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  • Critique I KNOW THIS MUCH IS TRUE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série I KNOW THIS MUCH IS TRUE I KNOW THIS MUCH IS TRUE ❤️❤️❤️❤️ Si vous cherchez une série légère qui va vous changer les idées et vous faire rire, passez votre chemin. I KNOW THIS IS TRUE est clairement une œuvre sombre et glauque et vous ne sortirez pas indemne. Mais si vous êtes prêt à tenter l’expérience, vous allez avoir affaire à une TRES grande série qui vous marquera comme seule HBO sait le faire. Et Derek Cianfrance (à qui l’on doit les très bon, et déjà pas joyeux, « Blue Valentine » et « The place beyond the pines ») annonce d’entrée la couleur avec une scène d’ouverture fracassante. La série va nous faire suivre la vie de deux frères jumeaux Dominick et Thomas. Le premier, vouant sa vie à prendre soin de son frangin schizophrène. Elle nous replongera régulièrement dans leur passé, nous faisant entrer dans un drame familial terrible, qui aidera à comprendre les enjeux, les évènements et surtout leurs conséquences. Leur vie va n’être qu’une succession de drames et de tragédies qui vont s’enchainer au fil des épisodes. Il sera beaucoup question de ces blessures du passé, comment elles vont guider la vie de nos héros et surtout comment réussir à vivre avec… Car si la place de la maladie de Thomas aura une place prépondérante dans le récit, il sera au final énormément question de la rédemption de son frère Dominick. Le show est clairement oppressant et parfois même insoutenable, et il n’est pas simple de rester devant son écran… C’est là que rentre en jeu le plus gros atout de la série : Mark Ruffalo. Il est juste exceptionnel dans son interprétation des jumeaux. Au point qu’en tant que spectateur, on finit par oublier qu’on a affaire à un unique acteur, tellement les deux personnages sont différents. Que se soit dans le jeu diamétralement opposé des deux personnages, mais aussi physiquement (à noter la transformation physique de Ruffalo, qui a interrompu le tournage pour prendre du poids afin d’interpréter le personnage de Thomas). C’est d’autant plus flagrant dans les scènes entre les deux frangins d’une extrême justesse et jouant sur le lien ambigu qu’il y a entre eux. Au final, il porte à lui seul la série et pousse le spectateur à s’accrocher et à en savoir plus. La série ne va jamais dans le larmoyant, et elle n’en a pas besoin tellement chaque sujet tragique sera abordé avec une intelligence rare. Sans avoir vécu une vie aussi terrible, enfin je l’espère pour vous, on finira surement par se retrouver dans un ou plusieurs drames, rendant leurs traitement encore plus cohérant, et aidant à comprendre les réactions des personnages. La mise en scène aide à apporter une ambiance pesante à l’œuvre, avec sa photographie froide, son rythme lent, ses gros plans sur les visages de ses protagonistes. Elle offre un côté naturaliste à l’ensemble rendant les propos encore plus percutant. Par contre le rythme lent, même si il apporte beaucoup à l’ambiance générale, amène quelques longueurs au récit (d’autant plus que les épisodes sont long, certains durant une heure ou plus). Mais malgré ce détail, et même si certains spectateurs lâcheront l’affaire à cause de la noirceur de l’ensemble, on a affaire à une grande œuvre marquante qui méritent vraiment qu’on s’y attarde. Partager

  • Critique EUPHORIA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série EUPHORIA EUPHORIA ❤️❤️❤️❤️💛 Alors là, ce n’était pas gagné, parce que les séries teen, c’est devenu un genre surexploité (et que je n’affectionne pas vraiment) ou tout semble avoir été dit. Et sur le papier, c’est un peu ça : tu as le droit au quaterback populaire, à la cheerleader, au fils de riche, au bal de promo, au dealer, au gay… Mais c’est sans compter sur HBO qui pour sa première tentative dans le genre signe un coup de maitre en envoyant valser les codes et le politiquement correct (la série peut même se montrer très crue). Dès les premières images, nous montrant un accouchement vu de l’intérieur, on comprend vite qu’on va assister à quelque chose de différent, avec ce personnage principal, Rue, qui va nous raconter l’histoire à travers ses yeux de camée sortant de désintox (nous laissant ainsi douter sur les faits qu’elle nous raconte). Ses monologues sont d’ailleurs souvent poignant et extèmement bien écris. Au final, même si les personnages semblent stéréotypés au premier abord, la série va prendre le temps de gratter la surface, pour au final leur apporter pas mal de profondeur. Chaque épisode se focalisant sur un personnage en particulier, nous relatant, via le regard de Rue, son enfance afin de nous faire comprendre les causes de ses troubles actuels, en