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- Critique CHERNOBYL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série CHERNOBYL CHERNOBYL ❤️❤️❤️❤️💛 J’ai regardé Chernobyl car je voulais savoir ce que valait cette série qui fait le buzz en devenant la série la mieux noté sur des sites comme IMDB ou Allociné (même si j’ai souvent tendance à prendre les notes avec un certain recul), dépassant pour l’occasion Game of Thrones (que je n’ai pas besoin de présenter) et surtout Braking Bad (qui est juste pour moi un show qui frôle la perfection) Verdict : je ne pense pas que je place cette série au-dessus des deux précitées, ou bien d’autres « Six feet under » et « The shield » qui m’auront fait vibrer pendant plusieurs années, car ici on a affaire à une mini-série de 5 épisodes. Mais quelle série !!! Car OUI, Chernobyl est un PUTAIN DE CHEF D’ŒUVRE et prouve une fois de plus qu’en matière de série HBO à un savoir-faire indéniable Parce que tu ne peux ressortir indemne du visionnage de cette série. Elle te prend au trippe de A à Z. Plus la série avance et plus tu as cette boule au ventre qui se forme, ce malaise qui s’installe. Clairement Chernobyl fait froid dans le dos. Ça serait une fiction, limite on trouverait ça improbable car trop gros, mais c’est bien arrivé et je fais confiance en l’être humain pour trouver le moyen de faire pire dans le futur. D’autant que tout est fait pour intensifier l’angoisse et l’oppression, que ce soit les faits qui s’imposent un à un, entrainant des choix stratégiques, souvent immoraux pour cacher un secret d’état mais malheureusement parfois clairement indispensables pour éviter une catastrophe encore plus grande, mais aussi la photographie froide, le rythme et surtout cette bande original magistrale qui fait monter la tension comme rarement Chaque épisode réussit à enfoncer un peu plus le clou dans l’horreur de cette catastrophe, jusqu’au générique de fin qui laisse sans voix… L’autre force de cette série, c’est de nous relater les évènements à travers le regard de nombreux intervenant, les ingénieurs et techniciens, bien sûr, mais aussi les pompiers, les ouvriers, les médecins, les civils, l’armée… Il y aurait tellement à dire, il y a tellement de scènes marquantes de dialogues glaçants, mais je préfère vous laisser découvrir ça par vous même Parce que Chernobyl, c’est un peu comme « La liste de Schindler » de Spielberg : TERRIBLE, mais INDISPENSABLE, pour mieux comprendre mais aussi par devoir de mémoire : ici pour les milliers de personnes qui ont sacrifié leur vie, parfois en connaissance de cause (et pire, souvent sans le savoir) afin d’en sauver des centaines de millions… Partager
- Critique LE JEU DE LA DAME – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série LE JEU DE LA DAME LE JEU DE LA DAME ❤️❤️❤️❤️ Décidément, le format mini-série est quelque chose que j’affectionne de plus en plus. Il a l’avantage d’éviter d’être répétitif en sombrant dans la saison de trop, et permet de prendre plus de temps pour développer son histoire qu’un film. D’autant plus, que comme ça devient de plus en plus souvent le cas avec certaines séries, la frontière entre cinéma et production télévisuelle a rarement été aussi proche en offrant des œuvres dont la qualité cinématographique laisse admiratif. Pourtant, sur le papier, je vous le concède, The Queen’s Gambit, ça ne vend pas du rêve : On va y suivre la vie d’une jeune fille qui va découvrir le jeu d’échecs pour finir par devenir un vrai phénomène. Sauf que c’est bien plus qu’une série sur les échecs. On a affaire à une œuvre résolument féministe, avec l’ascension de cette femme dans les années 50-60. Et forcément, vu le contexte de cette époque où la femme avait la même intérêt qu’un bouquet de fleur (être belle et ne pas trop faire de bruit), il y a de quoi parler… et la série le fait admirablement. Même, si le jeu d’échec à une place prépondérante, il sera au final bien plus question de la place des femmes dans la société que du jeu en lui-même. On suivra l’histoire