top of page

515 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Sous sa coquille : un univers mêlant noirceur, humour et poésie.

    Découvrez notre critique détaillée du film MÉMOIRES D'UN ESCARGOT . MÉMOIRES D'UN ESCARGOT ❤️❤️❤️❤️💛 Sous sa coquille : un univers mêlant noirceur, humour et poésie. Cela faisait seize ans que nous n’avions pas revu Adam Elliot depuis qu’il nous avait offert son fabuleux MARY ET MAX. Certes, l’attente aura été longue, mais elle est largement récompensée par ce nouveau film qui mêle une nouvelle fois gravité et légèreté… Grace Pudel, une jeune femme passionnée par les escargots, est déchirée par la mort de son amie Petit-doit. Assise sur un banc, elle rend sa liberté à Sylvia, l’un de ses escargots, et se met à lui raconter sa vie : un enchaînement de traumatismes qui l’ont plongée dans la solitude et la dépression. Soyons clairs, même si nous avons affaire à un film d’animation en stop-motion, ce n’est clairement pas un film destiné aux plus jeunes. Le film est sombre et aborde de nombreux sujets matures de la sexualité, en passant par le fanatisme religieux, la maladie, le fétichisme et l’alcoolisme… Mais, comme MARY ET MAX, malgré la noirceur du récit, il accorde une grande place à l’humour et à la poésie. Un humour noir et subtil qui lui évite de sombrer dans le misérabilisme et qui apporte surtout un côté doux-amer, avec un parfait équilibre entre drame et comédie. Le film explore les relations humaines, les traumatismes et cette capacité à trouver la lumière dans les moments les plus sombres de l’existence. L’animation témoigne d’un travail artisanal extrêmement précis, avec un style propre au réalisateur. On retrouve ces personnages aux traits exagérés et imparfaits, ces décors fourmillant de détails, ou bien cette palette de couleurs restreintes et délavées renforçant l’atmosphère mélancolique et nostalgique du récit. On entre instantanément en empathie avec Grace, qui nous livre sa version de son histoire. Le film n’a d’ailleurs que très peu de dialogues, et c’est la voix off de la jeune fille qui accompagne continuellement le spectateur, le transformant ainsi en confident de la jeune femme. Mais le film offre aussi une galerie de personnages, tous plus marquants les uns que les autres. Je pense au frère protecteur, au père aussi marginal que maladroit, ou à cette famille d’excentriques religieux. Mais surtout, il y a Petit-doigt, cette octogénaire pleine de vie dont chaque apparition apporte de grands moments d’humour, souvent burlesques, mais surtout cet espoir salvateur dont le film avait besoin. Adam Elliot nous livre une nouvelle fois une œuvre profondément humaine, à la fois bouleversante et d’une grande poésie A l’image du film BIRD, sorti il y a quelques semaines, ce film est une ode à la liberté qui rappelle à quel point les pires cages sont celles que l’on se fabrique… Partager

  • Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque.

