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- Critique YEARS AND YEARS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série YEARS AND YEARS YEARS AND YEARS ❤️❤️❤️❤️💛 Si certains se demandaient si HBO allait survivre à la fin de « Game of Thrones », je pense que la réponse est claire. En six mois de temps, ils te pondent le chef d’œuvre qu’est « Chernobyl », la TRES bonne « Euphoria », et cette nouvelle pépite qu’est « Years and years ». Car, oui, on a le droit à un nouveau coup de maître de cette chaine qui enchaine les bijoux télévisuels. Dans cette mini-série de six épisodes, on va y suivre l’histoire d’une famille anglaise sur une dizaine d’année. Comme souvent avec ce genre de série, on va retrouver le panel représentatif afin que chacun puisse s’identifier à certains personnages. Et quand, comme dans le cas présent, l’écriture des personnages et le jeu des acteurs est au niveau, ça fonctionne et les rends d’autant plus attachants. A chaque épisode, on assistera à un saut dans le temps, ponctué d’un flash d’infos relatant les faits d’actualités ayant eu lieu pendant cette ellipse temporelle. Et là où la série gagne une efficacité redoutable, c’est que tous ces faits font déjà la une de notre quotidien (montée du populisme, changement climatique, crise financière, immigration…), sauf qu’elle va déplacer un poil le curseur. Ce qui aura souvent des conséquences terribles sur la vie de nos héros. La série, se déroulant dans un futur très proche, est ainsi terriblement anxiogène et d’un réaliste effrayant, car le moindre évènement nous semble malheureusement probable. A l’image de ce premier épisode, maitrisé de bout en bout, et dont le final va nous mettre face à un évènement qui semble surréaliste, mais au final, je suis sûr que chacun d’entre nous y a déjà pensé. D’ailleurs, chaque fin d’épisode restera gravée dans la tête du spectateur. Mais même si la série fait clairement froid dans le dos, l’espoir et l’humour y ont souvent leurs places, notamment grâce aux relations entre les personnages qui sont parfois « sans filtres », nous offrant de délicieuses joutes verbales. La grande qualité et originalité de la série fera même qu’on lui pardonnera sa fin expéditive usant parfois de grosses ficelles, ce qui ne l’empêchera pas de nous offrir un très beau final. Bref, que vous aimiez ou pas, la série ne vous laissera pas indifférent. HBO nous livre ici un show unique et terriblement dérangeant, car chaque évènement qui nous est montré nous semble plausible à court ou moyen terme. Elle nous fait ainsi réfléchir sur le monde que nous construisons et on n’en ressort pas indemne… Partager
- Un anti-film de gangster sur fond de relation filiale
Découvrez notre critique détaillée du film LE ROYAUME . LE ROYAUME ❤️❤️❤️💛 Un anti-film de gangster sur fond de relation filiale Même si le sujet des gangs Corses est central dans le récit, LE ROYAUME est finalement un anti-film de gangsters qui éloigne des codes habituels du genre. Ici, les gangsters ne sont jamais glorifiés et et le film déconstruit le mythe du grand banditisme. Il y même très peu d’action et les guerres de territoires et de clans passent même au second plan. Le réalisateur fait le choix audacieux de raconter l’histoire du point de vue de la fille du chef de gang. Le film met ainsi le spectateur dans la peau de l’adolescente et, comme elle, il découvre peu à peu les enjeux d’un univers qui lui est inconnu. Certains spectateurs risquent d’être perdu par le rythme assez lent, les dialogues et le fait que certaines questions n’ont pas de réponses. Mais c’est précisément ce qui fait la force du film, installant une tension palpable et en créant une atmosphère d'incertitude continue. Mais surtout, le sujet principal n’est pas la guerre des gangs, mais plutôt la relation filiale de cette jeune fille, qui apprend à mieux connaître son père et le milieu dans lequel il évolue. Le film aborde également l’impact des choix de vie du père sur sa famille et l’héritage de la violence. Le casting, composé principalement d’acteurs non professionnels, est convaincant, malgré des phrasés parfois