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- La promesse d’un grand voyage spatial… mais je suis resté au sol…
Découvrez notre critique du film PROJET DERNIÈRE CHANCE . La promesse d’un grand voyage spatial… mais je suis resté au sol… PROJET DERNIÈRE CHANCE ❤️❤️ La promesse d’un grand voyage spatial… mais je suis resté au sol… J’étais vraiment enthousiaste à l’idée de découvrir Projet Dernière Chance , ce film de science-fiction signé Phil Lord et Christopher Miller, dont je ne savais absolument rien. Et il faut reconnaître que la première partie du film a largement conforté cette attente. Le duo de réalisateurs démontre une nouvelle fois son savoir-faire en matière de mise en scène, en proposant des visuels marquants, sublimés par la photographie de Greig Fraser, déjà à l’œuvre sur The Batman ou Dune. L’ensemble évoque immédiatement de grandes références du genre comme Interstellar , Premier Contact ou encore E.T. l'extra-terrestre , tout en rappelant aussi Seul sur Mars , adapté du même auteur. Mais même si je ne peux que saluer la beauté des images, une impression persiste : celle d’avoir déjà vu, ailleurs et souvent en mieux, ce que le film propose à l’écran. Une sensation qui a finit par atténuer l’impact de ces séquences pourtant spectaculaires. Puis surtout, la promesse initiale a rapidement laissé place à une expérience beaucoup plus déroutante et, en ce qui me concerne, franchement laborieuse. Là où je m’attendais à une œuvre de science-fiction ambitieuse et immersive, le film opte en réalité pour un ton largement tourné vers la comédie. Un choix qui s’est avéré créer un décalage auquel je n’étais pas prêt. J’ai même eu par moments la sensation de me retrouver face à un film calibré par Disney, dans une veine très “grand public”, qui m’a sorti du récit. Le problème, c’est que cet humour ne m’a jamais atteint, au point de ne pas me décrocher le moindre sourire… Et comme le film repose en grande partie sur ce registre, tout le reste s’en est retrouvé fragilisé pour moi. Même constat pour ce récit d’amitié et d’apprentissage, censé constituer son cœur émotionnel. Sur le papier, tout est réuni pour que la relation fonctionne, dans la lignée de grandes œuvres du genre. Mais dans les faits, je n’ai jamais réussi à y croire. La connexion entre les personnages m’a semblé trop rapide, presque artificielle, comme si le film cherchait davantage à démontrer cette amitié qu’à réellement la faire naître. Faute d’attachement, je suis resté un peu plus à distance du projet. À cela s’ajoutent des facilités scénaristiques, qui même si elles sont excusables par le côté léger du film, restent difficiles à ignorer. Comme ce postulat d’un simple professeur propulsé sans aucune formation dans une mission spatiale de cette ampleur, et capable d’en maîtriser tous les enjeux. Là où d’autres films du genre parviennent à ancrer leur récit dans une certaine rigueur, celui-ci demande une suspension d’incrédulité que je n’ai jamais réussi à accorder. Enfin, plus le film avance, plus l’ennui s’est installé en moi, par manque d’investissement émotionnel, au point de transformer ma séance en véritable calvaire. D’autant plus que le film multiplie les rebondissements dans sa dernière partie, semblant ne jamais vouloir se terminer. Pour autant, difficile pour moi de qualifier le film de « raté ». On sent bien que ce mélange d’humour et d’émotion se veut fédérateur, et aux vues des retours, il semble toucher une large partie du public. Simplement, il n’a jamais fonctionné sur moi. Le décalage était trop grand, et je suis resté en permanence à distance de ce que le film cherchait à provoquer. Au fond, il s’agit peut-être tout simplement d’un film qui n’était pas fait pour moi… Partager
