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  • LA NUIT DU 12 : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LA NUIT DU 12 . LA NUIT DU 12 ❤️❤️❤️❤️💛 Ce film est une petite pépite !!! Tu as beau savoir dès le début que c'est une enquête non élucidée, c'est passionnant de bout en bout et extrêmement maitrisé (avec notamment une très belle photographie). Mais ce qui fait que le film atteint des sommets, c'est clairement grâce à son casting et aux dialogues souvent percutants. C'est interprété à la perfection jusqu'au moindre second rôle. C'est clairement féministe, creusant à chaque scène un peu plus la misogynie, mais ça le fait tellement bien. Au final le film devient un reflet de la société qui fait froid dans le dos. Il y a un côté ENGRENAGES tellement tout sonne vrai, ou MEMORIES OF MURDER pour la façon dont le film risque de vous hanter... Vraiment une bonne surprise, un très grand polar, obsédant et d'une grande profondeur. PS : Dominik Moll avait déjà réalisé SEULES LES BÊTES qui était passé inaperçu mais valait déjà vraiment le détour et que je vous invite aussi à découvrir. Partager

  • LES TROIS MOUSQUETAIRES critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES TROIS MOUSQUETAIRES LES TROIS MOUSQUETAIRES ❤️❤️❤️💛 Quand tu adaptes un classique de la littérature, plus que l'histoire, c'est la façon de la raconter qui compte le plus, et ça, Jean-philippe Daguerre et Charlotte Matzneff l'ont bien compris. Car même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans à cause du surjeu assumé qui apporte un côté burlesque à l'ensemble, je dois bien avouer que c'est finalement diablement efficace. On rit beaucoup donc, mais le rythme est aussi assez soutenu. Ça chante, ça danse, des musiciens accompagnent constamment les acteurs en jouant la musique mais aussi certains bruitages. Au final on a douze comédiens qui se donnent à fond, notamment dans des combats chorégraphiés qui en mettent plein la vue. Côté mise en scène on a aussi le droit à de très belles idées, comme avec les scènes de séduction de Milady. Une Milady admirablement incarné par une Caroline Frossard magnitique, intrigante et certainement le personnage le plus touchant de la pièce. Bref, un spectacle familial d'une grande efficacité. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS . DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS ❤️❤️❤️💛 Bon, ça sentait bon le nanar, mais la nostalgie m’a poussé à tenter l’expérience. Que ce soit les films d’heroic-fantasy ou bien les parties de jeux de rôle qui ont bercé mon adolescence. Bref, je n’en attendais pas grand-chose, mais je dois bien avouer, qu’à ma grande surprise, j’ai plutôt passé un agréable moment. Le film est tout de même loin d’être parfait, même s'il évite la purge annoncée. Le scénario est classique et propose des personnages caricaturaux inhérents au genre, mais il arrive à justement jouer avec les codes des films et du jeu de plateau pour finalement parfois réussir à en faire un atout. Visuellement, ça alterne le chaud et le froid, avec certaines scènes impressionnantes et d’autre plus douteuses, comme c’est malheureusement souvent le cas avec les grosses productions du moment. Le film arrive même à proposer quelques scènes marquantes et inspirées comme celle des portails ou un plan séquence numérique mais efficace. Mais, la réussite du film est clairement due à son humour, son rythme et sa bande de bras cassés. Et là aussi, certaines blagues tombent à plat, mais c’est parfois très drôle (la scène des morts vivants est même un délice). Le film est un peu la rencontre entre LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et LES GARDIENS DE LA GALAXIE, pour finalement proposer un divertissement familial, certes loin d’être inoubliable, mais auquel on ne peut pas nier son efficacité. Partager

