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  • OUBLIE-MOI critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle OUBLIE-MOI OUBLIE-MOI ❤️❤️❤️❤️❤️ Depuis le début du festival, que ce soit lors des discussions avec les autres festivaliers, dans les journaux ou bien sur les blogs, un nom revenait régulièrement : OUBLIE-MOI. J’ai donc attendu le dernier jour du festival pour découvrir ce spectacle, et oui, il mérite largement tout le buzz qu’il a provoqué… Un immense coup de cœur !!! La pièce s’ouvre sur un décor intégralement rose, jusqu’au moindre accessoire, dans lequel nous allons découvrir Jeanne et Arthur qui vont nous raconter leur histoire d’amour. Mais même si tout semble parfait, de leur coup de foudre à la complicité évidente de chaque moment, la vie en rose promise par la scénographie sera confrontée à une terrible tragédie, comme souvent avec les plus belles histoires d’amour… Marie-Julie Baup et Thierry Lopez sont admirables. On croit dès la première minute en leur amour qui s’installe jusqu’à devenir fusionnel, avec cette insouciance et ce petit grain de folie qui les réuni. Cet humour complice, qui comme un jeu entre les personnages, survolera tout le spectacle, même pendant les moments les plus tragiques. Clairement, leur interprétation sans faille y est pour beaucoup sur les émotions transmises aux spectateurs. Et quel tourbillon d’émotions !!! Du rire aux larmes, en passant par l’horreur, la tendresse, la compassion… J’en suis ressorti des nœuds dans le ventre, mais le sourire aux lèvres, tant leur histoire est belle et restera gravée dans ma mémoire. Niveau mise en scène et scénographie, c’est aussi la grande classe. Elle est moderne et inventive, avec notamment ces deux micros, de part et d’autre de la scène, où les personnages iront se recueillir régulièrement pour nous expliquer leur ressentis sur les flashs backs qui se déroulent sur nos yeux. Une pièce parfaitement menée, qui traitera son sujet avec énormément de justesse. Un hymne à l’amour avec un grand A, plus fort que tout et permettant de franchir chaque obstacle. Un coup de foudre absolu, le leur, bien sûr, mais surtout le miens pour ma pépite de l'année que je ne suis pas prêt d'oublier. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MATHIEU STEPSON Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0 MATHIEU STEPSON ❤️❤️❤️💛 Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0 Dès les premières minutes, Mathieu Stepson pose les bases d’une expérience unique : et si ce spectacle, il l’avait rêvé ? Peu à peu, ce rêve devient notre réalité. Le spectateur ne vit pas une simple succession de tours, mais une narration immersive où chaque instant semble avoir été écrit d’avance. Ce subtil jeu entre passé, présent et futur confère au spectacle une profondeur narrative rare dans le monde du mentalisme. C’est intelligent, déroutant, et remarquablement bien écrit. Là où Stepson se démarque véritablement, c’est dans sa capacité à ancrer le mentalisme dans notre époque hyperconnectée. Smartphones, vidéos, stories Instagram, messages vocaux : tous deviennent les supports mêmes de ses illusions. Il brouille les frontières entre le réel et le virtuel, entre le vécu et le projeté. Chaque séquence joue avec nos repères, nos certitudes, notre mémoire. Le public est mis à contribution en permanence : on écrit, on dessine, on téléphone, on monte sur scène. Mathieu Stepson dépoussière le mentalisme en le plongeant dans notre ère numérique. Grâce à une mise en scène inventive, il propose un spectacle bluffant, interactif et résolument moderne. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Le cinéma s’invite chez Corneille

