistrale, aussi variée et efficace que l’animation. C’est extrêmement généreux au niveau des scènes d’actions et propose des séquences assez épiques. Même si pour le coup, je trouve qu’on y perd un peu au niveau de l’émotion. Le film se veut beaucoup plus sombre et mature, tout en étant bourré d’un humour, qui fonctionne souvent, mais ne vient jamais désamorcer le propos du film. Et justement le scénario est vraiment malin. Il exploite le multivers d’une façon qui doit faire pâlir le MCU et ridiculise cette purge de NO WAY HOME. Ca propose des rebondissements saisissants qui apportent énormément de profondeur à l’histoire, avec notamment un méchant dont on comprend les motivations (et comme on dit, on reconnait souvent un bon film à la qualité de son antagoniste…). Les autres protagonistes ne sont pas en reste, avec une pléiade de personnages attachants et au visuel très réussit. A mon sens, Gwen se paye même le luxe de voler la vedette à Morales en étant clairement mise plus en avant. Après, même si je me suis régalé, j’ai tout de même quelques réserves. Le film dure 2h20 et pour le coup, après une scène d’ouverture bluffante, il y a pour moi un gros ventre mou. Alors oui, surement nécessaire pour poser les enjeux dramatiques, mais j’ai clairement vu le temps passer. Heureusement, quand ça démarre, c’est un véritable rouleau compresseur qui emporte tout sur son passage. Idem, le fait qu’il soit conçu comme un diptyque, pose un petit souci, car le film est extrêmement généreux en termes de twists, mais on est frustré du fait que le générique arrive en plein climax. Reste que ça aura été un vrai plaisir cinématographique, visuellement le film d’animation le plus impressionnant que j’ai pu voir, mais il faudra certainement attendre la suite pour le juger dans son ensemble. Partager
- Critique de LE GARÇON ET LE HÉRON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LE GARÇON ET LE HÉRON . LE GARÇON ET LE HÉRON ❤️❤️❤️❤️💛 Forcément là, je risque de perdre un peu de mon objectivité, vu à quel point je suis fan du travail de Miyazaki. Après dix ans d’absence, il a donc décidé de sortir de sa retraite pour nous proposer un nouveau bijou d’animation. Suite à la mort de sa mère, Mahito part vivre avec son père à la campagne, où il rencontra un Héron qui l’emmènera dans un fabuleux voyage initiatique. Je ne rentrerai pas plus dans les détails, car un des points forts du film est certainement la découverte de son univers. Dès sa scène d’ouverture, on est ébloui. Quelle claque visuelle !!! Le travail d’animation traditionnelle est encore une fois hallucinant. Un véritable travail d’orfèvre, où chaque arrière-plan ressemble à une peinture et est un régal pour les yeux, ça fourmille de détails, l’animation est d’une fluidité bluffante et le film propose un enchaînement d’idées visuelles déconcertant. L’univers est un véritable enchantement pour les yeux, mais aussi les oreilles, avec une musique époustouflante. On y retrouve tous les thèmes de prédilection du réalisateur, la guerre, la famille, la nature, l’enfance, le deuil, les divinités… Et son œuvre prend même ici des airs de film testamentaire, tant le thème de l’héritage est central. Il nous emmène dans un voyage onirique dans un univers extrêmement généreux et fourmillant d’idées, à la limite entre rêve et cauchemar, avec un bestiaire foisonnant. Une magnifique épopée qui surfera entre les genres dans une orgie visuelle et créative. Comme souvent chez Miyazaki, les personnages sont complexes et extrêmement attachants, jusqu’aux antagonistes. Car avec lui il y a énormément de nuances dans l’écriture de ses personnages, avec des héros qui ne sont pas parfaits, ou bien des méchants qui ne le sont pas vraiment. Il nous livre une nouvelle fois une œuvre poétique et mature, qui si comme moi, vous vous laissez emporter, vous fera ressortir de la salle des étoiles plein les yeux… Et même si dans mon cœur, il n’égalera pas LA PRINCESSE MONONOKE, LE CHÂTEAU AMBULANT ou MON VOISIN TOTORO, il n’en reste pas moins un des films les plus aboutis de cet immense réalisateur. Partager
- L’amour comme acte de résistance.