    Découvrez notre critique détaillée du film LE COMTE DE MONTE-CRISTO . LE COMTE DE MONTE-CRISTO ❤️❤️❤️❤️ Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. L'année dernière, Pathé s'était attaqué à l'œuvre d'Alexandre Dumas avec LES TROIS MOUSQUETAIRES. Même si le premier film était plus que prometteur, le second opus s’est avéré être une grosse déception, car trop brouillon, s'éparpillant dans sa narration, et devenant même parfois ridicule comme lors de sa scène post-générique. Et avec l'adaptation du Comte de Monte-Cristo, une œuvre de 1500 pages, on pouvait s'attendre au même sort. Sauf que Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont choisi de sacrifier des pans du roman, ou certains personnages, pour mieux se concentrer sur ce qu’ils voulaient raconter. Et même si certains pourraient regretter que l'emprisonnement d’Edmond Dantès ne soit pas approfondi, où que l'ascension du Comte se fasse sous forme d'une ellipse, pour moi le choix des réalisateurs est judicieux, car il permet de mieux se consacrer à ce qui en fait l'âme du roman, à savoir la vengeance. Dès la scène d'ouverture la couleur est annoncée, et montre que le studio s'est donné les moyens de ses ambitions. Clairement le budget pharaonique du film transparaît à l'écran. Les décors et les costumes impressionnent, et même s'il y a peu d'action et que le film flirte plutôt du côté du thriller, il y a une ampleur constante qui se dégage de la mise en scène. Les décors naturels somptueux sont mis en valeur par des travellings ou plans filmés au drone apportant un souffle épique. Le tout est sublimé par une photographie aux couleurs vives, ou à l'utilisation de Clair-obscur qui appuie l'ambiguïté de notre héros. Le film offre une relecture moderne avec une approche super héroïque qui fonctionne parfaitement sans jamais trahir le roman. En effet, l'ombre du Batman de Christopher Nolan n'est jamais très loin. Que ce soit l'emprisonnement de Dantès, la cave secrète, et bien sûr la notion de justicier masqué qui est au centre même du film, il y a beaucoup de parallèle avec le héros de Gotham. Malgré ses trois heures, on ne voit pas le temps passer. Le public prend même un malin plaisir à voir le piège se refermer sur les antagonistes, comme lors d’une scène de repas extrêmement maîtrisée. Le casting est clairement investi et surtout parfaitement dirigé. En premier lieu Pierre Niney qui prouve une fois de plus qu'il est un acteur caméléon capable de jouer n'importe quel rôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, comme le trio d'antagonistes aussi détestables que jubilatoires. Je retiendrai aussi Anamaria Vartolomei qui imprègne la pellicule à chacune de ses apparitions. Un souffle épique et romanesque survole l'ensemble, souligné par une superbe musique. Et même si les deux réalisateurs ont dû faire des choix, ils nous offrent un film français d'une ampleur rare. Je dis souvent qu'on a le cinéma que l'on mérite, et espérons que le succès sera au rendez-vous pour que la France continue à investir dans des projets d'une telle envergure. Partager

  • CONSEILS THEATRE PARIS | Critiques d'un passionné

    Découvrez nos critiques des spectacles présents sur Paris cette saison. Conseils des spectacles à voir sur Paris Découvrez nos critiques des spectacles présents sur Paris cette saison. Une nouvelle année commence et, espérons-le, elle sera riche en découvertes et en émotions théâtrales ! Retrouvez ici la liste des pièces déjà chroniquées sur le site, que vous pouvez aller voir dès maintenant à Paris. - CYRANO DE BERGERAC Jusqu'au 29 avril Théâtre le Ranelagh - DOLORES Jusqu'au 26 avril Théâtre Actuel La Bruyère - DU CHARBON DANS LES VEINES Jusqu'au 3 mai Théâtre du Palais Royal - EMMA PICARD Du 9 au 19 avril Théâtre de l'épée de bois - GAGNANT GAGNANT Jusqu'au 27 juin Comédie Bastille - INTRA MUROS Jusqu'au 29 mars Théâtre de la Pépinière - LA VOIX D'OR Jusqu'au 27 janvier Théâtre Gaîté Rive Gauche - LE CHANT DES LIONS Jusqu'au 4 juillet Théâtre Tristan Bernard - LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN Jusqu'au 12 avril Théâtre de l'œuvre - LE PORTEUR D'HISTOIRE Jusqu'au 31 mars Théâtre du Petit Montparnasse - LE PROCES D'UNE VIE Jusqu'au 28 juin Splendid Saint Martin - LES FROTTEMENTS DU CŒUR Jusqu'au 14 mars Théâtre des Gémeaux Parisiens - LES GROS PATINENT BIEN Jusqu'au 29 mars Théâtre de la Pépinière - LES MARCHANDS D'ÉTOILES Jusqu'au 31 mai Théâtre du Splendid - LES TROIS MOUSQUETAIRES Jusqu'au 24 avril Théâtre du Palais Royal - MADE IN FRANCE Jusqu'au 31 mars Théâtre de la Renaissance - OUBLIE MOI Jusqu'au 25 avril Théâtre Actuel La Bruyère - PASSEPORT Jusqu'au 3 mai Théâtre de la Renaissance - ROBERTO ZUCCO du 31 mars au 18 avril Théâtre 14 - ROSE ROYAL Jusqu'au 29 mars Théâtre de la Pépinière - THE LOOP Jusqu'au 3 mai Théâtre du Petit Montparnasse - TOUT CONTRE LA TERRE Jusqu'au 14 juin Comédie de Paris - Y'A DE LA JOIE Jusqu'au 31 mars Théâtre d' l'œuvre