- Ou le pouvoir incontrôlable des réseaux sociaux…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MICHELLE, DOIT-ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ ? Ou le pouvoir incontrôlable des réseaux sociaux… MICHELLE, DOIT-ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ ? ❤️❤️❤️❤️ Ou le pouvoir incontrôlable des réseaux sociaux… Alors que le public s'installe, Michelle est déjà sur scène, dans sa chambre à écouter de la musique. Une ado qui partira bientôt en voyage scolaire à Auschwitz, où elle prendra ce fameux selfie qui déclenchera une vague de haine sur les réseaux sociaux… Alors coupable ? La pièce montrera les faits du point de vue des jeunes , mais ne prendra pas pour autant parti et fait le choix de ne pas juger son personnage, laissant le public se forger son avis. La jeune compagnie Nandi va redoubler d'énergie pour incarner l'insouciance de ses ados et de leurs avatars qui les représentent sur la toile. Car bien plus que le selfie en question, c’est l’addiction aux réseaux sociaux qui est le centre du débat , ainsi que la puissance qu’ils ont acquis dans le monde actuel… En effet, quand il montre ces élèves et les professeurs qui les accompagnent, l’auteur nous pointe aussi du doigt (moi le premier, qui tape cet avis qui sera bientôt diffusé sur internet…). Les messages sur les réseaux seront incarnés par les acteurs, plutôt que de tomber dans la facilité de la simple projection sur écran. Ce qui apporte parfois un côté comique aux échanges des ados, mais qui devient aussi des plus oppressants lorsque l'engrenage se met en marche avec un effet boule de neige incontrôlable. La pièce alterne ainsi les ruptures de ton, alternant la comédie, la réflexion, voir l’effroi… La scénographie propose un décor sobre et épuré, axé sur des balançoires, comme pour nous rappeler que ces ados sont encore des enfants… Là encore, les smartphones auront une place centrale, devenant parfois la seule source d’éclairage de la scène. La mise en scène offre des moments assez inspirés , au point de réussir à rendre la découverte du camp de la mort saisissante, sans jamais le montrer. La musique aura aussi une véritable importance, avec notamment des scènes chorégraphiées à l’efficacité redoutable et apportant chacune une ambiance particulière à des moments phares de ce fait divers. La compagnie Nandi nous offre un spectacle aussi original que marquant. On voudrait même que ça aille plus loin, mais la pièce n'est pas là pour apporter des réponses, mais plutôt pour interroger le public sur ce fait divers. En règle générale, la troupe fait justement un bord de scène pour débattre du sujet, mais ici on est au OFF, lieu où nous n'avons déjà pas le temps d'applaudir les artistes qui nous offrent de telles propositions… Alors, doit-on en vouloir à Michelle ? Je vous incite vivement à aller vous faire votre opinion en découvrant la pièce. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un récit anxiogène qui refuse de choisir un camp.
Découvrez notre critique du film CIVIL WAR . Un récit anxiogène qui refuse de choisir un camp. CIVIL WAR ❤️❤️❤️💛 Un récit anxiogène qui refuse de choisir un camp. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’affiche, on est loin d’un film à grand spectacle, même si le film propose un climax extrêmement impressionnant. On a affaire ici à un road movie dystopique, aussi froid que réaliste, nous faisant vivre le conflit à travers les yeux d’un petit groupe de reporters de guerre, dont les clichés seront au centre du montage d’Alex Garland. Il y a d’emblée un dilemme moral qui s’installe entre le spectateur et les protagonistes, qui n’est pas sans rappeler l’excellent NIGHT CALL. Leur obsession de cette chasse à la vérité, les poussant à risquer leur vie pour obtenir une photo, tout en faisant abstraction de ce qui ce passe devant leur yeux, préférant prendre un cliché d’une personne mourante plutôt que de lui venir en aide… Ce qui fait qu’un manque d’attachement s’installe envers les personnages et a tendance à nous laisser à distance. Pour autant, le film enchaine les scènes aussi marquantes que déstabilisantes, d’autant plus qu’il fait le choix de ne pas développer le côté politique du film. On est dépourvu de repère et l’horreur semble pouvoir surgir de chacune de leurs rencontres, quelque soit leur camp. Il s’en suit de terribles scènes anxiogènes, comme lors de la terrifiante rencontre avec le personnage de l’excellent James Plemons. Et même si le reste du casting n’est pas en reste, on retiendra surtout la jeune Cailee Spaeny qui vole la vedette, en proposant le personnage le plus intéressant… Alors, oui, j’ai eu du mal à m’impliquer dans l’histoire et ses personnages mais j’étais pourtant constamment fasciné par ce qui se déroulait devant mes yeux. Et puis, il y a ce final époustouflant où le film prend une tout autre envergure, aussi bien dans son propos que dans l’intensité et l’émotion… Partager
- Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes…
Découvrez notre critique du film LE GANG DES AMAZONES . Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes… LE GANG DES AMAZONES ❤️❤️❤️ Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes… LE GANG DES AMAZONES retrace le parcours réel de cinq femmes ayant multiplié les cambriolages dans le Vaucluse à la fin des années 1980. Le film adopte leur point de vue sans tomber dans le manichéisme. Il ne glorifie jamais leurs actes, mais prend soin de les replacer dans un contexte social difficile, notamment pour celles qui peinaient à subvenir aux besoins de leurs enfants. Le récit oscille ainsi entre polar social et drame humain. Le plus grand atout du film réside sans doute dans la force de son casting. Lyna Khoudri s’impose comme le pilier du groupe et confirme une nouvelle fois l’ampleur de son talent. Mais c’est surtout Izïa Higelin qui impressionne : elle incarne la véritable charge émotionnelle du récit. Laura Felpin, employée à contre-emploi, surprend par la sensibilité qu’elle apporte à son personnage, le rendant particulièrement attachant. Les cinq actrices offrent au film une profondeur et une complicité sincère qui transparaît à l’écran. Une véritable empathie s’installe, permettant de comprendre ce qui a pu les pousser à franchir la ligne jaune, sans pour autant excuser leurs actes. Le dernier acte donne également la parole aux victimes, révélant les traumatismes laissés par ces braquages. Cette démarche évite toute complaisance et maintient un équilibre moral bienvenu. La mise en scène naturaliste, dominée par la caméra à l’épaule et les gros plans, confère parfois un aspect semi-documentaire. Si cela renforce l’authenticité du film, cela lui donne aussi un léger côté scolaire ou didactique, au détriment de la tension dramatique (d’autant plus que l’issue de l’histoire est connue). Il en résulte un polar social maîtrisé, plus touchant qu’attendu, parfois un peu sage, mais porté avec intensité par ses comédiennes. Partager
- LE LIVRE DES SOLUTIONS : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LE LIVRE DES SOLUTIONS . LE LIVRE DES SOLUTIONS ❤️❤️💛 Voici donc le nouveau film de Michel Gondry, qui est tout simplement le réalisateur de mon film préféré : ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND, dont l’unique défaut est d’avoir un titre beaucoup trop long… Et c’est surement, l’origine du souci que j’ai avec son nouveau film, car j’en attendais visiblement beaucoup trop. Avec un titre et un pitch pareil, je m’attendais à beaucoup plus de magie, de poésie et à être emporté comme rarement… sauf que ça a été un peu la désillusion… Alors attention, même si je suis passé à côté il y a des bonnes choses : Niney est exemplaire, ainsi que le casting féminin, le film se montre parfois très drôle et certaines scènes fonctionnent vraiment (celle de l’orchestre est même un petit bijou). Puis, Michel Gondry fait un peu son propre portrait et il n'est pas tendre (et rien que ça c'est louable), même si ça fait que niveau attachement au héros, c'est compliqué. En fait, j'avais souvent l'impression d'être devant une succession de scénettes, qui manquaient de liants entre elles et ça finit par tourner un peu en rond. Idem, vu le sujet, j’espérais un hymne à l’artisanat du cinéma, mais même si il y a quelques bonnes idées, on est loin du FABELMANS de Spielberg… Le film a bien réussi à me rattraper par une idée ou une blague qui fait mouche, mais je dois tout de même avouer que j’ai souvent trouvé le temps long et que je n’ai jamais réussi réellement à rentrer dedans… Partager