de cette femme ambitieuse ayant grandi dans un orphelinat et qui, pour grimper les échelons, va se battre contre une société misogyne, mais aussi contre ses addictions. Nul besoin d’être familier du jeu ou de connaitre les règles pour prendre du plaisir. Sur le plan technique, c’est un sans-faute. Que ce soit les décors, les costumes, la photographie ou bien la bande originale, tout est fait pour nous imprégner de l’ambiance des années 60, et ça fonctionne à merveille. De ce côté-là, la série est un vrai régal pour les yeux digne des plus grands films d’époques. Mais ou la série est la plus bluffante, c’est dans les phases de tournoi. Même si on est néophyte en la matière, la mise en scène souvent ingénieuse arrive à installer une tension assez dingue et rendre les parties passionnantes, tout en semblant garder une réelle cohérence du jeu en lui-même. Lors de ses scènes, la série prend même souvent des airs de thriller. Et comment ne pas parler de Anya Taylor-Joy, qui magnétise l’écran et offre une partition magistrale et d’une justesse incroyable. J’avais beau avoir vu l’actrice dans quelques rôles au cinéma, elle ne m’avait jamais marquée, mais son jeu est ici impressionnant et la série doit énormément à sa performance. Alors, oui, même si on remarque d’entrée que le show a d’indéniables qualités, ça démarre doucement, mais plus on avance, plus on devient accro au phénomène au point d’enchainer les épisodes. Un vrai bijou télévisuel, et vu la durée (un peu plus de 6h) et le confinement, on ne va pas cracher sur un moyen d’occuper agréablement notre temps. Partager
- Critique THE LAST OF US – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THE LAST OF US THE LAST OF US ❤️❤️❤️❤️ Je vais commencer par le positif. Le travail sur les décors, l'ambiance et les lumières est grandiose. Il y a vraiment des plans qui en mettent plein les yeux. Idem pour la partition musicale qui parfait l'ambiance de la série. Niveau personnages, pour moi, c'est un sans faute. Pour Ellie, j'étais dubitatif au début, mais au final, ce qu'elle fait de son personnage est vraiment bien et surtout la relation avec Joël fonctionne à merveille. Même si certains sont traités différemment par rapport au jeu, ça ne dénature pas le scénario, voir même ça apporte parfois un plus. D'autant plus que, quand la série s'en éloigne, je trouve que c'est presque là qu'elle est la plus forte (les flash-backs des premiers épisodes, l'épisode 3, ou même l'ouverture du derrnier), ça approfondi l'univers et ça le fait même très bien. J'aurais même aimé que ça arrive plus souvent. Car là où j'ai un gros soucis, c'est que la plupart du temps c'est un copier-coller en mode rush !!! Alors que ça copie, les cinématiques, jusqu'aux dialogues et aux cadres, pas de soucis. Le jeu est tellement cinématographique, donc ils auraient tord de s'en priver. Mais putain, qu'est-ce que ça va vite !!! (Et le dernier épisode confirme la règle...) La plupart des personnages secondaires ne sont là qu'à peine un épisode (donc en général 15-20 minutes de présence à l'écran...). Alors forcément, même s'il y a pas mal de scènes fortes, pour moi, on perd vraiment beaucoup niveau émotions... Ce n'est pas pour rien que l'épisode 3 est le plus poignant (1h15 consacré exclusivement à deux personnages et c'est tout de suite plus fort). Sans parler des infectés... Bon ok, c'est loin d'être le sujet central, mais en 9 épisodes, on les voit 10 minutes à tout casser... Ça fait qu'ils ne paraissent finalement pas comme une si grande menace et qu'on se questionne presque sur l'intérêt de cette course au vaccin... Bref, il y a un travail énorme de HBO, mais je leur en veux quand même un peu d'avoir expédié le truc, et je me dis que s'ils avaient pris un peu plus de temps, ça aurait tellement pu être un chef d'œuvre... Pour moi, c’est une histoire de budget, vu qu'ils ne savaient pas comment ça allait être reçu, mais dans ce cas pourquoi ne pas découper le premier jeu en deux saisons ??? Partager
- L’envol d’une ado en quête de liberté.
