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- Critique de INCENDIES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film INCENDIES . INCENDIES ❤️❤️❤️❤️💛 Dans ce calendrier de l’avent, il fallait bien à un moment que je parle de Denis Villeneuve, qui est pour moi un des meilleurs réalisateurs du moment. Voici donc un de ses premiers films qui prouvait déjà le talent du bonhomme. Voici un film choc qui est un véritable rouleau compresseur. Et même si la scène d’ouverture muette annonce tout de suite la couleur, et malgré tout ce que je vais pouvoir dire, sachez une chose : vous n’êtes pas prêt pour la baffe que vous allez prendre. A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon, des jumeaux, se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à leur père qu’ils croyaient mort et l’autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Va s’en suivre une longue quête pour nos deux héros qui leurs révèlera le passé secret de leur mère. Comme la pièce de théâtre, dont il est inspiré, le film se déroulera dans un pays du Maghreb imaginaire, qui fera immanquablement penser au Liban. Il est pourtant éminemment politique, et sans en être le réel sujet, le conflit entre musulmans et chrétiens est au cœur du film. Le film a des allures de polar avec cette quête identitaire qui feront ressortir les fantômes du passé. Villeneuve joue judicieusement avec les époques et le montage parallèle est exemplaire. On alternera continuellement entre les recherches des enfants et la vie de leur mère. C’est d’un réalisme cru et ne tombe jamais dans le mélo. Le spectateur est tenu en haleine tout du long, avec ce récit brutal, parfois choquant, mais surtout bouleversant. Il sera question de l’horreur de la guerre et de ses répercutions, mais aussi, d’amour, de pardon… Au final on assiste à une terrible tragédie Shakespearienne sur fond de conflit politique. C’est d’une puissance dramatique rare, le final risque de vous hanter longtemps et clairement on n’en ressort pas indemne… Partager
- Critique de GREEN BOOK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film GREEN BOOK . GREEN BOOK ❤️❤️❤️❤️ Après une année 2018 en demi-teinte, 2019 n'aura pas attendu longtemps pour nous proposer un premier TRES grand film Green Book : un road movie aussi drôle que touchant sur fond de racisme dans une de ses formes la plus gerbante : la ségrégation... Ce film est une ode à la tolérance superbement interprété par le duo d'acteur (mention spéciale à Viggo Mortensen qui est juste fabuleux) C'est superbement écrit, les dialogues sont savoureux, profondément humain Mais là où le film m'a prit par surprise, c'est par son humour fin qui fait souvent mouche Putain, mais qu'est ce que j'ai rit!!! Partager
- Critique de MATRIX RESURRECTIONS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film MATRIX RESURRECTIONS . MATRIX RESURRECTIONS ❤️💛 Clairement le film va diviser, et ce n'est pas la dizaine de personnes qui a quitté la salle hier qui dira le contraire... Moi même je suis très mitigé. Je n'ai toujours pas vu la BA, donc je ne vais rien dire sur l'histoire pour être sûr de ne pas spoiler. A l'inverse d'un Ghostbuster ou d'un Spider man, le film ne brosse pas son public dans le sens du poil. Même si il y a quand même énormément de fan service. Une bonne partie des spectateurs va déjà rejeter la première heure. C'est bête, car à mon sens est la grande réussite du film. J'ai vraiment beaucoup aimé, c'est surprenant, intelligent et complètement méta. C'est fun, plutôt bien foutu et même assez drôle. Malheureusement, ça retourne dans les travers des épisodes 2 et 3, en essayant inutilement de tout expliquer et rendant le tout complexe et chiant pour pas grand chose. Passé la 1ère heure, je me suis doucement ennuyé. Et pire, là où tu attends d'un Matrix des scènes d'action qui en mettre plein la gueule, c'est vraiment pauvre. Au mieux, c'est du déjà vu (et dans la matrice, c'est pas bon signe ^^), mais surtout c'est sans inventivité et "sur-cuté" (comme cette scène dans un train illisible). C'est encore plus flagrant, quand le film utilise de flashbacks des premiers (qui cumulent des plans devenus cultes, alors que là... pas sûr de garder une image en tête d'ici quelques mois...) Tu as même parfois l'impression que c'est voulu tant le film semble être un pied de nez à toutes les grosses productions actuelles. Après, je suis un peu méchant, car le climax est pas trop mal foutu, mais ne sauve pas l'ensemble. Alors si il y a un truc qui n'a pas changé : dans la trilogie, l'histoire Néo-Trinity je m'en battait le steack... c'est toujours le cas... Bref, même si ça démarrait bien, comme pour Spidey, sans être fondamentalement mauvais, je suis ressorti clairement déçu. Pour moi c'était vraiment dispensable et pas sûr de le revoir un jour. Partager