Découvrez notre critique détaillée du film UN MONDE FRAGILE & MERVEILLEUX . L’amour comme acte de résistance. UN MONDE FRAGILE & MERVEILLEUX ❤️❤️❤️❤️ L’amour comme acte de résistance. Nino et Yasmina naissent avec une minute d’écart, à quelques mètres l’un de l’autre, sous les bombes qui ravagent Beyrouth. Ils tombent amoureux quelques années plus tard dans une cour d’école, avant de se perdre puis de se retrouver vingt ans plus tard. Pour son premier long métrage, Cyril Aris mêle l’intime et l’histoire collective à travers une romance décrivant un Liban fracturé par la guerre et les crises sociales. Le film débute comme une comédie romantique pleine d’humour et d’énergie, en contraste avec les drames qui imprègnent le pays. Mais le récit rebondit et gagne progressivement en profondeur, atteignant une intensité émotionnelle insoupçonnée. Si les événements qui frappent le Liban restent en arrière-plan, ils façonnent néanmoins le destin du couple. La structure non linéaire pourra dérouter certains spectateurs, mais elle renforce l’impact émotionnel et éclaire les choix des personnages, faisant constamment résonner passé et présent. Le réalisateur aborde des thèmes forts, comme le dilemme de fuir le chaos d’un pays aimé pour une vie meilleure ou la question de faire naître un enfant dans un monde incertain. Pourtant, l’œuvre ne renonce jamais à l’espoir, offrant de véritables respirations comiques et oniriques. La réussite repose surtout sur son duo central, dont l’alchimie touche en plein cœur. Entre la justesse du jeu et la finesse des dialogues, leur histoire suscite une profonde empathie. Hassan Akil incarne un Nino éperdument amoureux, dont l’optimisme face au fatalisme résonne comme un acte de résistance. Face à lui, la révélation Mounia Akl compose une femme forte, indépendante et en quête de liberté, défiant les clichés. Avec UN MONDE FRAGILE & MERVEILLEUX, Cyril Aris signe une belle surprise de ce début d’année : un film marquant, chargé de symbolisme, qui confirme que la comédie romantique peut aussi être un geste politique. Partager
- CINEMA | Critiques d'un passionné
Critiques d'un passionné sur les films qu'il voit au cinéma Critiques cinéma Découvrez nos critiques des films découverts au cinéma, ainsi que certains coups de coeurs Rechercher un film Un grand raccourci Quand la débrouille donne naissance à un premier film plein de fraîcheur. La fin d'Oak Street Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. Spider-man Brand new day Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. L'Odyssée Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage… De la comédie Française Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années. Toy story 5 Malgré tout son savoir-faire, Pixar nous livre la suite de trop... The furious Un uppercut de cinéma, aussi lisible que dévastateur. L'objet du délit Entre finesse d’écriture et flou moral, c’est le malaise qui domine… L’Objet du délit m’a laissé une impression assez troublante, presque inconfortable. La première partie m’a même un peu inquiété : j’ai eu peur d’avoir affaire à... Obsession Blumhouse frappe là où on ne l’attendait plus. L'être aimé Sorogoyen transforme un tournage en champ de bataille émotionnel. Histoires parallèles Un jeu de miroirs fascinant, mais parfois trop opaque pour émouvoir pleinement. La vénus électrique Mon coup de foudre du printemps C'est quoi l'amour ? Un road trip sentimental qui se perd en route. Sorda Faire ressentir la surdité plutôt que la raconter. Die my love Un film qui confond intensité et excès. La corde au cou La corde au cou… de l’otage ou de son ravisseur ? Plus fort que moi Un film feel-good touchant qui fait rire sans jamais se moquer de la maladie. Good luck Have fun Don't die Gore Verbinski livre un épisode de Black Mirror délirant. Juste une illusion Une déclaration d’amour à la famille et à la mémoire de l’enfance. The drama La rom-com idéale… pour annuler un mariage. Ceux qui comptent Le rire comme porte d’entrée, l’émotion comme destination. Les rayons et les ombres Une fresque historique qui résonne avec notre actualité Projet dernière chance La promesse d’un grand voyage spatial… mais je suis resté au sol… Le testament d'Ann Lee Quand la ferveur religieuse devient une expérience de cinéma. Alter Ego Deux Laurent Lafitte pour une seule crise d’ego.
