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- Netflix nous offre certainement la meilleure série de 2025
Découvrez notre critique de la série ADOLESCENCE Netflix nous offre certainement la meilleure série de 2025 ADOLESCENCE ❤️❤️❤️❤️💛 Netflix nous offre certainement la meilleure série de 2025 La police anglaise débarque, aux aurores et armes aux poings, dans une maison pour arrêter un individu suspecté de meurtre. Ça pourrait être le début d’un polar judiciaire classique, sauf que le suspect est un adolescent de treize ans. Mais plus que tout, ADOLESCENCE impressionne par sa forme. Jack Thorne et Stephen Graham nous livrent une mini-série anglaise de quatre épisodes d’une heure, réalisés en plans-séquences. Et il s’agit bien de véritables plans-séquences, sans aucun artifice pour masquer une coupe. Un procédé qu’ils avaient déjà utilisé pour plonger les spectateurs dans l’enfer des cuisines dans le fabuleux film THE CHEF. Chaque épisode aura nécessité trois semaines de répétitions et une semaine de tournage avec deux prises par jour. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est bluffant. Chaque épisode est une véritable chorégraphie où la caméra virevolte au milieu des décors, suit les personnages à travers les bâtiments, enchaîne avec des déplacements en véhicule et va jusqu’à l’utilisation impressionnante d’un drone. Même si le défi technique en met plein les yeux, ce n’est pas le seul atout de la série. ADOLESCENCE surprend aussi par son fond : elle choisit de prendre pour criminel un enfant, mais sans en faire le centre du récit, et encore moins la victime. Au fil des épisodes, la série accumule les points de vue, chaque personnage n’apparaissant finalement que dans un ou deux épisodes. Le récit s’attarde ainsi sur l’arrestation, l’enquête, mais aussi l’étude psychologique du suspect et l’impact de l’affaire sur son entourage. Chaque épisode possède ainsi sa propre identité, renouvelant constamment l’impact du plan-séquence sur le spectateur. Le côté polar est rapidement mis en retrait pour laisser place à des thématiques plus profondes, comme le harcèlement, la culture incel ou l’influence des réseaux sociaux. La série pousse aussi à la réflexion sur le fossé qui sépare parents et enfants, que ce soit dans leur rapport au numérique ou dans la question de la responsabilité des parents face aux actes de leurs enfants. Et elle le fait avec brio, sans être manichéenne ni moralisatrice. Et bien sûr, le casting est irréprochable, avec des personnages qui évitent les stéréotypes et dont le jeu renforce l’authenticité du propos. Mais c’est surtout le jeune Owen Cooper qui impressionne : il livre une performance saisissante, à la fois intense et troublante, maîtrisant avec brio toute l’ambivalence de son personnage. Netflix nous offre ici l’une des meilleures séries de son catalogue et prouve une nouvelle fois à quel point les Anglais excellent dans l’art de surprendre les spectateurs. ADOLESCENCE est une véritable claque audiovisuelle qui laisse le spectateur sans voix… Partager
- LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES . LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES ❤️❤️❤️❤️💛 Les Mitchell contre les machines est une nouvelle victime de la crise sanitaire. A l’origine promis à une sortie cinéma, il a fini par être racheté par Netflix. On ne peut que regretter ce choix, car le film avait un énorme potentiel et que surtout une de ses grandes qualités est qu’il est visuellement somptueux. On a affaire à un nouveau dessin animé du studio à l’origine des déjà très bons «Spider-man : New generation» et «La grande aventure Lego». Le père d’une famille dysfonctionnelle décide de faire un road trip à travers les Etats-Unis afin de renouer les liens avec sa fille. Ils vont se retrouver à devoir sauver l’humanité contre des robots, créés par la méchante multinationale, qui