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  • Critique de OLD BOY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film OLD BOY . OLD BOY ❤️❤️❤️❤️❤️ Ceux qui me connaisse savent à quel point j’accorde de l’importance à la mise en scène, que j’aime particulièrement les films coup de poing, et que j’ai une grande affection pour le cinéma Coréen. Ça tombe bien, le film d’aujourd’hui regroupe ces trois aspects. Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour et séquestré pendant 15 ans. Durant ce temps, il n’a pour seul lien avec l’extérieur qu’une TV sur laquelle il apprend le meurtre de sa femme. Il finit par être relâché et est contacté par celui qui l’avait enlevé. C’est un film de Park Chan-Wook. J’avais hésité à vous parler de JSA, son premier succès qui est moins populaire, mais j’ai fini par choisir celui-là car c’est tout simplement un de mes films préférés. Ce film est une leçon de mise en scène. Comme à chaque fois, Park Chan-Wook ne laisse rien au hasard. Chaque plan est millimétré, que ce soit le cadre, la lumière, les couleurs ou les mouvements de caméra, tout est là pour flatter la rétine. Le tout est mis en valeur par une BO remarquable qui reste en tête. On retiendra surtout ce plan séquence devenu mythique lors d’une baston dans un couloir. On a affaire ici à un thriller sombre et violent, qui comme souvent dans le cinéma Coréen mélange les genres, avec un humour noir, un côté burlesque, mais aussi une certaine poésie. Certaines scènes sont assez dures, mais la violence n’est pas gratuite et apporte réellement quelque chose au propos du film. Il y a un côté philosophique sur le bien et le mal, mais aussi sur la vengeance et ses conséquences. Il y a de nombreuses ruptures de ton, comme les passages avec le personnage de Mido, qui offrent des moments oniriques au milieu de cette débauche de violence. Le scénario est vraiment malin dans sa construction et propose un suspense qui tient en haleine tout du long. Il y a une tension continue, un rythme frénétique et ça enchaine les rebondissements, en faisant continuellement douter le spectateur. Ça va au bout des choses avec même un côté malaisant dans son twist final incroyable. Ici, il n’y a aucun manichéisme, avec cet anti-héros auquel on a du mal à s’identifier ou cet antagoniste dont on peut comprendre les agissements. Un grand chef d’œuvre, qui impressionne par sa forme, autant qu’il dérange et questionne par son fond… Partager

  • Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon…

    Découvrez notre critique détaillée du film L’HISTOIRE DE SOULEYMANE . Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon… L’HISTOIRE DE SOULEYMANE ❤️❤️❤️❤️ Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon… Souleymane livre des repas en attendant son entretien de demande d’asile, qui a lieu dans deux jours. 48 heures pendant lesquelles nous le suivons courir dans la capitale, alors qu’il essaie de se préparer pour ce rendez-vous fatidique… On a affaire à un film immersif, avec une caméra à l’épaule collant constamment à notre personnage. Ici, il n’y a pas d’histoire secondaire : pendant 1h30, on est avec Souleymane, on vit avec lui ses angoisses, ses doutes, et la terrible pression qui pèse sur ses épaules. Le film oscille continuellement entre le documentaire social et le thriller. Le spectateur est en apnée, emporté dans cette course contre la montre qui n’est pas sans rappeler l’excellent À PLEIN TEMPS, sorti il y a trois ans. Et même si on devine où le film veut aller, il y a un réel sens du rythme et de la tension. La caméra se pose rarement, et on est tenu en haleine jusqu’à un dernier acte bouleversant qui vient nous prendre aux tripes. Le film évite les clichés du genre et tout misérabilisme, en se concentrant sur les faits, sans fioritures ni musique, ce qui rend le propos encore plus réaliste et percutant. Plus que de dénoncer un système, Boris Lojkine nous livre le portrait poignant d’un homme confronté à une réalité implacable, qui cherche à se créer une place dans la société. Le spectateur se prend d’empathie pour Souleymane, incarné par Abou Sangare, qui, comme le reste du casting, est toujours juste malgré son statut d’acteur non-professionnel. Le film nous rappelle que, même si nous avons tendance à souvent nous plaindre en France, nous jouissons de privilèges simplement parce que nous avons eu la chance inouïe de naître au bon endroit, au bon moment. C’est le genre de film qui, lorsque la lumière se rallume, reste gravé en nous et auquel on pense longtemps… Partager

