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530 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Un anti Pretty Woman irrévérencieux et explosif

    Découvrez notre critique détaillée du film ANORA . ANORA ❤️❤️❤️❤️ Un anti Pretty Woman irrévérencieux et explosif Anora, jeune strip-teaseuse de New York, rencontre le fils immature d’un oligarque russe. Ce qui s’ensuit est une improbable histoire d’amour : une sorte de PRETTY WOMAN version trash, enchaînant fêtes, scènes de sexe et débauche. La première partie, bien que nécessaire pour la suite, devient par moments un peu épuisante en raison de la complaisance avec laquelle Sean Baker filme les scènes érotiques et le corps des femmes. Puis le film prend un virage surprenant, se transformant en un buddy movie jouissif, et est probablement le film qui m’a le plus fait rire cette année. Que ce soit grâce au comique de situation, aux dialogues ciselés ou aux punchlines percutantes, ANORA est souvent très drôle, rappelant l’esprit caustique et décalé des films des frères Coen. Mention spéciale pour cette longue scène d’anthologie dans une maison : un véritable chef-d'œuvre de comédie visuelle et narrative. Le film oscille alors entre thriller, drame et comédie, flirtant même parfois avec le burlesque. Sean Baker a un vrai sens du rythme, et, grâce à un montage maîtrisé, les scènes s’enchaînent pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il joue aussi admirablement avec les ruptures de ton, transformant un récit excessif et sensuel en un film plus profond, teinté de mélancolie et de réflexions sombres. Visuellement, l’ensemble est somptueux, avec une superbe photographie : d’abord flamboyante et colorée dans sa première moitié, elle devient plus glaciale et intense à mesure que l’histoire avance. L’humour fonctionne aussi grâce à un casting au diapason, notamment un trio d’hommes de main jubilatoires et charismatiques, qui suscitent l’empathie malgré leurs rôles de personnages secondaires. Mais surtout, ANORA, c’est la révélation de Mikey Madison. Elle déploie une énergie folle et une palette de jeu magistrale, que ce soit en comédie, en action ou en drame. Elle imprègne chaque scène, nous faisant rire et nous émouvoir avec une aisance remarquable. Ce rôle pourrait bien la propulser au sommet et lui valoir une nomination aux Oscars. Et même si ma palme d’or personnelle reste LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE (voire EMILIA PEREZ ), ANORA est une très belle surprise aussi surprenante que drôle et touchante, que je vous invite vivement à découvrir… Partager

  • Critique de LE BLEU DU CAFTAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE BLEU DU CAFTAN . LE BLEU DU CAFTAN ❤️❤️❤️❤️ Halim et Mina, gérants d’une boutique de Caftan au Maroc, vivent avec le secret du mari et de son homosexualité refoulée dans une société où elle est réprimée. Ils vont voir leurs vies chamboulées par l’arrivée d’un jeune apprenti et la maladie de Mina. Avec un pitch pareil, et son triangle amoureux, il y avait moyen que ça tombe dans la facilité, les clichés et le putassier, et pourtant c’est tout le contraire. Ici, tout est suggéré et souligné par un silence, un regard, un geste, un non-dit, qui vont laisser le temps aux émotions de s’installer pour mieux vous prendre aux tripes. C’est d’une subtilité et d’une pudeur qui laissent admiratif. L’amour qui se dégage de ce couple transperce l’écran, d’autant plus que leur personnalité et le jeu des acteurs rendent nos protagonistes extrêmement attachants. Un amour qui se verra renforcé au fil des événements. Il y a un travail minutieux sur les plans dont se dégagent une véritable sensualité. Tout comme le souci du détail en ce qui concerne les lumières, les textures des tissus et des peaux, ou bien les gestuelles… Et bien sûr, ce soin particulier quand il est question de filmer l’élaboration de ce caftan qui donne son nom au film, et qui est une ode à cet artisanat. Le film offre son lot de scènes fortes de sens et dont certains passages sont empreints de poésie, comme cette scène de danse… Un gros coup de cœur !!! Un film intimiste, bouleversant et d’une délicatesse infinie auquel je pardonnerai allègrement le fait que la fin se laisse deviner, sans pour autant nuire aux émotions, ni aux propos du film. Partager