- Critique de AFTERSUN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film AFTERSUN . AFTERSUN ❤️❤️ Alors oui, la relation père-fille fonctionne, ça joue même très bien (la gamine est fabuleuse), c'est plutôt bien filmé, avec sensibilité et il y a une vraie mélancolie qui se dégage de l'ensemble... Mais, faut bien admettre qu'il ne se passe pas grand chose, et que Charlotte Wells, même si elle a un vrai sens du cadre, se regarde parfois le nombril, en filmant de loooooooooong plans plus prétentieux qu'utiles... Même si le film a réussi à me chopper à de rares moments, je n'ai jamais réussi à réellement rentrer dedans et c'est souvent l'ennui qui aura pris le dessus... Partager
- Critique de DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS . DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS ❤️❤️❤️💛 Bon, ça sentait bon le nanar, mais la nostalgie m’a poussé à tenter l’expérience. Que ce soit les films d’heroic-fantasy ou bien les parties de jeux de rôle qui ont bercé mon adolescence. Bref, je n’en attendais pas grand-chose, mais je dois bien avouer, qu’à ma grande surprise, j’ai plutôt passé un agréable moment. Le film est tout de même loin d’être parfait, même s'il évite la purge annoncée. Le scénario est classique et propose des personnages caricaturaux inhérents au genre, mais il arrive à justement jouer avec les codes des films et du jeu de plateau pour finalement parfois réussir à en faire un atout. Visuellement, ça alterne le chaud et le froid, avec certaines scènes impressionnantes et d’autre plus douteuses, comme c’est malheureusement souvent le cas avec les grosses productions du moment. Le film arrive même à proposer quelques scènes marquantes et inspirées comme celle des portails ou un plan séquence numérique mais efficace. Mais, la réussite du film est clairement due à son humour, son rythme et sa bande de bras cassés. Et là aussi, certaines blagues tombent à plat, mais c’est parfois très drôle (la scène des morts vivants est même un délice). Le film est un peu la rencontre entre LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et LES GARDIENS DE LA GALAXIE, pour finalement proposer un divertissement familial, certes loin d’être inoubliable, mais auquel on ne peut pas nier son efficacité. Partager
- Critique de OPPENHEIMER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film OPPENHEIMER . OPPENHEIMER ❤️❤️❤️❤️ On va commencer par ce qui va mettre tout le monde d’accord : techniquement le film est grandiose. Bien sûr, visuellement, c’est à tomber par terre et même si on peut douter de l’utilité de l’IMAX pour un film finalement introspectif, cela rend justement les détails sur les visages ou les regards saisissants. Puis le film propose quand même des plans assez dingues. Sans compter que Nolan a vraiment un sens du cadre et même si c’est loin d’être son film le plus spectaculaire, ça reste un régal pour les yeux. Mais si le film demande ABSOLUMENT à être vu au cinéma pour l’apprécier à sa juste valeur, c’est surtout pour sa bande son qui est tout simplement exceptionnelle. En premier lieu la partition musicale de Ludwig Göransson, qui même si cette première visu ne m’a pas marquée par un thème précis, la musique est omniprésente et joue énormément sur le ressenti du spectateur et la tension qui s’installe. Mais surtout, c’est l’habillage sonore qui scotche au fauteuil. Le travail sur le son est formidable et fait que le film ressemble par moment à une expérience sensorielle. Au niveau de la narration, on retrouve l’obsession du réalisateur pour le temps. Nous avons donc des changements incessants de lieux et d’époques, sans aucun texte pour guider le spectateur. Mais la grande force de l’écriture est de ne jamais perdre le spectateur, qui réussira toujours à se repérer garce à un dialogue où un détail à l’image. Sans compter que le film balaye 40 ans d’histoire, et donc une foison de personnages. Mais là aussi le film est aidé par un casting monstre