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  • BLUE VALENTINE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film BLUE VALENTINE . BLUE VALENTINE ❤️❤️❤️❤️💛 Donc, fin 2016, je voyais mon plus grand film de l'année "Manchester by the sea". Un drame poignant avec, entre autre, une Michelle Williams magnifique dans son second rôle Puis début 2017, je voyais "La La Land" (je pense que je n'ai pas besoin de revenir sur le sujet), avec Ryan Gosling, qui à l'inverse est un des plus grands hymnes à l'amour du cinéma Et en fouinant un peu je tombe sur "Blue Valentine" qui réunit ces deux acteurs, alors je me dis pourquoi pas. Bon c'était sorti en 2011, et comment dire, c'est un peu l'année où j'ai raté le plus de films au ciné (je me demande bien pourquoi...) Bref j'étais passé totalement à côté de celui là, et c'est con parce que c'est une putain de baffe cinématographique (d'ailleurs je n'ai pas fini de ramasser mes dents qui trainent un peu partout dans l'appart) Et le clin d'oeil, c'est qu'il y a un peu de "Manchester by the sea" et un peu de "La La Land" dans ce film : le meilleur et le pire d'une histoire d'amour (c'est la vie, quoi...) avec un montage et deux acteurs somptueux "Comment peux on se fier à ses sentiments, quand ils peuvent disparaitre aussi vite qu'ils sont nés ?" Je vous laisse découvrir la réponse magique de la mamie, ainsi que du reste du film qui est à la hauteur de cet échange Bref si, vous êtes vous aussi passé à côté, courrez Partager

  • Une promesse vieille de vingt ans qui, le temps d’une nuit, laissera une empreinte éternelle

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DIABOLO MENTHE Une promesse vieille de vingt ans qui, le temps d’une nuit, laissera une empreinte éternelle DIABOLO MENTHE ❤️❤️❤️❤️💛 Une promesse vieille de vingt ans qui, le temps d’une nuit, laissera une empreinte éternelle C’est d’abord son pitch qui a attiré mon attention. En 2003, Céleste et Benjamin tombent amoureux au lycée et se lancent ce pari fou : se retrouver vingt ans plus tard, le temps d’une nuit, pour cocher une liste de promesses. En 2023, Benjamin est au rendez-vous. Mais au lieu de Céleste, c’est Esmée qui apparaît. Un point de départ intrigant… mais je ne m’attendais clairement pas à recevoir une décharge émotionnelle aussi intense . Si le récit ne tarde pas à révéler la raison de la présence d’Esmée, je n’aborderai pas cet aspect ici. La pièce se découvre justement comme un puzzle , construit à travers de constants allers-retours entre 2003 et 2023. Peu à peu, elle nous raconte la naissance de l’histoire entre ces deux adolescents, mais aussi cette rencontre inattendue entre Benjamin et Esmée, qui vont apprendre à se découvrir le temps d’une nuit. Le travail sur les transitions est particulièrement remarquable . Portées à la fois par la lumière et par le texte, elles offrent une fluidité déconcertante : certaines phrases commencent dans une époque pour se terminer dans l’autre, créant un lien organique entre passé et présent. Il y sera évidemment question d’amour, de ceux qui laissent des traces indélébiles. Mais aussi des actes manqués… et de ces moments que l’on aimerait, un jour, pouvoir réparer. Un véritable élan de tendresse et de poésie imprègne la pièce , notamment à travers cette liste de promesses imaginée par Céleste et Benjamin, véritable capsule temporelle de leurs espoirs, de leurs rêves et de leurs illusions d’adolescents. Cette double temporalité crée une véritable richesse dramaturgique, un jeu d’échos constant entre les époques, qui vient toucher quelque chose de profondément intime. Même si l’on peut parfois sentir venir certains éléments, le spectacle brille par sa construction narrative et surtout par l’émotion saisissante qui le traverse . L’écriture, particulièrement juste et sensible, vient faire vibrer les souvenirs des spectateurs avec une précision désarmante. Car oui, Diabolo menthe assume pleinement son côté mélo, mais il le fait avec une telle sincérité et