  • Critique YÉ ! (L'EAU) – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle YÉ ! (L'EAU) YÉ ! (L'EAU) ❤️❤️❤️💛 Parce que le OFF, ce n'est pas uniquement du théâtre. La scène est couverte de bouteilles d'eau vide, un élément qui sera central et l'objet de toutes les convoitises dans ce spectacle à couper le souffle. Les douzes artistes Guinéens vont se battre devant nos yeux pour accéder à la moindre goutte. Acrobates et cascadeurs accomplis, ils vont enchaîner des tableaux tous plus fous les uns que les autres, sur le rythme d'une musique urbaine. Des chorégraphies à la précision d'orfèvre qui interdit la moindre erreur. Le Circus Baobab impressionne par son énergie et la virtuosité de leurs acrobaties. Le collectif y est continuellement mis en avant. Face à leurs prouesses, le temps est régulièrement suspendu un instant avant de recevoir des salves d'applaudissements plus que méritées. On a aussi le droit à quelques très beaux moments plus oniriques ou bien des séquences de contorsions saisissantes. Du TRÈS grand show, un spectacle époustouflant qui plaira au plus grand nombre Partager

  • Critique de NOUS, LES LEROY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film NOUS, LES LEROY . NOUS, LES LEROY ❤️❤️❤️❤️ La comédie douce-amère est un genre que j’apprécie particulièrement, aussi bien au théâtre qu’au cinéma, mais il est rare de réussir à trouver le parfait équilibre entre comédie et drame. Et pour son premier film, Florent Bernard n'est pas loin de transformer son coup d’essai en coup de maitre. Le film a pour principal atout une écriture millimétrée. On rit beaucoup, grâce des dialogues d’une efficacité redoutable, aidé par un casting aux petits oignons. Le moindre second rôle est un pur délice. Que ce soit le dessinateur arrogant, le serveur lourdingue, ou le gendarme compatissant, c’est un vrai bonheur de voir des acteurs aussi investis pour nous faire rire, et ça fonctionne. Alors, oui, le film a par moment des allures de film à sketches, mais on lui pardonne volontiers vue le plaisir qu’il nous procure. Mais plus que de réussir à nous faire rire, le film arrive particulièrement à nous toucher, en abordant des thèmes comme le couple, le temps qui passe ou la famille. Le spectateur se retrouve forcément, à un moment ou un autre, concerné par les aventures de cette famille, avec certaines situations qui résonneront forcément. D’autant plus qu’il fait ça sans jamais forcer le trait et surtout grâce à un duo d’acteur qui sont au sommet de leur art. Ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu livrer une aussi belle prestation. Une Charlotte Gainsbourg sur le fil et d’une justesse incroyable et un José Garcia, à contre-emploi du rôle de pitre, qui lui va souvent très bien, et auquel il nous a souvent habitué. Même les ados, ne sont pas de simple faire valoir et ont vraiment quelque chose à apporter au récit. Alors, oui, la mise en scène est assez classique, même si le film propose une ouverture qui a elle seule vaut le détour, mais le film réussit à nous faire vivre une valse d’émotions qui en font une excellente surprise de ce début d’année. Partager

  • Critique IVO LIVI – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle IVO LIVI IVO LIVI ❤️❤️❤️❤️❤️ EX-TRA-OR-DI-NAIRE Fabuleux Magistral Exceptionnel ... Quatre comédiens, accompagnés d'un musicien, nous offrent une débauche d'énergie pour nous raconter la vie d'Yves Montand. Qu'on soit fan du personnage ou qu'on connaisse à peine son histoire (ce qui est mon cas), on ne peut qu'être transporté par le spectacle qui s'offre à nos yeux et nos oreilles. C'est vivant, drôle, émouvant. Les interludes en chanson sont fabuleux. Comme le dit Yves en ouverture de la pièce « certains rêvent les yeux ouverts, d'autres vivent les yeux fermés ». Et bien là j'ai rêvé pendant 1h30.Chose rare au théâtre, je me suis levé (comme une grande partie de la salle).10 minutes après le spectacle, en racontant ce que je venais de vivre, j'avais encore les poils dressés.Ma GROSSE BAFFE de ce festival (et pourtant j'avais déjà vu du lourd, voir du très très lourd !!!). Partager

