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  • Critique de THE WHALE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE WHALE . THE WHALE ❤️❤️❤️ Après six ans d’absence, Darren Aronofsky signe son retour et surtout celui de celui de Brendan Fraser en lui offrant un immense rôle, où il incarne un homme souffrant d’une obésité morbide, qui cherche à renouer le contact avec sa fille. Le film est l’adaptation d’une pièce de théâtre, et ça se ressent un peu avec ces longs dialogues et dont les personnages rentrent et sortent du cadre. De même, le fait qu’il ne soit pas écrit par le réalisateur, on perd un peu la patte du cinéaste (mis à part peut-être dans le dernier tiers). Alors même si c’est loin d’être mauvais (c’est même un mélo plutôt efficace), j’aurais aimé retrouver un peu plus ce qui me fait vibrer dans son cinéma. La mise est scène de ce huit clos est assez classique, mais il arrive tout de même à y installer une sensation d’oppression et de malaise, en jouant avec les décors, les sons et les cadres. La quasi-totalité du film se déroulant dans le salon, le format 4/3 amplifie le sentiment d’enfermement ressenti par le héros. Mais si le film est moins impressionnant que ce à quoi nous a habitué Aronofsky, ça lui permet de se concentrer sur la grande qualité du film : son jeu d’acteur. La prestation de Brendan est bouleversante, mais il est aidé par le reste du casting d’une justesse impressionnante. La relation père-fille qui s’installe entre les deux est très forte et aborde des thèmes assez durs. Mais là encore, globalement ça fonctionne très bien, il faut tout de même avouer que certains moments d’émotions manquent de finesse, à l’image du « BOULEVERSANT » sur l’affiche qui est écrit plus gros que le nom du film… Partager

  • Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur.

    Découvrez notre critique détaillée du film NOUS, LES LEROY . Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur. NOUS, LES LEROY ❤️❤️❤️❤️ Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur. La comédie douce-amère est un genre que j’apprécie particulièrement, aussi bien au théâtre qu’au cinéma, mais il est rare de réussir à trouver le parfait équilibre entre comédie et drame. Et pour son premier film, Florent Bernard n'est pas loin de transformer son coup d’essai en coup de maitre. Le film a pour principal atout une écriture millimétrée. On rit beaucoup, grâce des dialogues d’une efficacité redoutable, aidé par un casting aux petits oignons. Le moindre second rôle est un pur délice. Que ce soit le dessinateur arrogant, le serveur lourdingue, ou le gendarme compatissant, c’est un vrai bonheur de voir des acteurs aussi investis pour nous faire rire, et ça fonctionne. Alors, oui, le film a par moment des allures de film à sketches, mais on lui pardonne volontiers vue le plaisir qu’il nous procure. Mais plus que de réussir à nous faire rire, le film arrive particulièrement à nous toucher, en abordant des thèmes comme le couple, le temps qui passe ou la famille. Le spectateur se retrouve forcément, à un moment ou un autre, concerné par les aventures de cette famille, avec certaines situations qui résonneront forcément. D’autant plus qu’il fait ça sans jamais forcer le trait et surtout grâce à un duo d’acteur qui sont au sommet de leur art. Ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu livrer une aussi belle prestation. Une Charlotte Gainsbourg sur le fil et d’une justesse incroyable et un José Garcia, à contre-emploi du rôle de pitre, qui lui va souvent très bien, et auquel il nous a souvent habitué. Même les ados, ne sont pas de simple faire valoir et ont vraiment quelque chose à apporter au récit. Alors, oui, la mise en scène est assez classique, même si le film propose une ouverture qui a elle seule vaut le détour, mais le film réussit à nous faire vivre une valse d’émotions qui en font une excellente surprise de ce début d’année. Partager

  • De la guimauve, mais fondante et réconfortante.

