top of page

515 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Critique LES POUPÉES PERSANES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES POUPÉES PERSANES LES POUPÉES PERSANES ❤️❤️❤️❤️❤️ Je vais aller direct au fait, voici MA pépite du OFF 2021, encore plus, un des meilleurs spectacles que j'ai pu voir depuis onze ans de festival. Après "La main de Leila" de (et avec) Aïda Azgharzadeh, que j'avais adoré en 2016, j'attendais énormément de cette deuxième pièce. Mais même si mes attentes étaient énormes, elles ont été dépassé à un point que je n'aurais jamais imaginé... "Il était une fois...", tels sont les premiers mots de ce spectacle qui va nous raconter une fable Iranienne, une grande histoire d'amour, une épopée magistrale dont on ne sortira pas indemne. La pièce se déroule sur deux lignes temporelles. D'un côté, deux sœurs ne sont pas très enthousiastes de partir en famille passer les fêtes de fin d'année et le passage à l'an 2000 à Avoriaz, période où les tempêtes ravageront la France. De l'autre, entre 1970 et 1980, nous allons suivre quatre étudiants, vivant à Téhéran, de la chute du Shah à la prise de pouvoir du régime Islamiste. L'histoire basculera continuellement entre ses deux époques. L'écriture est exemplaire, toujours juste dans ses propos, aussi bien quand elle parle des rêves de liberté de cette jeunesse Iranienne sacrifiée que dans les liens familiaux des personnages. On est suspendu aux lèvres des acteurs (chacun interprétant différents rôles). Les acteurs se donnent à 200%, à peine voit-on un personnage quitter la scène, qu'il revient, quelques secondes plus tard dans la peau d'un autre personnage. La pièce passera continuellement de la tragédie déchirante, à la comédie hilarante, aux scènes de tension oppressante et proposera même parfois des moments onirique rares. Ce sont des vrais montagnes russes d'émotions. A peine le temps de se rendre compte qu'on pleure, qu'on se retrouve à rire aux éclats. Mais si la pièce est aussi vivante et dynamique, c'est aussi grâce à une mise en scène folle de Régis Vallée et une gestion des décors hallucinante. Chaque élément du décor, se déplace, se transforme, s'emboîte afin de multiplier les lieux. C'est bourré d'inventivité, et on est souvent bluffé par ces transformations. Ces changements de décors, sont extrêmement rapides et donne l'impression d'être au cinéma, tellement les lieux et les époques s'enchaînent avec fluidité. L'utilisation ingénieuse d'un écran permet au spectateur de suivre la chronologie des évènements et résumant certains faits historiques. J'en suis sorti avec un curieux mélange de sentiments, heureux, le sourire au lèvres, les poils dressés, les larmes aux yeux, des nœuds plein le bide... Il m'aura fallu une bonne heure après le spectacle pour que toute cette pression retombe. Un spectacle complètement fou, que ce soit son histoire extrêmement bien écrite, ces acteurs exemplaires ou cette mise en scène dingue. Ce genre de spectacle inoubliable qui restera à jamais gravé au fond de moi. Partager

  • Un spectacle qui interroge notre regard sur l’école

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle KEVIN KEVIN ❤️❤️❤️💛 Un spectacle qui interroge notre regard sur l’école Théâtre des Halles - 16h15 KEVIN est une conférence-spectacle d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, dans laquelle le duo s’appuie sur des travaux de sociologie pour analyser l’échec scolaire. Le spectacle suit le parcours d’un certain Kevin, figure emblématique représentant l’ensemble des élèves en difficulté. On ressent le sérieux du travail de documentation effectué en amont, qui a permis d’aboutir à une analyse percutante de l’état du système scolaire, où les chances de réussite sont loin d’être égales pour tous. Un grand écran occupe une place centrale dans la mise en scène, devenant un véritable outil pédagogique. Il affiche graphiques, schémas, courbes et statistiques venant étayer les propos des deux intervenants, auxquels ils ajoutent leurs anecdotes personnelles d’anciens enseignants. Cet écran renforce également l’aspect didactique et interactif du spectacle. À plusieurs reprises, des questions sont posées au public, apportant une dimension ludique bienvenue. Ces séquences, parfois construites comme de véritables jeux, révèlent des résultats sans appel qui frappent les esprits. Les comédiens adoptent un ton humoristique, souvent décalé voire cynique, tout en maintenant une grande cohérence dans leur propos. Jamais moralisateurs, ils ne cherchent pas à imposer des réponses, mais à exposer des faits qui incitent à la réflexion sur l’égalité des chances et les incohérences du système éducatif. KEVIN est un spectacle engagé, solidement documenté et brillamment construit. Il instruit, interroge, dérange. S’il soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses, il provoque la discussion et c’est sans doute là l’essentiel. Partager

