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  • Festival OFF Avignon : guide et critiques de spectacles

    Préparez votre Festival OFF d'Avignon avec mes critiques de spectacles, mes coups de cœur et mes conseils pour choisir les pièces à découvrir. Avignon OFF : guide complet, conseils et spectacles à voir 🎭 Qu’est-ce que le Festival OFF d'Avignon ? Vous avez décidé de venir au Festival OFF d'Avignon et vous cherchez des conseils vous êtes au bon endroit. Chaque été, Avignon devient le cœur battant du spectacle vivant. Le Festival Avignon OFF est aujourd’hui considéré comme le plus grand festival de théâtre et de spectacle vivant au monde, réunissant plus de 1 600 à 1 700 spectacles répartis dans toute la ville et portés par plus d’un millier de compagnies. Pendant près de trois semaines, la cité des papes se transforme en une scène à ciel ouvert où le théâtre, l’humour, la danse, le cirque et les formes les plus hybrides du spectacle vivant se côtoient dans une effervescence unique. ✨ Une ambiance unique au monde Vivre le Avignon OFF, c’est entrer dans une véritable immersion artistique et humaine. Dans les rues intra-muros, l’ambiance est immédiatement reconnaissable : des affiches de spectacles collées sur tous les murs des comédiens et compagnies qui tractent dans les rues des parades, fanfares et happenings improvisés des rues animées du matin jusqu’à tard dans la nuit des terrasses de cafés pleines de discussions autour des spectacles vus ou à voir La ville entière devient un gigantesque labyrinthe culturel où chaque coin de rue peut mener à une découverte inattendue. 🎟️ À voir au OFF d'Avignon : Comment choisir ses spectacles ? Avec plus de 1 700 propositions, choisir ses spectacles au Avignon OFF peut vite devenir un défi. Le programme officiel du OFF permet de filtrer les spectacles : par style (théâtre, humour, danse, jeune public…) par horaire par lieu par thématique ou type de création Au-delà du programme, il est souvent difficile de savoir quoi choisir sans repères. C’est précisément que dans ce site propose mes critiques de spectacles , mes conseils , mais aussi mes attentes afin de vous aider à repérer les pièces les plus marquantes, les propositions originales ou les expériences à ne pas manquer. 💳 Prix des spectacles et Carte OFF Les tarifs des spectacles du OFF sont très variables selon les lieux et les compagnies. Je vous conseille vivement de prendre la Carte OFF. Elle coûte entre 6€ et 22€ (suivant votre situation) et offre une réduction d'au moins 30% sur chaque spectacle. Elle donne aussi un accès gratuit aux concerts du Son du OFF. Retrouvez tous les détails ici . 🎫 Où acheter ses billets pour le Festival OFF ? Plusieurs solutions existent pour réserver ses billets : Ticket’OFF : La plateforme officielle du festival permet de réserver directement de nombreux spectacles. Les billetteries en ligne, comme BilletRéduc proposent parfois des tarifs réduits sur certaines représentations. Directement auprès des théâtres, qui pour la plupart disposent de leur propre billetterie, en ligne ou sur place, souvent très utilisée pendant le festival. 🚗 Où se garer pendant le festival ? Se rendre à Avignon pendant le OFF nécessite un minimum d’organisation, la ville étant très fréquentée. Les principaux parkings relais gratuits situés en périphérie permettent de se garer facilement : Parking des Italiens Parking Île Piot Parking Courtine Parking Saint-Chamand Parking Agroparc Ces parkings sont reliés au centre-ville par des navettes gratuites, ce qui permet d’accéder facilement aux remparts sans entrer dans les zones saturées. 👉 Les parkings des Italiens et de l’Île Piot sont les plus utilisés et les plus pratiques pour accéder rapidement au centre. 🚌 Se déplacer dans Avignon pendant le OFF Une fois dans la ville, tout est pensé pour faciliter les déplacements : navettes gratuites dans le centre bus renforcés pendant le festival accès piéton privilégié dans l’intra-muros circulation automobile fortement limitée 🎭 Un festival à vivre plus qu’à consommer Le Avignon OFF n’est pas seulement un festival de spectacles : c’est une expérience totale. C’est un endroit où l’on peut voir plusieurs spectacles par jour, se perdre dans les rues, découvrir des compagnies inconnues, discuter avec des artistes et vivre au rythme d’une ville entièrement tournée vers la création. 👉 Pour bien profiter du Avignon OFF Entre l’abondance de l’offre, la diversité des propositions et la densité du programme, il est essentiel de s’orienter avec des repères fiables. C’est tout l’objectif de ce site : proposer un regard critique, des conseils et des sélections pour aider à faire les bons choix au cœur de ce gigantesque festival. Bon festival à tous !

