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  • Critique de LES FILS DE L’HOMME – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES FILS DE L’HOMME . LES FILS DE L’HOMME ❤️❤️❤️❤️❤️ Passé quasiment inaperçu au moment de sa sortie LES FILS DE L’HOMME est pourtant devenu pour moi un des plus grands chefs d’œuvre de la science-fiction. C’est un film d’anticipation dystopique se déroulant dans un futur proche qui est terriblement d’actualité tant les problèmes évoqués font écho à notre époque (Expulsion raciale, gaspillage des ressources, épidémie de grippe, montée de l’extrémisme, dépression…). Oui, clairement le film est sombre, même s'il n’est pas totalement dénué d’humour… Mais même si les thèmes abordés marquent immanquablement le spectateur, c’est surtout au niveau de la mise en scène que le film impressionne le plus. Déjà l’atmosphère poisseuse apportée par la sublime photographie et par le travail sur les décors y est pour beaucoup. Mais surtout, Cuarón donne à son film un côté reportage de guerre, caméra à l’épaule. Et le fait de choisir comme protagoniste un personnage lambda renforce l’implication du spectateur, le rendant témoin de l’horreur des situations. D’autant plus que le réalisateur nous met en totale immersion, notamment à l’aide de plans séquences magistraux, qui sont devenus aujourd’hui sa marque de fabrique (Gravity, Birdman…). On retiendra surtout celui « de la voiture » d’une maitrise rare et celui du climax hallucinant qui à lui seul est un bijou cinématographique. Plutôt que de s’attarder sur les explications, Cuarón se concentre sur l’émotion et les questionnements de son héros, offrant quelques scènes intimistes puissantes. Et malgré la noirceur de l’ensemble, il en fait une fable intense et bouleversante. Partager

  • Fallait-il prononcer son nom une deuxième fois ?

    Découvrez notre critique détaillée du film BEETLEJUICE BEETLEJUICE . BEETLEJUICE BEETLEJUICE ❤️❤️❤️ Fallait-il prononcer son nom une deuxième fois ? Tim Burton a longtemps été l'un de mes réalisateurs préférés avant qu’il ne se perde chez Disney. Et même si BEETLEJUICE n’est pas son meilleur film, on y retrouvait déjà tout son univers décalé et sa passion pour les monstres et la mort. Le voir ressusciter cette œuvre 36 ans plus tard m’avait laissé dubitatif, et pourtant, c’est certainement son meilleur film depuis SWEENEY TOOD. On y retrouve donc tout ce qui faisait le charme du premier opus (peut-être un peu trop même), et Tim Burton se lâche pour notre plus grand plaisir. Comme dans le premier épisode, tout ce qui se passe dans le monde réel n’est pas des plus passionnants, mais pour ce qui est du monde des morts, c’est un véritable festival. Tim Burton y retrouve toute sa créativité pour créer des mondes visuellement fascinants, où l’humour noir et le macabre se rencontrent pour former un style unique. Tous les morts sont plus drôles les uns que les autres, et l’humour morbide est un vrai délice. D’autant plus que le réalisateur délaisse le tout numérique, qui ne lui a jamais réellement réussi, et revient aux sources de son cinéma, basé sur des effets pratiques qui collent parfaitement à l’univers kitsch du premier opus. Le travail sur les costumes, les décors et les maquillages est très réussi et donne vie à cet univers délirant. Winona Ryder et Michael Keaton sont donc de retour, et ce dernier prend un plaisir communicatif à incarner ce personnage délirant devenu culte. Il est d’ailleurs bien plus présent à l’écran, et on ne va pas s’en plaindre. Mais nous retrouvons surtout une Catherine O’Hara au sommet de sa forme, hilarante à chacune de ses apparitions. Ce trio est accompagné de Jenna Ortega, qui a pour mission d’attirer un nouveau public vers cette franchise vieillissante, et elle s’en sort très bien. Mais même si j’ai passé un bon moment avec ces retrouvailles, le film souffre d’un sérieux problème d’écriture. Déjà, il n’y a pas beaucoup de surprises, et on voit vite où ça veut aller. Mais surtout, il y a un souci avec l’écriture des personnages. Ils sont bien trop nombreux, ce qui fait que certains arcs narratifs sont expédiés, et d’autres n’apportent rien à l’histoire. Alors, OK, à la rigueur, le personnage du flic joué par Willem Dafoe a le mérite d’apporter pas mal d’humour au film, mais en ce qui concerne Monica Bellucci, c’est une autre histoire… Même si son apparition est très réussie (et un joli clin d’œil), son personnage ne sert absolument à rien (sauf à offrir un rôle à la compagne du réalisateur). C’est d’autant plus regrettable qu’elle semblait avoir un énorme potentiel et, surtout, elle est censée être l’antagoniste du film… Alors, oui, il n’y a rien de bien nouveau avec ce Beetlejuice, mais cela reste un bon divertissement et surtout, le film laisse espérer le retour de Tim Burton à un cinéma qui m’avait si souvent charmé par le passé. On en viendrait presque à vouloir découvir un BEETLEJUICE BEETLEJUICE BEETLEJUICE pour logiquement conclure la franchise… Partager

