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- La série qui va dissocier votre cerveau.
Découvrez notre critique de la série SEVERANCE La série qui va dissocier votre cerveau. SEVERANCE ❤️❤️❤️❤️💛 La série qui va dissocier votre cerveau. Quelle claque !!! Je vous aurai prévenu, vous n’êtes pas prêts… Le pitch ? Impossible d’en parler tellement c’est dingue !!! Sachez juste que c’est une série à qui propose un high concept fou, mais surtout l’exploite à merveille. Et surtout, n’allez pas lire de quoi ça parle et lancez-vous dedans vierge de toute information pour pouvoir savourer au maximum ce petit bijou audiovisuel. Car clairement, à l’image de son générique, ça pue le chef d’œuvre !!! (D’ailleurs, ce générique est tellement bien foutu que je ne l’ai simplement jamais zappé…). Donc, concernant l’histoire, je peux juste vous dire qu’on a affaire à un thriller d’anticipation dystopique à l’écriture admirable. Si vous avez aimé des films comme ETERNAL SUNSHINE OF SPOTLESS, BIENVENUE A GATACA, HER et autre EX-MACHINA, vous allez adorer. C’est inventif, intriguant et d’une profondeur qui laisse sans voix. Au fil des épisodes, ça va vous retourner le cerveau, tout en offrant une critique acerbe sur notre société qui fait froid dans le dos. On est un peu perdu lors des premiers épisodes, on se demande où ça va, mais on se laisse emporter par cette histoire qui va s’avérer de plus en plus fascinante, en nous offrant au fur et à mesure des indices sur son univers, jusqu’à un épisode final HA-LU-CI-NANT faisant l’effet d’un électrochoc !!! La mise en scène froide est extrêmement maitrisée, avec des plans millimétrés et cette obnubilation pour la symétrie qui rendrait jaloux Wes Anderson. Et cette histoire de dingue nous est délivrée par un casting de haut vol, avec entre autre John Turturro, Christopher Walken et autre Patricia Arquette. Ils nous offrent une panoplie de personnages tous aussi attachant que décalés et ayant un réel impact sur le scénario. Car pour enfoncer le clou de cet ovni sorti de nul part, on retrouve Ben Stiller à la production et à la réalisation de certains épisodes et clairement il y apporte son côté déjanté et satirique. Bref, un ENORME coup de cœur !!! Partager
- Un film qui confond intensité et excès.
Découvrez notre critique du film DIE MY LOVE . Un film qui confond intensité et excès. DIE MY LOVE ❤️💛 Un film qui confond intensité et excès. J’étais assez attiré par le sujet de Die My Love : ce couple qui fuit New York pour fonder une famille à la campagne, avant que l’arrivée du bébé ne fasse sombrer la mère dans une dépression post-partum et la folie. Sauf que le film a la subtilité d’un discours de Donald Trump. C’est d’une lourdeur vite épuisante. En cherchant à enfermer le spectateur dans l’état mental de son héroïne, Lynne Ramsay force tellement le trait que le résultat devient indigeste. Clichés, métaphores grossières, effets appuyés, visuels parfois criards : on a souvent l’impression d’un film qui veut démontrer plutôt que faire ressentir. À l’image de certaines scènes de nuit, trop stylisées pour être crédibles, le tout finit même par devenir parfois ridicule. À cela s’ajoute le personnage joué par Robert Pattinson, réduit à une fonction assez basique : incarner la normalité face à la folie. Dépassé, absent ou impuissant, il reste surtout sous-écrit, sans réelle épaisseur ni contradictions. Le film ne lui laisse jamais l’espace d’exister, ce qui rend la relation de couple étonnamment plate. Ce déséquilibre renforce le côté manichéen de l’ensemble et affaiblit le propos. Au final, devant toute cette surenchère, je me suis retrouvé un peu dans le même état que le personnage de Jennifer Lawrence et je me suis ennuyé fermement. Pourtant, s'il y a bien une chose à sauver, c'est son jeu. Elle est impressionnante et se donne corps et âme pour son personnage. Mais là encore, comme le reste du film, elle en fait parfois trop, frôlant la caricature et installant une distance avec le spectateur. Au final, il y a ce sentiment dérangeant que Lynne Ramsay cherche à parler de cette maladie mentale, mais finit par en faire un spectacle tape-à-l'œil grossier qui fait perdre toute la profondeur de son sujet. Partager
- Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine…
Découvrez notre critique du film FJORD . Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine… FJORD ❤️❤️❤️💛 Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine… Il y a des films qui ne se contentent pas de se terminer avec le générique. Ils s’installent en nous, résonnent et nourrissent la réflexion bien après la projection. Fjord appartient clairement à cette catégorie. C’est une œuvre qui ne cherche pas à séduire immédiatement, mais qui marque par l’empreinte qu’elle laisse . Le film aborde un sujet particulièrement sensible, celui de la violence faite aux enfants, avec une nuance déconcertante . Rien n’est jamais frontal, rien n’est totalement évident, et c’est précisément cette retenue qui rend l’expérience troublante. En refusant toute simplification, le film installe un malaise diffus qui ne quitte jamais vraiment le spectateur. Ce refus de trancher est au cœur du film. Christian Mungun ne prend jamais réellement parti, et cette posture le rend profondément dérangeant, parfois même agaçant. On attendrait presque qu’il désigne un responsable ou qu’il oriente le regard, mais il s’y refuse constamment. Ce côté volontairement “malaimable” finit pourtant par s’imposer comme une véritable force , tant il oblige à rester actif face au film. En rejetant le manichéisme, le récit évolue dans une zone grise permanente où chaque position semble à la fois compréhensible et discutable. Le spectateur n’est jamais invité à juger les personnages, mais plutôt à interroger ses propres certitudes . Le film met ainsi en tension deux visions du monde opposées, celle d’une famille religieuse et conservatrice convaincue d’agir avec justesse, et celle d’institutions progressistes inscrites dans une société norvégienne très normative. Entre ces deux pôles, aucun arbitrage clair n’est proposé, laissant chacun libre de construire son propre regard. Au fil de cette confrontation, de nombreux thèmes émergent et s’entrecroisent. Les valeurs familiales, la place de la religion dans la société, les questions d’éducation ou encore l’homosexualité viennent enrichir un récit qui ne cesse de complexifier ses enjeux. Le réalisateur semble constamment chercher à placer le spectateur face à des dilemmes morau x, le maintenant dans une position inconfortable dont il ne peut s’extraire. Cette distance se retrouve également dans la mise en scène, d’une froideur assumée. L’image, la photographie et le rythme participent à créer une atmosphère austère, presque clinique. Les plans s’étirent, souvent fixes ou construits en plans-séquences, mais surtout ce choix radical de ne jamais recourir au gros plan accentue encore cette prise de distance. L’attachement aux personnages s’en trouve limité, comme si le film refusait toute identification trop immédiate . Il va même jusqu’à esquiver leurs émotions les plus intimes, les filmant parfois de dos au moment où elles affleurent, empêchant toute facilité émotionnelle. Dans ce dispositif très maîtrisé, les acteurs occupent une place essentielle . Renate Reinsve confirme, une fois encore depuis Julie (en 12 chapitres) , sa capacité à incarner des personnages avec une précision et une justesse remarquables. Face à elle, Sebastian Stan, méconnaissable, surprend par une composition tout en ambiguïté, rendant son personnage de père difficile à cerner, presque insaisissable. Les enfants, quant à eux, impressionnent par leur naturel et leur crédibilité, contribuant largement à l’intensité du film. Malgré la richesse de son approche et cette volonté constante de nuance, je dois reconnaître avoir été personnellement gêné par la manière dont est traitée l’aide sociale à l’enfance . C’est un ressenti subjectif, mais j’ai eu le sentiment que le regard porté sur la représentante manquait parfois de l’équilibre que le film parvient à maintenir ailleurs. Par moments, sa caractérisation m’a semblé plus dure, presque appuyée, ce qui crée une légère rupture avec la subtilité globale du récit et m’a tenu à distance sur certaines scènes (sans parler du fait qu’évidement, elle n’a pas d’enfant, donc ne comprend pas de quoi elle parle…) Au final, Fjord s’impose comme un film glacial et volontairement dérangeant, qui ne cherche jamais à rassurer. Il questionne, bouscule et s’installe durablement dans l’esprit du spectateur , au point de risquer de le hanter bien après le visionnage. Partager
- Techniquement impressionnant, narrativement prévisible.