inhabituels. Les silences et les non-dits sont très présents et c’est là que le regard, aussi puissant qu’expressif, de Ghjuvanna Benedetti apporte une intensité particulière qui remplace bien souvent les mots. On notera aussi le charisme de Saveriu Santucci dont l’aura domine le film. Mais c’est surtout l’alchimie entre les deux acteurs dans la relation père-fille qui brille par son authenticité. Les moments de complicité semblent capturés sur le vif, et donnent l'impression de partager des instants de vie volés. Avec des échanges d’un naturel bluffant, ils parviennent à toucher le spectateur. Le film s’éloigne ainsi des standards des films de gangster pour finalement proposer un drame intimiste et universel. Partager
- Critique de TOP FILMS 2023 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film TOP FILMS 2023 . TOP FILMS 2023 C’est l’heure du bilan, et forcément après une année 2022 complètement folle (aidée par tous les films reportés pendant le COVID), 2023 aura été un peu moins dingue, mais aura tout de même proposé pas mal de belles surprises. Donc, voici mon traditionnel top de l’année. Et comme d’habitude plus qu’un top des meilleurs films (qui serait très grandement subjectif), voici les dix films qui m’auront le plus marqué cette année, ceux qui auront indéniablement laissé une trace ou venu chercher une émotion en moi… et avec plus de 80 films vus cette année, ça aura été un casse-tête de n’en retenir que dix… Et avant d’annoncer mes dix coups de cœurs, je vais tout de même parler de trois outsiders qui auraient pu en faire partie et dont je n’avais pas donné mon avis cette année (par manque de temps ou bien pour les avoir vus longtemps après leurs sorties cinéma) SUZUME Avec son nouvel animé, Makato Shinkai, à qui l’on doit le chef d’œuvre YOUR NAME, tape une nouvel fois très fort. La beauté des images n’a d’égal que l’originalité du scénario. C’est un véritable régal, aussi bien pour les yeux que pour les oreilles, avec une musique grandiose. C’est spectaculaire, familial, hyper rythmé, drôle, touchant… Bref du grand art !!! L’AMOUR ET LES FORETS Efira, encore et toujours… Elle enchaine les prestations éblouissantes avec une facilité déconcertante. Un film coup de poing sur les relations toxiques, prenant des airs de thriller oppressant. Un film aussi glaçant que nécessaire, sur un fléau de notre société, car on connait tous de près ou de loin une femme qui vie sous l’emprise de son conjoint… LE RETOUR DES HIRONDELLES Un film âpre et sans fioritures qui dénonce la misère des campagnes en Chine. Très peu de dialogues, et pourtant les deux personnages sont vraiment attachants et il se dégage énormément d'émotions et une vraie poésie, juste par leurs gestes et leurs regards. C'est admirablement filmé et tu ressens à chaque plan la dureté de leur vie et la fatalité de leur destin. C'est jamais larmoyant et pourtant, ça vient te broyer le cœur... 10 – LE RÈGNE ANIMAL Très belle surprise du cinéma français qui prouve que quand il s’en donne les moyens, il est capable d’aller titiller Hollywood sur son terrain de chasse. Du cinéma de genre ambitieux et intelligent, qui impressionne, autant par sa gestion des effets spéciaux que par la profondeur de ses personnages et leurs interprétations. 9 – JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES Le film lève le voile sur un métier méconnu : la justice restaurative. Et ça le fait avec beaucoup d’humanité et surtout énormément de justesse, grâce à des dialogues millimétrés et surtout une direction d’acteur admirable. 