  • Critique de UNE HISTOIRE D’AMOUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film UNE HISTOIRE D’AMOUR . UNE HISTOIRE D’AMOUR ❤️❤️💛 Avec UNE HISTOIRE D’AMOUR, Alexis MICHALIK adapte au cinéma une de ses pièces de théâtre, que j’avais vu et beaucoup aimé. Et comme c’est souvent le cas lorsqu’une œuvre que tu as apprécié est adaptée… c’est compliqué… même si le film est loin d’être mauvais. Déjà, l’histoire fonctionne bien, et surtout, on est très loin du théâtre filmé, aidé par le fait qu’il y a toujours un côté très cinématographique dans ses créations, ce qui est même devenu sa signature. Seul le nombre limité de personnages, pourrait trahir l’origine de l’œuvre. Et même si on est clairement dans un mélo assez lourd (les protagonistes n’ont pas gagné à la loterie de la vie et vont cumuler les coups durs…), le but est de réussir à vous faire verser une petite larme, mais il y apporte pas mal d’humour et de légèreté, évitant de trop sombrer dans le misérabilisme. Il a aussi choisi de faire jouer les comédiens de la pièce, ce qui a du plomber le budget accordé au film par manque de tête d’affiche, mais ça a l’avantage que chacun est imprégné de son rôle et immédiatement attachant. Pour moi, le gros souci du film vient surtout de la mise en scène assez classique, là où la pièce regorge d’idées de mise en scène. Le film en perd de sa superbe, et de ce fait les émotions ressenties par le spectateur sont moins intenses, voire semblent parfois artificielles. Comme sur les 20 premières minutes du film qui résume 15 années d’une relation, qui semblent ici expédiées, là où au théâtre il jouait d’ingéniosité avec des ellipses inspirées. Bref, un avis mitigé, même s'il est sûrement biaisé par le fait d’avoir un souvenir trop marquant de l’œuvre originale… Partager

  • Critique de IL ÉTAIT TEMPS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film IL ÉTAIT TEMPS . IL ÉTAIT TEMPS ❤️❤️❤️❤️ IL ÉTAIT TEMPS est une comédie romantique d’un des grands maestros dans ce domaine : Richard Curtis. Et même si je ne suis pas un grand amateur du genre, il aura finalement réussi à me chopper par son écriture et ce qu’il se dégage de son film. Même s'il respecte les codes de la comédie romantique, le film s’en détachera finalement assez souvent et parviendra régulièrement à surprendre le spectateur. Déjà il y apporte une touche de fantastique avec notre héros qui découvre que les hommes de sa famille ont la capacité de voyager dans le temps. Et forcément, il en jouera pour conquérir sa dulcinée. Ça amènera à de nombreuses situations cocasses et drôles, avec ce côté British savoureux. Mais ça sera surtout le moyen de faire réfléchir le spectateur sur le moment qui passe et l’intérêt de vivre l’instant présent. Il y sera aussi énormément question d’amour père-fils. La relation entre les deux personnages irradie le film jusqu’à parfois prendre le dessus sur l’histoire d’amour. J’avais dit qu’il n’y aurait pas de bonbon dans mon calendrier, et pourtant, IL ÉTAIT TEMPS, c’est bien ça, une petite friandise. C’est léger, plein de bons sentiments, mais on s’en fout, ça fait du bien et donne envie de faire des câlins à tous ceux qu’on aime. Partager