Découvrez notre critique du film LA PLANÈTE DES SINGES : LE NOUVEAU ROYAUME . Techniquement impressionnant, narrativement prévisible. LA PLANÈTE DES SINGES : LE NOUVEAU ROYAUME ❤️❤️💛 Techniquement impressionnant, narrativement prévisible. À l’annonce du projet, j’étais assez dubitatif sur l’utilité de faire une suite, car la trilogie précédente est une des rares licences des années 2000 que je trouve maitrisée de bout en bout, avec notamment un dernier épisode frôlant la perfection… Mais le film à la bonne idée de ne pas être une suite directe, et de placer son action plusieurs génération plus tard, et son titre nous proposait d’ailleurs un nouveau départ… Le film a pour lui d’être visuellement sidérant. Les singes n’ont jamais été aussi criants de vérité avec des expressions faciales bluffantes. De même, le travail sur les décors est impressionnant et propose des plans post apocalyptiques du plus bel effet. A quelques détails près, les effets numériques sont parfaitement intégrés et on est loin de la bouillie visuelle que propose la majorité des blockbusters actuels. Bref, il y a un grand soin apporté au visuel, et on en prend plein les yeux. Même si César ne sera plus présent, son aura sera continuellement présente, en devenant un symbole christique, qui sera le thème central du film. Ce nouvel opus offre aussi de nombreuses références au film de 1968, que ce soit sur certains plans, objets ou même la musique. Et il prendra même parfois un malin plaisir à en jouer. Mais, même si la claque visuelle est bien présente et qu’il respecte aussi bien les films passés, son écriture plombe sérieusement l’expérience cinématographique… En premier lieu, les personnages, dont l’écriture est assez simpliste et manichéenne. On passera sur le choix du prénom de notre héros, Noa, au cas où certains spectateurs passeraient à côté de la métaphore religieuse… Un héros qui, bien sûr, est un gentil chimpanzé, accompagné du sage orang outan, et se battant contre le très méchant gorille… Le personnage de Mae sort tout de même du lot et est certainement le plus intéressant. Et même si on devine son parcours lors des prochains épisodes, elle reste plus ambiguë et nuancée. Pour le reste, on a vraiment la sensation qu’on nous ressert le même casting, ce qui a pour conséquence qu’on a du mal à s’attacher aux personnages, qui d’ailleurs ont un développement au moins aussi prévisible que le scénario. L’histoire est très convenu, avec cette quête initiatique du héros qui cherche à sauver sa famille. J’avais continuellement une longueur d’avance sur l’histoire, ce qui fait que j’ai rarement été surpris, et le manque d’émotion flagrant du film n’arrangeant rien, et j’ai fini par trouvé le temps long… Alors, oui, visuellement c’est assez dingue, et le grand spectacle est bien là. Mais pour le coup l’écriture à finit par me sortir du film qui aurait clairement gagné à être raccourci pour se concentrer sur le spectacle, ou alors réellement développer ses personnages… Partager
- Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil…
Découvrez notre critique du film A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY . Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY ❤️❤️ Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… Il y avait pourtant tout pour séduire : une idée originale, celle de deux âmes perdues traversant des portes pour revivre les souvenirs de leurs passés, et peut-être, se redécouvrir. Porté par une photographie soignée et une promesse de romance poétique, A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY avait tout pour séduire. Malheureusement, la magie n’opère jamais. Le film enchaîne de jolis tableaux et tente de mêler les genres, allant du mélo au fantastique, en passant par la comédie musicale. Mais derrière cette ambition esthétique se cache une œuvre trop artificielle, où l’émotion peine à se frayer un chemin. Le récit devient une succession de scènes censées exposer les traumatismes des protagonistes et expliquer leur incapacité à aimer, sans réelle progression ni profondeur. Le récit, désordonné, peine à développer ses personnages dont le cheminement émotionnel semble forcé, trop calculé pour émouvoir. Malgré le charisme indéniable de Margot Robbie et Colin Farrell, l’alchimie ne prend pas et on ne croit jamais en leur amour. Leurs échanges, alourdis par des dialogues trop écrits et d’une mièvrerie maladroite, peinent à convaincre. Tout est trop appuyé, comme cette musique, omniprésente, qui cherche désespérément à tirer des larmes… mais ne fait que bercer l’ennui. Le film, qui voulait être un voyage poétique et réconfortant, mais on est loin du merveilleux ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . Il s’enlise finalement dans une guimauve sentimentale, où la beauté formelle ne suffit pas à masquer le vide émotionnel. Partager
- Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure.