ont décidé d’éradiquer la race humaine. Oui, au niveau de l’intrigue, comme de son titre, ça ne vend pas du rêve. C’est du grand classique et on voit dès le début les grandes lignes de l’histoire. Sauf que ce qui est important, ce n’est pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte, et pour le coup le film nous propose de nombreuses surprises. Le film déborde d’inventivité pour nous en mettre plein les yeux. Visuellement c’est complètement fou. L’animation 3D est magnifique avec ses couleurs éclatantes, son rendu cel-shading maitrisé et ses textures ayant un petit côté peinture. Ajoutez à cela l’utilisation d’une multitude d’effets, d’éléments de culture pop, de l’incrustation de dessins 2D et autres audaces graphiques que je vous laisserai découvrir, cela offre au film une réelle identité visuelle très inspirée. Le plus fort est que tous ces effets ne sont pas là que pour impressionner mais collent très bien au récit, car le personnage principal est une ado cinéaste en herbe. Ce qui apporte d’ailleurs plusieurs mises en abîme judicieuses. Bref, visuellement c’est un sans-faute bluffant. La qualité visuelle du film est loin d’être son seul atout. Il propose un rythme effréné, tout en étant original, innovant, fun et déjanté… VRAIMENT déjanté… à l’image de ses personnages plus loufoques les uns que les autres. Ca fourmille tellement d’idées, que certains plans méritent des arrêts sur image pour en apprécier tous les détails. Le film va à une allure folle, que ce soit dans ses scènes d’action (on notera un climax impressionnant) ou ses dialogues. Et puis c’est vraiment drôle. Même si inégal dans son humour, ça fait très souvent mouche et certaines scènes sont hilarantes. Et vu le déferlement de blagues, on lui pardonnera que quelques-unes ne feront rires que les plus jeunes. Et rien que pour sa mascotte, le chien de la famille, offrant un des meilleurs running gag, ça vaut le détour. Niveau émotion, le film n’est pas en reste. Sans atteindre la profondeur et la subtilité d’un Pixar, il va aborder divers sujet, comme notre dépendance à la technologie, la famille, le regard des autres ou l’accomplissement des rêves. Même si les messages sont parfois un peu forcés, d’autres fonctionnent très bien, notamment quand le film utilise la dérision. Et il faut avouer que quand il vient chercher le spectateur, il le touche en plein cœur. On se surprendra au milieu de cette débauche d’action et d’humour à réaliser que nos yeux sont devenus humides. Bref, sur le fond, rien de bien original, mais sur la forme c’est la régalade, original, jouissif et ça réussit amplement son objectif principal : être un GRAND divertissement familial. Partager
- Dans un état critique : podcast cinéma, séries et théâtre
Dans un état critique, le podcast : critiques de films, séries et spectacles, débats et coups de cœur autour de l'actualité culturelle. Saison 3 - Épisode 4 Vous êtes bien dans un état critique, saison 3 épisode 4 ! Au programme de cet épisode aujourd'hui : Les Misérables, Sacrifice, Le Corset, Street Fighter, Clayface, Englouti & la saison de Green Lantern. Sortez les popcorns, qu'on soit dans vos oreilles ou devant vous, on vous emmène au cinoche. Avec moi, les deux seuls types qui restent jusqu'au bout du générique de fin, Christophe du site Critiques d'un passionné, Olivier, le seul homme de France à avoir fait la queue pour Street Fighter avec un rouleau de pièces de dix francs dans la poche. En plus des films dont on va vous parler, Olivier nous fera le point box-office, on remonte à 1976 pour le film vintage avec Calmos, et nos recommandations à voir, à lire, à écouter en fin de podcast ! Un pouce, un commentaire, un abonnement : c'est notre salaire. Retrouvez-nous sur les plateformes suivantes : Youtube Spotify Deezer Apple Podcasts Podcloud.fr Podcastaddict
- Un road trip lumineux et bouleversant.