  • The show must go off

    Découvrez notre critique détaillée du film THE LAST SHOWGIRL . THE LAST SHOWGIRL ❤️❤️ The show must go off Shelly est une danseuse de cabaret vieillissante qui a consacré toute sa carrière à son spectacle de revue à Las Vegas. Mais lorsqu’elle apprend que ce dernier va être brutalement interrompu, son monde s’effondre. Bon, des films sur des artistes en fin de carrière confrontés à leur passé, on en a déjà vu beaucoup, et il faut donc réussir à se différencier pour sortir du lot. Et c’est bien le gros souci de THE LAST SHOWGIRL qui n’a ni l’inventivité d’un THE SUBSTANCE , ni le talent de Darren Aronofsky et son THE WRESTLER... Au final, on a souvent un temps d’avance sur un récit qui manque de surprises, et l’heure et demie semble s’éterniser. D’autant plus qu’au niveau de la mise en scène, Gia Coppola n’est pas des plus inspirées. Malgré une belle lumière naturelle et le choix judicieux de laisser le show hors champ, son film recycle les poncifs du cinéma d’auteur américain. Sans parler de cette caméra à l’épaule qui apporte pas mal de plans bizarrement flous, ou encore de ces plans clipesques de l’actrice sur fond de soleil couchant… Mais pour autant, même s’il est prévisible, le film n’est pas totalement mauvais. Il est notamment sauvé par ses personnages. Bien sûr, en tête, nous avons une Pamela Anderson impressionnante, qui livre un personnage ambivalent : une femme à la fois naïve, touchante et agaçante. Jamie Lee Curtis nous offre un personnage exubérant, digne du rôle de la mère qu’elle joue dans THE BEAR. Elle se paye même le luxe d’être au centre de la scène la plus marquante du film avec une danse saisissante sur TOTAL ECLIPSE OF THE HEART. On notera aussi un Dave Bautista surprenant, qui casse son image de gros dur et prouve qu’il a le talent nécessaire pour changer de registre, avec une prestation d’une grande justesse. Enfin, nous avons Billie Lourd dans le rôle de la fille délaissée durant la carrière de sa mère. Certainement le personnage le plus intéressant, mais malheureusement, le récit s’attarde trop peu sur elle, alors qu’il y avait justement là matière à approfondir et à rendre le film plus captivant. Donc, même si le film à pour lui ses personnages marquants, le film reste balisé de A à Z et trop noyé dans les références pour réussir à offrir une œuvre personnelle… Partager

  • Critique de DOULEUR ET GLOIRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film DOULEUR ET GLOIRE . DOULEUR ET GLOIRE ❤️❤️❤️❤️ Merci Mr Almodovar !!! Ce n’est pas que je trouvais le temps long mais presque. Après un début d’année plein de bonnes surprises, c’est vrai que niveau cinéma ça a été un peu plus compliqué pour moi ce printemps 2019… « Douleur et gloire », c’est une vraie déclaration d’amour, au cinéma, en l’être aimé, entre une mère et son enfant, en la littérature… et ça fait du bien !!! Comme toujours Pedro sait s’entourer à merveille et prouve une fois de plus qu’il est un TRES grand directeur d’acteur (au passage Banderas n’a pas volé sa palme) Alors, oui, le rythme est lent, mais le film transpire la poésie et la nostalgie et je me suis retrouvé transporté. Tu te demandes souvent ce qui fait partie de la fiction ou de l’autobiographie. Parce qu’il est évident qu’Almodovar a mis beaucoup de lui dans ce film, au point de ressembler parfois à un film testamentaire… Et comme souvent, Pedro sait poser sa caméra où il faut, quand il faut, faisant ressembler certains plans à des tableaux Si je devais résumer le film en un mot : HUMAIN Partager