  • Festival OFF 2025 Critique DEUX RIEN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DEUX RIEN DEUX RIEN ❤️❤️❤️❤️ La scierie - 11h20 Deux clowns tristes. Deux Chalots des temps modernes. Deux personnages parfois maladroits, ce qui les rendra d'autant plus touchants... Deux clochards qui vont s'observer, s'apprivoiser et apprendre à s'aimer. Deux comédiens en symbiose totale. Deux acteurs, qui sans aucun dialogue vont réussir à nous submerger d'émotions, par leurs gestes, leurs mimiques, leurs regards... Le spectacle naviguera continuellement entre le rire, souvent burlesque et la poésie, en offrant certains tableau d'un onirisme fou. De leur univers si singulier se dégage une poésie folle qui est sublimée par quelques chorégraphies musicales, jusqu'à un final qui sera un vrai tourbillon d'émotions... J'en suis ressorti le sourire au lèvre, le coeur léger et avec cette sensation de sortir d'un rêve que je ne suis pas prêt d'oublier... Ils m'ont dit DEUX RIEN avant même que je leurs ai dit MERCI Partager

  • Une course sans fin… mais qui tourne en rond…

    Découvrez notre critique détaillée du film MARCHE OU CRÈVE . MARCHE OU CRÈVE ❤️❤️💛 Une course sans fin… mais qui tourne en rond… Pour moi, Stephen King a toujours été bien plus qu’un auteur d’horreur : c’est un observateur impitoyable de l’âme humaine. Dans les années 90, j’ai littéralement dévoré ses romans, dont j’avais particulièrement apprécié MARCHE OU CRÈVE. Le pitch est aussi simple qu’efficace : cinquante jeunes s’engagent dans une longue marche. S’ils passent sous les 5 km/h, ils reçoivent un avertissement ; au troisième, une balle dans la tête. J’attendais donc cette adaptation avec une curiosité mêlée d’appréhension. Dès les premières images, j’ai retrouvé l’atmosphère suffocante du livre. Cette Amérique dévastée, rongée par la violence et la fascination du spectacle, trouve aujourd’hui un écho encore plus glaçant. Quarante-cinq ans après la publication du roman, le film en devient presque une critique de l’Amérique contemporaine. Mais cette fidélité a aussi ses revers. Enchaîner les travellings et les dialogues introspectifs finit par créer une certaine monotonie. À force d’écouter ces personnages se raconter en marchant, le film perd parfois sa tension dramatique. Quelques ruptures de rythme (flashbacks, ellipses ou silences) auraient pu donner davantage de relief à ces destins. D’autant que la structure rend le récit prévisible : on sent presque l’ordre dans lequel les marcheurs vont tomber, comme si leur sort était écrit dès le départ. Cette fatalité, puissante sur le papier, devient à l’écran un peu mécanique, et le film finit un peu par tourner en rond. Heureusement, le casting permet de maintenir l’attention. Les comédiens réussissent à faire exister leurs personnages malgré leur peu de présence à l’écran, et à rendre palpable l’esprit de camaraderie qui s’installe entre eux. Aucun ne surjoue et ils trouvent la justesse nécessaire pour donner un visage à cette jeunesse sacrifiée. Francis Lawrence choisit également une brutalité frontale lors des exécutions, ce qui frappe et ne laisse personne indifférent. MARCHE OU CRÈVE est une adaptation fidèle et réussie sur le plan de l’atmosphère et du casting, mais elle souffre d’une certaine rigidité narrative dont mise en scène répétitive a fini par me lasser… Partager