Découvrez notre critique du film ON IRA . Un road trip lumineux et bouleversant. ON IRA ❤️❤️❤️❤️ Un road trip lumineux et bouleversant. Marie, 80 ans, embarque son fils, sa petite-fille et son aide-soignant dans un road trip vers la Suisse, sous prétexte d’un mystérieux héritage. En réalité, elle prévoit d’y mettre fin à ses jours, sans jamais avoir parlé de son choix à sa famille. Pour son premier film, Enya Baroux ose aborder le délicat sujet du suicide assisté sous le prisme de l’humour. Un pari risqué, mais brillamment relevé : le film trouve un équilibre parfait entre drame et comédie. Évidemment, on pense à LITTLE MISS SUNSHINE . On se retrouve dans road trip solaire de cette famille dysfonctionnelle qui part vers la Suisse, où le van est troqué pour un camping-car. Si ON IRA fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à ses personnages : un quatuor de pieds nickelés terriblement attachants. Hélène Vincent est lumineuse et irradie les comédiens qui l’accompagnent. David Ayala campe un père à la fois immature et touchant, tandis que Juliette Gasquet crève l’écran en ado rebelle. Le trio est complété par Pierre Lottin, qui confirme, après EN FANFARE qu’il est l’un des acteurs du moment : il donne une vraie sensibilité à cet aide-soignant qui devient malgré lui le médiateur de cette famille incapable de communiquer. L’autre point fort du film réside dans ses dialogues d’une justesse remarquable, alternant rires et émotion sans jamais forcer. ON IRA est une comédie douce-amère parfaitement dosée : on rit énormément des situations et des quiproquos, avant de se rendre compte qu’une larme coule le long de notre joue. Et pourtant, malgré la gravité du sujet, le film bouleverse sans jamais tomber dans la facilité du pathos gratuit. Empreint d’une tendresse infinie, le film se concentre sur ses personnages et la sincérité des émotions qu’ils véhiculent. Certes, on pourrait reprocher à ON IRA une mise en scène assez classique, mais on en ressort conquis. Enya Baroux réussit le miracle de nous faire rire de la mort avec un film qui parle avant tout de la vie. Partager
- Le cinéma de science-fiction porté à son sommet.
Découvrez notre critique du film DUNE : DEUXIÈME PARTIE . Le cinéma de science-fiction porté à son sommet. DUNE : DEUXIÈME PARTIE ❤️❤️❤️❤️❤️ Le cinéma de science-fiction porté à son sommet. Rares sont les films qui marquent à tel point le cinéma que leur impact changera littéralement la façon de concevoir des films, et je pense que le diptyque de Villeneuve rentrera clairement dans cette catégorie (ou tout du moins, je l’espère…). Car là, où depuis plusieurs années les blockbusters ont tendance à s’uniformiser en proposant toujours le même concept sans âme servie avec une bouillie numérique, DUNE sort clairement du lot. Ne serait-ce pour ce qui mettra tout le monde d’accord : le côté esthétique du film. C’est tout simplement éblouissant et le film enchaine les plans iconiques comme par magie. Tout d’abord, grâce à une utilisation des FX parfaitement intégrés à l’image. Même si c’est une œuvre de SF, tout semble palpable, crédible… C’est d’un réalisme bluffant et l’on croit à tout ce qui se passe sous nos yeux. Une qualité qu’on pourrait aussi attribuer au travail dingue sur le son. Là où le cinéma SF nous a habitué depuis des décennies à des sons électroniques pour intensifier le côté futuriste, ici le sound design est basé sur des sons réels et familier et ça change tout dans la perception du spectateur… Le tout est sublimé par une photographie grandiose, avec notamment certains contrejours de toutes beauté. D’autant plus que Villeneuve a un sens du rapport d’échelle hallucinant !!! Que ce soient les vaisseaux, les vers géants, ou tout simplement le désert, le film ne cesse de nous rappeler à quel point ses protagonistes ne sont que de simples grains de sable et il propose des plans ahurissants… Et que dire des costumes, des décors, le design des vaisseaux ou bien de la façon de filmer le désert au point d’en faire un personnage à part entière. Il y a un véritable sens du détail et visuellement... visuellement.. Le résultat est un sans-faute, et clairement une des œuvres qui m’aura le plus scotché au cinéma… Alors, on est toujours face à une œuvre assez contemplative qui risque d’en laisser certains sur le bas-côté… Mais le rythme est extrêmement bien dosé et propose même quelques moments épiques extrêmement intenses appuyés par une bande originale magistrale du