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  • LE PETIT COIFFEUR critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE PETIT COIFFEUR LE PETIT COIFFEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Quand on rentre dans la salle, une première chose impressionne, le sublime décor nous immergeant dans cet appartement (et ce salon de coiffure) d'après guerre. Juin 1944, Chartres vient tout juste d'être libéré. Dans la famille Giraud, on est coiffeur de père en fils. Suite à la mort de son père, Pierre et sa mère reprennent le salon de coiffure familial. Lise, institutrice du village, va entrer dans leur vie et viendra la chambouler... La pièce commence comme une comédie romantique légère, mais comme à son habitude Jean-Philippe Daguerre mélangera les genres et elle se transformera vite en tragédie poignante. L'enchainement de courtes scènes apporte du rythme et mêlera la grande histoire et cette histoire d'amour. Il y sera question d'une page sombre de l'histoire, avec le comportement aveugle de certains français suite à la libération, d'amour maternel, de pardon... Autant de sujets traités avec énormément de justesse grâce à un texte admirable. Daguerre offre une part belle aux femmes qui sont au cœur de cette pièce. Brigitte Faure impressionne par son jeu, comme lors de ce monologue qui, devant la puissance de son jeu, laissera sans voix, aussi bien son interlocuteur que le public. Charlotte Matzneff, avec un personnage ambiguë, prouve l’étendue de son talent, et vient nous toucher en plein cœur, après nous avoir fait rire dans "Adieu monsieur Haffmann". Mais clairement, le personnage qui marquera le public, sera Jean, le frère du coiffeur, littéralement attachant, grâce au jeu tout en finesse d'Arnaud Dupont, et qui apportera une touche de poésie. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • L’amitié plus forte que le deuil

    Découvrez notre critique du film A BICYCLETTE . L’amitié plus forte que le deuil A BICYCLETTE ❤️❤️❤️❤️💛 L’amitié plus forte que le deuil Un an après le suicide de son fils, Mathias Mlekuz décide de refaire le voyage à vélo qui avait amené ce dernier à Istanbul. Lorsqu’il propose à son meilleur ami, Philippe Rebbot, de partir l’accompagner dans ce road trip, celui-ci accepte mais lui propose de faire de ce périple un film. Sans scénario et avec une équipe technique réduite, ils se lancent dans ce projet improbable, laissant une large place à l’improvisation. Ce choix donne au film des airs de documentaire, renforçant ainsi sa spontanéité et l’authenticité des émotions qui traversent l’écran. Car évidement, vu le sujet, cette quête intime touche inévitablement en plein cœur. Pourtant, si ce road movie va vous faire verser quelques larmes, c’est aussi qu’il est drôle à pleurer. Le film va offrir quelques passages hilarants, comme ce séjour en AirB&B à mourir de rire. A BICYCLETTE est un véritable ovni cinématographique, en roue libre, où les ruptures de ton sont maîtrisées à la perfection. Mais surtout, ce film est une magnifique leçon d’amitié, profondément humaine. Le lien qui unit les deux protagonistes explose à l’écran, porté par des échanges savoureux : confidences, rires, discussions philosophiques ou disputes, tout sonne juste. Il est presque impossible de distinguer ce qui a été écrit de ce qui a été capté sur le vif. La sincérité et la spontanéité emportent tout, transformant une douleur personnelle en une émotion universelle. Sans jamais sombrer dans le moralisme, A BICYCLETTE montre comment une tragédie peut donner naissance à un vibrant hymne à la vie. Ce duo nous offre un film aussi improbable que bouleversant, d’une intensité rare. Un coup de cœur absolu en ce début d’année. Partager

  • CAMILLE CONTRE CLAUDEL critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CAMILLE CONTRE CLAUDEL CAMILLE CONTRE CLAUDEL ❤️❤️ L'idée d'une Camille vieillissante qui rencontre une Camille jeune et insouciante semble une bonne idée. Surtout que la ressemblance entre les deux actrices est parfois troublante (bon ok, mère-fille dans la vie, ça aide). Et puis le thème musicale est joli... Et puis... et puis... et puis... et puis... Et puis le temps semble long quand tu n'arrives pas à rentrer dans un texte qui m'a semblé assez décousu, et manquant d'intensité dans ses phases dramatiques. Et au final tu as plutôt l'impression d'avoir une relation moralisatrice entre une mère et sa fille, te faisant oublier que les deux personnages sur scène sont censés être la même Camille (bon ok, mère-fille dans la vie...). Après, ayant lutté contre la digestion pendant la 1ere demi-heure mon avis manque sûrement d'objectivité. Et la bonne nouvelle, c'est que les actrices m'ont évité ce moment de solitude en me demandant si j'avais aimé 😉 Bref, ce OFF 2019 était trop parfait et il fallait bien qu'un deuxième spectacle trouve le moyen de me faire retomber de mon nuage... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Le plus fort, c'est son père…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOÉ Le plus fort, c'est son père… ZOÉ ❤️❤️❤️💛 Le plus fort, c'est son père… La pièce nous plonge dans l'univers de Zoé, une jeune fille issue d'une famille de comédiens. Elle partage avec nous des souvenirs marquants de sa jeunesse, centrés principalement sur la figure de son père, un homme qu'elle adore mais qui souffre de bipolarité. Cette maladie, imprévisible et complexe, influence constamment la vie de Zoé et dicte ses choix. Son père est un personnage imprévisible, à la fois génial et toxique, capable de moments de grande créativité et de terribles accès de folie. Au milieu de ça, une mère aimante mais souvent maladroite, tentant tant bien que mal de maintenir l'équilibre familial. La mise en scène de cette pièce est particulièrement rythmée, invitant régulièrement le théâtre dans le théâtre pour enrichir la narration. Le spectateur est transporté dans les souvenirs de Zoé, oscillant entre l'admiration qu'elle porte à son père et la réalité brutale de la maladie qui envahit leur quotidien. L'interprétation de Mathieu Des Femmes est remarquable. Il incarne avec justesse les phases maniaco-dépressives du père, alternant entre moments d'extrême tendresse et épisodes effrayants, ce qui rend son personnage profondément attachant et terrifiant à la fois. Cette pièce réussit à traiter de la bipolarité avec une sensibilité et un recul nécessaire, sans tomber dans le pathos. On ressent une véritable empathie pour Zoé, qui doit trouver la force de se libérer de l'emprise paternelle pour pouvoir s'émanciper et construire sa propre vie. Vous aurez compris, ça aura été une bien belle surprise, et même si il m'a manqué un petit truc niveau émotion pour m'emporter totalement, ça n'en reste pas moins un beau moment de théâtre. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une fable qui en met plein les yeux et le cœur…

    Découvrez notre critique du film LE ROBOT SAUVAGE . Une fable qui en met plein les yeux et le cœur… LE ROBOT SAUVAGE ❤️❤️❤️❤️💛 Une fable qui en met plein les yeux et le cœur… Je vais commencer par ce qui saute aux yeux : le film est visuellement magnifique ! Il y a un énorme travail de direction artistique, donnant constamment l’impression d’admirer une peinture. Sous nos yeux se déploie un univers coloré aux tons pastels, apportant une vraie poésie à l’ensemble. On pourrait faire une pause à n’importe quel moment, on se retrouverait face à un tableau qui en met plein les yeux. Visuellement, c’est assez dingue, et rien que pour ça, le film mérite amplement d’être vu au cinéma, où il prend clairement une autre dimension. D’autant plus que le film bénéficie également d’un vrai sens du cadre et d’un rapport d’échelle constamment mis en avant, en fonction des animaux qui sont au centre de l’action. Il y a aussi un vrai travail sur la caméra, avec des jeux de focale et des mouvements qui donnent souvent l’impression que l’action est filmée caméra à l’épaule, intensifiant ainsi le rythme de l’ensemble. De ce côté-là, on est servi : il n’y a aucun temps mort et les événements s’enchaînent à un rythme effréné, sans pour autant nuire à la narration. On notera aussi la magnifique bande-son du film, avec une musique épique qui prend progressivement de l’ampleur et marque les esprits. Le film nous offre une très belle fable, qui devrait ravir aussi bien les