  • Critique de LE PROCÈS GOLDMAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE PROCÈS GOLDMAN . LE PROCÈS GOLDMAN ❤️❤️❤️💛 Ce film raconte une histoire qui défraya la chronique dans les années 70 : le deuxième procès de Pierre Goldman, condamné en première instance à perpétuité pour plusieurs braquages à main armée ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes, meurtres dont il clamera son innocence. Même si c'est le frère du célèbre chanteur, je n'avais jamais entendu parler de cette affaire, aussi fascinante et troublante que son protagoniste. Cédric Kahn fait le choix radical de nous raconter cette histoire sans fioritures, en proposant un quasi huit clos dans la salle d'audience. Le procès n'ayant jamais été filmé, il choisit le format 1.33 qui était le standard de l'époque, ce qui à l'avantage de focaliser les images sur les témoignages des personnages. Ça et le fait de l'absence totale de musique, donne au film des airs de documentaires. Une des forces du film est de ne pas être manichéen, en ne prenant jamais parti et se limitant à exposer les faits, sans chercher à développer les personnages, mettant le spectateur dans la peau d'un juré, avec cet inconfort du doute, d'autant plus que la procédure judiciaire multiplie les erreurs qui mettront continuellement le doute sur la culpabilité de ce suspect pourtant exécrable. Il dresse ainsi un portait troublant de l'homme, mais aussi de la justice et de la société de l'époque. Même si il est totalement antipathique, le personnage de l'accusé est fascinant de charisme et faisant de sa figure médiatique une force, en transcendant les foules avec son côté provocateur, allant jusqu'à injurier le système, les témoins et les avocats... Il est d'ailleurs incarné par un impressionnant Arieh Worthalter, dont l'éloquence prête même souvent à rire, réussissant à le rendre bizarrement sympathique et expliquant pourquoi autant de monde s'est ligué derrière le personnage... Mais, son choix de mise en scène, en étant aussi radical, est aussi la limite que j'ai avec le film. Même si les faits sont passionnants, cinématographiquement, ça manque de créativité à mon goût, comparé par exemple à ANATOMIE D'UNE CHUTE ou LES CHOSES HUMAINES qui redoublent d'ingéniosité de mise en scène. Le fait de filmé ça de façon très documentaire est certes immersif, mais pose un problème de rythme à mon sens, et même si on ne s’ennuie pas, j'ai trouvé que ça manquait malheureusement de "cinéma"... Partager

  • Dans la salle obscure, tout le monde vous entendra crier

    Découvrez notre critique détaillée du film ALIEN : ROMULUS . Dans la salle obscure, tout le monde vous entendra crier ALIEN : ROMULUS ❤️❤️❤️💛 Dans la salle obscure, tout le monde vous entendra crier J'ai une réelle affection pour la saga Alien qui a clairement marqué mon adolescence, et j'ai particulièrement aimé les quatre premiers opus, chacun se différenciant par la patte de son réalisateur. Malheureusement, dans les années 2000, ça a été beaucoup plus compliqué. On a eu droit, dans un premier temps, aux ALIEN vs PREDATOR, au mieux fun, mais surtout profondément débiles, puis Ridley Scott a voulu reprendre les choses en main avec son pseudo-prequel qui a heureusement été avorté. Bref, je n’en attendais plus grand-chose, mais retrouver Fede Alvarez aux commandes me donnait un peu d’espoir (son EVIL DEAD et son DON’T BREATHE étaient plutôt efficaces). Et même si ROMULUS n'atteint pas la maestria des deux premiers opus, il reste parmi les meilleures propositions. Déjà, le film respecte ce qui a été fait dans le passé, que ce soit la quadrilogie originelle ou bien les préquels. Mais surtout, sa grande force réside dans son côté visuel. En effet, le film est particulièrement beau, avec un superbe travail sur les éclairages et les décors, sublimé par la mise en scène d'Alvarez et un travail sur le son des plus efficaces. Rarement l’horreur n’aura été aussi belle, et le film est un régal pour les yeux. C'est un film qui revient aux sources, en limitant l'usage des FX, préférant utiliser au maximum les effets pratiques pour montrer les créatures. On notera aussi le choix judicieux de faire baigner le film dans un univers rétro-futuriste collant au premier opus, là où Prometheus semblait avoir des générations d'avance technologiquement alors que le film est censé être un prequel. Et même si le film n'est peut-être pas le plus horrifique de la saga, il faut tout de même noter une réelle maîtrise de la tension avec certaines scènes qui sortent clairement du lot. Les Facehuggers sont particulièrement bien exploités, au point de proposer certainement les scènes les plus stressantes du film et de faire de l’ombre au xénomorphe… Les métaphores du sexe et du viol sont une nouvelle fois présentes, poussant même les curseurs un peu plus loin et proposant certaines scènes vraiment dérangeantes. Au niveau du casting, même si ce genre de film ne laisse pas vraiment le temps de développer ses personnages qu'il dézingue à tour de bras, on notera tout de même la relation entre les deux interprètes principaux qui fonctionne à merveille. Après CIVIL WAR, Cailee Spaeny prouve une nouvelle fois qu’il va falloir compter sur elle dans l’avenir, mais c’est surtout David Jonsson qui tire son épingle du jeu avec sûrement le personnage le mieux exploité du film. Mais même si j’ai vraiment beaucoup aimé la proposition, il y a quand même quelques détails qui m’ont gêné. Déjà, alors que le film utilise au maximum les animatroniques et autres effets pratiques, pour un résultat bluffant, il y a un moment clé (que je ne spoilerai pas) qui utilise des FX pour un résultat assez dégueulasse visuellement. Et le souci, c’est que c’est loin d’être un détail, et ça dénote totalement avec le reste, au point de me faire sortir du film par moments… Et même si le cahier des charges est parfaitement respecté, certaines références aux anciens films sont parfois un peu trop appuyées. Mais surtout, il manque un petit truc en plus qui apporterait une réelle identité au film, comme savaient le faire ceux de la quadrilogie. Il n’en reste pas moins un bon film de SF horrifique devant lequel j’ai passé un très bon moment et qui me réconcilie avec la saga… Partager