maître Hans Zimmer. Mais DUNE, c’est bien plus que ça. C’est un blockbuster qui ne prend pas le spectateur pour un débile et lui propose une œuvre dense, qui lui demandera, certes, un certain investissement, mais si on rentre dans la proposition, quel bonheur !!! Alors, je n’ai pas lu le roman, et je ne comparerai pas, mais le résultat est assez dingue dans ce qu’il propose. Ce deuxième opus, nous plonge littéralement dans la vie et la culture des Fremens au point qu’on a parfois l’impression de se retrouver devant un documentaire, tant tout ce qui ce passe sous nos yeux semble crédible. Il faut dire que c’est aidé par un casting XXL, qui même si beaucoup n’ont que très peu de présence à l’écran, ils arrivent pour la plupart à exister, ne serait-ce que par leur prestance et le charisme des personnages qu’ils incarnent (je pense par exemple à un impressionnant Austin Butler). Un de mes rares bémols sur le premier opus, était d’ailleurs le manque d’impact émotionnel, qui est ici effacé, avec la trajectoire de certains personnages, et surtout une Zendaya au sommet qui, par un simple regard, arrive à te toucher en plein cœur. Et puis, il y a Timothée Chalamet… Il faut bien avouer que, même s'il a longtemps eu l’image du beau gosse qui fait craquer les adolescentes, il se construit petit à petit une filmographie impressionnante, et livre ici une prestation de haut vol, avec un personnage extrêmement ambiguë… Et puis, il y a le fond et cette façon totalement déstabilisante de faire vivre au spectateur une montée de fanatisme religieux de l’intérieur, avec des personnages auxquels il s’était attaché précédemment… Le film arrive à installer parfaitement une mythologie et des intrigues politiques cohérentes, qui font qu’on en demanderait presque plus… Car oui, je vais être honnête, il y a quelques petits détails qui m’ont gênés… Comme je le disais précédemment, l’histoire est dense, peut être trop, et on sent qu’il a fallu faire des choix, ou bien on a parfois certaines éclipses temporelles pour faire avancer l’histoire. Dans le même ordre d’idée, le personnage de Dave Bautista est anecdotique au point d’en devenir caricatural… Ou bien je pourrais parler de la planète, qui nous avait été présenté comme un véritable enfer, avec une chaleur insupportable… Alors, c’est peut-être le fait d’être immergé chez les Fremens, mais justement ce danger semble assez inexistant dans cet opus… Mais ce sont des détails, qui n’effacent en rien toutes les qualités de l’œuvre, et je pense clairement qu’on a affaire ici à un IMMENSE chef d’œuvre de science-fiction qui deviendra culte pour toute une génération… Partager
- IT’S A SIN: critique et avis | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique de la série IT’S A SIN IT’S A SIN ❤️❤️❤️❤️ « It’s a sin » est une minisérie anglaise de cinq épisodes, signée Russell T Davies, à qui l’on doit déjà la FABULEUSE « Years and years ». Bon, je ne vais pas vous le cacher longtemps, il nous offre de nouveau une série incontournable. En une soirée, j’ai commencé à regarder un épisode, puis deux… puis la totalité… On y suit cinq jeunes, quatre homosexuels et leur amie, qui s’installent en collocation à Londres en 1981 et dont la vie sera bouleversée par l’arrivée du Sida. La première constatation est que le casting fonctionne à merveille. Par moment la série revêt un côté feelgood, tellement il y a une alchimie entre ce petit groupe, qui vit dans la joie et l’insouciance. La façon dont ils arrivent à rendre tout ce petit monde aussi attachant force l’admiration. A leur image, la réalisation dynamique apporte un brin de folie galvanisante à l’ensemble. On va aimer passer du temps avec ces personnages avec qui on va beaucoup rire… mais aussi pleurer… comme rarement… Car forcément, ils vont être frappés de plein fouet par l’émergence du Sida. Et clairement, la série aborde le sujet sans fioritures, de façon crue, sombre et avec rare efficacité. Plusieurs ruptures de tons feront même l’effet d’une baffe, tant la série arrive parfois à nous faire passer du rire aux larmes. Le virus apparaitra dans un premier temps en arrière-plan, comme une rumeur, pour mieux refermer son piège sur cette communauté, cherchant à pouvoir vivre sa sexualité au grand jour, qui va se retrouver ravagée, par la maladie certes, mais aussi par la discrimination et la cruauté de la société… On est choqué par la façon dont étaient traités les malades dans les hôpitaux, ou par la peur d’être