  • LE BLEU DU CAFTAN : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LE BLEU DU CAFTAN . LE BLEU DU CAFTAN ❤️❤️❤️❤️ Halim et Mina, gérants d’une boutique de Caftan au Maroc, vivent avec le secret du mari et de son homosexualité refoulée dans une société où elle est réprimée. Ils vont voir leurs vies chamboulées par l’arrivée d’un jeune apprenti et la maladie de Mina. Avec un pitch pareil, et son triangle amoureux, il y avait moyen que ça tombe dans la facilité, les clichés et le putassier, et pourtant c’est tout le contraire. Ici, tout est suggéré et souligné par un silence, un regard, un geste, un non-dit, qui vont laisser le temps aux émotions de s’installer pour mieux vous prendre aux tripes. C’est d’une subtilité et d’une pudeur qui laissent admiratif. L’amour qui se dégage de ce couple transperce l’écran, d’autant plus que leur personnalité et le jeu des acteurs rendent nos protagonistes extrêmement attachants. Un amour qui se verra renforcé au fil des événements. Il y a un travail minutieux sur les plans dont se dégagent une véritable sensualité. Tout comme le souci du détail en ce qui concerne les lumières, les textures des tissus et des peaux, ou bien les gestuelles… Et bien sûr, ce soin particulier quand il est question de filmer l’élaboration de ce caftan qui donne son nom au film, et qui est une ode à cet artisanat. Le film offre son lot de scènes fortes de sens et dont certains passages sont empreints de poésie, comme cette scène de danse… Un gros coup de cœur !!! Un film intimiste, bouleversant et d’une délicatesse infinie auquel je pardonnerai allègrement le fait que la fin se laisse deviner, sans pour autant nuire aux émotions, ni aux propos du film. Partager

  • MATRIX RESURRECTIONS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film MATRIX RESURRECTIONS . MATRIX RESURRECTIONS ❤️💛 Clairement le film va diviser, et ce n'est pas la dizaine de personnes qui a quitté la salle hier qui dira le contraire... Moi même je suis très mitigé. Je n'ai toujours pas vu la BA, donc je ne vais rien dire sur l'histoire pour être sûr de ne pas spoiler. A l'inverse d'un Ghostbuster ou d'un Spider man, le film ne brosse pas son public dans le sens du poil. Même si il y a quand même énormément de fan service. Une bonne partie des spectateurs va déjà rejeter la première heure. C'est bête, car à mon sens est la grande réussite du film. J'ai vraiment beaucoup aimé, c'est surprenant, intelligent et complètement méta. C'est fun, plutôt bien foutu et même assez drôle. Malheureusement, ça retourne dans les travers des épisodes 2 et 3, en essayant inutilement de tout expliquer et rendant le tout complexe et chiant pour pas grand chose. Passé la 1ère heure, je me suis doucement ennuyé. Et pire, là où tu attends d'un Matrix des scènes d'action qui en mettre plein la gueule, c'est vraiment pauvre. Au mieux, c'est du déjà vu (et dans la matrice, c'est pas bon signe ^^), mais surtout c'est sans inventivité et "sur-cuté" (comme cette scène dans un train illisible). C'est encore plus flagrant, quand le film utilise de flashbacks des premiers (qui cumulent des plans devenus cultes, alors que là... pas sûr de garder une image en tête d'ici quelques mois...) Tu as même parfois l'impression que c'est voulu tant le film semble être un pied de nez à toutes les grosses productions actuelles. Après, je suis un peu méchant, car le climax est pas trop mal foutu, mais ne sauve pas l'ensemble. Alors si il y a un truc qui n'a pas changé : dans la trilogie, l'histoire Néo-Trinity je m'en battait le steack... c'est toujours le cas... Bref, même si ça démarrait bien, comme pour Spidey, sans être fondamentalement mauvais, je suis ressorti clairement déçu. Pour moi c'était vraiment dispensable et pas sûr de le revoir un jour. Partager

  • SOUL : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film SOUL . SOUL ❤️❤️❤️❤️❤️ Quelle tristesse de devoir voir ce film sur petit écran, qui n’a d’égal que l’amour que je lui porte. Car OUI, pixar signe une nouvelle fois un film merveilleux qui aurait tellement mérité d’être vu sur grand écran et surtout d’offrir à tout le monde une chance de le voir… Pete Docter, non content d’avoir signé ce qui fait partie des plus beaux chefs d’œuvre de l’animation (Monstre et compagnie, Là-haut et Vice Versa), enfonce encore le clou en réussissant une nouvelle fois à représenter « l’invisible » avec cette aventure métaphysique. A ce titre, il va encore plus loin que Vise Versa. Il nous en présente en quelque sorte une version plus adulte, au risque de perdre une partie des plus jeunes. Parce que oui, même si le côté poétique et l’humour réussiront à capter un minimum leur attention, c’est clairement l’œuvre la plus mature du studio. Le scénario semble assez classique sur le papier, avec ce voyage initiatique, mais c’était sans compter sur le talent de Pixar qui nous propose un conte philosophique original bourré d’idées et avec une réelle profondeur. Et surtout, ils ont eu la bonne idée de garder secret un twist qui est certainement la meilleure idée du film. Le film arrivera à nous questionner sur qui nous sommes et nous faire réfléchir sur le sens de la vie. Comme toujours avec Pixar, c’est une claque visuelle. Il y a un réel contraste entre les deux univers, mais dans les deux cas on reste émerveillé par tant de beauté. Que ce soit New York avec ses images multicolores au réalisme bluffant et son agitation. Mais aussi ce « Grand avant » avec son côté abstrait et stylisé, son univers oniriques, ses couleurs pastelles et sa zen attitude ambiante. Le tout est sublimé par un travail sur les lumières qui laisse admiratif. Chaque scène est un émerveillement qui aurait offert une expérience folle au cinéma… L’opposition entre ses deux univers est aussi appuyée par une musique magnifique. Bien sûr le Jazz, la passion de notre héros, pour les parties New-Yorkaises mais surtout la partition électro magistrale de « l’autre monde » qui est un appel au rêve et à l’évasion. Bref, c’est compliqué de parler de Soul sans trop en dévoiler, mais ce film fait un bien fou. Pixar arrive une nouvelle fois à nous proposer un univers à la créativité débordante, mêlant humour, tendresse et enchantement. Un film, parfois drôle, souvent touchant. Un feelgood movie qui fait tellement de bien par les temps qui courent et qui nous fait ressortir de cette expérience avec une seule idée en tête « Profiter de l’instant présent » Magnifique jusque dans sa dernière réplique, à l’image du film : Parfaite. Partager

  • L’expérience théâtrale la plus folle du OFF

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle HAPPY APOCALYPSE L’expérience théâtrale la plus folle du OFF HAPPY APOCALYPSE ❤️❤️❤️❤️ L’expérience théâtrale la plus folle du OFF Avec HAPPY APOCALYPSE, on pénètre de plain-pied dans un univers déroutant et hybride, à la croisée de la fable musicale, du théâtre visuel et de la performance électro-pop. La scénographie impressionne dès les premières minutes : un décor amovible, aux multiples fenêtres, se transforme sans cesse sous nos yeux. Ça s’ouvre, ça se ferme, ça pivote, ça roule… Cette machinerie théâtrale inventive donne souvent l’impression de lire une bande dessinée dont les cases se dévoilent sous nos yeux. La mise en scène ne cesse de surprendre. On est happé par cette fresque sensorielle foisonnante, saturée de trouvailles visuelles et sonores. Les costumes, notamment ces têtes d’animaux, contribuent à une atmosphère à la fois onirique et inquiétante, renforçant le sentiment d’étrangeté qui traverse tout le spectacle. La musique jouée en live occupe une place centrale et transforme la représentation en un véritable show. Elle participe pleinement à cette ambiance unique et renforce l’atmosphère à la fois onirique et troublante. HAPPY APOCALYPSE est dense, c’est même peut-être sa limite. Il demande au spectateur une disponibilité totale, un abandon presque hypnotique. On a cette étrange sensation d’être plongé dans