top of page

515 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur.

    Découvrez notre critique détaillée du film ÉVANOUIS . ÉVANOUIS ❤️❤️❤️💛 Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur. Il y a trois ans, Zach Cregger surprenait tout le monde avec BARBARE, sorti directement sur Disney+. Si j’étais resté dubitatif face à son dernier acte, sa première partie m’avait marqué par sa maîtrise et sa façon de jouer avec les genres et les attentes du public. J’étais donc curieux de découvrir son nouveau film, dont les studios se sont disputé les droits. Une fois encore, Cregger réussit à surprendre en livrant un film horrifique qui échappe aux standards. L’intrigue débute dans une banlieue américaine : tous les enfants d’une même classe, sauf un, disparaissent mystérieusement de chez eux, à la même heure… Si le fantastique s’invite dès l’ouverture, le film démarre comme un drame. Plutôt que de plonger immédiatement dans l’horreur classique, le réalisateur s’intéresse aux conséquences de ce traumatisme sur les habitants. On retrouve ainsi une structure chorale, avec des chapitres dédiés à différents personnages, chacun apportant un point de vue unique et dévoilant peu à peu les mystères. Le parallèle avec les fusillades scolaires est évident, ce qui rend le titre original WEAPONS particulièrement pertinent au vu des thèmes abordés. La traduction française, ÉVANOUIS, perd un peu de cette portée symbolique. La première partie, à dominante dramatique, laisse toutefois planer l’ombre de l’horreur, ponctuée de quelques jumpscares bien dosés. Cregger prouve encore son talent pour installer une atmosphère et happer le spectateur par le mystère. Dans la seconde moitié, le film bascule davantage dans l’horreur, tout en déjouant une fois de plus les attentes avec un humour noir qui frôle parfois le burlesque. Ce choix audacieux divisera sans doute. Comme dans SINNERS sorti il y a quelques mois, les deux parties, radicalement différentes, explorent des émotions contrastées. Les spectateurs venus uniquement chercher des sensations fortes pourraient se sentir frustrés. En revanche, tout le monde s’accordera sur la qualité du casting. Les acteurs apportent une profondeur qui participe grandement à la réussite du film, avec une mention spéciale pour Julia Garner. Après OZARK, elle continue de s’imposer sur grand écran. Pour ma part, j’ai apprécié cette proposition qui ose sortir des sentiers battus. Et surtout, elle confirme que Zach Cregger est en train de s’affirmer comme un nouveau maître du genre. Partager

  • Critique de JOJO RABBIT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film JOJO RABBIT . JOJO RABBIT ❤️❤️❤️❤️💛 On va d’entrée être clair, j’ai ADORÉ Jojo Rabbit, et j’ai eu la chance d’y aller tout nu, donc je vais éviter de trop aborder l’histoire pour laisser la chance à ceux qui n’en ont pas entendu parler de le découvrir avec un regard vierge. Dès le début du film, tu comprends que tu vas voir un ovni cinématographique. Ca démarre comme une comédie satirique complètement loufoque et déjantée. Mais Jojo Rabbit, va beaucoup plus loin que ça et impose une grande profondeur. Evidemment, c’est souvent drôle mais le film arrive aussi à se montrer extrêmement sérieux, poétique et touchant, jusqu’à un final qui est juste parfait, enfin je voulais plutôt dire PARFAIT (Lilian tu vas tellement adorer la dernière scène 😉 ). Et c’est d’ailleurs dans ces scènes d’émotions d’une grande justesse que le film est le plus fort. Waititi arrive à trouver un équilibre entre humour, émotion et tendresse pour nous parler de tolérance et d’idéologie extrémiste via le regard d’un enfant. Mais si le film fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce à la maîtrise de sa mise en scène, ses choix musicaux (les quelques chansons sont tellement bien exploitées), ses décors et costumes (TRES beaux costumes) aux couleurs vives (ça transpire le rouge, le vert et le jaune) apportant un peu plus de magie à l’histoire et à ce décalage si troublant. Et puis le casting aussi, avec bien sûr ce petit gamin des plus attachants mais aussi une Scarlett Johanson bluffante (décidément, après Marriage Story, c’est SON année). Bref, ma première grande surprise de l’année qui transpire le fellgood movie. Bien sûr il y a eu le fabuleux 1917 qui va logiquement faire office de bulldozer aux oscars, mais je savais avant même de rentrer dans la salle que j’allais sûrement assister un TRES grand film (ce qui c’est vérifier en dépassant même mes espérances). Et même si Jojo Rabbit n’atteint pas la maestria de 1917, il sera certainement un des films majeurs de 2020 qui devrait réussir à voler une ou deux statuettes aux favoris dans 4 jours… Partager