une telle justesse que les sentiments ne paraîssent jamais forcés. Au contraire, cette dimension presque romanesque devient une force, tant elle permet à chacun de se retrouver dans ces regrets, ces espoirs et ces souvenirs enfouis. La pièce doit aussi beaucoup à son trio de comédiens, dont le lien transpire de justesse. Je retiendrai particulièrement Albane You, bouleversante dans un jeu tout en retenue , à fleur de peau, laissant affleurer une colère intérieure prête à surgir à tout instant. Le décor, minimaliste — une table et deux chaises d’un côté, un banc et son lampadaire de l’autre — participe pleinement à cette réussite. Il fluidifie les transitions, insuffle du rythme et accompagne avec efficacité ce voyage dans les souvenirs de Benjamin. Et puis il y a ce qu’il reste, une fois la lumière retombée. Il y a ce contraste troublant — les yeux humides et pourtant le sourire aux lèvres — Diabolo menthe réussit ce rare équilibre entre mélancolie et douceur. Il y a des spectacles qui nous accompagnent le temps d’une soirée, et d’autres qui continuent de résonner bien après. Diabolo menthe fera indéniablement partie de ces pièces qui marqueront mon OFF et dont l’émotion continuera longtemps à m’habiter . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Au menu ce soir : une succulente histoire d’amitié.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FRÈRE(S) Au menu ce soir : une succulente histoire d’amitié. FRÈRE(S) ❤️❤️❤️💛 Au menu ce soir : une succulente histoire d’amitié. Maxime et Émile se rencontrent alors qu’ils préparent un CAP de cuisine. Alors que tout les oppose, ils vont devenir inséparables et s’entraider pour traverser les épreuves liées à l’apprentissage. Émile, sensible et rêveur, souhaite fuir cet univers qui ne lui ressemble pas, alors que Maxime, nerveux et ambitieux, rêve de succès et d’étoiles. Clément Marchand nous invite à découvrir la face cachée du milieu très masculin de la grande gastronomie, loin du fantasme des réseaux sociaux et des émissions télévisées. Ce monde-là, l’auteur l’a bien connu, avant de le fuir et voir ses amis y laisser des plumes… Un monde impitoyable, sans concession, très militaire dans sa façon de fonctionner et où les mots d’ordre sont “Chef, oui chef!”. Au niveau de la mise en scène, que ce soit l’utilisation judicieuse du décor, la musique ou les scènes chorégraphiées imageant la conception des plats, on est immergé dans l’enfer des cuisines. Mais même si l’univers gastronomique est central, le sujet principal ici est bien l'amitié entre ces deux hommes. Les deux comédiens nous dressent le portrait d’une formidable amitié. Guillaume Tagnati impressionne par son dynamisme et la puissance de son jeu. Jean-Baptiste Guinchard est poignant, rendant son personnage extrêmement attachant. Bref, les deux comédiens nous offrent un spectacle que je vous invite à déguster. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Quand le cinéma s'invite au théâtre

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE SECRET DES OMBRES Quand le cinéma s'invite au théâtre LE SECRET DES OMBRES ❤️❤️❤️❤️ Quand le cinéma s'invite au théâtre À la mort de son père, Christian découvre une photo de ce dernier pendant la seconde guerre mondiale, une période dont celui-ci ne lui avait jamais parlé. Il va s'en suivre une quête lors de laquelle il déterrera les secrets du passé... Ce qui marque dans ce spectacle, c'est avant tout son côté cinématographique. Les scènes très courtes vont s'enchaîner avec des aller-retours dans le passé, mais aussi une multitude de lieux et de personnages. Mais malgré le rythme fou, le spectateur n'est jamais perdu. Au contraire, il savoure ce puzzle qui s'assemble petit à petit sous ses yeux. La petite histoire se mêlera à la grande sur fond d'espionnage et de résistance. Il y a un vrai côté polar où passé et présent se répondent souvent de manière très fluide, tout en dévoilant progressivement l'intrigue et ses secrets. Et quoi de mieux pour garder un