  • Critique de ANNETTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ANNETTE . ANNETTE ❤️❤️❤️💛 J'ai eu du mal à rentrer dans le délire de Carax (souvent le cas avec lui), mais le film a fini par m'emporter POUR - La scène d'ouverture - La musique des Sparks offre quelques scènes d'anthologie - C'est plus un opéra-rock qu'une comédie musicale - C'est une tragédie sombre et malaisante se rapprochant d'un Dancer in the dark - C'est bourré d'idées de mise en scène - Certains plans sont magnifiques et transpirent de poésie - C'est original, déroutant et souvent surprenant - Adam Driver en état de grâce. Certes, ce n'est pas le roi du charisme, mais QUEL acteur !!! - Le personnage d'Annette (je ne développe pas car je ne sais pas si c'est abordé dans la bande annonce) - La deuxième moitié du film et un final vraiment réussi - Au cinéma, c'est vrai que ça claque - J'étais seul dans une salle de 200 personnes !!! CONTRE - Ça ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil et prend le risque de le perdre en cours de route - Je ne vais pas mentir, passé la scène d'ouverture, je me suis un peu fait chier pendant la première moitié du film (même si visuellement, rien à redire), puis le film a réussi à me chopper - Les scène de stand-up de Driver sont souvent lourdes (même si une d'elles est vraiment bien foutue) - Le fait qu'il y ait TRES peu de dialogues n'aide pas à la construction des personnages - Il y a certains passages un peu kitschs (même si totalement assumés) qui m'ont laissé dubitatifs - Driver est un acteur magistral, mais niveau chanteur... Bref, même si ça vaut vraiment le coup de le voir au cinéma, j'ai mis beaucoup de temps en rentrer dedans et même si la deuxième moitié est assez dingue, elle n'efface pas ce sentiment mitigé Partager

  • Critique de LA SYNDICALISTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LA SYNDICALISTE . LA SYNDICALISTE ❤️❤️❤️💛 Le film démarre comme un polar politique avec cette lanceuse d’alerte qui se fait violement agresser à son domicile, alors qu’elle est sur le point de dévoiler un scandale d’état. Et cette première partie est d’ailleurs bien foutue, mais le film laisse finalement l’affaire totalement de côté pour changer de registre et devenir un thriller paranoïaque. Certains, vont surement lui reprocher ce choix artistique, mais c’est justement cette deuxième partie qui m’a passionné. On se retrouve face à un portrait de femme qui se bat, seule contre tous, pour sa dignité et que justice lui soit rendue. On est sidéré par l’avancement de l’enquête et la misogynie face à laquelle se retrouve le personnage d’Isabelle Huppert. Et quelle prestation !!! Si le film fonctionne, c’est clairement grâce à son jeu sans faille, qui arrive à passer sur une même scène de femme forte, à blessée ou désemparée, avec un naturel qui laisse admiratif. Elle arrive à interpréter son personnage avec beaucoup de profondeur, en le rendant aussi attachant qu’ambigu, et en arrivant continuellement à faire douter le spectateur. Partager

  • Et pourtant le film a un rythme effréné...