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’ILLUSION COMIQUE Le cinéma s’invite chez Corneille L’ILLUSION COMIQUE ❤️❤️❤️❤️ Le cinéma s’invite chez Corneille Il y a quelques jours, je découvrais le Collectif l’Émeute et leur Je u de l'amour et du Hasard , et ils m’avaient bluffé par l’énergie et la modernité qu’ils insufflaient à Marivaux. J’étais donc très curieux de voir ce qu’ils feraient d’un autre monument du théâtre classique : L’illusion comique de Corneille. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que je sois conquis . Dès l’entrée en salle, l’univers du cinéma s’impose . Deux ouvreuses déambulent parmi les spectateurs, vendant leurs confiseries comme au bon vieux temps des salles obscures. Car si Corneille proposait déjà une mise en abyme en plaçant le théâtre dans le théâtre, Frédéric Cherboeuf choisit ici d’y substituer le cinéma, et ce détournement fonctionne à merveille. En tant qu’amateur du 7e art, j’ai été instantanément séduit. Le cinéma est partout, dans une mise en scène qui redouble d’inventivité . Sans trop en dévoiler, le spectacle joue brillamment avec les codes du grand écran, jusqu’à transformer le plateau en véritable studio de tournage. La pièce prend parfois des airs de comédie musicale , grâce à l’intégration d’interludes musicaux et de chants en alexandrins interprétés en live. Cela donne une nouvelle dimension au texte, en intensifiant le rythme et en soulignant la musicalité propre au texte de Corneille. Et pourtant… je l’avoue : les pièces en vers ne sont pas mon terrain de jeu favori. Elles me demandent souvent un effort de concentration pour en « traduire » le sens. Mais ici, ma fascination pour ce qui se passait sur scène a tout surpassé. Il faut dire que les comédiens débordent d’énergie et jouent avec finesse sur tous les registres (tragédie, comédie, farce). Ils parviennent à apporter une modernité, parfois même une sensualité inattendue, au texte original, sans jamais le trahir. Cette lecture moderne de L’illusion comique enrichit la métaphore du spectacle dans le spectacle, tout en rendant un vibrant hommage au cinéma. Décidément, en une semaine, le Collectif l’Émeute n’a cessé de m’impressionner et est devenu une troupe dont je vais suivre attentivement le travail… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • MORSE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film MORSE . MORSE ❤️❤️❤️❤️ Oskar est un enfant marginal et martyrisé par ses camarades de classes. Il va rencontrer Eli, une adolescente mystérieuse avec laquelle il va se lier d’amitié. Le film revisite un des genres les plus populaire du cinéma d’horreur : le film de vampire (ce n’est pas un spoil, car très vite amené dans le récit). Mais il le ramène à hauteur d’enfant lui donnant une toute autre dimension et surtout une sensibilité inouïe. Le film est aux antipodes de ce à quoi nous habitue le cinéma fantastique. Clairement, si vous vous attendez à un BLADE ou un TWILIGHT, ou même à un film d’horreur, passez votre chemin, vous allez détester. La mise en scène est ici lente, froide et anti-spectaculaire. Les rares scènes violentes sont brutes, sans artifice et filmées avec un certain détachement. C’est une histoire sombre, mais il y a une grande sobriété qui amène une poésie et une tendresse infinie au récit. Le genre ici, n’est finalement qu’un prétexte pour aborder des thèmes beaucoup plus profonds, comme la solitude, le regard des autres, le harcèlement, mais c’est surtout une sublime histoire d’amour. Et si le récit est aussi puissant, c’est clairement grâce à l’alchimie naturelle qui se dégage de ses deux gamins qui apprennent à se découvrir. Un film d’une grande originalité, à la fois poétique et terrifiant, malaisant et bouleversant… Partager

  • SUCCESSION: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série SUCCESSION SUCCESSION ❤️❤️❤️❤️❤️ Je profite de la sortie de la 4e et dernière saison pour vous parler de ce qui est pour moi une des plus grande série de tous les temps… mais tellement au-dessus du lot… Bon, OK, il reste une saison, mais je fais entièrement confiance en HBO (encore eux…) pour parfaire ce chef d’œuvre de la télévision. Pourtant, sur le papier, ce n’est pas forcément affriolant. La série va suivre une famille de milliardaire, à la tête d’un conglomérat mondial de média et de divertissement. Et forcément voir ces 1% avec leurs problèmes de riches, ça pourrait facilement laisser le public de marbre. Surtout que toute cette pléiade de personnages sont plus puants les uns que les autres. Mais c’était sans compter sur la plus grande force de la série : son écriture magistrale. Car ce qui est sûr, c’est que vous allez adorer les détester !!! On va donc suivre cette famille dysfonctionnelle s’étriper pour le contrôle de l’entreprise. Un personnage résume parfaitement la chose lorsqu’il dit « A quoi ça sert d’avoir une âme de toutes façons ? ». Car oui, ici, personne n’a de morale, ni de scrupule… Seul le résultat compte et ce que l’on peut en tirer… C’est simple, SUCCESSION, c’est un peu un GAME OF THRONES se déroulant à notre époque, mais exclusivement dans la famille Lanister (et ça tombe bien, car c’était de loin la famille la plus intéressante de la série). La série écrite comme un drame Shakespearien et voir les membres de cette famille s’étriper est un vrai délice (enfin moralement, parce que le rapprochement à GOT s’arrête là). Les dialogues sont savoureux, avec souvent un humour cynique qui est un régal. Les punchlines s’enchainent au rythme assez frénétique de la série. Il y a une réelle tension qui s’installe au fil des épisodes, aidé par une mise en scène « caméra à l’épaule » qui sonne souvent l’impression d’être témoin des évènements et surtout intensifiée par une musique grandiose. Impossible de ne pas parler de la partition musicale, qui avec sa composition symphonique donne souvent des airs d’opéra à l’œuvre. Mais, le plus fort, c’est que malgré toute la haine que l’on va porter à chacun des héros au fil des épisodes, ils tellement bien écrits qu’on finit tout de même à s’attacher à eux, et pire avoir de l’empathie pour eux… Chaque personnage est méprisable mais d’une profondeur assez hallucinante qui fait qu’ils nous passionnent. Comme les liens, souvent malaisants, qui unissent les personnages. Ça donne un sentiment assez dérangeant de se rendre compte qu’on réussit à s’attacher à des individus aussi antipathiques… Mais si ça fonctionne aussi bien, c’est surtout grâce au jeu sans faille des acteurs, jusqu’au moindre second rôle… C’est rare de voir un tel niveau d’interprétation sur l’ensemble d’un casting. Alors, oui, la série demande certainement un certain investissement pour rentrer dedans, mais une fois que c’est fait, ce n’est que du bonheur… Au final, mon seul regret, c’est que ce diamant brut n’est pas connu le succès mérité, alors, si ces quelques mots vous donne l’envie d’y jeter un œil, j’ai tout gagné… Partager