enfants que les adultes. L’histoire, assez simple au départ, devient un triple parcours initiatique, avec des récits qui se répondent. Celui du robot, bien sûr, qui s’est donné pour mission d’élever ce petit avorton d’oie. Forcément, celui de cet oison qui cherche à se faire une place dans sa communauté. Mais aussi celui du renard qui les accompagne et cherche simplement à se faire aimer. Un renard qui, d’ailleurs, vole presque la vedette, tant son personnage sort du lot. Ils seront accompagnés d’une tripotée de seconds rôles, tous plus attachants les uns que les autres (bon, forcément, avec des animaux tous plus mignons les uns que les autres, c’est un peu facile…). C’est d’ailleurs ce que certains pourraient lui reprocher : un excès de bons sentiments. Le film aborde beaucoup de thèmes, de l’écologie à la famille, en passant par l’entraide, la peur de l’autre ou encore la quête d’identité, mais aussi le cycle de la vie et de la mort. Ce n’est pas toujours subtil, mais il le fait bien, en les traitant avec maturité tout en les rendant accessibles aux plus jeunes. Et surtout, il parvient à être particulièrement émouvant. Car oui, le film vient régulièrement titiller les larmes du spectateur, sans jamais en faire trop. On assiste à une magnifique fable, bourrée d’émotions, qui fait un bien fou. Bref, j’ai adoré LE ROBOT SAUVAGE, qui offre un spectacle aussi fort visuellement qu’émotionnellement. Pour moi, c’est l’un des plus beaux animés de ces dernières années, et ce serait vraiment dommage de ne pas découvrir cette pépite sur grand écran... Partager

  • Blumhouse frappe là où on ne l’attendait plus.

    Découvrez notre critique du film Obsession . Blumhouse frappe là où on ne l’attendait plus. Obsession ❤️❤️❤️❤️ Blumhouse frappe là où on ne l’attendait plus. Je dois bien l’avouer : je ne savais absolument rien de Obsession avant d’entrer en salle. Et, pour être honnête, la découverte du logo de Blumhouse au générique m’a d’abord inspiré une certaine méfiance. Je reste souvent à distance des productions du studio, trop formatées ou trop sages à mon goût. Ajoutez à cela un pitch vu et revu, celui du vœu qui se retourne inévitablement contre celui qui l’exprime, et tout semblait réuni pour un énième film d’horreur interchangeable. Et pourtant… Obsession est une véritable surprise, de celles que l’on n’attend plus vraiment, et pourrait bien s’imposer comme un classique instantané du genre. Là où le film se distingue immédiatement, c’est dans sa capacité à jongler avec les tonalités. Il navigue avec une aisance remarquable entre une comédie cynique, parfois grinçante, et des séquences d’horreur franchement dérangeantes. Ce mélange, loin d’être artificiel, nourrit une lecture plus profonde du récit : celle d’une métaphore des relations toxiques et du consentement. Derrière son vernis fantastique, le film parle de domination, de désir et de perte de contrôle, autant de thèmes qui résonnent bien au-delà du simple cadre horrifique. Mais le film se montre aussi particulièrement malin dans sa construction des personnages. Sous ses airs de “bon garçon”, le protagoniste principal se révèle progressivement bien plus trouble, presque pervers dans sa manière de concevoir le désir et la relation à l’autre. À l’inverse, le personnage féminin, présenté comme la menace, voire comme le véritable monstre du récit, est en réalité aussi surtout une victime. Ce renversement constant brouille les repères moraux du spectateur : on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser, ni à qui accorder sa compassion. Le film installe ainsi un malaise persistant, en nous forçant à reconsidérer sans cesse notre regard sur ces personnages. Cette ambiguïté morale trouve un écho direct dans la mise en scène, particulièrement maîtrisée. Au-delà de son refus de l’horreur graphique facile, le film développe un véritable travail sur la photographie, les ombres et les cadres. Les plans s’étirent et laissent le temps à l’angoisse de s’infiltrer, tandis que certains longs plans accentuent une tension presque insoutenable. Le design sonore participe pleinement à cette sensation d’insécurité permanente, notamment par ses ruptures brutales qui viennent casser le rythme et surprendre le spectateur, même si le réalisateur abuse parfois de ce procédé. Le film regorge d’idées visuelles marquantes et propose des jump scares étonnamment inspirés, jouant moins sur la surprise immédiate que sur l’anticipation et l’imagination du public. Car c’est surtout dans l’attente que le film se révèle le plus efficace, avec une gestion du hors-champ exemplaire : dès que le personnage féminin disparaît de l’écran, une tension immédiate s’installe. Sa simple absence devient inquiétante, tant elle est associée à une menace imprévisible. Cette angoisse est renforcée par l’appréhension constante de ses changements d’humeur, soudains et brutaux, qui rendent chacune de ses apparitions profondément déstabilisantes. Au cœur de ce dispositif, la performance d’Inde Navarrette est tout simplement saisissante. L’actrice déploie une palette de jeu impressionnante, naviguant entre douceur, fragilité, ironie et menace pure. Ses changements d’humeur constants participent pleinement au malaise du film. La mise en scène accentue encore cette étrangeté, notamment à travers des mouvements corporels volontairement saccadés, presque inhumains, qui la rendent par moments profondément terrifiante. Elle incarne à elle seule toute l’ambiguïté du film. Ce qui rend le résultat encore plus impressionnant, c’est son budget dérisoire, inférieur à un million d’euros. Une contrainte qui devient ici une force : tout est pensé, maîtrisé, optimisé. Il en ressort un film d’une grande cohérence visuelle et narrative, qui pourrait bien s’imposer comme l’un des plus rentables de l’année. Alors non, Obsession ne réinvente rien sur le fond. Son point de départ est même l’un des plus exploités du cinéma fantastique, et l’on devine parfois les directions que prendra le récit. Mais là où tant d’autres échouent, le film réussit à transcender son sujet grâce à une ambiance travaillée, une mise en scène inspirée et une véritable vision. Et c’est précisément ce qui en fait une si belle surprise. Partager

  • Une troupe soudée qui fait naître une tornade lumineuse : Marjorie Dubus irradie le plateau.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LOUISON ET MONSIEUR MOLIÈRE Une troupe soudée qui fait naître une tornade lumineuse : Marjorie Dubus irradie le plateau. LOUISON ET MONSIEUR MOLIÈRE ❤️❤️❤️❤️ Une troupe soudée qui fait naître une tornade lumineuse : Marjorie Dubus irradie le plateau. Louison et Monsieur Molière , c’est l’histoire d’une petite fille qui rêve de devenir comédienne et de jouer pour Molière. Un point de départ simple, presque naïf… mais qui se transforme peu à peu en une véritable mise en abyme où une révélation se dévoile sous nos yeux : Marjorie Dubus. Flamboyante, elle électrise littéralement le plateau . Elle court, bondit, irradie, comme portée par une énergie inépuisable. Il y a chez elle quelque chose de profondément juvénile, presque enfantin, et en même temps une puissance de jeu impressionnante. Elle ne joue pas Louison, elle la traverse, la propulse, lui donne un souffle incroyable. À elle seule, elle vaudrait déjà le détour. Mais si elle brille autant, c’est aussi parce qu’elle est sublimée par une troupe soudée, dont l’énergie communicative décuple encore la sienne. Et c’est là que le spectacle trouve une autre de ses grandes forces : un véritable hommage à l’esprit de troupe. Fidèle à l’héritage de Molière, la pièce assume un surjeu réjouissant, une expressivité poussée qui rappelle les grands classiques, tout en restant profondément accessible. Car Louison et Monsieur Molière est aussi une véritable machine à rire. L’humour est omniprésent et le public est emporté dans un enchaînement de rires, grâce à des dialogues savoureux, des répliques qui font mouche, des situations souvent irrésistibles, mais aussi aux mimiques et à l’engagement total des comédiens. Chaque geste, chaque regard, chaque exagération semblent pensés pour provoquer le sourire, dans un esprit très proche du théâtre de Molière. La mise en scène d’Axelle Masliah, pour une première, impressionne par sa maîtrise. C’est vivant, rythmé, inventif. Il y a une vraie musicalité dans la façon dont les