qui aide le spectateur à identifier les protagonistes grâce à des visages connus. Et il faut avouer que niveau acting, ça envoi du lourd et dans quelques mois il devrait y en avoir quelques-uns qui vont se battre pour une petite statuette dorée. Cillian Murphy, bien sûr, qui porte le film et se retrouve enfin dans un premier rôle au cinéma qui lui permet de montrer l’étendue de son talent. Je retiendrai aussi Emily Blunt qui, même si Nolan sous exploite toujours autant les rôles féminins, réussit à tirer son épingle du jeu, en trouvant le culot d’avoir la scène qui m’aura le plus marquée. Mais plus que tout, c’est Robert Downey Jr qui m’aura bluffé. Quel bonheur de le voir dans un rôle aussi travaillé, loin des blockbusters dans lesquels il s’était retrouvé piégé (même si je ne vais pas vous mentir, c’était le pied de le voir camper Iron Man). Par contre, j’ai un souci avec le film, ou plutôt son genre, c’est que je ne suis pas un grand fan des biopics. Aussi maitrisé soient-ils (et ici on est clairement dans le haut du panier), c’est que le fait de connaitre les grandes lignes de l’histoire nuit à la dramaturgie. Et même si Nolan arrive à installer une tension assez dingue faisant flirter son film avec le thriller, on connait le destin d’Oppenheimer, et donc je trouve que ça perd en émotion car on s’inquiète assez peu pour le héros. Et puis, il faut reconnaitre que le film est long et décide d’aborder l’histoire via tous les prismes (science, politique, militaire, pénal…), ce qui en fait un film TRÈS dense. Et même si j’ai trouvé ça passionnant, ça demande un véritable investissement de la part du spectateur. D’autant plus que le film est extrêmement bavard, mais heureusement, le montage apporte un rythme impressionnant, le rendant passionnant. Même si je préfère quand Nolan s’attaque à une fiction, ça ne sera pas pour moi son plus grand film, mais paradoxalement surement le plus maitrisé. Partager
- The show must go off
Découvrez notre critique détaillée du film THE LAST SHOWGIRL . The show must go off THE LAST SHOWGIRL ❤️❤️ The show must go off Shelly est une danseuse de cabaret vieillissante qui a consacré toute sa carrière à son spectacle de revue à Las Vegas. Mais lorsqu’elle apprend que ce dernier va être brutalement interrompu, son monde s’effondre. Bon, des films sur des artistes en fin de carrière confrontés à leur passé, on en a déjà vu beaucoup, et il faut donc réussir à se différencier pour sortir du lot. Et c’est bien le gros souci de THE LAST SHOWGIRL qui n’a ni l’inventivité d’un THE SUBSTANCE , ni le talent de Darren Aronofsky et son THE WRESTLER... Au final, on a souvent un temps d’avance sur un récit qui manque de surprises, et l’heure et demie semble s’éterniser. D’autant plus qu’au niveau de la mise en scène, Gia Coppola n’est pas des plus inspirées. Malgré une belle lumière naturelle et le choix judicieux de laisser le show hors champ, son film recycle les poncifs du cinéma d’auteur américain. Sans parler de cette caméra à l’épaule qui apporte pas mal de plans bizarrement flous, ou encore de ces plans clipesques de l’actrice sur fond de soleil couchant… Mais pour autant, même s’il est prévisible, le film n’est pas totalement mauvais. Il est notamment sauvé par ses personnages. Bien sûr, en tête, nous avons une Pamela Anderson impressionnante, qui livre un personnage ambivalent : une femme à la fois naïve, touchante et agaçante. Jamie Lee Curtis nous offre un personnage exubérant, digne du rôle de la mère qu’elle joue dans THE BEAR. Elle se paye même le luxe d’être au centre de la scène la plus marquante du film avec une danse saisissante sur TOTAL ECLIPSE OF THE HEART. On notera aussi un Dave Bautista surprenant, qui casse son image de gros dur et prouve qu’il a le talent nécessaire pour changer de registre, avec une prestation d’une grande justesse. Enfin, nous avons Billie Lourd dans le rôle de la fille délaissée durant la carrière de sa mère. Certainement le personnage le plus intéressant, mais malheureusement, le récit s’attarde trop peu sur elle, alors qu’il y avait justement là matière à approfondir et à rendre le film plus captivant. Donc, même si le film à pour lui ses personnages marquants, le film reste balisé de A à Z et trop noyé dans les références pour réussir à offrir une œuvre personnelle… Partager
- Une plongée suffocante et bouleversante au cœur d’un hôpital en crise.
Découvrez notre critique détaillée du film L’INTÉRÊT D’ADAM . Une plongée suffocante et bouleversante au cœur d’un hôpital en crise. L’INTÉRÊT D’ADAM ❤️❤️❤️ Une plongée suffocante et bouleversante au cœur d’un hôpital en crise. Avec son deuxième film, Laura Wandel confirme qu’elle est bien plus qu’une promesse du cinéma social belge. Après UN MONDE, qui observait le harcèlement scolaire littéralement à hauteur d’enfant, elle déplace ici son regard vers l’hôpital et raconte l’histoire d’Adam, 4 ans, hospitalisé pour malnutrition sur décision de justice. Dans les deux cas, elle montre comment des cadres censés protéger l’enfant peuvent paradoxalement l’écraser ou le mettre en danger. La mise en scène, d’un naturalisme quasi documentaire, se transforme vite en véritable thriller. Collée à l’épaule de l’infirmière Lucy, caméra portée et plans-séquences plongent le spectateur dans une nuit étouffante, rythmée par des dilemmes moraux permanents : obéir au règlement ou tendre la main à une mère en détresse ? Cette immersion en quasi temps réel rend le récit oppressant et palpitant. En toile de fond, le film dresse aussi un portrait glaçant d’un système hospitalier épuisé : manque de moyens, pression sur les soignants, défiance des patients, sexisme ordinaire. Wandel capte cette réalité sans didactisme, à travers le vécu intime de ses personnages. Le récit repose entièrement sur le trio central. Léa Drucker impressionne dans le rôle de Lucy : sobre, précise, elle incarne une femme partagée entre le professionnalisme et l’élan de la compassion. Anamaria Vartolomei apporte toute la complexité nécessaire à cette mère fragile et obstinée, dont l’amour maternel se mêle au désespoir et à l’entêtement. Et comme dans UN MONDE, Wandel révèle un incroyable talent de direction d’acteurs enfants : le jeune Jules Delsart est bouleversant de naturel, rendant palpable l’innocence et la vulnérabilité de son personnage. La cinéaste filme sans juger, refusant tout pathos, et c’est précisément cette retenue qui donne à l’émotion sa puissance. Certains spectateurs pourront reprocher au film son intensité suffocante et ses situations parfois attendues, mais son format court (1h13) en fait une œuvre tendue et profondément humaine. Partager
- Un grand cru jurassien, à savourer sans modération.
Découvrez notre critique détaillée du film VINGT DIEUX . Un grand cru jurassien, à savourer sans modération. VINGT DIEUX ❤️❤️❤️❤️ Un grand cru jurassien, à savourer sans modération. Totone, 18 ans, passe son temps à boire des bières avec ses potes dans les bals du Jura. Mais lorsque le destin le rattrape, il doit trouver un moyen de gagner de l’argent pour s’occuper de sa petite sœur de 7 ans. Il se décide alors de se lancer dans la fabrication du comté, avec l’ambition de décrocher la médaille d’or et le prix qui va avec… Des histoires de grand frère contraint de grandir trop vite pour prendre soin de sa jeune sœur, on en a déjà vues. Mais comme on dit : « Toutes les histoires ont déjà été racontées, ce qui compte, c’est la façon de le faire. » Et c’est là que l’amour de Louise Courvoisier pour sa région du Jura fait toute la différence, car il transpire littéralement à travers le film. Cela donne une vraie authenticité à son œuvre, sans jamais tomber dans le drame social naturaliste. Au contraire, le format cinémascope et les couleurs éclatantes apportent un côté romanesque à l’ensemble. Louise Courvoisier filme sa région natale avec un regard amoureux, une sensibilité qui se ressent à chaque instant. Chaque geste de fabrication du comté est capté avec une précision presque chorégraphique, mais sans jamais sombrer dans le documentaire. On se retrouve donc à triple récit initiatique. Bien sûr, celui d’un jeune homme confronté à ses responsabilités d’adulte pour élever sa petite sœur. Il y a aussi un côté « film de pote », avec ces jeunes, en mode débrouille, essaient de fabriquer le fromage parfait malgré leur totale inexpérience. Mais il y a aussi cette romance délicate, où Totone découvre l’amour et le sexe grâce à une jeune fermière. L’écriture est d’ailleurs assez maline et souvent, on semble deviner où veut aller le film, mais la réalisatrice arrive à nous surprendre en nous emmenant dans une direction inattendue. Mais surtout, il faut parler du gros atout du film : ses acteurs. Le choix d’un casting non-professionnel est un pari risqué, mais ici, il s’avère être un coup de maître. Les acteurs jouent avec un naturel déconcertant, rendant chaque situation crédible et poignante. Clément Faveau est clairement LA révélation du film. Il illumine l’écran par son naturel et son charisme brut. Il devrait sans difficulté se retrouver parmi les prétendants au César du meilleur espoir masculin. On espère que cette reconnaissance le poussera à mettre de côté sa carrière d’éleveur de poules pour se consacrer au cinéma, qui semble lui ouvrir un avenir des plus prometteurs. À ses côtés, Maïwène Barthelemy incarne un personnage féminin fort dans cet univers d’hommes. Elle campe son rôle avec une assurance rare, et son duo avec Faveau fonctionne à merveille. Ensemble, ils offrent une relation à la fois touchante, drôle et pleine de maladresse. Et enfin, il y a Luna Garret, la cerise sur le gâteau. Cette petite fille crève littéralement l’écran. Bien que son rôle soit secondaire, il est rare de voir une enfant jouer avec une telle justesse. Que ce soit à travers ses rares dialogues ou son regard, elle touche toujours juste et emporte le spectateur qui tombe instantanément sous son charme. Avec cette ode à la jeunesse jurassienne, Louise Courvoisier signe une véritable surprise en cette fin d’année, à la fois tendre et sincère… Partager
- Critique de ALABAMA MONROE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ALABAMA MONROE . ALABAMA MONROE ❤️❤️❤️❤️❤️ D'un côté Didier, romantique athée, leader d'un groupe de Bluegrass et vouant une admiration pour les États-Unis. De l'autre, Élise, chanteuse de Country et tatoueuse ouverte à la spiritualité. Leur union fusionnelle, rythmée par la musique, donnera naissance à Maybelle. Un bonheur qui sera foudroyé quand la maladie touchera leur enfant... Alors, oui, que les choses soient claires, même si le film vous offrira un très grand moment de cinéma, ça ne sera pas une partie de rigolade... Le film prend le choix judicieux d'une temporalité éclatée et enchaîne les allers-retours dans le temps. C'est même une des forces du film, car ça permet d'alterner des moments tragiques et éprouvant à d'autres imprégnés de joie, d'amour et d'un humour contagieux. On navigue constamment entre un feel-good movie entraînant et une tragédie déchirante. Ces ruptures de ton permettent de donner un peu de répit au spectateur tout en approfondissant la relation entre ce couple qui se livre un amour passionnel. Car oui, l'expérience sera éprouvante et à moins de ne pas avoir de cœur, il risque d'être malmené par le visionnage. La musique a une place prédominante dans le film, jusqu’à en devenir un personnage à part entière. Elle sera le lien entre nos deux héros. D'autant plus que la participation musicale est grandiose. On retiendra les scènes de concert où les paroles des chansons souligneront parfaitement les émotions des personnages. Certains morceaux restent immanquablement gravés en mémoire et sont d'autant plus marquants qu'ils sont sublimés par une photographie magnifique. L’interprétation du couple est remarquable et est pour beaucoup dans la réussite du film. L'alchimie entre eux est totale et décuple les émotions ressenties par le spectateur. Il y a un réalisme pesant, intensifié par la justesse et l’intensité du jeu des acteurs, dans leur descente aux enfers. On assiste à des scènes intimes qui montrent l’amour et la passion nourrissant leur couple. Leurs convictions opposées vous amèneront à réfléchir sur les bienfaits de la science ou de la religion, sans pour autant prendre parti. Un film choc qui prend aux tripes, jusqu'à son final sublimissime qui, comme le reste du film, vous laissera avec un mélange de déchirement et de poésie… Partager
- Critique de DUNE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DUNE . DUNE ❤️❤️❤️❤️💛 Ces derniers temps, j’ai souvent un souci avec les blockbusters. Entre ceux dont le « scénario » n’est que prétexte à cumuler les scènes en CGI, certes impressionnantes, mais donnant souvent l’impression de voir des cinématiques de jeux vidéos en tentant laborieusement de lier le tout avec une pseudo histoire. Puis il y a ceux qui font le travail niveau divertissement mais qui semblent tellement vu et revu. Mais parfois… Quand je suis sorti de Dune, j’étais un peu dans le même état que quand j’avais découvert au cinéma des films comme Matrix ou Le Seigneur des anneaux. J’étais conscient d’avoir assisté à une œuvre majeure qui va, je l’espère, impacter le cinéma à venir. Dune est donc l’adaptation d’un roman culte. En gros, c’est à la SF, ce que Le Seigneur des anneaux est au médiéval fantastique. N’ayant pas lu les livres et ayant un très vague souvenir du film de David Lynch (que je n’avais pas spécialement aimé, malgré mon admiration pour le cinéaste…), j’y suis allé avec un regard plutôt vierge. Alors, c’est de la SF, mais on est loin d’être dans du space opéra à la Star Wars, même si… Une planète désertique avec deux lunes, des guerriers qui se battent au sabre, une caste ayant des dons de télépathe… Bah dit donc Mr Lucas, on voit d’où vous est venue l’inspiration. Ce qui marque d’entrée, c’est la densité de l’univers. Denis Villeneuve prend son temps sur la première partie pour nous présenter le monde et il s’en sort très bien de ce côté. Même si j’imagine qu’il a dû faire des choix draconiens vis-à-vis des romans, l’histoire semble claire et les personnages, comme les enjeux, sont posés. Mais cette mise en place nécessaire risque de perdre une partie du public, d’autant plus que le cinéma de Villeneuve a un côté contemplatif… mais d’une beauté qui laisse admiratif. Car là où le film bluffe le plus, c’est par son côté visuel : c’est putain de beau !!! Chaque plan est léché, millimétré. Que ce soit les cadres retranscrivant parfaitement les échelles de grandeurs, notamment lors des scènes incluant les vaisseaux ou le ver des sables, mais aussi les jeux sur les éclairages et les ombres… Et il offre des plans longs permettant de nous en mettre plein les yeux tout en posant une atmosphère. Techniquement c’est vraiment du grand art, d’autant plus que les designs des vaisseaux et des costumes sont impressionnants. Le tout est sublimé par une partition musicale de Hans Zimmer exemplaire. Même si ce n’est pas le genre de BO qu’on écoutera en boucle, car il n’y a pas de réel thème musical, la musique accompagne parfaitement chaque scène en intensifiant le côté mystique et épique de l’ensemble. Niveau casting, forcément quand on voit la liste des acteurs, bah ça fait le travail. Même si beaucoup ont très peu de temps à l’écran, ils réussissent très vite à imposer leurs personnages. Le rapport mère-fils fonctionne à merveille et Rebecca Ferguson est envoutante. Si je devais émettre un bémol, ça serait au niveau de l’émotion. Malgré le fait que l’œuvre ait tout d’une tragédie Shakespearienne, j’ai finalement trouvé que ça en manquait. Alors c’est peut-être dû au côté très froid du film, que ce soit son ambiance, sa photographie ou ses personnages, mais j’aurai aimé être plus touché. Mais ça reste un détail, car ça a été une expérience cinématographique comme j’en ai rarement vécu, qu’il faut absolument voir en salle. Un film dont je suis ressorti avec plein d’images gravées, un univers que j’ai adoré découvrir et que je suis impatient de retrouver. Malheureusement, j’ai un peu peur qu’il ne soit pas assez grand public et qu’il ne rencontre pas le succès escompté (à l’image de « Blade Runner 2049 »). D’autant plus que Warner a décidé de le mettre en streaming sur HBO Max (sérieux, un film de cette ampleur sur un smartphone ???), donc ça va être la fête du piratage, ce qui pourrait mettre un terme à cette licence si prometteuse… Partager
- Une mise en scène brillante… pour un récit qui se perd en route.
Découvrez notre critique détaillée du film LE MONDE APRÈS NOUS . Une mise en scène brillante… pour un récit qui se perd en route. LE MONDE APRÈS NOUS ❤️❤️💛 Une mise en scène brillante… pour un récit qui se perd en route. Voici le nouveau film NETFLIX de Sam Esmail, créateur de la fabuleuse série Mr ROBOT. Et vu comment j’ai adoré le show TV, j’étais curieux de voir s’il allait transformer l’essai. D’autant plus qu’il nous offre un casting quatre étoiles et il faut avouer que de ce côté-là le film tient toutes ses promesses, car ça joue vraiment très bien, jusqu’à la gamine. Mais là où le film m’a le plus bluffé, c’est par sa mise en scène. C’est ultra léché et le film offre quelques plans magnifiques. Alors oui, il en fait peut être un peu des caisses et c’est parfois gratuit, dans le genre « Tu as vu comment je maitrise bien mes plans ? », mais vu le plaisir visuel que m’a procuré le film, je lui pardonne largement. Par contre, pour ce qui est du contenu, j’ai un peu déchanté… Pourtant dans un premier temps, j’ai été fasciné par l’ambiance installée et j’ai adoré me faire mener un bateau, d’autant plus que l’ambiance installée fonctionne plutôt bien avec pas mal de références au cinéma de Hitchcock et surtout Shyamalan. Et même si j’ai adoré SIXIÈME SENS et INCASSABLE, je suis loiiiiiiiin d’être un adepte de ce dernier, mais je dois reconnaitre qu’il va toujours au bout de ses concepts, même s’il me perd souvent en cours de route. Et c’est bien le souci que j’ai avec LE MONDE APRÈS NOUS, on ne voit pas vraiment où ça veut aller. Le film multiplie les genres et les sujets abordés sans jamais vraiment les approfondir. Sans parler que même si le final est plutôt bien senti, des choses semble sorties de nulle part, comme les séquences avec les animaux… Et même si ça joue vraiment bien, il y a un réel problème avec l’écriture des personnages, qui en plus de tenter de tout expliquer aux spectateurs, on a du mal à comprendre leurs agissements, d’autant plus qu’en multipliant les points de vues, le film à tendance à casser le mystère qui règne autour de ses personnages. Bref, ça partait sur de bonne bases, mais le film a finit par me perdre… Sans compter qu’il dure 2h20, et il aurait clairement gagné à être raccourci d’une demi-heure… Partager













