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- CINEMA | Critiques d'un passionné
Critiques d'un passionné sur les films qu'il voit au cinéma Critiques cinéma Découvrez nos critiques des films découverts au cinéma, ainsi que certains coups de coeurs Rechercher un film Si tu penses bien Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. La vie d'une femme Dix pour cent Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. Mayday Un buddy movie de plus… jusqu’à ce que la mise en scène fasse la différence. Fjord Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine… Un grand raccourci Quand la débrouille donne naissance à un premier film plein de fraîcheur. La fin d'Oak Street Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. Spider-man Brand new day Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. L'Odyssée Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage… De la comédie Française Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années. Toy story 5 Malgré tout son savoir-faire, Pixar nous livre la suite de trop... The furious Un uppercut de cinéma, aussi lisible que dévastateur. L'objet du délit Entre finesse d’écriture et flou moral, c’est le malaise qui domine… L’Objet du délit m’a laissé une impression assez troublante, presque inconfortable. La première partie m’a même un peu inquiété : j’ai eu peur d’avoir affaire à... Obsession Blumhouse frappe là où on ne l’attendait plus. L'être aimé Sorogoyen transforme un tournage en champ de bataille émotionnel. Histoires parallèles Un jeu de miroirs fascinant, mais parfois trop opaque pour émouvoir pleinement. La vénus électrique Mon coup de foudre du printemps C'est quoi l'amour ? Un road trip sentimental qui se perd en route. Sorda Faire ressentir la surdité plutôt que la raconter. Die my love Un film qui confond intensité et excès. La corde au cou La corde au cou… de l’otage ou de son ravisseur ? Plus fort que moi Un film feel-good touchant qui fait rire sans jamais se moquer de la maladie. Good luck Have fun Don't die Gore Verbinski livre un épisode de Black Mirror délirant. Juste une illusion Une déclaration d’amour à la famille et à la mémoire de l’enfance. The drama La rom-com idéale… pour annuler un mariage.
- Critiques passionné - Cinéma, théâtre, séries
Vous souhaitez faire un tour au Festival d’Avignon OFF mais il y a beaucoup trop de pièces de théâtre pour faire un choix ? Critiques d'un passionné est le bon endroit pour avoir un coup de main ! Ce site a été créé dans le but de partager avec vous des critiques rédigées par un amoureux du Festival, et un cinéphile certifié. N’hésitez pas à faire un tour dans sur les différentes pages, il y en a une par catégorie (Séries, Films, Théâtre). Du cinéma aux scènes de théâtre, une même passion. Des critiques passionnées pour explorer le 7e art et le spectacle vivant autrement, entre émotions, découvertes et regards de spectateur. Si tu penses bien Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. Saison 3 - épisode 2 Au programme : Dix pour cent, La vie d'une femme, The Whisper man, The dog stars La vie d'une femme Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer. Dix pour cent Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. Mayday Un buddy movie de plus… jusqu’à ce que la mise en scène fasse la différence. Rentrée théâtrale à Paris Découvrez nos critiques des spectacles présents sur Paris à la rentrée. Nos derniers articles Cinéma Théâtre Séries
- Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale.