8 – OPPENHEIMER Frôler le milliard avec un biopic de 3h, pour moitié un noir et blanc… ça semble être une bonne blague, sauf que Nolan montre une nouvelle fois à quel point il est devenu un des plus grands cinéastes au monde. Il nous livre même peut-être son film le plus maitrisé, avec un souci du détail hallucinant et toujours sa même obsession, qui survole sa filmographie : le temps. Et puis, il offre à Downey Jr. un laisser-passer pour les oscars en le délivrant enfin de son armure d’Iron-Man… Après même, si j’ai été bluffé, ce n’est pas mon Nolan préféré et je dois tout de même avouer que les 3h, je les ai tout de même senti passer, mais ça n’en reste pas moins un très grand film. 7 - SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE Là où les films de super héros enchainent dernièrement les purges (bon, ok, les GARDIENS 3 sortaient du lot et offrait une superbe porte de sortie à sa bande de bras cassés), cet animé réexplique les bases du blockbuster : en mettre plein les yeux sans se moquer des spectateurs. Et même si le premier tiers traine un peu la patte, c’est visuellement dingue et propose une débauche d’énergie et d’idées tout en expliquant aux grands studios comment on traite un multivers… 6 – ANATOMIE D’UNE CHUTE Plus les mois passent, plus je remarque à quel point ce film m’a marqué. Par son histoire qui joue continuellement avec la zone grise, par la qualité de ses acteurs (même le chien est bluffant), par sa façon de ne pas simplement filmer un procès, mais d’en faire du cinéma avec de très bonnes idées de mise en scène, par ces scènes chocs, comme celle de l’engueulade… 5 – MARS EXPRESS La surprise de l’année que je n’avais pas vu venir. De l’animation de science-fiction française, ça peut faire peur, et pourtant quel bonheur ce film !!! Les idées s’enchainent, avec un univers extrêmement généreux mais surtout une histoire passionnante. Ça référence pas mal de classiques du genre, mais sans fan service débile et au contraire une véritable profondeur dans ce que ça raconte. Le film a pour rare défaut d’être un peu court, tellement on en voudrait plus. 4 – SIMPLE COMME SYLVAIN Immense coup de cœur venu tout droit du Québec. Ça ressemble à une comédie romantique, mais c’est bien plus que ça. Le film joue avec les codes et les clichés du genre et les envoie valser pour disséquer l’amour et le désir de l’autre. Que ce soit par l’écriture de ses personnages, ses dialogues ou la maitrise de ses plans, le film a réussi à venir me toucher, jusqu’à m’offrir une des scènes finales les plus marquantes de l’année. 3 – THE FABELMANS Un véritable cadeau pour tout passionné de cinéma ou de cet immense metteur en scène. C’est une véritable déclaration d’amour à l’artisanat du cinéma, mais surtout à ses parents et la façon dont ils ont forgé son art qu’il maitrise à merveille. Et rien que par son plan final, il résume tout : Spielberg est un génie. 2 – LIMBO Une expérience sensorielle qui rappelle que certains films doivent absolument être vus en salle pour prendre toute leur ampleur. Et ce film fait clairement partie de cette catégorie. L’ambiance installée est saisissante. Ce polar Hongkongais pousse les curseurs à fond. C’est poisseux, ça dégouline et fait souvent penser à SEVEN. Et pourtant, malgré le côté glauque du film, c’est tellement beau, avec un travail sur le noir et blanc hallucinant. Le film m’a fait vivre une séance inoubliable qui me fait lui pardonner certains raccourcis scénaristiques. 1 – BABYLON Il y a des films que tu vois une fois et qui semblent s’être gravés au plus profond de toi, et BABYLON ça aura été le cas pour moi. J’ai l’impression que je pourrais vous citer chaque scène tellement elles m’ont marqué. C’est une orgie cinématographique. C’est déjanté, drôle (avec notamment une scène de tournage de film hilarante), provocateur, surprenant, profond et surtout quel hommage au cinéma !!! Ça va à 200 à l’heure, c’est d’une maitrise de mise en scène et surtout de montage complètement dingue. Et puis comme souvent avec Chazelle, la place de la musique est primordiale, avec ici une BO extrêmement marquante. BABYLON ça aura été un show complètement démesuré et une baffe monumentale devant le plaisir que j’ai ressenti pendant ces trois heures… Partager