- LES FILS DE L’HOMME : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LES FILS DE L’HOMME . LES FILS DE L’HOMME ❤️❤️❤️❤️❤️ Passé quasiment inaperçu au moment de sa sortie LES FILS DE L’HOMME est pourtant devenu pour moi un des plus grands chefs d’œuvre de la science-fiction. C’est un film d’anticipation dystopique se déroulant dans un futur proche qui est terriblement d’actualité tant les problèmes évoqués font écho à notre époque (Expulsion raciale, gaspillage des ressources, épidémie de grippe, montée de l’extrémisme, dépression…). Oui, clairement le film est sombre, même s'il n’est pas totalement dénué d’humour… Mais même si les thèmes abordés marquent immanquablement le spectateur, c’est surtout au niveau de la mise en scène que le film impressionne le plus. Déjà l’atmosphère poisseuse apportée par la sublime photographie et par le travail sur les décors y est pour beaucoup. Mais surtout, Cuarón donne à son film un côté reportage de guerre, caméra à l’épaule. Et le fait de choisir comme protagoniste un personnage lambda renforce l’implication du spectateur, le rendant témoin de l’horreur des situations. D’autant plus que le réalisateur nous met en totale immersion, notamment à l’aide de plans séquences magistraux, qui sont devenus aujourd’hui sa marque de fabrique (Gravity, Birdman…). On retiendra surtout celui « de la voiture » d’une maitrise rare et celui du climax hallucinant qui à lui seul est un bijou cinématographique. Plutôt que de s’attarder sur les explications, Cuarón se concentre sur l’émotion et les questionnements de son héros, offrant quelques scènes intimistes puissantes. Et malgré la noirceur de l’ensemble, il en fait une fable intense et bouleversante. Partager
- Daguerre creuse autour de l’amour et l’amitié pour en extraire une pépite d’humanité.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DU CHARBON DANS LES VEINES Daguerre creuse autour de l’amour et l’amitié pour en extraire une pépite d’humanité. DU CHARBON DANS LES VEINES ❤️❤️❤️❤️💛 Daguerre creuse autour de l’amour et l’amitié pour en extraire une pépite d’humanité. 1958, dans une petite ville minière du nord de la France, Vlad et Pierre, deux inséparables amis, essayent d’oublier la dureté de leur travail, en jouant de l’accordéon, jusqu’au jour où Leila, une jeune marocaine, rejoint leur petit orchestre… Jean-Philippe Daguerre nous livre ici une pièce tout en nuances, jusque dans les couleurs et les lumières, qui mélangent les tons de gris pour mieux nous plonger dans l'univers de ce village où le charbon est roi. On notera d'ailleurs l'immense travail sur les costumes et le décor qui immerge le spectateur dans une époque. Mais surtout, la force de la pièce vient de son texte qui, même s'il aborde des sujets forts, ne cherche jamais à forcer les émotions. La pièce évite le piège de la facilité et du patho pour chercher à émouvoir le public, mais parvient tout de même à le toucher avec une véritable sincérité. De même, la pièce se montre souvent très drôle, sans jamais en faire des caisses. La finesse de l'écriture fait que régulièrement une réplique touchera le spectateur ou viendra lui décrocher un sourire. Et si cela fonctionne si bien, c'est que le texte laisse le temps à chacun de ces personnages d'exister et donc aux spectateurs de s'attacher à eux. D'autant plus qu'il sera énormément question d'amour, entre un homme et une femme, mais aussi des parents et leurs enfants, et surtout celui qui lie deux amis. Mais même si l'ensemble du casting fait merveille, on retiendra surtout un Jean-Jacques Vannier, dont chaque réplique est un véritable délice. On notera aussi la très belle composition musicale, et ceux qui me connaissent le savent, quand on allie le combo drame-comédie-musique, je suis harponné… Jean-Philippe Daguerre m'a rarement déçu et enchaine les succès , et il nous livre ici une comédie sensible, pleine d’humanité, mais surtout sa plus belle pièce depuis ADIEU MONSIEUR HAFFMANN . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Une révolution théâtrale qui fait exploser les codes et embrase la scène.