  • Critique de GREEN BOOK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film GREEN BOOK . GREEN BOOK ❤️❤️❤️❤️ Après une année 2018 en demi-teinte, 2019 n'aura pas attendu longtemps pour nous proposer un premier TRES grand film Green Book : un road movie aussi drôle que touchant sur fond de racisme dans une de ses formes la plus gerbante : la ségrégation... Ce film est une ode à la tolérance superbement interprété par le duo d'acteur (mention spéciale à Viggo Mortensen qui est juste fabuleux) C'est superbement écrit, les dialogues sont savoureux, profondément humain Mais là où le film m'a prit par surprise, c'est par son humour fin qui fait souvent mouche Putain, mais qu'est ce que j'ai rit!!! Partager

  • Critique de MORSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film MORSE . MORSE ❤️❤️❤️❤️ Oskar est un enfant marginal et martyrisé par ses camarades de classes. Il va rencontrer Eli, une adolescente mystérieuse avec laquelle il va se lier d’amitié. Le film revisite un des genres les plus populaire du cinéma d’horreur : le film de vampire (ce n’est pas un spoil, car très vite amené dans le récit). Mais il le ramène à hauteur d’enfant lui donnant une toute autre dimension et surtout une sensibilité inouïe. Le film est aux antipodes de ce à quoi nous habitue le cinéma fantastique. Clairement, si vous vous attendez à un BLADE ou un TWILIGHT, ou même à un film d’horreur, passez votre chemin, vous allez détester. La mise en scène est ici lente, froide et anti-spectaculaire. Les rares scènes violentes sont brutes, sans artifice et filmées avec un certain détachement. C’est une histoire sombre, mais il y a une grande sobriété qui amène une poésie et une tendresse infinie au récit. Le genre ici, n’est finalement qu’un prétexte pour aborder des thèmes beaucoup plus profonds, comme la solitude, le regard des autres, le harcèlement, mais c’est surtout une sublime histoire d’amour. Et si le récit est aussi puissant, c’est clairement grâce à l’alchimie naturelle qui se dégage de ses deux gamins qui apprennent à se découvrir. Un film d’une grande originalité, à la fois poétique et terrifiant, malaisant et bouleversant… Partager

  • Quand le cinéma s'invite au théâtre

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE SECRET DES OMBRES LE SECRET DES OMBRES ❤️❤️❤️❤️ Quand le cinéma s'invite au théâtre Théâtre du Roi René - 10h00 À la mort de son père, Christian découvre une photo de ce dernier pendant la seconde guerre mondiale, une période dont celui-ci ne lui avait jamais parlé. Il va s'en suivre une quête lors de laquelle il déterrera les secrets du passé... Ce qui marque dans ce spectacle, c'est avant tout son côté cinématographique. Les scènes très courtes vont s'enchaîner avec des aller-retours dans le passé, mais aussi une multitude de lieux et de personnages. Mais malgré le rythme fou, le spectateur n'est jamais perdu. Au contraire, il savoure ce puzzle qui s'assemble petit à petit sous ses yeux. La petite histoire se mêlera à la grande sur fond d'espionnage et de résistance. Il y a un vrai côté polar où passé et présent se répondent souvent de manière très fluide, tout en dévoilant progressivement l'intrigue et ses secrets. Et quoi de mieux pour garder un secret qu'une boîte ? C'est là que le génie de la scénographie rentre en jeu. Des boîtes justement inondent la scène et, avec un judicieux jeu d'assemblage, les différents lieux prendront vie sous les yeux des spectateurs. Mais surtout, chacune renferme un trésor qui apportera un indice sur l'intrigue ou se transformera pour faire évoluer le décor. Et si on ajoute les musiques, les jeux de lumières et le dynamisme de la troupe, le cerveau du spectateur fait le reste et il est transporté dans l'histoire... Avec ce genre de pièce, l'expression "spectacle vivant" prend tout son sens et donne l'étrange sensation d'avoir assisté à une séance de cinéma... Partager