scènes s’enchaînent, dans le mouvement constant du plateau. Le décor, ingénieux, est exploité avec intelligence, et certaines idées flirtent avec le surréalisme : burlesque assumé, anachronismes malicieux, ruptures du quatrième mur… Le spectacle joue avec les codes et s’en amuse avec une vraie générosité. Et pourtant, derrière cette énergie débordante et cet humour omniprésent, le spectacle sait aussi toucher. Les relations que Louison tisse avec son père, sa gouvernante, et même avec Molière, apportent une vraie tendresse au récit . Et surtout, il y a ce lien plus complexe avec sa mère, plus fragile, plus douloureux, qui vient ajouter une profondeur inattendue à l’ensemble. Alors, oui, tout n’est pas parfait, comme ce choix de ne pas finir la pièce à son apogée, mais quel bonheur de découvrir ce genre de spectacle. Louison et Monsieur Molière , c’est la définition même du spectacle vivant : un moment unique de partage, où l’énergie des comédiens rencontre celle du public. Un théâtre généreux, vibrant, où tout semble pouvoir surgir à chaque instant. On rit, on s’émeut, on se laisse emporter… et l’on ressort avec cette sensation rare d’avoir vécu un véritable moment de scène. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • VICTORIA : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film VICTORIA . VICTORIA ❤️❤️❤️❤️ L’intérêt de VICTORIA n’est clairement pas son scénario qui doit tenir en une dizaine de pages, mais plutôt son côté formel. Ce film Allemand est même une prouesse technique, à savoir un plan séquence de 2h14. Et attention, je ne parle pas d’un faux plan séquence à la 1917, ni d’un plan séquence dans un huit clos comme THE CHEF. Ici, on a le droit un plan séquence, sans aucun trucage, au cœur de Berlin, multipliant les lieux… Il est 5h48, quand Victoria, une jeune Espagnole fraîchement débarquée à Berlin, sort d’une boite de nuit. Elle fera la connaissance de Sonne et ses potes. Une rencontre qui fera basculer sa vie en un rien de temps… Alors, oui, le choix du plan séquence apporte quelques longueurs au début du film. La première heure pose les personnages qui apprennent à se connaitre et ce n’est pas passionnant. Mais ça serait vraiment bête de ne pas pousser plus loin car le film s’emballe d’un coup avec une tension remarquable, qui deviendra suffocante et ne quittera plus le spectateur. La caméra ne lâchera quasiment jamais Victoria, immergeant totalement le spectateur dans la descente aux enfers de la jeune fille. La mise en scène fait preuve d’un véritable sens du cadre, avec une gestion impressionnante de l’espace et des lumières. Et malgré les contraintes techniques le film arrive même à proposer quelques moments de grâce. Un tel procédé, implique une grande liberté d’improvisation pour les acteurs, mais apporte aussi énormément de naturel à leurs jeux. Voir en direct comment les personnages basculent est impressionnant. Bref, ce film vaut le détour aussi bien pour la prouesse technique que pour la tension qu’il apporte dans sa deuxième partie. Partager

  • Un spectacle qui va vous éclairer sur cette course à la technologie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LUMIÈRE Un spectacle qui va vous éclairer sur cette course à la technologie LUMIÈRE ❤️❤️❤️💛 Un spectacle qui va vous éclairer sur cette course à la technologie Girasole - 15h30 Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE CORDON Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission. LE CORDON ❤️❤️❤️💛 Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission. Le Cordon de Stéphanie Manus déploie un seul-en-scène dense et maîtrisé , où l’intime devient le fil conducteur d’une réflexion plus large sur ce qui nous construit. Dans cet atelier de stylisme, tout se fabrique : les récits, les identités, les héritages, comme une matière que l’on assemble, découd et transforme. La pièce traverse de nombreux thèmes — identité, transition, héritage transgénérationnel, place des femmes, émancipation, normalité, jusqu’à l’angoisse d’être mère — sans jamais donner l’impression de se disperser. Au contraire, elle glisse de l’un à l’autre avec une grande fluidité et maintient une vraie cohérence