Découvrez notre critique du film FRANKENSTEIN . Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. FRANKENSTEIN ❤️❤️❤️❤️ Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. Deux ans après avoir adapté avec brio PINOCCHIO , Guillermo Del Toro s’attaque à un monument de la littérature avec FRANKENSTEIN. Un choix qui apparait comme une évidence, tant cette œuvre fantastique colle parfaitement à l’univers du réalisateur. Elle devient un formidable terrain de jeu, avec ce mélange de conte, d’horreur, de romantisme et de poésie qu’affectionne Del Toro. Rarement l’horreur n’aura été aussi belle à l’écran. Visuellement, le film est un régal. Les décors gothiques et les costumes somptueux plongent immédiatement dans l’ambiance du XIXᵉ siècle, tandis que le travail sur les couleurs, associant chaque personnage à une teinte particulière, transforme chaque plan en tableau. Les clair-obscurs rappellent l’œuvre de Caravage, et la musique d’Alexandre Desplat sublime la dualité entre horreur et beauté. Seul bémol : certains effets numériques, notamment sur les animaux, manquent de réalisme. Encore une fois, il y a une énorme frustration de ne pas pouvoir découvrir une telle œuvre dans une salle de cinéma. Mais FRANKENSTEIN ne se limite pas à sa beauté visuelle. Del Toro explore en profondeur les thèmes du roman : solitude, rejet, quête de savoir et responsabilité morale. Il multiplie les détails et les symboles, notamment sur la religion. Mais surtout, il nous livre une fable philosophique profonde où Dr Frankenstein et sa créature deviennent les deux faces d’une même pièce, chacun enfermé dans son isolement et confronté à sa monstruosité. Le réalisateur a toujours montré son amour pour les monstres et en fait le point d’orgue de son film rendant Victor Frankenstein bien plus monstrueux que sa créature. Et même s’il prend quelques libertés avec le roman, il réussit à offrir une véritable humanité à la créature. Le film doit aussi beaucoup à son casting. Oscar Isaac est habité par ce scientifique obsédé par ses ambitions, rongé par l’orgueil et les remords. Mais c’est Jacob Elordi, découvert dans EUPHORIA , qui impressionne le plus. L’acteur trouve ici son plus beau rôle, avec un jeu reposant énormément sur le corps et le regard rendant la créature à la fois fragile et terrifiante. Bien plus qu’un film d’horreur, le FRANKENSTEIN de Del Toro est une tragédie romantique sur la condition humaine et un des très grands films de l’année. Il signe non seulement une réinvention du mythe, mais une déclaration d’amour aux monstres et à l’humanité. Partager
- DANS SES YEUX : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film DANS SES YEUX . DANS SES YEUX ❤️❤️❤️❤️ 1974, Buenos Aires. Benjamin est obsédé par une enquête dont il était en charge 25 ans plus tôt et décide d’écrire un roman sur cette histoire. DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus. Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur. Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême. La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante. De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée. Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes. D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre… Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle. Partager
- ALABAMA MONROE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film ALABAMA MONROE . ALABAMA MONROE ❤️❤️❤️❤️❤️ D'un côté Didier, romantique athée, leader d'un groupe de Bluegrass et vouant une admiration pour les États-Unis. De l'autre, Élise, chanteuse de Country et tatoueuse ouverte à la spiritualité. Leur union fusionnelle, rythmée par la musique, donnera naissance à Maybelle. Un bonheur qui sera foudroyé quand la maladie touchera leur enfant... Alors, oui, que les choses soient claires, même si le film vous offrira un très grand moment de cinéma, ça ne sera pas une partie de rigolade... Le film prend le choix judicieux d'une temporalité éclatée et enchaîne les allers-retours dans le temps. C'est même une des forces du film, car ça permet d'alterner des moments tragiques et éprouvant à d'autres imprégnés de joie, d'amour et d'un humour contagieux. On navigue constamment