  • Le blockbuster qui tombe à pic !!!

    Découvrez notre critique détaillée du film THE FALL GUY . THE FALL GUY ❤️❤️❤️💛 Le blockbuster qui tombe à pic !!! Un des rares souvenirs que j’ai de la série L’HOMME QUI TOMBE À PIC est la chanson de son générique. Et je ne suis pas un grand fan de la filmographie de David Leitch. Même si j’avais trouvé son BULLET TRAIN vraiment divertissant, le reste de ses films ont été aussi vite vus qu’oubliés… Bref, je n’étais pas vraiment "hypé" par le projet, mais le matraquage publicitaire a tout de même réussi à me faire aller y jeter un œil en salle. Et pour le coup, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir devant son dernier film. Une des plus grandes qualités de FALL GUY est d’être un véritable hommage aux cascadeurs, ce métier de l’ombre injustement boudé aux Oscars par une industrie Hollywoodienne qui lui doit pourtant tant. Rien que le générique de fin est en ce sens une petite pépite. Car plus que d’en faire le héros de son histoire, les cascadeurs sont continuellement mis en avant, que ce soit par les dialogues, le tournage du film dans le film, ou le côté méta très présent. Un côté méta qui offre surement les moments les plus drôles de cette comédie d’action tout droit sortie des années 80-90 (appuyée par une BO qui emporte tout sur son passage). L’action et les cascades sont donc évidement au centre de ce grand divertissement, et il est même très généreux en la matière, mais l’humour et le second degré apporte aussi énormément de fun. Alors oui, le scénario cumule les facilités et les incohérences, certains personnages sont caricaturaux à l’extrême, mais le film l’assume totalement, en joue même énormément et quand il le fait, il devient même vraiment jouissif. Le film doit aussi beaucoup à Ryan Gosling, qui prouve une fois de plus à quel point il excelle dans la comédie (il était un des points forts de BARBIE, mais surtout du génialissime NICE GUY). Et son duo avec Emily Blunt fait merveille apportant une vraie touche de comédie romantique, qui fait même qu’on regrette finalement le peu de scènes qu’ils ont en commun. Bref, même si certains gags sont parfois un peu lourds ou que le film en fait parfois des caisses, cette comédie d’action pop-corn décalée et décomplexée a été pour moi un vrai plaisir coupable devant lequel j’ai pris énormément de plaisir. Partager

  • Critique de ROOM – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ROOM . ROOM ❤️❤️❤️❤️ Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu… Cette critique va être courte, car je n’en dirais pas plus sur l’histoire (et je vous déconseille FORTEMENT la moindre bande annonce). J’aurais pourtant tellement de choses à raconter sur ce film, mais je vous souhaite, comme moi à l’époque, de le découvrir vierge de toute information. Sachez juste, que ça sera certainement le film le plus oppressant de ce calendrier de l’avent, mais aussi doté d’une puissance émotionnelle à l’image de l’amour que se portent cette mère et son fils. Le rôle de la mère aura permis au grand public de découvrir Brie Larson qui a décroché un Oscar amplement mérité pour ce rôle. Mais le gamin n’a rien à lui envier, car si leur relation fusionnelle perce l’écran c’est aussi grâce à son impressionnante prestation. Je vous avais prévenu, ça allait être court, mais si vous ne connaissiez pas ce film, préparez-vous à une énorme baffe… Partager

