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- LE SIXIÈME ENFANT : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LE SIXIÈME ENFANT . LE SIXIÈME ENFANT ❤️❤️❤️💛 Un couple d’avocat n’arrivant pas à avoir d’enfant va faire la rencontre d’un couple de gitans qui attendent leur sixième, mais ne pouvant pas l’assumer. Va s’en suivre un improbable arrangement… Forcément, on se dit «ça sent le bon drame bien pathos pour faire pleurer dans les chaumières et bien manichéen avec ce couple de méchants riches qui pense pouvoir profiter de ces gentils pauvres… » Sauf que si le film brille par un aspect, c’est bien par son écriture. Et au contraire il est d’une grande profondeur et fera constamment réfléchir son spectateur en le mettant dans une situation de malaise en rendant ses personnages parfois attachants, d’autres fois détestables, tout en réussissant à ne jamais les juger. On est constamment questionnés par les choix des protagonistes dont le réalisateur prend soin d’expliquer tour à tour leurs ressentis contradictoires. Et si ça fonctionne aussi parfaitement, c’est clairement grâce à son quatuor d’exception qui propose des échanges d’une justesse incroyable, jusqu’au moindre regard ou silence. Le film débutera avec le point de vu des maris qui introduisent l’histoire pour progressivement s’effacer derrière la relation qui s’installe entre les deux épouses. Même si le film est clairement un drame, il empreinte énormément aux codes du thriller dans sa façon de construire les scènes, en cumulant les scènes oppressantes et les affrontements entre les personnages. Mais ce n’est pas parce qu’il évite toutes les facilités du mélodrame, que le film n’est pas poignant. Car la justesse des scènes les rendent d’autant plus touchantes et j’en suis ressorti le ventre noué. Et le fait que ce soit un premier film force le respect par son efficacité et la qualité de son écriture. Partager
- BROTHERS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film BROTHERS . BROTHERS ❤️❤️❤️❤️ Alors que son frère sort de prison, Sam doit laisser sa femme et ses deux filles pour partir combattre en Afghanistan. Laissé pour mort au combat, son frère va prendre soin de sa famille. Lorsque Sam revient du front, tout aura changé, terriblement… BROTHERS est une tragédie, mais même si l’affiche laisse penser à un nouveau mélo, c’est bien plus un terrible constat sur les conséquences de la guerre au sein d’une famille. Mais le film préférera se concentrer sur l’intime plutôt que le spectaculaire, ne montrant par exemple aucune scène de guerre. L’intérêt du film n’est pas vraiment le scénario, on devine où ça va aller et ça y va… Mais même si le spectateur comprend d’emblée que Sam finira par revenir du front, l’essentiel n’est pas là, mais plutôt dans l’évolution des personnages. Avec une question qui sera centrale pour chacun des trois protagonistes : « Un retour en arrière est-il possible passé une certaine limite ? ». Et le film prend toute son ampleur grâce à un trio d’acteurs exemplaire. Concernant Natalie Portman et Jake Gyllenhall, c’est presque devenu une habitude, mais celui qui impressionne le plus, c’est Tobbey Maguire qui se montre même parfois terrifiant. Le film offre plusieurs moments d’une extrême tension, comme les scènes de repas. Grâce à la sobriété de sa mise en scène et à la justesse des acteurs (jusqu’au gamines qui sont bluffantes), le film évite les écueils qu’on retrouve généralement dans les mélodrames Hollywoodiens et la baffe est d’autant plus forte. Partager
- FALCON LAKE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film FALCON LAKE . FALCON LAKE ❤️❤️❤️❤️ De miss météo sur Canal+ à grande réalisatrice, il y a un gouffre, et Charlotte Le Bon semble l’avoir franchi avec une facilité déconcertante. Bastien, 13 ans, va rencontrer Chloé, une adolescente de 16 ans un peu excentrique et qui croit aux fantômes. Un jeu de séduction ambigu va s’installer entre eux... Charlotte Le Bon arrive à dépeindre avec énormément de justesse cette relation. Sa mise en scène est à la fois sombre et lumineuse, offrant des scènes poétiques tout en apportant une tension et un côté anxiogène au film. Avec ce teen movie, qui évite les clichés du genre, elle nous livre une chronique envoutante et profonde sur