entre un feel-good movie entraînant et une tragédie déchirante. Ces ruptures de ton permettent de donner un peu de répit au spectateur tout en approfondissant la relation entre ce couple qui se livre un amour passionnel. Car oui, l'expérience sera éprouvante et à moins de ne pas avoir de cœur, il risque d'être malmené par le visionnage. La musique a une place prédominante dans le film, jusqu’à en devenir un personnage à part entière. Elle sera le lien entre nos deux héros. D'autant plus que la participation musicale est grandiose. On retiendra les scènes de concert où les paroles des chansons souligneront parfaitement les émotions des personnages. Certains morceaux restent immanquablement gravés en mémoire et sont d'autant plus marquants qu'ils sont sublimés par une photographie magnifique. L’interprétation du couple est remarquable et est pour beaucoup dans la réussite du film. L'alchimie entre eux est totale et décuple les émotions ressenties par le spectateur. Il y a un réalisme pesant, intensifié par la justesse et l’intensité du jeu des acteurs, dans leur descente aux enfers. On assiste à des scènes intimes qui montrent l’amour et la passion nourrissant leur couple. Leurs convictions opposées vous amèneront à réfléchir sur les bienfaits de la science ou de la religion, sans pour autant prendre parti. Un film choc qui prend aux tripes, jusqu'à son final sublimissime qui, comme le reste du film, vous laissera avec un mélange de déchirement et de poésie… Partager
- LES FOURBERIES DE SCAPIN critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES FOURBERIES DE SCAPIN LES FOURBERIES DE SCAPIN ❤️❤️❤️💛 Je dois vous avouer que je ne suis pas un grand amateur du théâtre classique dont le « parlé » me laisse parfois en dehors. Mais la compagnie « Le Grenier de Babouchka », sous la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, réussit pourtant à chaque fois à m’emporter. Bien sûr, le texte de cette comédie de Molière y est pour beaucoup, mais l’énergie déployée par la troupe et son amour pour le genre est tellement communicative que le public passe forcément un bon moment comme les rires dans la salle le prouvent. Le surjeu des acteurs, totalement assumé, est un véritable délice, comme l’énergie débordante qu’ils déploient sur scène, à l’image d’un Geoffrey Palisse survolté (que j’avais découvert dans le très bel hommage à l’auteur dans LE VOYAGE DE MOLIÈRE). Sa présence scénique est impressionnante et il nous offre un très grand Scapin. Mais la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, comme souvent avec lui, y est aussi pour beaucoup dans le succès de la pièce. Il apporte une modernité à l’œuvre, où viennent se mêler chants, danse et musique, sans jamais la dénaturer. Il nous offre aussi un côté burlesque savoureux et qui fonctionne parfaitement avec la pièce. Le décor est très sobre, un simple drap rappelant une voilure de bateau et le village portuaire où se déroule l’action. Dans le même ordre, il y n’y a pas de couleur. Juste le noir et le blanc, chacun représentant une famille. Mais peu importe, le spectateur, est focalisé sur les acteurs, les situations comiques et ce texte qui fonctionne toujours aussi bien. Si je devais émettre un bémol, ça serait pour la scène de « vengeance » de Scapin, qui a tendance à s’étirer et devenir redondante. Mais c’est un détail, car la troupe nous propose un spectacle populaire de qualité, parfait pour faire découvrir le théâtre classique aux plus jeunes. Et comme je le disais plus haut, je ne suis pas forcément amateur du genre mais le grenier de Babouchka a réussi une nouvelle fois à me faire passer un très bon moment. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE . SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE ❤️❤️💛 POUR - Le film rend clairement hommage à cette grande dame qui se sera battue toute sa vie pour le droit et la liberté. Et ça reste tellement d'actualité que ça résonne souvent fortement avec notre époque... - Le film rempli parfaitement son rôle didactique. - Le côté non linéaire du film peut déstabiliser mais finalement apporte une certaine cohérence aux propos - Rebecca Marder est impériale, tout comme Elodie Bouchez, qui interprète la mère et leur relation fonctionne à merveille. - C'est propre et très académique... CONTRE - ... trop académique. - Dahan n'épargne aucun cliché au spectateur. - Le film démarre sur une Simone qui écrit ses mémoires... face à la mer... et sa voix off ne quittera plus le film, jusqu'à en devenir assez lourde par moment. - Il sort littéralement les violons avec une musique omniprésente qui rend l'ensemble extrêmement patho... - Tu as l'impression que Dahan vient de découvrir le traveling tant il en use et abuse enchaînant les plans stylisés... à défaut d'être utiles... - Tu sens que Elsa Zylberstein est totalement investie par le film, mais malgré sa prestation, son grimage est un peu gênant Partager
- Un grand cru jurassien, à savourer sans modération.
Découvrez notre critique du film VINGT DIEUX . Un grand cru jurassien, à savourer sans modération. VINGT DIEUX ❤️❤️❤️❤️ Un grand cru jurassien, à savourer sans modération. Totone, 18 ans, passe son temps à boire des bières avec ses potes dans les bals du Jura. Mais lorsque le destin le rattrape, il doit trouver un moyen de gagner de l’argent pour s’occuper de sa petite sœur de 7 ans. Il se décide alors de se lancer dans la fabrication du comté, avec l’ambition de décrocher la médaille d’or et le prix qui va avec… Des histoires de grand frère contraint de grandir trop vite pour prendre soin de sa jeune sœur, on en a déjà vues. Mais comme on dit : « Toutes les histoires ont déjà été racontées, ce qui compte, c’est la façon de le faire. » Et c’est là que l’amour de Louise Courvoisier pour sa région du Jura fait toute la différence, car il transpire littéralement à travers le film. Cela donne une vraie authenticité à son œuvre, sans jamais tomber dans le drame social naturaliste. Au contraire, le format cinémascope et les couleurs éclatantes apportent un côté romanesque à l’ensemble. Louise Courvoisier filme sa région natale avec un regard amoureux, une sensibilité qui se ressent à chaque instant. Chaque geste de fabrication du comté est capté avec une précision presque chorégraphique, mais sans jamais sombrer dans le documentaire. On se retrouve donc à triple récit initiatique. Bien sûr, celui d’un jeune homme confronté à ses responsabilités d’adulte pour élever sa petite sœur. Il y a aussi un côté « film de pote », avec ces jeunes, en mode débrouille, essaient de fabriquer le fromage parfait malgré leur totale inexpérience. Mais il y a aussi cette romance délicate, où Totone découvre l’amour et le sexe grâce à une jeune fermière. L’écriture est d’ailleurs assez maline et souvent, on semble deviner où veut aller le film, mais la réalisatrice arrive à nous surprendre en nous emmenant dans une direction inattendue. Mais surtout, il faut parler du gros atout du film : ses acteurs. Le choix d’un casting non-professionnel est un pari risqué, mais ici, il s’avère être un coup de maître. Les acteurs jouent avec un naturel déconcertant, rendant chaque situation crédible et poignante. Clément Faveau est clairement LA révélation du film. Il illumine l’écran par son naturel et son charisme brut. Il devrait sans difficulté se retrouver parmi les prétendants au César du meilleur espoir masculin. On espère que cette reconnaissance le poussera à mettre de côté sa carrière d’éleveur de poules pour se consacrer au cinéma, qui semble lui ouvrir un avenir des plus prometteurs. À ses côtés, Maïwène Barthelemy incarne un personnage féminin fort dans cet univers d’hommes. Elle campe son rôle avec une assurance rare, et son duo avec Faveau fonctionne à merveille. Ensemble, ils offrent une relation à la fois touchante, drôle et pleine de maladresse. Et enfin, il y a Luna Garret, la cerise sur le gâteau. Cette petite fille crève littéralement l’écran. Bien que son rôle soit secondaire, il est rare de voir une enfant jouer avec une telle justesse. Que ce soit à travers ses rares dialogues ou son regard, elle touche toujours juste et emporte le spectateur qui tombe instantanément sous son charme. Avec cette ode à la jeunesse jurassienne, Louise Courvoisier signe une véritable surprise en cette fin d’année, à la fois tendre et sincère… Partager
- Fascinant, dérangeant, et profondément perturbant.
Découvrez notre critique du film LES CHAMBRES ROUGES . Fascinant, dérangeant, et profondément perturbant. LES CHAMBRES ROUGES ❤️❤️❤️💛 Fascinant, dérangeant, et profondément perturbant. Pour commencer, n’allez surtout pas lire le synopsis qui dévoile la finalité du film !!! Et la bande annonce, ce n’est pas beaucoup mieux… Alors, je veux viens entendre que le film est assez difficile à vendre, mais là, c’est tout simplement débile !!! Donc, « pour faire simple » : Kelly-Anne, une jeune femme énigmatique, se rend tous les matins au procès hypermédiatisé d’un tueur en série qui a filmé et mis en ligne les viols et meurtres de ses victimes. Elle fera la connaissance de Clémentine, une « groupie » complotiste et naïve persuadé que l’accusé est innocent… Dans un premier temps, j’ai été assez perdu car j'étais convaincu que c'était un film de procès, alors que pas du tout... Pourtant, le film commence bel et bien par l’ouverture du procès avec un sublime plan séquence de plus de dix minutes, faisant voler sa caméra dans la salle d’audience pour nous présenter les divers protagonistes et l’atrocité des faits… Mais, ce procès sera finalement assez en retrait, et le réalisateur fait le choix judicieux de se focaliser sur les deux jeunes femmes et de leurs motivations. Malgré la nature horrible des meurtres et le fait qu’ils ont été filmé, heureusement, Pascal Plante ne choisit pas de tomber dans le sensationnalisme et de ne rien montrer frontalement. Le film n’est donc jamais gore et utilise le hors champs dès qu’il est question horreur, l’imagination du spectateur faisant le reste, rendant l’épreuve assez éprouvante pour le spectateur. Un spectateur, qui sera continuellement mis en situation de malaise en suivant le destin de cette Kelly-Anne, complexe, malaimable et d’une froideur terrifiante, admirablement interprétée par Juliette Gariepy, rendant l’empathie pour son personnage très difficile… L’ambiguïté de la protagoniste et la mise en scène millimétrée donne souvent la sensation d’être face à un film de David Fincher. Une mise en scène qui évoluera au fil du long métrage, pour développer une ambiance anxiogène et proposera une des scènes les plus glaçantes que j’ai vu ces derniers temps. Le film arrive à être très éprouvant et dérangeant, alors qu’au final rien n’est montré frontalement, grâce à un énorme travail sur le son et la musique. La tension se développera ainsi jusqu’à un final étourdissant. Malgré tout, le film est peut-être un peu long pour ce qu’il à raconter, et souffre pour moi d’un ventre mou dans son deuxième acte, avec notamment certains plans qui trainent un peu en longueur. Il n’en reste pas moins un film fascinant, perturbant, doublé d’un thriller saisissant qui risque de marquer votre esprit… Partager













