Rechercher sur ce site
621 résultats trouvés avec une recherche vide
- Une absence qui remplit chaque plan…
Découvrez notre critique du film LES ENFANTS VONT BIEN . Une absence qui remplit chaque plan… LES ENFANTS VONT BIEN ❤️❤️❤️💛 Une absence qui remplit chaque plan… Il y a deux ans, je découvrais Nathan Ambrosioni avec TONY EN FAMILLE, qui avait été une très belle surprise. Dans LES ENFANTS VONT BIEN, il retrouve Camille Cottin pour un nouveau drame familial. Une mère dépose ses deux enfants chez sa sœur avant de disparaître dans la nature. Avec un sujet aussi lourd, le réalisateur aurait facilement pu tomber dans la facilité ou l’excès mélodramatique. Pour son troisième film, à seulement 26 ans, il fait preuve d’une maturité impressionnante. Il évite le piège du pathos larmoyant et livre au contraire une œuvre d’une grande justesse émotionnelle. Il poursuit son travail sur la cellule familiale et transforme ce drame en un film intime, d’une sensibilité et d’une délicatesse rares. Certains lui reprocheront peut-être son rythme contemplatif, mais c’est précisément ce tempo qui fait la force du récit. Plutôt que de s’intéresser à la disparition, Ambrosioni oriente son récit vers les répercussions qu’un tel acte provoque sur l’entourage. Sans jamais forcer les émotions ni les grands discours, il réussit à capter un geste, un regard, pour exprimer le ressenti de ses personnages. Avec une mise en scène sobre, il joue avec les silences, les non-dits et le hors-champ pour montrer l’impact d’un tel abandon sur les enfants et sur leur tante, contrainte de devenir une mère de substitution dans un univers dont elle ignore les codes. Le film doit énormément à son casting. Camille Cottin livre une prestation tout en retenue, rendant son personnage profondément crédible. Par moments, l’ensemble prend des accents quasi documentaires, notamment lorsqu’il confronte le spectateur à l’absurdité du système. Les deux jeunes acteurs impressionnent également par le naturel de leur jeu, essentiel à la justesse du film. Loin du drame larmoyant ou spectaculaire, Ambrosioni signe un drame familial puissant, d’une délicatesse remarquable, dont le plan final reste longtemps ancré en mémoire. Partager
- Recherche de films par genre et par note | Critiques d'un passionné
Trouvez votre prochain film grâce à au moteur de recherche : filtrez les critiques par genre et par note pour découvrir les films qui vous correspondent. Rechercher un film Note Genre Reset Rechercher par nom Films suivants
- Quand un petit budget humilie les blockbusters.
Découvrez notre critique du film GODZILLA MINUS ONE . Quand un petit budget humilie les blockbusters. GODZILLA MINUS ONE ❤️❤️❤️💛 Quand un petit budget humilie les blockbusters. Le film n’avait eu droit qu’à deux petits jours d’exploitation en décembre dernier (une stratégie pour le moins curieuse). Mais devant son succès critique et public, il revient finalement pour deux semaines dans nos salles. Et clairement, l’expérience vaut le détour ! On y suit un soldat kamikaze qui a refusé de se sacrifier pour son pays et qui devra désormais vivre avec la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il va recueillir une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier : un gros lézard vert qui tire des lasers vient également semer le chaos ! Car si le mythique monstre est évidemment au cœur du récit, le grand atout du film est de toujours ramener l'histoire à hauteur d'homme. Le choix judicieux de situer l'intrigue au lendemain de la guerre permet notamment d'aborder les traumatismes d'un peuple meurtri par les destructions nucléaires. Le film prend alors une véritable dimension dramatique, à travers des personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir apprendre à se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir définitivement oubliés. On pourra malgré tout regretter des arcs narratifs assez prévisibles, dont les grandes lignes se dessinent dès les premières minutes. Le récit manque parfois de surprises, mais si l'on accepte le surjeu inhérent à une certaine tradition du cinéma japonais, le film parvient à offrir quelques très jolis moments d'émotion. Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c'est qu'avec un budget dérisoire de 15 millions d'euros, le film ridiculise bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous irréprochables. Mais au regard des moyens engagés, le résultat force franchement le respect. Et cela tient en grande partie à une mise en scène qui n'oublie jamais l'essentiel : dans un film de monstres, tout est question de rapport d'échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le choix de filmer une grande partie de ces séquences à hauteur d'homme décuple considérablement leur puissance. Le réalisateur s'amuse également avec les perspectives, alternant contre-plongées et plans larges, parfois au sein de véritables plans-séquences, pour mieux nous faire prendre conscience du pouvoir de destruction du monstre. Le film pioche ainsi avec une belle efficacité dans les codes du cinéma de guerre, du film catastrophe et de l'horreur. Plus étonnant encore, il convoque même quelques souvenirs des DENTS DE LA MER, notamment lors d'une partie de pêche d'une tension redoutable… Le tout porté par une bande-son particulièrement efficace, qui accompagne à merveille les images et offre au spectateur le grand spectacle qu'il est venu chercher. Une belle démonstration qu'avec des idées, du talent et une vraie maîtrise de la mise en scène, il n'est pas toujours nécessaire de dépenser des centaines de millions pour faire trembler les salles. Partager
- Comme suspendu dans un rêve
Découvrez notre critique détaillée du spectacle SUR UN FIL Comme suspendu dans un rêve SUR UN FIL ❤️❤️❤️💛 Comme suspendu dans un rêve Antho, un homme seul sur un banc, nous interpelle pour savoir à quel point nos souvenirs deviennent nos bagages et ont un impacte sur notre vie. Il va nous raconter l'histoire de sa rencontre avec Claire, de leur histoire d'amour, mais aussi de leurs rêves et de la façon dont notre passé a un impact sur nos choix pour les atteindre... Les deux artistes ont mis énormément d'eux dans cette histoire et ça se ressent, tant la proposition semble sincère et juste. Claire et Antho nous invite, avec ce spectacle, dans un moment aussi original que poétique. Poétique : c'est clairement le mot qui résume le plus ce spectacle. Tout ici transpire la poésie. Aussi bien le texte que les chorégraphies semblant sorties tout droit d'un songe. Ils créent leurs univers sous nos yeux, ils jouent avec presque rien, et pourtant ça fait tout. La scène est épurée mais avec une utilisation astucieuse des ombres et de la vidéo. Tout prendra vie sous les yeux émerveillés des spectateurs. Les ombres seront d'ailleurs cruciales. Qu'elles se transforment en décors ou devenant un élément autour duquel évolues les chorégraphies. Et c'est évidemment ces scènes de danse qu'on retiendra en premier lieu. Elles impressionnent par leur inventivité et l'onirisme qu'elle dégage. Chaplin n'est jamais bien loin, dont on retrouve parfois la tendresse et l'humour. Dans certains moments, les deux artistes sont en symbiose au point que souvent l'un semble danser sous l'impulsion de l'autre, un peu comme leurs personnages dans le réel. Mais, la pièce aurait pu se permettre de n'être qu'un simple spectacle de danse, sauf qu'ils ont décidé de l'insérer dans une vraie histoire : la leur... Et c'est un choix gagnant, car ces moments théâtraux, dont les textes inspirent aussi souvent la poésie, apporte jutement un lien. Chaque partie aurait pu vivre seule, mais ensemble elles fonds un tout, un peu comme ces deux artistes... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- L’ÉVÉNEMENT : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film L’ÉVÉNEMENT . L’ÉVÉNEMENT ❤️❤️❤️❤️ Vu hier, le film aura été un véritable choc que je ne suis pas sûr d’avoir eu le temps de digérer. En 1963, Anne est une étudiante promise à un bel avenir universitaire. Malheureusement, elle va tomber enceinte d’un enfant non-désiré et va devoir se battre contre les lois pour disposer de son corps et de son avenir, à une époque où l’avortement est tabou et surtout condamnable. Si je vous en parle, c’est que le film a été un coup de cœur (ÉNORME coup de cœur). Mais clairement, ce qui fait pour moi la grande force du film risque de diviser. A savoir sa radicalité, que ce soit dans son scénario et sa mise en scène. Audrey Diwan prend le parti de se focaliser sur sa protagoniste et sa course contre la montre. Combat qu’elle devra vivre seule, dans la honte, tant le sujet est tabou, au pire engendrant la haine de certains, au mieux la peur ou le déni des autres. Rarement la solitude n’aura été aussi bien retranscrite sur un écran. Le film prenant même parfois des allures de film de résistance avec ses rencontres discrètes pour trouver une aide ou juste parler de l’innommable, avec cette peur incessante d’être surpris par la mauvaise personne. D’ailleurs, le mot avortement ne sera jamais directement prononcé… Ce sentiment de solitude est intensifié par une mise en scène exemplaire, sans fioriture ni artifice, mais d’une grande efficacité. Le format 4/3 enferme le personnage d’Anne, souvent filmée de dos, caméra à l’épaule, avec un énorme jeu sur les focales et la profondeur de champs qui font qu’elle est souvent la seule chose net à l’écran. Ça et l’utilisation de nombreux plans séquences, font que le spectateur se retrouve en immersion avec elle, seul et oppressé avec cette peur du regard des autres. Alors, oui le film est dur, TRÈS DUR, et certaines scènes sont extrêmement éprouvantes, même si la réalisatrice a la dignité de ne jamais être dans le frontal et utilise énormément le hors champs (même si souvent ce qu'on ne voit pas est pire que ce que l'on voit). Et même si elle n’est pas graphique, l’horreur pour le spectateur est bien là. Même si la véritable horreur est de se dire que pour de nombreuses femmes c’était le quotidien. On pense à nos mères nos grands-mères qui forcément ont été un jour touchées de près ou de loin par ce fléau. Mais bien sûr, pour que le film fonctionne, il fallait une grande actrice, d’autant plus que le personnage d’Anne est de quasiment tous les plans. Et Anamaria Vartolomei est flamboyante, avec un jeu d’une justesse impressionnante, qui prend aux tripes, sans jamais être dans le patho. On a peur, on espère, on souffre avec elle. L’effet est au moins aussi saisissant que son interprétation. Elle est entourée de nombreux seconds rôles qui donneront une réelle épaisseur à l’histoire et sur le regard de la société de l’époque sur l’avortement. Le film à un côté intemporel dans ses décors ou bien ses costumes et on met un certain temps pour identifier réellement l’époque. Comme pour nous rappeler que cette histoire se passait, en France, il n’y a pas si longtemps que ça… Voir pire c’est toujours le vécu de nombreuses femmes dans le monde… Le film fait énormément écho avec une fabuleuse pièce de théâtre de Fanny Cabon, LES GARDIENNES, retraçant la vie de ses femmes de l’ombre et de leur combat. Un constat terrible de la situation des femmes de cette époque… Bref un TRÈS GRAND film qui perdrait énormément à être découvert sur une TV. Un film intense et bouleversant, dont je suis sorti groggy, les larmes aux yeux, des nœuds dans le ventre et qui va trotter longtemps dans ma tête. Un film essentiel, qui mériterai d’aller taquiner les Texans aux prochains Oscars… Partager
- Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur.