  • CONSEILS OFF 2025 | Critiques d'un passionné

    Critiques des pièces présentes au festival OFF et que nous avons chroniquées Conseils Festival OFF 2025 Découvrez nos critiques des spectacles présents au Festival OFF et déjà chroniqués sur le site. Le festival OFF 2025 approche à grands pas. Comme toujours, le plus compliqué est de choisir parmis les 1700 spectacles proposés. Pour vous aider, voici ma sélection avec la liste des pièces déjà chroniquées sur le site et qui reviennent cette année. - DU CHARBON DANS LES VEINES Théâtre du chien qui fume - 10h00 - LE SECRET DES OMBRES Théâtre du Roi René - 10h00 AVEC PLAISIRS Théâtre Artéphile - 10h30 - DEUX RIEN La scierie - 11h20 - CONTRE TEMPS Théâtre des Corps Saints - 11h45 - UNE VIE SUR MESURE La Scala Provence - 12h05 - VOYAGE À NAPOLI 3S - Le Sept - 11h55 - ENCRÉES, LE SPECTACLE MUSICAL 3S - 10th avenue - 12h00 - JEU Artéphile - 12h10 - L'AFFAIRE ROSALIND FRANKLIN Avignon - Reine Blanche - 12h50 - MILLE CENT JOURS Théâtre des Gémeaux - 13h15 - CELLE QUE VOUS CROYEZ Théâtre Artephile - 13h20 - CEUX QUI RESTENT Théâtre le Grand Pavois - 13h35 - DANS LA PEAU DE CYRANO Théâtre des Corps Saints - 13h45 - LISA Théâtre des Corps Saints - 15h40 - SWING GUM 3S - 10th Avenue - 15h55 - UNE BONNE BIÈRE Théâtre du Roi René - 16h00 - VIRIL(E.S) 11.Avignon - 16h20 - L'HOMME ET LE PÊCHEUR Téâtre Le Petit Chien - 17h30 - ÉCLATS DE VIES Théâtre des Lucioles - 18h15 - SUR UN FIL Théâtre de l'Oulle - 18h45 - EN CE TEMPS LÀ, L'AMOUR La Luna - 19h30 - FRÈRE(S) Théâtre des Corps Saints - 19h35 - ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE Théâtre se l'Oulle - 20h25 - LA LIGNE ROSE Condition des soies - 20h55 - PASSEPORT Théâtre du Chêne Noir - 21h30 - CYRANO DE BERGERAC Théâtre des Gémeaux - 21h30 - SMILE Théatre Actuel - 21h35 - THE LOOP Théâtre des Béliers - 22h30

  • Critique de LE GARÇON ET LE HÉRON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE GARÇON ET LE HÉRON . LE GARÇON ET LE HÉRON ❤️❤️❤️❤️💛 Forcément là, je risque de perdre un peu de mon objectivité, vu à quel point je suis fan du travail de Miyazaki. Après dix ans d’absence, il a donc décidé de sortir de sa retraite pour nous proposer un nouveau bijou d’animation. Suite à la mort de sa mère, Mahito part vivre avec son père à la campagne, où il rencontra un Héron qui l’emmènera dans un fabuleux voyage initiatique. Je ne rentrerai pas plus dans les détails, car un des points forts du film est certainement la découverte de son univers. Dès sa scène d’ouverture, on est ébloui. Quelle claque visuelle !!! Le travail d’animation traditionnelle est encore une fois hallucinant. Un véritable travail d’orfèvre, où chaque arrière-plan ressemble à une peinture et est un régal pour les yeux, ça fourmille de détails, l’animation est d’une fluidité bluffante et le film propose un enchaînement d’idées visuelles déconcertant. L’univers est un véritable enchantement pour les yeux, mais aussi les oreilles, avec une musique époustouflante. On y retrouve tous les thèmes de prédilection du réalisateur, la guerre, la famille, la nature, l’enfance, le deuil, les divinités… Et son œuvre prend même ici des airs de film testamentaire, tant le thème de l’héritage est central. Il nous emmène dans un voyage onirique dans un univers extrêmement généreux et fourmillant d’idées, à la limite entre rêve et cauchemar, avec un bestiaire foisonnant. Une magnifique épopée qui surfera entre les genres dans une orgie visuelle et créative. Comme souvent chez Miyazaki, les personnages sont complexes et extrêmement attachants, jusqu’aux antagonistes. Car avec lui il y a énormément de nuances dans l’écriture de ses personnages, avec des héros qui ne sont pas parfaits, ou bien des méchants qui ne le sont pas vraiment. Il nous livre une nouvelle fois une œuvre poétique et mature, qui si comme moi, vous vous laissez emporter, vous fera ressortir de la salle des étoiles plein les yeux… Et même si dans mon cœur, il n’égalera pas LA PRINCESSE MONONOKE, LE CHÂTEAU AMBULANT ou MON VOISIN TOTORO, il n’en reste pas moins un des films les plus aboutis de cet immense réalisateur. Partager