arrivant à rendre attachant les plus détestables d’entre eux. Car oui, Euphoria dresse un portrait très sombre de la jeunesse avec leurs addictions, que ce soit la drogue, le sexe, les réseaux sociaux, la violence, la pornographie… le tout porter par un casting de jeunes artistes plein de promesses. On notera d’ailleurs une chose assez rare : HBO offre un des premiers rôles à une actrice transsexuelle. Et quel rôle, et quelle actrice !!! Hunter Schafer est envoutante dans son personnage aussi extravagant qu’attachant. Mais celle qui perce l’écran, c’est Zendaya, qui arrive à casser son image Disney et verra certainement sa carrière décoller avec ce rôle (je vois mal l’Emmy Award lui échapper). Et pour avoir vu la série deux fois en une semaine (VF puis VO), je note au passage la grande performance de doublage de Victoria Grosbois, car une grande partie de l’intensité de la série repose sur les monologues OFF nous relatant l’histoire, et Waouh !!! Quelle classe !!! Mais ce qui bluffe le plus, c’est la mise en scène souvent ingénieuse et on a le droit à des plans magnifiques sublimés par des lumières très saturées et une BO d’enfer. Ca nous offre parfois des scènes surréalistes (voir même jubilatoire). Jusqu’à une scène finale HA-LU-CI-NANTE à te décoller la mâchoire !!! Bref, même si la série chorale est TRES sombre et parfois choquante, on tombe sous le charme de ses personnages, de son ambiance et de son côté humain et des émotions qu’elle nous fait vivre. Un vrai coup de cœur de cet été qui sort incontestablement du lot. Partager

  • Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle THE LOOP Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire… THE LOOP ❤️❤️❤️❤️💛 Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire… On va faire simple : je n’ai pas souvenir d’avoir déjà autant ri dans une salle de théâtre. La première partie de la pièce fonctionne bien, avec un sens du rythme et des punchlines qui s’enchaînent. Le côté décalé s’installe déjà, rappelant les heures de gloire des Nuls, mais la pièce décolle clairement à partir du fameux « LOOP », l’entraînant vers les sommets du rire. À partir de là, cette comédie à l’humour barré entre dans une autre dimension et ne laisse aucun répit aux spectateurs, les entraînant dans une boucle de rire impitoyable. Il y a un rythme effréné, sans aucun temps mort. On rit aux larmes et tellement souvent qu’on a parfois du mal à reprendre notre respiration. On frôle le génie comique : chaque réplique, chaque situation pousse les curseurs un peu plus loin. C’est bourré d’idées, que ce soit dans le texte ou la mise en scène, et surtout, c’est extrêmement bien maîtrisé. Parfois, on sent des situations arriver, mais à chaque fois, elles poussent les curseurs comiques encore plus loin. Bien souvent, au-delà d’une réplique, c’est un détail lié au décor, un accessoire ou à un comédien en arrière-plan, qui focalise nos rires. Les quatre comédiens se donnent à fond et c’est réellement jubilatoire. Mais clairement, on retiendra particulièrement Juliette Damy, dont le personnage monte en puissance au fil des actes pour finir par exploser, chacun de ses gestes provoquant un éclat de rire chez le spectateur. Bref, THE LOOP, c’est une comédie complètement folle et déjantée qui m’a fait mourir de rire, et qui, inévitablement, connaîtra un succès plus que mérité. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS ❤️❤️❤️❤️ Comme l'annonce l'affiche, vous allez assister à un spectacle complètement déjanté. Une troupe de cirque va nous jouer Britannicus, le classique de Racine, en proposant une version radicale, qui demandera de faire preuve d'énormement de second degré, mais si vous rentrez dans leur univers, c’est clairement jouissif. Tout transpire l’extravagance. On est impressionnés par les costumes magnifiques colorés et clinquants qui annoncent le ton. Ça va à deux cent à l'heure, avec un rythme survolté, sans temps morts. Les scènes burlesques vont s’enchainer proposant des situations plus loufoques les unes que les autres. D’autant plus que notre Monsieur Loyal aura bien du mal à diriger sa bande de bras cassés, qui amène parfois le show dans une mise en abîme savoureuse. La troupe ne reculera devant rien, ils pousseront tous les curseurs à fond, comme avec ses alexandrins revisités, aux jeux de mots souvent tellement improbables qu’ils en sont risibles. Mais surtout, le spectacle impressionnera par ces morceaux musicaux, avec un esprit très rock et un grotesque totalement assumé. On a souvent l’impression de se retrouver devant un Rocky Horror Picture Show. Du grand divertissement, un spectacle populaire et opéra-rock complètement fou, idéal pour terminer sa soirée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité !

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GROS PATINENT BIEN Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! LES GROS PATINENT BIEN ❤️❤️❤️❤️ Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! Voici une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Alors oui, le titre et l’affiche peuvent faire peur, mais vous auriez tort de ne pas découvrir cette petite pépite d’absurdité… Sur scène, deux comédiens aux faux airs de Laurel et Hardy nous offrent un spectacle comique et décalé, qui n'est pas sans rappeler les Monty Python. On retrouve un Américain assez massif, en costume, qui, sans jamais bouger de son tabouret, nous entraîne dans un voyage surréaliste. Il débitera continuellement un anglais incompréhensible, dans un délicieux "yaourt". Autour de lui, son frêle comparse, en slip et bonnet de bain, constamment en mouvement, redouble d’énergie pour nous faire vivre cette folle histoire. Car, dans cette pièce, l’intrigue ne se développe pas par le texte, mais plutôt par la géniale idée de son concept : le carton. Pendant les 1h30 du show, la mise en scène déborde d’idées, en utilisant le carton comme élément de narration. Que ce soit pour le décor, les personnages, les accessoires, des panneaux de texte ou même les costumes, le carton est utilisé de façon souvent très ingénieuse. Des centaines de morceaux de carton défilent devant les spectateurs pour offrir un chaos monstrueux sur le plateau, mais un chaos parfaitement orchestré et millimétré d’une main de maître. Je ne vais pas m’étendre sur les détails, mais ce spectacle hors norme cumule les surprises et les trouvailles, qui souvent font mouche et provoquent l’hilarité du public. Les comédiens délivrent un véritable feu d’artifice avec une coordination qui force le respect. Alors oui, avec un concept aussi radical, une redondance finit par s’installer, mais là encore, le génie des comédiens réside dans leur capacité à l’intégrer au spectacle pour en tirer quelque chose. À la fin du show, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation complètement folle qui nous a été offerte… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Et si le coma devenait une scène et la morphine un projecteur ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle Mille cent jours Et si le coma devenait une scène et la morphine un projecteur ? Mille cent jours ❤️❤️❤️💛 Et si le coma devenait une scène et la morphine un projecteur ? C’est l’histoire d’Alexandre, un comédien qui, à la suite d’un accident de la route, se retrouve à l’hôpital, sur le point de perdre sa jambe. Entre coma et morphine, il va lutter pour tenter de se relever… Mais MILLE CENT JOURS, c’est surtout l’histoire de Régis Romele, qui incarne le personnage principal et dont Stéphane Titeca s’est très librement inspiré pour écrire ce spectacle. Car plutôt que d’en faire une biographie classique, il a choisi de nous raconter cela à travers le prisme de l’humour et de la poésie. Car, pour apprécier le spectacle, il va falloir accepter son côté décalé (comme cette Batavia un peu bavarde). Et, même si j’ai été dubitatif au départ, ça a finalement fonctionné sur moi. Je dirais même que c’est ce qui fait l’identité de la pièce et lui permet de se démarquer. D’autant plus que ce décalage est totalement justifié par l’état de notre héros : entre ses injections de morphine et ses périodes de coma, les moments hallucinatoires et déjantés s’enchaînent. Cela permet à la mise en scène de fourmiller d’idées, souvent très inspirées, avec un décor sobre où la lumière installe les différentes ambiances. Mais surtout, le personnage principal met en scène sa propre histoire devant nous, sans aucune limite, en cueillant bien souvent le public. Il joue régulièrement avec le 4ᵉmur, ce qui apporte non seulement de l’humour, mais aussi des apartés touchants où il partage son ressenti. Accompagné des deux comédiennes, Laetitia Richard et Agathe Sanchez, notre quatuor peut ainsi se permettre de jouer avec les genres. Le spectacle donc osciller entre la dureté du drame, l’humour barré et des instants d’onirisme. Et même si, dans un premier temps, la tournure de la pièce est déconcertante, elle a fini par m’emporter précisément parce qu’elle casse les codes auxquels on est habitués. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une histoire d’amour… sous emprise...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle NOS HISTOIRES Une histoire d’amour… sous emprise... NOS HISTOIRES ❤️❤️❤️💛 Une histoire d’amour… sous emprise... La pièce commence comme une comédie romantique, où Vicky fait la rencontre de Maxime. La première partie est même très drôle, aidée par ses deux personnages immédiatement attachants, notamment cette québécoise irrésistible avec ses expressions savoureuses. Mais petit à petit, le ton changera en virant vers le drame , car le coeur de la pièce est un sujet, universel, mais souvent tabou : les relations toxiques. Nos deux héros, ayant un point commun : ils vivent sous l'emprise d'un autre (elle, son conjoint et lui, sa mère) En devenant témoins de l'histoire de l'autre, leur relation les mettra ainsi face à un miroir... Les deux comédiens interpréteront leurs personnages, ainsi que le bourreau de l'autre... La texte aborde ce fléau de façon assez subtile, car ici la violence est psychologique, et certains moments sentent le vécu. Et même si j'ai ressenti un petit ventre mou sur le deuxième acte, le final est saisissant et terriblement efficace. Nos histoires, car nous sommes tous, de près ou de loin, concernés... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • La série qui va dissocier votre cerveau.

    Découvrez notre critique détaillée de la série SEVERANCE La série qui va dissocier votre cerveau. SEVERANCE ❤️❤️❤️❤️💛 La série qui va dissocier votre cerveau. Quelle claque !!! Je vous aurai prévenu, vous n’êtes pas prêts… Le pitch ? Impossible d’en parler tellement c’est dingue !!! Sachez juste que c’est une série à qui propose un high concept fou, mais surtout l’exploite à merveille. Et surtout, n’allez pas lire de quoi ça parle et lancez-vous dedans vierge de toute information pour pouvoir savourer au maximum ce petit bijou audiovisuel. Car clairement, à l’image de son générique, ça pue le chef d’œuvre !!! (D’ailleurs, ce générique est tellement bien foutu que je ne l’ai simplement jamais zappé…). Donc, concernant l’histoire, je peux juste vous dire qu’on a affaire à un thriller d’anticipation dystopique à l’écriture admirable. Si vous avez aimé des films comme ETERNAL SUNSHINE OF SPOTLESS, BIENVENUE A GATACA, HER et autre EX-MACHINA, vous allez adorer. C’est inventif, intriguant et d’une profondeur qui laisse sans voix. Au fil des épisodes, ça va vous retourner le cerveau, tout en offrant une critique acerbe sur notre société qui fait froid dans le dos. On est un peu perdu lors des premiers épisodes, on se demande où ça va, mais on se laisse emporter par cette histoire qui va s’avérer de plus en plus fascinante, en nous offrant au fur et à mesure des indices sur son univers, jusqu’à un épisode final HA-LU-CI-NANT faisant l’effet d’un électrochoc !!! La mise en scène froide est extrêmement maitrisée, avec des plans millimétrés et cette obnubilation pour la symétrie qui rendrait jaloux Wes Anderson. Et cette histoire de dingue nous est délivrée par un casting de haut vol, avec entre autre John Turturro, Christopher Walken et autre Patricia Arquette. Ils nous offrent une panoplie de personnages tous aussi attachant que décalés et ayant un réel impact sur le scénario. Car pour enfoncer le clou de cet ovni sorti de nul part, on retrouve Ben Stiller à la production et à la réalisation de certains épisodes et clairement il y apporte son côté déjanté et satirique. Bref, un ENORME coup de cœur !!! Partager