    Découvrez notre critique détaillée du film RENTAL FAMILY . De la guimauve, mais fondante et réconfortante. RENTAL FAMILY ❤️❤️❤️ De la guimauve, mais fondante et réconfortante. Philip, acteur raté et solitaire, décroche un emploi pour le moins insolite à Tokyo : jouer des rôles de proches pour de parfaits inconnus. Un concept qui paraît improbable et pourtant bien réel au Japon. RENTAL FAMILY est un drame doux et profondément humaniste, qui explore la solitude et l’attachement à des relations factices. Chaque nouvelle rencontre agit comme un miroir pour Philip, qui se retrouve souvent confronté aux blessures et aux manques de ses « clients ». En s’immisçant dans la vie des autres pour les aider, les moments partagés et l’attachement qu’il développe finissent par déteindre sur lui, l’aidant peu à peu à aller mieux. Le film avance par petites vignettes, enchaînant les situations avec légèreté et tendresse, sans jamais sombrer dans le misérabilisme. On est naturellement touché par la relation qu’il noue avec une petite fille dont il devient le père de substitution. Mais l’arc le plus marquant reste sans doute sa rencontre avec un acteur vieillissant, hanté par l’oubli et la disparition. Le récit évoque aussi le poids du regard des autres dans la société japonaise, et cette nécessité de plaire à ses proches, quitte à leur mentir pour préserver les apparences. Porté par Brendan Fraser, lui-même marqué par une carrière cabossée et un retour inattendu, le film trouve une résonance particulière. L’acteur joue avec une grande pudeur et, aidé par sa carrure de gros nounours, dégage une empathie immédiate pour son personnage. Alors oui, ça n’invente rien, c’est plein de bons sentiments et la trajectoire reste assez prévisible. Mais ça fonctionne. Le bien-être que redécouvre Philip est contagieux. RENTAL FAMILY est un petit film feel-good, sans prétention, qui cherche simplement à faire du bien et « mission accomplie » : on en ressort le cœur gonflé et le sourire aux lèvres. Partager