  • Formellement impressionnant, narrativement inégal

    Découvrez notre critique du film 28 ANS PLUS TARD . Formellement impressionnant, narrativement inégal 28 ANS PLUS TARD ❤️❤️❤️ Formellement impressionnant, narrativement inégal Plus de vingt ans après la sortie du premier opus, Danny Boyle et Alex Garland se retrouvent pour prolonger une saga devenue culte dans le paysage du film de zombies. Si l’annonce avait de quoi exciter, le résultat m’a laissé un sentiment mitigé. Je suis plutôt fan des deux premiers opus, qui avaient redistribué les cartes en créant les nouveaux codes des films de zombies. J’avais été séduit par leur manière de remettre l’humain au cœur du récit, en s’éloignant des clichés gore pour explorer des thématiques plus existentielles et sociales. Cette suite reste dans cette lignée… mais pas sans concessions. J’ai d’ailleurs été assez étonné de voir qu’ils font le choix de balayer d’un revers de main le final du deuxième film. Le récit recentre l’intrigue sur une communauté anglaise qui s’est réfugiée sur une petite île alors que le reste du pays vit dans le chaos. On suit en particulier à un gamin qui partira avec son père découvrir le continent et ses dangers : un cadre qui évoque immanquablement LAST OF US ou encore L’ATTAQUE DES TITANS, notamment dans l’évolution des infectés. Si cette quête initiatique contient de belles idées, elle souffre d’un air de déjà-vu et de quelques raccourcis scénaristiques gênants : une mère qui n’existe souvent que pour justifier des rebondissements artificiels, des militaires balayés par une poignée de zombies alors que les protagonistes s’en sortent sans encombre… Ces facilités affaiblissent le récit et m'ont parfois sorti du film. Mais heureusement le film est sauvé par son ambiance et sa mise en scène. Car de ce côté-là c’est même su très haut niveau. Danny Boyle installe une ambiance poisseuse et malaisante et multiplie les plans marquants. Le montage est nerveux et immersif apportant un côté guérilla et le réalisateur combine son savoir faire visuel et sonore pour plonger le spectateur dans un atmosphère oppressante. Ça multiplie les idées et même si certains gimicks, comme le mutli-angles, sont peut-être utilisés à outrance, énormément de scènes resteront en mémoire. Le travail sur le son renforce encore cette immersion dans un monde étouffant et déshumanisé. Le film est aussi aidé par son casting. Le jeune acteur principal est bluffant de justesse, et Ralph Fiennes, qui malgré son second rôle, livre certainement le personnage le plus intéressant et troublant de la saga. Ce 28 ANS PLUS TARD m’a impressionné sur la forme, sans réussir à pleinement m’emporter sur le fond. Un film inégal, sauvé par sa réalisation et son ambiance. Et si l’on ajoute à cela un final déjanté et la promesse d’une suite sans Danny Boyle pour sauver les meubles… je ne suis pas certain d’avoir envie de replonger. Partager

  • Cette surprise de la rentrée sortie des flammes

    Découvrez notre critique du film THE LOST BUS . Cette surprise de la rentrée sortie des flammes THE LOST BUS ❤️❤️❤️💛 Cette surprise de la rentrée sortie des flammes Basé sur le tragique incendie de 2018 à Paradise, en Californie, qui a coûté la vie à 85 personnes, THE LOST BUS raconte l’histoire vraie de Kevin McKay, un chauffeur de bus scolaire qui se retrouve pris au piège avec vingt-deux enfants dans son véhicule, alors que les flammes dévorent tout sur leur passage. Après une courte introduction qui esquisse le quotidien modeste de Kevin, le film entre rapidement dans le vif du sujet : l’incendie. Paul Greengrass plonge rapidement le spectateur dans l’urgence absolue. La tension monte, implacable, au rythme des flammes qui engloutissent tout sur leur passage. Fidèle à sa mise en scène nerveuse et immersive, Greengrass use de la caméra à l’épaule et d’un montage haletant pour capturer le chaos. Certaines scènes proches du documentaire renforcent le sentiment d’urgence et d’impuissance. On ressent presque physiquement la chaleur, la panique et la désorientation qui s’emparent des personnages. Chaque plan semble capté sur le vif, chaque séquence respire la peur et le courage mêlés. Matthew McConaughey incarne avec sobriété un homme ordinaire confronté à l’extraordinaire, épaulé par America Ferrera, dont la sensibilité ajoute une dimension profondément humaine au récit. Là où beaucoup de films catastrophes privilégient le spectaculaire, THE LOST BUS choisit de rester au plus près de l’humain. Greengrass ne filme pas seulement le feu : il filme la peur, la solidarité et le courage collectif. Même si ce n’est pas le cœur du récit, le film interroge aussi sur la responsabilité humaine et le dérèglement climatique, à l’origine de ces catastrophes de plus en plus fréquentes. Certes, THE LOST BUS n’échappe pas à quelques faiblesses : des dialogues parfois convenus, quelques facilités scénaristiques ou une intensité émotionnelle parfois appuyée. Mais la tension constante du film l’emporte largement sur ces réserves et cloue le spectateur à son fauteuil… Et c’est là que vient un de mes plus gros souci avec le film. Sa sortie en streaming sur Apple TV réduit énormément la puissance visuelle et immersive que le film aurait eu sur grand écran. Car ses plans vertigineux, ses scènes de chaos d’un réalisme saisissant méritaient d’être vécus dans une salle obscure. Paul Greengrass nous offre ici un film catastrophe imparfait mais a l’efficacité redoutable et qui n’a pas à rougir face aux classiques du genre. Intense et bouleversant THE LOST BUS est à la fois un hommage aux héros du quotidien et plongée suffocante dans l’enfer des flammes. Partager

  • La rom-com idéale… pour annuler un mariage.

    Découvrez notre critique du film THE DRAMA . La rom-com idéale… pour annuler un mariage. THE DRAMA ❤️❤️❤️❤️ La rom-com idéale… pour annuler un mariage. The Drama commence comme la promesse d’une comédie romantique portée par sans doute le couple le plus glamour de 2026 : Zendaya et Robert Pattinson. L’alchimie est immédiate, évidente, séduisante. On s’installe confortablement… avant de comprendre que le film est en train de nous piéger. Très vite, le vernis se fissure. La romance glisse vers quelque chose de plus trouble, flirtant avec le thriller paranoïaque, où chaque échange devient suspect et chaque silence pesant. Le film est constamment sur le fil du rasoir, installant une tension permanente et ce sentiment que tout peut basculer à chaque instant. L’humour noir sec et grinçant fait rire autant qu’il met mal à l’aise. La mise en scène accentue cette perte de repères : entre présent, souvenirs, récits et fantasmes, la réalité devient instable… Au cœur de cette tension se cache le fameux “secret”. On aurait pu attendre quelque chose de plus spectaculaire, mais le choix est finalement plus judicieux : plus simple, plus crédible, et surtout beaucoup plus dérangeant parce qu’il résonne avec des traumas très actuels. En filigrane, il pose une question perturbante : faut-il vraiment tout connaître de l’autre pour l’aimer, ou l’amour repose-t-il aussi sur ce que chacun choisit de taire ? Tout n’est pas parfaitement maîtrisé pour autant. Après un départ fulgurant, le film traverse un ventre mou où il tourne un peu en rond, étirant ses idées sans toujours faire progresser la tension. Et même si le dernier acte est d’une intensité remarquable, presque anthologique, on peut regretter une scène finale un peu facile qui tranche avec la subtilité du reste. Côté interprétation, Zendaya est troublante, impénétrable, fascinante. Pattinson, lui, livre un personnage à la fois irritant et captivant : son côté immature et stupide énerve autant que le soin qu’il porte à être décoiffé, contribuant à casser l’image du couple parfait. Au final, The Drama est un film imparfait mais marquant. Comme son précédent film, Dream Scenario , Kristoffer Borgli livre une œuvre surprenante, malaisante, portée par un humour caustique qui désamorce autant qu’il dérange. Et si vous êtes à deux semaines de votre mariage, en pleine montée de stress et de doutes existentiels… disons simplement que ce n’est peut-être pas le meilleur choix de séance. Partager

  • Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur.

    Découvrez notre critique du film NOUS, LES LEROY . Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur. NOUS, LES LEROY ❤️❤️❤️❤️ Une comédie qui fait mouche, et touche en plein cœur. La comédie douce-amère est un genre que j’apprécie particulièrement, aussi bien au théâtre qu’au cinéma, mais il est rare de réussir à trouver le parfait équilibre entre comédie et drame. Et pour son premier film, Florent Bernard n'est pas loin de transformer son coup d’essai en coup de maitre. Le film a pour principal atout une écriture millimétrée. On rit beaucoup, grâce des dialogues d’une efficacité redoutable, aidé par un casting aux petits oignons. Le moindre second rôle est un pur délice. Que ce soit le dessinateur arrogant, le serveur lourdingue, ou le gendarme compatissant, c’est un vrai bonheur de voir des acteurs aussi investis pour nous faire rire, et ça fonctionne. Alors, oui, le film a par moment des allures de film à sketches, mais on lui pardonne volontiers vue le plaisir qu’il nous procure. Mais plus que de réussir à nous faire rire, le film arrive particulièrement à nous toucher, en abordant des thèmes comme le couple, le temps qui passe ou la famille. Le spectateur se retrouve forcément, à un moment ou un autre, concerné par les aventures de cette famille, avec certaines situations qui résonneront forcément. D’autant plus qu’il fait ça sans jamais forcer le trait et surtout grâce à un duo d’acteur qui sont au sommet de leur art. Ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu livrer une aussi belle prestation. Une Charlotte Gainsbourg sur le fil et d’une justesse incroyable et un José Garcia, à contre-emploi du rôle de pitre, qui lui va souvent très bien, et auquel il nous a souvent habitué. Même les ados, ne sont pas de simple faire valoir et ont vraiment quelque chose à apporter au récit. Alors, oui, la mise en scène est assez classique, même si le film propose une ouverture qui a elle seule vaut le détour, mais le film réussit à nous faire vivre une valse d’émotions qui en font une excellente surprise de ce début d’année. Partager

  • Une satire sociale aussi drôle que lucide

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MADE IN FRANCE Une satire sociale aussi drôle que lucide MADE IN FRANCE ❤️❤️❤️❤️❤️ Une satire sociale aussi drôle que lucide Nous faisons la connaissance d’Émile, un taulard à qui l’on vient d’accorder une peine aménagée. Il devient technicien de surface dans une usine... sur le point d’être délocalisée. Pour éviter un retour en prison, une seule solution s’offre à lui : sauver cette entreprise. La compagnie La Poursuite du Bleu m’avait déjà conquis avec leur précédent spectacle, C oupures , qui dénonçait le désastre écologique. Elle revient ici avec une nouvelle satire sociale d’une redoutable efficacité. Dès l’ouverture, le héros de l’histoire évoque irrésistiblement le Charlot des Temps modernes . Et comme dans le chef-d’œuvre de Chaplin, c’est par le rire que l’on dénonce la désindustrialisation. L’humour est extrêmement présent, grâce à une mécanique de quiproquos jubilatoire et un humour noir ravageur. On rit beaucoup, oui, mais d’événements qui, au fond, nous révoltent. Si l’humour est omniprésent, il ne dilue jamais le propos. Le spectacle ne propose pas de solutions illusoires et ne cherche pas à adoucir la réalité. Il est profondément politique, mais surtout populaire, dans le sens le plus noble du terme. Comédie, drame, critique sociale et réflexion s’entrelacent avec intelligence, sans jamais tomber dans le manichéisme. On ressent un vrai travail de documentation, au service d’une satire lucide sur les enjeux économiques, politiques, et la colère ouvrière. L’une des grandes forces de Made in France , c’est aussi sa mise en scène nerveuse et inventive. Les comédiens débordent d’énergie, toujours en mouvement, tout comme le décor qu’ils manipulent à vue. Quatre panneaux noirs, et surtout cette batterie, omniprésente : elle n’est pas là que pour la musique, elle EST l’usine — son bruit, ses machines, sa cadence. La scénographie est fluide, les dialogues percutants, et les changements de rôles incessants participent à cette énergie débridée. Made in France , c’est du théâtre populaire engagé, percutant, dont l’humour grinçant nous pousse à réfléchir sur l’état de notre société. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • L’horreur hors champ, plus glaçante que jamais.

    Découvrez notre critique du film LA ZONE D’INTÉRÊT . L’horreur hors champ, plus glaçante que jamais. LA ZONE D’INTÉRÊT ❤️❤️❤️ L’horreur hors champ, plus glaçante que jamais. C’est toujours compliqué quand tu décides de filmer la Shoah, pour ce qui est de ce que l’on doit montrer ou non, et même Spielberg en avait fait les frais dans son chef d’œuvre LA LISTE DE SCHINDLER avec la fameuse scène de la douche… Pour son film, Jonathan Glazer fait le choix radical de ne rien montrer et d’utiliser l’hors-champ pour décrire l’holocauste et le résultat n’en sera que plus glaçant pour le spectateur, grâce à un énorme travail sur le son. On va suivre la vie de famille du commandant Rudolf Höss dans leur maison de rêve et son jardin d’Eden… collée au camp d’Auschwitz… Une famille qui semble vivre une vie des plus banales alors que l’horreur a lieu de l’autre côté du jardin. Une horreur qui sera constamment présente par une bande son sidérante, avec constamment en fond sonore, les cris des prisonniers, des coups de feu, les ronronnements des fours… Et le malaise s’installe chez le spectateur qui voit cette famille semblant en faire abstraction et vivre une vie idyllique… La mise en scène fait le choix judicieux de filmer ses personnages par des plans fixes souvent éloignés et des caméras placées toujours aux mêmes lieux donnant l’impression de les observer via des caméras de surveillances. Le résultat, même s’il est troublant, fonctionne très bien et permet de laisser un écart entre les protagonistes et le spectateur, et d’éviter de créer la moindre empathie. Mais plus que le commandant Höss, qui semble gérer la rentabilité d’une usine, c’est sa femme qui nous pétrifie le plus, incarnée par une Sandra Hüller qui prouve une nouvelle fois son immense talent en étant méconnaissable dans son jeu. Et pourtant… malgré toutes ces qualités que je lui reconnais, je dois bien avouer que j’ai fini par trouvé que le film finissait par être redondant. Il faut dire que la proposition est extrêmement radicale, et même si l’ambiance et le malaise installés sont implacables, le fait d’observer cette famille se fait au détriment d’un réel scénario. Mais ce qui est certain, c’est qu’il aura réussi à me marquer profondément et qu’il n’a pas fini de résonner en moi… Partager

  • QUAND LA GUERRE SERA FINIE critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle QUAND LA GUERRE SERA FINIE QUAND LA GUERRE SERA FINIE ❤️❤️❤️❤️ Dernier jour de cet Avignon 2017 15 spectacles en 3 semaines, dont quelques spectacles fabuleux (on ne voyait que le bonheur, tu seras un homme papa, la main de Leila...) Donc j'ai attaqué cette dernière journée en me disant que le festival m'avait déjà offert ce qu'il avait de plus beau... et puis... QUAND LA GUERRE SERA FINIE Une comédie musicale, sur fond de 2e guerre mondiale, frôlant la perfection 8 comédiens accompagnés d'un pianiste utilisent toutes l'intensité de leur jeu et de leur voix pour nous faire vibrer pendant 1h15 Que ce soit en venant chercher nos larmes avec quelques monceaux bouleversant, ou nos rires avec certaines scènes frisant le burlesque En tout cas, dans les deux cas, les comédiens vont chercher au plus profond d'eux pour nous transmettre des émotions rares comme on ne peut en vivre qu'au théâtre Ils nous offrent une superbe histoire d'amour... Entre un homme et une femme Entre une mère et son fils Entre un frère et sa soeur Entre un peuple et son pays Entre une compagnie et la musique Entre les spectateur et le théâtre La salle était debout 1000 fois mérité Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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