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle OLYMPE(S) Une révolution théâtrale qui fait exploser les codes et embrase la scène. OLYMPE(S) ❤️❤️❤️❤️❤️ Une révolution théâtrale qui fait exploser les codes et embrase la scène. J’aime lorsque le théâtre arrive encore à me surprendre, lorsqu’il ose des propositions originales qui sortent des sentiers battus. Avec Olympe(s) , l’ambition affichée est à l’image du spectacle lui-même : totalement démesurée . Et c’est justement ce qui fait sa force. La pièce démarre en 1789, quand Olympe de Gouges tente, en vain, de faire monter sa pièce à la Comédie-Française. Une entrée en matière malicieusement théâtrale, qui invite le théâtre au théâtre et joue avec les codes de la grande tradition de la comédie. Cette première partie, volontairement plus classique, installe un véritable plaisir de jeu et une belle dose d’humour. Et puis, insidieusement, tout bascule. À mesure que la Révolution s’installe en France, le spectacle prend une ampleur totalement démesurée . Le ton se libère, devient plus radical, plus électrique, jusqu’à exploser dans une forme révolutionnaire et résolument rock’n’roll. Ce qui n’était qu’un récit dépasse le simple biopic pour devenir une véritable déferlante scénique, qui finit par se transformer en un immense cri de féminisme et de liberté. À l’image de ses personnages, hauts en couleur et totalement décomplexés, Olympe(s) se moque des codes et des standards parfois trop calibrés du théâtre. La pièce refuse les cases, ose les mélanges, brouille les frontières entre les genres et propose une forme totalement hors norme . Elle passe de la comédie à la poésie, du théâtre historique au concert rock, du rire à l’émotion, avec une liberté folle. Sur le plateau, ils sont dix. Cinq hommes, cinq femmes — parité oblige — et la troupe va littéralement retourner la scène. Les comédiens envahissent l’espace, multiplient les moments de folie et déploient une énergie sidérante . La force du collectif donne un élan révolutionnaire où ils font monter l’ambiance jusqu’à transformer parfois la salle en véritable salle de concert, avec une énergie communicative qui donne régulièrement envie au public de se lever. Cette énergie passe aussi par une bande-son particulièrement riche, avec de nombreuses chansons, toutes issues de grandes voix féminines. D’Aretha Franklin à Pomme, en passant par Françoise Hardy, ces morceaux viennent prolonger le propos féministe du spectacle et renforcer cette sensation de liberté permanente qui traverse la scène. Le spectacle ne tient jamais en place. Il est rythmé, engagé, souvent délicieusement déjanté, et crée un dialogue permanent entre la Révolution française et les combats d’aujourd’hui. Car si Olympe(s) raconte une époque où les femmes commencent à faire entendre leur voix, le spectacle est surtout porté par un message féministe dont la puissance se révèle pleinement lorsqu’il établit des parallèles avec notre société actuelle. La pièce rappelle qu’il y a eu de vraies avancées depuis l’époque d’Olympe de Gouges, mais elle souligne aussi que le chemin à parcourir reste encore terriblement long pour atteindre une véritable égalité entre les femmes et les hommes. Derrière le rire et l’énergie festive, c’est un combat toujours d’actualité qui résonne avec une force particulière. La pièce s’amuse également à convoquer des figures iconiques de cette période, offrant une galerie de personnages hauts en couleur. Comme ce Robespierre à la prestance saisissante. Mais surtout un inoubliable Beaumarchais aussi misogyne qu’imbu de sa personne, absolument irrésistible, dont chaque apparition et chaque réplique provoquent les éclats de rire du public. Ces personnages participent pleinement à l’énergie du spectacle et à son mélange constant entre humour, Histoire et regard contemporain. Olympe(s) est un spectacle hors norme qui en met plein la vue et les oreilles . Une véritable explosion scénique où la musique, le jeu, l’humour et l’engagement se mêlent dans un tourbillon permanent. Une création généreuse, furieusement vivante, qui rappelle que le théâtre peut encore surprendre, bousculer les codes et faire vibrer. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- LITTLE MISS SUNSHINE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LITTLE MISS SUNSHINE . LITTLE MISS SUNSHINE ❤️❤️❤️❤️💛 Voici la fabuleuse histoire des Hoover, une famille dysfonctionnelle et pas comme les autres. Le père est un écrivain, un peu looser sur les bords, cherche à vendre sa méthode pour réussir sa vie. L’oncle est un dépressif qui sort de l’hôpital suite à une tentative de suicide. Le grand père vulgaire et drogué. Le fils qui a fait vœu de silence dans ce monde où il ne se reconnait pas. La mère un poil névrosée essaie de faire que tout se passe pour le mieux. Et puis, il y a la petite Olive, un peu grassouillette, qui ne rêve que d’une chose : participer à l’élection de Little Miss Sunshine. Mais ne vous y trompez pas, malgré les apparences, on a bien affaire ici à un Feelgood movie d’une force inouïe. On va suivre cette famille dans un road movie avec pour objectif ce fameux concours. Et une chose est claire, on rigole énormément, mais ça arrive aussi parfois à se montrer très touchant. Que ce soit les personnages, les dialogues ou bien les situations comiques, ça fonctionne à merveille. Mais, ce qui fait la grande force de ce film, c’est qu’en plus d’être une irrésistible comédie, c’est loin d’être bête et ça fait énormément réfléchir. Ca aborde divers thèmes universels, comme le regard des autres, ce qu’il faut pour être heureux, doit-on forcément rentrer dans le moule pour réussir… C’est extrêmement malin dans son écriture et le fameux rêve américain en prend pour son grade. On craque littéralement pour cette gamine qui arrivera à unir autour d’elle toute sa famille et à panser leurs plaies. Et la BO majestueuse sublime cette sensation de bonheur véhiculée par ce film qui nous crie à longueur de temps « SOYEZ VOUS-MEME !!!» Partager
- La jeune troupe Brosters rêve de Broadway
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ENCRÉES - LE SPECTACLE MUSICAL La jeune troupe Brosters rêve de Broadway ENCRÉES - LE SPECTACLE MUSICAL ❤️❤️💛 La jeune troupe Brosters rêve de Broadway J’ai été attiré par ce spectacle, bien évidement par mon amour pour les spectacles musicaux, mais aussi par la façon dont le projet a vu le jour. La jeune troupe « Les Brosters » a décidé d’utiliser les talents et compétences de leurs membres pour créer une comédie musicale d’envergure. Et pour ça ils vont utiliser la chanson, la danse et le théâtre pour mettre en lumière le destin de plusieurs femmes et leurs combats face à l’oppression. Il y a une réelle ambition, avec de nombreux artistes sur scène et certaines chorégraphies travaillées. Quelques chansons de groupe fonctionnent bien, comme celles sur la révolte des femmes ou le final vraiment réussi. Je garderai aussi en mémoire cette scène sur le procès de Klaus Barbie. Cependant, je suis bien embêté, car j’aurais vraiment aimé être emporté par le projet, mais malgré ces points forts, mon ressenti reste mitigé. Malheureusement, certaines performances en solo et certaines parties théâtrales manquent parfois de justesse, ce qui m'a empêché de m'immerger totalement dans le spectacle. Mais même s'il gagnerait à être approfondi, pour un premier spectacle, il y a un réel potentiel et une ambition qui mérite d'être soulignée... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Deux frères, deux choix, une fracture irréversible.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE TOIT DU MONDE Deux frères, deux choix, une fracture irréversible. LE TOIT DU MONDE ❤️❤️❤️❤️ Deux frères, deux choix, une fracture irréversible. Le toit du monde est une pièce qui mêle avec beaucoup de force l’intime à la grande Histoire. À travers le destin de deux frères, elle raconte comment des choix faits dans un contexte de guerre peuvent faire basculer des vies et éloigner deux êtres pourtant liés par un amour profond. Leurs trajectoires vont prendre des directions diamétralement opposées, les entraînant dans une spirale dont ils ne mesureront les conséquences que bien plus tard. Au-delà du récit historique, la pièce devient une réflexion profonde sur l’amour fraternel , sur ce lien unique qui unit deux êtres malgré les blessures, les incompréhensions et les trahisons. Elle interroge également la haine, la culpabilité et la possibilité du pardon, en montrant comment les événements d’une époque peuvent déchirer une relation et laisser des traces indélébiles. La pièce parle aussi de ces hommes confrontés, pendant cette période, à des choix impossibles. Des choix faits parfois dans