- Cette romcom qui montre la lumière au bout du tunnel
Découvrez notre critique détaillée du film L’ÂME IDÉALE . Cette romcom qui montre la lumière au bout du tunnel L’ÂME IDÉALE ❤️❤️❤️❤️ Cette romcom qui montre la lumière au bout du tunnel Elsa, médecin d’une quarantaine d’années, possède un don : elle voit et parle aux morts. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Oscar à la suite d’un accident. C’est le coup de foudre immédiat, mais elle se rend vite compte que celui-ci est en réalité mort… sans le savoir. Leur relation va alors profondément chambouler ses certitudes. Nous sommes ici face à un film de genre au high concept audacieux, à la fois fou et admirablement maîtrisé. Dès la scène d’ouverture, le film surprend et prend le spectateur aux tripes. Il trouve un équilibre remarquable entre fantastique, romance, comédie et drame, sans jamais perdre sa cohérence. Bien sûr, on pense à des classiques comme GHOST ou SIXIÈME SENS, dont le film s’inspire, mais il parvient à trouver sa propre identité. Pour son premier long métrage, Alice Vial signe une rom-com tendre et sensible, portée par une véritable réflexion sur l’amour. Le film alterne avec justesse les moments de tendresse et de comédie, sans jamais forcer les effets, ce qui lui permet de toucher sincèrement le spectateur. Même si l’histoire d’amour est au centre du récit, le film en profite pour aborder des thèmes universels. Bien sûr, l’acceptation de la mort, mais aussi la célébration de la vie et de l’amour. La réalisatrice questionne également l’importance de l’écoute, la peur de s’attacher et le deuil. On se laisse emporter dans cette romance au rythme de la musique électro et on s’attache profondément à ce couple improbable. La réussite du film repose en grande partie sur son casting et son duo central. Jonathan Cohen, utilisé à contre-emploi, conserve son timing comique redoutable, mais surprend surtout par la mélancolie et l’émotion qu’il insuffle à son personnage. Face à lui, la sublime Magalie Lépine Blondeau, que j’avais découverte dans les fabuleux SIMPLE COMME SYLVAIN et LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ . Elle confirme une nouvelle fois sa capacité à bouleverser par la justesse et la finesse de son jeu. Avec L’ÂME IDÉALE, Alice Vial livre un premier film lumineux, et peut-être bien la surprise de cette fin d’année. Elle nous offre une comédie romantique idéale pour les fêtes, à la fois originale, drôle et extrêmement touchante. Son seul véritable défaut reste peut-être de sortir le même jour qu’AVATAR , en espérant que ce dernier ne lui fasse pas trop d’ombre. Partager
- Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps…
Découvrez notre critique détaillée du film LA VENUE DE L’AVENIR . Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps… LA VENUE DE L’AVENIR ❤️❤️💛 Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps… Dans son nouveau film, Cédric Klapisch mêle présent et passé à travers l’histoire de quatre cousins qui, en explorant la maison de famille, se lancent sur les traces d’une aïeule ayant vécu à la fin du XIXe siècle. Tandis qu’ils mettent à jour des souvenirs enfouis, le récit nous plonge en parallèle dans le destin de cette jeune femme découvrant un Paris en pleine révolution industrielle et culturelle. On retrouve les thèmes chers au réalisateur : la quête d’identité, la jeunesse, l’amitié, et surtout l’héritage. Ce dernier devient le véritable cœur du film, abordé sous l’angle du passage du temps, de la trace que l’on laisse, et de ce que nos choix transmettent aux générations suivantes. La reconstitution du Paris de 1895 est impressionnante, tant par ses décors que par ses costumes. Un soin particulier a été apporté aux transitions entre les époques, souvent très inspirées. C’est d’ailleurs toute la partie historique du film qui se révèle la plus captivante. Klapisch y rend un bel hommage aux arts visuels (peinture, photographie, et même aux prémices du cinéma) tout en esquissant un parallèle entre deux époques animées par la même obsession : celle de gagner du temps. Le casting, mélange des visages fidèles à Klapisch et d’autres, issus de la nouvelle génération. On pourrait s’étonner d’y voir autant « d’enfants de », mais ce choix est sans doute volontaire et entre en résonance avec le thème de l’héritage qui est au cœur du film. Mais, même si j’accorde pas mal de qualités au film, je reste malgré tout sur ma faim. Le film est un peu long par rapport à ce qu’il a à dire, et les deux lignes temporelles ont tendance à alourdir le récit. Ce récit choral, qui navigue entre deux temporalités, dilue parfois son propos et il en sort une difficulté à s’attacher aux personnages ou bien à s’immerger dans l’intrigue. Si le film possède un charme indéniable et quelques beaux moments d’émotion ou de légèreté, il souffre aussi de plusieurs clichés et d’une forme de naïveté qui empêchent une réelle implication du spectateur. Le jeu des acteurs, bien que solide, reste souvent dans une zone de confort, sans réelle surprise. Une mention spéciale néanmoins à Cécile de France, qui signe quelques-unes des scènes les plus drôles du film. Alors, oui, LA VENUE DE L’AVENIR a un certain charme et m’a parfois touché ou fait sourire. Mais l’ensemble est assez bancal et maladroit par moment. Je retiendrai tout de même quelques scènes fortes ou bien ce générique de fin… Partager
- Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque.
Découvrez notre critique détaillée du film LE COMTE DE MONTE-CRISTO . Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. LE COMTE DE MONTE-CRISTO ❤️❤️❤️❤️ Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. L'année dernière, Pathé s'était attaqué à l'œuvre d'Alexandre Dumas avec LES TROIS MOUSQUETAIRES. Même si le premier film était plus que prometteur, le second opus s’est avéré être une grosse déception, car trop brouillon, s'éparpillant dans sa narration, et devenant même parfois ridicule comme lors de sa scène post-générique. Et avec l'adaptation du Comte de Monte-Cristo, une œuvre de 1500 pages, on pouvait s'attendre au même sort. Sauf que Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont choisi de sacrifier des pans du roman, ou certains personnages, pour mieux se concentrer sur ce qu’ils voulaient raconter. Et même si certains pourraient regretter que l'emprisonnement d’Edmond Dantès ne soit pas approfondi, où que l'ascension du Comte se fasse sous forme d'une ellipse, pour moi le choix des réalisateurs est judicieux, car il permet de mieux se consacrer à ce qui en fait l'âme du roman, à savoir la vengeance. Dès la scène d'ouverture la couleur est annoncée, et montre que le studio s'est donné les moyens de ses ambitions. Clairement le budget pharaonique du film transparaît à l'écran. Les décors et les costumes impressionnent, et même s'il y a peu d'action et que le film flirte plutôt du côté du thriller, il y a une ampleur constante qui se dégage de la mise en scène. Les décors naturels somptueux sont mis en valeur par des travellings ou plans filmés au drone apportant un souffle épique. Le tout est sublimé par une photographie aux couleurs vives, ou à l'utilisation de Clair-obscur qui appuie l'ambiguïté de notre héros. Le film offre une relecture moderne avec une approche super héroïque qui fonctionne parfaitement sans jamais trahir le roman. En effet, l'ombre du Batman de Christopher Nolan n'est jamais très loin. Que ce soit l'emprisonnement de Dantès, la cave secrète, et bien sûr la notion de justicier masqué qui est au centre même du film, il y a beaucoup de parallèle avec le héros de Gotham. Malgré ses trois heures, on ne voit pas le temps passer. Le public prend même un malin plaisir à voir le piège se refermer sur les antagonistes, comme lors d’une scène de repas extrêmement maîtrisée. Le casting est clairement investi et surtout parfaitement dirigé. En premier lieu Pierre Niney qui prouve une fois de plus qu'il est un acteur caméléon capable de jouer n'importe quel rôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, comme le trio d'antagonistes aussi détestables que jubilatoires. Je retiendrai aussi Anamaria Vartolomei qui imprègne la pellicule à chacune de ses apparitions. Un souffle épique et romanesque survole l'ensemble, souligné par une superbe musique. Et même si les deux réalisateurs ont dû faire des choix, ils nous offrent un film français d'une ampleur rare. Je dis souvent qu'on a le cinéma que l'on mérite, et espérons que le succès sera au rendez-vous pour que la France continue à investir dans des projets d'une telle envergure. Partager