- Critique NORMAL PEOPLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série NORMAL PEOPLE NORMAL PEOPLE ❤️❤️❤️❤️💛 Ca faisait plusieurs mois que je voulais rattraper cette série, aux critiques souvent dithyrambiques, mais il faut avouer que le sujet, rassemblant tous les stéréotypes du genre, ne me faisait pas rêver : une histoire d’amour entre la star de foot du lycée et l’intello moquée par les autres… Mais c’était sans compter sur une écriture exemplaire : que ce soit son scénario, ses dialogues millimétrés, mais avant tout ses personnages. Au final, comme le prouve à la perfection la série, ce qui est important, plus qu’une histoire, c’est la façon de la raconter. Mini-série Irlandaise de 12 épisodes de 30 minutes, vous auriez tort de passer à côté de ce succès plus que mérité qui trouve même l’audace de venir titiller l’excellente série « Le jeu de la dame » aux prochains Goldens Globes. On va donc suivre l’histoire d’amour entre ces personnages, du lycée à la fin de la fac, où rien ne sera simple. Ce sera une succession de passion, de ruptures, de retrouvailles où le lien qui uni nos héros sera même plus fort que l’amour qu’ils se portent. Ce qui marque le plus dans la série c’est à quel point elle nous parle. Rarement une série n’aura aussi bien porté son nom. La série s’attardera sur la psychologie des héros, leurs choix, leurs traumatismes, leurs failles… Il sera beaucoup question de sujet universels comme les non-dits, le regard des autres, le consentement, les actes manqués, les rapports de classe, la difficulté à communiquer, la dépression ou même ce fameux "lâcher prise"… Autant de thèmes qui font que le spectateur arrivera d’autant plus facilement à s’identifier et donnant à l’ensemble un côté intemporel. Mais tout ceci n’est possible que grâce au jeu impressionnant des acteurs qui portent à eux seuls la série. L’alchimie entre les deux héros apporte à leur relation une complicité évidente. Couplé à une réalisation très soigné, le verdict est là : ON Y CROIT. La mise en scène utilise souvent des gros plans faisant la part belle aux émotions dégagées par les personnages. Le moindre regard ou sourire entre les personnages, ainsi que certains plans contemplatifs font que la complicité entre le couple transperce l’écran. Il y a une réelle pudeur et tendresse dans leur relation, jusque dans les nombreuses scènes de sexe, d’une grande sensualité mais loin du vulgaire et du voyeurisme. Au final, cette histoire d’amour aussi magnifique que cruelle restera comme une TRES grande série comme on en voit rarement, et une vague d’émotions intense. ENORME COUP DE COEUR Partager
- Critique TU SERAS UN HOMME PAPA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle TU SERAS UN HOMME PAPA TU SERAS UN HOMME PAPA ❤️❤️❤️❤️❤️ Il y a des fois tu as beau savoir que tu vas te prendre un uppercut, que ça va risque de faire mal, ça ne change rien tu ressors KO C'est pour ça que j'y suis allé avec mon presque-grand-frère, Lilian, car je me doutais que ça allait être une épreuve et que j'aurai besoin d'une épaule pour me soutenir (et comme souvent, avec Lilian, elle était là) TU SERAS UN HOMME PAPA Le pitch : C'est le récit des 13 jours de la trop courte vie de Roman, né prématurément, au travers de regard de son père Et c'est fait avec une telle pudeur. Il serait facile de faire dans le larmoyant, mais non, Gaël Leiblang choisit de ne rien rajouter. C'est d'une telle justesse dans les émotions que tu traverses avec ce genre d'épreuve (les doutes, l'angoisse, l'espoir, l'impuissance... jusqu'à la résilience) Souvent l'auteur utilise le sport pour nous illustrer le combat contre cette épreuve, et c'est d'une efficacité exemplaire, nous offrant des tableaux intenses... Alors oui, il est clair qu'on en ressort pas indemne, mais c'est tellement rare de voir un spectacle sur ce sujet, malheureusement tellement tabou Vous savez comment on appelle un homme qui perd sa femme? Un veuf Vous savez comment on appelle un enfant qui perd ses parents? Un orphelin Vous savez comment on appelle un parent qui perd son enfant? Aucun mot n'existe pour ça... Et ça résume tout C'est quand même dingue, dans la langue française (une des plus riche au monde) il n'y a pas un putain de mot qui a été inventé pour ça. Comme si ça ne devait pas exister. Et pourtant, quand tu le vis, je peux vous assurer qu'un simple mot fait la différence. Alors merci, Gaël Leiblang, 1000 merci, pour avoir su trouver les mots justes pour raconter ça Merci pour tous les Roman, tous les Martin T'es mon PUTAIN DE HEROS de ce festival OFF Partager
- Critique de LES FILS DE L’HOMME – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LES FILS DE L’HOMME . LES FILS DE L’HOMME ❤️❤️❤️❤️❤️ Passé quasiment inaperçu au moment de sa sortie LES FILS DE L’HOMME est pourtant devenu pour moi un des plus grands chefs d’œuvre de la science-fiction. C’est un film d’anticipation dystopique se déroulant dans un futur proche qui est terriblement d’actualité tant les problèmes évoqués font écho à notre époque (Expulsion raciale, gaspillage des ressources, épidémie de grippe, montée de l’extrémisme, dépression…). Oui, clairement le film est sombre, même s'il n’est pas totalement dénué d’humour… Mais même si les thèmes abordés marquent immanquablement le spectateur, c’est surtout au niveau de la mise en scène que le film impressionne le plus. Déjà l’atmosphère poisseuse apportée par la sublime photographie et par le travail sur les décors y est pour beaucoup. Mais surtout, Cuarón donne à son film un côté reportage de guerre, caméra à l’épaule. Et le fait de choisir comme protagoniste un personnage lambda renforce l’implication du spectateur, le rendant témoin de l’horreur des situations. D’autant plus que le réalisateur nous met en totale immersion, notamment à l’aide de plans séquences magistraux, qui sont devenus aujourd’hui sa marque de fabrique (Gravity, Birdman…). On retiendra surtout celui « de la voiture » d’une maitrise rare et celui du climax hallucinant qui à lui seul est un bijou cinématographique. Plutôt que de s’attarder sur les explications, Cuarón se concentre sur l’émotion et les questionnements de son héros, offrant quelques scènes intimistes puissantes. Et malgré la noirceur de l’ensemble, il en fait une fable intense et bouleversante. Partager
- Critique de DUNE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DUNE . DUNE ❤️❤️❤️❤️💛 Ces derniers temps, j’ai souvent un souci avec les blockbusters. Entre ceux dont le « scénario » n’est que prétexte à cumuler les scènes en CGI, certes impressionnantes, mais donnant souvent l’impression de voir des cinématiques de jeux vidéos en tentant laborieusement de lier le tout avec une pseudo histoire. Puis il y a ceux qui font le travail niveau divertissement mais qui semblent tellement vu et revu. Mais parfois… Quand je suis sorti de Dune, j’étais un peu dans le même état que quand j’avais découvert au cinéma des films comme Matrix ou Le Seigneur des anneaux. J’étais conscient d’avoir assisté à une œuvre majeure qui va, je l’espère, impacter le cinéma à venir. Dune est donc l’adaptation d’un roman culte. En gros, c’est à la SF, ce que Le Seigneur des anneaux est au médiéval fantastique. N’ayant pas lu les livres et ayant un très vague souvenir du film de David Lynch (que je n’avais pas spécialement aimé, malgré mon admiration pour le cinéaste…), j’y suis allé avec un regard plutôt vierge. Alors, c’est de la SF, mais on est loin d’être dans du space opéra à la Star Wars, même si… Une planète désertique avec deux lunes, des guerriers qui se battent au sabre, une caste ayant des dons de télépathe… Bah dit donc Mr Lucas, on voit d’où vous est venue l’inspiration. Ce qui marque d’entrée, c’est la densité de l’univers. Denis Villeneuve prend son temps sur la première partie pour nous présenter le monde et il s’en sort très bien de ce côté. Même si j’imagine qu’il a dû faire des choix draconiens vis-à-vis des romans, l’histoire semble claire et les personnages, comme les enjeux, sont posés. Mais cette mise en place nécessaire risque de perdre une partie du public, d’autant plus que le cinéma de Villeneuve a un côté contemplatif… mais d’une beauté qui laisse admiratif. Car là où le film bluffe le plus, c’est par son côté visuel : c’est putain de beau !!! Chaque plan est léché, millimétré. Que ce soit les cadres retranscrivant parfaitement les échelles de grandeurs, notamment lors des scènes incluant les vaisseaux ou le ver des sables, mais aussi les jeux sur les éclairages et les ombres… Et il offre des plans longs permettant de nous en mettre plein les yeux tout en posant une atmosphère. Techniquement c’est vraiment