  • Critique de LA LOI DE TÉHÉRAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LA LOI DE TÉHÉRAN . LA LOI DE TÉHÉRAN ❤️❤️❤️❤️💛 Je ne vais pas y aller par quatre chemins, on a affaire ici à un film Iranien magistral, qui va aborder un des fléaux du pays : le crack. En Iran, un pays où 6,5 millions citoyens en consomment (6,5 étant d’ailleurs le nom original du film). Un pays où quelle que soit la dose qu’on retrouve sur toi (30g ou 50kg), la sentence est la même : la peine de mort. On y suit un flic aux méthodes radicales prêt à tout pour mettre la main sur un des barons de la drogue. Le film impressionne par son écriture et sa mise en scène. Son scénario va le faire passer du film d’action, au polar classique, au film carcéral, au drame, au film social… et ce de manière admirable. C’est un constat sans appel de la société Iranienne, son système judiciaire et carcéral, avec ce cercle vicieux entre la pauvreté, le trafic, la corruption… L’écriture des personnages est exemplaire. Ici rien n’est blanc ou noir. Le film basculera du point de vu de ses deux personnages, le flic et le narcotrafiquant, dont la confrontation les métamorphosera. Le traitement des personnages est d’une équité sans failles, explorant leurs part d'ombre et de lumière. D’un côté ce flic obsédé par sa lutte contre de la drogue qui devient trop personnelle, lui faisant parfois franchir la ligne. De l’autre ce trafiquant, avec lequel le réalisateur va nous faire rentrer en empathie, comprendre son parcours, sans pourtant l’excuser. La mise en scène est elle aussi bluffante. Même si le film a souvent ce côté docu-fiction, il enchaine les scènes marquantes et visuellement très inspirées, comme cette scène d’ouverture folle qui donne tout de suite le ton. Il y a un gros travail sur les scènes de foule, rendant souvent le film anxiogène mais montrant aussi l’ampleur du problème du crack dans le pays. Ces scènes prennent toutes leurs ampleurs au cinéma et laissent le spectateur sans voix. Parce que oui, on a affaire ici à un GRAND film de cinéma maitrisé de A à Z (mais quel plan final !!!). Un des meilleurs polars de ces dernières années. Bref, une énorme claque, un film choc, documenté, sans concession, haletant, suffocant et dont on ressort abasourdi… Partager

  • Bouger une pièce au risque de faire s’écrouler une vie

    Découvrez notre critique détaillée du film MIKADO . MIKADO ❤️❤️❤️ Bouger une pièce au risque de faire s’écrouler une vie Mikado et Laetitia ont choisi de vivre en marge de la société, sur les routes, afin de préserver leurs deux enfants d’un monde qu’ils jugent trop brutal. Quand leur voiture tombe en panne, ils trouvent refuge chez Vincent, un professeur solitaire vivant avec sa fille. J’étais curieux de découvrir ce nouveau film de Baya Kasmi, dont YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS avait été une belle surprise. Elle retrouve ici Ramzy Bedia, qu’elle pousse hors de sa zone de confort avec un rôle plus introspectif, clairement inscrit dans le registre du mélodrame. Mais MIKADO reste imprégné de douceur, d’humour discret et d’une vraie tendresse. La lumière et la photographie participent d’ailleurs beaucoup à cette sensation de chaleur, offrant au film une certaine luminosité malgré la gravité des thèmes abordés. Ce qui frappe avant tout, c’est la direction d’acteurs, toujours dans la retenue, qui rend les personnages profondément humains et attachants. Tous portent les traces d’un passé douloureux, à commencer par Mikado, hanté par une enfance maltraitée dont il cherche à protéger ses enfants. Et pourtant, c’est sa fille, Nuage, qui devient peu à peu le cœur du récit. Son arc narratif est sans doute le plus abouti. À tel point qu’on se dit que le film aurait pu porter son nom. Le film bascule donc entre les points de vue du père qui cherche à protéger ses enfants du monde extérieur, et l’adolescente avide de découvrir cette société qu’elle qu’on lui a toujours cachée. Mais le film est bancal sur certains points. Parfois il appuie par des dialogues des choses, là où l’image aurait suffi. Et d’un autre côté il laisse certains éléments importants en suspens. C’est le cas du personnage de la mère, qui même si on devine son enfance brisée, j’aurai justement aimé que son personnage soit plus creusé. Il y a aussi ce dernier acte, qui cristallise pourtant tous les enjeux du film et que j’ai trouvé un poil expédié. Mais MIKADO, ça reste pas mal, un film un peu brouillon mais solaire et qui questionne en douceur notre rapport à la norme, à la famille, à l’extérieur. Partager

  • Critique de BLUE VALENTINE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film BLUE VALENTINE . BLUE VALENTINE ❤️❤️❤️❤️💛 Donc, fin 2016, je voyais mon plus grand film de l'année "Manchester by the sea". Un drame poignant avec, entre autre, une Michelle Williams magnifique dans son second rôle Puis début 2017, je voyais "La La Land" (je pense que je n'ai pas besoin de revenir sur le sujet), avec Ryan Gosling, qui à l'inverse est un des plus grands hymnes à l'amour du cinéma Et en fouinant un peu je tombe sur "Blue Valentine" qui réunit ces deux acteurs, alors je me dis pourquoi pas. Bon c'était sorti en 2011, et comment dire, c'est un peu l'année où j'ai raté le plus de films au ciné (je me demande bien pourquoi...) Bref j'étais passé totalement à côté de celui là, et c'est con parce que c'est une putain de baffe cinématographique (d'ailleurs je n'ai pas fini de ramasser mes dents qui trainent un peu partout dans l'appart) Et le clin d'oeil, c'est qu'il y a un peu de "Manchester by the sea" et un peu de "La La Land" dans ce film : le meilleur et le pire d'une histoire d'amour (c'est la vie, quoi...) avec un montage et deux acteurs somptueux "Comment peux on se fier à ses sentiments, quand ils peuvent disparaitre aussi vite qu'ils sont nés ?" Je vous laisse découvrir la réponse magique de la mamie, ainsi que du reste du film qui est à la hauteur de cet échange Bref si, vous êtes vous aussi passé à côté, courrez Partager