  • Critique THIS IS US – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série THIS IS US THIS IS US ❤️❤️❤️💛 Il y a un an, je découvrais, sur les conseils d'Emilie cette série qui m'a complètement retourné. Ce soir, je viens de démarrer la saison 2 et je commence à vraiment me dire qu'elle est en passe de détrôner un "SIX FEET UNDER" qui est juste pour moi la plus grande oeuvre cinématographique à ce jour. Je ne vais même pas vous parler de quoi ça parle pour éviter de vous spoiler sur l'énorme travail d'écriture. Sachez juste, qu'on rit, on vibre, on pleure, on médite, on tremble... Jamais une série n'a aussi bien porté son nom "This is us" Car on ne peut que se retrouver dans certains de ces personnages et les scènes de vie qu'ils traversent. Pour ma part, évidement Jack me parle particulièrement, entre son vécu et le père auquel j'aurai tellement aimé ressembler... Mais le travail sur les personnages est tellement fou, aucun n'est parfait et c'est surement ce qu'il fait leur force Sans parler de ce casting 5 étoiles, de la mise en scène, des dialogues ou même de ces choix musicaux envoutants Rarement une série n'a véhiculé autant de valeurs qui me semble fondamentales Dans This is Us, rien n'est noir, rien n'est blanc... C'est juste une putain de leçon de vie Bref, si vous ne connaissez pas FONCEZ Je vais juste finir sur une citation d'un père pour son fils de cet épisode de ce soir : "Je t'aimais. Je t'ai perdu. Et si je peux te donner mon avis, c'est bien mieux que de n'avoir jamais aimé du tout... Mais il vaut mieux avoir aimé et perdre son amour, c'est certain, mais essai de ne pas le perdre du tout..." Partager

  • Critique ALIOSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ALIOSE ALIOSE ❤️❤️❤️❤️❤️ Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis amoureux de ce groupe Suisse. Huit ans qu’ils m’entendent parler d’eux et en faire la promo à chaque nouveau clip. Je désespérais un peu de les voir en concert, sauf que la magie du OFF fait qu’hier soir, ils sont venus jouer dans mon salon… Parce que c’était un peu ça. Ils ont délaissé pour quelques jours les grandes salles pour nous offrir ce qui avait des airs de concert privé dans une salle minuscule. Aucun artifice, pas de micro, pas de musiciens, juste eux, une guitare et nous. Un court moment de bonheur, un instant privilégié, une parenthèse enchantée… Aliose, C’est un duo qui semble en osmose sur scène. C’est un univers musical bourré de tendresse et de poésie. C’est une écriture sensible et délicate, pleine de mélancolie. C’est la rencontre de deux voix dont la douceur et la sensualité vous attrapent. C’est une proximité frappante avec son public. C’est un de mes plus gros coup de cœur musical de ces dernières années. Ils ne sont là que jusqu’au 15 juillet, donc si vous voulez découvrir leur univers, ne tardez pas… Partager

  • Critique de GODZILLA MINUS ONE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film GODZILLA MINUS ONE . GODZILLA MINUS ONE ❤️❤️❤️💛 Le film n’avait eu le droit qu’à une sortie de deux jours en décembre dernier (stratégie curieuse), mais devant le succès critique et public, il revient donc pour deux semaines dans nos salles, et clairement l’expérience vaut le détour. On y suit soldat kamikaze qui n’a pas voulu se sacrifier pour son pays et portera sur lui la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il recueillera une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier, un gros lézard vert qui tire des lasers vient foutre le bordel… Car même si le mythique monstre est bien au cœur du récit, le grand atout du film est de constamment ramener le récit à échelle humaine. Il fait le choix judicieux de placer son histoire à la fin de la guerre, avec les traumas d’un peuple suite à la destruction nucléaire. Le film prend ainsi un vrai aspect dramatique, avec ses personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir oubliés… Après, on pourra regretter malgré tout que les arcs narratifs sont tracés dès le début, et que le film manque peut-être de surprise de ce côté-là. Mais, si on accepte le surjeu inhérent au cinéma japonais, le film offre même quelques jolis moments d’émotion. Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c’est qu’avec son budget dérisoire de 15 millions d’euros, le film ridiculise pas mal de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous parfaits, mais avec un si faible budget, le rendu proposé est impressionnant. Et ce en grande partie grâce à une mise en scène qui n’oublie jamais que dans un film de monstre, ce qui prime avant tout, c’est le rapport d’échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le fait de les filmer en grande partie à hauteur d’homme décuple la puissance des scènes. Il utilisera aussi quelques plans séquences alternant les contre-plongées et les plan larges démontrant tout le pouvoir de destruction du monstre. Le film joue continuellement avec les codes du film de guerre, de catastrophe ou bien horrifique, et plus étonnant, on retrouve des références aux DENTS DE LA MER, avec partie de pêche d’une tension extrême… Le tout aidé par une bande son des plus efficaces qui offre au spectateur le grand spectacle qu’il est venu chercher. Partager

  • Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil…

    Découvrez notre critique détaillée du film A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY . A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY ❤️❤️ Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… Il y avait pourtant tout pour séduire : une idée originale, celle de deux âmes perdues traversant des portes pour revivre les souvenirs de leurs passés, et peut-être, se redécouvrir. Porté par une photographie soignée et une promesse de romance poétique, A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY avait tout pour séduire. Malheureusement, la magie n’opère jamais. Le film enchaîne de jolis tableaux et tente de mêler les genres, allant du mélo au fantastique, en passant par la comédie musicale. Mais derrière cette ambition esthétique se cache une œuvre trop artificielle, où l’émotion peine à se frayer un chemin. Le récit devient une succession de scènes censées exposer les traumatismes des protagonistes et expliquer leur incapacité à aimer, sans réelle progression ni profondeur. Le récit, désordonné, peine à développer ses personnages dont le cheminement émotionnel semble forcé, trop calculé pour émouvoir. Malgré le charisme indéniable de Margot Robbie et Colin Farrell, l’alchimie ne prend pas et on ne croit jamais en leur amour. Leurs échanges, alourdis par des dialogues trop écrits et d’une mièvrerie maladroite, peinent à convaincre. Tout est trop appuyé, comme cette musique, omniprésente, qui cherche désespérément à tirer des larmes… mais ne fait que bercer l’ennui. Le film, qui voulait être un voyage poétique et réconfortant, mais on est loin du merveilleux ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . Il s’enlise finalement dans une guimauve sentimentale, où la beauté formelle ne suffit pas à masquer le vide émotionnel. Partager

  • Un hommage aussi vibrant que nécessaire

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES ROCHAMBELLES LES ROCHAMBELLES ❤️❤️❤️💛 Un hommage aussi vibrant que nécessaire Théâtre des Beliers - 10h00 LES ROCHAMBELLES, c’est l’histoire méconnue de ces trente femmes qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, formèrent la toute première unité ambulancière militaire féminine. Ce récit interroge sur la place des femmes en temps de guerre, mais surtout leur invisibilité dans les récits officiels. Ce spectacle leur rend un hommage puissant, en mettant en lumière leur courage et leur engagement. Accompagnées de deux hommes, les quatre comédiennes incarnent à elles seules tout un régiment, dans une énergie de groupe saisissante. Si le ton se teinte parfois d’humour et de tendresse, il reste résolument grave et engagé. On s’attache vite à ces femmes qui se dévoilent à nous, entre doutes, audace et désir d’appartenir à la grande Histoire. La mise en scène, soignée et immersive. Sur scène, une imposante structure métallique trône au centre. Mobile, évolutive, presque vivante, elle devient à la fois ambulance, baraquement ou champ de bataille. Dans un rythme fluide et dynamique, les comédiennes investissent chaque recoin de cet espace vertical. Elles exploitent toute sa hauteur, la manipulent et la transforme au gré des tableaux. Les jeux de lumière, le travail sonore et une bande-son électro confèrent à l’ensemble une dimension quasi cinématographique. Certaines scènes marquent durablement par leur esthétique et leur puissance visuelle. Sans jamais sombrer dans la leçon d’histoire ou le documentaire figé, LES ROCHAMBELLES touche par sa sincérité et rend un hommage vibrant à ces héroïnes oubliées, par la force de l’expérience théâtrale. Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page