Découvrez notre critique détaillée du film SI TU PENSES BIEN . Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. SI TU PENSES BIEN ❤️❤️❤️💛 Une plongée glaçante dans l’emprise conjugale. Dans Si tu penses bien , Géraldine Nakache aborde frontalement la question de l’emprise conjugale , en choisissant de s’éloigner de toute violence physique pour mieux se concentrer sur une violence autrement plus insidieuse : la violence psychologique. Une domination invisible, mais tout aussi dévastatrice , qui s’installe progressivement jusqu’à étouffer totalement la victime. Le film montre avec précision la manière dont le bourreau se positionne constamment en victime. Il inverse les rôles, déplace la culpabilité, rend l’autre responsable de ses propres excès, jusqu’à faire douter la victime elle-même de ce qu’elle vit. Un mécanisme glaçant, rendu avec une justesse qui fait froid dans le dos. Géraldine Nakache aborde également la question de la religion, non pas comme un sujet en soi, mais comme un outil supplémentaire au service de l’emprise. Le mari s’en sert pour justifier ses comportements, imposer des règles et asseoir son autorité. Derrière un discours de foi, il construit un cadre de domination qui enferme encore davantage sa compagne, sans jamais forcer le trait. Pour traduire cette mécanique, le film enchaîne les allers-retours temporels afin de reconstituer progressivement le puzzle de la relation . Chaque scène éclaire la précédente, et l’on comprend peu à peu comment cette violence, diffuse au départ, resserre lentement son étau. Une tension continue s’installe alors, presque oppressante, mettant volontairement le spectateur mal à l’aise. Le tout est porté par un ton sobre et réaliste, sans jamais chercher la surdramatisation . C’est précisément ce refus d’en faire trop qui rend le film aussi crédible et percutant, avec cette mécanique froide d’une relation toxique qui se met en place. Ce malaise est renforcé par un choix de mise en scène très fort : des plans rapprochés au plus près du visage de Monia Chokri . On lit tout sur son visage, ses doutes, ses fissures, son enfermement progressif. Une proximité qui rend l’expérience encore plus étouffante. Et évidemment, le film tient en grande partie sur son duo d’acteurs. Monia Chokri, qui m’avait déjà marqué l’année dernière dans Des preuves d’amour et Les enfants vont bien , est ici bouleversante. D’une grande justesse, tout en retenue, elle impressionne aussi par l’expressivité de son regard , capable de traduire à lui seul toute la complexité de son personnage. Face à elle, Niels Schneider impose une présence à la fois charismatique et profondément inquiétante . Il évite soigneusement la caricature, ce qui rend son personnage d’autant plus dérangeant. Mais le film peut aussi laisser une sensation d’oppression un peu trop appuyée. À force d’enchaîner les scènes d’emprise, il laisse peu de respiration au spectateur . Une intensité constante qui, si elle est cohérente avec le sujet, donne parfois le sentiment d’insister un peu trop sur son message. À l’image de la formidable série Querer , Si tu penses bien s’impose comme un véritable thriller psychologique qui prend aux tripes. Un film aussi immersif que glaçant, dont le dernier plan risque de rester longtemps gravé en mémoire. Partager
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- DANS UN ETAT CRITIQUE
Podcast cinéma - Venez découvrir nos critiques, des news, nos coups de coeur... Saison 3 - Épisode 2 Vous êtes bien dans un état critique, saison 3 épisode 2 ! Au programme de cet épisode aujourd'hui : 10%, Dogstar & La vie d'une femme. Sortez les popcorns, qu'on soit dans vos oreilles ou devant vous, on vous emmène au cinoche. Avec moi, les deux seuls types que je connaisse capables de s'engueuler quarante minutes sur un film qu'ils ont aimé tous les deux, Christophe du site Critiques d'un passionné, Olivier, qui connaît le nombre d'entrées d'un film avant d'en connaître le titre. Messieurs, bien le bonjour ! En plus des films dont on va vous parler, on a fait notre tier list des pires films de Ridley Scott, Olivier nous fera le point box-office, on remonte à 2001 pour le film vintage avec La Communauté de l'Anneau, et nos recommandations à voir, à lire, à écouter en fin de podcast ! Un pouce, un commentaire, un abonnement : c'est notre salaire. Et passez sur l'instagram — nos réactions à chaud en sortie de salle, et vos questions, on y répond. Retrouvez-nous sur les plateformes suivantes : Youtube Spotify Deezer Apple Podcasts Podcloud.fr Podcastaddict
- Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer.