  • Une success story feel-good portée par un duo irrésistible

    Découvrez notre critique détaillée du film LE RÊVE AMÉRICAIN . Une success story feel-good portée par un duo irrésistible LE RÊVE AMÉRICAIN ❤️❤️❤️💛 Une success story feel-good portée par un duo irrésistible Jérémy et Bouna sont deux jeunes Français passionnés de basket qui nourrissent un rêve fou : devenir de grands agents au sein de la NBA, sans contacts et sans même parler anglais. Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. Le Rêve américain est une success story inspirée d’une histoire vraie. Mais s’il parle de basket, le film ne s’adresse pas uniquement aux amateurs de sport. Comme Marty Supreme , sorti le même jour, il utilise le sport comme toile de fond pour explorer l’ambition dévorante de ses héros. Mais là où le premier adopte une approche plus âpre, Le Rêve américain privilégie l’élan, l’optimisme et la chaleur humaine. La construction reste classique, avec parfois une impression de déjà-vu. Pourtant, le film se distingue grâce à son duo central. Anthony Marciano détourne les codes du buddy movie : ici, pas d’opposition caricaturale destinée à provoquer des étincelles, mais une amitié sincère, déjà solide. Cette proximité immédiate crée une forte empathie et un véritable attachement aux personnages. Le tandem formé par Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi constitue le véritable moteur du récit. Leur complicité crève l’écran. Mais surtout, les deux acteurs surprennent par leur jeu. Là où ils peuvent parfois m’agacer par leurs excès et une certaine tendance à s’enfermer dans un registre, ils révèlent ici une sincérité et une retenue inattendues. S’ils confirment leur talent comique, ils démontrent surtout une réelle capacité à émouvoir. À l’image de son précédent film Play , Anthony Marciano insuffle beaucoup d’humour et de tendresse à son récit et en fait une véritable bulle feel-good. On rit souvent, sans jamais tomber dans le potache, et les moments d’émotion sonnent juste. Le film dégage constamment une énergie positive, portée par un rythme soutenu et une musique galvanisante. Sans sombrer dans la caricature, il offre une belle leçon de vie à travers cette succession d’échecs dont les héros tirent, à chaque fois, de quoi avancer un peu plus vers leur objectif. Certes, Le Rêve américain ne réinvente pas la roue, mais c’est assurément l’une des jolies surprises de ce début d’année. Un film populaire, généreux et très fun, qui devrait séduire un large public… et surtout un film qui fait bien fou… Partager