Découvrez notre critique détaillée du film BIRD . BIRD ❤️❤️❤️❤️ L’envol d’une ado en quête de liberté. C’est l’histoire de Bailey, 12 ans, qui vit avec son frère et son père, seul à les élever dans un squat du nord du Kent. Fascinée par les oiseaux, elle rêve de s’envoler ailleurs, jusqu’au jour où elle croise la route d’un marginal qui se fait appeler Bird… Dans BIRD, Andrea Arnold dresse un portrait poignant d’une adolescente, mais surtout de cette jeunesse livrée à elle-même dans les quartiers populaires du sud de l’Angleterre. Avec un réalisme bluffant, elle capte la pauvreté et la misère qui gangrènent ces banlieues, où les rêves semblent s’éteindre avant d’éclore. Dans la lignée du cinéma de Ken Loach, on est face à un cinéma social qui adopte un regard brut et sans concession sur l’âpreté de la vie quotidienne. Caméra à l’épaule, elle filme ses personnages au plus près, nous plongeant au cœur de cette précarité brutale, mais aussi dans la beauté des instants de solidarité et des éclats de rêve. Au cœur du récit, on assiste à un véritable parcours initiatique. Bailey, entre enfance et âge adulte, cherche sa voie dans un monde qui ne lui offre aucune échappatoire. Bien que ce synopsis puisse sembler familier, ce qui fait toute la force du film, c’est la manière dont Andrea Arnold le transcende grâce à des personnages d’une puissance et d’un magnétisme rare. Bailey est interprétée par une impressionnante Nykiya Adams, dont la maturité et la sensibilité donnent une profondeur inoubliable au personnage. Son personnage devient le symbole de cette jeunesse à la dérive qui cherche sa voie. À ses côtés, Barry Keoghan est bluffant dans le rôle du père maladroit, hanté par ses propres échecs. Il parvient à mêler narcissisme irritant et une tendresse insoupçonnée. Enfin, Franz Rogowski est fascinant dans le rôle énigmatique de Bird. Son magnétisme naturel et sa gestuelle subtile confèrent au personnage un charisme rare. Ce trio porte le film avec une intensité saisissante, ancrant leurs personnages dans nos mémoires bien après le générique final. Mais c’est surtout la relation entre Bailey et Bird qui donne au film toute sa dimension. Une relation sublime, faite de complicité, d’apprivoisement et d’entraide, où chacun trouve en l’autre un écho à ses propres blessures. L’oiseau, omniprésent, devient une métaphore centrale : celle d’un désir de liberté viscéral, jusqu’au prénom de ce compagnon marginal qui montre à Bailey une autre voie. La réalisatrice nous fait constamment basculer entre le désespoir et l’espoir, pour en faire ressortir une ode à la liberté. Malgré la noirceur du récit et son ambiance pesante, le film est baigné d’une musique et d’une poésie qui en font une œuvre feel good, offrant des moments oniriques et profondément sensibles. BIRD est une fable moderne, aussi surprenante que touchante. Une expérience émotionnelle inoubliable, et sans aucun doute mon premier coup de cœur de l’année. Partager
- Critique de LE PROCÈS GOLDMAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LE PROCÈS GOLDMAN . LE PROCÈS GOLDMAN ❤️❤️❤️💛 Ce film raconte une histoire qui défraya la chronique dans les années 70 : le deuxième procès de Pierre Goldman, condamné en première instance à perpétuité pour plusieurs braquages à main armée ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes, meurtres dont il clamera son innocence. Même si c'est le frère du célèbre chanteur, je n'avais jamais entendu parler de cette affaire, aussi fascinante et troublante que son protagoniste. Cédric Kahn fait le choix radical de nous raconter cette histoire sans fioritures, en proposant un quasi huit clos dans la salle d'audience. Le procès n'ayant jamais été filmé, il choisit le format 1.33 qui était le standard de l'époque, ce qui à l'avantage de focaliser les images sur les témoignages des personnages. Ça et le fait de l'absence totale de musique, donne au film des airs de documentaires. Une des forces du film est de ne pas être manichéen, en ne prenant jamais parti et se limitant à exposer les faits, sans chercher à développer les personnages, mettant le spectateur dans la peau d'un juré, avec cet inconfort du doute, d'autant plus que la procédure judiciaire multiplie les erreurs qui mettront continuellement le doute sur la culpabilité de ce suspect pourtant exécrable. Il dresse ainsi un portait troublant de l'homme, mais aussi de la justice et de la société de l'époque. Même si il est totalement antipathique, le personnage de l'accusé est fascinant de charisme et faisant de sa figure médiatique une force, en transcendant les foules avec son côté provocateur, allant jusqu'à injurier le système, les témoins et les avocats... Il est d'ailleurs incarné par un impressionnant Arieh Worthalter, dont l'éloquence prête même souvent à rire, réussissant à le rendre bizarrement sympathique et expliquant pourquoi autant de monde s'est ligué derrière le personnage... Mais, son choix de mise en scène, en étant aussi radical, est aussi la limite que j'ai avec le film. Même si les faits sont passionnants, cinématographiquement, ça manque de créativité à mon goût, comparé par exemple à ANATOMIE D'UNE CHUTE ou LES CHOSES HUMAINES qui redoublent d'ingéniosité de mise en scène. Le fait de filmé ça de façon très documentaire est certes immersif, mais pose un problème de rythme à mon sens, et même si on ne s’ennuie pas, j'ai trouvé que ça manquait malheureusement de "cinéma"... Partager
- Une friandise de Noël qui manque de goût…
Découvrez notre critique détaillée du film JOLI JOLI . JOLI JOLI ❤️❤️💛 Une friandise de Noël qui manque de goût… Cette comédie musicale de Diastème témoigne d'un amour sincère pour les classiques du genre, avec des références marquées à des chefs-d'œuvre comme LES PARAPLUIES DE CHERBOURG ou bien CHANTONS SOUS LA PLUIE. Le film se pare d’un côté « bonbon de Noël » grâce à son travail sur les lumières colorées, qui lui confère une fantaisie joyeuse et festive. Il assume pleinement son côté artificiel et kitsch, un choix audacieux qui aurait pu en faire une œuvre idéale pour cette période de fêtes. Les chansons d’Alex Beaupain offrent de jolis moments, avec quelques morceaux mémorables qui résonnent longtemps après le générique. Évidemment, Clara Luciani excelle au chant, même si on aurait aimé la voir interpréter davantage de morceaux. En effet, il s’agit d’un film choral, multipliant les seconds rôles. William Lebghil est impeccable : déjà remarquable dans LA VIE DE MA MÈRE cette année, il est une nouvelle fois extrêmement juste dans son jeu. Mais c’est Laura Felpin qui est la vraie surprise du film. Elle s’impose comme le personnage le plus intéressant et se démarque par son jeu nuancé. Elle mêle habilement humour, émotion et une voix impressionnante. Malgré ces qualités indéniables, je suis malheureusement passé à côté du film. Même si la beauté des chansons et le côté feel-good qui imprègnent le film, l’histoire ne parvient pas à captiver émotionnellement. Son écriture reste assez simpliste, et je n’ai jamais réussi à m’impliquer dans ce tourbillon amoureux. La légèreté du film et le surjeu des personnages apportent un côté caricatural totalement voulu, mais cela dessert la dramaturgie et m’a laissé en dehors de l’histoire. La mise en scène, bien que servie par une magnifique photographie, manque d’imagination et de folie. Même si quelques chorégraphies fonctionnent, l’ensemble reste assez mou. De plus, le film est long : certaines chansons étirent inutilement l’histoire, laissant parfois l’ennui s’installer… En conclusion, même si je retiendrai certainement certaines chansons, le film lui risque de bien vite s’effacer de ma mémoire… Partager
- Illusions sur Instagram
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MAÏWENN, 16 ANS ET DEMI MAÏWENN, 16 ANS ET DEMI ❤️❤️❤️💛 Illusions sur Instagram Maïwenn, une jeune fille de 16 ans et demi, recherche une liberté illusoire sur Instagram. Elle y fait la rencontre d’Olga et tombe vite sous l’emprise de sa « nouvelle meilleure » amie, qui se révèle rapidement toxique. La pièce met en lumière cette double vie que les adolescents mènent sur les réseaux sociaux. Elle s’intéresse ainsi aux risques que peut représenter cette exposition sur internet. La relation complexe entre les deux jeunes filles est travaillée, et le spectateur est entraîné dans une spirale destructrice. Le texte est souvent très pertinent, sans jamais être moralisateur. Le rythme est effréné, ce qui peut perdre une partie des spectateurs, mais c’est pour moi un des atouts de la pièce. Au contraire, cela colle parfaitement avec l’énergie débordante de cette adolescente. Et il faut dire que Louise Savatier impressionne par l’énergie qu’elle déploie sur scène. Dorianne Koyalisse lui donne parfaitement la réplique en incarnant tous les autres rôles. Il y a énormément de mouvements dans la mise en scène, que ce soit dans les décors pour représenter les différents lieux ou bien les membres de la famille. Mais les comédiennes sont aussi constamment en mouvement, intégrant danse et acrobatie, ce qui ajoute une dimension visuelle captivante. Si on ajoute à cela le travail sur les lumières et une place importante pour la musique, il y a une certaine poésie qui se dégage de l’ensemble, et c’est souvent un régal pour les yeux. Il n’y a eu que cinq représentations au Festival, mais espérons que le spectacle reviendra la saison prochaine, car la proposition est vraiment intéressante. Partager
- Critique de PINOCCHIO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film PINOCCHIO . PINOCCHIO ❤️❤️❤️❤️ Voici une nouvelle adaptation du conte PINOCCHIO, la troisième en deux ans... Donc on peut clairement avoir peur d'y jeter un œil, surtout que le dernier remake de Disney était une purge... Sauf que c'est Guillemo Del Toro qui est au commande et une nouvelle fois il démontre son talent. Il s'affranchit totalement de l'imagerie de Disney et son PINOCCHIO est une TRÈS grande réussite. Déjà il revisite entièrement ce classique pour se le réapproprier. Il en change le contexte, et l'histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale, ce qui fait que le film résonne énormément avec L'ÉCHINE DU DIABLE et LE LABYRINTHE DE PAN qui traitaient déjà de la guerre vue par le regard d'un enfant. Ça s’adapte parfaitement au conte initial tout en amenant une toute autre interprétation. Même si le fil rouge est conservé, beaucoup de choses changent dans cette adaptation, lui apportant un côté plus mature, tout en gardant la magie du conte. Ça apporte beaucoup plus de profondeur à l'ensemble, avec des thèmes comme la mort, la dépression, le lien paternel, le deuil, la guerre, la propagande... Mais comme toujours chez Del Toro, malgré le côté sombre de ses œuvres, il y a toujours une poésie qui survole l'ensemble. Mais surtout, le film brille par sa forme, et de ce côté là, c'est un sans faute. C'est un film d'animation en motion capture et visuellement c'est à tomber par terre (et encore une fois ça aurait été un plaisir de découvrir ça sur grand écran...). Ça fourmille de détails, les animations et les décors sont impressionnants. On en oublie que c'est filmé en image par image. Il y a vraiment un travail sur l'ambiance qui colle parfaitement avec l'univers particulier du réalisateur. On y retrouve son obsession pour les monstres et la différence, et ça s'intègre idéalement au propos du film. Ça semble une évidence qu'il ait décidé de s'attaquer à ce remake. Le film est aussi porté par la musique avec plusieurs chansons et là aussi ça fonctionne, en apportant pas mal de légerté. Même si pour le coup, je vous conseille la VO car même si le film est bien doublé, au niveau des chansons ce n'est pas ça (pour moi, un des rares défauts du film). Bref, après son très bon NIGHTMARE ALLEY en début d'année, Del Toro nous offre une sublime fable initiatique qui, même si on semble tout connaître de ce classique, arrive à nous émerveiller autant qu'à nous émouvoir. Une très bonne surprise. Partager
- Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager
- Critique de LE LABYRINTHE DE PAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LE LABYRINTHE DE PAN . LE LABYRINTHE DE PAN ❤️❤️❤️❤️❤️ Voici un film qui a une place prédominante dans ma cinéphilie. C’est un chef d’œuvre d’une originalité folle de Guillermo Del Toro et de son univers si particulier. LE LABYTINTHE DE PAN est le mélange improbable à la fois d’un conte de fée fabuleux, d’un film d’horreur baroque, d’un drame puissant et d’un film de guerre. Del Toro ne privilégie pas un genre au détriment de l’autre, mais marie à merveille leurs codes pour nous livrer une œuvre unique. Comme à son habitude, il est obsédé par les monstres et propose un bestiaire impressionnant sorti tout droit d’un cauchemar. Mais chez lui la plus horrible créature n’est pas celle que l’on croit, mais bel et bien l’être humain, ici incarné par un Sergi Lopez terrifiant dans son rôle de capitaine Franquiste. Il y a un énorme travail de direction artistique afin de nous proposer un univers qui est constamment entre rêve et cauchemar. Il nous propose un film extrêmement dense, à la fois d’une violence crue et d’une grande sensibilité. Et surtout, la grande force de ce film, est que malgré l’horreur qu’elle véhicule, c’est d’une poésie impressionnante et une claque émotionnelle dévastatrice. Jusqu’à un final d’exception qui laissera le spectateur se faire sa propre opinion et le marquera immanquablement, comme sa musique aussi sublime qu’envoutante… Partager
- Critique de THE FATHER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE FATHER . THE FATHER ❤️❤️❤️❤️💛 Décidément, le cinéma n’aura pas mis longtemps pour me faire de nouveau vibrer. Car, THE FATHER a clairement été une ÉNORME baffe aussi bien émotionnelle que cinématographique. La prouesse est d’autant plus forte que Florian Zeller réalise ici son premier film, adapté d’une de ses pièces de théâtre. Émotionnelle, car il aborde un sujet tabou mais qui parlera au plus grand nombre : La fin de vie et la place que notre société laisse à ses aînés. Le film traite ça de façon très juste, sans jugement et forcément ça fait réfléchir. On y suit un homme de 80 ans, interprété par un Anthony Hopkins bluffant, dont la réalité se brise littéralement sous nos yeux et que sa fille essaie d’accompagner de son mieux. Mais avant tout, le film parlera d’une terrible maladie, Alzheimer, sans que le nom ne soit jamais prononcé. Et il le fait avec justesse et dignité, sans jamais être lourd dans ses propos et pourtant avec une redoutable efficacité. Car, la plus grande idée du film, est de faire vivre son histoire via le regard de son protagoniste et non de son entourage. Le film offre un scénario vraiment ingénieux qui est fait de telle sorte, qu’en tant que spectateur, on se sente perdu dans un labyrinthe psychologique. Grace à son écriture, Zeller nous fait vivre la situation plutôt que de nous la montrer. On est plongé dans la tête du héros et on finit par perdre pied avec lui, arrivant même parfois, nous aussi, à douter de ce qui se passe devant nos yeux. Au début, c’est assez troublant, mais finalement terriblement efficace. La mise en scène ingénieuse vient enfoncer le clou, avec un énorme travail sur les décors et les cadres, dont je ne peux parler sans trop en dévoiler. Zeller, malgré le huit clos, évite le cliché du théâtre filmé en utilisant le montage qui est au cœur de la construction de son œuvre. Le film empruntera souvent les codes du thriller paranoïaque intensifiant le sentiment de malaise ressenti par le spectateur. Clairement, pour un premier film, ça laisse admiratif. L’interprétation d’Anthony Hopkins est fabuleuse et prouve une nouvelle fois qu’il est un des plus grands acteurs que le 7e art ait connu. Le fait qu’on ait grandit avec lui, au fil de sa carrière, et que son personnage porte le même prénom qui lui, donne même un côté film testamentaire, le rendant encore plus touchant. Mais quelle palette d’émotion ! Souvent tendre et drôle, parfois exécrable, fragile et vulnérable la plupart du temps, il livre une prestation exemplaire jusqu’à un final qui laisse sans voix… Olivia Colman n’est pas en reste. Avec un jeu tout en retenue, elle est bouleversante dans son rôle de fille aimante, mais impuissante, qui voit sombrer son père dans une démence sénile. Plus qu’un film, c’est une expérience cinématographique que nous livre Zeller, qui grâce à un casting de haut vol vient toucher le spectateur de plein fouet. Partager
- Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur…
Découvrez notre critique détaillée du film VICE VERSA 2 . VICE VERSA 2 ❤️❤️❤️ Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur… Bon, à l’annonce du projet, j’avais un peu peur, car après COCO (chef d’œuvre absolu), VICE VERSA est certainement mon Pixar préféré (et le studio a produit une palanquée de films que je considère comme de véritables pépites…). Alors visuellement, il n’y a rien à redire, c’est somptueux. Que ce soient les textures, les animations ou les détails, c’est du grand art. Et même si la surprise de l’univers n’est plus là, on en prend plein les yeux. Puis le film est toujours aussi dynamique et enchaine les blagues à chaque plan. Bref on ne s’ennuie pas, et il y a même de brillantes idées, comme la scène du coffre-fort. Alors, oui la grande idée du film, teasée à la fin du premier opus, est de faire entrer notre héroïne dans la puberté, et dans un premier temps, c’est efficace et très prometteur, mais le soufflet retombe très vite… Pour moi, il y a un véritable souci d’écriture, surtout venant d’un studio dont la grande force a souvent été la subtilité de ses scénarios. D’autant plus que dans les grandes lignes, ça reprend un peu le principe du film précédent… Déjà, au niveau des enjeux, on est loiiiiiiiiiiiin du premier épisode, l'histoire se limitant ici à un week-end de stage de hockey où Riley va espérer marquer des buts pour impressionner la coach (le pire c’est que j’exagère à peine…). Même si ça reste un film destiné avant tout aux enfants, le studio nous a habitué a tellement plus de profondeur, et l’adolescence aurait pu être un terrain de jeu assez dingue… Le film aborde pourtant de nouvelles thématiques, comme l’estime de soi et le fait d’accepter se défauts, mais le traitement reste assez superficiel à mon sens... Et pour ce qui concerne la gestion des émotions, ce n’est pas mieux. Même s’il y en a de nouvelles qui rentrent dans l’aventure, elles sont tellement mal exploitées… Bon, il y a quand même Anxiété qui vole presque la vedette en étant un antagoniste qui cherche à faire le bien, mais les autres se limitent quasiment à de la figuration. Et le film va finalement se consacrer principalement à notre bande des débuts, sans y apporter de réelles évolutions. De même , il y a beaucoup moins de connexions entre le monde extérieur et ce qui se passe dans le cerveau de l'adolescente, mis à part dans son final plutôt efficace, qui est certes un peu facile, mais vient chercher la petite larme… Encore une fois, même si la déception est clairement là, ça reste assez rythmé pour qu’on ne s’ennuie pas, mais je trouve que Pixar a joué la carte de la facilité… Partager