un rêve. L’histoire, peu linéaire, échappe aux codes narratifs traditionnels. Par moments, on se sent un peu perdu, voire dépassé, comme si le flot d’images et d’idées nous emportait au-delà de la compréhension immédiate. Une véritable poésie se dégage de l’ensemble, avec un texte parfois sublime et un discours profond sur notre avenir, la nature, la science et la tolérance. Alors oui, c’est radical et la proposition risque de diviser. Mais même si j’ai parfois décroché, je ne suis pas prêt d’oublier cette expérience sensorielle unique. C’est clairement une œuvre envoûtante, visuellement impressionnante. Le genre de spectacle qui laisse des traces, des images gravées dans la tête, des sensations fortes et durables. Ce n’est pas une expérience théâtrale anodine : c’est un choc esthétique. Sans doute l’un des spectacles les plus fous à voir cette année à Avignon. Décidément, la troupe F.O.U.I.C. ne cesse de m’impressionner au fil des années. Ils prouvent une nouvelle fois leur talent pour la mise en scène, leur capacité à se renouveler et leur maîtrise de la poésie visuelle. Même si j’ai été plus touché par leur travail narratif par le passé, c’est certainement leur proposition la plus impressionnante à ce jour. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Anatomie d’une violence systémique

    Découvrez notre critique du film DOSSIER 137 . Anatomie d’une violence systémique DOSSIER 137 ❤️❤️❤️💛 Anatomie d’une violence systémique Avec DOSSIER 137, Dominik Moll s’aventure sur le terrain glissant des violences policières. Mais loin d’en faire un film à charge, il adopte un point de vue subtil en suivant une enquêtrice de l’IGPN. Un choix judicieux, qui installe le récit dans une véritable zone grise. Comme dans LA NUIT DU 12 , ce qui intéresse le réalisateur n’est pas tant le résultat de l’enquête que son déroulement et les failles d’un système. La « police des polices », mal aimée à la fois des policiers qu’elle contrôle et des citoyens qui lui reprochent l’absence de sanctions, devient ainsi le prisme idéal pour interroger un mécanisme opaque. En situant l’histoire dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes, Moll éclaire un aspect rarement traité : des unités envoyées au casse-pipe, parfois non formées au maintien de l’ordre, sous-équipées, et soumises à une pression politique immense pour « sauver la République ». Sans excuser les violences policières, le film rappelle que ceux qui en sont auteurs sont aussi des humains, soumis à des conditions extrêmes. Même s’il dénonce ces violences, DOSSIER 137 ne tombe jamais dans le manichéisme. Il donne la parole aux victimes, aux policiers mis en cause, mais aussi à ceux qui ont été broyés par un système défaillant. Il interroge l’impact d’une minorité de policiers violents sur le ressenti des citoyens à l’égard des forces de l’ordre. Le film adopte une rigueur quasi documentaire, avec une mise en scène dépouillée et méthodique. Les interrogatoires, souvent filmés sous plusieurs angles, maintiennent une tension constante, tout comme la manière dont les images (smartphones, vidéosurveillance, médias) sont analysées, recoupées, interprétées. C’est un film où l’on ressent le doute, l’incertitude, la difficulté de faire émerger la vérité dans un contexte saturé d’émotions et de procédures. Une approche certes un peu didactique, mais qui fait la force du film : il expose sans surdramatiser, montre plus qu’il ne démontre, et laisse le spectateur se frayer un chemin dans la complexité du sujet. Enfin, comment ne pas évoquer Léa Drucker, qui porte le film. Quelques mois après DANS L'INTÉRÊT D'ADAM , elle impressionne une nouvelle fois par sa force tranquille. Elle incarne une enquêtrice dont la froideur professionnelle masque un tumulte intérieur perceptible dans ses regards. Une composition d’une grande justesse, qui donne au film autant son humanité que sa tension. Dominik Moll signe un polar social tendu, réaliste et profondément engagé, qui radiographie les institutions policières sans jamais tomber dans la caricature. Partager

  • Une histoire d’amour ne se raconte pas toujours en commençant par le début.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA CONFITURE DE COINGS Une histoire d’amour ne se raconte pas toujours en commençant par le début. LA CONFITURE DE COINGS ❤️❤️❤️ Une histoire d’amour ne se raconte pas toujours en commençant par le début. La Confiture de coings est une comédie romantique qui fait le choix aussi original que pertinent de nous raconter une histoire d’amour à l’envers . Dès les premières minutes, nous découvrons Romane et Jules, un couple âgé de 90 ans, fragiles et tremblants, partageant un simple goûter. Sans qu’un seul mot ne soit prononcé, tout est déjà compris : la complicité, la douceur des habitudes et l’immense tendresse qui les unit après des décennies passées ensemble. C’est alors autour d’un geste anodin — Romane qui décide de compter les miettes de ses biscottes — que le spectacle ouvre une porte vers le passé. Ce petit rituel devient le point de départ d’un voyage dans le temps où chaque scène nous ramène dix ans en arrière, dévoilant progressivement les différentes étapes de leur histoire. Ce choix de construction donne au récit une dimension particulièrement touchante, en nous invitant à observer non pas la naissance d’un amour, mais tout ce qui l’a façonné au fil des années. La pièce est portée par un ton tendre et émouvant qui survole l’ensemble avec beaucoup de délicatesse. Elle trouve un équilibre subtil entre humour et mélancolie , alternant les sourires face aux petits moments du quotidien et les instants de grâce où leur amour saute aux yeux. Cette émotion repose aussi largement sur les épaules des deux comédiens, dont le jeu sensible et sincère donne vie à un couple immédiatement attachant. Leur justesse crée une véritable proximité avec Romane et Jules , invitant les spectateurs à se reconnaître dans leurs gestes, leurs souvenirs et cette histoire d’amour construite au fil des années. La mise en scène choisit également une forme de simplicité efficace. Les cartons présents sur le plateau deviennent un élément symbolique particulièrement réussi : manipulés au fil des changements d’époque, ils donnent l’impression que Romane et Jules déménagent avec eux un nouveau fragment de leur existence à chaque saut dans le temps. Le décor devient ainsi le témoin discret des différentes étapes de vie qu’ils ont traversées ensemble. Malgré toutes ces qualités, une légère frustration demeure. Si la pièce possède une réelle capacité à émouvoir, il m’a manqué cette montée émotionnelle plus forte que le récit semblait pouvoir offrir. Une épreuve importante traversée par le couple est évoquée avec discrétion, mais elle ne sera finalement jamais véritablement explorée par la suite. J’aurais aimé que cette blessure devienne un véritable cœur dramatique, qu’elle apporte une profondeur supplémentaire à cette histoire d’amour qui semblait pouvoir atteindre une intensité encore plus grande. Au-delà de son pitch séduisant, c’est aussi son affiche qui m’a donné envie de pousser les portes de ce spectacle . Elle porte déjà en elle cette promesse de tendresse et de poésie que la pièce cherche à transmettre. Une promesse largement tenue par un spectacle délicat, humain et sincère, qui célèbre avec douceur la force des liens construits au fil d’une vie. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • KIDS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle KIDS KIDS ❤️❤️❤️💛 Décidément, cette journée aura eu un dénominateur commun : La guerre… Après, la première et deuxième guerre mondiale, celle au Liban, nous voici à Sarajevo, où nous rejoignons huit adolescents orphelins qui apprennent à survivre ensemble. Malgré leurs différences ethniques et religieuses, ils forment un groupe soudé, bien loin de la bêtise des adultes. La guerre se termine, et pourtant leur combat restera le même… Dans un coin de la scène, un micro où le narrateur va nous conter l’histoire de ces jeunes qui laisseront indéniablement une trace dans notre mémoire… On fera des allers-retours dans le temps pour découvrir cette bande d’enfants qui n’est pas sans rappeler celle de Peter Pan. On découvre leurs rêves, leurs doutes et leurs espoirs. Il y a énormément de rythme et le spectacle est emporté par l’énergie de la jeunesse et leur insouciance apportant un vent de poésie à la pièce. La mise en scène virevoltante fera une belle place à la musique et sera entrecoupée de chansons. Les huit jeunes comédiens, dont la complicité est flagrante, nous livrent un spectacle qui nous fera basculer entre rire et émotion. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • LES GRENOUILLES DE BAIKAL critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GRENOUILLES DE BAIKAL LES GRENOUILLES DE BAIKAL ❤️💛 Il y a des moments où tu aurais tellement voulu aimer que la déception est d’autant plus forte… J’avais vraiment hâte de découvrir la première mise en scène d’Aïda Asgharzadeh qui m’avait émerveillé les années précédentes avec LA MAIN DE LEILA et LES POUPEES PERSANES. Alors, niveau mise en scène, pour le coup c’est plutôt positif avec un travail sur les mouvements perpétuels du décor afin de faire voyager le spectateur. Mais je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages, ce qui m’a vite fait décrocher du spectacle. Pourtant l’histoire a du potentiel, avec ce jeune bègue qui emmène sa dulcinée à la mémoire défaillante dans un voyage improbable. Et même si nos deux héros ont réussi à m’éveiller un soupçon d’émotions, pour ce qui est des autres rôles c’était beaucoup plus compliqué et il manquait, pour moi, ce petit plus de magie qui n’opère jamais réellement. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • TU SERAS UN HOMME PAPA critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TU SERAS UN HOMME PAPA TU SERAS UN HOMME PAPA ❤️❤️❤️❤️❤️ Il y a des fois tu as beau savoir que tu vas te prendre un uppercut, que ça va risque de faire mal, ça ne change rien tu ressors KO C'est pour ça que j'y suis allé avec mon presque-grand-frère, Lilian, car je me doutais que ça allait être une épreuve et que j'aurai besoin d'une épaule pour me soutenir (et comme souvent, avec Lilian, elle était là) TU SERAS UN HOMME PAPA Le pitch : C'est le récit des 13 jours de la trop courte vie de Roman, né prématurément, au travers de regard de son père Et c'est fait avec une telle pudeur. Il serait facile de faire dans le larmoyant, mais non, Gaël Leiblang choisit de ne rien rajouter. C'est d'une telle justesse dans les émotions que tu traverses avec ce genre d'épreuve (les doutes, l'angoisse, l'espoir, l'impuissance... jusqu'à la résilience) Souvent l'auteur utilise le sport pour nous illustrer le combat contre cette épreuve, et c'est d'une efficacité exemplaire, nous offrant des tableaux intenses... Alors oui, il est clair qu'on en ressort pas indemne, mais c'est tellement rare de voir un spectacle sur ce sujet, malheureusement tellement tabou Vous savez comment on appelle un homme qui perd sa femme? Un veuf Vous savez comment on appelle un enfant qui perd ses parents? Un orphelin Vous savez comment on appelle un parent qui perd son enfant? Aucun mot n'existe pour ça... Et ça résume tout C'est quand même dingue, dans la langue française (une des plus riche au monde) il n'y a pas un putain de mot qui a été inventé pour ça. Comme si ça ne devait pas exister. Et pourtant, quand tu le vis, je peux vous assurer qu'un simple mot fait la différence. Alors merci, Gaël Leiblang, 1000 merci, pour avoir su trouver les mots justes pour raconter ça Merci pour tous les Roman, tous les Martin T'es mon PUTAIN DE HEROS de ce festival OFF Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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