l’éveil sexuel. Même quand ils sont présent à l’écran, les adultes semblent effacés tant elle concentre son film sur les deux ados et leurs émotions. Le duo est remarquable dans la composition qu’ils nous livrent. Elle réussit à capter leurs gestes et leurs regards avec une pudeur folle tout en évitant de tomber dans le putassier. Visuellement, elle a un véritable sens du cadre et apporte un réel onirisme à ses plans. Il y a peu de dialogue et ce sont souvent les images qui livreront les émotions des protagonistes. Elle réussit à installer une ambiance fantasmagorique, sublimée par une musique enivrante, jusqu’à un final d’une puissance folle. Pour son premier film, elle livre une œuvre extrêmement maitrisée et délicate qui me laisse admiratif et surtout curieux de découvrir la suite de sa carrière. Partager
- UNORTHODOX: critique et avis | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique de la série UNORTHODOX UNORTHODOX ❤️❤️❤️❤️ Donc voici une bonne grosse baffe, rapide (4 épisodes) mais vraiment efficace. La série nous raconte l’histoire d’Esther, qui va fuir sa communauté juive ULTRA-orthodoxe en quête de liberté. Même si je suis on ne peut plus athée, j’ai toujours été intéressé par comprendre les différentes religions, qui l’air de rien font partie de n’importe quelle civilisation. Et une des grandes forces de la série est justement son côté « documentaire », avec une totale immersion dans une communauté aussi méconnue qu’extrémiste, à savoir les hassidiques de Williamburg. De nombreux flashbacks, vont nous aider à comprendre les règles qui rythment la vie de ses partisans, qui à l’instar des Mormons et autres Amishs de la religion chrétienne, vivent « sous une bulle » en marge de la société et du monde moderne. Esther décidera de quitter cette société qui multiplie les interdits et les obligations, et où le seul rôle de la femme se limite à enfanter à la chaine afin de compenser les pertes de l’holocauste… Même si forcément les agissements de cette communauté choquent… clairement… la série ne tombe pas dans une facilité, en la diabolisant ou en la caricaturant. Esther, malgré sa fuite, gardera d’ailleurs un certain respect pour cette religion et un réel amour pour sa famille. De même, la série réussit à rendre son mari, parti en quête pour la récupérer, assez attachant et complexe dans son écriture. Autre réel point fort de la série, son actrice Shira Winger. Et ça la réalisatrice l’a bien compris, en multipliant les gros plans sur son actrice, qui dégage une palette d’émotion assez bluffante. Que ce soit les scènes où Esther subie ces rites religieux d’un autre temps, mais aussi celles où elle découvre pour la première fois des libertés qui nous semblent tellement anodines sont saisissantes (comme cette scène de la plage qui laisse sans voix…). Après, la série n’est pas exempte de défauts. Comme par exemple le côté chasse à l’homme de l’histoire, qui malgré un travail notable sur ses personnages, est finalement assez secondaire. Mais aussi, la vie berlinoise de notre héroïne, avec ce côté « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Mais peu importe, au final ça reste le principal qui l’emporte, à savoir ce véritable hymne à la liberté et les émotions qu’elle nous apporte. Clairement un gros coup de cœur et une des séries 2020 à découvrir Partager
- Un anti-film de gangster sur fond de relation filiale
Découvrez notre critique du film LE ROYAUME . Un anti-film de gangster sur fond de relation filiale LE ROYAUME ❤️❤️❤️💛 Un anti-film de gangster sur fond de relation filiale Même si le sujet des gangs Corses est central dans le récit, LE ROYAUME est finalement un anti-film de gangsters qui éloigne des codes habituels du genre. Ici, les gangsters ne sont jamais glorifiés et et le film déconstruit le mythe du grand banditisme. Il y même très peu d’action et les guerres de territoires et de clans passent même au second plan. Le réalisateur fait le choix audacieux de raconter l’histoire du point de vue de la fille du chef de gang. Le film met ainsi le spectateur dans la peau de l’adolescente et, comme elle, il découvre peu à peu les enjeux d’un univers qui lui est inconnu. Certains spectateurs risquent d’être perdu par le rythme assez lent, les dialogues et le fait que