  • Critique de THE FRENCH DISPATCH – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE FRENCH DISPATCH . THE FRENCH DISPATCH ❤️❤️❤️ THE FRENCH DISPATCH est le nouveau film de Wes Anderson, un réalisateur à l’univers reconnaissable au premier regard et si particulier. Les fans, dont je fais partie, retrouveront ce qu’ils aiment chez lui. La mise en scène stylisée et ultra léchée, avec des plans magnifiques, pensés dans le moindre détail. On retrouve son obsession pour la symétrie, le côté rétro avec les costumes, les décors, et des couleurs pastelles (même si ici une grande partie est en noir et blanc). On a le droit à ces personnages désaxés et maladroits Et puis il y a cet humour, avec son côté décalé, burlesque, très cartoon (voir bande dessinée avec ces nombreux plans fixes), jusque dans les décors avec leur côté « carton-pâte ». Visuellement c’est somptueux, bourré d’idées et il se dégage cette ambiance si particulière au réalisateur qui fonctionne toujours. Le film est divisé en trois parties indépendantes, et comme c’est souvent le cas avec les films à sketches, ils sont inégaux. Mais surtout, le fait de ne pas avoir le temps de développer ses personnages et ses enjeux (c’est pourtant souvent une des qualités du cinéma de Wes Anderson), et bien le film perd énormément en émotion et en profondeur. Pire, cette succession de sketches, fait que l’on n’est moins emporté par l’histoire, et je dois avouer, que malgré les qualités de l’œuvre, j’ai parfois trouvé le temps long (ironique, quand on sait que le réalisateur à choisit comme lieu à son histoire la ville fictive d’Ennui-sur-blasé…) On a le droit à un casting fou avec une trentaine d’acteurs et actrices issus du gratin hollywoodien et français. C’est simple, je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vu un casting aussi impressionnant. Mais là aussi, le souci est qu’à cumuler ses personnages, il ne prend pas le temps de les approfondir, certains faisant juste de la figuration. Et là encore l’émotion que les personnages dégagent en pâtit. Le film arrive tout de même à offrir quelques beaux moments, comme ce segment avec Benicio Del Toro et Léa Seydoux qui est certainement la meilleure partie du film. Bref, Est-ce que c’est un bon film : OUI, visuellement très riche, plein d’inventivité, d’énergie et d’humour… Est-ce que j’ai été déçu : OUI, car c’est à mon sens une œuvre mineure du réalisateur qui nous a souvent habitué à de Grands films. Partager

  • Critique LA LUMIÈRE À TOUS LES ETAGES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA LUMIÈRE À TOUS LES ETAGES LA LUMIÈRE À TOUS LES ETAGES ❤️❤️❤️💛 LA LUMIÈRE À TOUS LES ÉTAGES est un seul en scène, ou presque… vu qu’Olivier Ten sera accompagné en live par Daniel Hidalgo et ses saxophones. Nous entrerons dans la tête d’Henri, qui comprendra vite qu'il est dans le coma. S'en suivra une introspection sur sa vie, ses souvenirs, ses amours, ses mensonges, son enfance, sa relation avec ses parents... Autant de sujets dans lesquels les spectateurs arriveront certainement à s'identifier à un moment ou un autre. Le comédien incarnera avec brio tous les personnages, immédiatement identifiables que ce soit par la gestuelle ou les mimiques. Ce voyage initiatique dans la tête du héros offrira au spectateur une succession de scènes parfois drôles, voire carrément loufoques, mais bien plus souvent touchantes. Car si le spectacle brille par un aspect, c’est bien par l’onirisme qui se dégage de l’ensemble. Une poésie qui prend toute son ampleur grâce à la musique qui fera parfois corps avec la mise en scène, mais aussi les jeux de lumières ingénieux avec des ampoules. Bref, un spectacle intimiste et sensible qui vaut le détour. Partager