    Découvrez notre critique détaillée du film LA NUIT SE TRAÎNE . LA NUIT SE TRAÎNE ❤️❤️❤️💛 Et pourtant le film a un rythme effréné... Mady, un jeune serrurier, ouvre la porte qu'il ne fallait pas et se retrouve entraîné dans une spirale infernale, où il n'a qu'une seule nuit pour sauver sa vie... Pour son premier film, Michiel Blanchart nous livre un thriller à l'efficacité redoutable. Cette coproduction franco-belge n'a rien à envier aux productions hollywoodiennes. Il maîtrise parfaitement les codes du genre, et le spectateur reste scotché à son fauteuil pendant 1h30, sans que la tension ne retombe. Si le spectacle est si réussi, c’est en grande partie grâce à la mise en scène de ce réalisateur belge. Visuellement, le film est magnifique, de la présentation du titre jusqu’à la scène finale, avec des plans qui marquent la rétine. On notera également l’énorme travail sur la photographie, qui propose des lumières et des éclairages sublimant constamment cette nuit où se déroule l'action. Le montage nerveux enchaîne les courses-poursuites avec une réelle maîtrise du cadre. La gestion parfaite des différents espaces permet au spectateur de ne jamais être perdu dans l'action. On a même droit à quelques moments bluffants, comme ce plan-séquence fou avec un vélo… Et même si Michiel Blanchart s'inspire clairement de Scorsese, Fincher et Cuaron, il le fait à merveille, car le résultat est bel et bien là. Le film est calibré, mais le plaisir reste intact. Le film se déroule dans le contexte des manifestations "Black Lives Matter", qui ne constitue finalement qu'une toile de fond. Certes, le film aurait pu aborder un propos politique plus poussé, mais il préfère privilégier l'efficacité en proposant une pure série B. Et ce choix est judicieux, car même s'il n'échappe pas aux facilités scénaristiques inévitables dans ce type de production, cela n'enlève rien à l'efficacité de l'œuvre, qui repose avant tout sur l'adrénaline et propose un divertissement haletant. Cerise sur le gâteau, Romain Duris, toujours aussi charismatique, incarne un antagoniste glaçant, même dans un rôle secondaire. Bref, LA NUIT SE TRAÎNE est clairement une belle surprise de cette rentrée, et surtout la découverte d’un réalisateur qu’il faudra garder à l’œil… Partager