secret qu'une boîte ? C'est là que le génie de la scénographie rentre en jeu. Des boîtes justement inondent la scène et, avec un judicieux jeu d'assemblage, les différents lieux prendront vie sous les yeux des spectateurs. Mais surtout, chacune renferme un trésor qui apportera un indice sur l'intrigue ou se transformera pour faire évoluer le décor. Et si on ajoute les musiques, les jeux de lumières et le dynamisme de la troupe, le cerveau du spectateur fait le reste et il est transporté dans l'histoire... Avec ce genre de pièce, l'expression "spectacle vivant" prend tout son sens et donne l'étrange sensation d'avoir assisté à une séance de cinéma... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une course sans fin… mais qui tourne en rond…

    Découvrez notre critique du film MARCHE OU CRÈVE . Une course sans fin… mais qui tourne en rond… MARCHE OU CRÈVE ❤️❤️💛 Une course sans fin… mais qui tourne en rond… Pour moi, Stephen King a toujours été bien plus qu’un auteur d’horreur : c’est un observateur impitoyable de l’âme humaine. Dans les années 90, j’ai littéralement dévoré ses romans, dont j’avais particulièrement apprécié MARCHE OU CRÈVE. Le pitch est aussi simple qu’efficace : cinquante jeunes s’engagent dans une longue marche. S’ils passent sous les 5 km/h, ils reçoivent un avertissement ; au troisième, une balle dans la tête. J’attendais donc cette adaptation avec une curiosité mêlée d’appréhension. Dès les premières images, j’ai retrouvé l’atmosphère suffocante du livre. Cette Amérique dévastée, rongée par la violence et la fascination du spectacle, trouve aujourd’hui un écho encore plus glaçant. Quarante-cinq ans après la publication du roman, le film en devient presque une critique de l’Amérique contemporaine. Mais cette fidélité a aussi ses revers. Enchaîner les travellings et les dialogues introspectifs finit par créer une certaine monotonie. À force d’écouter ces personnages se raconter en marchant, le film perd parfois sa tension dramatique. Quelques ruptures de rythme (flashbacks, ellipses ou silences) auraient pu donner davantage de relief à ces destins. D’autant que la structure rend le récit prévisible : on sent presque l’ordre dans lequel les marcheurs vont tomber, comme si leur sort était écrit dès le départ. Cette fatalité, puissante sur le papier, devient à l’écran un peu mécanique, et le film finit un peu par tourner en rond. Heureusement, le casting permet de maintenir l’attention. Les comédiens réussissent à faire exister leurs personnages malgré leur peu de présence à l’écran, et à rendre palpable l’esprit de camaraderie qui s’installe entre eux. Aucun ne surjoue et ils trouvent la justesse nécessaire pour donner un visage à cette jeunesse sacrifiée. Francis Lawrence choisit également une brutalité frontale lors des exécutions, ce qui frappe et ne laisse personne indifférent. MARCHE OU CRÈVE est une adaptation fidèle et réussie sur le plan de l’atmosphère et du casting, mais elle souffre d’une certaine rigidité narrative dont mise en scène répétitive a fini par me lasser… Partager

  • LES VIVANTS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES VIVANTS LES VIVANTS ❤️❤️❤️💛 Dès l'ouverture de la pièce, on comprend qu'on va voir quelque chose de fort. En quelques minutes, et autant d'ellipses temporaires, on va découvrir un couple. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s'aiment et partage cet amour avec le public. Entre rires, moments de tendresse et disputes, le talent de Julie Cavanna et Benjamin Brenière y est pour beaucoup et fait que le public y croit et s'attache énormément à leurs personnages. Ce qui fait que lorsque le moment fatidique arrive, le 13 novembre, la baffe n'en sera que plus forte. Alors, forcément s'attaquer à un des plus grands traumas français de ces dernières années aurait pu être vite inutilement plombant et maladroit si il n'y avait pas eu l'intelligence du texte autobiographique de Fanny Chasseloup. Certes, certaines scènes auront l'effet d'un uppercut, comme ces monologues face au public, mais un troisième personnage apportera un décalage, mais surtout une poésie et un humour salvateur. Il est d'ailleurs incarné par un Alexandre Bonstein survolté et méconnaissable. Au final, on est face à une histoire d'amour poignante, un personnage qui cherche, de son mieux, à se reconstruire, mais avant tout une vague d’émotions et un hymne à la vie plein d'espoirs. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • ZOUROU, AU-DELÀ DES MOTS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOUROU, AU-DELÀ DES MOTS ZOUROU, AU-DELÀ DES MOTS ❤️❤️❤️❤️💛 Voici, l'histoire de Lola, une jeune fille atteinte d'un trouble du langage sévère, dont la vie va être bousculée lorsqu'un nouvel orthophoniste et la compagne de son père vont entrer dans sa vie. Alors, sur le papier, voir une adulte jouer une gamine affublée d'un handicap mental, ça pouvait vite tourner au ridicule... Sauf qu'en moins de cinq minutes, Lola aura réussi à m'embarquer dans son univers si particulier, sans jamais me lâcher. Un univers où la tendresse côtoie continuellement l'humour et la poésie. Un univers où elle exprimera ses émotions par des chorégraphies d'un onirisme fou. Un univers où son orthophoniste installera une sublime relation avec elle. Un univers où son père voudrait la voir évoluer plus vite. Un univers où la compagne de celui-ci cherchera à faire sa place. Et surtout, impossible de ne pas dire un mot sur Morgan L'Hostis. Son interprétation est sidérante, en ne tombant jamais dans la caricature et d'une justesse déroutante, sans parler des moments de grâce qu'elle nous offre par la danse. Voici donc un spectacle qui aborde le thème du handicap avec tellement de délicatesse. Alors oui, j'en vois déjà qui vont lui reprocher un trop plein de bons sentiments, mais pourtant ça fait un bien fou, c'est fait avec énormément de sincérité et cet instant magique est passé à une vitesse folle. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • La révélation d'une grande actrice ; Ella Rumpf

    Découvrez notre critique du film LE THÉORÈME DE MARGUERITE . La révélation d'une grande actrice ; Ella Rumpf LE THÉORÈME DE MARGUERITE ❤️❤️❤️💛 La révélation d'une grande actrice ; Ella Rumpf Problème du jour : qui sera la révélation féminine aux prochains Césars ? Durée de l'épreuve : 1h52 Méthode utilisée : voir le film Solution : Ella Rumpf Car oui, le grand atout du film est sa comédienne qui crève littéralement l'écran. Elle incarne Marguerite, une jeune mathématicienne qui cherche à résoudre un des plus vieux problèmes de math, réputé insolvable : la conjecture de Goldbach. Sa rencontre avec un étudiant remettra tout ses principes en cause. Si vous êtes allergique à Pythagore et Thalès, ne fuyez pas le film car les mathématiques ne sont ici qu'un prétexte dramatique pour dresser un portrait de femme passionnant. Mais aussi une romance mathématique, qui flirte parfois avec le thriller, tant la folie n'est jamais loin. Le duo fonctionne à merveille, les rendant attachants et nous faisant croire à leur relation atypique. Ella Rumpf offre une interprétation sidérante de cette femme, androgine, mutique, froide, analysant tout ce qui l'entoure, avec un côté très premier degré qui la met en marge de la société. Des êtres humains qui d'ailleurs ne l'intéresse pas. Seule son obsession pour les maths n'a de sens à ces yeux. Le décalage de son personnage apportera d’ailleurs certains moments de comédie. Elle porte à merveille le film sur ses épaules et donne vie à un personnage des plus complexes. Niveau second rôle, on notera aussi un Jean-Pierre Darroussin, toujours aussi bon, et dans un rôle ambigu le sortant de sa zone de confort. Les mathématiques seront aussi au centre de mise en scène, parfois inspirée de moments oniriques, et aidée par une BO des plus marquantes. Mais aussi une leçon de vie, sur comment rebondir après un échec. Et même si on se doute du dénouement de l'histoire, rien que pour la découverte de cette actrice, le film vaut le détour. Partager

  • LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Je n'ai pas vu tous ses films et même si je ne les ai pas tous apprécié, il y en a qui pour moi sortent vraiment du lot LAURENCE ANYWAYS, MOMMY, JUSTE LA FIN DU MONDE... et on est dans le même registre que ces trois films. On retrouve les thèmes qui lui sont chers : la mère, les familles dysfonctionnelles, les non-dits, les addictions, les secrets de famille qu'on préfère cacher sous le tapis... Il livre un grand drame psychologique, qui prend des allures de thriller, avec les allers retours dans le temps pour expliquer justement pourquoi chaque membre de cette fratterie s'est retrouvé brisé... Il y a même parfois un côté horrifique, même si beaucoup moins présent. En tout cas le mec me laisse admiratif par son talent et sa filmo, vu son âge. Il y a déjà la virtuosité de sa mise en scène qui offre des scènes très fortes, mais surtout sa direction d'acteur et le soin qu'il porte à l'écriture de ses personnages, sa façon de les filmer au plus près, intensifiant les émotions véhiculées, jusque dans les moments de silence qui prennent tellement de sens. Le personnage de la sœur est dingue et Julie Lebreton, que je ne connaissais pas, m'a mit sur le cul. Puis, ses choix musicaux sont comme souvent bien choisis, et ici il est aidé pas Hans Zimmer. Bref, très bon moment, et même si la fin se laisse deviner, ou bien que l'histoire aurait pu tenir en 4 épisodes, ça n'enlève rien à la puissance de cette tragédie. Après, si vous êtes hermétique à son cinéma, ce n'est pas cette série qui va vous réconcilier avec lui. Partager

  • Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité !

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GROS PATINENT BIEN Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! LES GROS PATINENT BIEN ❤️❤️❤️❤️ Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! Voici une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Alors oui, le titre et l’affiche peuvent faire peur, mais vous auriez tort de ne pas découvrir cette petite pépite d’absurdité… Sur scène, deux comédiens aux faux airs de Laurel et Hardy nous offrent un spectacle comique et décalé, qui n'est pas sans rappeler les Monty Python. On retrouve un Américain assez massif, en costume, qui, sans jamais bouger de son tabouret, nous entraîne dans un voyage surréaliste. Il débitera continuellement un anglais incompréhensible, dans un délicieux "yaourt". Autour de lui, son frêle comparse, en slip et bonnet de bain, constamment en mouvement, redouble d’énergie pour nous faire vivre cette folle histoire. Car, dans cette pièce, l’intrigue ne se développe pas par le texte, mais plutôt par la géniale idée de son concept : le carton. Pendant les 1h30 du show, la mise en scène déborde d’idées, en utilisant le carton comme élément de narration. Que ce soit pour le décor, les personnages, les accessoires, des panneaux de texte ou même les costumes, le carton est utilisé de façon souvent très ingénieuse. Des centaines de morceaux de carton défilent devant les spectateurs pour offrir un chaos monstrueux sur le plateau, mais un chaos parfaitement orchestré et millimétré d’une main de maître. Je ne vais pas m’étendre sur les détails, mais ce spectacle hors norme cumule les surprises et les trouvailles, qui souvent font mouche et provoquent l’hilarité du public. Les comédiens délivrent un véritable feu d’artifice avec une coordination qui force le respect. Alors oui, avec un concept aussi radical, une redondance finit par s’installer, mais là encore, le génie des comédiens réside dans leur capacité à l’intégrer au spectacle pour en tirer quelque chose. À la fin du show, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation complètement folle qui nous a été offerte… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle HAMLET # LA FIN D’UNE ENFANCE Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie. HAMLET # LA FIN D’UNE ENFANCE ❤️❤️❤️💛 Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie. Transposer Hamlet dans la chambre d’un adolescent : voilà un pari audacieux, et surtout une idée redoutablement efficace. Après la mort de son père et le bouleversement de sa vie familiale, un jeune garçon s’enferme dans son monde et transforme cet espace intime en véritable plateau de théâtre. À l’aide de figurines, de marionnettes et de tout ce qui l’entoure, il met en scène la tragédie de Shakespeare, mêlant peu à peu le texte original à sa propre histoire. C’est dans ce dialogue constant entre fiction et réalité que le spectacle trouve toute sa force. Le texte de Shakespeare entre en résonance directe avec la vie de cet adolescent, créant un parallèle saisissant qui apporte une véritable profondeur . Plus qu’une simple modernisation, cette adaptation révèle à quel point l’œuvre peut encore faire écho à des émotions universelles : la colère, le deuil, la solitude, le passage à l’âge adulte. Au cœur du spectacle, il y a la performance de Victor Duez. Seul en scène, il impressionne par l’énergie qu’il déploie et par l’étendue de son talent . Comédien, bien sûr, mais aussi chanteur, musicien, manipulateur de marionnettes : il enchaîne les registres avec une aisance bluffante. Son jeu flamboyant donne vie à une multitude de personnages et insuffle au spectacle un rythme constant qui ne faiblit jamais. La mise en scène, particulièrement inventive, repose sur une scénographie extrêmement maîtrisée. Chaque objet de la chambre devient un élément de jeu, détourné, transformé, intégré dans une mécanique théâtrale d’une grande fluidité . L’imaginaire semble surgir de partout, comme si cet espace intime devenait un terrain d’expression sans limite. La musique et la vidéo occupent également une place essentielle. Elles participent pleinement au rythme du spectacle, renforcent son ancrage contemporain et viennent enrichir la narration en créant des ruptures, des respirations, ou au contraire des montées en intensité. Et c’est sans doute là la plus belle réussite du spectacle : réussir à embarquer même les plus réfractaires. Car si je ne suis pas particulièrement amateur des textes de Shakespeare, Hamlet, la fin d’une enfance a pourtant réussi à me captiver de bout en bout. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • JE PIONCE DONC JE SUIS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE PIONCE DONC JE SUIS JE PIONCE DONC JE SUIS ❤️❤️❤️ Alors là, je suis bien emmerdé, parce que j'adore Michaël Hirsh que j'avais découvert avec son premier spectacle "Pourquoi?" Déjà le mec se donne à 200% sur scène et dans les rues d'Avignon. Puis il y a son univers plein de poésie et bien sûr ses jeux de mots subtils et qui font mouche à chaque fois. Attention, qu'on soit d'accord "Je pionce donc je suis" n'est pas un mauvais spectacle. J'admire le choix audacieux d'avoir prit le risque de ne pas rester dans sa zone de confort en créant un seul en scène avec une réelle histoire. Il y interprète une vingtaine de personnages en prouvant qu'il est un acteur de talent. Le gros problème que j'ai eu c'est avec le rythme et l'équilibre du spectacle. Il y a beaucoup plus de passage "théâtral" et force est de constater que Hirsh est plus à l'aise avec les jeux de mots ou bien les moments oniriques qui sont justes géniaux (parce que niveau poésie, le mec se place là haut) Alors, OUI, tenir avec un seul thème sur 1h20, c'est pas évident, mais voilà quand il ne joue pas avec la langue française, j'ai quand même souvent trouvé le temps long. Putain, c'est moche d'adorer un artiste et d'être déçu car il ne te propose un spectacle qui n'est QUE BON Parce que je vous l'ai dit, je l'aime le Hirsh, et d'ailleurs les 3 personnes à qui je l'ai fait découvrir on vraiment apprécié C'est juste qu'aujourd'hui je suis un fan déçu, un peu comme quand Depeche Mode ose ne pas sortir un album GÉNIAL Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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