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  • Critique JONASZ AU GRENIER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JONASZ AU GRENIER JONASZ AU GRENIER ❤️❤️❤️❤️ En rentrant dans la salle, on ne peut être qu’ébloui par la scénographie, qui est certainement la plus belle que j’ai vu cette année au OFF. On en prend plein les yeux devant cette scène où le mot féérie semble être le mot d’ordre… Il y a un souci du détail dans chaque accessoire, comme cette magnifique horloge ou bien les sublimes costumes. Trois mannequins de celluloïd figés nous attendent dans ce grenier magnifié par une lumière somptueuse qui nous donne la sensation d’être dans un rêve. 23h : alors que la ville s’endort, ils vont prendre vie et ce sera un enchantement pour nos yeux… mais aussi pour nos oreilles. Bon, je dois vous avouer un truc, même si je connais Michel Jonasz, je n’ai pas grandi avec ses chansons et je ne connais donc pas vraiment son répertoire. Cela ne m’a pourtant pas empêché d’être émerveillé pendant plus d’une heure. Grâce aux chorégraphies envoutantes, mais surtout à la poésie des textes, magnifiquement interprétées par les trois artistes. Au fil des chansons, ces trois mannequins vont découvrir les émotions de ceux qui ont un cœur qui bat. Tout ici est un appel au rêve et à la délicatesse, que ce soit la magie visuelle qui opère ou l’harmonie des voix sur ces morceaux réorchestrés. Ce spectacle nous fait vivre une parenthèse enchantée pleine d’onirisme, un moment suspendu parfait pour conclure cette longue journée de OFF. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique BELIEVERS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BELIEVERS BELIEVERS ❤️❤️❤️❤️ La vie est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui ressentent... Et quand je pense à ce que j'ai ressenti pendant ce spectacle, j'aurais tellement de choses à dire, mais ça va être compliqué, sans en dévoiler l'histoire... Je vais donc devoir faire court, beaucoup trop étant donné à quel point la pièce m'a parlé, sans me prévenir, venant toucher des choses gravées au plus profond de moi. Ça commence comme une comédie romantique. Donna et Chris ont 20 ans, ils se rencontrent et c'est un vent de légèreté qui nous emporte avec eux tellement leur complicité fonctionnent, et on rit souvent avec eux... Puis, on va suivre leurs vie sur 20 ans, sur deux temporalités, une vie qui ne va pas les épargner... Quatres comédiens vont interpréter leurs rôles à deux époques différentes. Leur jeu est d'une justesse admirable qui nous fait oublier qu'ils partagent les mêmes personnages. La scénographie astucieuse aide aussi à faire en sorte que ces quatres personnages se confondent, jusqu'à faire résonner leurs voix sur des mots savamment choisis. Sur scène ils sont bien deux, Donna et Chris, ce qui rend leur histoire encore plus authentique. Une histoire sur l'espoir qui viendra immanquablement toucher le spectateur, le faire réfléchir et pour ce qui me concerne laissera un souvenir inoubliable... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • En quête d’une vérité enfouie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TRÉSOR NATIONAL En quête d’une vérité enfouie TRÉSOR NATIONAL ❤️❤️❤️❤️ En quête d’une vérité enfouie Adapté du roman de Sedef Ecer, TRÉSOR NATIONAL nous raconte l’histoire d’Esra, icône du cinéma turc. Le spectacle nous plonge dans la Turquie des années 60 à 80, une période sombre marquée par trois coups d’État, mais aussi par l’âge d’or du cinéma turc. L’histoire est portée par les souvenirs de sa fille, en quête de vérité sur la mystérieuse disparition de son père. Elle nous entraîne dans une fresque mêlant romance, secrets de famille, passion du cinéma et bouleversements historiques. Ajoutez à cela quelques chansons… et toutes les planètes se sont alignées pour que le spectacle m’emporte. La mise en scène de Victoire Berger-Perrin s’appuie sur une scénographie sobre et intimiste, sublimée par un travail remarquable sur les lumières et la vidéo, qui nous immerge pleinement dans la Turquie de l’époque. L’illusion est renforcée par les somptueux costumes des comédiens. Si la pièce captive autant, c’est aussi grâce à la justesse de son casting et à ce couple dont l’amour illumine la scène. Mais surtout, Julie Cavanna livre une prestation saisissante. Je gardais déjà un souvenir marquant de son rôle dans ADIEU MONSIEUR HAFFMANN , et elle signe ici une interprétation exemplaire d’un personnage aussi dense que complexe. Elle incarne cette diva flamboyante aux multiples facettes avec une palette de jeu impressionnante. À la fois magnétique, passionnée, provocante, engagée, détestable et touchante, son talent fait que nos sentiments envers Esra ne cessent d’évoluer tout au long du spectacle. TRÉSOR NATIONAL est à la fois un portrait de femme saisissant, mais aussi un vibrant hommage au cinéma et à la liberté… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique NORMAL PEOPLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série NORMAL PEOPLE NORMAL PEOPLE ❤️❤️❤️❤️💛 Ca faisait plusieurs mois que je voulais rattraper cette série, aux critiques souvent dithyrambiques, mais il faut avouer que le sujet, rassemblant tous les stéréotypes du genre, ne me faisait pas rêver : une histoire d’amour entre la star de foot du lycée et l’intello moquée par les autres… Mais c’était sans compter sur une écriture exemplaire : que ce soit son scénario, ses dialogues millimétrés, mais avant tout ses personnages. Au final, comme le prouve à la perfection la série, ce qui est important, plus qu’une histoire, c’est la façon de la raconter. Mini-série Irlandaise de 12 épisodes de 30 minutes, vous auriez tort de passer à côté de ce succès plus que mérité qui trouve même l’audace de venir titiller l’excellente série « Le jeu de la dame » aux prochains Goldens Globes. On va donc suivre l’histoire d’amour entre ces personnages, du lycée à la fin de la fac, où rien ne sera simple. Ce sera une succession de passion, de ruptures, de retrouvailles où le lien qui uni nos héros sera même plus fort que l’amour qu’ils se portent. Ce qui marque le plus dans la série c’est à quel point elle nous parle. Rarement une série n’aura aussi bien porté son nom. La série s’attardera sur la psychologie des héros, leurs choix, leurs traumatismes, leurs failles… Il sera beaucoup question de sujet universels comme les non-dits, le regard des autres, le consentement, les actes manqués, les rapports de classe, la difficulté à communiquer, la dépression ou même ce fameux "lâcher prise"… Autant de thèmes qui font que le spectateur arrivera d’autant plus facilement à s’identifier et donnant à l’ensemble un côté intemporel. Mais tout ceci n’est possible que grâce au jeu impressionnant des acteurs qui portent à eux seuls la série. L’alchimie entre les deux héros apporte à leur relation une complicité évidente. Couplé à une réalisation très soigné, le verdict est là : ON Y CROIT. La mise en scène utilise souvent des gros plans faisant la part belle aux émotions dégagées par les personnages. Le moindre regard ou sourire entre les personnages, ainsi que certains plans contemplatifs font que la complicité entre le couple transperce l’écran. Il y a une réelle pudeur et tendresse dans leur relation, jusque dans les nombreuses scènes de sexe, d’une grande sensualité mais loin du vulgaire et du voyeurisme. Au final, cette histoire d’amour aussi magnifique que cruelle restera comme une TRES grande série comme on en voit rarement, et une vague d’émotions intense. ENORME COUP DE COEUR Partager

  • Critique LA VIE EST UNE FÊTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA VIE EST UNE FÊTE LA VIE EST UNE FÊTE ❤️❤️❤️❤️💛 Romain, 45 ans, va nous raconter sa vie, de sa naissance à aujourd'hui. Même si la pièce touche souvent en plein cœur, on rit beaucoup, comme si notre conteur avait voulu amener de l'humour dans son histoire, pour apporter de la légèreté à ces quatre décennies qui ne lui feront pas de cadeaux, du fait de son homosexualité. Il sera entouré de quatre autres comédiens interprétant tous les autres personnages qui croiseront sa route. Un casting qui se donne à fond, avec des rôles aussi déjantés qu'attachants, et ça se ressent sur les émotions qu'ils nous offrent. Je retiendrai surtout Alexis Victor, qui est extrêmement juste et touchant lorsqu'il incarne le père. On a affaire à un spectacle engagé, sans jamais tomber dans le militantisme pur, mais surtout une œuvre profondément humaine. Romain nous parlera de ses doutes, de la famille, du regard des autres, de tolérance, de paternité, de l'évolution de notre société... Autant de sujets qui résonneront souvent chez le spectateur. La pièce est d'un dynamisme fou, et ce notamment grâce à la mise en scène de Virginie Lemoine. Les années s'enchainent aussi vite que les lieux se succèdent, sans aucun noir qui viendrait couper l’action. De même, le décor est sobre mais ingénieux, avec ses multiples portes qui permettent aux comédiens d'enchainer leurs allées et venues, en sortant par une porte, pour rentrer quelques secondes plus tard par une autre, sous une nouvelle identité. Bref, comme c'est souvent le cas avec eux, Virginie Lemoine nous offre un beau moment de théâtre qui viendra jouer avec vos émotions et Lilian Lloyd un texte doux-amer aussi drôle que profond. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique 18h30 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série 18h30 18h30 ❤️❤️❤️❤️ 18h30, c’est l’heure à laquelle deux collègues de travail quittent leur bureau. Chaque épisode est un plan séquence de cinq minutes accompagnant nos deux personnages jusqu’à leur arrêt de bus, sur une année. Quelques minutes quotidiennes où ils apprendront à se connaitre. Quelques minutes quotidiennes où ils vont parler de tout et de rien. Quelques minutes quotidiennes où ils vont nous faire rentrer progressivement dans leur intimité. Quelques minutes quotidiennes où l’on partagera avec eux rires, débats, colères et confidences. Quelques minutes quotidiennes où l’on verra naître une réelle complicité. Quelques minutes quotidiennes où ces travelings arrières nous emmèneront avec eux sans savoir où ils vont. Quelques minutes quotidiennes où le ballet millimétré des figurants est digne d’une comédie musicale. Quelques minutes quotidiennes où l’on devient vite accro au point qu’on se rend compte qu’on vient d’enchainer tous les épisodes d’une traite. L’écriture est remarquable, malgré la durée des épisodes, l’évolution de leur relation est criante de vérité, notamment grâce au talent des deux acteurs qui rendent leurs personnages extrêmement attachants et à une caméra qui reste figée sur eux, nous donnant l’impression de partager leurs échanges. C’est feelgood, souvent drôle (se permettant parfois des moments totalement décalés), et parfois d’une profondeur bluffante, arrivant à nous toucher et nous chambouler en quelques secondes. Merci Lilian pour la découverte de cette véritable pépite que j’aurai dévoré en une soirée. Disponible intégralement sur Arte.TV, vous savez ce qu’il vous reste à faire… Partager

  • Le spectacle qui va réconcilier les allergiques aux classiques avec Molière

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle L'AVARE Le spectacle qui va réconcilier les allergiques aux classiques avec Molière L'AVARE ❤️❤️❤️❤️ Le spectacle qui va réconcilier les allergiques aux classiques avec Molière Comme à son habitude, Tigran Mekhitarian s’empare d’un classique de Molière et le fait exploser pour mieux le réinventer. Et le résultat c’est clairement une réussite. Sans jamais trahir le texte original, il le dépoussière avec une énergie folle et le rend d’une accessibilité redoutable. Dès le départ, le dispositif m’a embarqué : huit comédiens, assis autour d’un simple rectangle tracé au sol. Rien ou presque… et pourtant tout est là . Cet espace devient un véritable terrain de jeu, et de cette simplicité naît une grande inventivité, où chacun vient tour à tour investir cet espace, le transformer et lui donner vie. Ici, L’Avare bascule dans un univers urbain, entre grand banditisme et culture hip-hop. Et ça fonctionne incroyablement bien. Les passages slamés s’intègrent avec une fluidité surprenante, les anachronismes font mouche, souvent avec beaucoup d’humour, et donnent à l’ensemble une modernité jubilatoire. Mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est l’énergie. Le rythme est constant, presque grisant. Jeu, danse, musique : tout s’enchaîne sans temps mort. Les comédiens débordent d’intensité et viennent régulièrement nous chercher, nous prendre à partie. Par moments, le spectacle devient même participatif, et on se retrouve embarqué malgré soi, témoin direct — presque complice — des intrigues qui se nouent sous nos yeux. Au centre, Harpagon apparaît sous un jour nouveau. Loin du simple avare caricatural que l’on pourrait attendre, il devient ici un chef de bande dur, violent et profondément cabossé. Cette version plus sombre du personnage révèle toute sa noirceur : derrière son obsession de l’argent se cachent une peur de perdre le contrôle, une solitude immense et une incapacité à aimer autrement que par la possession. La pièce est aussi traversée par un discours anti-patriarcal assumé, qui vient questionner les rapports de domination, la place des femmes et l’autorité masculine. À cela s’ajoutent de nombreuses références à l’actualité, qui ancrent le récit dans notre époque et donnent une résonance nouvelle aux thèmes de Molière. L’argent, le pouvoir, la famille ou encore les rapports entre les individus prennent alors une dimension très contemporaine, prouvant une nouvelle fois à quel point le texte de Molière reste capable de dialoguer avec le monde d’aujourd’hui. Certes, ce dépoussiérage pourra laisser de côté les amateurs de versions plus classiques. Mais difficile de ne pas saluer la maîtrise de l’ensemble : une adaptation ambitieuse, cohérente et terriblement efficace , qui a tout pour s’imposer comme un vrai succès populaire. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LA GRANDE MUSIQUE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA GRANDE MUSIQUE LA GRANDE MUSIQUE ❤️❤️❤️ Cette pièce nous parle des secrets de famille qu'on voudrait voir enterrés à jamais et qui pourtant viennent hanter les générations futur. Elle nous parle de psychogénealogie, théorie selon laquelle les traumas d'une famille se répètent au fil des générations. C'est ainsi qu'Esther décide d'enquêter sur son lourd passé familial. La pièce va ainsi nous faire voyager au travers de différents lieux et époques, pour assembler les pièces de ce puzzle familial. Certes, ces aller-retours incessants peuvent parfois perdre le spectateur, mais au final le talent des acteurs l'emporte. On notera l'interprétation saisissante de Hélène Degy, habitée par ses personnages. Malgré un sujet lourd, on rit beaucoup. De plus une certaine poésie survole l'ensemble, aidé par un subtile travail sur les lumières. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un héritage sonore pour reconstruire le passé

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN Un héritage sonore pour reconstruire le passé LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN ❤️❤️❤️💛 Un héritage sonore pour reconstruire le passé J’avais gardé un souvenir ému et puissant de La main de Leïla et surtout des Po upées Persanes : deux spectacles denses, intimes et profondément politiques, portés par la plume sensible et affûtée d’Aïda Asgharzadeh. C’est donc avec une véritable attente que je suis allé découvrir Le dernier cèdre du Liban . L’histoire nous entraîne dans les pas d’Eva, une jeune pensionnaire d’un centre d’éducation fermé, en quête de ses origines après avoir reçu une série de cassettes audio enregistrées par sa mère, grande reporter disparue. À travers ce « testament sonore », Eva recompose peu à peu un puzzle familial éclaté à travers les conflits du XXe siècle : guerre civile au Liban, chute du Mur, Sarajevo, Beyrouth, les discours d’Arafat… autant de fragments d’Histoire qu’elle tente de réconcilier avec sa propre histoire. Le dispositif est habile : le spectacle se construit comme une enquête, avec une tension narrative proche du polar . On suit Eva dans sa quête, entre colère sourde, curiosité douloureuse et besoin de comprendre. À mesure qu’elle écoute les bandes, la pièce nous entraîne à travers les zones de guerre comme dans un carnet de terrain. Cette dimension documentaire, pleinement assumée par la mise en scène sobre et rythmée de Nikola Carton, donne à entendre ce que l’on ne voit jamais : les bruits de la guerre, les silences de l’abandon, les doutes des survivants. Le plateau, nu et épuré, se transforme à vue. Trois comédiens se partagent tous les rôles et toutes les époques, avec une belle fluidité . Quelques accessoires, des changements d’éclairage, des gestes précis suffisent à faire émerger les souvenirs d’Anna et les émotions d’Eva. Le travail sonore, central, fait ici office de quatrième personnage : seul lien entre la mère et la fille, seule trace d’un amour resté muet. Il y a une belle ambition dans cette pièce : raconter l’héritage, la transmission de l’invisible, ce que les absents nous laissent, volontairement ou non . Mais si le propos est fort, la construction maîtrisée et les interprètes convaincants, j’ai pourtant ressenti une certaine distance. L’émotion, chez moi, n’a pas jailli comme je l’espérais. Peut-être était-ce la fatigue du festival et l’enchaînement des spectacles… Car la salle, elle, ne s’y est pas trompée : elle s’est levée d’un seul élan, manifestement touchée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique FRANKENSTEIN, LE CABARET DES AMES PERDUES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FRANKENSTEIN, LE CABARET DES AMES PERDUES FRANKENSTEIN, LE CABARET DES AMES PERDUES ❤️❤️💛 D'entrée de jeu, le conteur nous invite dans son cabaret des âmes perdues, dans lequel Mary Shelley y évoquera sa vie mais surtout l'histoire de son chef d'œuvre de la littérature. Les décors, les costumes et les lumières, aidés par quelques chansons, nous plonge directement dans une ambiance gothique dont le résultat visuel est fort réussi. Malheureusement, même si je suis fan du travail de la compagnie Miranda, j'ai trouvé que l'ensemble manquait de rythme. D'autant plus que le côté cabaret me laissait imaginer un peu plus de folie. Après, je dois tout de même avouer que la chaleur et la digestion ne mon pas aider en rentrer dans ce spectacle. Petite déception qui ne m'empêchera pas de continuer à suivre cette troupe qui, habituellement, ne cesse de me surprendre. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique COMÉDIENS ! – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle COMÉDIENS ! COMÉDIENS ! ❤️❤️❤️❤️❤️ Whaou!!!! Là ça va être compliqué d'en parler sans trop en divulguer Parce que, quel spectacle de folie!!! Décidément, après "Vive la vie", dont mes poils ne sont pas retombés et "Gardiennes", dont les nœuds dont mon estomac se souvient encore, voilà déjà que Comédiens arrive à laisser une trace qui restera indélébile dans l'histoire de mon (de MES) OFF Parce que Comédiens brille déjà par son originalité en nous proposant de suivre les répétitions d'une pièce un peu bancal, interprété par un trio tout aussi improbable Et pourtant RIEN n'est a jeter Clairement pas l'interprétation des acteurs qui est juste parfaite, aussi bien dans leurs jeux que dans leurs chants. Parce qui OUI je suis encore tombé amoureux d'un spectacle musical, même si ici le côté "musical" reste en retrait et qu'on a bien affaire à une pièce de théâtre Et quelle pièce !!! On est surpris du début (d'une originalité très bien trouvé) à une fin qui laisse sans voix (la seconde partie frise la perfection) Et putain, qu'est-ce qu'on rit !!! Et ça fait un bien fou. Mais Comédiens arrive aussi à toucher le public avec une force et une justesse qui laisse admiratif. Au final, ils arrivent à jouer avec tes émotions en arrivant même à te faire douter sur le fait que tu dois rire ou pleurer Respect, un grand bravo et surtout MERCI Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LE SERPENT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série LE SERPENT LE SERPENT ❤️❤️❤️💛 En attendant désespérément l’ouverture des cinémas, voici une mini-série britannique qui vaut vraiment le détour. Basée sur une histoire vraie où la réalité dépasse la fiction, elle nous raconte l’histoire hallucinante d’un des plus grands tueurs en série français, Charles Sobhraj. La première scène est une interview ou une journaliste lui demande « Avez-vous commis un meurtre » et lui qui répond avec froideur « Les tribunaux ont décidé : NON. Et je ne peux plus être reconduit devant aucun tribunal »… Puis la série part 25 ans en arrière. On y suivra l’histoire de ce psychopathe, mais aussi un diplomate hollandais qui va faire de son enquête une obsession. « Le serpent » nous offre une plongée dans les années 70 et nous fait voyager (Thaïlande, Népal, Inde…). Et il faut avouer que ça fonctionne à merveille. Décors, costumes, lumières… jusqu’au format Super 8 qui démarre chaque séquence, chaque détail nous nous imprègne un peu plus de cette ambiance seventies. La réalisation est propre et efficace. D’incessants allers-retours dans le temps pourront perdre les moins attentifs, pourtant ils aident à la construction de l’histoire en apportant des détails au fur et à mesure sur cette histoire sordide. Mais surtout, ces scènes nous proposent souvent de revoir certaines scènes par le regard d’un autre personnage, nous offrant un nouveau point de vu (malin et efficace). Sans jamais être gore, la série est souvent très malaisante. Quand on finit par comprendre les enjeux, ça fait froid dans le dos. L’interprétation de Tahar Rahim est glaçante. Décidément, après sa nomination aux Golden Globes, il a la côte. Il incarne un personnage tout en retenu, manipulateur, méthodique et aussi charismatique que flippant et sadique. On est fasciné par ce psychopathe terrifiant qui envoute ses victimes, et par la même occasion le spectateur, pour mieux frapper. Jenna Coleman est aussi parfaite dans son rôle de compagne du serial killer offrant un personnage extrêmement ambigu, pour lequel on va avoir autant de compassion que de haine. La relation entre les deux est clairement réussie et prend même souvent le dessus sur l’enquête. Quelques défauts viennent tout de même entacher le tableau. Le casting est globalement très bon, mais certains seconds rôles sont en dessous. Même si on ne peut qu’être admiratif devant l’interprétation de Jenna Coleman, si vous regardez la série en VOST, son accent TRES british quand elle parle français, alors qu’elle est censé jouer une Québécoise, peut paraitre bizarre Il y a certaines facilités scénaristiques, qui viennent nous interroger sur « où s’arrête la réalité et où commence la fiction » (même si après m’être documenté sur le sujet, certains passages qui semblent complètement WTF ont vraiment eu lieu) Et surtout on aurait aimé que la série aborde le procès et n’aille pas aussi vite dans son final. Mais malgré tout, la série est captivante, nous emporte et nous tient en haleine par son histoire incroyable, et surtout par son personnage principal fascinant. Et même si elle n’égale pas la parfaite « NARCOS », elle vaut vraiment le coup qu’on s’y attarde. Partager

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