l’urgence, sous la pression des circonstances, sans jamais pouvoir en mesurer la portée. Des décisions qui auront des conséquences terribles et qui continueront de résonner longtemps après, dans leur propre vie comme dans celle de ceux qui les entourent. Cette histoire est portée par un duo de comédiens remarquable . Romain Poli, dans le rôle du narrateur, impose un jeu tout en justesse et en retenue. Avec beaucoup de finesse, il accompagne le spectateur dans cette histoire intime sans jamais forcer l’émotion. Face à lui, Malou Gilbert impressionne par son incroyable polyvalence. Capable d’incarner plusieurs personnages dans des registres très différents, il déploie une présence scénique saisissante et une énergie presque folle. La mise en scène, à la fois simple et d’une grande efficacité, participe pleinement à la force du spectacle. Avec ces cagettes de légumes constamment déplacées, le décor prend vie sous nos yeux et accompagne les évolutions du récit. L’espace se transforme en permanence, comme un souvenir qui se recompose devant nous, donnant à la pièce une dimension presque cinématographique . Cette sobriété crée une atmosphère à la fois concrète et poétique, laissant toute la place aux personnages et à leur histoire. Le toit du monde est ainsi une histoire de choix, de destins bouleversés et de liens qui tentent de survivre aux blessures du passé. Une pièce bouleversante qui rappelle que derrière les grands événements de l’Histoire se cachent toujours des histoires humaines, faites d’amour, de souffrance et d’espoir de réconciliation. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Le soleil de Marseille brille sur les planches.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MARIUS Le soleil de Marseille brille sur les planches. MARIUS ❤️❤️❤️❤️❤️ Le soleil de Marseille brille sur les planches. Dès l’ouverture en chanson, on est immédiatement happés par l’atmosphère méditerranéenne du Vieux-Port. Les ruelles pavées, le marché, la mythique Canebière, et bien sûr le Bar de la Marine composent ce superbe décor qui ravive avec tendresse l’univers de Pagnol. Pour son nouveau spectacle, la troupe du Grenier de Babouchka s’attaque à un véritable monument du théâtre français , sans doute la pièce la plus populaire de l’auteur. Jean-Philippe Daguerre réussit le pari de rendre ce classique à la fois respectueux et résolument moderne. Sa mise en scène fluide, sans temps mort, trouve un bel équilibre entre comédie, tension et poésie. Le panache des comédiens fait le reste : ils transforment cette réinterprétation en moment inoubliable. La troupe livre une performance remarquable. Chaque acteur incarne son personnage avec une sincérité touchante et un sens aiguisé du rythme comique. Ils insufflent une énergie nouvelle à la pièce tout en restant fidèles à son esprit. La galerie de personnages hauts en couleur prend vie avec une vigueur qui secoue les planches. Romain Lagarde nous ferait presque oublier Raimu dans le rôle de César. Par la puissance de son jeu, il parvient à nous faire rire autant qu’à nous émouvoir. Geoffrey Palisse apporte fougue et intensité à Marius, formant un duo très convaincant avec Juliette Béhar, qui incarne Fanny avec une fragilité lumineuse. Elle confirme amplement qu’elle n’a pas volé son récent Molière. Et comment ne pas saluer Teddy Melis, dans le rôle de Panisse. Il campe sans doute le personnage le plus attachant de la pièce : drôle, maladroit, roublard et chaleureux, il apporte à son rôle une palette de nuances savoureuses. Et pourtant, même après avoir vu le film culte une bonne dizaine de fois, j’ai eu cette sensation étrange mais savoureuse de découvrir MARIUS pour la première fois. Je connais chaque réplique par cœur, et malgré cela, ils ont réussi à me faire rire, énormément, mais aussi à me tirer des larmes, par la justesse et la sensibilité de leur jeu. Ce MARIUS, c’est : – Un tout petit tiers d’accent du sud, – Un tiers d’émotion, – Un bon tiers de rire, – Et un grand tiers de talent. Oui, ça fait beaucoup de tiers… mais vu le chef-d’œuvre théâtral, on en redemanderait encore. Un IMMENSE coup de cœur. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF













