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- Nicolas Devort, ce comédien aux milles visages…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LISA Nicolas Devort, ce comédien aux milles visages… LISA ❤️❤️❤️💛 Nicolas Devort, ce comédien aux milles visages… Une seule chose a suffi pour me convaincre de découvrir ce spectacle : Nicolas Devort.Je l'avais découvert dans Le bois dont je suis fais , mais comme beaucoup, c'est avec son fabuleux Da ns la peau de Cyrano que son immense talent m'a explosé aux yeux. Ce comédien a un véritable don. Seul sur scène, il incarne avec une fluidité exemplaire une pléiade de personnages , sans aucun décor ni accessoires, et surtout avec la prouesse de ne jamais perdre le spectateur. Par une mimique, une gestuelle ou un timbre de voix, il jongle entre les différents protagonistes et le public finit par oublier qu'il est seul, son imagination faisant le reste pour le transporter dans le récit. Je ne m'étais donc absolument pas renseigné sur l'histoire, et je ne m'étendrai pas sur le sujet ici. On découvre une mère et sa fille qui vivent une relation fusionnelle suite à la mort du père. Et le jour où chacune fait entrer un homme dans sa vie, cela va bousculer les liens qui unissent ces deux femmes. Pour tout dire, dans un premier temps, en découvrant cette ado qui se cherche, j'ai même eu peur d'une redite avec le fameux Da ns la peau de Cyrano , et j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans. Sauf que c'est assez malin et bien plus profond qu'il n'y paraît . L'histoire a même fini par me saisir sans jamais me relâcher... L'absence de décor fait qu'on est focalisé sur le jeu du comédien , nous mettant au cœur des relations entre les personnages. Seules les lumières et la musique viennent parfois inviter le spectateur dans les introspections de l'adolescente. C'est parfaitement dosé, jamais forcé, et cela renforce le propos. Oui, Nicolas Devort a un véritable don : avec rien, il réussit à captiver notre attention et à nous faire plonger dans ses histoires. Je suis déjà curieux de découvrir sa prochaine création... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un huis clos poignant sur le poids des décisions.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX Un huis clos poignant sur le poids des décisions. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX ❤️❤️❤️❤️ Un huis clos poignant sur le poids des décisions. Sur scène, deux femmes dans un hall d’hôpital : l’une attend des nouvelles de son mari, l’autre de son fils… Le début du spectacle m’a un peu dérouté. J’ai eu l’impression d’assister à deux seules-en-scène traitant d’un même thème : deux femmes face à une attente insoutenable, s’interrogeant sur les choix qui les ont menées jusqu’ici. Et puis, peu à peu, ces destins parallèles commencent à se rapprocher. Les comédiennes vont endosser tous les rôles pour nous livrer des fragments de vies passées. Le décor, d’un minimalisme assumé – quelques chaises, des néons, un jeu de lumière subtil – laisse toute la place à la force du texte et à la puissance du jeu. Les souvenirs s’entrelacent à des monologues intimes, nous confrontant à cette question vertigineuse : Et si ? Et si l’on avait fait un autre choix ? Peut-on vraiment échapper à son destin ? L’écriture est d’une qualité rare. À la fois sensible, précise, profonde, elle vient toucher quelque chose d’universel en nous. Culpabilité, responsabilité, poids des décisions, résilience : tout est là. Le texte joue avec nos émotions, les déstabilise, bascule d’un instant d’humour à une réplique qui claque comme une gifle. On s’attache intensément à ces deux femmes, oscillant entre tendresse, doute et rage. Les comédiennes sont remarquables. Elles passent d’un personnage à l’autre avec une fluidité désarmante et nous font croire en chaque personnage grâce à la justesse des émotions qu’elles dégagent. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX est un spectacle intense, bouleversant, qui monte en puissance jusqu’à un dernier acte qui vous coupe le souffle. J’en suis ressorti sonné… mais profondément touché. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Je n'ai pas vu tous ses films et même si je ne les ai pas tous apprécié, il y en a qui pour moi sortent vraiment du lot LAURENCE ANYWAYS, MOMMY, JUSTE LA FIN DU MONDE... et on est dans le même registre que ces trois films. On retrouve les thèmes qui lui sont chers : la mère, les familles dysfonctionnelles, les non-dits, les addictions, les secrets de famille qu'on préfère cacher sous le tapis... Il livre un grand drame psychologique, qui prend des allures de thriller, avec les allers retours dans le temps pour expliquer justement pourquoi chaque membre de cette fratterie s'est retrouvé brisé... Il y a même parfois un côté horrifique, même si beaucoup moins présent. En tout cas le mec me laisse admiratif par son talent et sa filmo, vu son âge. Il y a déjà la virtuosité de sa mise en scène qui offre des scènes très fortes, mais surtout sa direction d'acteur et le soin qu'il porte à l'écriture de ses personnages, sa façon de les filmer au plus près, intensifiant les émotions véhiculées, jusque dans les moments de silence qui prennent tellement de sens. Le personnage de la sœur est dingue et Julie Lebreton, que je ne connaissais pas, m'a mit sur le cul. Puis, ses choix musicaux sont comme souvent bien choisis, et ici il est aidé pas Hans Zimmer. Bref, très bon moment, et même si la fin se laisse deviner, ou bien que l'histoire aurait pu tenir en 4 épisodes, ça n'enlève rien à la puissance de cette tragédie. Après, si vous êtes hermétique à son cinéma, ce n'est pas cette série qui va vous réconcilier avec lui. Partager
- Une comédie où le destin se joue à pile ou face.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle A PILE OU FACE Une comédie où le destin se joue à pile ou face. A PILE OU FACE ❤️❤️❤️ Une comédie où le destin se joue à pile ou face. Ce qui frappe immédiatement dans À pile ou face , c’est son dispositif scénique aussi simple qu’ingénieux : placer le hasard au cœur même du récit . Dès les premières minutes, une pièce est confiée à un spectateur, devenu complice du spectacle. À chaque moment charnière, le couple au centre de l’histoire décide de remettre son destin entre les mains d’un lancer : Pile ou face, et c’est toute une nouvelle branche narrative qui s’ouvre. Ce principe donne naissance à une mécanique aussi ludique que fascinante, où chaque représentation devient unique, imprévisible, presque vivante. Cette structure à embranchements est renforcée par un usage habile de la vidéo, qui permet de multiplier les personnages et les situations. Un véritable souffle cinématographique traverse le spectacle qui séduit aussi par son atmosphère. Impossible de ne pas penser à l’univers du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain : que ce soit par la musique, la douceur teintée de fantaisie, le goût pour les petits riens qui font basculer une vie, il y a une poésie délicate qui donne à l’ensemble une dimension tendre et légèrement mélancolique. Au centre de ce jeu des possibles, il y a ce duo de personnages tendres et attachants . Derrière leur relation, faite de choix, de doutes et de bifurcations se cache une question universelle : et si nos vies avaient basculé autrement ? Qui ne s’est jamais demandé ce qu’il serait advenu si un choix avait été différent ? Même si l’on tombe facilement sous le charme du procédé et de cette idée de faire du hasard le moteur du récit, le dispositif trouve aussi certaines limites. À force de multiplier les embranchements et les possibilités, on peut parfois avoir le sentiment d’assister davantage à une succession de saynètes indépendantes qu’à une véritable histoire qui avance de manière continue. Le concept reste séduisant, mais il peut parfois prendre le pas sur l’émotion et sur la profondeur du récit. De la même manière, l’utilisation de la vidéo, aussi inventive soit-elle, finit parfois par prendre un peu trop de place. Si elle permet d’enrichir l’univers, de multiplier les personnages et d’apporter cette dimension presque cinématographique au spectacle, elle attire parfois tellement le regard qu’elle tend à éclipser le jeu des comédiens présents sur scène. Malgré ces quelques limites, À pile ou face reste une expérience théâtrale singulière , où le hasard devient un véritable partenaire de jeu et où chaque représentation offre la promesse d’un voyage différent. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique CONTRE-TEMPS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONTRE-TEMPS CONTRE-TEMPS ❤️❤️❤️ Contre-temps est un biopic musical sur François Courdot, un artiste français méconnu mais à la carrière surprenante. A la façon d'une conférence, deux comédiennes, accompagnées d'un pianiste, vont nous raconter la vie abracadabrante de ce compositeur tout en interprétant des standards d'opérettes, de comédie musicale et de jazz. Si ce spectacle brille, c'est bien par le talent des deux chanteuses et par l'énergie qu'elles déploient. On retrouve notament, Marion Preïté qui m'avait déjà impressionné dans le fantastique COMÉDIENS! Elles ont toujours réussi à garder mon attention grâce à leurs performances vocales et à l'humour qu'elles apportent à leur narration. Le pianiste proposera plusieurs apartées souvent hilarantes où il décryptera la musique de l'artiste. Mais, malgré ça, je dois tout de même avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, même si la deuxième partie est captivante, tant les rebondissements s'enchaînent jusqu'à une révélation finale qui laisse sans voix. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LAISSE-MOI PARTIR Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. LAISSE-MOI PARTIR ❤️❤️❤️💛 Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. Même si la raison du départ de Mathieu est rapidement abordée, je ne m’attarderai pas dessus ici. Ce qui m’intéresse surtout dans Laisse-moi partir , c’est la manière dont la pièce parvient à transformer un sujet difficile en un véritable moment de vie, avec une grande sincérité . Car l’une des grandes réussites du spectacle est de trouver un équilibre particulièrement juste entre l’émotion, l’humour et la tendresse . Et surtout, Laisse-moi partir est souvent très drôle. La pièce ne cherche jamais à provoquer le rire artificiellement : l’humour naît des situations, des caractères, des maladresses et de cette manière très humaine qu’ont les membres d’une famille de se parler, parfois de se chamailler, parfois de se blesser sans réellement le vouloir. Ces moments de légèreté apportent un souffle bienvenu et rendent les passages plus intimes et plus émouvants encore. Le propos aurait pourtant pu facilement basculer dans le pathos ou le mélodrame, mais la pièce évite constamment cet écueil. Elle aborde un sujet lourd avec pudeur et justesse, sans jamais enfermer ses personnages dans la tristesse. Au contraire, elle célèbre la vie, les liens familiaux et ces petits instants de bonheur qui prennent parfois une importance immense. Si Laisse-moi partir fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à l’écriture de ses personnages. La pièce alterne avec beaucoup de finesse les dialogues familiaux, les moments de partage, les souvenirs, mais aussi les disputes et les incompréhensions. Ces ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées : on peut passer du rire à l’émotion en quelques secondes... Ici, personne n’est caricatural. Chacun porte ses propres fêlures, ses maladresses, ses regrets ou ses difficultés à exprimer ce qu’il ressent. Ce sont justement ces imperfections qui rendent les personnages profondément attachants . On se reconnaît dans leurs réactions parfois excessives, dans leurs silences, leurs petites piques, mais aussi dans cette façon parfois maladroite d’aimer ceux qui nous entourent. La relation entre Mathieu et sa sœur est d’ailleurs particulièrement réussie. Leur rapport complexe, fait de tendresse et de tensions, de « je t’aime, moi non plus », sonne avec beaucoup de vérité. Derrière les disputes et les reproches apparaît une complicité évidente, celle de deux personnes qui se connaissent parfaitement et qui, malgré leurs différences, restent profondément liées. Cette complicité se retrouve également sur scène grâce au trio formé par Romain Poli, Cécile Covès et Christine Gagnepain. Leur entente est évidente et communicative. On croit immédiatement à cette famille , à ses habitudes, à ses blessures et à son amour, tant les trois comédiens donnent une grande authenticité à leurs personnages. Leur plaisir de jouer ensemble se ressent et participe largement au charme du spectacle. Même si le fond de Laisse-moi partir est lourd, la pièce choisit de l’aborder avec une véritable lumière. Elle nous rappelle l’importance des liens qui nous unissent, des moments partagés et de ces mots que l’on repousse parfois à dire. Au-delà de son sujet, le spectacle est une invitation à profiter de la vie et à dire à ceux qui comptent qu’on les aime . Un spectacle profondément humain, souvent drôle, parfois bouleversant, qui laisse derrière lui une belle envie : celle de croquer la vie à pleines dents. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Top 10 - OFF 2026 | Critiques d'un passionné
Découvrez mes coups de coeur du Festival OFF 2026 Top 10 - Festival OFF 2026 Découvrez nos spectacles préférés du Festival OFF Nous voilà déjà à mi-parcours du Festival, et comme chaque année, c’est le moment de partager avec vous mes dix coups de cœur. Une sélection forcément subjective — et loin d’être exhaustive — alors n’hésitez pas à parcourir les autres chroniques si vous êtes en quête de nouvelles découvertes. J’ai fait le choix de ne pas y inclure UNE VIE SUR MESURE , incontournable depuis 16 ans, ni les spectacles que j’ai adorés mais qui affichent déjà complet ( MADE IN FRANCE , LE CHANT DES LIONS , LE PROCÈS D'UNE VIE ...). L’idée est simple : vous proposer uniquement des pièces que vous avez encore la possibilité de voir pendant ce OFF. 10 - UN SOUPÇON D’AMITIÉ Un thriller psychologique qui dansera le tango avec vos émotions. 9 - LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD Une relecture moderne et festive du classique de Marivaux. 8 - ROBERTO ZUCCO Une claque vicérale et immersive d'une rare intensité. 7 - BADJENS Un cri de liberté intense porté par une Alice Rahimi bouleversante. 6 - FAKE Le spectacle que je n’attendais pas… et probablement l’une des plus belles surprises du festival. 5 - TOUT CONTRE LA TERRE Ma grande décharge émotionnelle de ce OFF. 4 - CHIMÈRE Une traversée émotionnelle bouleversante qui transforme un sujet douloureux en conte lumineux. 3 - MARIUS Une adaptation magistrale du monument théâtral de Pagnol. 2 - JUSTE IRENA Une expérience théâtrale unique, entre magie visuelle, devoir de mémoire et émotion pure. 1 - OLYMPE(S) Une révolution théâtrale hors norme : un tourbillon d’énergie, de musique et de liberté qui fait exploser les codes.
- Critique SUCCESSION – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série SUCCESSION SUCCESSION ❤️❤️❤️❤️❤️ Je profite de la sortie de la 4e et dernière saison pour vous parler de ce qui est pour moi une des plus grande série de tous les temps… mais tellement au-dessus du lot… Bon, OK, il reste une saison, mais je fais entièrement confiance en HBO (encore eux…) pour parfaire ce chef d’œuvre de la télévision. Pourtant, sur le papier, ce n’est pas forcément affriolant. La série va suivre une famille de milliardaire, à la tête d’un conglomérat mondial de média et de divertissement. Et forcément voir ces 1% avec leurs problèmes de riches, ça pourrait facilement laisser le public de marbre. Surtout que toute cette pléiade de personnages sont plus puants les uns que les autres. Mais c’était sans compter sur la plus grande force de la série : son écriture magistrale. Car ce qui est sûr, c’est que vous allez adorer les détester !!! On va donc suivre cette famille dysfonctionnelle s’étriper pour le contrôle de l’entreprise. Un personnage résume parfaitement la chose lorsqu’il dit « A quoi ça sert d’avoir une âme de toutes façons ? ». Car oui, ici, personne n’a de morale, ni de scrupule… Seul le résultat compte et ce que l’on peut en tirer… C’est simple, SUCCESSION, c’est un peu un GAME OF THRONES se déroulant à notre époque, mais exclusivement dans la famille Lanister (et ça tombe bien, car c’était de loin la famille la plus intéressante de la série). La série écrite comme un drame Shakespearien et voir les membres de cette famille s’étriper est un vrai délice (enfin moralement, parce que le rapprochement à GOT s’arrête là). Les dialogues sont savoureux, avec souvent un humour cynique qui est un régal. Les punchlines s’enchainent au rythme assez frénétique de la série. Il y a une réelle tension qui s’installe au fil des épisodes, aidé par une mise en scène « caméra à l’épaule » qui sonne souvent l’impression d’être témoin des évènements et surtout intensifiée par une musique grandiose. Impossible de ne pas parler de la partition musicale, qui avec sa composition symphonique donne souvent des airs d’opéra à l’œuvre. Mais, le plus fort, c’est que malgré toute la haine que l’on va porter à chacun des héros au fil des épisodes, ils tellement bien écrits qu’on finit tout de même à s’attacher à eux, et pire avoir de l’empathie pour eux… Chaque personnage est méprisable mais d’une profondeur assez hallucinante qui fait qu’ils nous passionnent. Comme les liens, souvent malaisants, qui unissent les personnages. Ça donne un sentiment assez dérangeant de se rendre compte qu’on réussit à s’attacher à des individus aussi antipathiques… Mais si ça fonctionne aussi bien, c’est surtout grâce au jeu sans faille des acteurs, jusqu’au moindre second rôle… C’est rare de voir un tel niveau d’interprétation sur l’ensemble d’un casting. Alors, oui, la série demande certainement un certain investissement pour rentrer dedans, mais une fois que c’est fait, ce n’est que du bonheur… Au final, mon seul regret, c’est que ce diamant brut n’est pas connu le succès mérité, alors, si ces quelques mots vous donne l’envie d’y jeter un œil, j’ai tout gagné… Partager
- Un pari fou… magistralement réussi.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle JUSTE IRENA Un pari fou… magistralement réussi. JUSTE IRENA ❤️❤️❤️❤️❤️ Un pari fou… magistralement réussi. Juste Irena , c’est d’abord un pari fou : raconter l’histoire de Irena Sendler, cette infirmière polonaise qui a sauvé 2 500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Un sujet d’une noirceur absolue… que le spectacle parvient pourtant à rendre accessible aux enfants, avec une intelligence et une délicatesse remarquables. Et je ne vais pas le cacher plus longtemps : Juste Irena est un immense coup de cœur . Je vois beaucoup de spectacles, et être surpris devient rare. De plus en plus rare, même. Mais celui-ci fait partie de ces expériences précieuses dont je suis sorti en me disant : « je n’ai jamais vu ça ». Ce qui frappe immédiatement, c’est son ambition démesurée. Le spectacle mêle avec une fluidité bluffante le théâtre traditionnel, les marionnettes et les ombres chinoises, pour un résultat tout simplement hallucinant. À chaque scène, il y a un détail, une trouvaille, une idée qui arrache un « mais c’est génial ». On a la sensation d’assister à une fable visuelle, presque magique, malgré la gravité du sujet. Tout est travaillé avec une précision folle. Les marionnettes, d’une qualité impressionnante, permettent aux comédiennes de s’effacer complètement pour incarner des adolescentes avec une justesse rare — évitant ainsi le piège, souvent maladroit, des adultes jouant des enfants. Et que dire de certains choix visuels, comme ces marionnettes de loups, dont l’apparition marque durablement les esprits. La scénographie est d’une richesse exceptionnelle : jeux d’ombres d’une poésie saisissante, gestion des décors d’une inventivité constante, travail des lumières en clair-obscur d’une grande finesse, création sonore immersive… À tel point qu’on a parfois l’impression d’être face à un objet hybride, quelque part entre le cinéma et le film d’animation. Mais au-delà de la claque visuelle, il y a aussi la force du récit. Celui, intime, de ces jeunes étudiantes qui enquêtent sur Irena et apporte le côté didactique nécessaire pour le jeune public qui est la cible du spectacle. Et celui, immense, de cette femme et de ces résistantes qui ont sauvé des milliers d’enfants de l’horreur. Et si le spectacle s’adresse aussi aux plus jeunes, il ne prend jamais le parti d’édulcorer son propos. Il assume une noirceur parfois proche des contes des frères Grimm, tout en restant profondément accessible. Et surtout, il y a ces quatre comédiennes. Au-delà de leur virtuosité dans la manipulation des marionnettes — d’une dextérité franchement déconcertante — elles apportent une profonde intensité dans la partie théâtrale en jeu direct. Elles incarnent ces femmes résistantes prêtes à risquer leur vie pour sauver celle des enfants, et donnent au spectacle une puissance émotionnelle considérable. Elles transforment littéralement la représentation en une ode au courage, et un devoir de mémoire bouleversant le public sans jamais forcer l’émotion. Il se dégage pourtant de l’ensemble une forme de lumière, presque un souffle “feel good”, paradoxal mais réel, qui laisse le spectateur touché en plein cœur, sans être écrasé. Juste Irena , c’est un choc esthétique, une leçon d’histoire et un moment de théâtre rare . Une de ces œuvres qui marquent durablement. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un hommage aussi vibrant que nécessaire
