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- Critique COUP DE SIFFLET – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COUP DE SIFFLET COUP DE SIFFLET ❤️❤️❤️💛 Cette pièce fait incontestablement partie de ces spectacles que tu découvres dans une petite salle et qui pourtant n'ont pas à rougir de la comparaison avec de plus grosses productions. Et ceci, entre autres, grâce à son écriture maitrisée. On a affaire à un polar noir, où une femme débarque dans un commissariat pour porter plainte. La mise en scène ingénieuse nous fera voyager entre la déposition de cette femme et l'histoire qu'elle nous raconte. On est captivé par l'histoire de ce huit clos, où cette femme, sous l'emprise de son mari, s'émancipera dans ce monde d'après-guerre patriarcal. La pièce commence avec une surprenante légèreté et pourtant la tension montera crescendo pour finalement aborder un thème bien plus sombre et profond. L'intrigue et l'évolution des personnages sont très bien menées. Les comédiens incarnent parfaitement leurs rôles et nous immergent dans une ambiance très Hitchcockienne. Partager
- Critique LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Je n'ai pas vu tous ses films et même si je ne les ai pas tous apprécié, il y en a qui pour moi sortent vraiment du lot LAURENCE ANYWAYS, MOMMY, JUSTE LA FIN DU MONDE... et on est dans le même registre que ces trois films. On retrouve les thèmes qui lui sont chers : la mère, les familles dysfonctionnelles, les non-dits, les addictions, les secrets de famille qu'on préfère cacher sous le tapis... Il livre un grand drame psychologique, qui prend des allures de thriller, avec les allers retours dans le temps pour expliquer justement pourquoi chaque membre de cette fratterie s'est retrouvé brisé... Il y a même parfois un côté horrifique, même si beaucoup moins présent. En tout cas le mec me laisse admiratif par son talent et sa filmo, vu son âge. Il y a déjà la virtuosité de sa mise en scène qui offre des scènes très fortes, mais surtout sa direction d'acteur et le soin qu'il porte à l'écriture de ses personnages, sa façon de les filmer au plus près, intensifiant les émotions véhiculées, jusque dans les moments de silence qui prennent tellement de sens. Le personnage de la sœur est dingue et Julie Lebreton, que je ne connaissais pas, m'a mit sur le cul. Puis, ses choix musicaux sont comme souvent bien choisis, et ici il est aidé pas Hans Zimmer. Bref, très bon moment, et même si la fin se laisse deviner, ou bien que l'histoire aurait pu tenir en 4 épisodes, ça n'enlève rien à la puissance de cette tragédie. Après, si vous êtes hermétique à son cinéma, ce n'est pas cette série qui va vous réconcilier avec lui. Partager
- Critique GLENN, NAISCANCE D’UN PRODIGE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle GLENN, NAISCANCE D’UN PRODIGE GLENN, NAISCANCE D’UN PRODIGE ❤️❤️❤️❤️❤️ Je suis complètement tombé sous le charme de ce spectacle tout aussi extraordinaire que le destin qu’il nous raconte : la vie de Glenn Gould un musicien virtuose, mais aussi un autiste asperger, hypocondriaque et tourmenté… Tout dans ce spectacle est millimétré. On est d’entrée immergé dans cette époque grâce aux costumes soignés et au décor, qui même si assez classique proposera de belles idées, aidant le spectateur à voyager entre les divers lieux. Evidemment, la musique aura une importance primordiale et les quelques moments musicaux sont savoureux (à l’image du thème principal qui accompagnera la pièce). Et même si dès son ouverture, on comprend qu’on va assister à un destin tragique, on rit énormément. La pièce arrive à trouver un parfait équilibre entre rire et drame. Mais si le spectacle impressionne, c’est avant tout par sa galerie de personnage, les liens qui les unissent et surtout leurs interprétations. Mais clairement celui qui sort du lot, c’est Thomas Gendronneau. Il offre une prestation hallucinante, tout en finesse, ne sombrant jamais dans l’excès et aidant à comprendre la complexité de ce personnage à la fois touchant et malaimable. Un grand soin sera apporté à la relation qu’il avait avec les deux femmes de sa vie : sa mère aussi aimante que castratrice et sa cousine secrètement amoureuse de lui. Cela offrira plusieurs moments d’une grande justesse et extrêmement poignants. Qu’on aime ou pas le personnage ou la musique, la pièce est captivante et est une vraie pépite théâtrale. Partager
- Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes…
Découvrez notre critique détaillée du film LE GANG DES AMAZONES . LE GANG DES AMAZONES ❤️❤️❤️ Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes… LE GANG DES AMAZONES retrace le parcours réel de cinq femmes ayant multiplié les cambriolages dans le Vaucluse à la fin des années 1980. Le film adopte leur point de vue sans tomber dans le manichéisme. Il ne glorifie jamais leurs actes, mais prend soin de les replacer dans un contexte social difficile, notamment pour celles qui peinaient à subvenir aux besoins de leurs enfants. Le récit oscille ainsi entre polar social et drame humain. Le plus grand atout du film réside sans doute dans la force de son casting. Lyna Khoudri s’impose comme le pilier du groupe et confirme une nouvelle fois l’ampleur de son talent. Mais c’est surtout Izïa Higelin qui impressionne : elle incarne la véritable charge émotionnelle du récit. Laura Felpin, employée à contre-emploi, surprend par la sensibilité qu’elle apporte à son personnage, le rendant particulièrement attachant. Les cinq actrices offrent au film une profondeur et une complicité sincère qui transparaît à l’écran. Une véritable empathie s’installe, permettant de comprendre ce qui a pu les pousser à franchir la ligne jaune, sans pour autant excuser leurs actes. Le dernier acte donne également la parole aux victimes, révélant les traumatismes laissés par ces braquages. Cette démarche évite toute complaisance et maintient un équilibre moral bienvenu. La mise en scène naturaliste, dominée par la caméra à l’épaule et les gros plans, confère parfois un aspect semi-documentaire. Si cela renforce l’authenticité du film, cela lui donne aussi un léger côté scolaire ou didactique, au détriment de la tension dramatique (d’autant plus que l’issue de l’histoire est connue). Il en résulte un polar social maîtrisé, plus touchant qu’attendu, parfois un peu sage, mais porté avec intensité par ses comédiennes. Partager
- Un thriller tendu au cœur du chaos.
Découvrez notre critique détaillée du film 13 JOURS 13 NUITS . 13 JOURS 13 NUITS ❤️❤️❤️💛 Un thriller tendu au cœur du chaos. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter Kaboul en août 2021, les Talibans prennent d’assaut la capitale. L’ambassade de France devient alors l’un des derniers refuges pour les Afghans souhaitant fuir le pays. Le film est basé sur le roman autobiographique de Mohamed Bida, le commandant à l’origine de cette opération d’exfiltration. Le film aurait pu pâtir du fait que l’on en connaisse l’issue, et pourtant, sa grande force réside dans la tension qui s’installe dès les premières minutes. L’angoisse est constante et atteint son paroxysme lors de certaines séquences, notamment une scène nocturne étouffante dans un tunnel de Kaboul, filmée avec une précision presque documentaire. On aurait pu craindre, de la part de Bourboudon, un penchant pour le spectaculaire, à l’image de ses TROIS MOUSQUETAIRES , avec une mise en scène épileptique. Mais c’est ici tout l’inverse. Ici, il choisit la sobriété : cadrages resserrés, lumières naturelles, silences éloquents… Le film repose sur les regards, la sueur, les corps tendus par l’urgence. La photographie, sobre mais travaillée, renforce cette impression de réalisme constant. Même si l’on aurait pu espérer un peu plus d’audace formelle, on ne peut qu’admirer l’efficacité du film, qui parvient à restituer toute la complexité de la mission tout en maintenant une tension palpable de bout en bout. On remarquera également le travail sur les décors et les scènes de foule saisissantes, notamment lorsque la caméra prend de la hauteur pour révéler l’ampleur du désespoir des réfugiés cherchant à fuir le régime taliban. En revanche, à trop se focaliser sur la retranscription des événements, le film néglige parfois ses personnages. Certains manquent d’un véritable arc narratif et sont réduits à de simples fonctions dramatiques, destinées à entretenir le suspense. Heureusement, ils sont tous incarnés avec justesse : Roschdy Zem irradie de charisme à chaque apparition, tandis que Lyna Khoudri nous bouleverse d’un seul regard, empreint de terreur et de détermination. Donc, même si le film assume peut-être un peu trop son côté didactique, il n’en demeure pas moins un thriller haletant, d’une grande efficacité, porté par une tension constante. Partager
- Critique de BEAU IS AFRAID – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film BEAU IS AFRAID . BEAU IS AFRAID ❤️❤️❤️ Bon, j’ai vu le film hier, mais il m’aura fallu la nuit pour digérer ce que je venais de voir, car c’est certainement le film le plus fou que nous proposera le cinéma cette année. C’est un peu le cinéma de David Lynch qui percute ceux d’Aronofsky, Giliam, Cronenberg et autre Kaufman… BEAU IS AFRAID est donc le troisième film d’Ari Aster et il confirme ce que je pense de lui : même si je ne suis pas un grand fan du genre horrifique, son cinéma me fascine mais il a tendance à me perdre. Et si vous aviez détesté HEREDITE ou MIDSOMMAR, autant vous prévenir, il ne va pas vous réconcilier avec son cinéma et ça risque d’être très compliqué pour vous. Car ça va tellement plus loin… Et clairement, je n’étais peut-être pas prêt… C’est un peu compliqué de résumer le film sans trop en dévoiler, et je vous conseille d’ailleurs de tenter l’expérience en n'en connaissant un minimum (car oui, c’est ça BEAU IS AFRAID : une expérience cinématographique). Et rien que pour ça, on ne peut que saluer la prise de risque qui met le spectateur hors de sa position de confort, que ce soit par sa proposition ou sa narration. En gros, on y suit Beau, un anxieux et névrosé maladif, en prenant le choix de placer le spectateur dans la tête de son héros en nous montrant le monde tel qu’il le voit. Et on comprend dès l’ouverture du film que le film va être malaisant et viscéral. Le premier acte du film est même un petit bijou à lui tout seul où Aster montre toute la maestria de sa mise en scène. Car s'il y a bien une chose qu’on ne peut enlever à ce cinéaste, c’est que ses films sont techniquement extrêmement maitrisés et qu’il a un don pour installer une ambiance et nous marquer par des scènes iconiques. Ses plans fourmillent de détails, en jouant notamment avec les arrières plans, les transitions et les bruitages pour parfaire son ambiance. On va donc être entrainé dans un cauchemar de trois heures, en mélangeant l’horreur, le surréalisme, le drame et la comédie burlesque (parce que bizarrement c’est souvent très drôle). Trois heures… et pour moi c’est bien le souci, car c’est long… trèèèèèès long... Et même si le film m’a souvent passionné, ce trip a tendance à devenir épuisant, jusqu’à me perdre totalement dans un dernier acte. Le film finit par noyer le spectateur dans ses métaphores, et même s'il doit énormément gagner avec un second visionnage, sa longueur fait que je ne suis pas sûr de vouloir y retourner… Bref, en trois films Ari Aster continue à m’intriguer et je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime ou je déteste son cinéma. Une chose est sûr, c’est qu’il me fascine… Partager
- Le Game of Thrones du Vatican
Découvrez notre critique détaillée du film CONCLAVE . CONCLAVE ❤️❤️❤️ Le Game of Thrones du Vatican Le pape vient de mourir, et le cardinal Lawrence est chargé d’organiser le conclave réunissant les cardinaux du monde entier pour élire son successeur. CONCLAVE met donc en lumière l’une des réunions les plus secrètes de la religion catholique, mais s'avère finalement être aussi un thriller politique assez fascinant. On se retrouve dans un huis clos, où les cardinaux seront enfermés, sans aucun contact avec le monde extérieur et enchaîneront les votes jusqu'à réussir à se mettre d'accord sur le nom pour un nouveau pape. Mais les candidats se révèlent bien plus attachés à leur propre ambition qu’à l’idéal qu’ils sont censés représenter. Chacun traîne des casseroles, qui seront progressivement déterrées par notre protagoniste, semblant être un des rares à vouloir le meilleur pour l'église. Comme le dit un des personnages « Nous ne trouverons jamais quelqu'un de parfaitement irréprochable, nous sommes de simples mortels ». Et notre cardinal Lawrence va ainsi enquêter, pour trouver le candidat « le moins pire » à mettre à la tête d'une des institutions les plus puissantes au monde. Mais cette quête ébranlera ses propres certitudes et remettra en cause sa foi. Le film met le doigt sur beaucoup de sujets clivants du catholicisme (et même de la religion en général). Il sera question de la position de la femme, quasiment effacée dans ce monde patriarcal ou l'homme est roi. Mais l'intrigue abordera aussi bien d'autres thèmes, comme la corruption, les guerres des religions, l'homophobie, le terrorisme et les scandales sexuels. Cela fait beaucoup de sujets, peut-être même trop pour un seul film, d’autant plus que l’intrigue policière prend une place importante, multipliant les rebondissements jusqu’à un final aussi surprenant que maîtrisé, qui ne manquera pas de diviser les spectateurs. C’est cependant le côté thriller du film qui constitue sa plus grande force. L’intrigue et le suspense sont parfaitement dosés et réussissent à capter l'attention du spectateur. Mais surtout, ils sont magnifiés par la mise en scène soignée d’Edward Berger. Les cadres sont millimétrés et sublimés par la superbe photographie du français Stéphane Fontaine. Il y a un travail remarquable sur les couleurs, comme ce rouge omniprésent, ainsi que sur les lumières et les clairs obscurs. On a le droit à certains plans des plus marquants, je pense notamment à cette scène des parapluies qui est un délice pour les yeux. La musique extrêmement présente, renforce l’atmosphère et fait monter le suspense crescendo. Alors oui ce n'est pas toujours subtil, comme certains effets ou métaphores, et on peut aussi regretter le côté caricatural de certains personnages. Malgré cela, CONCLAVE n'en reste pas moins un thriller politique efficace, aux dialogues percutants, d'autant plus que le casting est dirigé de main de maître, avec notamment un Ralph Fiennes qui trouve peut-être ici son plus beau rôle. Partager
- Critique de PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT . PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT ❤️❤️❤️❤️ Dès sa première scène, le film m’a attrapé, sans jamais me relâcher… On y voit trois personnes accoudées à un bar en train de discuter, mais au lieu de les entendre eux, on entend en off un couple imaginant quelle est la vie de ces trois personnes, et évidement c’est ce que nous fera découvrir le film. PAST LIVES, c’est l’histoire de deux enfants Coréens de 12 ans qui tombe amoureux, mais voient leur histoire s’envoler quand la jeune fille doit partir vivre aux USA. 12 ans plus tard, les réseaux sociaux leurs permettent de se recontacter pour un temps. 12 ans après, ils se rencontrent et se retrouvent confrontés à cet amour qui n’a jamais vraiment existé et qui malgré les années passés pourrait bien être là… Ça commence comme une comédie romantique, mais la manière dont le film est traité, ça part finalement dans une autre direction. C’est un film sur les amours d’enfance et ce qu’ils forgent en nous, sur ces pas qu’on n’a jamais osé franchir, sur les non-dits, sur l’identité culturelle et le déracinement, sur ce que l’on abandonne mais aussi ce que l’on gagne en retour… Le film est d’une pudeur et d’une délicatesse infinie, accordant énormément de sens au moindre regard, geste ou silence. C’est empreint de romantisme, de nostalgie et d’une mélancolie qui crie au spectateur de vivre l’instant présent. C’est malin, d’une profonde justesse et ça évite les clichés du genre tout en réussissant à bouleverser le spectateur, sans jamais en faire des caisses. Et puis ça cite ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MINE, alors forcément je perds toute objectivité et je fonds… Je fonds comme avec ce final qui aura réussi à me toucher en plein cœur. Partager
- Critique DES PLANS SUR LA COMÈTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DES PLANS SUR LA COMÈTE DES PLANS SUR LA COMÈTE ❤️❤️❤️💛 Une comédie rythmée Les quiproquos et les mensonges s'enchaînent au rythme des rires du public. Il faut dire que le trio féminin y met vraiment du sien, notamment une Noémie De Lattre en TRES grande forme Et la pièce sait trouver des moments touchants et justes Bref efficace 🙂 Partager
- Critique THE BEAR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THE BEAR THE BEAR ❤️❤️❤️❤️💛 Chaud devant ! Au menu aujourd'hui, une série qui a tous les ingrédients pour devenir culte. Carmy, un jeune chef du monde de la gastronomie, revient à Chicago pour reprendre la direction de la sandwicherie de son frère, suite au suicide de ce dernier. A son arrivée, ça sent la fin des haricots pour le restaurant familial et il va avoir du pain sur la planche pour le remettre d'aplomb. Christopher Storer met les petits plats dans les grands pour nous offrir un show à la fois original, raffiné et savoureux. En effet, la série brille par bien des aspects. En premier lieu, ses personnages à l'écriture et au jeu exemplaires. Ils sont imparfaits, chacun traînant ses casseroles, ce qui les rend proche du public qui arrivera facilement à s'identifier à l'un d'eux. D'autant plus qu'elle abordera des thèmes universels, comme la famille, le deuil, les problèmes de communication ou le manque de confiance en soit. Chacun cumulera les erreurs, et le torchon brûlera régulièrement entre nos protagonistes. S'en suivra une tension continue au fil des épisodes, rendant souvent la série suffocante. Une tension qui atteindra son paroxysme grâce à une mise en scène aux petits oignons. Car THE BEAR est un délice cinématographique de ce point de vue. La série n'oublie jamais que, plus qu'un scénario ou des personnages, c'est par l'image que cet art doit avant tout nous raconter une histoire. Et elle n'y va pas avec le dos de la cuillère. Elle offre un montage hallucinant, par lequel elle réussit à nous transmettre tout un panel émotions. Le rythme est souvent effréné, nous mettant en immersion totale dans la frénésie des cuisines, sur fond d'une BO rock tout aussi endiablée... Mais elle propose aussi des plans statiques aux cadres millimétrés ou certains plans séquences bluffants. Une immersion amplifiée par le soin apporté pour filmer chaque geste de cuisine ou chaque plat. Ajoutez à cela le soin apporté au son et c'est un véritable régal offert aux spectateurs. La série, choisi le format court d'une trentaine de minute, souvent réservé au Sitcom, et pourtant on ressort souvent lessivé par le rythme imposé. Mais elle n'en oublie pas pour autant de développer ses personnages, et réussira par des moments introspectif à venir toucher le spectateur. Le show prendra parfois des airs de série chorale, en consacrant certains de ses épisodes à un unique protagoniste. Et cerise sur le gâteau, on aura le droit à notre lot de guest-stars, comme lors de ce fabuleux épisode de la saison 2 : un repas de famille qui est à lui seul un véritable chef-d'œuvre Au final, on ne fait qu'une bouchée de ces épisodes, et on en redemande. Si vous n'en aviez pas entendu parler, j'espère vous avoir donné l'eau à la bouche pour que vous puissiez à votre tour déguster cette série étoilée. Partager
- Critique IPHIGENIE A SPLOTT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle IPHIGENIE A SPLOTT IPHIGENIE A SPLOTT ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce spectacle a été un véritable uppercut... dans tous les sens du terme... Un seule en scène (ou presque) d'une puissance phénoménale. Là scène est envahie par les instruments des trois musiciens qui accompagneront la comédienne. Une musique electro-rock omniprésente venant souligner parfaitement le parcours de notre heroine. Sur le plateau, un ring, délimité par une corde lumineuse. Un ring, sur lequel entrera Effie, une zonarde de Slott, un quartier délaissé de Cardiff, prête à en découdre avec nous... Un ring sur lequel elle déversera sa rage sur la société, nous prenant à partie sur notre façon de détourner le regard losqu'on la croise dans la rue. Un ring où elle encaissera les coups en nous racontant son histoire. Un ring sur lequel elle m'aura mit KO... La prestation de Gwendoline Gauthier est hallucinante. Elle est habitée par son personnage. 1h30 pendant laquelle elle déversera un flow incessant avec une énergie sidérante. Un texte à la fois drôle et brutal qui ne laisse pas indifférent. Elle envahie la scène, captive notre regard, on est suspendus à ses lèvres. Elle nous livre une revisite des temps modernes du mythe d'Iphigénie, ce personage Greque sacrifié, qui vient foudroyer le spectateur. Il y a un côté Ken Loach dans ce que ça raconte. Sans aucun misérabilisme, ni fioriture, avec son histoire, elle montre à quel point une partie de la population galère et est mise de côté. Au fur et à mesure que le spectacle avance, elle a régulièrement réussi à me faire rire, mais surtout, elle s'est emparée de mes tripes au point de me faire sortir de la salle tremblant par le choc émotionnel reçu. Le OFF a démarré aujourd'hui et me livre ce qui sera certainement un IMMENSE coup de coeur. Le genre de spectacle qui te touche si profondément qu'il laissera une cicatrice indélébile. MERCI EFFIE Partager
- Critique BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS ❤️❤️❤️❤️ Comme l'annonce l'affiche, vous allez assister à un spectacle complètement déjanté. Une troupe de cirque va nous jouer Britannicus, le classique de Racine, en proposant une version radicale, qui demandera de faire preuve d'énormement de second degré, mais si vous rentrez dans leur univers, c’est clairement jouissif. Tout transpire l’extravagance. On est impressionnés par les costumes magnifiques colorés et clinquants qui annoncent le ton. Ça va à deux cent à l'heure, avec un rythme survolté, sans temps morts. Les scènes burlesques vont s’enchainer proposant des situations plus loufoques les unes que les autres. D’autant plus que notre Monsieur Loyal aura bien du mal à diriger sa bande de bras cassés, qui amène parfois le show dans une mise en abîme savoureuse. La troupe ne reculera devant rien, ils pousseront tous les curseurs à fond, comme avec ses alexandrins revisités, aux jeux de mots souvent tellement improbables qu’ils en sont risibles. Mais surtout, le spectacle impressionnera par ces morceaux musicaux, avec un esprit très rock et un grotesque totalement assumé. On a souvent l’impression de se retrouver devant un Rocky Horror Picture Show. Du grand divertissement, un spectacle populaire et opéra-rock complètement fou, idéal pour terminer sa soirée. Partager