certaines questions n’ont pas de réponses. Mais c’est précisément ce qui fait la force du film, installant une tension palpable et en créant une atmosphère d'incertitude continue. Mais surtout, le sujet principal n’est pas la guerre des gangs, mais plutôt la relation filiale de cette jeune fille, qui apprend à mieux connaître son père et le milieu dans lequel il évolue. Le film aborde également l’impact des choix de vie du père sur sa famille et l’héritage de la violence. Le casting, composé principalement d’acteurs non professionnels, est convaincant, malgré des phrasés parfois inhabituels. Les silences et les non-dits sont très présents et c’est là que le regard, aussi puissant qu’expressif, de Ghjuvanna Benedetti apporte une intensité particulière qui remplace bien souvent les mots. On notera aussi le charisme de Saveriu Santucci dont l’aura domine le film. Mais c’est surtout l’alchimie entre les deux acteurs dans la relation père-fille qui brille par son authenticité. Les moments de complicité semblent capturés sur le vif, et donnent l'impression de partager des instants de vie volés. Avec des échanges d’un naturel bluffant, ils parviennent à toucher le spectateur. Le film s’éloigne ainsi des standards des films de gangster pour finalement proposer un drame intimiste et universel. Partager
- Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA TÊTE AILLEURS Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit. LA TÊTE AILLEURS ❤️❤️❤️❤️ Un OVNI musical à la fois drôle, touchant et brillamment écrit. C’est l’histoire de Norah, une jeune femme pour qui tout semble aller pour le mieux… à un détail près : dès qu’elle se concentre, les pensées des gens qui l’entourent se transforment en chansons. La compagnie Mind at Work nous offre un spectacle qui brille par l’ingéniosité de son idée de départ, donnant naissance à une comédie musicale d’une grande originalité. C’est un spectacle musical intime et décalé qui aborde avec humour, légèreté et surtout une grande sensibilité un thème profond que je ne dévoilerai pas ici… L’écriture fine du spectacle permet d’explorer la psyché du personnage principal tout en offrant un divertissement riche en émotions. On découvre peu à peu l’histoire de cette femme… en chansons. Et quelles chansons ! Elles sont sans conteste la grande force du spectacle. Les styles musicaux varient pour illustrer les états émotionnels de Norah : du classicisme de Broadway au burlesque du cabaret, en passant par la sensualité du tango… Les mélodies restent en tête, et les paroles sont un vrai régal. Les textes, empreints d’un humour subtil et parfois grinçant, se distinguent par leur qualité d’écriture et leur capacité à susciter réflexion et émotion. Les saynètes s’enchaînent, le temps file, et on ne le voit pas passer. Sur scène, Camélia Acef et Youri Rebeko forment un duo complice, porté par une énergie communicative. Leur alchimie porte littéralement le spectacle, rythmé et sans temps mort. Les ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées, entre passages comiques, moments de poésie et instants de gravité. Ce mélange savamment dosé crée un univers singulier, à la fois fantasque et profondément humain. Je suis allé voir LA TÊTE AILLEURS par curiosité, attiré par mon amour pour les spectacles musicaux. Je ne m’attendais pas à être autant emporté. Derrière son apparente légèreté se cache une œuvre intelligente et sensible, qui renouvelle avec finesse les codes de la comédie musicale. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- LE VOYAGE DE MOLIÈRE critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE VOYAGE DE MOLIÈRE LE VOYAGE DE MOLIÈRE ❤️❤️❤️❤️ Léo un jeune homme d'aujourd'hui rêvant de devenir comédien se retrouve propulsé au XVIIe siècle au sein de la troupe de Molière. La pièce est une véritable déclaration d'amour au Théâtre, à Molière, à l'esprit de troupe, à la création d'une pièce et pour son public... Huit comédiens, mais aussi musiciens et chanteurs, nous proposent un spectacle virvoltant, avec une débauche d'énergie. Une nouvelle fois, Jean-philippe Daguerre propose une mise en scène ingénieuse. Dès le lever du rideau, il nous invite au Théâtre dans le Théâtre, avec une mise en abîme. Le décor roulant impressionne et apporte du rythme. On rit beaucoup, notamment avec les anachronismes liés à notre héros projeté dans le passé. De même, les moments consacrés à la création d'un spectacle sont un bonheur, et une ode au jeu d'acteur et aux textes de Molière. On a l'impression de vivre au milieu de cette troupe pleine de vie et de bonne humeur. Les comédiens nous donnent autant de plaisir qu'ils en prennent, avec une mention spéciale pour Tedy Melisse qui impressionne par son énergie en incarnant un Gros René qui marquera les esprits. Bref, une pièce de théâtre qui semble avoir été pensé comme un cadeau pour tout passionné de théâtre... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- WEST SIDE STORY : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film WEST SIDE STORY . WEST SIDE STORY ❤️❤️❤️❤️❤️ Comme beaucoup, quand j’ai appris qu’il allait y avoir un remake d’un film aussi légendaire que WEST SIDE STORY, j’étais dubitatif sur l’intérêt du projet tant l’original est un chef d’œuvre. D’autant plus que j’aime particulièrement ce film qui est à l’origine de mon amour pour les comédies musicales. Mais c’était sans compter le génie de Steven Spielberg… Bien sûr, sur le fond, l’histoire ne change pas mais le réalisateur, tout en respectant l’œuvre de 1961, réussit à la sublimer grâce à la virtuosité de sa mise en scène. Mais aussi, grâce à des changements souvent subtils, à donner plus d’impact au propos politique de cette tragédie intemporelle sur fond de racisme et de la place de la femme. En ce sens, sans en avoir changé l’époque, l’histoire résonne énormément avec le contexte actuel. Il apporte aussi un côté plus sombre et réaliste qui fait gagner énormément en émotion et en profondeur. Visuellement, comme à son habitude, il nous offre un TRES grand spectacle et on en prend plein les yeux et les oreilles. Il a un sens du cadre toujours aussi maitrisé. Les scènes chantées sont époustouflantes et les chorégraphies gagnent en modernité, avec des plans dynamiques donnant parfois l’impression que la caméra virevolte et accompagne les danseurs. Le tout est sublimé par une photographie exceptionnelle avec un énorme travail sur les couleurs, rappelant le technicolor de l’époque. Mais qui joue aussi avec les ombres, les contre jours, les halos de lumière… Certains plans ont un côté divin et visuellement c’est souvent impressionnant. Spielberg fait des choix judicieux, appuyant beaucoup plus sur le côté politique et social du film. Il choisit de modifier les lieux, l’ordre des chansons et de leurs interprètes, leurs donnant souvent un impact beaucoup plus pertinent. Comme par exemple « Somewhere », chanté par Rita Moreno (qui jouait Anita il y a 60 ans et à qui il a créé un rôle), qui prend un tout autre sens. De même, il fait le choix de ne pas sous titrer les dialogues en Espagnol. C’est surprenant dans un premier temps, mais ça s’avère payant, car sans gêner la compréhension du spectateur, ça intensifie la notion d’étranger de la communauté portoricaine. Le casting prend le pari de n’être composé que de jeunes acteurs et actrices, pour la plupart inconnus, mais bourrés de talents, là ou en 1961 ils n’avaient pas l’âge du rôle (voir étaient grimés pour interpréter des portoricains). Mais, même si Ansel Elgort est bon, apportant une fragilité à son personnage, il se retrouve éclipsé par l’interprétation folle de certains acteurs. Bien sûr, il y a Rachel Zegler, dont le charme juvénile, la voix féerique et l’innocence la rendent instantanément attachante (ça semble une évidence que Disney ait décidé d’en faire la princesse de son prochain live-action). Je pense aussi à Mike Faist, qui nous propose un leader des Jets torturé apportant énormément à l’intensité dramatique. Mais clairement, celle qui impressionne le plus c’est Ariana DeBose, jouant le rôle secondaire, mais central, de la compagne du chef des Sharks. Elle est à la fois pleine d’énergie, flamboyante et bouleversante dans son jeu d’actrice. Mais elle prouve aussi qu’elle est une danseuse d’exception (sa prestation dans le morceau «America» est fabuleuse). Bref un sans-faute de Spielberg qui réussit à s’approprier un chef d’œuvre, sans jamais le trahir, pour réussir l’exploit de l’emmener encore plus haut. Il nous impressionne une nouvelle fois et la passion qu’il a mise dans son film traverse l’écran. Un grand film spectaculaire, dont on en ressort avec des étoiles plein les yeux. Partager