Découvrez notre critique du film ÉVANOUIS . Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur. ÉVANOUIS ❤️❤️❤️💛 Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur. Il y a trois ans, Zach Cregger surprenait tout le monde avec BARBARE, sorti directement sur Disney+. Si j’étais resté dubitatif face à son dernier acte, sa première partie m’avait marqué par sa maîtrise et sa façon de jouer avec les genres et les attentes du public. J’étais donc curieux de découvrir son nouveau film, dont les studios se sont disputé les droits. Une fois encore, Cregger réussit à surprendre en livrant un film horrifique qui échappe aux standards. L’intrigue débute dans une banlieue américaine : tous les enfants d’une même classe, sauf un, disparaissent mystérieusement de chez eux, à la même heure… Si le fantastique s’invite dès l’ouverture, le film démarre comme un drame. Plutôt que de plonger immédiatement dans l’horreur classique, le réalisateur s’intéresse aux conséquences de ce traumatisme sur les habitants. On retrouve ainsi une structure chorale, avec des chapitres dédiés à différents personnages, chacun apportant un point de vue unique et dévoilant peu à peu les mystères. Le parallèle avec les fusillades scolaires est évident, ce qui rend le titre original WEAPONS particulièrement pertinent au vu des thèmes abordés. La traduction française, ÉVANOUIS, perd un peu de cette portée symbolique. La première partie, à dominante dramatique, laisse toutefois planer l’ombre de l’horreur, ponctuée de quelques jumpscares bien dosés. Cregger prouve encore son talent pour installer une atmosphère et happer le spectateur par le mystère. Dans la seconde moitié, le film bascule davantage dans l’horreur, tout en déjouant une fois de plus les attentes avec un humour noir qui frôle parfois le burlesque. Ce choix audacieux divisera sans doute. Comme dans SINNERS sorti il y a quelques mois, les deux parties, radicalement différentes, explorent des émotions contrastées. Les spectateurs venus uniquement chercher des sensations fortes pourraient se sentir frustrés. En revanche, tout le monde s’accordera sur la qualité du casting. Les acteurs apportent une profondeur qui participe grandement à la réussite du film, avec une mention spéciale pour Julia Garner. Après OZARK, elle continue de s’imposer sur grand écran. Pour ma part, j’ai apprécié cette proposition qui ose sortir des sentiers battus. Et surtout, elle confirme que Zach Cregger est en train de s’affirmer comme un nouveau maître du genre. Partager
- PINOCCHIO : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film PINOCCHIO . PINOCCHIO ❤️❤️❤️❤️ Voici une nouvelle adaptation du conte PINOCCHIO, la troisième en deux ans... Donc on peut clairement avoir peur d'y jeter un œil, surtout que le dernier remake de Disney était une purge... Sauf que c'est Guillemo Del Toro qui est au commande et une nouvelle fois il démontre son talent. Il s'affranchit totalement de l'imagerie de Disney et son PINOCCHIO est une TRÈS grande réussite. Déjà il revisite entièrement ce classique pour se le réapproprier. Il en change le contexte, et l'histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui fait que le film résonne énormément avec L'ÉCHINE DU DIABLE et LE LABYRINTHE DE PAN qui traitaient déjà de la guerre vue par le regard d'un enfant. Ça s’adapte parfaitement au conte initial tout en amenant une toute autre interprétation. Même si le fil rouge est conservé, beaucoup de choses changent dans cette adaptation, lui apportant un côté plus mature, tout en gardant la magie du conte. Ça apporte beaucoup plus de profondeur à l'ensemble, avec des thèmes comme la mort, la dépression, le lien paternel, le deuil, la guerre, la propagande... Mais comme toujours chez Del Toro, malgré le côté sombre de ses œuvres, il y a toujours une poésie qui survole l'ensemble. Mais surtout, le film brille par sa forme, et de ce côté là, c'est un sans faute. C'est un film d'animation en motion capture et visuellement c'est à tomber par terre (et encore une fois ça aurait été un plaisir de découvrir ça sur grand écran...). Ça fourmille de détails, les animations et les décors sont impressionnants. On en oublie que c'est filmé en image par image. Il y a vraiment un travail sur l'ambiance qui colle parfaitement avec l'univers particulier du réalisateur. On y retrouve son obsession pour les monstres et la différence, et ça s'intègre idéalement au propos du film. Ça semble une évidence qu'il ait décidé de s'attaquer à ce remake. Le film est aussi porté par la musique avec plusieurs chansons et là aussi ça fonctionne, en apportant pas mal de légerté. Même si pour le coup, je vous conseille la VO car même si le film est bien doublé, au niveau des chansons ce n'est pas ça (pour moi, un des rares défauts du film). Bref, après son très bon NIGHTMARE ALLEY en début d'année, Del Toro nous offre une sublime fable initiatique qui, même si on semble tout connaître de ce classique, arrive à nous émerveiller autant qu'à nous émouvoir. Une très bonne surprise. Partager
- Rendez-moi Pixar !!!