dramaturgique , malgré l’ampleur des questions abordées. Le choix d’un atelier de stylisme n’est pas anodin et devient une métaphore de l’assemblage des souvenirs et des traumas familiaux. Sur scène, le mannequin devient un corps réceptacle, marqué au fil du récit par les traces laissées par les générations passées. Une manière concrète de rendre visible ce qui se transmet en silence. La musique, jouée en live, n’est jamais démonstrative, mais soutient les émotions et accompagne le récit, tout comme les quelques chansons d’une grande puissance émotionnelle. Le jeu de la comédienne épouse cette progression avec finesse . Le ton, d’abord léger et complice, installe une proximité immédiate avec le public, avant de glisser progressivement vers des zones plus profondes, plus sensibles. Cette bascule se fait sans rupture, toujours tenue par une forme de justesse et ponctuée d’humour. Au cœur du spectacle, la quête d’identité prend une dimension particulièrement forte. Elle dépasse la simple introspection pour devenir un véritable cri de liberté : celui de comprendre ce qui nous a façonnés pour mieux s’en affranchir. Cette traversée intime se transforme peu à peu en un hommage à l’émancipation de la femme , non pas comme une rupture radicale, mais comme un mouvement de réappropriation. Se libérer, ici, c’est démêler les fils, faire le tri et choisir ce que l’on garde ou non de cet héritage. Le Cordon tisse ainsi un récit sensible et universel , où chacun peut reconnaître quelque chose de soi, autour de cette question essentielle : comment se construire avec ce que l’on hérite ? Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique

    Découvrez notre critique du film RESIDENT EVIL . Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique RESIDENT EVIL ❤️❤️❤️❤️ Plus que la meilleure adaptation de jeu vidéo : un vrai grand film horrifique Sur le papier, un Resident Evil version 2026 avait de quoi faire peur — et pas dans le bon sens du terme. Quand on se souvient des purges signées Paul W.S. Anderson, difficile d’aborder ce reboot autrement qu’avec méfiance. Mais c’était sans compter sur Zach Cregger. Déjà à l’origine du prometteur Barbare et du très sympathique Évanouis , le réalisateur confirme son talent de mise en scène. Même si ses précédents films ont pu diviser, une chose est sûre : quand on lui met une caméra entre les mains, il sait exactement quoi en faire. Plutôt que de recycler les codes fatigués de la saga, Cregger prend un virage radical. Il s’approprie totalement la licence , s’éloigne du côté bourrin des anciens films et revient à l’essence même du jeu vidéo : le survival horror. Tension constante, ambiance glauque, sentiment d’insécurité… tout est là. Et son choix le plus audacieux est sans doute de faire table rase des personnages iconiques. Ici, pas de héros surentraîné : le film suit un simple livreur, vulnérable, maladroit, profondément humain. Un personnage immédiatement attachant, qui renforce l’immersion et permet une identification presque instinctive du spectateur . Pour autant, les fans ne sont pas oubliés. Mais là où beaucoup auraient enchaîné les fan service stériles, Cregger fait le choix inverse : il cherche avant tout à retranscrire une véritable expérience vidéoludique . Le film regorge ainsi de références au gameplay, avec une progression en zones fermées, comme autant de niveaux à franchir. On retrouve aussi une gestion des munitions qui renforce la tension en limitant les ressources et en forçant des choix sous pression. À cela s’ajoutent des clins d’œil particulièrement malins : portes à ouverture ralentie, caméra qui accompagne la découverte des lieux, et surtout ces cadenas à répétition, devenus un running gag aussi inattendu que savoureux. Techniquement, c’est une vraie claque . Mise en scène millimétrée, travail sur la lumière et les couleurs remarquable, tension parfaitement dosée : chaque plan semble pensé pour maintenir le spectateur sous pression. Par ailleurs, le film est plutôt court, mais compense largement par un rythme particulièrement effréné. Le héros est constamment propulsé d’une épreuve à l’autre, dans une montée en tension continue. Tout s’enchaîne sans