Découvrez notre critique détaillée du film LA VIE D'UNE FEMME . Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer. LA VIE D'UNE FEMME ❤️❤️❤️ Chronique sensible… mais un peu trop sage pour marquer. Un an après L’Intérêt d’Adam , réalisé par Laura Wandel, Léa Drucker retrouve le milieu hospitalier. Mais là où ce précédent film explorait surtout la pression et la tension inhérentes à cet univers, Charline Bourgeois-Tacquet choisit ici un autre angle : celui de l’intime . L’hôpital devient un décor, presque un prolongement, pour mieux s’intéresser à la vie d’une femme avant tout. Le film adopte un découpage en chapitres qui évoque immédiatement Julie (en 12 chapitres). Si cette structure peut parfois sembler un peu appuyée, voire artificielle, elle est contrebalancée par les titres des chapitres, qui apportent une vraie dimension ludique . Souvent à contre-pied, ils déjouent les attentes du spectateur et instaurent un léger décalage bienvenu avec ce que l’on croit voir venir. Ce qui s’impose, en revanche, sans discussion possible, c’est l’interprétation de Léa Drucker . D’une justesse impressionnante, elle capte chaque nuance, chaque fatigue... Plan après plan, elle porte le film sur ses épaules, incarnant une femme crédible, débordée, tiraillée entre son exigence professionnelle et une vie familiale qui ne lui laisse aucun répit. La mise en scène accompagne ce portrait avec beaucoup de pudeur et une forme de mélancolie diffuse . Rien n’est appuyé, tout est suggéré, ce qui donne au film une tonalité sensible, presque fragile. À vouloir embrasser plusieurs thématiques — travail, famille, désir, identité — le film en laisse certaines à la surface. Quelques arcs narratifs manquent ainsi de profondeur et flirtent parfois avec le déjà-vu . D’autres, en revanche, trouvent une vraie justesse, notamment tout ce qui entoure la relation à la mère, qui concentre sans doute les moments les plus forts émotionnellement. C’est d’autant plus frustrant que certains éléments promettaient davantage. La relation avec la romancière, incarnée par une Mélanie Thierry lumineuse, reste finalement en retrait, alors qu’elle laissait entrevoir un potentiel dramatique bien plus fort. Au final, La Vie d’une femme séduit par la qualité indéniable de son interprétation et la finesse de son regard, mais laisse une impression plus mitigée sur le plan narratif. Un film élégant, sensible, mais peut-être un peu trop sage pour réellement marquer durablement . Partager
- Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film.
Découvrez notre critique détaillée du film DES PREUVES D’AMOUR . Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film. DES PREUVES D’AMOUR ❤️❤️❤️💛 Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film. Dans quelques mois, Céline va devenir mère pour la première fois, même si elle n’est pas enceinte : c’est sa femme, Nadia, qui porte leur enfant. Au fil des derniers mois de grossesse, Céline cherche sa place et sa légitimité, tout en tentant de prouver à l’État qu’elle peut devenir la mère de son propre enfant. Pour son premier film, largement autobiographique, Alice Douard situe le récit en 2014, juste après l’adoption de la loi Taubira. Elle fait de ses deux héroïnes des pionnières dans un parcours d’adoption qui s’apparente à une véritable épreuve. Le couple va ainsi devoir monter un dossier fait de photos et de témoignages prouvant que Céline est une bonne mère et ainsi l’autoriser à adopter son enfant. Cette dernière, n’ayant pour famille qu’une mère absente, est donc contrainte de renouer avec elle pour avancer. La relation mère-fille est montrée avec finesse : tensions, non-dits, gestes maladroits… autant d’éléments qui enrichissent le parcours de Céline et donnent une profondeur supplémentaire à son chemin vers la maternité. La réalisatrice filme leur couple dans toute sa normalité, refusant les clichés, et construit avant tout une histoire d’amour universelle. Car même si le combat de Céline est au cœur du récit, c’est surtout la parentalité partagée qui anime le film. Le couple avance avec ses espoirs, ses doutes, ses maladresses, et les bouleversements liés à l’arrivée d’un enfant. DES PREUVES D’AMOUR est sociologiquement très juste dans sa manière d’aborder le mariage pour tous, le regard des autres, et les formes parfois insidieuses d’homophobie. Mais si le film est subtil dans son propos, il s’avère aussi souvent drôle, très drôle, offrant de véritables moments de comédie, sans jamais trahir la gravité du sujet. Il y a deux ans, je prédisais le César du meilleur espoir pour Ella Rumpf pour LE THÉORÈME DE MARGUERITE, et elle confirme ici tout son talent : elle porte la force émotionnelle du film, parfois par un simple regard. Son duo avec Monia Chokri fonctionne parfaitement, donnant naissance à des scènes de complicité, de rire, mais aussi de tension palpable. Pour un premier long-métrage, Alice Douard parvient à mêler douceur, humour et émotion, offrant un film à la fois solaire et engagé. Un film essentiel qui montre que, même si la loi autorise un couple de même sexe à adopter, le processus reste complexe et semé d’obstacles. Partager