  • Voici mes films préférés de l'année 2025

    Découvrez notre critique détaillée du film TOP FILMS 2025 . Voici mes films préférés de l'année 2025 TOP FILMS 2025 Voici mes films préférés de l'année 2025 Chaque année, le cinéma reste pour moi bien plus qu’un simple loisir. Et malgré la crise du box-office, ma fréquentation, elle, n’aura pas faibli. Si les grosses productions semblent lasser le public et décevoir, cette situation a aussi permis de laisser davantage de place à des films plus modestes et souvent plus audacieux. Cette année aura été particulièrement riche en propositions singulières, en récits intimes, politiques ou sensoriels, portés par des cinéastes qui continuent de croire que le grand écran est avant tout un vecteur d’émotion. Voici donc mon Top 10 , ces films qui m’ont le plus touché et qui me donnent envie, encore un peu plus, de partager mes coups de cœur pour que cet art ne disparaisse jamais. 10 - THE UGLY STEPSISTER Tout le monde connaît le conte de Cendrillon. Ce film fait le pari improbable de raconter l’histoire du point de vue de l’une des « vilaines » belles-sœurs. Une petite perle qui mêle satire sociale et body horror. Un choix radical, mais finalement bien plus proche du conte originel que de la version Disney. Le film reste malin, sans jamais trahir le message féministe qu’il véhicule. Il marque aussi par sa mise en scène audacieuse, riche en plans mémorables, et par la révélation Lea Myren, qui s’investit corps et âme dans une composition impressionnante. 9 - DOSSIER 137 Dominik Moll aborde le sujet sensible des violences policières sans manichéisme. Sans apporter de solution toute faite, il s’intéresse aux failles d’un système qui broie autant qu’il protège. Certes très didactique, le film met le pouvoir de l’image au cœur du film (aussi bien médias que réseaux sociaux.). Il fait ressentir les doutes et les incertitudes de son enquêtrice, portée par une Léa Drucker une nouvelle fois remarquable de justesse. 8 - L’ÉPREUVE DU FEU Une vraie surprise que je n’avais pas vu venir, tant son pitch ne m’attirait pas : Hugo, 19 ans, passe comme chaque été ses vacances dans une maison familiale sur une île. Mais cette fois, tout a changé : transformé physiquement, il voit débarquer Queen, sa première petite amie, une esthéticienne aux airs de cagole. Et pourtant, le film brille par son écriture et sa manière d’aborder le premier amour, le regard des autres et les préjugés. Il impressionne surtout par son casting qui est un vivier de jeunes talents. Je retiendrai particulièrement Ana Verderose, dont c’est le premier rôle, et qui est clairement ma révélation de l’année : elle crève l’écran par sa palette de jeu folle qui apporte énormément de profondeur à un personnage qui semble superficiel au premier abord. 7 - VALEUR SENTIMENTALE Dans ce nouveau film, Joachim Trier livre un récit familial sur les non-dits et les secrets de famille, à travers un père qui tente de renouer avec ses filles en tournant un film dans la maison familiale. La mise en scène millimétrée transforme la maison en personnage à part entière, tandis que le cinéma devient le miroir des traumatismes enfouis. Porté par un trio d’acteurs qui ne forcent jamais les émotions, le film bouleverse par sa justesse et sa sensibilité. Depuis sa découverte, il n’a cessé de résonner en moi et de grimper dans mon classement au fil des mois. 6 - JE SUIS TOUJOURS LA Une chronique familiale au cœur de la dictature brésilienne des années 70. Un film d’une puissance émotionnelle rare, dont la première partie, baignée d’amour et de scènes de vie, entre en contraste brutal avec un second acte sombre et tragique. La mise en scène joue constamment avec les émotions du spectateur, à travers le cadre, la lumière, la musique et le hors-champ. Mais c’est surtout le formidable portrait d’une femme forte et déterminée, incarnée par une immense Fernanda Torres. 5 - SIRAT S’il est si haut dans mon classement, c’est simplement parce qu’il aura été ma séance la plus marquante de l’année. Un film qui prend toute son ampleur en salle : une expérience sensorielle éprouvante, portée par une musique puissante, un travail sonore saisissant et des scènes chocs. Un film radical, mal aimable, qui m’a littéralement cloué à mon fauteuil et dont il m’a fallu de longues minutes pour me remettre après le générique de fin. 4 - LIFE OF CHUCK Adapté d’une nouvelle de Stephen King, cet ovni cinématographique en trois actes explore différents genres, reliés par une même chose : la poésie. Un film à découvrir en en sachant le moins possible, mais une chose est sûre, ce Chuck va vous bouleverser. Malgré un thème central sombre, c’est une œuvre profondément lumineuse, une ode à la vie qui interroge nos regrets, nos priorités et le sens de notre existence. Un film qui mûrit avec le temps et pourrait bien devenir culte. 3 - À BICYCLETTE ! Ce docu-fiction est un véritable bijou d’humanité. Un père demande à son meilleur ami de l’accompagner pour refaire le voyage à vélo qu’avait entrepris son fils avant de se suicider. La frontière entre scènes écrites et moments captés sur le vif est presque imperceptible : tout sonne juste et donne au film une puissance émotionnelle rare. Mais ne vous y trompez pas, même si le sujet est lourd et viendra inévitablement chercher vos larmes, il est souvent très drôle (et m’a même offert ma plus grande barre de rire de l’année). Car avant tout, c’est une formidable histoire d’amitié : de celles qui se construisent aussi bien sur les moments de rire, de philosophie ou de disputes. 2 - LEFT-HANDED GIRL Voici mon IMMENSE coup de cœur de 2025. Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité. La mise en scène et la photographie somptueuses exploitent les lumières nocturnes pour nous plonger dans l’effervescence de la nuit urbaine de la Tapei. Shih-Ching Tsou explore les failles de ses personnages sans jamais les juger et crée un attachement profond, notamment grâce au regard porté sur la gamine, véritable cœur émotionnel du film. Le film nous interroge sur les traditions, l’émancipation des femmes et la place accordée aux hommes, culminant dans une scène de repas mémorable. Un film qui fait un bien fou, dans la lignée de LITTLE MISS SUNSHINE . 1 - UNE BATAILLE APRES L’AUTRE Paul Thomas Anderson signe ici sans doute son œuvre la plus accessible : une comédie noire et satirique sur l’Amérique contemporaine. Le film est d’une maitrise absolue. C’est formellement un sans-faute. Que ce soit par sa mise en scène, son montage, les cadres ou cette musique omniprésente, PTA installe une ambiance oppressante d’une efficacité redoutable. PTA mélange tension, chaos et beauté plastique, allant jusqu’à réinventer la poursuite automobile avec une scène déjà mythique. Et comment ne pas saluer Sean Penn, magistral, incarnant l’un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Il est possédé par son personnage, à la fois magnétique, détestable et vulnérable… Partager

  • Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma

    Découvrez notre critique détaillée du film AVIGNON . Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma AVIGNON ❤️❤️❤️ Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma En tant que passionné du OFF, j’étais à la fois curieux et un peu inquiet à l’idée de découvrir cette comédie romantique se déroulant au célèbre Festival d’Avignon. Mais, bien que le film ne soit pas sans défauts, le résultat s’avère globalement concluant, et surtout, il retranscrit avec justesse ce qui fait l’âme de cet événement unique. Il faut dire que Johann Dionnet, dont c’est ici le premier long métrage, connaît bien le terrain. Il adapte son court métrage JE JOUE RODRIGUE, avec une affection communicative pour ce lieu qu’il fréquente depuis longtemps. On suit Stéphane, un comédien en mal de reconnaissance, qui rejoint Avignon avec sa troupe pour y jouer une pièce de boulevard. Sur place, il retrouve Fanny, tout juste auréolée d’un Molière, qui joue dans une grosse production du IN. Par un quiproquo, elle le prend pour Rodrigue, le héros du Cid . Pour la séduire, Stéphane laisse courir un mensonge qui pourrait bien le dépasser. Dionnet capte à merveille l’effervescence du OFF : les rues inondées d’affiches, les comédiens en parade, les distributions de flyers, la chasse au spectateur dans une économie parfois cruelle, les terrasses pleines à craquer, et les fameuses soirées, comme l’iconique tournoi de ping-pong du Théâtre des Béliers. C’est même un plaisir de croiser à l’écran des figures familières du festival, telles que Charlotte Matzneff ou Amaury de Crayencour. La mise en scène rend hommage à la ville, en particulier dans ses lumières nocturnes. On retiendra notamment cette scène du CID, joué de nuit sur le parvis du Palais des Papes, d’une beauté rare. Le film joue habilement sur les contrastes entre théâtre classique et boulevard, sans tomber dans le manichéisme. Malgré des clins d’œil aux clichés de chaque genre, le récit reste nuancé. Il arrive à questionner sur leur place respective et leur rapport au public, avec un point commun : l’investissement des artistes pour venir toucher le public. L’écriture offre même certaines répliques marquantes : "Si le bouche-à-bouche peut sauver une vie, à Avignon, le bouche à oreille peut sauver une pièce "… Il se dégage un véritable esprit de troupe. Les seconds rôles ont le temps d’exister, avec chacun leurs failles et leurs doutes, au point de faire un peu d’ombre à nos deux tourtereaux. Car même si l’alchimie fonctionne entre Stéphane et Fanny (Elisa Erka est même lumineuse), leur romance reste assez classique, et l’intrigue amoureuse manque de surprises. Ce schéma du « mensonge par amour » est prévisible, et l’on voit trop souvent venir les rebondissements. Mais malgré cette faiblesse, le côté feel-good prend le dessus, et le film devrait sans peine trouver son public. Quant à moi, il m’a surtout donné une furieuse envie de retourner à Avignon, là où le théâtre palpite à chaque coin de rue… Partager

  • Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox

    Découvrez notre critique détaillée du film DEADPOOL & WOLVERINE . Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox DEADPOOL & WOLVERINE ❤️❤️❤️ Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox Sans être fan de la licence, je dois tout de même avouer que j’ai plutôt passé un bon moment devant les deux premiers épisodes de la franchise. Mais quand j’ai appris que, pour le troisième opus, ils avaient décidé de faire revenir Wolverine, j’ai tout de suite été très inquiet. En effet, le personnage avait eu une porte de sortie exemplaire dans le fabuleux LOGAN, et j’y voyais surtout une façon pour Marvel de réactiver la machine à cash. Sauf que le film est bien plus malin que ça… Déjà, il respecte le film qui avait vu la fin de ce héros emblématique, avec une scène d’ouverture assez jubilatoire. Et je dois bien avouer que ce duo réunissant deux des héros les plus énervés de l’univers Marvel fonctionne à merveille. Les punchlines s’enchaînent et le film est souvent très drôle, même si parfois Deadpool est un peu lourd avec son humour très axé en dessous de la ceinture. De même, le film offre quelques scènes d’action à la violence jouissive, d’autant plus que le côté « numérique » du sang apporte un côté cartoon des plus efficaces. Le film brille aussi par son côté méta, et il vaut mieux être bien calé sur le sujet pour bien l’apprécier. Tout y passe : les films précédents, les séries, les comics, le côté puritain de Disney, la vie des acteurs… Et je dois bien avouer que j’ai parfois été largué par les multiples références. C’est souvent un régal de voir notre héros briser le quatrième mur pour nous rappeler les déboires du studio, suite à l’ère Thanos, et de la façon dont il s’est enlisé dans son multivers. Mais surtout, le film offre un bel hommage à la Fox et à ses anciens films, offrant même quelques moments très inspirés. Alors forcément, on a notre lot de caméos, mais ils sont bien plus utiles que dans cette purge de SPIDER-MAN – NO WAY HOME, et même s’ils ont une place assez limitée à l’écran, leurs présences racontent réellement quelque chose, et le film y gagne même une seconde lecture aussi intelligente que surprenante. Par contre, comme pour l’humour de Deadpool qui est parfois lassant, j’ai un peu eu l’impression que chaque caméo était ponctué d’un ralenti ou de ne pas le filmer de face histoire de faire languir le spectateur… Et le procédé devient vite fatiguant. Visuellement, ça alterne le bon et le moins bon, même si c’est plutôt dans la tranche haute de ce que nous propose le studio ces dernières années. Et même si les décors sont souvent désespérément vides, ça offre quelques beaux moments, à l’image du pouvoir de l’antagoniste qui est aussi impressionnant visuellement que son personnage est oubliable. Parce qu’encore une fois, ce n’est pas la méchante de l’histoire que l’on retiendra… Donc, même si j’ai l’impression de ne pas avoir eu toutes les références nécessaires et que le numéro de clown irrévérencieux finit par être épuisant, le film reste extrêmement fun et remplit son office de divertissement estival. Partager

  • Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager

  • Mais que fait la police ?

    Découvrez notre critique détaillée du film SANTOSH . Mais que fait la police ? SANTOSH ❤️❤️❤️💛 Mais que fait la police ? Santosh suit l'histoire de Santosh, une jeune veuve de 27 ans, dont le mari policier est mort en service. En vertu d'une loi indienne surprenante appelée « le recrutement compassionnel », elle hérite de son poste au sein de la police. Le spectateur est donc propulsé avec elle dans le monde de la police indienne qu’elle va découvrir. Le jour où elle décide de mener l’enquête sur le viol et le meurtre d’une adolescente, elle est plongée dans les failles d’un système et d’une enquête bâclée… Le film démarre comme un drame social pour nous présenter un portrait de femme bouleversant. Puis, il glisse progressivement vers un polar sordide, où le spectateur découvre en même temps que Santosh cet univers dont elle ne connaissait rien. Elle est confrontée à la haine du peuple pour la fonction, mais aussi au machisme, à la puissance des castes, au racisme, à la corruption et à la violence qui gangrène le système… Elle n’a d’autre choix que de s’endurcir et de faire avec ces règles imposées pour pouvoir se faire une place et avancer. La réalisatrice, Sandhya Suri, vient du monde du documentaire, et son film s’en ressent, que ce soit par le côté naturaliste du film ou son absence de musique. Elle fait le choix judicieux de ne pas faire de Santosh une héroïne qui changera les choses, mais au contraire de révéler sa part d’ombre, apportant une ambiguïté fascinante à son personnage. Elle livre un polar glaçant et extrêmement sombre, où l’espoir n’a pas sa place, et surtout un constat sans appel sur l’incompétence de la police indienne et les dysfonctionnements d’un système... Le film souligne l'existence de deux catégories d'intouchables en Inde : ceux qu'on ne peut pas toucher et ceux qu'on ne veut pas toucher, mettant en lumière les divisions profondes et les injustices qui persistent. Partager