  • Critique de BROTHERS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film BROTHERS . BROTHERS ❤️❤️❤️❤️ Alors que son frère sort de prison, Sam doit laisser sa femme et ses deux filles pour partir combattre en Afghanistan. Laissé pour mort au combat, son frère va prendre soin de sa famille. Lorsque Sam revient du front, tout aura changé, terriblement… BROTHERS est une tragédie, mais même si l’affiche laisse penser à un nouveau mélo, c’est bien plus un terrible constat sur les conséquences de la guerre au sein d’une famille. Mais le film préférera se concentrer sur l’intime plutôt que le spectaculaire, ne montrant par exemple aucune scène de guerre. L’intérêt du film n’est pas vraiment le scénario, on devine où ça va aller et ça y va… Mais même si le spectateur comprend d’emblée que Sam finira par revenir du front, l’essentiel n’est pas là, mais plutôt dans l’évolution des personnages. Avec une question qui sera centrale pour chacun des trois protagonistes : « Un retour en arrière est-il possible passé une certaine limite ? ». Et le film prend toute son ampleur grâce à un trio d’acteurs exemplaire. Concernant Natalie Portman et Jake Gyllenhall, c’est presque devenu une habitude, mais celui qui impressionne le plus, c’est Tobbey Maguire qui se montre même parfois terrifiant. Le film offre plusieurs moments d’une extrême tension, comme les scènes de repas. Grâce à la sobriété de sa mise en scène et à la justesse des acteurs (jusqu’au gamines qui sont bluffantes), le film évite les écueils qu’on retrouve généralement dans les mélodrames Hollywoodiens et la baffe est d’autant plus forte. Partager

  • Critique de DOULEUR ET GLOIRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film DOULEUR ET GLOIRE . DOULEUR ET GLOIRE ❤️❤️❤️❤️ Merci Mr Almodovar !!! Ce n’est pas que je trouvais le temps long mais presque. Après un début d’année plein de bonnes surprises, c’est vrai que niveau cinéma ça a été un peu plus compliqué pour moi ce printemps 2019… « Douleur et gloire », c’est une vraie déclaration d’amour, au cinéma, en l’être aimé, entre une mère et son enfant, en la littérature… et ça fait du bien !!! Comme toujours Pedro sait s’entourer à merveille et prouve une fois de plus qu’il est un TRES grand directeur d’acteur (au passage Banderas n’a pas volé sa palme) Alors, oui, le rythme est lent, mais le film transpire la poésie et la nostalgie et je me suis retrouvé transporté. Tu te demandes souvent ce qui fait partie de la fiction ou de l’autobiographie. Parce qu’il est évident qu’Almodovar a mis beaucoup de lui dans ce film, au point de ressembler parfois à un film testamentaire… Et comme souvent, Pedro sait poser sa caméra où il faut, quand il faut, faisant ressembler certains plans à des tableaux Si je devais résumer le film en un mot : HUMAIN Partager

  • Un délire spatial aussi déjanté que bordélique.

    Découvrez notre critique détaillée du film MICKEY 17 . MICKEY 17 ❤️❤️❤️ Un délire spatial aussi déjanté que bordélique. Six ans après son chef-d'œuvre PARASITE , Bong Joon Ho revient avec son nouveau film MICKEY 17. Étant un grand fan du réalisateur, c'était même devenu le film que j'attendais le plus cette année. J'ai donc évité toute image et tout texte en rapport avec le film, et j'ai bien fait, car la bande-annonce dévoile beaucoup trop de choses sur les nœuds du récit. Pour faire simple, Mickey décide de partir vivre dans une colonie spatiale pour fuir ses dettes. Il se tuera littéralement à la tâche dans une entreprise qui le sacrifiera continuellement à travers des expériences et autres travaux à haut risque. À chaque mort, une nouvelle version de lui-même sera réimprimée, tout en conservant intacte sa mémoire. L’idée de base est fascinante et, comme à son habitude, Bong Joon Ho mélange les genres pour nous livrer ici une comédie satirique de science-fiction. C'est même un film somme, où le réalisateur met tout ce qui lui est cher dans son cinéma. On retrouve un héros un peu simplet, la lutte des classes, la critique du capitalisme, mais aussi l'écologie… Comme souvent, il nous tend un miroir de notre société. Mais le réalisateur ne fait pas dans la dentelle et pousse les curseurs à fond, au point d'en faire une comédie déjantée et parfois déroutante, dont l'humour burlesque risque de laisser une partie des spectateurs sur le bas-côté. Le film est ainsi à l'image de son antagoniste, un politicien égocentrique qui est un mélange caricatural entre Donald Trump et Elon Musk. Dans ce rôle, Mark Ruffalo est en roue libre, avec un surjeu totalement jouissif, tout comme Toni Collette, qui en fait des caisses en incarnant son épouse manipulatrice. Le film colle ainsi parfaitement à l’actualité, et la réalité semble même avoir dépassé la fiction… Comme à son habitude, Robert Pattinson livre une très bonne prestation en incarnant les diverses versions du fameux Mickey. On n'est pas vraiment habitué à le voir interpréter un personnage aussi léger, mais il s'en sort très bien dans la comédie. Par contre, à trop vouloir mélanger les genres et les thèmes, le film s'éparpille au point de devenir un joyeux bordel. Il multiplie les arcs narratifs sans vraiment les exploiter, les rendant parfois anecdotiques. C'est le cas, par exemple, du personnage d'Anamaria Vartolomei, qui apportait une certaine profondeur au récit avant de disparaître totalement de l'intrigue. D’autant plus que le film est assez long, avec parfois un rythme inégal, notamment dans ce dernier acte interminable. Le film s'éloigne donc malheureusement de son sujet principal, que j’aurais aimé voir plus développé : la crise existentielle de Mickey et sa peur de mourir, mais aussi le dilemme moral que pose son sacrifice, lui qui est considéré comme un simple objet que l'on peut jeter et interchanger pour le bien de l'humanité. Au niveau de la réalisation, le film est visuellement très propre, avec des effets spéciaux bien intégrés, mais on regrettera tout de même une mise en scène qui manque d'inventivité par rapport aux autres films du réalisateur. De même, la photographie est de qualité, mais si son côté terne colle avec le propos dystopique du film, il aurait peut-être été plus judicieux qu'elle soit plus flashy, tant le côté satirique et grandiloquent est mis en avant tout au long du film. Bref, c’est pour moi un Bong Joon Ho mineur. Alors, ça n’en fait pas un mauvais film, et j’ai même pris un certain plaisir devant, mais j’ai tout de même un sentiment de gâchis… Partager

  • Critique de LES NOUVEAUX SAUVAGES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES NOUVEAUX SAUVAGES . LES NOUVEAUX SAUVAGES ❤️❤️❤️❤️ Ce film est la définition même du mot jubilatoire. Il est composé de six sketches qui ont un dénominateur commun : la vengeance. Et le fait qu'ils soient tous réalisés par la même personne apporte une homogénéité à l'ensemble. Chaque scénette part d'un événement assez commun que chacun de nous peut rencontrer, ce qui rend les pétages de plombs des héros encore plus délectables. C’est sujets universels en font une satire sociale en poussant l’absurde et la folie jusqu'à l’extrême Et même si les segments sont forcément de qualité inégale, le niveau général est très bon et propose même quelques perles, comme le dernier acte qui est un bijou digne de Tarantino. Car oui, on rigole beaucoup, mais c'est un humour noir et bourré de cynisme qui a un effet miroir sur notre société. Chaque sketch arrive à se différencier par ce qu'il propose, sa mise en scène et évite ainsi qu'une lassitude s'installe. C'est anti-académique, décalé, irrévérencieux mais extrêmement jouissif. Partager

  • Critique de PIECES OF A WOMAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film PIECES OF A WOMAN . PIECES OF A WOMAN ❤️❤️❤️❤️💛 Bon je vais peut-être manquer d’objectivité (ou au contraire) car le film a un arrière-goût de vécu. Même si les circonstances diffèrent, les questions abordées restes identiques… D’autant plus que n’ayant rien lu ou vu sur le film avant de le lancer, la baffe aura été d’autant plus violente (j’ai mis une semaine après avoir vu le film, pour enfin réussir à écrire un truc dessus…) Une chose est sûr, c’est un film coup de point dont on ne ressort pas indemne, à l’instar de ses personnages. Souvent, j’essaie de vous parler d’un film sans trop en dévoiler l’histoire, mais là, même si je ne vais pas rentrer dans les détails, c’est un peu compliqué de ne pas parler du sujet. Donc, si vous n’avez pas vu la bande annonce (qui en dévoile TELLEMENT trop) et que vous ne connaissez pas le synopsis, je vous invite à aller voir le film avant, en étant tout du moins prévenu que ça risque d’être un choc… Le film démarre par un plan séquence de 25 minutes qui fait l’effet d’un parpaing pris dans la gueule (qui n’est pas sans rappeler l’ouverture du FABULEUX « Madre » de Sorogoyen). Cette ouverture, immersive, frontale et oppressante, dont on ressort à bout de souffle, donne la sensation d’être un spectateur impuissant du drame qui se déroule devant nos yeux. La scène est exemplaire, que ce soit dans sa mise en scène, l’intensité dégagée et surtout les performances des acteurs, mais clairement elle est TRES difficile à voir et fera indéniablement le tri d’une partie des spectateurs, qui comme dans la vraie vie, préfèreront faire abstraction et passer à autre chose. Car le film aborde un sujet tabou : la perte d’un enfant mort-né… La plus grande force du film est de ne pas tomber dans la facilité du tire-larmes ou de l’excès dramatique. Il va au contraire se concentrer sur ses personnages, sur leurs façons d’essayer se relever après ça, sur les ravages qu’un tel drame peut faire au saint du couple (malgré l’amour que l’on se porte), sur les discours maladroits des autres… Même si le film traitera des deux parents qui prendront des chemins de reconstruction différents, il se focalisera principalement de la mère. Le film trouve une grande justesse dans sa façon d’aborder les propos. Que ce soit la colère, le déni, le besoin de solitude ou de communiquer, la recherche d’un responsable, le regard des autres… Et comment ne pas parler de la prestation de Vanessa Kirby, bouleversante, qui porte à elle seule le film. Bien sûr, il y a sa performance dans le prologue, mais aussi la complexité des émotions qu’elle dégage sur le reste du film. Même si parfois on ne la comprend pas (mais, y a-t’il réellement une bonne façon de réagir, si ce n’est réussir à sortir la tête de l’eau ?), elle offre une interprétation parfaite de cette « femme en morceaux » qui essaie de se reconstruire, malgré ce que veulent lui imposer sa mère, son mari ou le reste de son entourage… Le reste du casting n’est pas en reste, avec un Shia LeBouf que j’étais loin d’attendre dans un tel registre, mais surtout une Ellen Burstyn qui joue la grand-mère dont l’antipathie ressentie pour le personnage n’a d’égal que la performance de l’actrice. Après, je dois reconnaitre qu’il y a un ventre mou au milieu du film, que certaines métaphores sont un peu trop appuyées, ou bien cette scène finale un peu maladroite, même si elle permet au spectateur de reprendre son souffle. Partager

  • Critique de LE BLEU DU CAFTAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE BLEU DU CAFTAN . LE BLEU DU CAFTAN ❤️❤️❤️❤️ Halim et Mina, gérants d’une boutique de Caftan au Maroc, vivent avec le secret du mari et de son homosexualité refoulée dans une société où elle est réprimée. Ils vont voir leurs vies chamboulées par l’arrivée d’un jeune apprenti et la maladie de Mina. Avec un pitch pareil, et son triangle amoureux, il y avait moyen que ça tombe dans la facilité, les clichés et le putassier, et pourtant c’est tout le contraire. Ici, tout est suggéré et souligné par un silence, un regard, un geste, un non-dit, qui vont laisser le temps aux émotions de s’installer pour mieux vous prendre aux tripes. C’est d’une subtilité et d’une pudeur qui laissent admiratif. L’amour qui se dégage de ce couple transperce l’écran, d’autant plus que leur personnalité et le jeu des acteurs rendent nos protagonistes extrêmement attachants. Un amour qui se verra renforcé au fil des événements. Il y a un travail minutieux sur les plans dont se dégagent une véritable sensualité. Tout comme le souci du détail en ce qui concerne les lumières, les textures des tissus et des peaux, ou bien les gestuelles… Et bien sûr, ce soin particulier quand il est question de filmer l’élaboration de ce caftan qui donne son nom au film, et qui est une ode à cet artisanat. Le film offre son lot de scènes fortes de sens et dont certains passages sont empreints de poésie, comme cette scène de danse… Un gros coup de cœur !!! Un film intimiste, bouleversant et d’une délicatesse infinie auquel je pardonnerai allègrement le fait que la fin se laisse deviner, sans pour autant nuire aux émotions, ni aux propos du film. Partager

  • Critique de INCENDIES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film INCENDIES . INCENDIES ❤️❤️❤️❤️💛 Dans ce calendrier de l’avent, il fallait bien à un moment que je parle de Denis Villeneuve, qui est pour moi un des meilleurs réalisateurs du moment. Voici donc un de ses premiers films qui prouvait déjà le talent du bonhomme. Voici un film choc qui est un véritable rouleau compresseur. Et même si la scène d’ouverture muette annonce tout de suite la couleur, et malgré tout ce que je vais pouvoir dire, sachez une chose : vous n’êtes pas prêt pour la baffe que vous allez prendre. A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon, des jumeaux, se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à leur père qu’ils croyaient mort et l’autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Va s’en suivre une longue quête pour nos deux héros qui leurs révèlera le passé secret de leur mère. Comme la pièce de théâtre, dont il est inspiré, le film se déroulera dans un pays du Maghreb imaginaire, qui fera immanquablement penser au Liban. Il est pourtant éminemment politique, et sans en être le réel sujet, le conflit entre musulmans et chrétiens est au cœur du film. Le film a des allures de polar avec cette quête identitaire qui feront ressortir les fantômes du passé. Villeneuve joue judicieusement avec les époques et le montage parallèle est exemplaire. On alternera continuellement entre les recherches des enfants et la vie de leur mère. C’est d’un réalisme cru et ne tombe jamais dans le mélo. Le spectateur est tenu en haleine tout du long, avec ce récit brutal, parfois choquant, mais surtout bouleversant. Il sera question de l’horreur de la guerre et de ses répercutions, mais aussi, d’amour, de pardon… Au final on assiste à une terrible tragédie Shakespearienne sur fond de conflit politique. C’est d’une puissance dramatique rare, le final risque de vous hanter longtemps et clairement on n’en ressort pas indemne… Partager

  • Critique de MATRIX RESURRECTIONS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MATRIX RESURRECTIONS . MATRIX RESURRECTIONS ❤️💛 Clairement le film va diviser, et ce n'est pas la dizaine de personnes qui a quitté la salle hier qui dira le contraire... Moi même je suis très mitigé. Je n'ai toujours pas vu la BA, donc je ne vais rien dire sur l'histoire pour être sûr de ne pas spoiler. A l'inverse d'un Ghostbuster ou d'un Spider man, le film ne brosse pas son public dans le sens du poil. Même si il y a quand même énormément de fan service. Une bonne partie des spectateurs va déjà rejeter la première heure. C'est bête, car à mon sens est la grande réussite du film. J'ai vraiment beaucoup aimé, c'est surprenant, intelligent et complètement méta. C'est fun, plutôt bien foutu et même assez drôle. Malheureusement, ça retourne dans les travers des épisodes 2 et 3, en essayant inutilement de tout expliquer et rendant le tout complexe et chiant pour pas grand chose. Passé la 1ère heure, je me suis doucement ennuyé. Et pire, là où tu attends d'un Matrix des scènes d'action qui en mettre plein la gueule, c'est vraiment pauvre. Au mieux, c'est du déjà vu (et dans la matrice, c'est pas bon signe ^^), mais surtout c'est sans inventivité et "sur-cuté" (comme cette scène dans un train illisible). C'est encore plus flagrant, quand le film utilise de flashbacks des premiers (qui cumulent des plans devenus cultes, alors que là... pas sûr de garder une image en tête d'ici quelques mois...) Tu as même parfois l'impression que c'est voulu tant le film semble être un pied de nez à toutes les grosses productions actuelles. Après, je suis un peu méchant, car le climax est pas trop mal foutu, mais ne sauve pas l'ensemble. Alors si il y a un truc qui n'a pas changé : dans la trilogie, l'histoire Néo-Trinity je m'en battait le steack... c'est toujours le cas... Bref, même si ça démarrait bien, comme pour Spidey, sans être fondamentalement mauvais, je suis ressorti clairement déçu. Pour moi c'était vraiment dispensable et pas sûr de le revoir un jour. Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page