- Critique de TITANIC – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film TITANIC . TITANIC ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce week-end, j’ai eu la chance de pouvoir faire découvrir ce grand classique du cinéma à ma nièce, qui, malgré ses 24 ans, avait trouvé le moyen de passer à côté. Et à en voir les étoiles dans ses yeux à la sortie de la salle, elle a bien fait d’attendre les meilleures conditions pour découvrir ce chef d’œuvre. Il y a certains films qui prennent toute leur ampleur dans une salle obscure, et c’est bien le cas de TITANIC. D’autant plus que le travail de restauration de James Cameron est assez impressionnant. L’image en 4K sublime l’œuvre et certains passages en 3D sont saisissants, alors qu’à l’époque le film n’avait pas été prévu pour ce format. Cameron, prouve une fois de plus qu’il est TELLEMENT en avance sur son époque car son film reste, 25 ans plus tard, visuellement époustouflant (mis à part les rares plans larges avec un bateau « numérique » naviguant sur les flots.). Il avait privilégié les effets « pratiques » aux effets « numériques » et c’est un pari gagnant car tout semble palpable et surtout ça permet au film de très bien vieillir et de ne rien avoir à envier en terme de spectacle aux blockbusters du moment. Il y a un énorme souci du détail, que ce soit au niveau des décors ou des costumes et on en prend plein les yeux, d’autant plus que Cameron a un sens du spectacle inouï et comme à son habitude, enchaine les scènes qui sont devenues cultes avec le temps. Que ce soit, la scène du naufrage en elle-même, les scènes de panique ou bien les scènes aquatiques, c’est d’une efficacité rare qui encore aujourd’hui cloue le spectateur au fauteuil… On notera aussi un soin particulier aux transitions entre les époques. Clairement, son film est, comme à son habitude, techniquement irréprochable. Alors, oui, l’écriture a rarement été son fort, et même si c’est encore le cas ici, ça reste beaucoup plus abouti dans ce domaine que le reste de sa filmographie… Et puis, son but reste de nous offrir des films familiaux à grand spectacle qui nous envoie des émotions en pleine face, et de ce côté-là, c’est une véritable réussite. Certains, lui reproche son côté réécriture de Roméo et Juliette, mais pourtant c’est pour moi la plus grande idée du film. Le fait d’intégrer la « petite » histoire à la « grande », lui permet de nous faire voyager sur ce navire de la première à la troisième classe en nous faisant passer par les salles des machines. Et puis, il faut dire qu’il a aussi été aidé par son casting impressionnant. Avec bien sur Leonaro Dicaprio et Kate Winslet, qui prouvaient déjà à l’époque leur immense talent qui en aura fait deux des comédiens les plus talentueux de leur époque. Car clairement, l’alchimie entre les deux fonctionne à merveille, et ce n’est pas étonnant que Sam Mendes ait aussi fait appel à eux pour son bijou LES NOCES REBELLES. Ils enchainent les scènes, souvent touchantes, mais aussi parfois extrêmement poétiques et plus surprenant, très drôles. Je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur un film que la plupart a surement déjà vu, sauf que si vous n’avez pas vu ce film en salle, alors vous n’avez jamais réellement vu ce chef d’œuvre du cinéma… Et dans ce cas : FONCEZ !!! Partager
- Critique de JOKER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film JOKER . JOKER ❤️❤️❤️❤️❤️ Donc voici le film qui fera certainement beaucoup de bruit aux prochains oscars. Car Joker est clairement un film qui marquera l’histoire du cinéma et dont on parlera encore dans de nombreuses années. Pourtant, à la base j’étais vraiment septique et je ne voyais pas l’intérêt du projet. Car passer après Nicholson et surtout Ledger me semblait TRES compliqué et surtout le personnage devait se remettre de la purge récente qu’a été « Suicide Squad » avec la prestation « douteuse » de Leto. D’autant plus qu’en général, faire une origine story d’un personnage aussi emblématique a souvent tendance à le démystifier. Mais Joker réussi à éviter tous ces pièges et à en faire une œuvre majeur en surprenant son public et en ne le brossant pas dans le sens du poil. Déjà, NON ce n’est pas un énième film de superhéros. Ici, il n’est jamais question de superpouvoir et de combats dantesques et même si il se base sur un comic book populaire, le film se veut ultra réaliste. Même si l’ombre de Batman flotte sur le film, il n’est pas utile d’être un familier de cet univers pour l’apprécier. On a finalement affaire à un grand drame psychologique nous montrant comment un personnage affublé d’un handicap mental va basculer dans la folie à force de discrimination, du rejet des autres et de la société. Et même si le film se passe dans les années 80, il fait souvent écho à notre actualité. Le film emprunte d’ailleurs beaucoup plus à des films comme « Taxi Driver » et « La valse des pantins » qu’aux films de super héros. La présence de Robert De Niro, héros des deux films cités, n’est d’ailleurs pas anodine tant le film s’en inspire. Pour en revenir à la prestation de Joaquin Phoenix, elle est complètement folle (oui, je sais, c’est facile…) et lui tracera surement un chemin vers les oscars (où il devra certainement batailler avec Bard Pitt pour son « Ad Astra »). Rien que sa transformation physique pour le rôle force le respect. Jamais il ne cherche à singer les anciennes apparitions cinématographiques du personnage. Il apporte une humanité troublante au Joker le rendant à la fois particulièrement glaçant et attachant. Un attachement qui sera souvent dérangeant car il n’excuse en rien les agissements du Joker et ses pétages de plombs, même si il aide à comprendre son basculement. Car le film aurait facilement pu tomber dans le piège d’en faire un anti-héros, mais on a bien affaire ici à un psychopathe en devenir. Pour parfaire le tout, le film nous offre des plans somptueux qui s’impriment dans la rétine, grâce à une photographie magnifique alternant des colorimétries froides qui deviennent de plus en plus criardes au fur et à mesure que le Joker prend le dessus. Et puis cette BO magnifique aussi anxiogène que poétique qui enfonce le clou. Bref ma grande baffe de la rentrée, à l’image de la réaction d’un spectateur derrière moi à l’arrivée du générique « WHAOU !!! » Partager
- Charlotte Le Bon en route vers son César ?
Découvrez notre critique détaillée du film NIKI . Charlotte Le Bon en route vers son César ? NIKI ❤️❤️❤️💛 Charlotte Le Bon en route vers son César ? Le biopic n’est pas un genre cinématographique que j’affectionne particulièrement. Au-delà de l’aspect didactique, ce sont souvent des films « Wikipedia » qui se contentent de dérouler un cours magistral, avec une tendance fréquente à glorifier le personnage... Mais NIKI ne fait pas partie de cette catégorie. Il est vrai que je connaissais assez peu Niki de Saint Phalle, et j’ai donc découvert sa vie sur grand écran. Le film se concentre exclusivement sur sa jeunesse, avant qu’elle n’explose aux yeux du grand public. Le choix radical de ne jamais montrer les œuvres de l’artiste, imposé par des problèmes de droits, s’avère finalement extrêmement judicieux. Il permet au film de se consacrer à l’acte de création et, surtout, à son personnage. Et c’est là que le plus grand atout du film entre en jeu : Charlotte Le Bon. Elle est solaire, omniprésente à l’écran, et elle imprègne la pellicule. Elle livre une prestation aussi complexe que la personnalité de son personnage, qui lutte constamment contre ses pulsions et ses traumatismes, pour mieux s’émanciper et libérer son art. Charlotte Le Bon déploie une palette d’émotions impressionnante, alliant vulnérabilité et force, avec des ruptures de rythme saisissantes. J’ai été littéralement hypnotisé par son interprétation. Mais le film ne s’appuie pas uniquement sur son actrice principale et n’oublie jamais de faire du cinéma. Il y a un vrai travail sur le cadrage, avec notamment des split-screens judicieux qui racontent toujours quelque chose à travers l’image. Le film exploite également beaucoup le hors-champ, que ce soit pour les œuvres de l’artiste ou pour son traumatisme. Au final, plus qu’une simple découverte de la vie d’une artiste, j’ai vécu un vrai bon moment de cinéma. Un film qui pourrait bien propulser Charlotte Le Bon aux Césars… Partager