  • Recherche de pièces de théâtre par genre et par note

    À la recherche d'une pièce de théâtre ? Filtrez mes critiques par genre et par note pour trouver un spectacle à découvrir et choisir votre prochain coup de cœur. Rechercher un spectacle Rechercher par nom Note Genre Reset Spectacles suivants

  • Entre feu, cendres et déjà-vu…

    Découvrez notre critique du film AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES . Entre feu, cendres et déjà-vu… AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES ❤️❤️❤️ Entre feu, cendres et déjà-vu… James Cameron nous donne une nouvelle fois rendez-vous sur Pandora pour son troisième AVATAR. J’attendais impatiemment ce nouvel opus, ayant adoré le premier film, et même encore préféré le deuxième, que je considère comme l’un des plus grands blockbusters de ces dernières années, aux côtés de FURY ROAD. Je lui pardonnais d’ailleurs ses grosses facilités scénaristiques, comme la disparition subite de la plupart des personnages lors du climax, tant le dernier acte offrait une intensité visuelle et émotionnelle inouïe. Évidemment, d’un point de vue technique, c’est encore un sans-faute. James Cameron repousse une nouvelle fois les limites et prouve que la seule personne capable d’offrir des films plus impressionnants que lui est… James Cameron… Les images atteignent un niveau de détail hallucinant : textures de peau, expressions faciales, tout est d’un réalisme sidérant, au point d’en oublier qu’il s’agit d’images de synthèse. Je ne suis pas un grand fan de la 3D, mais Cameron parvient à la rendre saisissante sans recourir à des artifices gratuits. Clairement, sur le plan du spectacle, il met à l’amende tous les blockbusters actuels. On en prend plein les yeux, et le film mérite largement de dépenser 25€ pour une séance IMAX pour ce show de 3h20. Pendant la première heure, j'ai même cru que le réalisateur allait récidiver pour la troisième fois. Ça commence même très fort avec la présentation de deux nouveaux peuples : les marchands de l’air et le clan des Cendres. L’arrivée des premiers offre des visuels d’une féerie absolument dingue, tandis que les seconds promettent un peuple antagoniste capable de redistribuer les cartes. Mais... Trop de choses sont venus gâcher mon plaisir… AVATAR 2 et 3 devaient à l’origine ne former qu’un seul film, et cela se ressent terriblement. Le film trouve vite ses limites. Les nouveaux peuples sont malheureusement sous-exploités pour se recentrer, une fois encore, sur le clan de l’eau. Les marchands de l’air sont évacués en un quart d’heure, et le clan des Cendres, pourtant prometteur, devient rapidement accessoire. Leur cheffe, Varang, impressionne par son charisme, mais son potentiel est totalement gâché et elle finit éclipsée par le Colonel. Ce qui faisait la force des deux premiers films, c’était la découverte des clans et de leurs coutumes. Ici, Cameron privilégie le rythme… au détriment de la magie. Il y a quelques semaines, je reprochais à ZOOTOPIE 2 de répéter ses enjeux sans faire évoluer ses personnages. C’est encore plus flagrant ici. À la fin de ce troisième opus, nous sommes quasiment au même point qu’à la fin du précédent, avec des personnages dont les arcs ont à peine avancé. Pire encore, le film recycle les mêmes scènes et situations de LA VOIE DE L'EAU : une chasse à la baleine, une poursuite sous-marine, des enfants qui se font si souvent enlever que cela en devient un running gag, le Colonel qui tente de se rapprocher de Spider, Lo’ak, dont l’arc repart de zéro, et cherche une nouvelle fois à réintégrer Payakan, la tulkun bannie… Quant au climax, il s’agit d’un maxi best-of des deux premiers films, allant jusqu’à répéter le même deus ex machina. Alors oui, le spectacle est là, il est somptueux et je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment. Mais le manque de surprise et cette sensation de redite sont tels qu’au final, le film me laisse un goût terriblement amer, et bien peu de moments me resteront réellement en mémoire. Partager

  • CONTACT | Critiques d'un passionné

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  • La série qui va dissocier votre cerveau.

    Découvrez notre critique de la série SEVERANCE La série qui va dissocier votre cerveau. SEVERANCE ❤️❤️❤️❤️💛 La série qui va dissocier votre cerveau. Quelle claque !!! Je vous aurai prévenu, vous n’êtes pas prêts… Le pitch ? Impossible d’en parler tellement c’est dingue !!! Sachez juste que c’est une série à qui propose un high concept fou, mais surtout l’exploite à merveille. Et surtout, n’allez pas lire de quoi ça parle et lancez-vous dedans vierge de toute information pour pouvoir savourer au maximum ce petit bijou audiovisuel. Car clairement, à l’image de son générique, ça pue le chef d’œuvre !!! (D’ailleurs, ce générique est tellement bien foutu que je ne l’ai simplement jamais zappé…). Donc, concernant l’histoire, je peux juste vous dire qu’on a affaire à un thriller d’anticipation dystopique à l’écriture admirable. Si vous avez aimé des films comme ETERNAL SUNSHINE OF SPOTLESS, BIENVENUE A GATACA, HER et autre EX-MACHINA, vous allez adorer. C’est inventif, intriguant et d’une profondeur qui laisse sans voix. Au fil des épisodes, ça va vous retourner le cerveau, tout en offrant une critique acerbe sur notre société qui fait froid dans le dos. On est un peu perdu lors des premiers épisodes, on se demande où ça va, mais on se laisse emporter par cette histoire qui va s’avérer de plus en plus fascinante, en nous offrant au fur et à mesure des indices sur son univers, jusqu’à un épisode final HA-LU-CI-NANT faisant l’effet d’un électrochoc !!! La mise en scène froide est extrêmement maitrisée, avec des plans millimétrés et cette obnubilation pour la symétrie qui rendrait jaloux Wes Anderson. Et cette histoire de dingue nous est délivrée par un casting de haut vol, avec entre autre John Turturro, Christopher Walken et autre Patricia Arquette. Ils nous offrent une panoplie de personnages tous aussi attachant que décalés et ayant un réel impact sur le scénario. Car pour enfoncer le clou de cet ovni sorti de nul part, on retrouve Ben Stiller à la production et à la réalisation de certains épisodes et clairement il y apporte son côté déjanté et satirique. Bref, un ENORME coup de cœur !!! Partager

  • Un film qui confond intensité et excès.