  • Critique de LES BANSHEES D'INISHERIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES BANSHEES D'INISHERIN . LES BANSHEES D'INISHERIN ❤️❤️❤️❤️ Padraic et Claim, deux amis de toujours, se retrouvent quotidiennement dans un pub. Mais du jour en lendemain, Claim décide ne plus adresser la parole à Padraic, sans aucune raison apparente. Ne comprenant pas la situation, ce dernier cherchera par tous les moyens de recoller les morceaux… Le scénario semble tout droit sorti d’une cours d’école, mais livrera un film surprenant. Une fable absurde mais d’une grande profondeur où une comédie cruelle à l’humour noir viendra percuter une tragédie poignante et bourrée de métaphores. Inisherin : l’histoire prend place sur cette île fictive isolée au large de l’Irlande, pendant la guerre civile qui frappe le pays en 1922. Cette guerre, dont on ne verra que quelques explosions au lointain, mais qui fera inévitablement écho au conflit absurde qui s’installe entre les deux protagonistes. Les Banshees, ces créatures de la mythologie celtique qui viennent annoncer la mort. Une mort qui planera tout au long du film… C’est écrit avec une minutie digne d’une pièce de théâtre, les dialogues sont savoureux et millimétrés. Mais même si c’est parfois assez drôle, avec un humour noir grinçant, ne vous y trompez pas, on assiste à une histoire tragique et d’une grande profondeur. Le film bougera constamment les curseurs entre comédie et drame, sans jamais en atténuer les propos. Il questionnera sur la condition humaine, avec des sujets comme l’amitié, l’orgueil masculin, la rancune, le temps qui passe, la mort, mais surtout la solitude… Un isolement qui sera d’ailleurs accentué par les grands espaces des sublimes paysages que propose le film. Niveau casting, c’est un sans-faute, où le moindre second rôle est travaillé. Le duo fonctionne à merveille, avec une complicité qui perce l’écran. Mais c’est clairement Colin Farell qui sort du lot. Décidément, c’est son année. Après son impressionnant Pingouin dans THE BATMAN, ou son rôle de père dans l’envoutant AFTER YANG, il livre ici ce qui est certainement le plus beau rôle de sa carrière qui l’enverra certainement aux Oscars. Sa prestation est sidérante de justesse et à l’opposé du reste de sa filmographie. Il campe ici un homme profondément gentil, un peu simple et est bouleversant. Décidément, 2022 a enchainé les pépites comme on enfile les perles et aura réussi à me surprendre jusqu’au dernier moment… Partager

  • Alors on chante…

    Découvrez notre critique détaillée du film PARTIR UN JOUR . Alors on chante… PARTIR UN JOUR ❤️❤️❤️ Alors on chante… Film d’ouverture du Festival de Cannes, PARTIR UN JOUR d’Amélie Bonnin réussit l’exercice toujours périlleux qu’est l’adaptation d’un court‑métrage en long. Loin de se contenter d’étirer sa version primée aux César, la réalisatrice inverse les rôles pour explorer de nouveaux territoires émotionnels. Exit l’écrivain qui revient dans sa ville natale et y retrouve son crush d’adolescence. Ici, nous suivons Cécile, jeune cheffe devenue célèbre grâce à sa victoire dans Top Chef et sur le point d’ouvrir un restaurant. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, elle doit rentrer chez ses parents, où son père vient de subir un nouvel infarctus. Sur le papier, ce scénario du retour aux sources semble classique, mais la réalisatrice opte pour une approche surprenante : la comédie musicale. On n’est pas ici dans l’hommage à l’âge d’or du genre comme a pu l’être JOLI JOLI il y a quelques mois. Les numéros chantés servent ici à souligner les sentiments des personnages, avec un répertoire très varié, de Stromae à Dalida, en passant par Michel Delpech où même les 2be3… J’ignorais ce choix en entrant dans la salle, mais j’avoue que même si j’ai été dubitatif dans un premier temps, finalement cela fonctionne bien. Il faut dire que les chansons sont très bien choisies et apportent réellement quelque chose sur le développement des personnages et réussissent à toucher le spectateur. Au final, cette comédie romantique, certes très « franco‑française » par sa bande‑son, dégage une vraie universalité. Ne serait-ce que par cet amour contrarié, le transfuge de classe ou bien la mélancolie de ce que l’on laisse derrière soi quand on part. Sans jamais en faire trop, la nostalgie et les regrets transperce l’écran. Le film s’offre même quelques fulgurances, comme ce flash-back aussi inventif qu’efficace qui aura réussi à me mettre les poils sur du… K.Maro ! Le film est souvent drôle. Et là encore, les chansons réussissent aussi à installer un tempo comique efficace, comme lors de ce morceau avorté dès les premières notes. Et ça ne tombe jamais dans le mélo facile, notamment grâce à ses protagonistes attachants. Evidement, Juliette Armanet en tête, qui est d’ailleurs une véritable surprise. Tout comme se trio d’ami d’enfance dont la complicité fonctionne à merveille. Mais je retiendrai surtout François Rollin et Dominique Blanc qui sont bouleversant de justesse dans le rôle des parents. Pour autant, j’ai une grosse limite avec PARTIR UN JOUR. Evidemment, c’est un premier film, avec les maladresses qui vont avec, comme un problème de rythme ou des dialogues parfois trop écrits. Mais, mon gros souci vient surtout des interprétations des chansons. Si Juliette Armanet chante très bien, en ce qui concerne les autres acteurs, c’est une autre histoire. Alors, c’est peut-être un choix assumé, pour renforcer l’effet « karaoké », renforcé par la typographie rose des génériques et le choix des tubes populaires. Malheureusement, je dois avouer que mes oreilles ont un peu grincé par moment, et que ça a un peu gâché ma séance… Mais, malgré ses maladresses, PARTIR UN JOUR n’en reste pas moins une comédie populaire qui pourrait toucher un large public par son universalité, son humour discret et la tendresse qu’il dégage. Partager

  • Broadway s’invite au cinéma et la magie opère

    Découvrez notre critique détaillée du film WICKED . Broadway s’invite au cinéma et la magie opère WICKED ❤️❤️❤️❤️ Broadway s’invite au cinéma et la magie opère WICKED est le préquel du Magicien d’Oz, mais surtout l’adaptation d’un des plus gros succès de Broadway de ces vingt dernières années. Mon amour pour les comédies musicales avait d’abord attisé mon excitation, avant qu’elle ne soit refroidie par les premiers visuels ou bien la présence d’Ariana Grande dans le rôle-titre… Et les premières minutes du film ont confirmé mes doutes, tant cela puait la guimauve et dégueulait de niaiserie, avec une Ariana au sommet de la caricature des princesses Disney. Et pourtant, à ma grande surprise, j’ai adoré le film et, plus fort, Ariana Grande est de loin le plus gros atout de ce long-métrage. Quand elle chante, elle met la misère à tout le monde, livrant une prestation hallucinante avec une voix digne d’une grande soprano. Mais ma plus grande surprise aura été la qualité de son jeu. Elle a une vraie présence à l’écran et surtout un sens du comique démesuré. Que ce soit par un dialogue, une gestuelle ou une mimique, sa moindre apparition entraîne le rire des spectateurs. Elle réussit à nous offrir une Galinda délicieusement détestable, tout en insufflant une certaine profondeur à son personnage. Mais elle n’est pas la seule à sortir son épingle du jeu : Cynthia Erivo livre une Elphaba en parfaite opposition à Galinda. Le duo fonctionne à merveille, apportant une vraie alchimie et une évolution maîtrisée à leurs personnages (je pense notamment à une scène de danse d’où se dégage une émotion rare). Leurs voix s’accordent à l’unisson lors des chansons pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Le jeu de Cynthia Erivo passe aussi énormément par ses regards, qui expriment ses sentiments de rejet et d’injustice face à la discrimination qui l’entoure. Le racisme et l’exclusion sont d’ailleurs les thèmes centraux du film. Et n’en déplaise aux décérébrés que je vois déjà crier au wokisme, le spectacle a plus de vingt ans, preuve que la seule chose qui a changé depuis, c’est qu’on leur a offert les réseaux sociaux pour déverser leur haine… Mais, même si je mets l’accent sur les deux comédiennes, le film est avant tout une comédie musicale, et là aussi, on n’est pas loin du sans faute. Bien sûr, on y retrouve beaucoup de chansons, dont certaines resteront en tête à la sortie de la séance. Ces chansons sont sublimées par une mise en scène qui met tout en œuvre pour offrir un grand spectacle. Il y a un énorme travail sur les costumes et les décors, comme lors de cette chanson dans une bibliothèque au design des plus inspirés. Il y a un côté artificiel et très coloré à l’ensemble qui colle parfaitement à la féérie du pays d’Oz. Mais surtout, les chorégraphies impressionnent par leur dynamisme et le nombre d’artistes qui se donnent à fond à l’écran. La caméra cherche toujours à mettre en avant leurs performances, rendant le spectacle d’autant plus impressionnant. Cependant, même si le spectacle est au rendez-vous et que le rythme est bien géré, je dois tout de même avouer qu’on sent passer les 2h40. D’autant plus que ce premier film ne couvre que le premier acte de la comédie musicale. Cela fait que les vrais enjeux n’arrivent que lors du climax. Et même si cela promet une deuxième partie avec une intensité dramatique qui va s’envoler, ce premier film peine un peu à démarrer et aurait certainement gagné à être raccourci. J’ai aussi quelques réserves visuelles. Comme je l’ai dit plus haut, tout ce qui touche aux décors, aux costumes ou aux chorégraphies frôle la perfection, mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas des effets visuels (FX). Même si certains sont bluffants, comme ce bouc incarnant le professeur de biologie, c’est parfois beaucoup plus compliqué. Il y a parfois des écrans verts douteux qui gâchent un peu le tableau, ainsi qu’une gestion de la lumière qui cumule les surexpositions ou apporte parfois un côté terne à l’image. Mais ces quelques réserves n’enlèvent rien au plaisir ressenti devant l’écran, et le film devrait facilement s’installer dans la mémoire collective au fil des années. Partager

  • Être ou ne pas être... touché par ce film…

    Découvrez notre critique détaillée du film HAMNET . Être ou ne pas être... touché par ce film… HAMNET ❤️❤️💛 Être ou ne pas être... touché par ce film… En 1580, William Shakespeare, alors simple professeur de latin fauché, rencontre Agnès, une femme en communion avec la nature. Leur histoire d’amour fougueuse donnera naissance à trois enfants, jusqu’au jour où un drame viendra bouleverser leur vie. Une épreuve dont naîtra l’inspiration du chef-d’œuvre HAMLET. Formellement, le film est une réussite. Chloé Zhao prouve une nouvelle fois son talent pour filmer la nature autant que les drames intimistes. Certains plans sont somptueux, comme la découverte du personnage d’Agnès dans la forêt ou la scène de l’accouchement. Une véritable poésie se dégage de l’ensemble, renforcée par un léger souffle fantastique qui survole le récit. L’autre grand point fort de HAMNET réside dans son casting. Bien sûr, Paul Mescal est impeccable dans le rôle du dramaturge. Mais là où l’on pourrait s’attendre à suivre son ascension, le film choisit finalement de le reléguer au second plan. Le nom de William Shakespeare n’est d’ailleurs prononcé qu’une seule fois. Le récit se concentre avant tout sur le personnage de sa femme, Agnès, incarnée par une Jessie Buckley sidérante, qui mérite amplement d’aller chercher son Oscar en mars. Elle livre une performance aussi puissante que dévastatrice et constitue, à mes yeux, la véritable révélation du film. Cependant, malgré ses nombreuses qualités, j’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire, principalement à cause de son écriture. Le drame central n’intervient qu’à mi-parcours, et la première partie, plombée par un rythme trop lent et des dialogues parfois trop écrits, n’a jamais réussi à capter mon attention. Le véritable sujet du film n’émerge donc que dans sa seconde moitié, à travers les répercussions du drame sur le couple. Si cette partie est plus aboutie et aborde un thème qui me touche profondément, je n’ai malheureusement pas réussi à me défaire de l’ennui qui s’était progressivement installé. Enfin, HAMNET assume pleinement son orientation mélodramatique. Mais même si je suis plutôt amateur du genre, je regrette une utilisation trop appuyée de la musique. Je pense notamment à la scène finale, d’une efficacité redoutable, où Max Richter tombe dans la facilité en recyclant son désormais mythique On the Nature of Daylight : un morceau capable, à lui seul, d’arracher une larme à n’importe quel spectateur… même devant une vidéo de chatons jouant à la balle… Partager

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