stigmatisé de certains personnages, alors que tout se passe à une époque pas si lointaine… Evidemment, la série résonne énormément avec la crise sanitaire actuelle. Entre le déni, la peur, le manque d’informations, les hôpitaux dépassés, les rumeurs, le complotisme, les « je connais quelqu’un qui sait de source sûr »… ça semble souvent tellement d’actualité… Et bien sûr, qui dit années 80, dit BO d’anthologie qui est un pur régal. Bien sûr, je pourrais chipoter et lui attribuer quelques défauts, mais non, elle est tellement importante que je lui pardonne. It’s a sin, est une série phare à voir absolument. C’est un hymne à la vie, à l’amitié et à la solidarité qui immanquablement vous touchera, et à laquelle vous penserez longtemps après l’avoir vu. Un hommage vibrant aux victimes, mais aussi un bras d’honneur aux homophobes. Bref, une série poignante qui a mes yeux est à l’image de son final : PARFAITE. Partager
- MISANTHROPE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film MISANTHROPE . MISANTHROPE ❤️❤️❤️❤️ Le film rentre directement dans le vif du sujet en s’ouvrant sur une tuerie de masse glaçante. On a affaire à un polar noir, un thriller psychologique sombre dans la droite lignée d’un SILENCE DES AGNEAUX. Après m’avoir ravi avec son excellent LES NOUVEAUX SAUVAGES, Damian Szifron confirme son talent de metteur en scène et au soin qu’il apporte à l’écriture de ses personnages pour nous offrir un miroir sur notre société. Il arrive à proposer des moments de tension d’une efficacité redoutable tout en installant une atmosphère pesante. Mais bien plus qu’une chasse à l’homme, c’est bien tout le sous texte du film, qui met le doigt sur les dérives du monde occidental, qui est au centre du film. Le film est aidé par un duo impérial interprété par Shailene Woodley et Ben Mendelsohn. Leur relation élève-mentor est remarquablement écrite en mettant en avant leurs failles plutôt que d’en faire des supers flics. Malheureusement, même si j’ai trouvé le film remarquablement écrit et subtil dans son propos, ce n’est pas le cas de son dernier acte qui, même si on peut y voir une métaphore, a eu tendance à sérieusement faire retomber le soufflé en ce qui me concerne... Il n’en reste pas moins un polar qui sort largement du lot et qui mérite d’être vu, ne serait-ce que pour l’intelligence de son écriture et son duo d’acteur. Partager
- Quand l’humour devient acte de résistance.
Découvrez notre critique du film CHRONIQUES DE TÉHÉRAN . Quand l’humour devient acte de résistance. CHRONIQUES DE TÉHÉRAN ❤️❤️❤️💛 Quand l’humour devient acte de résistance. Par leur film, Ali Asgari et Alireza Khatamini dénoncent les dérives sociétales imposées par le totalitarisme sévissant en Iran. Pour réussir à produire un tel film en Iran, ils ont contourné le système en réalisant neuf courts métrages, car la censure est beaucoup plus souple que pour celle d'un long métrage. Au final, ils les ont réunis en un film à sketches montrant le quotidien des Iraniens faces à l’absurdité des lois et le frein à leurs libertés que leur impose le système.. Le choix de mise en scène est radical, en proposant des vignettes, filmées frontalement, en caméra fixe. A chaque scène, le protagoniste sera seul à l’écran, son bourreau, restant constamment hors champs, symbolisant qu'il ne sont pas face à un interlocuteur précis, mais bien au système totalitaire... Par le naturel et la nuance de leurs jeux, ils réussissent à captiver notre attention. Les personnages seront aussi bien des hommes que des femmes, des adultes, des enfants ou des vieillards, pour appuyer le fait qu’un Iranien est privé de ses libertés tout au long de sa vie… Le film abordera divers sujets, de la place de la femme à celle de la religion, en passant par la privation de liberté et poussant le vice jusqu’à consacrer un sketch hilarant à la censure cinématographique. Car oui, les réalisateurs ont fait le choix gagnant de se servir de l’humour comme une arme afin de dépeindre l’absurdité des situations, avec notamment des dialogues savoureux. Et malgré les situations choquantes auxquelles les protagonistes sont confrontés et la froideur de leurs interlocuteurs, les situations font souvent sourire tant elles semblent surréalistes. Et même si les sketchs ne sont pas tous aussi savoureux, le film est court et on ne s’ennuie jamais devant cette œuvre aussi drôle que terrifiante… Partager
- Une expérience de cinéma suffocante, mais un rendez-vous historique frustrant.
Découvrez notre critique du film MOULIN . Une expérience de cinéma suffocante, mais un rendez-vous historique frustrant. MOULIN ❤️❤️❤️ Une expérience de cinéma suffocante, mais un rendez-vous historique frustrant. Après le choc du remarquable Le Fils de Saul , László Nemes revient avec Moulin , un film qui confirme son incroyable talent pour plonger le spectateur au cœur de l'horreur. Cette fois, le réalisateur s'attaque aux derniers jours de Jean Moulin et livre une œuvre aussi fascinante sur le plan formel qu'éprouvante dans ce qu'elle donne à ressentir. Il signe un film qui brille avant tout par sa mise en scène . Le travail sur les cadres et la photographie est remarquable, avec une image sombre, des compositions souvent étouffantes et une caméra qui enferme littéralement les personnages. La première partie flirte avec le polar noir et le film d'espionnage, où chaque personne gravitant autour du héros de la Résistance semble suspecte. Puis, suite à l’arrestation, le récit bascule progressivement dans une atmosphère sombre, anxiogène et particulièrement éprouvante , à travers le face-à-face entre Jean Moulin et Klaus Barbie. Le réalisateur va même jusqu'à emprunter certains codes du film d'horreur, sans jamais tomber dans le piège du voyeurisme. Bien au contraire, il joue admirablement avec le hors-champ et notre imaginaire, rendant les scènes de torture d'autant plus impressionnantes . Un travail remarquable sur le son contribue également à rendre l'horreur constamment palpable, alors même qu'elle reste souvent invisible à l'écran. Le véritable atout du film est certainement Gilles Lellouche . À contre-emploi de ses compositions habituellement plus excessives, le comédien surprend par une interprétation sobre et tout en retenue . L'émotion passe énormément par son regard, dans lequel on lit notamment toute la terreur d'un homme confronté à l'impensable. Ses confrontations avec Klaus Barbie constituent le cœur du récit, face à un Lars Eidinger absolument glaçant. Mais ce choix de se focaliser exclusivement sur les derniers jours de Jean Moulin m’a laissé un sentiment de frustration. Si l'ambiance anxiogène fonctionne parfaitement, les échanges entre le résistant et son tortionnaire, qui occupent une place centrale dans le film, sont largement imaginés. Le récit bascule ainsi davantage dans le thriller psychologique que dans le biopic historique . D'autant que l'histoire commence peu de temps avant son arrestation, nous laissant finalement très peu de choses à découvrir sur le parcours et la personnalité de Jean Moulin. Un parti pris radical qui donne naissance à une expérience cinématographique puissante, mais dont l'intérêt historique reste finalement très limité . Partager
- Sous la douceur de l’enfance, l’ombre d’une dictature.
Découvrez notre critique du film LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT . Sous la douceur de l’enfance, l’ombre d’une dictature. LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT ❤️❤️❤️💛 Sous la douceur de l’enfance, l’ombre d’une dictature. Dans l’Irak de Saddam Hussein, les habitants sont contraints de célébrer chaque année l’anniversaire du dictateur. Lamia, 9 ans, est tirée au sort dans son école pour préparer le gâteau officiel. Accompagnée de son coq, elle traverse la ville à la recherche d’ingrédients devenus rares sous l’effet de l’embargo. Une mission en apparence simple qui se transforme rapidement en véritable odyssée. La mise en scène de Hasan Hadi immerge le spectateur dans l’Irak des années 90 sans jamais céder au spectaculaire. Tourné sur place avec des acteurs non professionnels, le film adopte une approche quasi documentaire qui renforce puissamment son réalisme. Certains plans, d’une grande sobriété, s’impriment durablement en mémoire. Le film refuse toute surenchère émotionnelle : pas de musique envahissante, pas de scènes larmoyantes. Cette retenue donne au récit une authenticité rare, d’autant plus forte que le point de vue adopté est celui d’une enfant. À hauteur de Lamia, LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT prend les allures d’une fable politique, où l’absurde devient un outil de dénonciation redoutablement efficace. La dictature n’est jamais montrée frontalement : elle se fait sentir par une pression diffuse, omniprésente, presque invisible. Le spectateur, comme la fillette, ne comprend pas toujours les règles, mais en ressent pleinement les effets. Ce regard enfantin constitue la grande force du film, rendant l’oppression d’autant plus troublante qu’elle est vécue comme normale. Sans juger ses personnages, Hasan Hadi dépeint une société coincée dans l’entre-deux : ni héroïque, ni totalement soumise. Les adultes contournent, aident, se taisent. Cette absence de résistance spectaculaire rend le portrait d’autant plus crédible et dérangeant. Le film flirte par moments avec la comédie, sans jamais trahir son propos. Le coq qui accompagne Lamia, tout comme le ridicule des situations imposées par le régime, introduisent un humour discret qui souligne encore davantage l’absurdité du pouvoir. Pour un premier film, Hasan Hadi n’a clairement pas volé sa Caméra d’or à Cannes. Il signe une œuvre maîtrisée, sans artifice et d’une grande délicatesse, dont la douceur apparente dissimule une vision profondément inquiétante du pouvoir autoritaire. Partager
- Fallait-il prononcer son nom une deuxième fois ?
Découvrez notre critique du film BEETLEJUICE BEETLEJUICE . Fallait-il prononcer son nom une deuxième fois ? BEETLEJUICE BEETLEJUICE ❤️❤️❤️ Fallait-il prononcer son nom une deuxième fois ? Tim Burton a longtemps été l'un de mes réalisateurs préférés avant qu’il ne se perde chez Disney. Et même si BEETLEJUICE n’est pas son meilleur film, on y retrouvait déjà tout son univers décalé et sa passion pour les monstres et la mort. Le voir ressusciter cette œuvre 36 ans plus tard m’avait laissé dubitatif, et pourtant, c’est certainement son meilleur film depuis SWEENEY TOOD. On y retrouve donc tout ce qui faisait le charme du premier opus (peut-être un peu trop même), et Tim Burton se lâche pour notre plus grand plaisir. Comme dans le premier épisode, tout ce qui se passe dans le monde réel n’est pas des plus passionnants, mais pour ce qui est du monde des morts, c’est un véritable festival. Tim Burton y retrouve toute sa créativité pour créer des mondes visuellement fascinants, où l’humour noir et le macabre se rencontrent pour former un style unique. Tous les morts sont plus drôles les uns que les autres, et l’humour morbide est un vrai délice. D’autant plus que le réalisateur délaisse le tout numérique, qui ne lui a jamais réellement réussi, et revient aux sources de son cinéma, basé sur des effets pratiques qui collent parfaitement à l’univers kitsch du premier opus. Le travail sur les costumes, les décors et les maquillages est très réussi et donne vie à cet univers délirant. Winona Ryder et Michael Keaton sont donc de retour, et ce dernier prend un plaisir communicatif à incarner ce personnage délirant devenu culte. Il est d’ailleurs bien plus présent à l’écran, et on ne va pas s’en plaindre. Mais nous retrouvons surtout une Catherine O’Hara au sommet de sa forme, hilarante à chacune de ses apparitions. Ce trio est accompagné de Jenna Ortega, qui a pour mission d’attirer un nouveau public vers cette franchise vieillissante, et elle s’en sort très bien. Mais même si j’ai passé un bon moment avec ces retrouvailles, le film souffre d’un sérieux problème d’écriture. Déjà, il n’y a pas beaucoup de surprises, et on voit vite où ça veut aller. Mais surtout, il y a un souci avec l’écriture des personnages. Ils sont bien trop nombreux, ce qui fait que certains arcs narratifs sont expédiés, et d’autres n’apportent rien à l’histoire. Alors, OK, à la rigueur, le personnage du flic joué par Willem Dafoe a le mérite d’apporter pas mal d’humour au film, mais en ce qui concerne Monica Bellucci, c’est une autre histoire… Même si son apparition est très réussie (et un joli clin d’œil), son personnage ne sert absolument à rien (sauf à offrir un rôle à la compagne du réalisateur). C’est d’autant plus regrettable qu’elle semblait avoir un énorme potentiel et, surtout, elle est censée être l’antagoniste du film… Alors, oui, il n’y a rien de bien nouveau avec ce Beetlejuice, mais cela reste un bon divertissement et surtout, le film laisse espérer le retour de Tim Burton à un cinéma qui m’avait si souvent charmé par le passé. On en viendrait presque à vouloir découvir un BEETLEJUICE BEETLEJUICE BEETLEJUICE pour logiquement conclure la franchise… Partager
- DONNIE DARKO : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film DONNIE DARKO . DONNIE DARKO ❤️❤️❤️❤️❤️ Si je devais faire un classement de mes 20 films préférés, ça serait un vrai casse-tête, mais Donnie Darko en ferait clairement parti. Mais force est de constater que le film est finalement peu connu, même si après une sortie ciné très discrète il s’est au fil des années forgé une réputation de film culte. Et comme souvent avec les films cultes, soit on va adorer soit on va détester (Blade runner, Mulholland drive, Fight Club…). Car ce qui est sûr, c’est que le réalisateur ne prend pas son public par la main ou n’offre pas un monologue explicatif débile au spectateur qui aurait oublié son cerveau. On a affaire ici à un film puzzle complexe. Plus l’histoire avance, plus le spectateur va se retrouver face à des faits étranges qui vont s’enchainer, sans savoir où le film va l’emmener, jusqu’à un final bluffant. Et une des grandes forces du film est que, même si plein de scènes aident à recoller les morceaux, au final le spectateur est laissé à son propre jugement pour créer SA propre théorie, ce qui a surement aidé Donnie Darko à gagner son rang de film culte. Car le film peut perdre un spectateur trop rationnel qui chercherait à tout comprendre. En fait, c’est un peu un test de Rorschach ce film, chacun peut y voir ce qu’il souhaite. D’ailleurs, je vous déconseille de regarder la version director’s cut, qui essaie d’apporter un peu plus d’explications, ce qui, à mon goût, gâche un peu le plaisir. C’est un peu comme quand on nous explique un tour de magie, il perd son intérêt. Parce que, c’est ça, Donnie Darko est un vrai tour de magie cinématographique. Tout cela aidé par un des thèmes majeur du film, La folie, apportant un côté décalé à cette oeuvre. Ce film m’a d’ailleurs permis découvrir Jake Gyllenhaal qui depuis est devenu un de mes acteurs préférés. Ce mec est un génie, il est capable de tout jouer avec à chaque fois la même justesse. Un dernier détail, je ne suis pas un grand défenseur de la VOST (je ne vais pas me lancer dans ce débat, car ça serait un peu long…), mais là, la VF est affligeante. On est pas loin de la pub Kinder et ça peut très vite vous faire passer à côté du film. Bref, si vous n’avez jamais vu, je vous conseille de tenter cette expérience et au pire découvrez la BO avec sa version de « Mad World » de Gary Jules, qui est à l’image du film : GRANDIOSE Partager