    Découvrez notre critique du film DIE MY LOVE . Un film qui confond intensité et excès. DIE MY LOVE ❤️💛 Un film qui confond intensité et excès. J’étais assez attiré par le sujet de Die My Love : ce couple qui fuit New York pour fonder une famille à la campagne, avant que l’arrivée du bébé ne fasse sombrer la mère dans une dépression post-partum et la folie. Sauf que le film a la subtilité d’un discours de Donald Trump. C’est d’une lourdeur vite épuisante. En cherchant à enfermer le spectateur dans l’état mental de son héroïne, Lynne Ramsay force tellement le trait que le résultat devient indigeste. Clichés, métaphores grossières, effets appuyés, visuels parfois criards : on a souvent l’impression d’un film qui veut démontrer plutôt que faire ressentir. À l’image de certaines scènes de nuit, trop stylisées pour être crédibles, le tout finit même par devenir parfois ridicule. À cela s’ajoute le personnage joué par Robert Pattinson, réduit à une fonction assez basique : incarner la normalité face à la folie. Dépassé, absent ou impuissant, il reste surtout sous-écrit, sans réelle épaisseur ni contradictions. Le film ne lui laisse jamais l’espace d’exister, ce qui rend la relation de couple étonnamment plate. Ce déséquilibre renforce le côté manichéen de l’ensemble et affaiblit le propos. Au final, devant toute cette surenchère, je me suis retrouvé un peu dans le même état que le personnage de Jennifer Lawrence et je me suis ennuyé fermement. Pourtant, s'il y a bien une chose à sauver, c'est son jeu. Elle est impressionnante et se donne corps et âme pour son personnage. Mais là encore, comme le reste du film, elle en fait parfois trop, frôlant la caricature et installant une distance avec le spectateur. Au final, il y a ce sentiment dérangeant que Lynne Ramsay cherche à parler de cette maladie mentale, mais finit par en faire un spectacle tape-à-l'œil grossier qui fait perdre toute la profondeur de son sujet. Partager

  • Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine…

    Découvrez notre critique du film FJORD . Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine… FJORD ❤️❤️❤️💛 Une œuvre glaciale qui dérange autant qu’elle fascine… Il y a des films qui ne se contentent pas de se terminer avec le générique. Ils s’installent en nous, résonnent et nourrissent la réflexion bien après la projection. Fjord appartient clairement à cette catégorie. C’est une œuvre qui ne cherche pas à séduire immédiatement, mais qui marque par l’empreinte qu’elle laisse . Le film aborde un sujet particulièrement sensible, celui de la violence faite aux enfants, avec une nuance déconcertante . Rien n’est jamais frontal, rien n’est totalement évident, et c’est précisément cette retenue qui rend l’expérience troublante. En refusant toute simplification, le film installe un malaise diffus qui ne quitte jamais vraiment le spectateur. Ce refus de trancher est au cœur du film. Christian Mungun ne prend jamais réellement parti, et cette posture le rend profondément dérangeant, parfois même agaçant. On attendrait presque qu’il désigne un responsable ou qu’il oriente le regard, mais il s’y refuse constamment. Ce côté volontairement “malaimable” finit pourtant par s’imposer comme une véritable force , tant il oblige à rester actif face au film. En rejetant le manichéisme, le récit évolue dans une zone grise permanente où chaque position semble à la fois compréhensible et discutable. Le spectateur n’est jamais invité à juger les personnages, mais plutôt à interroger ses propres certitudes . Le film met ainsi en tension deux visions du monde opposées, celle d’une famille religieuse et conservatrice convaincue d’agir avec justesse, et celle d’institutions progressistes inscrites dans une société norvégienne très normative. Entre ces deux pôles, aucun arbitrage clair n’est proposé, laissant chacun libre de construire son propre regard. Au fil de cette confrontation, de nombreux thèmes émergent et s’entrecroisent. Les valeurs familiales, la place de la religion dans la société, les questions d’éducation ou encore l’homosexualité viennent enrichir un récit qui ne cesse de complexifier ses enjeux. Le réalisateur semble constamment chercher à placer le spectateur face à des dilemmes morau x, le maintenant dans une position inconfortable dont il ne peut s’extraire. Cette distance se retrouve également dans la mise en scène, d’une froideur assumée. L’image, la photographie et le rythme participent à créer une atmosphère austère, presque clinique. Les plans s’étirent, souvent fixes ou construits en plans-séquences, mais surtout ce choix radical de ne jamais recourir au gros plan accentue encore cette prise de distance. L’attachement aux personnages s’en trouve limité, comme si le film refusait toute identification trop immédiate . Il va même jusqu’à esquiver leurs émotions les plus intimes, les filmant parfois de dos au moment où elles affleurent, empêchant toute facilité émotionnelle. Dans ce dispositif très maîtrisé, les acteurs occupent une place essentielle . Renate Reinsve confirme, une fois encore depuis Julie (en 12 chapitres) , sa capacité à incarner des personnages avec une précision et une justesse remarquables. Face à elle, Sebastian Stan, méconnaissable, surprend par une composition tout en ambiguïté, rendant son personnage de père difficile à cerner, presque insaisissable. Les enfants, quant à eux, impressionnent par leur naturel et leur crédibilité, contribuant largement à l’intensité du film. Malgré la richesse de son approche et cette volonté constante de nuance, je dois reconnaître avoir été personnellement gêné par la manière dont est traitée l’aide sociale à l’enfance . C’est un ressenti subjectif, mais j’ai eu le sentiment que le regard porté sur la représentante manquait parfois de l’équilibre que le film parvient à maintenir ailleurs. Par moments, sa caractérisation m’a semblé plus dure, presque appuyée, ce qui crée une légère rupture avec la subtilité globale du récit et m’a tenu à distance sur certaines scènes (sans parler du fait qu’évidement, elle n’a pas d’enfant, donc ne comprend pas de quoi elle parle…) Au final, Fjord s’impose comme un film glacial et volontairement dérangeant, qui ne cherche jamais à rassurer. Il questionne, bouscule et s’installe durablement dans l’esprit du spectateur , au point de risquer de le hanter bien après le visionnage. Partager