  • PTA : Un grand film après l’autre

    Découvrez notre critique détaillée du film UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE . UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE ❤️❤️❤️❤️💛 PTA : Un grand film après l’autre Je ne savais rien de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, mis à part quelques affiches, dont celle d’une femme enceinte, fusil d’assaut en main, qui avait piqué ma curiosité. Et, en effet, le réalisateur sort ici de sa zone de confort pour livrer un film fascinant, où se croisent thriller, comédie noire, drame familial, western et satire politique. Ce mélange des genres fonctionne à merveille et donne naissance à son œuvre la plus « grand public », sans jamais céder à la facilité. La première partie, d’une intensité quasi révolutionnaire, dresse le portrait d’une Amérique contemporaine violente et fracturée, opposant militants radicaux et suprémacistes blancs. Puis le film bascule ensuite dans une course-poursuite haletante, atteignant parfois des sommets de virtuosité. Pendant 2h40, aucun temps mort : Anderson alterne tension extrême et respirations ironiques ou absurdes. La mise en scène millimétrée et le montage chirurgical sont magnifiés par une bande-son jazzy omniprésente. Fidèle à lui-même, le réalisateur réinvente sans cesse son cinéma, offrant des plans d’une puissance rare. Je pense notamment à cette poursuite automobile hallucinante condensant tout ce que PTA sait faire de mieux : tension, chaos, beauté plastique. Le recours au VistaVision confère au film une ampleur visuelle spectaculaire, magnifiant les paysages et renforçant l’aspect “post-western” du récit. Chaque plan est travaillé comme une photographie, et la texture de l’image donne une profondeur rare, qui rend le visionnage en salle presque indispensable. Côté casting, Anderson est une fois de plus un directeur hors pair. Comme souvent, Leonardo DiCaprio est formidable, oscillant entre maladresse, rage et névrose. Il déploie avec une palette émotionnelle impressionnante, combinant intensité dramatique et complexité psychologique. Sean Penn n’est pas en reste et incarne un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Transformé physiquement pour le rôle, et impose sa présence à chaque apparition. À la fois fascinant et répugnant, son personnage représente le côté sombre et violent de l’Amérique contemporaine. L’acteur apporte une fragilité inquiétante qui rappelle par moments le tueur implacable de NO COUNTRY FOR OLD MEN. Mais la révélation film, c’est Teyana Taylor. Magnétique, énergique et vulnérable, elle porte littéralement le premier acte du film. Son personnage de militante radicale, à la fois déterminée et moralement ambiguë, est interprété avec une intensité rare, alliant puissance brute et fragilité émotionnelle. Taylor confère au récit une dimension humaine et tragique, qui fait écho aux dilemmes contemporains et personnels que le film explore. UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un mélange audacieux de genres, porté par une mise en scène exceptionnelle, un sens du rythme impeccable, et des performances d’acteurs d’une intensité rare. C’est à la fois un spectacle visuel, un thriller haletant et une réflexion sur l’Amérique contemporaine, confirmant Paul Thomas Anderson comme l’un des cinéastes les plus inventifs et ambitieux de sa génération. Partager

  • Critique LA DÉLICATESSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA DÉLICATESSE LA DÉLICATESSE ❤️❤️❤️❤️💛 En dix minutes, on découvrira l’histoire d’amour entre Nathalie et François. Le talent de Sélène Assaf et Jean Franco fera qu’on y croit instantanément, mais un terrible accident viendra tout chambouler… S’en suivra un long chemin de résilience et une fable moderne sur le thème du deuil, traité de façon admirable et avec énormément de délicatesse… Rarement une pièce aura porté aussi bien son nom. Car oui, malgré le sujet lourd, le ton sera continuellement doux-amer et un vent de légèreté survolera le spectacle tout du long. Comme par exemple la mise en scène, avec ces personnages qui brisent constamment le quatrième mur, pour exprimer aux spectateurs ce qu’ils ressentent. Le choix que tous les hommes qui croiseront la vie de Nathalie soit interprétés par la même personne. Ou bien ce troisième comédien, un peu en retrait par rapport à l’histoire, mais avec un rôle pourtant central, que je vous laisserai découvrir. C’est bourré d’idées qui apportent énormément de tendresse à l’ensemble. Le texte est magnifique, alternant les moments drame, d’humour et de poésie. Ça joue avec nos émotions et ça le fait tellement bien… Aidé par l’interprétation du trio, toujours juste, qui fait qu’on s’attachera énormément aux personnages. Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page