  • Critique JE NE COURS PAS, JE VOLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE NE COURS PAS, JE VOLE JE NE COURS PAS, JE VOLE ❤️❤️❤️❤️💛 Décidément cette journée sera sous le signe de la femme. Ici, on suivra le parcours d'une jeune athlète qui a un rêve en tête : gagner la médaille d'or du 800m aux JO. Je ne vais pas m'étendre sur l'écriture, que je préfère vous laisser découvrir tant elle est pleine de surprises. On va découvrir devant nos yeux une troupe composée de trois femmes et trois hommes qui vont interpreter une vingtaine de personnages. Avec un débordement d'énergie, ils vont tout donner pour nous offrir un grand spectacle. Ça va à 200 à l'heure, c'est dynamique, bourré d'inventivité et d'humour. La mise en scène ingénieuse regorge d'idées visuelles. On en prend vraiment plein les yeux, grâce à des tableaux mêlant musique, danse et gymnastique. On est happé par l'histoire de cette sportive, mais aussi par le lien qui la lie à son petit frère. C'est un feelgood et on en sort reboosté. Après "Est-ce-que j'ai une gueule d'Arlety", que j'avais adoré en 2018, Elodie Menant et Johanna Boyé confirme leur talent et j'ai hâte de pouvoir courir, non voler, pour découvrir leurs futurs créations. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LA GUERRE DE TROIE (EN MOINS DE DEUX!) – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA GUERRE DE TROIE (EN MOINS DE DEUX!) LA GUERRE DE TROIE (EN MOINS DE DEUX!) ❤️❤️❤️ Sept comédiens, accompagnés en live par un pianiste, nous racontent en 1h20 l’histoire de la guerre en Troie. La narration est divisée en 24 épisodes sur un rythme trépidant. Les acteurs mettent toute leur énergie dans un spectacle plein d’humour, souvent burlesque, entrecoupé de quelques chants. Le décor est sobre, une table et quelques chaises, mais la mise en scène est ingénieuse et propose quelques bonnes surprises, comme cette scène du cheval de Troie. Autre point positif le travail sur les costumes. Mais malheureusement, ça fini par s’essouffler sur la longueur, même si dans l’ensemble c’est un spectacle familial efficace et souvent jubilatoire. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique DARK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série DARK DARK ❤️❤️❤️❤️ Bon, en étant confiné, seul dans 55m², forcément le temps est un peu long… voir très looooooooooong… Et vu que niveau cinéma c’est un peu mort, je me suis rabattu sur un rattrapage des séries loupées (et la liste est longue…). Finalement, ça a eu du bon, car j’ai pu découvrir quelques perles. Et comme me l’a fait remarquer mon agent-nièce Déborah, autant en faire profiter les autres (d’autant plus que pendant que j’écris, ça passe le temps…) Donc DARK Série Netflix, 18 épisodes sortis pour le moment et la dernière saison est prévue pour juin 2020 Bref, un truc à qui peut se voir rapidement, et ça tombe bien parce que la série à des chances de vous clouer à votre fauteuil et de vous occuper quelques heures précieuses pendant ce confinement. A noter que c’est une série Allemande… Bon, je vous vois venir… Comme moi, vous avez sûrement été traumatisés plus jeune par Derick, mais je vous le garanti, on en est loin, mais alors TRES loin. Le plus compliqué, avec DARK, sera d’en parler sans spoiler la série. Je vous déconseille d’ailleurs d’aller voir la moindre bande annonce ou autre synopsis, pour éviter de gâcher le plaisir, car la série n’aura de cesse de vous surprendre. Pour faire court, la série démarre sur la disparition d’un enfant dont l’enquête mènera à des similitudes avec des évènements du passé. Ce qui peut sembler être un polar TRES classique à première vue, mais une bonne dose de surnaturel va venir chambouler tout ça. Et là, on pense tout de suite à un « Stranger things BIS ». Sauf que non, on est loin d’un remake, et la série a une vraie identité (ici pas de monstre, ni de côté horrifique, même si dans les deux cas, on semble être face à un hommage à l’œuvre de Stephen King) Ce qui marque le plus, dans DARK, c’est son écriture. Rien ne semble être là par hasard. Plus, on avance dans l’histoire, plus on se rend compte que tout est lié, que tous les évènements sont imbriqués les uns dans les autres, tout aura une raison et une conséquence. Au final, on a affaire à un énorme puzzle qui va vous faire des nœuds dans le cerveau. Parce que oui, DARK n’est pas une série qu’on peut se permettre de regarder, en s’occupant à côté. Par contre, même si la série peut être un peu compliqué à suivre au début (avec le grand nombre de personnages que l’on découvre), au bout de quelques épisodes, tout devient plus clair. Même si on comprend qu’on joue avec nous, et malgré tous ces mystères qu’on nous envoie à la face, on est jamais vraiment perdu. Là, où une série comme LOST a pu se perdre, avec son trop grand nombre de mystères dont ils ne savaient pas quoi faire, DARK a l’intelligence de nous abreuver d’énigmes tout en nous apportant de nombreuses réponses (les plus attentifs devineront surement quelques twists avec une petite fierté) qui amèneront de nouvelles questions. Au final, tu te dis « Putain, ils ont pensé à tout depuis le début ». Je pense d’ailleurs que comme certains films qui jouent avec le spectateur (Fight club, Inception, l’armée des 12 singes et autres Shutter island…) la série prendra même une autre saveur lors d’un deuxième visionnage. Mais la série a bien d’autres atouts dans sa poche, ne serait-ce que sa réalisation qui arrive à imposer une ambiance et un univers, une photo magnifique, une bande sonore oppressante et ses choix de chansons (certains pourront lui reprocher chaque final d’épisode faisant le point sur les différents personnages sur un fond musical : certes facile pour amplifier les émotions, mais d’une grande efficacité). Le casting n’est pas en reste, avec quelques très belles performances qui offrent notamment de très beaux moments d’émotions. Le côté « drama » de la série prend d’ailleurs souvent le pas sur son côté « thriller fantastique ». Alors, oui, la série n’est pas exempte de défauts. Forcément, tous ces événements en "huit clos" qui sont liés les uns aux autres, ça fait peut-être beaucoup niveau crédibilité, mais il faut avouer que c'est assez jouissif. Et puis, tu te demandes, à partir aussi loin, si elle ne va pas se prendre les pieds dans le tapis. Mais même si c’est le cas, ça n’enlèvera rien au plaisir ressenti durant ces quelques heures. Partager

  • La truite de Schubert sous toutes ses formes.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA TRUITE La truite de Schubert sous toutes ses formes. LA TRUITE ❤️❤️❤️💛 La truite de Schubert sous toutes ses formes. On a affaire ici à un spectacle musical d’une grande originalité. Cinq musiciens vont revisiter la célèbre mélodie de Schubert en nous faisant voyager à travers le monde. Ces virtuoses, aux allures de clowns, vont réinterpréter le morceau mythique dans des styles extrêmement variés. On passera du jazz au rock, en passant par la country le tango ou des variations encore plus improbables comme le rap ou les chants berbères. Ils passent d’un registre à l’autre avec une fluidité qui laisse admiratif. Mais ils nous offrent aussi un spectacle à l’humour omniprésent , que ce soit avec des situations souvent grotesques ou bien les interludes en alexandrins bourrées de jeux de mots, souvent savoureux. Ils enchainent les tableaux avec une énergie folle et un travail admirable sur les lumières. C’est un concentré d’inventivité, sans aucun temps morts et avec ce côté loufoque et décalé qui fait un bien fou. Bref, une épopée qui ravira tout amateur de musique. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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