temps mort, jusqu’à un final grandiloquent absolument jouissif , où le film explose totalement. Et comme souvent chez Cregger, la dernière partie part en roue libre complète, assumant un délire total extrêmement fun. La mise en scène se distingue également par une excellente gestion des jump scares , souvent placés à des moments inattendus, sans céder aux facilités habituelles du genre. Au contraire, on voir souvent les créatures arriver de loin, créant un compte à rebours renforçant la tension ressentie. Et surtout, le film impressionne par son inventivité et sa générosité . Que ce soit dans la variété des situations proposées, avec de nombreuses scènes marquantes qui s’enchaînent sans jamais se répéter, ou dans la richesse de son bestiaire, constamment renouvelé et toujours surprenant, le film assume pleinement son côté fun. Mais évidemment, on ne retiendra pas le film pour son scénario, volontairement simple et fonctionnel. Les personnages secondaires n’y font souvent que de brèves apparitions, tels des PNJ, même si certains parviennent malgré tout à marquer durablement l’écran (la séquence du camping-car est un véritable master class). Là où Resident Evil surprend vraiment, c’est dans son ton. Car oui, on rit… beaucoup . Le film embrasse pleinement la comédie horrifique, dans une veine qui évoque clairement Sam Raimi, avec des passages qui lorgnent sans complexe du côté de Evil Dead 2 . Les influences sont d’ailleurs assumées : on pense aussi à John Carpenter, notamment dans le traitement du body horror et dans une bande-son qui rappelle parfois Ennio Morricone. Mais Cregger ne copie pas : il digère, mélange, et recrée Et c’est sans doute là sa plus grande réussite : maîtriser à ce point le mélange des genres. Horreur, humour, tension, références … tout cohabite avec une fluidité étonnante, au service d’une ambiance constamment maîtrisée. Au final, ce Resident Evil s’impose non seulement comme la meilleure adaptation de jeu vidéo jamais vue au cinéma, mais aussi comme l’un des films les plus fun de l’année. Qu’on connaisse ou non la licence, on en ressort avec un vrai sentiment de manège hanté, comme si l’on venait de traverser un train fantôme parfaitement orchestré — terrifiant, gore, drôle et totalement jubilatoire. Partager

  • Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle THE LOOP Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire… THE LOOP ❤️❤️❤️❤️💛 Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire… On va faire simple : je n’ai pas souvenir d’avoir déjà autant ri dans une salle de théâtre. La première partie de la pièce fonctionne bien, avec un sens du rythme et des punchlines qui s’enchaînent. Le côté décalé s’installe déjà, rappelant les heures de gloire des Nuls, mais la pièce décolle clairement à partir du fameux « LOOP », l’entraînant vers les sommets du rire. À partir de là, cette comédie à l’humour barré entre dans une autre dimension et ne laisse aucun répit aux spectateurs, les entraînant dans une boucle de rire impitoyable. Il y a un rythme effréné, sans aucun temps mort. On rit aux larmes et tellement souvent qu’on a parfois du mal à reprendre notre respiration. On frôle le génie comique : chaque réplique, chaque situation pousse les curseurs un peu plus loin. C’est bourré d’idées, que ce soit dans le texte ou la mise en scène, et surtout, c’est extrêmement bien maîtrisé. Parfois, on sent des situations arriver, mais à chaque fois, elles poussent les curseurs comiques encore plus loin. Bien souvent, au-delà d’une réplique, c’est un détail lié au décor, un accessoire ou à un comédien en arrière-plan, qui focalise nos rires. Les quatre comédiens se donnent à fond et c’est réellement jubilatoire. Mais clairement, on retiendra particulièrement Juliette Damy, dont le personnage monte en puissance au fil des actes pour finir par exploser, chacun de ses gestes provoquant un éclat de rire chez le spectateur. Bref, THE LOOP, c’est une comédie complètement folle et déjantée qui m’a fait mourir de rire, et qui, inévitablement, connaîtra un succès plus que mérité. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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