du grand art, d’autant plus que les designs des vaisseaux et des costumes sont impressionnants. Le tout est sublimé par une partition musicale de Hans Zimmer exemplaire. Même si ce n’est pas le genre de BO qu’on écoutera en boucle, car il n’y a pas de réel thème musical, la musique accompagne parfaitement chaque scène en intensifiant le côté mystique et épique de l’ensemble. Niveau casting, forcément quand on voit la liste des acteurs, bah ça fait le travail. Même si beaucoup ont très peu de temps à l’écran, ils réussissent très vite à imposer leurs personnages. Le rapport mère-fils fonctionne à merveille et Rebecca Ferguson est envoutante. Si je devais émettre un bémol, ça serait au niveau de l’émotion. Malgré le fait que l’œuvre ait tout d’une tragédie Shakespearienne, j’ai finalement trouvé que ça en manquait. Alors c’est peut-être dû au côté très froid du film, que ce soit son ambiance, sa photographie ou ses personnages, mais j’aurai aimé être plus touché. Mais ça reste un détail, car ça a été une expérience cinématographique comme j’en ai rarement vécu, qu’il faut absolument voir en salle. Un film dont je suis ressorti avec plein d’images gravées, un univers que j’ai adoré découvrir et que je suis impatient de retrouver. Malheureusement, j’ai un peu peur qu’il ne soit pas assez grand public et qu’il ne rencontre pas le succès escompté (à l’image de « Blade Runner 2049 »). D’autant plus que Warner a décidé de le mettre en streaming sur HBO Max (sérieux, un film de cette ampleur sur un smartphone ???), donc ça va être la fête du piratage, ce qui pourrait mettre un terme à cette licence si prometteuse… Partager
- Elles choisissent les mots pour combattre les maux…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MAUX BLEUS LES MAUX BLEUS ❤️❤️❤️❤️ Elles choisissent les mots pour combattre les maux… Sur scène, deux cordes à linge sont tendues, supportant divers vêtements. Les deux comédiennes, Chrystelle Canals et Milouchka, revêtiront ces habits un à un pour incarner leurs personnages tout au long de quinze sketches. Chacun de ces tableaux leur permet de dénoncer les violences faites aux femmes. Bien que le thème soit lourd, elles l’abordent avec une intelligence rare. En solo ou en duo, elles exposent les violences subies par les femmes sous toutes leurs formes, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques. Par des textes profonds, dont elles sont à l’origine, les deux comédiennes viennent régulièrement toucher le spectateur en plein cœur. Le spectacle est parfois bouleversant, comme ce moment où Milouchka se met à nue pour aborder la grossophobie.. Cependant, elles n’hésitent pas à utiliser l’humour comme arme avec une efficacité redoutable, notamment dans cette scène où elles inversent simplement le rôle des hommes et des femmes. Les maux bleus est un spectacle aussi intense que profond, une œuvre féministe dans sa plus belle forme et surtout un hommage poignant à toutes les femmes battues… Partager
- Netflix nous offre certainement la meilleure série de 2025
Découvrez notre critique détaillée de la série ADOLESCENCE ADOLESCENCE ❤️❤️❤️❤️💛 Netflix nous offre certainement la meilleure série de 2025 La police anglaise débarque, aux aurores et armes aux poings, dans une maison pour arrêter un individu suspecté de meurtre. Ça pourrait être le début d’un polar judiciaire classique, sauf que le suspect est un adolescent de treize ans. Mais plus que tout, ADOLESCENCE impressionne par sa forme. Jack Thorne et Stephen Graham nous livrent une mini-série anglaise de quatre épisodes d’une heure, réalisés en plans-séquences. Et il s’agit bien de véritables plans-séquences, sans aucun artifice pour masquer une coupe. Un procédé qu’ils avaient déjà utilisé pour plonger les spectateurs dans l’enfer des cuisines dans le fabuleux film THE CHEF. Chaque épisode aura nécessité trois semaines de répétitions et une semaine de tournage avec deux prises par jour. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est bluffant. Chaque épisode est une véritable chorégraphie où la caméra virevolte au milieu des décors, suit les personnages à travers les bâtiments, enchaîne avec des déplacements en véhicule et va jusqu’à l’utilisation impressionnante d’un drone. Même si le défi technique en met plein les yeux, ce n’est pas le seul atout de la série. ADOLESCENCE surprend aussi par son fond : elle choisit de prendre pour criminel un enfant, mais sans en faire le centre du récit, et encore moins la victime. Au fil des épisodes, la série accumule les points de vue, chaque personnage n’apparaissant finalement que dans un ou deux épisodes. Le récit s’attarde ainsi sur l’arrestation, l’enquête, mais aussi l’étude psychologique du suspect et l’impact de l’affaire sur son entourage. Chaque épisode possède ainsi sa propre identité, renouvelant constamment l’impact du plan-séquence sur le spectateur. Le côté polar est rapidement mis en retrait pour laisser place à des thématiques plus profondes, comme le harcèlement, la culture incel ou l’influence des réseaux sociaux. La série pousse aussi à la réflexion sur le fossé qui sépare parents et enfants, que ce soit dans leur rapport au numérique ou dans la question de la responsabilité des parents face aux actes de leurs enfants. Et elle le fait avec brio, sans être manichéenne ni moralisatrice. Et bien sûr, le casting est irréprochable, avec des personnages qui évitent les stéréotypes et dont le jeu renforce l’authenticité du propos. Mais c’est surtout le jeune Owen Cooper qui impressionne : il livre une performance saisissante, à la fois intense et troublante, maîtrisant avec brio toute l’ambivalence de son personnage. Netflix nous offre ici l’une des meilleures séries de son catalogue et prouve une nouvelle fois à quel point les Anglais excellent dans l’art de surprendre les spectateurs. ADOLESCENCE est une véritable claque audiovisuelle qui laisse le spectateur sans voix… Partager
- Quand le vernis du luxe craque sous la satire
Découvrez notre critique détaillée de la série THE WHITE LOTUS THE WHITE LOTUS ❤️❤️❤️❤️ Quand le vernis du luxe craque sous la satire Avec cette série, HBO signe une nouvelle pépite télévisuelle. Le concept de la série : Six épisodes, pour six journées où l’on suit des touristes ultra-riches en vacances dans un hôtel de luxe. Chaque saison, indépendante, commençant par la découverte d’un cadavre, dont elle taira le nom pour donner un côté Agatha Christie à l’ensemble. HBO nous propose une comédie satirique, doublée d’une critique acerbe de notre société, avec ses personnages exécrables et leurs rapports toxiques. Forcément, ça rappelle la palme d’or SANS FILTRE, même si ici, c’est moins frontal et plus subtil dans ses propos. Une des grandes forces de la série est justement l’écriture et l’interprétation de ses protagonistes. Elle y apporte une profondeur surprenante en découvrant leurs failles, et même s'ils sont tous détestables, on finit par avoir de l’empathie pour eux. Les dialogues corrosifs sont savoureux et la série surfe sur un humour noir aussi caustique que jubilatoire. C’est techniquement très abouti, avec une mise en scène soignée, et notamment une narration visuelle inspirée qui en dit long sur l’évolution des personnages. Mais le show brille aussi grâce à une partition musicale exemplaire, à la fois entêtante et imposant le rythme à l’ensemble. La première saison frise le sans faute. Mais je dois bien reconnaitre que la deuxième, même si elle est loin d’être mauvaise, m’a moins marqué. Que ce soit par son manque de surprise, avec un côté parfois redondant, mais aussi par les thèmes abordés que j’ai trouvé moins intéressants. Là où, dans la première saison, il était question de famille, de politique ou de racisme et offre plus de place aux employés de l'hôtel, donnant plus d'impact au choc des classes, la deuxième s’attardera plus sur les histoires de couples de nos héros. De même, le seul personnage récurrent, interprété par une Jennifer Coolidge irrésistible dans la première saison, deviendra un peu une caricature de lui-même dans la deuxième. D’autant plus que son côté artificiel et le fait qu’il soit plus mis en avant, font qu’il semble en décalage avec le reste du casting. Par contre, il faut reconnaitre que le côté polar de la série, qui est presque anecdotique dans la première saison, est beaucoup mieux exploité dans la deuxième. Bref, une série que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que sa première saison qui est un véritable bijou et se suffit à elle-même. Partager
- Critique de ANNIE COLÈRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ANNIE COLÈRE . ANNIE COLÈRE ❤️❤️❤️❤️ Et bien, si on m’avait dit qu’une des scènes qui me marquerait le plus cette année serait portée par une chanson de Dalida… Annie décide de pratiquer un avortement clandestin, et Monique, interprétée par une surprenante Rosemary Standley (la chanteuse du groupe Moriarty) lui tient la main en lui chantant cette chanson pour lui faire oublier ses angoisses, et par la même occasion celles du spectateur. A elle seule, cette scène résume tout le film : la solidarité et le combat de ces femmes qui se sont mobilisées pour faire avancer les choses et éviter que d’autres meurent en s’avortant elles-mêmes… Suite à cet avortement, elle va entrer dans la MLAC (Mouvement pour la Libération de l’Avortement et de la Contraception) et mener une bataille qui donnera un nouveau sens à sa vie. Dès sa scène d’ouverture, avec une réunion en arrière-boutique où plusieurs femmes expliquent pourquoi elles ont pris leur décision, le film m’a noué le bide, sans jamais relâcher son étreinte pendant le reste de la séance (jusqu’à la chanson du générique de fin…). Chaque scène de témoignage, chaque scène d’avortement est un véritable déchirement, sans aucune fioriture, aucun voyeurisme, mais d’une justesse inouïe et une pudeur bienvenue qui fait qu’on a souvent l’impression d’être face à un documentaire. Laure Calamy, après m’avoir déjà bluffé il y a quelques mois dans A PLEIN TEMPS (je n’ai pas pris le temps de vous en parler, mais foncez !!!), confirme tour le bien que je pense d’elle. Elle se métamorphose au fil des scènes tout en gardant le naturel qui lui est propre. Même si centré autour d’Annie, c’est finalement un film choral qui est un véritable hommage à toutes ces femmes qui se sont battues, souvent dans l’incompréhension de leurs entourages. C’est saupoudré d’humour, mais toujours pour servir le propos et le final vient nous rappeler que même si la loi Veil est passée, il aura quand même fallu attendre huit ans pour que l’IVG soit pris en charge par la sécu, et que le combat est loin d'être terminé... Un grand film, bouleversant, maitrisé et surtout essentiel, car quand je vois des groupuscules ou des états se battre pour faire machine arrière, je suis comme Annie : COLÈRE… Partager
- Critique de NIGHT CALL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film NIGHT CALL . NIGHT CALL ❤️❤️❤️❤️💛 NIGHT CALL est un thriller aussi efficace que surprenant. Ici aucun serial killer, ni même de meurtrier, mais pourtant bel et bien un psychopathe d’un tout autre genre. Lou, petit larcin de Los Angeles, va se mettre à parcourir la ville à la recherche d’images choc pour les journaux télévisés. C’est un film d’un cynisme absolu, teinté d’humour noir, qui met en lumière les chaines d’infos continues et leurs courses à l’audimat, résumée en une phrase par le personnage de Rene Russo « Ce qui intéresse les gens, c’est de voir que la violence explose partout et qu’elle vient menacer les quartiers privilégiés… » Jake Gyllenhaal incarne parfaitement ce personnage pervers, manipulateur et diabolique que rien n’arrête pour être sur le devant de la scène. Il est aussi inquiétant que fascinant. Que ce soit par son jeu, son regard ou son sourire il est assez terrifiant et livre ici une de ses plus belles performances. Il entrainera dans sa descente aux enfers, le jeune Rick, interprété par Riz Ahamed qui est certainement le seul personnage auquel le spectateur pourra réussir à s’identifier dans cet univers de requins. La mise en scène rythmée offre quelques courses poursuites d’une grande intensité. Tout au long du film la tension monte crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme dans un final tétanisant qui laisse le spectateur sans voix… Partager