- Malheureusement, je suis resté sur ma faim…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DÉVORANTE Malheureusement, je suis resté sur ma faim… DÉVORANTE ❤️ Malheureusement, je suis resté sur ma faim… Parfois, tu passes totalement à travers un spectacle et c'est ce qui m'est arrivé hier. Au point que j'ai même hésité à vous en parler, car je sais qu'il y a des gens qui travaillent derrière chaque projet et qu'il n'est pas évident de se faire une place au OFF . Mais certaines personnes me suivent aussi pour connaitre mes avis sur ce que je découvre au festival (qu’ils soient positifs ou non). Donc, je vais essayer de faire court et cet avis reste subjectif. En revanche, n'hésitez pas à aller vous faire une idée si le spectacle avait retenu votre attention. Pour moi, le principal souci est son écriture. Ce seule en scène est censé dénoncer les violences conjugales mais finalement le sujet n'est que très peu abordé, alors que la partie sur la cuisine italienne et la France prend une trop grande place. Je trouve que ça dessert le propos. Si ces moments de cuisine avait été beaucoup plus rares, pour apporter juste un décalage et le recul nécessaire, je pense que la proposition aurait énormément gagné en force. Et même si le final sort du lot, ça manque cruellement d’impact et d’émotion à mon goût, d’autant plus que l’humour, ainsi que le jeu de la comédienne, n’ont jamais réussi à me toucher… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- L'INVENTION DE NOS VIES critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L'INVENTION DE NOS VIES L'INVENTION DE NOS VIES ❤️❤️❤️❤️ La pièce commence par une scène de fête. Ça chante, ça danse, ça rit, mais très vite elle changera de ton. Johanna Boyé nous livre un thriller passionnant. Et s'il y a un point commun entre toutes ses mises en scène, c'est bien le dynamisme qu'elle y apporte. Ça va à une vitesse folle, comme l'entrée et les sorties des personnages qui s'enchaînent à un rythme frénétique. La pièce enchaîne les rebondissements, et même si le mensonge est le thème central, elle nous entraînera sur des chemins aussi multiples que surprenant et intelligement travaillés. On sera même parfois surpris à rire, comme lors de cette émission de littérature désopilante. Au final, j'ai bien souvent eu l'impression d'être au cinéma. Sentiment intensifié par la scénographie sobre, mais avec cette arche métallique qui semble souvent découper un écran sur scène. Niveau casting, aucune fausse note, et même si la plupart des personnages sont antipathiques, ils n'en sont pas moins intéressants, et on ne peut qu'être admiratif devant leurs interprétations, et le fait que les comédiens arrive tout de même à nous faire ressentir de la compassion pour eux. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- ADIEU LES CONS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film ADIEU LES CONS . ADIEU LES CONS ❤️❤️❤️❤️ Merci Mr Dupontel d’avoir pris le risque de sortir votre film, là où beaucoup de productions repoussent leurs dates de sortie à l’infini, voir les sortent directement sur les plateformes de streaming. Car une chose est claire, c’est que les cinémas, comme tout le milieu artistique, crève à petit feu et que si on veut qu’il survive, il faut lui donner de quoi attirer les spectateurs, et votre film était parti pour le faire. Malheureusement la fermeture des rideaux hier soir, empêchera surement le film d’avoir le succès populaire que les premières séances annonçaient… Et surtout, merci Mr Duptontel d’avoir réalisé un grand film, et avant tout un film qui fait du bien (et rien que ça, en ce moment, c’est un vrai cadeau). Comme souvent avec vos films, on rit beaucoup. Un humour déjanté et burlesque qui prouve une fois de plus votre amour à Chaplin et aux Monty Python. On y suivra trois personnages en marge de la société, une femme malade recherchant son fils, aidée par un dépressif suicidaire et un aveugle phobique, et forcément leur union va enchainer les situations cocasses et absurdes, tout en offrant une réflexion sur notre société ultra connectée et individualiste. Les dialogues sont un concentré d’humour noir et c’est un vrai régal. Le film fourmille d’idée de mise en scène qui laisse parfois admiratif (Ce traveling circulaire dans un escalier est juste dingue). Il y a un gros travail sur les écrans et les surfaces réfléchissantes qui apportent de nombreux plans ingénieux. Les cadrages, le travail sur la lumière et la photographie viennent parfaire le tout. Un VRAI film de cinéma, esthétiquement c’est MAGNIFIQUE et ça fait plaisir. Mais là où le film vient le plus chercher le spectateur, c’est sur son côté émotionnel. Car avant tout, on a affaire à un drame poignant. Et même si parfois ça en fait un peu trop, la plupart du temps ça fonctionne à merveille. Surement grâce à une tendresse et une poésie dont chaque scène transpire, mais avant tout à une merveilleuse Virginie Efira, qui une nouvelle fois transperce l’écran… et le cœur du spectateur. Au final, on a une comédie avec un rythme maitrisé, une fable visuelle moderne avec un décalage de ton (entre humour, drame et poésie) d’une rare efficacité. Et plus qu’un mélange des genres, on a affaire à un genre à part entière : le genre Dupontel Encore une fois merci Mr Dupontel, pour ce très beau moment de cinéma qui fait un bien fou. Partager
- Le Game of Thrones du Vatican
Découvrez notre critique du film CONCLAVE . Le Game of Thrones du Vatican CONCLAVE ❤️❤️❤️ Le Game of Thrones du Vatican Le pape vient de mourir, et le cardinal Lawrence est chargé d’organiser le conclave réunissant les cardinaux du monde entier pour élire son successeur. CONCLAVE met donc en lumière l’une des réunions les plus secrètes de la religion catholique, mais s'avère finalement être aussi un thriller politique assez fascinant. On se retrouve dans un huis clos, où les cardinaux seront enfermés, sans aucun contact avec le monde extérieur et enchaîneront les votes jusqu'à réussir à se mettre d'accord sur le nom pour un nouveau pape. Mais les candidats se révèlent bien plus attachés à leur propre ambition qu’à l’idéal qu’ils sont censés représenter. Chacun traîne des casseroles, qui seront progressivement déterrées par notre protagoniste, semblant être un des rares à vouloir le meilleur pour l'église. Comme le dit un des personnages « Nous ne trouverons jamais quelqu'un de parfaitement irréprochable, nous sommes de simples mortels ». Et notre cardinal Lawrence va ainsi enquêter, pour trouver le candidat « le moins pire » à mettre à la tête d'une des institutions les plus puissantes au monde. Mais cette quête ébranlera ses propres certitudes et remettra en cause sa foi. Le film met le doigt sur beaucoup de sujets clivants du catholicisme (et même de la religion en général). Il sera question de la position de la femme, quasiment effacée dans ce monde patriarcal ou l'homme est roi. Mais l'intrigue abordera aussi bien d'autres thèmes, comme la corruption, les guerres des religions, l'homophobie, le terrorisme et les scandales sexuels. Cela fait beaucoup de sujets, peut-être même trop pour un seul film, d’autant plus que l’intrigue policière prend une place importante, multipliant les rebondissements jusqu’à un final aussi surprenant que maîtrisé, qui ne manquera pas de diviser les spectateurs. C’est cependant le côté thriller du film qui constitue sa plus grande force. L’intrigue et le suspense sont parfaitement dosés et réussissent à capter l'attention du spectateur. Mais surtout, ils sont magnifiés par la mise en scène soignée d’Edward Berger. Les cadres sont millimétrés et sublimés par la superbe photographie du français Stéphane Fontaine. Il y a un travail remarquable sur les couleurs, comme ce rouge omniprésent, ainsi que sur les lumières et les clairs obscurs. On a le droit à certains plans des plus marquants, je pense notamment à cette scène des parapluies qui est un délice pour les yeux. La musique extrêmement présente, renforce l’atmosphère et fait monter le suspense crescendo. Alors oui ce n'est pas toujours subtil, comme certains effets ou métaphores, et on peut aussi regretter le côté caricatural de certains personnages. Malgré cela, CONCLAVE n'en reste pas moins un thriller politique efficace, aux dialogues percutants, d'autant plus que le casting est dirigé de main de maître, avec notamment un Ralph Fiennes qui trouve peut-être ici son plus beau rôle. Partager