Découvrez notre critique du film ELIO . Rendez-moi Pixar !!! ELIO ❤️❤️💛 Rendez-moi Pixar !!! Le studio Pixar revient avec ELIO, un film original, ce qui mérite d’être salué à l’heure où les annonces de INDESTRUCTIBLES 3, TOY STORY 5 et COCO 2 envahissent les écrans. Mais cette originalité suffit-elle à retrouver la magie d’antan ? ELIO raconte l’histoire d’un jeune garçon, orphelin, élevé par sa tante, qui rêve de se faire enlever par des extraterrestres pour fuir un monde dans lequel il ne trouve plus sa place. L’idée est belle, puissante même : deuil, solitude, quête de sens, peur d’être seul dans l’univers… Les fondations sont solides, et j’espérais la double lecture qui a toujours fait la richesse des grands Pixar. Mais très vite, la déception s’installe. Les thématiques restent en surface. Le récit, au lieu de creuser ces sujets, se contente d’un enchaînement d’aventures colorées, dynamiques mais simplistes. La narration sacrifie l’émotion au profit de la légèreté, comme si le film ne s’adressait qu’à un jeune public. Alors attention, ce n’est pas un mauvais film pour autant. C’est visuellement abouti, avec des créatures mignonnes, des couleurs éclatantes dans tous les sens, et un rythme soutenu (parfois même au détriment de la narration). Les plus jeunes vont clairement passer un très bon moment. Il y a aussi quelques clins d’œil à RENCONTRES DU TROISIEME TYPE ou E.T. qui font plaisir et ancrent le film dans un héritage science-fiction/famille. Mais voilà, c’est à peu près tout. L’histoire est convenue, parfois même un peu niaise. Sans parler du fait qu’elle rappelle souvent LILO ET STITCH (un choix peu judicieux, surtout avec le remake live action qui vient de sortir). Au final, je suis resté totalement en dehors. J’ai même trouvé le temps long, avec un gros manque d’inventivité ou d’émotion, et un humour qui ne m’a arraché que quelques sourires. Sans être totalement raté, Pixar ne nous avait pas habitués à viser si bas. Le studio avait cette capacité rare à émouvoir petits et grands, à traiter des sujets profonds avec délicatesse, à nous faire rire et pleurer dans un même plan. Ici, on a juste une aventure anodine : jolie, mais bien fade. La sortie du dernier chef d’œuvre de Pixar, SOUL , semble bien éloignée et on pourrait presque faire un lien avec le rachat du studio par Disney, qui finit par uniformiser tout ce qu'il touche. Et j’ai tendance à me dire que peut-être que ce n’est pas moi qui ai perdu mon âme d’enfant, mais Pixar qui a un peu perdu la sienne… Partager
- IPHIGENIE A SPLOTT critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle IPHIGENIE A SPLOTT IPHIGENIE A SPLOTT ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce spectacle a été un véritable uppercut... dans tous les sens du terme... Un seule en scène (ou presque) d'une puissance phénoménale. Là scène est envahie par les instruments des trois musiciens qui accompagneront la comédienne. Une musique electro-rock omniprésente venant souligner parfaitement le parcours de notre heroine. Sur le plateau, un ring, délimité par une corde lumineuse. Un ring, sur lequel entrera Effie, une zonarde de Slott, un quartier délaissé de Cardiff, prête à en découdre avec nous... Un ring sur lequel elle déversera sa rage sur la société, nous prenant à partie sur notre façon de détourner le regard losqu'on la croise dans la rue. Un ring où elle encaissera les coups en nous racontant son histoire. Un ring sur lequel elle m'aura mit KO... La prestation de Gwendoline Gauthier est hallucinante. Elle est habitée par son personnage. 1h30 pendant laquelle elle déversera un flow incessant avec une énergie sidérante. Un texte à la fois drôle et brutal qui ne laisse pas indifférent. Elle envahie la scène, captive notre regard, on est suspendus à ses lèvres. Elle nous livre une revisite des temps modernes du mythe d'Iphigénie, ce personage Greque sacrifié, qui vient foudroyer le spectateur. Il y a un côté Ken Loach dans ce que ça raconte. Sans aucun misérabilisme, ni fioriture, avec son histoire, elle montre à quel point une partie de la population galère et est mise de côté. Au fur et à mesure que le spectacle avance, elle a régulièrement réussi à me faire rire, mais surtout, elle s'est emparée de mes tripes au point de me faire sortir de la salle tremblant par le choc émotionnel reçu. Le OFF a démarré aujourd'hui et me livre ce qui sera certainement un IMMENSE coup de coeur. Le genre de spectacle qui te touche si profondément qu'il laissera une cicatrice indélébile. MERCI EFFIE Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un moment suspendu, entre ciel et terre…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle FACE AUX MURS Un moment suspendu, entre ciel et terre… FACE AUX MURS ❤️❤️❤️❤️💛 Un moment suspendu, entre ciel et terre… Avec FACE AUX MURS, la compagnie Hors Surface et le metteur en scène Damien Droin nous entraînent dans une expérience sensorielle et émotionnelle rare, où le corps devient langage, et le mur, un point d’élan. Dès les premiers instants, le spectateur est saisi par un décor imposant : une structure métallique monumentale, encadrée de trampolines, qui devient à la fois obstacle, support et espace d’expression. Ce dispositif évolue subtilement au fil des tableaux. Il incarne symboliquement les limites, qu’elles soient physiques, sociales ou intimes, contre lesquelles les interprètes se heurtent... et qu’ils transcendent. Chaque saut, chaque mouvement est millimétré, d’une précision et d’une fluidité remarquable. Les corps virevoltent, rebondissent, s'élèvent, chutent puis se relèvent avec une énergie maîtrisée. On est ici bien au-delà de la simple performance acrobatique : c’est un véritable langage corporel qui s’exprime, porteur de sens et d’émotion. Mais FACE AUX MURS, c’est aussi une mise en scène d’une rare finesse. Les jeux d’ombres chinoises, les nappes de fumée, et surtout, une gestion des lumières exceptionnelle, confèrent au spectacle une dimension onirique. Certaines images suspendues dans le vide, comme arrachées à un rêve éveillé, resteront gravées en mémoire longtemps après les applaudissements. Je retiendrai particulièrement cette scène où danse et trampoline se mêlent, offrant une parenthèse poétique inoubliable, comme une suspension du temps. La musique envoûtante accompagne ce voyage intérieur avec justesse, sans jamais voler la vedette à la beauté du geste. Elle ne se contente pas d’accompagner les mouvements : elle les habite, les guide, les amplifie, créant une véritable bande-son émotionnelle du spectacle. FACE AUX MURS c’est spectacle à la puissance visuelle comme on en voit rarement. Un de ceux dont la beauté et les images vous accompagne longtemps après la sortie de la salle. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un monument cinématographique… que j’aurais préféré visiter plus vite.
Découvrez notre critique du film THE BRUTALIST . Un monument cinématographique… que j’aurais préféré visiter plus vite. THE BRUTALIST ❤️❤️❤️ Un monument cinématographique… que j’aurais préféré visiter plus vite. Devant ce film, j’ai eu la sensation d’être au musée, face à une œuvre d’art que tout le monde admire. Tu la trouves magnifique, mais tandis que tu aimerais changer de salle, les autres restent figés à la contempler… Évidemment, le film a de nombreuses qualités. Le premier tour de force du film est de nous faire croire à la véracité de l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Il est construit comme le biopic de cet architecte hongrois fuyant l’Europe d’après-guerre. Mais surtout, c’est assez hallucinant de voir une telle maîtrise visuelle avec un budget de seulement dix millions de dollars. Visuellement, c’est un sans-faute, avec des plans millimétrés et ce rendu si particulier du Vistavision, offrant des images sublimes et un grain ancrant le film dans son époque. De ce côté-là, c’est une déclaration d’amour aux films d’antan. Le film enchaîne aussi les plans marquants, comme celui repris sur l’affiche avec la statue de la Liberté inversée, symbolisant ce rêve américain illusoire… Il nous offre également quelques plans-séquences saisissants, avec notamment cette scène d’ouverture oppressante. La photographie et le soin apporté au rapport d’échelle enfoncent le clou : c’est un vrai régal pour les yeux. Autre énorme atout du film : son casting. Bien sûr, Adrien Brody en tête, qui livre ici probablement son interprétation la plus saisissante, incarnant un personnage torturé, résilient et combatif. Et même si la polémique sur l’usage de l’IA pour améliorer son accent fait débat, il mérite certainement l’Oscar cette année. (En suivant ce raisonnement, faudrait-il remettre en cause l’interprétation de John Hurt dans ELEPHAN MAN sous prétexte qu’il était maquillé ?). Guy Pearce et Felicity Jones ne sont pas en reste et impressionnent par la justesse de leur jeu. Le film aborde de nombreux thèmes. Bien sûr, l’architecture, mais ce n’est finalement qu’une façade. Il s’intéresse davantage au rêve américain et au mépris de classe, en passant par l’antisémitisme, l’ambition, le sacrifice ou encore les relations de pouvoir… Bref, le film est extrêmement dense. Et pourtant… Malgré toutes ses qualités formelles, THE BRUTALIST ne m’a jamais réellement embarqué, et je suis resté en retrait face à sa proposition. Le problème principal est qu’il ne m’a jamais touché émotionnellement. Malgré la richesse des sujets abordés, son ton froid et distant a rendu mon attachement aux personnages difficile. Et vu sa durée, c’est un vrai problème… Car le film est très long, et j’ai clairement ressenti les 3h35 passer, même avec un entracte de 15 minutes au milieu. Si sa première partie a su capter mon attention, la deuxième, malgré l’introduction d’un personnage féminin apportant un peu de sang neuf, m’a donné l’impression que le récit ne faisait que marteler les mêmes idées. Pire encore, comme un aveu d’échec, il a besoin d’un épilogue pour expliquer ce qu’il n’a pas réussi à mettre en images, malgré sa durée. Et même si ce coup de théâtre fait son effet, il aurait été bien plus intéressant de voir ce thème réellement exploité dans la deuxième partie, plutôt que de ressasser ceux du premier acte. Alors certes, sur la forme, c’est du grand cinéma, un film qui marquera probablement l’histoire du septième art. Il vaut vraiment le coup d’œil, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un arrière-goût d’inachevé. J’attendais une fresque avec un impact émotionnel bien plus fort… Partager
- Quand le théâtre devient un acte de confiance.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DANS LA PEAU DE CYRANO Quand le théâtre devient un acte de confiance. DANS LA PEAU DE CYRANO ❤️❤️❤️❤️ Quand le théâtre devient un acte de confiance. Au milieu de la scène, une chaise pour unique décor, le talent de Nicolas Devort fera le reste. Le comédien nous offre une véritable performance. Il incarne avec brio, sans aucun artifice ou déguisement, la galerie de personnage de ce très grand moment théâtral. On se retrouvera avec une mise en abyme, où Colin, un élève timide et complexé par son bégaiement, finira par prendre confiance en lui grâce au théâtre et surtout à Cyrano. Nicolas Devort impressionne par son énergie et sa facilité à passer d’un personnage à un autre en un clin d’œil , sans jamais perdre le spectateur. C'était déjà le cas quand je l'avais découvert dans Le bois dont je suis fais , mais là il pousse la chose encore plus loin et le spectateur finit par oublier qu'il est seul sur scène. Alors oui, les personnages sont un peu caricaturaux et c’est rempli de bons sentiments, mais peu importe, vu le plaisir procuré au public. Il nous offre un spectacle familial tendre et drôle , une ode à la tolérance et à l’acceptation de soi, mais aussi un conte philosophique qui plaira au plus grand nombre comme le prouve le tonnerre d’applaudissement reçu… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF












