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- Critique de THE CHEF – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE CHEF . THE CHEF ❤️❤️❤️❤️ Premier coup de cœur de l’année avec ce film Britannique aussi surprenant que mémorable. Après les grosses déceptions qu’ont été les adaptations de EN ATTENDANT BOJENGLES et ADIEU MONSIEUR HAFFMANN et deux bons films de grands réalisateurs, mais un poil en dessous de ce à quoi ils m’avaient habitué : LICORICE PIZZA et NIGHTMARE ALLEY (que je vous invite tout de même vivement à découvrir), voici ma première baffe de l’année. THE CHEF brille bien sûr par sa forme : un plan séquence admirablement maitrisé. Mais attention, je ne parle pas d’un plan séquence où les cuts sont camouflés comme dans 1917 (ce qui ne retire en rien que ce dernier soit un chef d’œuvre, et vu l’ampleur du projet, il ne pouvait en être autrement). On a affaire ici à un VRAI plan séquence, comme dans le thriller allemand VICTORIA (Vous n’avez pas vu VICTORIA ? Foncez découvrir cette petite pépite !!!). Le film a été fait d’une traite : deux jours de tournages avec et seulement quatre captations pour nous offrir quelque chose d’aussi rare que délicieux. Une vraie prouesse technique, qui a du demandé une préparation dantesque et où tout doit être millimétré et rien ne dois être laissé au hasard. D’autant plus que le plan séquence, n’est là pas juste pour dire « Tu as vu comment je suis doué ? », mais apporte vraiment quelque chose au film. On y suit une soirée dans un restaurant huppé, et en faisant virevolter sa caméra entre les différents protagonistes de l’histoire met le spectateur en immersion totale dans les coulisses d’un restaurant. Et surtout, ça apporte une tension folle, lui donnant souvent des airs de thriller. Car oui, la soirée que notre chef et son équipe vont vivre est assez cauchemardesque. Alors oui, peut-être trop même pour être totalement crédible, mais comme le fait que les plats présentés n’ont pas forcément l’air sortis d’un établissement de ce standing, en tant que spectateur, on s’en fiche car le spectacle proposé est lui un vrai régal. Mais, le succès du film ne serait pas total sans la prestation globale du casting assez folle. Car oui, quand tu t’engages dans un plan séquence de cette dimension, la moindre erreur peu plomber l’œuvre. Mais les acteurs sont vraiment au diapason et d’une justesse remarquable, tout en livrant une débauche d’énergie et quelques moments d’une grande intensité dramatique. Et même si notre Chef est interprété par un Stephen Graham impressionnant, celle qui à mon sens crève l’écran est son adjointe, jouée par une Vinette Robinson qui nous livre surement les passages les plus marquants de cette expérience. Car oui, THE CHEF, c’est vraiment une expérience cinématographique rare, qui perdra énormément de sa saveur sur une TV, comme tout film immersif. On en ressort vidé, comme si nous même avions participé à cette soirée un peu folle. Et quand tu penses que le Britannique Philip Barantini nous livre ici son premier film, ça laisse assez admiratif et curieux de voir ses prochaines réalisations. Partager
- La transition d’un projet casse gueule vers une pépite d’une originalité folle.
Découvrez notre critique détaillée du film EMILIA PEREZ . EMILIA PEREZ ❤️❤️❤️❤️ La transition d’un projet casse gueule vers une pépite d’une originalité folle. Manitas, un chef de cartel mexicain, contacte Rita, une avocate travaillant pour un cabinet dont la philosophie est de blanchir des criminels. Il décide de l’engager pour l’aider à changer de vie : devenir la femme qu’il a toujours rêvé d’être et disparaître de la circulation (parce que oui, dans le milieu des cartels, ça passe encore moins bien que dans le reste de la société…). Ah oui, j’ai aussi oublié un détail : c’est une comédie musicale… Donc là, en quelques lignes, j’ai perdu la moitié des lecteurs, qui passeront donc certainement à côté d’un très grand film, car EMILIA PEREZ est un ovni, mais surtout une petite pépite. Alors oui, c’est une comédie musicale et ça chante vraiment beaucoup, mais on est plus proche d’un ANNETTE ou d’un DANCER IN THE DARK que d’un WEST SIDE STORY (qui est soit dit en passant ma comédie musicale préférée). Quand je dis ça, c’est pour expliquer qu’ici, les moments chantés sont loin des standards de Broadway et ne cherchent pas à en mettre plein les yeux avec des chorégraphies ultra-léchées et des morceaux qui restent en tête. Non, dans Emilia Perez, les chansons servent vraiment le scénario et sont plus souvent des introspections dans les pensées des protagonistes. Chaque chanson fait évoluer les personnages d’une manière ou d’une autre. Pour autant, le film est très esthétique et Jacques Audiard prouve une nouvelle fois qu’il a un sens du cadrage exemplaire. Même si on n’est pas dans le grand spectacle, c’est visuellement somptueux. On notera aussi que l’ensemble est soutenu par une superbe bande originale, mêlant les genres musicaux. Même si le film traite de la transidentité, c’est loin d’être le seul thème abordé. Il y est beaucoup plus largement question de recherche de soi en général : pour le personnage du chef de cartel par rapport à son genre, pour celui de l’avocate par rapport à son travail, et pour celui de la femme par rapport à son épanouissement sexuel. Le thème de la famille est aussi central, tout comme les victimes collatérales des crimes perpétrés par les cartels. Le film navigue ainsi entre le thriller, le film noir, le drame et la quête de rédemption. On pourrait penser que le film s’éparpille, et pourtant, grâce à son écriture exemplaire, l’ensemble forme un tout d’une grande profondeur. Mais surtout, le film est porté par trois actrices bluffantes et dirigées de manière remarquable. Karla Sofia Garcon en tête, qui impressionne par son charisme et l’émotion qu’elle arrive à dégager. Et même si le chant et la danse ne sont pas son fort, elle réussit à nous livrer de grands moments d’émotions dans ces scènes. Zoe Saldana se libère des grosses productions hollywoodiennes et livre une prestation éblouissante (aussi bien dans l’intensité de son jeu que dans le chant ou la danse). Selena Gomez, même si son rôle est moins important, n’est pas en reste et parvient à donner de l’épaisseur à son personnage. Toutes les trois font en sorte que la dramaturgie prenne, et que le film réussisse à toucher profondément le spectateur. Une nouvelle fois, Audiard prend des risques en sortant de sa zone de confort. Il nous livre ici un projet fou qui aurait pu être casse-gueule, mais au contraire, il est à la hauteur de ses ambitions et mélange les genres à merveille pour nous proposer un film aussi original qu’abouti. Partager
- Critique PORTRAIT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle PORTRAIT PORTRAIT ❤️❤️❤️❤️ Quand le chorégraphe Mehdi Kerkouche s'invite au OFF, ça ne se refuse pas, et il mérite amplement sa réputation. Sur scène, neuf danseurs vont livrer une prestation impressionnante. Sur une chorégraphie millimétrée, où chaque geste est calculé, ils ne font qu'un sur scène, mais surtout, ils vont faire corps avec une musique aussi rythmée qu'enivrante. Il mélange les styles musicaux allant de l'électro au Curtains d'Elton John. Mais les artistes venant d'horizons variés vont aussi exprimer leurs singularités, allant du hip-hop au contemporain, en passant par le cabaret. Mais pourtant, l'ensemble est d'une fluidité qui laisse admiratif, enchaînant les tableaux vivants sompteux, où le temps se figera parfoit le temps d'un portrait de famille... MAGNIFIQUE. Partager
- Lorsque le Hip-Hop et la boxe fusionnent
Découvrez notre critique détaillée du spectacle PRÉLUDE PRÉLUDE ❤️❤️❤️💛 Lorsque le Hip-Hop et la boxe fusionnent La Scala Provence - 16h00 Le spectacle s’ouvre sur la 5e Symphonie de Beethoven, sur laquelle les deux femmes et sept hommes de la troupe de Kader Attou commencent à danser. Tous professionnels du hip-hop, ils évoluent sous le regard du chorégraphe, qui avoue ne pas être satisfait du résultat... Puis, la musique électroacoustique de Romain Dubois prend le relais. À partir de là, les danseurs entrent en vibration avec la musique, qui accélère crescendo jusqu’à un final d’une puissance redoutable. Tout au long du spectacle, Kader Attou nous parle de sa naissance, de sa découverte de la boxe — qui l’a initié aux corps en mouvement — puis de la danse. La boxe, véritable fil conducteur des chorégraphies, s’accorde parfaitement avec le hip-hop. Les mouvements des danseurs s’accélèrent et ralentissent au rythme de la mélodie, créant une tension constante. Souvent en groupe, parfois isolés pour mieux mettre en lumière un artiste, ils nous offrent aussi des duos inoubliables. Ces instants suspendus, où la danse classique des femmes se mêle au hip-hop des hommes, sont d’une poésie remarquable. Ces tableaux sont d’autant plus sublimes qu’ils sont accompagnés de jeux de lumière saisissants, mêlant clairs-obscurs et ombres chinoises. Comme c’est souvent le cas dans ce type de spectacle, certains tableaux marquent plus que d’autres, mais visuellement, plusieurs passages sont tout simplement somptueux. Et, comme je l’ai dit plus haut, le final est d’une intensité folle : les artistes semblent tout donner, portés par une musique qui ne cesse de monter en puissance, pour offrir un GRAND final à ce show. Partager
- Critique de GREEN BORDER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film GREEN BORDER . GREEN BORDER ❤️❤️❤️❤️ Agnieszka Holland signe un film coup de poing, avec une fiction très documentée sur les Migrants cherchant à venir en Europe. L'intrigue se place en 2021, avant la construction du mur séparant la Pologne et la Biélorussie. On y suit une famille Syrienne qui cherche à se rendre en Suède et qui va être confrontée à la tyrannie des gardes-frontières des deux pays qui ne vont cesser de les renvoyer dans le pays voisin, en les jetant comme un simple ballon de part et d’autre des barbelés… La première partie du film est d'ailleurs assez immersive et surtout très éprouvante, en montrant l'être humain dans ce qu'il a de pire, privant les réfugiés de toute dignité et leurs faisant subir les pires sévices, aussi bien physique que moral. D'autant plus qu'il est filmé dans un noir et blanc donnant un côté funéraire et surtout intemporel à l'œuvre. Mais, le film ne tombe pas pour autant dans le misérabilisme et on a affaire à un film chorale qui va multiplier les points de vue, permettant au spectateur de garder une certaine distance. On suivra ainsi cette famille, mais aussi un garde-frontière, un groupe d'activiste, ainsi qu'une citoyenne polonaise qui se retrouvera embarquée dans cette tragédie. Avec son film Holland dénonce un système extrémiste qui a fait de ces migrants des "balles vivantes" et la propagande militaire qui fait qu'ils sont déshumanisés et pointés comme le mal absolu. Elle nous livre un film d'une profonde justesse, même si on peut regretter que le seul garde-frontière traité avec certaine nuance soit le protagoniste sur lequel elle s'attarde. On est continuellement révolté par ce qui se passe sous nos yeux et elle nous rappelle à quel point, la principale raison pour laquelle nous sommes libre, c’est que nous avons eu la chance d'être nés du bon côté de la mappemonde, mais que cette liberté ne doit pas nous faire pour autant oublier les valeurs humaines… Partager
- Critique de LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 . LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 ❤️❤️❤️❤️💛 Depuis AVENGERS : ENDGAME, plus ça va, plus je me dis qu’un film n’a jamais aussi bien porté son nom, car pour moi, il s’en est suivit une succession de désillusions avec, au mieux des films sympathiques (SRANGE 2, SHANG SHI), mais bien plus souvent des purges affligeantes (SPIDER-MAN, THOR…). Niveau série, j’y ai presque cru avec WANDA VISION et LOKI… puis la débandade… Bref, c’est arrivé au point, que je ne me déplaçais plus au cinéma pour un film du MCU (il y a tellement de film à voir que je préfère autant mettre le plus de chance de mon côté pour ne pas être déçu…) et que j’ai carrément arrêté de m’infliger les séries Disney+ (je pense même que le souci du MCU vient certainement de notre ami au grandes oreilles…) Sauf que LES GARDIENS, c’est un peu une licence à part dans l’univers Marvel. Déjà, le premier volet a été une énorme surprise venue de nulle part, au point d’être toujours une des meilleures choses que la firme ait produite. Puis, la franchise a toujours été un peu déconnectée du reste, flirtant plus avec le space-opéra que le film de super héros. Bref, je lui ai laissé sa chance, et clairement, c’est le meilleur film du MCU depuis l’ère post-Thanos… même s'il y a quelques défauts qui m’ont posés problèmes. C’est toujours avec autant de plaisir que j’ai retrouvé cette équipe de bras cassés aussi drôle qu’attachante. C’est toujours aussi drôle, avec un humour assez bien dosé. Puis le rythme maitrisé fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde, sans parler de l’univers visuel aussi beau que dépaysant. Et chose plus étonnante, et surement le plus gros atout du film, même si c’est toujours aussi jouissivement débile, c’est peut-être le film le plus touchant et le plus sérieux proposé par Marvel. James Gunn aime ses personnages et nous transmet ça en prenant un soin particulier à développer les liens qui les unissent. On a affaire à un vrai film de potes. L’attachement aux personnages est fort et permet de proposer pas mal de belles scènes d’émotion (si on m’avait dit que je verserai une larme dans un GARDIEN…) Mais surtout, c’est le traitement de Rocket et de son passé qui impressionne dans cet opus. L’écriture est assez admirable, finissant même par prendre le dessus sur le reste du récit. Là où, dans pas mal de film, un raton laveur en CGI aurait été traité comme un simple faire valoir comique, il est ici devenu le personnage le plus emblématique de la licence. Autre sérieux atout du film, il ne semble pas formaté comme la plupart des films de super-héros. Il y a vraiment une patte graphique, un travail sur la photographie et des choix de mise en scène (comme une scène de combat en plan séquence dont je ne me suis toujours pas remis). Et puis le film est parfois d’une maturité assez étonnante, lorgnant même parfois vers l’horreur. Par contre, même si ça reste un très bon moment, certains points m’ont tout de même posé problème… Je vais éclipser vite fait le souci du méchant, assez anecdotique (mais, bon à part Thanos, c’est presque devenu la norme…), par contre le traitement d’Adam Warlock… là, ça ne passe pas vraiment… Je ne vois pas l’intérêt d’introduire un personnage aussi puissant pour le ridiculiser à ce point (un peu comme Hulk ou Thor dans ENDGAME…). On peut aussi regretter pas mal de facilités scénaristiques, avec notamment quelques Deus ex machina un peu trop gros qui viennent entacher le récit… Mais reste qu’au final, on a affaire à un très bon divertissement qui joue avec les émotions du spectateur et offre une très belle porte de sortie à nos héros… Partager
- Critique de BARBIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film BARBIE . BARBIE ❤️❤️❤️💛 A l'annonce du projet, je n'attendais vraiment rien d'un film sur la poupée Mattel. Sauf, qu'entre les mains de Greta Gerwing, ça ne pouvait pas être aussi débile que les animés issus de la licence. Je me suis donc lancé, sans rien avoir vu ou lu sur le film, le trio Gerwing-Robbie-Gosling suffisant largement à attiser ma curiosité. Et le résultat est plutôt pas mal du tout. Alors, visuellement, il y a un vrai travail. L'univers rose bonbon, très naïf, où tout le monde est gentil est vraiment bien retranscrit. Et c'est bourré de références, au jouet, bien sûr, mais surtout cinématographique, comme avec cette scène d'ouverture assez géniale. Le film est gavé d'humour, et là j'ai une première limite, c'est que même si certains passages sont vraiment très drôle, c'est souvent un peu lourd et certaines blagues m'ont laissé de marbre. Mais bizarrement, le film ne s'adresse pas aux gamins. En effet, même s'ils seront sûrement ravis par l'univers coloré, les chansons et les blagues un peu débiles, ils risquent de passer à côté de pas mal de choses et de trouver le temps long. Parce que BARBIE va bien plus loin que la grosse blague, en abordant des thèmes comme le féminisme, le patriarcat, la place de l'homme et la femme dans la société ou encore le capitalisme. Et même si c'est un peu facile par moment, c'est assez bien écrit pour que le discours passe et ça arrive même parfois à être surprenant. Puis, il y a un côté meta assez bien foutu, sans compter que Margot Robbie et Ryan Gosling en font des caisses et sont irrésistibles. Au final, même si c'est loin d'être un chef d'œuvre, j'ai passé un bon moment. Même si passé la surprise, j'ai tout de même trouvé que le film s'essouffle dans la dernière partie, sauvé par un final assez touchant. Partager
- Critique de VISIONS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film VISIONS . VISIONS ❤️❤️💛 Il y a deux ans, Yann Gozlan nous offrait une des plus belles surprises de 2021 avec BOITE NOIRE, un polar paranoïaque extrêmement maitrisé. J’étais donc curieux découvrir sa nouvelle proposition. Et clairement, le film est une réussite sur la forme… à défaut de l’être sur le fond… On y suit Estelle, une pilote de ligne, dont les retrouvailles avec une ancienne amante vont mettre à mal sa vie « parfaite » avec son mari et la faire plonger dans une spirale cauchemardesque. On retrouve donc un thème cher au réalisateur, l’aviation, même si ici il n’est qu’une toile de fond, qui n’est ici que pour appuyer la perte de contrôle de son personnage principal. Et si on doit bien reconnaitre une qualité à Yann Gozlan, c’est qu’il a un énorme talent pour ce qui est d’installer une ambiance. Car si il a bien une autre passion, c’est celle du maitre du suspense, tant son film à une nouvelle fois des airs de thriller Hitchockien, même si ici il va aussi piocher dans l’univers de Lynch en le faisant flirter avec le fantastique et les codes du cinéma d’horreur. Et techniquement, c’est irréprochable. Le spectateur, se retrouve plonger en immersion dans le cauchemar d’Estelle, qui sera continuellement piégé entre vision et réalité, et en le faisant douter de tout ce qui se passe à l’écran. D’autant plus qu’il a un véritable sens du cadre et du montage, le tout magnifié par une superbe photographie et un travail sur le son et la musique qui viennent parfaire l’ambiance du film. Il prend donc un malin plaisir à perdre son spectateur, mais malheureusement, quand vient le fin mot de l’histoire, même si c’est loin d’être ridicule, j’ai un peu eu un sentiment de « tout ça pour ça ? ». Car même si il est alambiqué, le scénario reste finalement assez classique, rendant même certains retournements de situation prévisibles… Niveau casting, on a une Diane Kruger qui tient parfaitement son personnage et une Marta Nieto magnétique (c’est d’ailleurs un plaisir de la retrouver après le fabuleux MADRE). Par contre, j’ai eu plus de mal avec Kassovitz, qui passe son temps à demander à sa femme « Ça va ? », alors que, non clairement, ta femme elle ne va pas bien !!! Mais même si il ne renouvelle pas l’exploit de BOITE NOIRE, le film a tout de même assez de qualités pour se laisser découvrir, et surtout confirme le talent de metteur en scène de Yann Gozlan. Partager
- La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire
Découvrez notre critique détaillée du spectacle J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS ❤️❤️❤️💛 La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire Espace Roseau Teinturiers - 21h45 Au centre du plateau, un cercle lumineux évoque une piste de cirque, avec en toile de fond une entrée des artistes : le ton est donné. Et à juste titre, car la troupe P4 nous entraîne dans un véritable cabaret satirique où se mêlent théâtre, musique, et irrévérence, pour interroger avec mordant la figure de Jeff Bezos et l’empire Amazon. Dès l’ouverture, on est cueilli par des alexandrins dignes du Misanthrope , avant d’être propulsés dans un tourbillon de styles : vaudeville, émission de télé, rap, monologue tragique... Chaque saynète adopte un ton différent, mais toutes partagent un rythme effréné et une inventivité débordante. Le résultat ? Un joyeux chaos aussi drôle que percutant, qui pousse chaque situation à son extrême avec un humour souvent ravageur. Mais derrière la folie apparente, le propos est clair. Le spectacle dénonce la suprématie d’Amazon, l’uniformisation du commerce, la course au profit et la mégalomanie de son fondateur. Pourtant, la pièce évite la caricature facile : elle reconnaît aussi les zones grises, les avantages du système, et interroge sans juger. Les cinq comédiens, tous excellents, incarnent tour à tour Jeff Bezos, consommateurs, livreurs, ou cadres d’entreprise, avec une énergie et un engagement impressionnants. Même si certains passages se révèlent moins percutants que d’autres, l’ensemble tient en haleine jusqu’au bout. Une proposition théâtrale originale, vivifiante, qui fait rire autant qu’elle dérange. Un excellent moyen de clore une soirée, en riant, certes, mais aussi en repensant notre façon de consommer. Partager
- Critique de SIMPLE COMME SYLVAIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film SIMPLE COMME SYLVAIN . SIMPLE COMME SYLVAIN ❤️❤️❤️❤️💛 Donc, pour mon anniversaire, le cinéma m’a offert un IMMENSE coup de cœur venu droit du Québec. Sophia et Xavier, deux professeurs universitaires à Montréal, sont en couple depuis dix ans. Au fil des années, l’amour passionnel des débuts a laissé place à « autre chose », comme on dit… Quand elle rencontre Sylvain, « simple » charpentier, alors que le monde dans lequel ils vivent semble les oppose, c’est le coup de foudre. Sophia est donc professeur de philosophie, et ses cours sur l’amour seront même le fil rouge du film, chapitrant le récit avec les points de vue de grands philosophes, allant de Planton à Spinoza. Des cours qui seront toujours en concordance avec l’état actuel de Sophia. On est ainsi face à une comédie romantique d’une profondeur assez déconcertante. Le film est souvent très drôle, avec notamment une critique jubilatoire des classes. Il dépeint les stéréotypes sociaux, sans jamais juger ses personnages, amenant dans moments malaisants lorsque nos amoureux rencontreront l’entourage de l’autre. Mais surtout il fera réfléchir le spectateur sur la définition même de l’amour. Monia Chokri maitrise particulièrement bien la rupture de ton. On rit énormément et sans prévenir, elle arrive à nous transpercer le cœur par une scène, une phrase. Car la plus grande force du film, est son écriture, la puissance de ses dialogues, mais aussi l’interprétation sans faille des comédiens qui sont d’une justesse inouïe. Magalie Lépine Blondeau et Pierre-Yves Cardinal sont en symbiose total et nous font croire en leur amour inconditionnel dès le premier regard. Le dialogue entre les personnages sera aussi au centre du film, mettant en avant le pouvoir des mots, mais aussi, lors des scène de groupe, la façon dont tout le monde semble parler sans réellement s’écouter Mais en plus de briller par son fond, le film le fait aussi par la forme. Une des grandes forces du cinéma est d’exprimer les choses par les images si les mots ne sont pas nécessaires, et ça, Monia Chokri l’a compris. Elle n’oublie jamais la caméra et a une réelle maitrise de ses plans. La composition de ses cadres est exemplaire, jouant avec le décor, comme lors de la scène du premier baiser. Mais aussi cette scène finale exemplaire, qui sans un mot exprime énormément de choses. Souvent elle isolera ses personnages dans le cadre, via une porte, un mur ou un autre élément, mais elle utilisera aussi parfois des plans séquences qui sont loin d’être accessoires… De la même manière, elle filmera admirablement les scènes d’amour charnel, en se focalisant sur le visage de la comédienne. Je n’ai qu’une envie, c’est de revoir le film, pour décortiquer ce coup de cœur monumental, car comme le dit Sophia à Sylvain après avoir fait l’amour « Une fois, ce n’est pas assez »… Partager
- Critique NOS ANNÉES PARALLÈLES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle NOS ANNÉES PARALLÈLES NOS ANNÉES PARALLÈLES ❤️❤️❤️❤️ Découvrir le spectacle annuel de Virginie Lemoine, c’est un peu comme manger un bonbon acidulé : tu ne sais jamais quel goût il va avoir, mais tu es certain que tu ne seras pas déçu. Et cette année, on peut dire qu’il était savoureux. Alors forcément du théâtre musical, avec mon amour pour le genre, je partais sur de bonnes bases. Pourtant ce genre de spectacle peut virer au carnage si quand le casting n’arrive pas à allier le jeu d’acteur et la justesse des chants. Mais là, en ce qui concerne le duo d'acteur, c’est un zéro faute qui permet de te concentrer juste sur les émotions que les deux artistes t’envoient. Et justement la pièce à ce côté « doux-amer » que j’affectionne tant. J’ai toujours été impressionné quand un spectacle arrive à te faire passer du rire aux larmes. Chose que réussit à faire Nos années parallèles avec tendresse et nostalgie en nous contant l’histoire et l’amour entre cette mère et son fils sur deux temporalités différentes. Un vrai hommage à toutes les mamans du monde. Partager
- Critique de NOUS, LES LEROY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film NOUS, LES LEROY . NOUS, LES LEROY ❤️❤️❤️❤️ La comédie douce-amère est un genre que j’apprécie particulièrement, aussi bien au théâtre qu’au cinéma, mais il est rare de réussir à trouver le parfait équilibre entre comédie et drame. Et pour son premier film, Florent Bernard n'est pas loin de transformer son coup d’essai en coup de maitre. Le film a pour principal atout une écriture millimétrée. On rit beaucoup, grâce des dialogues d’une efficacité redoutable, aidé par un casting aux petits oignons. Le moindre second rôle est un pur délice. Que ce soit le dessinateur arrogant, le serveur lourdingue, ou le gendarme compatissant, c’est un vrai bonheur de voir des acteurs aussi investis pour nous faire rire, et ça fonctionne. Alors, oui, le film a par moment des allures de film à sketches, mais on lui pardonne volontiers vue le plaisir qu’il nous procure. Mais plus que de réussir à nous faire rire, le film arrive particulièrement à nous toucher, en abordant des thèmes comme le couple, le temps qui passe ou la famille. Le spectateur se retrouve forcément, à un moment ou un autre, concerné par les aventures de cette famille, avec certaines situations qui résonneront forcément. D’autant plus qu’il fait ça sans jamais forcer le trait et surtout grâce à un duo d’acteur qui sont au sommet de leur art. Ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu livrer une aussi belle prestation. Une Charlotte Gainsbourg sur le fil et d’une justesse incroyable et un José Garcia, à contre-emploi du rôle de pitre, qui lui va souvent très bien, et auquel il nous a souvent habitué. Même les ados, ne sont pas de simple faire valoir et ont vraiment quelque chose à apporter au récit. Alors, oui, la mise en scène est assez classique, même si le film propose une ouverture qui a elle seule vaut le détour, mais le film réussit à nous faire vivre une valse d’émotions qui en font une excellente surprise de ce début d’année. Partager