  • Critique de AVATAR : LA VOIE DE L’EAU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film AVATAR : LA VOIE DE L’EAU . AVATAR : LA VOIE DE L’EAU ❤️❤️❤️❤️💛 Je vais commencer par ce qui va mettre tout le monde d’accord : visuellement le film est une dinguerie. Oubliez tout ce que vous avez pu voir. Oubliez même tout ce que vous avez pu imaginer. Ici, chaque plan est un enchantement pour les yeux. Que ce soit les décors, les Na’vis, ou bien les créatures, tout semble sorti d’un rêve. C’est hallucinant le souci du détail sur les textures, les peaux et les expressions des visages. Tout semble vrai, palpable, au point que ce sont presque les êtres humains qui semblent irréels. Et le tout est magnifié par une 3D folle. Et pourtant, je ne suis vraiment pas amateur de ce procédé qui a tendance à faire perde en netteté. Mais ici, ce n’est pas le cas, il y a même une fluidité troublante, due à la 4K et au HFR (certaines scènes ont été tournées en 48 images par secondes au lieu des 24 habituelles). La mise en scène de Cameron fait tout pour nous en mettre plein les yeux, avec une caméra continuellement en mouvement. Il prouve une nouvelle fois qu’il est un maître absolu pour ce qui est des films d’action, en proposant des scènes grandioses qui mettent à l’amende tous les grands blockbusters du moment. Bref, c’est du TRES grand spectacle et rien que pour ça, je vous conseille fortement de le découvrir sur grand écran et dans les meilleures conditions possibles (ça vaut largement les 20 balles que j’ai déboursé pour ma séance IMAX). Mais, même si visuellement c’est une démonstration technique, le film risque de diviser sur plusieurs points. Déjà, le film dure 3h12 et ceux qui s’attendent à une débauche d’action vont clairement être déçus, car c’est finalement assez contemplatif et mélancolique. Même si le film commence assez fort, avec notamment une scène hallucinante tout droit sortie d’un western, et même si son climax fou est surement ce que j’ai vu de plus impressionnant au cinéma, entre les deux, c’est assez avare en terme d’action. C’est même assez contemplatif, avec une bonne heure et demie où Cameron va nous présenter ce monde aquatique donnant au film des airs de documentaire. Ça peut en laisser en dehors, mais moi c’est surement ma partie préférée. C’est tellement fou de découvrir toute cette faune, cette flore, d’autant plus que les scènes aquatiques sont à tomber. On est en immersion totale devant la beauté sidérante de ce monde sous-marin (je fais de la plongée de temps en temps, et on retrouve certaines sensations, tant tout semble réel…). On assiste à des moments d’un onirisme magique, tellement les Na’vis semblent vivre en fusion avec le monde qui les entoure, et ça offre un impact émotionnel intense. Et même si Pandora est la vraie star du film, on est aussi impressionné par tout l’équipement des humains au design très inspiré. Clairement, tout est travaillé dans les moindres détails et le plaisir visuel est total. Et ce long moment de transition va aussi permettre de travailler les relations entre tous les nouveaux personnages. Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet, pour ne rien gâcher, mais sachez, que même si certains restent un peu caricaturaux, ça reste beaucoup moins manichéen que le premier épisode. Je retiendrai surtout celui de Kiri qui est certainement le plus intéressant de la licence, ou bien le méchant qui, même si j’étais dubitatif devant l’explication de son existence, apporte finalement beaucoup à l’histoire. On retrouve des thèmes universels qui sont chers à Cameron : La nature et la famille. Son film, comme le précédent, est un véritable plaidoyer pour la nature et le fait qu’on devrait la prendre un peu plus en considération plutôt que de la détruire à petit feu. Alors, oui, certains diront que c’est un peu naïf, mais il nous délivre ça avec tellement de sincérité, que sur moi ça fonctionne à merveille. Il va même jusqu’à s’autoréférencer. On y retrouve du Abyss, du Terminator, du Aliens et même du Titanic. Alors, c’est peut-être de l’égo surdimensionné, mais c’est tellement bien fait qu’au final, je ne peux pas lui reprocher. Après, il y a pour moi le gros point noir du film (comme le premier en fait) : son écriture. Comme souvent avec James Cameron, il prouve qu’il est un conteur d’exception, mais ce sont rarement ses scénarios que l’on retient. Une nouvelle fois, on a le droit à pas mal de facilités scénaristiques, comme ces personnages qui disparaissent instantanément en plein climax… (Quand, ça arrive, tu te dis « Il est sérieux là ??? Avec plus de trois heures de film, il n’y avait pas moyen de trouver un moment pour expliquer ça ??? »). Au niveau des émotions, même si c’est souvent très efficace, on ne peut pas dire qu’il fasse dans la finesse et il fait passer ça un peu aux forceps… Et puis, il y a la musique, toujours aussi sublime, mais qui finalement recycle beaucoup la BO magistrale du regretté James Horner. Mais même si le film n’est pas parfait, je peux lui pardonner ces écarts, et il surpasse pour moi le premier épisode. Il nous offre ce qui est peut-être le plus grand spectacle que j’ai pu voir sur grand écran. Et comme à chacun de ses films, c’est une démonstration technique qui va donner le LA pour toutes les productions à venir… Une nouvelle référence qui risque de n’être dépassée que par un certain… James Cameron… Partager

  • Critique de UNE HISTOIRE D’AMOUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film UNE HISTOIRE D’AMOUR . UNE HISTOIRE D’AMOUR ❤️❤️💛 Avec UNE HISTOIRE D’AMOUR, Alexis MICHALIK adapte au cinéma une de ses pièces de théâtre, que j’avais vu et beaucoup aimé. Et comme c’est souvent le cas lorsqu’une œuvre que tu as apprécié est adaptée… c’est compliqué… même si le film est loin d’être mauvais. Déjà, l’histoire fonctionne bien, et surtout, on est très loin du théâtre filmé, aidé par le fait qu’il y a toujours un côté très cinématographique dans ses créations, ce qui est même devenu sa signature. Seul le nombre limité de personnages, pourrait trahir l’origine de l’œuvre. Et même si on est clairement dans un mélo assez lourd (les protagonistes n’ont pas gagné à la loterie de la vie et vont cumuler les coups durs…), le but est de réussir à vous faire verser une petite larme, mais il y apporte pas mal d’humour et de légèreté, évitant de trop sombrer dans le misérabilisme. Il a aussi choisi de faire jouer les comédiens de la pièce, ce qui a du plomber le budget accordé au film par manque de tête d’affiche, mais ça a l’avantage que chacun est imprégné de son rôle et immédiatement attachant. Pour moi, le gros souci du film vient surtout de la mise en scène assez classique, là où la pièce regorge d’idées de mise en scène. Le film en perd de sa superbe, et de ce fait les émotions ressenties par le spectateur sont moins intenses, voire semblent parfois artificielles. Comme sur les 20 premières minutes du film qui résume 15 années d’une relation, qui semblent ici expédiées, là où au théâtre il jouait d’ingéniosité avec des ellipses inspirées. Bref, un avis mitigé, même s'il est sûrement biaisé par le fait d’avoir un souvenir trop marquant de l’œuvre originale… Partager

  • Critique de PAUVRES CRÉATURES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film PAUVRES CRÉATURES . PAUVRES CRÉATURES ❤️❤️❤️❤️ J’ai vu ce film il y a deux jours et ce n’est pas plus mal d’avoir pu prendre le temps pour le digérer avant d’en parler. Car à la sortie de la salle, je n’étais pas sûr de savoir à quel point j’avais aimé ce film, mais ce qui est certain c’est que depuis son visionnage, je ne cesse d’y penser. A l’instar de film comme MOTHER !, ANNETTE ou autre BEAU IS AFFRAID, la proposition est tellement radicale qu’elle marquera indéniablement le spectateur… Je vais essayer d’en dévoiler un minimum, car la découverte de l’univers est un des grands atouts du film. Donc pour faire simple, on a affaire à une relecture du mythe de Frankenstein au féminin (enfin, ça va BEAUCOUP plus loin que ça…) C’est le genre de film qui ne ressemble à aucun autre et qui s’écarte de tous les standards au point de risquer de laisser sur le bas-côté une partie du public. Et je dois bien avouer que j’ai eu du mal à rentrer dedans. Le film commence par un huit clos en noir et blanc au rythme assez lent mais nécessaire pour la suite. On y découvrira Bella, cette femme ramenée à la vie avec une âme d’enfant et retenue enfermée par son créateur pour la préserver du monde extérieur. Et justement le film va prendre toute son ampleur, pour devenir une quête initiatique, quand elle partira dans une odyssée folle à la découverte de ce monde dont elle ignore tout. Sur la forme le film est assez exceptionnel et c’est une des raisons pour lesquelles il est aussi marquant. La direction artistique, extrêmement maitrisée, nous offre une aventure baroque et visuellement déconcertante, avec des décors hallucinants aux couleurs chatoyantes. Visuellement c’est éblouissant, et chaque titre découpant le chapitrage du film est à lui seul une œuvre d’art. D’autant plus que Lanthimos a un vrai don pour composer ses plans, et même si souvent l’image peut paraitre surchargée, on en prend plein les yeux. L’histoire a beau se passer dans notre monde, tout semble ici surréaliste, comme s’il nous montrait cet univers tel que le perçoit notre héroïne. Cela donne au film des airs de rêves ou de cauchemars, tant tout semble être là pour mettre le spectateur dans un certain inconfort. Que ce soit par ses visuels, ses personnages, ses situations, ou même par la musique souvent dissonante, il y a constamment un côté baroque et une sensation de malaise qui survole l’ensemble. D’autant plus que la mise en scène du réalisateur fait tout pour renforcer l’étrangeté de l’œuvre. Il pousse constamment les curseurs à fond, risquant même parfois l’overdose… Il utilise notamment une multitude de focales, allant du grand angle au fish-eye, donnant parfois la sensation d’espionner ce qui se passe à travers un judas. Mais, même si ça apporte un côté visuel intéressant, parfois ça m’a laissé dubitatif et m’a donné l’impression qu’il use et abuse de ce procédé un peu artificiellement… Le pitch du film ressemble donc bizarrement à celui d’un certain BARBIE, avec cette femme candide découvrant le monde extérieur, mais avec un message féministe beaucoup plus fort. On a ici un parcours initiatique, avec cette émancipation d’une femme sans filtre, exprimant la moindre de ses pensées, à l’image d’un enfant et ignorant les codes de notre société. Ce qui lui permettra de se libérer du patriarcat ou de la misogynie des hommes, alors que tous ceux qu’elle rencontre cherchent d’une manière ou une autre à avoir une emprise sur elle. Ainsi, les pauvres créatures du titre représentent bien plus ces hommes qui voudraient la contrôler que notre Bella… Mais surtout, le film va parler d’une femme qui, sans préjugé, va s’approprier et disposer de son corps, sans s’inquiéter du regard des autres. D’ailleurs, si vous avez un souci avec le sexe au cinéma, le film risque de vous poser un sérieux problème, car il a une place centrale ici. Le film va notamment multiplier les scènes de nudité, mais jamais de façon gratuite ou voyeuriste et apportant au contraire quelque chose au message du film. Après, je dois aussi avouer que même si le propos du film est pertinent et plutôt bien exploité, et bien ça traine parfois en longueur et qu’il a tendance à trop insister sur les situations, car oui les 2h20, même si le film a d’indéniables qualités, je les ai senti passer. Mais il y a Emma Stone… Mais il y a EMMA STONE !!! Mais quelle prestation !!! À elle seule, elle fait prendre au film une ampleur phénoménale. Même si le reste du casting est vraiment bon, avec notamment un Mark Ruffalo irrésistible et un Willem Dafoe touchant, elle met la barre tellement haut et efface tous les défauts du film. Elle se donne corps et âme pour ce rôle et montre une nouvelle fois l’étendue de son talent d’une façon déconcertante. Son jeu évolue subtilement au fil des scènes, aussi bien dans son expression corporelle que par sa façon de s’exprimer. Et puis il y a son regard, ses yeux dans lesquels tu plonges littéralement et qui a eux seuls arrivent à te faire ressentir les émotions qu’elle véhicule. Clairement, elle se voit offrir ici le rôle d’une vie et sa prestation marquera l’histoire du cinéma. Bref, même si j’ai trouvé que Lanthimos a tendance à en faire parfois un peu trop, aussi bien sur le fond que sur la forme, passant à deux doigts du chef d’œuvre, il nous livre un film éblouissant porté au sommet par une immense actrice. Partager

  • Critique de MISANTHROPE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MISANTHROPE . MISANTHROPE ❤️❤️❤️❤️ Le film rentre directement dans le vif du sujet en s’ouvrant sur une tuerie de masse glaçante. On a affaire à un polar noir, un thriller psychologique sombre dans la droite lignée d’un SILENCE DES AGNEAUX. Après m’avoir ravi avec son excellent LES NOUVEAUX SAUVAGES, Damian Szifron confirme son talent de metteur en scène et au soin qu’il apporte à l’écriture de ses personnages pour nous offrir un miroir sur notre société. Il arrive à proposer des moments de tension d’une efficacité redoutable tout en installant une atmosphère pesante. Mais bien plus qu’une chasse à l’homme, c’est bien tout le sous texte du film, qui met le doigt sur les dérives du monde occidental, qui est au centre du film. Le film est aidé par un duo impérial interprété par Shailene Woodley et Ben Mendelsohn. Leur relation élève-mentor est remarquablement écrite en mettant en avant leurs failles plutôt que d’en faire des supers flics. Malheureusement, même si j’ai trouvé le film remarquablement écrit et subtil dans son propos, ce n’est pas le cas de son dernier acte qui, même si on peut y voir une métaphore, a eu tendance à sérieusement faire retomber le soufflé en ce qui me concerne... Il n’en reste pas moins un polar qui sort largement du lot et qui mérite d’être vu, ne serait-ce que pour l’intelligence de son écriture et son duo d’acteur. Partager