- Critique de UNE SÉPARATION – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film UNE SÉPARATION . UNE SÉPARATION ❤️❤️❤️❤️💛 Voici le film qui m’a fait découvrir le cinéma Iranien, qui me surprend de plus en plus, mais surtout un immense réalisateur Asghar Farhadi. Il fait partie de ces artistes, dont le simple nom sur une affiche suffit à me faire déplacer dans une salle obscure. Comme souvent dans ses films on retrouve des thèmes qui lui sont chers, la famille, les non-dits, le respect des anciens, les classes sociales, le mensonge, le poids de la religion, mais aussi un état des lieux de la société Iranienne. Ce que j’apprécie chez lui, c’est qu’il apporte toujours un soin particulier à l’écriture de ses personnages et l’écriture des dialogues. Lorsque son couple est sur le point de se séparer, Nager engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Un incident se produit et va entrainer les deux couples dans une spirale infernale. Le spectateur va voir ces deux couples s’affronter, se déchirer, et essayera de démêler le vrai du faux. L’écriture est magistrale et rebattra régulièrement les cartes. Car une des forces du film est de réussir constamment à nous faire douter et notre avis changera continuellement sur les protagonistes… Farhadi a clairement un don pour ce qui est de traiter de la psychologie de ses personnages. Il n’est jamais manichéen et ne les juge jamais, en essayant au contraire de nous faire comprendre leurs actes. Ce qui fait que même si on est parfois choqués par leurs décisions, on a finalement énormément d’attachement et de compassion pour ces quatre protagonistes. D’autant plus que c’est un directeur d’acteur hors normes. Chacun est au diapason, jusqu’au moindre second rôle : que ce soit les deux gamines ou même le grand père qui sans un mot de tout le film réussit à nous arracher des émotions. Sans aucun pathos, ni surjeu, les acteurs arrivent à nous nouer le bide tellement ils se retrouvent dans des situations qui semblent inextricables. Le film est très bavard, mais chaque dialogue, chaque scène a sa place et approfondit un peu plus le propos, jusqu’au moindre silence ou regard qui en disent tellement long. Difficile de rester de marbre devant ce drame intense, où on se sent aussi impuissant que les gamines, jusqu’à un plan final grandiose, aussi puissant qu’ingénieux, qui laisse le spectateur abasourdi. Partager
- Critique de FREAKS OUT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film FREAKS OUT . FREAKS OUT ❤️❤️❤️❤️ Et dire qu’hier, je n’avais encore jamais entendu parler de ce film… Et vu que j’étais le seul spectateur dans ma salle de 160 places, je me suis dit que je ne devais peut être pas être le seul… et je me suis mis à espérer que le vide de la salle ne serait pas le reflet de ce qu’allait me proposer le film… Mais clairement, j’étais loin de m’attendre à ce que j’allais voir… Je suis tombé par hasard sur l’affiche qui promettait « une orgie de cinéma à mi-chemin entre Del Toro et Dupontel ». Ca a suffi à me convaincre et c’est le parfait résumé à l’ovni cinématographique que j’ai vu ce soir. Ça prend au premier le côté sombre, sa fascination des monstres et de la seconde guerre mondiale et au second les personnages décalés, l’humour noir et le côté burlesque (on a même le droit à certaines scènes complètement WTF !!!). Ajoutez à cela ce qui imprègne la filmographie des deux cinéastes, la poésie, et on obtient un film hors normes de super-héros (incarnés ici par les monstres de foire). Gabriele Mainetti nous livre un film référencé mélangeant X-Men, Inglorious Bastard, Pinochio, Le magicien d’Oz ou encore Les aventuriers de l’arche perdue. Ça semble totalement improbable, et d’ailleurs le film part dans tous les sens, mais c’est tellement maitrisé et cohérent dans ce qu’il propose que c’en est jouissif. La direction artistique, la mise en scène et la photographie sont léchées, nous offrant certains plans bien plus marquants que la plupart des blockbusters aux budgets colossaux mais qui ont tendance à s’uniformiser dans ce qu’ils nous proposent. Rien que la longue scène d’ouverture, quasiment muette, force le respect, en réussissant à introduire parfaitement les personnages tout en alliant la poésie, l’humour et l’horreur qui accompagneront continuellement le spectateur. Les 2h20 du film filent à une vitesse folle. On est absorbés par l’histoire, émerveillés par les images, fascinés par l’univers et les personnages. Au final, on a affaire à un Grand divertissement, un spectacle aussi dingue qu’original et aux antipodes de ce à quoi nous ont habitué les Studios. Un film mêlant aventure, action, magie, humour et même parfois émotion, comme avec cette Matilde pour qui on est instantanément prit d’empathie. Clairement le meilleur personnage, interprété par une Aurora Giovinazzo qui imprègne la pellicule et qui, que ce soit elle ou le réalisateur de ce petit bijou, devraient à nouveau faire parler d'eux très vite… Partager