  • La révélation d'une grande actrice ; Ella Rumpf

    Découvrez notre critique détaillée du film LE THÉORÈME DE MARGUERITE . La révélation d'une grande actrice ; Ella Rumpf LE THÉORÈME DE MARGUERITE ❤️❤️❤️💛 La révélation d'une grande actrice ; Ella Rumpf Problème du jour : qui sera la révélation féminine aux prochains Césars ? Durée de l'épreuve : 1h52 Méthode utilisée : voir le film Solution : Ella Rumpf Car oui, le grand atout du film est sa comédienne qui crève littéralement l'écran. Elle incarne Marguerite, une jeune mathématicienne qui cherche à résoudre un des plus vieux problèmes de math, réputé insolvable : la conjecture de Goldbach. Sa rencontre avec un étudiant remettra tout ses principes en cause. Si vous êtes allergique à Pythagore et Thalès, ne fuyez pas le film car les mathématiques ne sont ici qu'un prétexte dramatique pour dresser un portrait de femme passionnant. Mais aussi une romance mathématique, qui flirte parfois avec le thriller, tant la folie n'est jamais loin. Le duo fonctionne à merveille, les rendant attachants et nous faisant croire à leur relation atypique. Ella Rumpf offre une interprétation sidérante de cette femme, androgine, mutique, froide, analysant tout ce qui l'entoure, avec un côté très premier degré qui la met en marge de la société. Des êtres humains qui d'ailleurs ne l'intéresse pas. Seule son obsession pour les maths n'a de sens à ces yeux. Le décalage de son personnage apportera d’ailleurs certains moments de comédie. Elle porte à merveille le film sur ses épaules et donne vie à un personnage des plus complexes. Niveau second rôle, on notera aussi un Jean-Pierre Darroussin, toujours aussi bon, et dans un rôle ambigu le sortant de sa zone de confort. Les mathématiques seront aussi au centre de mise en scène, parfois inspirée de moments oniriques, et aidée par une BO des plus marquantes. Mais aussi une leçon de vie, sur comment rebondir après un échec. Et même si on se doute du dénouement de l'histoire, rien que pour la découverte de cette actrice, le film vaut le détour. Partager

  • Une comédie romantique qui défie la fin du monde.

    Découvrez notre critique détaillée du film AMOUR APOCALYPSE . Une comédie romantique qui défie la fin du monde. AMOUR APOCALYPSE ❤️❤️❤️💛 Une comédie romantique qui défie la fin du monde. Régulièrement, le cinéma québécois parvient à me surprendre, et cette année la surprise s’appelle AMOUR APOCALYPSE. On y suit Adam, un quadragénaire dépressif, rongé par une éco-anxiété obsessionnelle, convaincu que le monde court à sa perte. Lorsqu’il contacte une hotline à la suite de l’achat d’une lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. De cet échange anodin va naître une relation improbable avec cette femme qui va bouleverser son équilibre déjà précaire. Évidemment, on pense beaucoup au fabuleux HER , les deux films abordant avec finesse la solitude et la dépression. Mais AMOUR APOCALYPSE trouve sa propre personnalité en bousculant les codes de la comédie romantique. Le film se réinvente sans cesse, refuse la trajectoire attendue et surprend constamment le spectateur. Anne Émond joue d’ailleurs parfaitement avec les ruptures de ton et les émotions. On passe du rire à la peine, de la colère à la douceur, sans jamais avoir le sentiment d’un déséquilibre artificiel. Le film s’autorise des respirations philosophiques, mais aussi des moments d’une sensualité et d’une tendresse infinie, où les corps et les silences parlent souvent plus que les mots. Patrick Hivon, que j’avais découvert dans le fabuleux LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ , fait preuve d’une sensibilité et d’une justesse remarquables. Il insuffle à son personnage une vulnérabilité et une maladresse qui le rendent terriblement attachant. Son duo avec Piper Perabo fonctionne à merveille, donnant vie à une histoire pleine de douceur, de poésie, mais aussi de zones d’ombre. Malgré son atmosphère anxiogène de fin du monde, AMOUR APOCALYPSE est porté par un humour subtil. Le film trouve un équilibre remarquable entre légèreté et gravité. En abordant des thèmes sombres et profond, il conserve pourtant un véritable pouvoir feel good : l’idée qu’il est encore possible de se relever, de recréer du lien, même lorsque l’on a le sentiment d’avoir touché le fond. Partager

  • Biopic musical audacieux mais imparfait.

    Découvrez notre critique détaillée du film BETTER MAN . Biopic musical audacieux mais imparfait. BETTER MAN ❤️❤️❤️ Biopic musical audacieux mais imparfait. Énième biopic musical, BETTER MAN est centré sur le chanteur Robbie Williams. Michael Gracey, à qui l’on doit le douteux THE GREATEST SHAOMAN, a fait le curieux choix de représenter l’artiste sous les traits d’un singe. Je ne suis pas un grand amateur des films de ce genre, qui ont tendance à tous se ressembler : un personnage au passé familial douloureux, une quête de notoriété difficile et une relation amoureuse agitée. Et clairement, ce film ne déroge pas à la règle, bien que cela ne l’empêche pas de surprendre à plusieurs reprises. Les biopics ont souvent la fâcheuse tendance d’édulcorer la vie des célébrités. Le fait que Robbie Williams soit à la fois producteur du film et doubleur du fameux singe pouvait laisser présager le pire. Et pourtant, à l’image de l’excellent ROCKETMAN, il explore les facettes les plus sombres du chanteur. Le film met en lumière son opportunisme ainsi que ses parts d’ombre, notamment ses addictions à la drogue, à l’alcool et au sexe. Il brosse ainsi le portrait d’un personnage étonnamment peu aimable. De ce point de vue, le film se démarque clairement et trouve sa force principale, même si cela ne l’empêche pas de sombrer dans un dernier acte rédempteur et larmoyant. Après, on ne va pas se mentir, Robbie Williams, ce n’est ni Elton John, Freddie Mercury. Une fois les quelques morceaux emblématiques passés, le film peine à trouver de quoi illustrer ses séquences musicales. Cela dit, bien que rares, ces dernières sont mises en scène avec une générosité visuelle réjouissante. On est loin du simple jukebox de BOHEMIAN RAPSODY : BETTER MAN flirte avec la comédie musicale et propose quelques moments savoureux, empreints de fantaisie. C’est d’ailleurs là que le choix du singe comme avatar de Williams prend tout son sens. On aurait pu y voir un délire mégalomane permettant à l’artiste de se montrer comme une "bête de scène". Mais cette représentation ouvre surtout la porte à des délires visuels audacieux, offrant au réalisateur une liberté créative pour explorer des territoires oniriques et inattendus. Malheureusement, bien que ces tableaux soient souvent impressionnants, le spectacle est parfois gâché par des effets numériques trop visibles. Alors que l’animation du singe est souvent saisissante, certains fonds verts mal intégrés et un montage trop frénétique viennent ternir l’ensemble. En dépit de ses défauts, BETTER MAN parvient à se distinguer par son audace et sa générosité. Sans réinventer le biopic musical, il propose une vision originale et parfois touchante de la vie de Robbie Williams. Le film aurait gagné à mieux équilibrer ses ambitions visuelles et sa narration, mais il reste une œuvre intrigante, qui sort du lot. Partager

  • Critique de FALCON LAKE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film FALCON LAKE . FALCON LAKE ❤️❤️❤️❤️ De miss météo sur Canal+ à grande réalisatrice, il y a un gouffre, et Charlotte Le Bon semble l’avoir franchi avec une facilité déconcertante. Bastien, 13 ans, va rencontrer Chloé, une adolescente de 16 ans un peu excentrique et qui croit aux fantômes. Un jeu de séduction ambigu va s’installer entre eux... Charlotte Le Bon arrive à dépeindre avec énormément de justesse cette relation. Sa mise en scène est à la fois sombre et lumineuse, offrant des scènes poétiques tout en apportant une tension et un côté anxiogène au film. Avec ce teen movie, qui évite les clichés du genre, elle nous livre une chronique envoutante et profonde sur l’éveil sexuel. Même quand ils sont présent à l’écran, les adultes semblent effacés tant elle concentre son film sur les deux ados et leurs émotions. Le duo est remarquable dans la composition qu’ils nous livrent. Elle réussit à capter leurs gestes et leurs regards avec une pudeur folle tout en évitant de tomber dans le putassier. Visuellement, elle a un véritable sens du cadre et apporte un réel onirisme à ses plans. Il y a peu de dialogue et ce sont souvent les images qui livreront les émotions des protagonistes. Elle réussit à installer une ambiance fantasmagorique, sublimée par une musique enivrante, jusqu’à un final d’une puissance folle. Pour son premier film, elle livre une œuvre extrêmement maitrisée et délicate qui me laisse admiratif et surtout curieux de découvrir la suite de sa carrière. Partager

  • Critique de RODRIGO SOROGOYEN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film RODRIGO SOROGOYEN . RODRIGO SOROGOYEN Il y a quelques semaines, je suis allé voir le dernier film de Sorogoyen, AS BESTAS. Vu qu’il fera certainement parti de mon top 10, j’aurais certainement pu vous en parler ici, mais entre ma motivation souvent aléatoire pour écrire et le Festival d’Avignon, je ne l’ai pas fait. Mais vu que mon cinéma a décidé de faire une rétrospective sur ce cinéaste, pourquoi pas faire comme eux et vous inciter à découvrir toute sa filmographie. D’autant plus que je l’ai découvert grâce à la gérante de mon cinéma qui m’avait conseillé MADRE, qui aura été une véritable baffe et au point de devenir un de mes films préférés. QUE DIOS NOS PERDONE est un polar noir, EL REINO un film sur la corruption politique, MADRE un drame poignant et AS BESTAS un thriller malaisant. On pourrait aussi parler de sa série ANTISISTURBIOS suivant un groupe de CRS… (il me reste à rattraper STOCKHOLM) Mais même si les sujets de ses films sont extrêmement variés, ils se rejoignent en disséquant les travers de la société, tout en réinventant les genres grâce au talent fou de cet immense réalisateur. Sa mise en scène laisse admiratif et propose des plans millimétrés à la photographie léchée qui font qu’énormément d’images impriment la rétine. Des plans souvent magnifiés par l'utilisation récurrente du grand angle, offrant des plans extérieurs de toute beauté ou intensifiant souvent le sentiment d'isolement des ses protagonistes torturés. Car une force de son cinéma est certainement l'écriture de ses personnages qui est extrêmement travaillée. On aura souvent affaire à des anti-héros dont les choix mettront parfois un décalage entre eux et le spectateur mais dont la profondeur d'écriture fera souvent qu'ils arriveront à rester attachants. D'autant plus que Sorogoyen s'avère être un directeur d'acteurs d'exception. Alors oui, il sait s’entourer (Antonio de la Torre, Marina Fois, Denis Ménochet…), mais il en tire souvent le maximum. Et si ça fonctionne aussi bien, c’est aussi parce que ses personnages sont souvent proches du spectateur, l’aidant fortement à s’identifier à eux. Mais surtout, Sorogoyen s’impose comme un maître absolu du suspense. Il trouvera toujours le moyen de surprendre le spectateur (le changement de trajectoire de AS BESTAS est à ce titre exemplaire). Car même s'il explore des genres radicalement différents dans ses films, ils se rejoindront par la tension qu'il y apporte. Il la poussera même parfois à son paroxysme, jusqu’à être irrespirable. La scène d’ouverture de MADRE est un chef d’œuvre à elle seule, mais je pourrai aussi citer la partie de Trivial Poursuit d’ANTISISTURBIOS, ou la scène du bar dans AS BESTAS. Une autre de ses signatures est l'utilisation des plans séquences. Ils ne seront jamais accessoires, et tous plus bluffant les uns que les autres. Ne cherchant jamais à en mettre plein les yeux, on met parfois même du temps à réaliser qu'on est face à l'un d'eux. Mais leur choix sera toujours justifié, en intensifiant souvent la tension d'une scène, mais aussi en permettant à ses acteurs de délivrer tout leur potentiel. En quelques films Sorogoyen est devenu un de ces réalisateurs dont le simple nom suffit à me faire déplacer au cinéma, sans même connaître le synopsis. Et j'attends d'ailleurs avec impatience, dans un mois, sa nouvelle série Apagon. Bref, je vous invite fortement à découvrir son œuvre, et si possible au cinéma, tant ce sont des films d'ambiance qui prennent toute leur ampleur en salle obscure. Partager

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