  • Critique de MOURIR PEUT ATTENDRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MOURIR PEUT ATTENDRE . MOURIR PEUT ATTENDRE ❤️❤️❤️💛 Et le public aussi… Il aura tout de même fallu 18 mois de patience par rapport à la date initiale de sortie pour ENFIN découvrir ce dernier opus de l’ère Craig. Alors, je ne suis pas ce que l’on peut appeler un fan de la licence, même si je n’ai raté aucun opus, mais il est vrai que depuis que Daniel Craig a repris le rôle, mon intérêt a été accru. Du fait de la prestation de l’acteur, mais aussi car pour la première fois, il y avait une réelle continuité entre les épisodes. Ce qui a permis de nous offrir, à mon sens, les deux meilleurs films, Skyfall et Casino royale, malheureusement entachés par un insipide Quantum of Solace, et un très inégal Spectre. J’étais donc assez impatient de voir quel final allait être offert à ces cinq épisodes. Bon, force est de constater que mon avis est assez mitigé… Alors, oui, le film coche toutes les cases du cahier des charges d’un Bond. Déjà, le film offre une des meilleures scènes pré-générique (la première demi-heure est simplement PARFAITE). En deux temps, d’abord par une scène offrant une tension folle, puis une autre, plus classique, avec une scène d’action fidèle au genre et extrêmement maitrisée au niveau de la mise en scène. D’ailleurs, ça sera le cas pour toutes les scènes d’actions du film, à qui le réalisateur laisse le temps aux plans d’exister, sans utiliser les « sur-cuts » qu’on a tendance à voir dans les productions actuelles. Ça donne une vraie lisibilité aux séquences, amplifiée par le fait que très peu d’effets numériques sont utilisés, privilégiant les cascades… et forcément c’est d’autant plus impressionnant. De ce côté-là, c’est un sans-faute, on en prend plein les yeux. Comme depuis quinze ans, la prestation de Daniel Craig est parfaite. Il a une classe folle et amène énormément d’humanité au personnage, et en fait pour moi LE meilleur Bond. Le film prend d’énormes risques au niveau de la narration, chamboulant les codes. Mais même si certains s’insurgeront, c’est à mon sens clairement bienvenue, et dans la continuité de ce qui a été fait tout au long de ces cinq films. Les gadgets, raviront surement les fans de la première heure, car contrairement à ces dernières années, ils font vraiment parti du spectacle. Sans être dans le total fan service, c’est plutôt bien amené, comme certaines autres références aux anciens films. Ses James Bond girl, ne faisant pas état des habituelles simples potiches et autres conquêtes sexuelles de notre héros, risquent par contre d’en offusquer certains. Mais là aussi, c’est dans la continuité des précédents films, qui avaient bousculé les choses (Ne serait-ce que M qui était LA James bond girl de Skyfall). On aurait aimé plus de Paloma, interprétée par une Ana de Armas aussi pétillante qu'attachante, qui vole en quelques minutes un peu la vedette (mais je suspecte la production de vouloir lancer un spin-off avec le personnage…) et le personnage de Nomi est clairement un pied de nez à tout ce qui a pu être dit sur la succession de 007. Même si le film, comme ses prédécesseurs, est assez sombre, on peut être surpris de la présence d’autant d’humour. Et même si je suis LOIIIIIIIIIIN d’être fan de cette mode à gaver chaque blockbuster d'humour, souvent à l’intérêt douteux et portant préjudice aux films, ici les blagues sont souvent bien maitrisées et certaines punchlines fonctionnent très bien. Malheureusement, le film souffre de sérieux défauts… Même si certaines scènes marqueront immanquablement le spectateur, ce n’est clairement pas le cas de son scénario sans surprise, ni son méchant… Souvent, un grand Bond est synonyme d’un grand antagoniste, mais malheureusement, ici, même si Rami Malek est loin d’être ridicule, son personnage est très mal exploité et sortira vite de la mémoire du spectateur. Et le film est looooooooooong !!! Alors, oui même si la scène d’introduction est dingue, que le climax, ainsi que d’autres séquences font clairement le taf, bah… j’ai trouvé que ça manquait sérieusement de rythme et je me suis parfois ennuyé… Ce n’est clairement pas aidé par ce qui est LE gros problème du film : la relation entre Bond et Madeleine. Contrairement à certains, je ne dirais pas que ça vient du fait de l’interprétation de Léa Seydoux (qui s’en sort plutôt bien), mais plutôt à l'écriture, et une alchimie qui ne prend que très rarement. On est loin de la fusion avec Eva Green qui transperçait l’écran dans Casino royal. Et vu que cette relation est au centre du film, il perd énormément au niveau de l’émotion qu’il devrait dégager. Bref, un sentiment mitigé… Certes, il offre quelques grands moments et une magnifique porte de sortie au Bond de Craig, mais il est entaché par un scénario qui sera vite oublié… Sans être le grand film espéré, il restera tout de même un très bon divertissement. Partager

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