  • Critique de LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES . LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES ❤️❤️❤️❤️💛 Les Mitchell contre les machines est une nouvelle victime de la crise sanitaire. A l’origine promis à une sortie cinéma, il a fini par être racheté par Netflix. On ne peut que regretter ce choix, car le film avait un énorme potentiel et que surtout une de ses grandes qualités est qu’il est visuellement somptueux. On a affaire à un nouveau dessin animé du studio à l’origine des déjà très bons «Spider-man : New generation» et «La grande aventure Lego». Le père d’une famille dysfonctionnelle décide de faire un road trip à travers les Etats-Unis afin de renouer les liens avec sa fille. Ils vont se retrouver à devoir sauver l’humanité contre des robots, créés par la méchante multinationale, qui ont décidé d’éradiquer la race humaine. Oui, au niveau de l’intrigue, comme de son titre, ça ne vend pas du rêve. C’est du grand classique et on voit dès le début les grandes lignes de l’histoire. Sauf que ce qui est important, ce n’est pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte, et pour le coup le film nous propose de nombreuses surprises. Le film déborde d’inventivité pour nous en mettre plein les yeux. Visuellement c’est complètement fou. L’animation 3D est magnifique avec ses couleurs éclatantes, son rendu cel-shading maitrisé et ses textures ayant un petit côté peinture. Ajoutez à cela l’utilisation d’une multitude d’effets, d’éléments de culture pop, de l’incrustation de dessins 2D et autres audaces graphiques que je vous laisserai découvrir, cela offre au film une réelle identité visuelle très inspirée. Le plus fort est que tous ces effets ne sont pas là que pour impressionner mais collent très bien au récit, car le personnage principal est une ado cinéaste en herbe. Ce qui apporte d’ailleurs plusieurs mises en abîme judicieuses. Bref, visuellement c’est un sans-faute bluffant. La qualité visuelle du film est loin d’être son seul atout. Il propose un rythme effréné, tout en étant original, innovant, fun et déjanté… VRAIMENT déjanté… à l’image de ses personnages plus loufoques les uns que les autres. Ca fourmille tellement d’idées, que certains plans méritent des arrêts sur image pour en apprécier tous les détails. Le film va à une allure folle, que ce soit dans ses scènes d’action (on notera un climax impressionnant) ou ses dialogues. Et puis c’est vraiment drôle. Même si inégal dans son humour, ça fait très souvent mouche et certaines scènes sont hilarantes. Et vu le déferlement de blagues, on lui pardonnera que quelques-unes ne feront rires que les plus jeunes. Et rien que pour sa mascotte, le chien de la famille, offrant un des meilleurs running gag, ça vaut le détour. Niveau émotion, le film n’est pas en reste. Sans atteindre la profondeur et la subtilité d’un Pixar, il va aborder divers sujet, comme notre dépendance à la technologie, la famille, le regard des autres ou l’accomplissement des rêves. Même si les messages sont parfois un peu forcés, d’autres fonctionnent très bien, notamment quand le film utilise la dérision. Et il faut avouer que quand il vient chercher le spectateur, il le touche en plein cœur. On se surprendra au milieu de cette débauche d’action et d’humour à réaliser que nos yeux sont devenus humides. Bref, sur le fond, rien de bien original, mais sur la forme c’est la régalade, original, jouissif et ça réussit amplement son objectif principal : être un GRAND divertissement familial. Partager

  • La suprême ascension de Chalamet

    Découvrez notre critique détaillée du film MARTY SUPREME . MARTY SUPREME ❤️❤️❤️❤️💛 La suprême ascension de Chalamet N’étant ni amateur de biopics ni particulièrement friand de films sportifs, j’abordais Marty Supreme avec une certaine méfiance. Des doutes vites effacés, tant le film m’a roulé dessus. Nous n’avons clairement pas affaire à un biopic sportif classique. Certes, il s’inspire de la star du ping-pong Marty Reisman, mais en changeant son nom et en prenant de larges libertés, il s’affranchit rapidement du cadre traditionnel pour proposer un véritable portrait d’obsession. Josh Safdie ne raconte pas simplement l’ascension d’un champion : il dissèque la trajectoire d’un jeune Américain prêt à tout pour devenir une icône. Et tout le tapage autour de Timothée Chalamet est amplement justifié. Il porte le film de bout en bout, habité, électrique, déployant une palette de jeu impressionnante pour incarner ce personnage narcissique, ambitieux, souvent détestable. Certains spectateurs pourraient rester à distance face à un protagoniste aussi antipathique, mais cinématographiquement, c’est fascinant. Je ne vois clairement pas qui pourrait lui faire barrage pour son futur Oscar qui semble une évidence. Autour de lui gravite une galerie de seconds rôles solides, chacun bénéficiant d’un véritable arc narratif, à commencer par le surprenant Abel Ferrara. Difficile de ne pas penser au cinéma de Martin Scorsese. Cet anti-héros porté par une obsession maladive de la réussite évoque immédiatement Le loup de Wall Street ou Casino , dans leur manière de décrire les excès du rêve américain. Mais le film convoque aussi l’ombre flamboyante du Babylon de Damien Chazelle : même énergie démesurée, même volonté de transformer chaque séquence en expérience sensorielle totale. La mise en scène est à l’image de son héros : nerveuse, constamment en mouvement, presque fiévreuse. L’intrigue reste simple, mais l’enchaînement d’événements et le chaos progressif emportent tout sur leur passage. La bande originale, mêlant des standards des années 80 dans un anachronisme assumé, insuffle une énergie communicative qui participe à cette sensation d’ivresse permanente. Malgré ses 2h30, le film ne connaît aucun temps mort, quitte à devenir épuisant pour ceux qui ne rentreraient pas dans son délire. Marty Supreme accumule les scènes chocs, manie un sens du comique de situation souvent mordant et refuse obstinément toute demi-mesure. Il veut briller, éblouir, parfois étourdir. Josh Safdie signe ainsi un film à l’image de son personnage : ambitieux, excessif, vibrant. Une œuvre qui risque de diviser, mais dont l’énergie et la radicalité pourraient bien en faire l’un des grands chocs cinématographiques de 2026. Partager

  • Critique de LES CHATOUILLES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES CHATOUILLES . LES CHATOUILLES ❤️❤️❤️❤️ Alors, forcément, vu le sujet lourd et tabou, je m’attendais à me prendre une bonne baffe. Et, oui, « uppercut dans ma face » il y a bien eu, et le premier quart d’heure du film, ta situation de spectateur impuissant te donne un peu l’envie de te lever et traverser l’écran pour tout casser. Mais, là où j’arrête tout de suite les plus sceptiques qui diraient des choses du genre « Non, mais t’as vu le sujet du film, il y a bien assez de misère dans le monde pour aller voir ça au cinéma »… Parce que là, Andréa et son compagnon réussissent un tour de force, c’est avec leurs mise en scène «déconstruite » pleine d’énergie, nous faisant voyager entre réalité, récit et rêve, en réussissant à y apporter à mon grand étonnement beaucoup de poésie par moment et encore plus fou à nous faire rire. Cet aspect comique, et parfois décalé, permet au spectateur de reprendre un peu son souffle et de prendre un peu de distance, sans jamais rendre la situation plus acceptable (un peu comme cette héroïne qui cherche à se réconcilier avec son passé). A l’image de ce que j’ai pu entendre du spectacle, la danse est extrêmement présente dans le film et offre des tableaux qui sont un concentré d’émotion brute Et au niveau des acteurs, évidement Andréa perce l’écran, mais que dire de la prestation sidérante de Karin Viard dans son rôle de mère exécrable. Ce film est une leçon de vie et de résilience, poignant sans jamais être dans le tire larmes et rien que pour ça il mérite d’être vu. Mon seul regret, être allé le voir seul, car forcément, tu en ressors chamboulé, mais aussi plein d’espoir avec une folle envie d’en discuter. Alors merci Andréa Bescond pour ce GRAND moment de cinéma. Partager

  • Un thriller tendu au cœur du chaos.

    Découvrez notre critique détaillée du film 13 JOURS 13 NUITS . 13 JOURS 13 NUITS ❤️❤️❤️💛 Un thriller tendu au cœur du chaos. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter Kaboul en août 2021, les Talibans prennent d’assaut la capitale. L’ambassade de France devient alors l’un des derniers refuges pour les Afghans souhaitant fuir le pays. Le film est basé sur le roman autobiographique de Mohamed Bida, le commandant à l’origine de cette opération d’exfiltration. Le film aurait pu pâtir du fait que l’on en connaisse l’issue, et pourtant, sa grande force réside dans la tension qui s’installe dès les premières minutes. L’angoisse est constante et atteint son paroxysme lors de certaines séquences, notamment une scène nocturne étouffante dans un tunnel de Kaboul, filmée avec une précision presque documentaire. On aurait pu craindre, de la part de Bourboudon, un penchant pour le spectaculaire, à l’image de ses TROIS MOUSQUETAIRES , avec une mise en scène épileptique. Mais c’est ici tout l’inverse. Ici, il choisit la sobriété : cadrages resserrés, lumières naturelles, silences éloquents… Le film repose sur les regards, la sueur, les corps tendus par l’urgence. La photographie, sobre mais travaillée, renforce cette impression de réalisme constant. Même si l’on aurait pu espérer un peu plus d’audace formelle, on ne peut qu’admirer l’efficacité du film, qui parvient à restituer toute la complexité de la mission tout en maintenant une tension palpable de bout en bout. On remarquera également le travail sur les décors et les scènes de foule saisissantes, notamment lorsque la caméra prend de la hauteur pour révéler l’ampleur du désespoir des réfugiés cherchant à fuir le régime taliban. En revanche, à trop se focaliser sur la retranscription des événements, le film néglige parfois ses personnages. Certains manquent d’un véritable arc narratif et sont réduits à de simples fonctions dramatiques, destinées à entretenir le suspense. Heureusement, ils sont tous incarnés avec justesse : Roschdy Zem irradie de charisme à chaque apparition, tandis que Lyna Khoudri nous bouleverse d’un seul regard, empreint de terreur et de détermination. Donc, même si le film assume peut-être un peu trop son côté didactique, il n’en demeure pas moins un thriller haletant, d’une grande efficacité, porté par une tension constante. Partager

  • Critique de DANS SES YEUX – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film DANS SES YEUX . DANS SES YEUX ❤️❤️❤️❤️ 1974, Buenos Aires. Benjamin est obsédé par une enquête dont il était en charge 25 ans plus tôt et décide d’écrire un roman sur cette histoire. DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus. Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur. Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême. La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante. De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée. Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes. D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre… Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle. Partager

  • Critique de JOKER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film JOKER . JOKER ❤️❤️❤️❤️❤️ Donc voici le film qui fera certainement beaucoup de bruit aux prochains oscars. Car Joker est clairement un film qui marquera l’histoire du cinéma et dont on parlera encore dans de nombreuses années. Pourtant, à la base j’étais vraiment septique et je ne voyais pas l’intérêt du projet. Car passer après Nicholson et surtout Ledger me semblait TRES compliqué et surtout le personnage devait se remettre de la purge récente qu’a été « Suicide Squad » avec la prestation « douteuse » de Leto. D’autant plus qu’en général, faire une origine story d’un personnage aussi emblématique a souvent tendance à le démystifier. Mais Joker réussi à éviter tous ces pièges et à en faire une œuvre majeur en surprenant son public et en ne le brossant pas dans le sens du poil. Déjà, NON ce n’est pas un énième film de superhéros. Ici, il n’est jamais question de superpouvoir et de combats dantesques et même si il se base sur un comic book populaire, le film se veut ultra réaliste. Même si l’ombre de Batman flotte sur le film, il n’est pas utile d’être un familier de cet univers pour l’apprécier. On a finalement affaire à un grand drame psychologique nous montrant comment un personnage affublé d’un handicap mental va basculer dans la folie à force de discrimination, du rejet des autres et de la société. Et même si le film se passe dans les années 80, il fait souvent écho à notre actualité. Le film emprunte d’ailleurs beaucoup plus à des films comme « Taxi Driver » et « La valse des pantins » qu’aux films de super héros. La présence de Robert De Niro, héros des deux films cités, n’est d’ailleurs pas anodine tant le film s’en inspire. Pour en revenir à la prestation de Joaquin Phoenix, elle est complètement folle (oui, je sais, c’est facile…) et lui tracera surement un chemin vers les oscars (où il devra certainement batailler avec Bard Pitt pour son « Ad Astra »). Rien que sa transformation physique pour le rôle force le respect. Jamais il ne cherche à singer les anciennes apparitions cinématographiques du personnage. Il apporte une humanité troublante au Joker le rendant à la fois particulièrement glaçant et attachant. Un attachement qui sera souvent dérangeant car il n’excuse en rien les agissements du Joker et ses pétages de plombs, même si il aide à comprendre son basculement. Car le film aurait facilement pu tomber dans le piège d’en faire un anti-héros, mais on a bien affaire ici à un psychopathe en devenir. Pour parfaire le tout, le film nous offre des plans somptueux qui s’impriment dans la rétine, grâce à une photographie magnifique alternant des colorimétries froides qui deviennent de plus en plus criardes au fur et à mesure que le Joker prend le dessus. Et puis cette BO magnifique aussi anxiogène que poétique qui enfonce le clou. Bref ma grande baffe de la rentrée, à l’image de la réaction d’un spectateur derrière moi à l’arrivée du générique « WHAOU !!! » Partager

  • Un thriller politique anti-spectaculaire, mais fascinant

    Découvrez notre critique détaillée du film L'AGENT SECRET . L'AGENT SECRET ❤️❤️❤️ Un thriller politique anti-spectaculaire, mais fascinant Ce thriller politique, situé dans le Brésil des années 70, nous fait suivre Marcelo, un homme traqué par le régime militaire, qui tente de se reconstruire tout en recréant un lien avec son fils. À travers son parcours, le film dénonce la dictature qui gangrenait alors le pays. Difficile de ne pas penser au très bon JE SUIS TOUJOURS LÀ, sorti en début d’année, tant les deux œuvres dialoguent dans leur manière d’aborder la mémoire et la répression politique. Dès la scène d’ouverture, le spectateur est saisi par la maîtrise de la mise en scène. En quelques minutes, le film installe une ambiance poisseuse et oppressante, plongeant immédiatement dans la peur et la paranoïa propres à cette époque. À elle seule, cette ouverture fonctionne comme un véritable court-métrage d’une efficacité redoutable. Kleber Mendonça Filho démontre à plusieurs reprises l’étendue de son savoir-faire, en proposant des plans soigneusement composés et une direction précise, où chaque cadre renforce la tension politique et émotionnelle du récit. Le film n’a clairement pas volé sa Palme de la mise en scène à Cannes. L’AGENT SECRET adopte un ton à la fois original et surprenant dans sa manière d’aborder des thèmes lourds comme la dictature et l’oppression. Il joue constamment avec les genres, alternant moments de gravité, touches d’humour noir et élans presque poétiques. Il se permet même quelques fulgurances mémorables, comme cette scène totalement folle autour d’une jambe coupée, à la fois dérangeante et très maligne pour ce qu’elle raconte. Le film reste toutefois exigeant. Pour l’apprécier pleinement, il faut accepter son rythme lent, contemplatif et résolument anti-spectaculaire. On est très loin d’un film d’espionnage classique, malgré ce que pourrait laisser entendre son titre. D’autant plus que sa durée conséquente (2h40) fait que le film souffre de quelques longueurs. Et la multiplication des intrigues et des personnages complexifie le récit, au risque de parfois perdre le spectateur. Le réalisateur multiplie également les références au cinéma des années 70, de Spielberg à Richard Donner, ancrant davantage le film dans son époque tout en rendant un bel hommage au septième art. Ces références ne sont jamais gratuites : elles permettent aussi d’évoquer la manière dont le cinéma de cette décennie façonnait l’imaginaire collectif. Enfin, l’une des grandes forces du film réside dans son casting remarquable. Wagner Moura, en tête, confirme tout le bien que l’on pense de lui depuis NARCOS, où il incarnait Pablo Escobar. Mais les seconds rôles sont tout aussi marquants, offrant de véritables gueules de cinéma. Mention spéciale à Tânia Maria, inoubliable dans le rôle de la tenancière du refuge. Même si j’ai trouvé que le film s’éparpillait par moment et m’a laissé parfois à distance, il n'en reste pas moins une œuvre à la fois originale et fascinante. Partager

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