  • Techniquement impressionnant, narrativement prévisible.

    Découvrez notre critique du film LA PLANÈTE DES SINGES : LE NOUVEAU ROYAUME . Techniquement impressionnant, narrativement prévisible. LA PLANÈTE DES SINGES : LE NOUVEAU ROYAUME ❤️❤️💛 Techniquement impressionnant, narrativement prévisible. À l’annonce du projet, j’étais assez dubitatif sur l’utilité de faire une suite, car la trilogie précédente est une des rares licences des années 2000 que je trouve maitrisée de bout en bout, avec notamment un dernier épisode frôlant la perfection… Mais le film à la bonne idée de ne pas être une suite directe, et de placer son action plusieurs génération plus tard, et son titre nous proposait d’ailleurs un nouveau départ… Le film a pour lui d’être visuellement sidérant. Les singes n’ont jamais été aussi criants de vérité avec des expressions faciales bluffantes. De même, le travail sur les décors est impressionnant et propose des plans post apocalyptiques du plus bel effet. A quelques détails près, les effets numériques sont parfaitement intégrés et on est loin de la bouillie visuelle que propose la majorité des blockbusters actuels. Bref, il y a un grand soin apporté au visuel, et on en prend plein les yeux. Même si César ne sera plus présent, son aura sera continuellement présente, en devenant un symbole christique, qui sera le thème central du film. Ce nouvel opus offre aussi de nombreuses références au film de 1968, que ce soit sur certains plans, objets ou même la musique. Et il prendra même parfois un malin plaisir à en jouer. Mais, même si la claque visuelle est bien présente et qu’il respecte aussi bien les films passés, son écriture plombe sérieusement l’expérience cinématographique… En premier lieu, les personnages, dont l’écriture est assez simpliste et manichéenne. On passera sur le choix du prénom de notre héros, Noa, au cas où certains spectateurs passeraient à côté de la métaphore religieuse… Un héros qui, bien sûr, est un gentil chimpanzé, accompagné du sage orang outan, et se battant contre le très méchant gorille… Le personnage de Mae sort tout de même du lot et est certainement le plus intéressant. Et même si on devine son parcours lors des prochains épisodes, elle reste plus ambiguë et nuancée. Pour le reste, on a vraiment la sensation qu’on nous ressert le même casting, ce qui a pour conséquence qu’on a du mal à s’attacher aux personnages, qui d’ailleurs ont un développement au moins aussi prévisible que le scénario. L’histoire est très convenu, avec cette quête initiatique du héros qui cherche à sauver sa famille. J’avais continuellement une longueur d’avance sur l’histoire, ce qui fait que j’ai rarement été surpris, et le manque d’émotion flagrant du film n’arrangeant rien, et j’ai fini par trouvé le temps long… Alors, oui, visuellement c’est assez dingue, et le grand spectacle est bien là. Mais pour le coup l’écriture à finit par me sortir du film qui aurait clairement gagné à être raccourci pour se concentrer sur le spectacle, ou alors réellement développer ses personnages… Partager

  • Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil…

    Découvrez notre critique du film A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY . Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY ❤️❤️ Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… Il y avait pourtant tout pour séduire : une idée originale, celle de deux âmes perdues traversant des portes pour revivre les souvenirs de leurs passés, et peut-être, se redécouvrir. Porté par une photographie soignée et une promesse de romance poétique, A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY avait tout pour séduire. Malheureusement, la magie n’opère jamais. Le film enchaîne de jolis tableaux et tente de mêler les genres, allant du mélo au fantastique, en passant par la comédie musicale. Mais derrière cette ambition esthétique se cache une œuvre trop artificielle, où l’émotion peine à se frayer un chemin. Le récit devient une succession de scènes censées exposer les traumatismes des protagonistes et expliquer leur incapacité à aimer, sans réelle progression ni profondeur. Le récit, désordonné, peine à développer ses personnages dont le cheminement émotionnel semble forcé, trop calculé pour émouvoir. Malgré le charisme indéniable de Margot Robbie et Colin Farrell, l’alchimie ne prend pas et on ne croit jamais en leur amour. Leurs échanges, alourdis par des dialogues trop écrits et d’une mièvrerie maladroite, peinent à convaincre. Tout est trop appuyé, comme cette musique, omniprésente, qui cherche désespérément à tirer des larmes… mais ne fait que bercer l’ennui. Le film, qui voulait être un voyage poétique et réconfortant, mais on est loin du merveilleux ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . Il s’enlise finalement dans une guimauve sentimentale, où la beauté formelle ne suffit pas à masquer le vide émotionnel. Partager

  • Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure.

    Découvrez notre critique du film FRANKENSTEIN . Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. FRANKENSTEIN ❤️❤️❤️❤️ Ce monstre de cinéma qui aurait mérité de prendre vie dans une salle obscure. Deux ans après avoir adapté avec brio PINOCCHIO , Guillermo Del Toro s’attaque à un monument de la littérature avec FRANKENSTEIN. Un choix qui apparait comme une évidence, tant cette œuvre fantastique colle parfaitement à l’univers du réalisateur. Elle devient un formidable terrain de jeu, avec ce mélange de conte, d’horreur, de romantisme et de poésie qu’affectionne Del Toro. Rarement l’horreur n’aura été aussi belle à l’écran. Visuellement, le film est un régal. Les décors gothiques et les costumes somptueux plongent immédiatement dans l’ambiance du XIXᵉ siècle, tandis que le travail sur les couleurs, associant chaque personnage à une teinte particulière, transforme chaque plan en tableau. Les clair-obscurs rappellent l’œuvre de Caravage, et la musique d’Alexandre Desplat sublime la dualité entre horreur et beauté. Seul bémol : certains effets numériques, notamment sur les animaux, manquent de réalisme. Encore une fois, il y a une énorme frustration de ne pas pouvoir découvrir une telle œuvre dans une salle de cinéma. Mais FRANKENSTEIN ne se limite pas à sa beauté visuelle. Del Toro explore en profondeur les thèmes du roman : solitude, rejet, quête de savoir et responsabilité morale. Il multiplie les détails et les symboles, notamment sur la religion. Mais surtout, il nous livre une fable philosophique profonde où Dr Frankenstein et sa créature deviennent les deux faces d’une même pièce, chacun enfermé dans son isolement et confronté à sa monstruosité. Le réalisateur a toujours montré son amour pour les monstres et en fait le point d’orgue de son film rendant Victor Frankenstein bien plus monstrueux que sa créature. Et même s’il prend quelques libertés avec le roman, il réussit à offrir une véritable humanité à la créature. Le film doit aussi beaucoup à son casting. Oscar Isaac est habité par ce scientifique obsédé par ses ambitions, rongé par l’orgueil et les remords. Mais c’est Jacob Elordi, découvert dans EUPHORIA , qui impressionne le plus. L’acteur trouve ici son plus beau rôle, avec un jeu reposant énormément sur le corps et le regard rendant la créature à la fois fragile et terrifiante. Bien plus qu’un film d’horreur, le FRANKENSTEIN de Del Toro est une tragédie romantique sur la condition humaine et un des très grands films de l’année. Il signe non seulement une réinvention du mythe, mais une déclaration d’amour aux monstres et à l’humanité. Partager

  • DANS SES YEUX : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film DANS SES YEUX . DANS SES YEUX ❤️❤️❤️❤️ 1974, Buenos Aires. Benjamin est obsédé par une enquête dont il était en charge 25 ans plus tôt et décide d’écrire un roman sur cette histoire. DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus. Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur. Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême. La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante. De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée. Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes. D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre… Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle. Partager

  • ALABAMA MONROE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film ALABAMA MONROE . ALABAMA MONROE ❤️❤️❤️❤️❤️ D'un côté Didier, romantique athée, leader d'un groupe de Bluegrass et vouant une admiration pour les États-Unis. De l'autre, Élise, chanteuse de Country et tatoueuse ouverte à la spiritualité. Leur union fusionnelle, rythmée par la musique, donnera naissance à Maybelle. Un bonheur qui sera foudroyé quand la maladie touchera leur enfant... Alors, oui, que les choses soient claires, même si le film vous offrira un très grand moment de cinéma, ça ne sera pas une partie de rigolade... Le film prend le choix judicieux d'une temporalité éclatée et enchaîne les allers-retours dans le temps. C'est même une des forces du film, car ça permet d'alterner des moments tragiques et éprouvant à d'autres imprégnés de joie, d'amour et d'un humour contagieux. On navigue constamment entre un feel-good movie entraînant et une tragédie déchirante. Ces ruptures de ton permettent de donner un peu de répit au spectateur tout en approfondissant la relation entre ce couple qui se livre un amour passionnel. Car oui, l'expérience sera éprouvante et à moins de ne pas avoir de cœur, il risque d'être malmené par le visionnage. La musique a une place prédominante dans le film, jusqu’à en devenir un personnage à part entière. Elle sera le lien entre nos deux héros. D'autant plus que la participation musicale est grandiose. On retiendra les scènes de concert où les paroles des chansons souligneront parfaitement les émotions des personnages. Certains morceaux restent immanquablement gravés en mémoire et sont d'autant plus marquants qu'ils sont sublimés par une photographie magnifique. L’interprétation du couple est remarquable et est pour beaucoup dans la réussite du film. L'alchimie entre eux est totale et décuple les émotions ressenties par le spectateur. Il y a un réalisme pesant, intensifié par la justesse et l’intensité du jeu des acteurs, dans leur descente aux enfers. On assiste à des scènes intimes qui montrent l’amour et la passion nourrissant leur couple. Leurs convictions opposées vous amèneront à réfléchir sur les bienfaits de la science ou de la religion, sans pour autant prendre parti. Un film choc qui prend aux tripes, jusqu'à son final sublimissime qui, comme le reste du film, vous laissera avec un mélange de déchirement et de poésie… Partager

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