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES ROCHAMBELLES Un hommage aussi vibrant que nécessaire LES ROCHAMBELLES ❤️❤️❤️💛 Un hommage aussi vibrant que nécessaire LES ROCHAMBELLES, c’est l’histoire méconnue de ces trente femmes qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, formèrent la toute première unité ambulancière militaire féminine. Ce récit interroge sur la place des femmes en temps de guerre, mais surtout leur invisibilité dans les récits officiels. Ce spectacle leur rend un hommage puissant, en mettant en lumière leur courage et leur engagement. Accompagnées de deux hommes, les quatre comédiennes incarnent à elles seules tout un régiment, dans une énergie de groupe saisissante. Si le ton se teinte parfois d’humour et de tendresse, il reste résolument grave et engagé. On s’attache vite à ces femmes qui se dévoilent à nous, entre doutes, audace et désir d’appartenir à la grande Histoire. La mise en scène, soignée et immersive. Sur scène, une imposante structure métallique trône au centre. Mobile, évolutive, presque vivante, elle devient à la fois ambulance, baraquement ou champ de bataille. Dans un rythme fluide et dynamique, les comédiennes investissent chaque recoin de cet espace vertical. Elles exploitent toute sa hauteur, la manipulent et la transforme au gré des tableaux. Les jeux de lumière, le travail sonore et une bande-son électro confèrent à l’ensemble une dimension quasi cinématographique. Certaines scènes marquent durablement par leur esthétique et leur puissance visuelle. Sans jamais sombrer dans la leçon d’histoire ou le documentaire figé, LES ROCHAMBELLES touche par sa sincérité et rend un hommage vibrant à ces héroïnes oubliées, par la force de l’expérience théâtrale. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique LES FOURBERIES DE SCAPIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES FOURBERIES DE SCAPIN LES FOURBERIES DE SCAPIN ❤️❤️❤️💛 Je dois vous avouer que je ne suis pas un grand amateur du théâtre classique dont le « parlé » me laisse parfois en dehors. Mais la compagnie « Le Grenier de Babouchka », sous la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, réussit pourtant à chaque fois à m’emporter. Bien sûr, le texte de cette comédie de Molière y est pour beaucoup, mais l’énergie déployée par la troupe et son amour pour le genre est tellement communicative que le public passe forcément un bon moment comme les rires dans la salle le prouvent. Le surjeu des acteurs, totalement assumé, est un véritable délice, comme l’énergie débordante qu’ils déploient sur scène, à l’image d’un Geoffrey Palisse survolté (que j’avais découvert dans le très bel hommage à l’auteur dans LE VOYAGE DE MOLIÈRE). Sa présence scénique est impressionnante et il nous offre un très grand Scapin. Mais la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, comme souvent avec lui, y est aussi pour beaucoup dans le succès de la pièce. Il apporte une modernité à l’œuvre, où viennent se mêler chants, danse et musique, sans jamais la dénaturer. Il nous offre aussi un côté burlesque savoureux et qui fonctionne parfaitement avec la pièce. Le décor est très sobre, un simple drap rappelant une voilure de bateau et le village portuaire où se déroule l’action. Dans le même ordre, il y n’y a pas de couleur. Juste le noir et le blanc, chacun représentant une famille. Mais peu importe, le spectateur, est focalisé sur les acteurs, les situations comiques et ce texte qui fonctionne toujours aussi bien. Si je devais émettre un bémol, ça serait pour la scène de « vengeance » de Scapin, qui a tendance à s’étirer et devenir redondante. Mais c’est un détail, car la troupe nous propose un spectacle populaire de qualité, parfait pour faire découvrir le théâtre classique aux plus jeunes. Et comme je le disais plus haut, je ne suis pas forcément amateur du genre mais le grenier de Babouchka a réussi une nouvelle fois à me faire passer un très bon moment. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER ❤️❤️❤️ Dès l’ouverture de la pièce, sur le morceau "Can you catch a flame", on comprend qu’on a affaire ici à une comédie romantique. Dans la grande tradition du genre, les deux personnages vont d’abord se détester pour mieux s’apprivoiser, et s’aider mutuellement à penser leurs blessures. Les jeux de lumière et la bande musicale renforcent le coté cinématographique de la pièce. Elle est d’ailleurs très inspirée des films cultes « La La Land » et « Quand Harry rencontre Sally ». C’est avec plaisir qu’on retrouve certaines scènes de ces films, même si on peut d’un autre côté ressentir un manque d’originalité tellement on est en terrain connu. Forcément, chacun se retrouvera à un moment dans ces personnages, dont la complicité est évidente, les rendant un peu plus attachants. Nostalgie et tendresse se dégagent de ces scènes qui s’enchainent, et souvent nous font sourire. On se laisse emporter par cette histoire pleine de fraicheur, qui finalement nous fait passer un agréable moment, et dont on ressort avec le cœur léger. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF













