515 résultats trouvés avec une recherche vide
- Son cœur flanche, mais le vôtre va s’emballer pour elle…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES FROTTEMENTS DU CŒUR LES FROTTEMENTS DU CŒUR ❤️❤️❤️❤️💛 Son cœur flanche, mais le vôtre va s’emballer pour elle… À 29 ans, une jeune femme attrape une grippe qui aurait pu être des plus banales, Mais la maladie s'aggrave, son pronostic vital est engagé et elle est transportée aux urgences… Basé sur son expérience personnelle, Katia Ghanty nous livre ici un spectacle qui transpire de sincérité et d'émotions, mais surtout une formidable leçon de vie et de résilience. Elle va nous partager son calvaire, ses doutes, ses espoirs mais le spectacle va s’avérer aussi être un immense hommage à tout le personnel hospitalier qui a fait en sorte qu’elle puisse être là, sur scène, à nous livrer sa folle histoire. Elle y incarne toutes les personnes du corps médical qui l'ont aidé à traverser cette terrible épreuve, de ce médecin “sans filtre”, à cette infirmière bienveillante qui vous fera inévitablement fondre sur place.. Sa façon de switcher d'un personnage à l'autre est extrêmement fluide, la comédienne habite la scène et le spectateur est suspendu à ses lèvres. Le spectacle est en rupture de ton continu. On bascule régulièrement d'une émotion à une autre, et malgré l'enfer qu'elle traverse, elle apporte beaucoup d'humour, voire de poésie, à son récit, sans jamais nuire au propos. Le spectacle aurait aussi pû facilement tomber dans le patho, mais elle arrive toujours à garder la bonne distance et l’ensemble est d’une justesse admirable. Encore une fois, Eric Bu nous livre une mise en scène exemplaire, pour mettre en valeur ce récit intime. Que ce soit les lumières ou cette musicienne, dont les partitions accompagnent le spectacle, les ambiances installées fonctionnent à merveille. Ce spectacle est une véritable ode à la vie et une leçon de courage, mais surtout un immense coup de cœur de ce début de festival… Partager
- Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité !
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GROS PATINENT BIEN LES GROS PATINENT BIEN ❤️❤️❤️❤️ Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! Voici une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Alors oui, le titre et l’affiche peuvent faire peur, mais vous auriez tort de ne pas découvrir cette petite pépite d’absurdité… Sur scène, deux comédiens aux faux airs de Laurel et Hardy nous offrent un spectacle comique et décalé, qui n'est pas sans rappeler les Monty Python. On retrouve un Américain assez massif, en costume, qui, sans jamais bouger de son tabouret, nous entraîne dans un voyage surréaliste. Il débitera continuellement un anglais incompréhensible, dans un délicieux "yaourt". Autour de lui, son frêle comparse, en slip et bonnet de bain, constamment en mouvement, redouble d’énergie pour nous faire vivre cette folle histoire. Car, dans cette pièce, l’intrigue ne se développe pas par le texte, mais plutôt par la géniale idée de son concept : le carton. Pendant les 1h30 du show, la mise en scène déborde d’idées, en utilisant le carton comme élément de narration. Que ce soit pour le décor, les personnages, les accessoires, des panneaux de texte ou même les costumes, le carton est utilisé de façon souvent très ingénieuse. Des centaines de morceaux de carton défilent devant les spectateurs pour offrir un chaos monstrueux sur le plateau, mais un chaos parfaitement orchestré et millimétré d’une main de maître. Je ne vais pas m’étendre sur les détails, mais ce spectacle hors norme cumule les surprises et les trouvailles, qui souvent font mouche et provoquent l’hilarité du public. Les comédiens délivrent un véritable feu d’artifice avec une coordination qui force le respect. Alors oui, avec un concept aussi radical, une redondance finit par s’installer, mais là encore, le génie des comédiens réside dans leur capacité à l’intégrer au spectacle pour en tirer quelque chose. À la fin du show, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation complètement folle qui nous a été offerte… Partager
- Alors on chante…
Découvrez notre critique détaillée du film PARTIR UN JOUR . PARTIR UN JOUR ❤️❤️❤️ Alors on chante… Film d’ouverture du Festival de Cannes, PARTIR UN JOUR d’Amélie Bonnin réussit l’exercice toujours périlleux qu’est l’adaptation d’un court‑métrage en long. Loin de se contenter d’étirer sa version primée aux César, la réalisatrice inverse les rôles pour explorer de nouveaux territoires émotionnels. Exit l’écrivain qui revient dans sa ville natale et y retrouve son crush d’adolescence. Ici, nous suivons Cécile, jeune cheffe devenue célèbre grâce à sa victoire dans Top Chef et sur le point d’ouvrir un restaurant. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, elle doit rentrer chez ses parents, où son père vient de subir un nouvel infarctus. Sur le papier, ce scénario du retour aux sources semble classique, mais la réalisatrice opte pour une approche surprenante : la comédie musicale. On n’est pas ici dans l’hommage à l’âge d’or du genre comme a pu l’être JOLI JOLI il y a quelques mois. Les numéros chantés servent ici à souligner les sentiments des personnages, avec un répertoire très varié, de Stromae à Dalida, en passant par Michel Delpech où même les 2be3… J’ignorais ce choix en entrant dans la salle, mais j’avoue que même si j’ai été dubitatif dans un premier temps, finalement cela fonctionne bien. Il faut dire que les chansons sont très bien choisies et apportent réellement quelque chose sur le développement des personnages et réussissent à toucher le spectateur. Au final, cette comédie romantique, certes très « franco‑française » par sa bande‑son, dégage une vraie universalité. Ne serait-ce que par cet amour contrarié, le transfuge de classe ou bien la mélancolie de ce que l’on laisse derrière soi quand on part. Sans jamais en faire trop, la nostalgie et les regrets transperce l’écran. Le film s’offre même quelques fulgurances, comme ce flash-back aussi inventif qu’efficace qui aura réussi à me mettre les poils sur du… K.Maro ! Le film est souvent drôle. Et là encore, les chansons réussissent aussi à installer un tempo comique efficace, comme lors de ce morceau avorté dès les premières notes. Et ça ne tombe jamais dans le mélo facile, notamment grâce à ses protagonistes attachants. Evidement, Juliette Armanet en tête, qui est d’ailleurs une véritable surprise. Tout comme se trio d’ami d’enfance dont la complicité fonctionne à merveille. Mais je retiendrai surtout François Rollin et Dominique Blanc qui sont bouleversant de justesse dans le rôle des parents. Pour autant, j’ai une grosse limite avec PARTIR UN JOUR. Evidemment, c’est un premier film, avec les maladresses qui vont avec, comme un problème de rythme ou des dialogues parfois trop écrits. Mais, mon gros souci vient surtout des interprétations des chansons. Si Juliette Armanet chante très bien, en ce qui concerne les autres acteurs, c’est une autre histoire. Alors, c’est peut-être un choix assumé, pour renforcer l’effet « karaoké », renforcé par la typographie rose des génériques et le choix des tubes populaires. Malheureusement, je dois avouer que mes oreilles ont un peu grincé par moment, et que ça a un peu gâché ma séance… Mais, malgré ses maladresses, PARTIR UN JOUR n’en reste pas moins une comédie populaire qui pourrait toucher un large public par son universalité, son humour discret et la tendresse qu’il dégage. Partager
- Histoire de déontologie
Découvrez notre critique détaillée du spectacle GRÉGORY GRÉGORY ❤️❤️💛 Histoire de déontologie Son nom ne sera jamais prononcé pendant la pièce, et pourtant c’est bien l’affaire Grégory qui en est le sujet principal. La trame de l’histoire se déroule dans le comité de rédaction du journal Libération. En 1985 Marguerite Duras écrivait un texte dans lequel elle incriminant la mère de l’enfant, sans aucune preuve, allant à l’encontre de la présomption d’innocence. Toute cette partie est d'ailleurs assez passionnante. Elle questionne sur le pouvoir de la presse, le choix déontologique de publier ou non cet article. Elle resonne parfois avec notre société actuelle, comme lorsque le journal semble à peine s'inquiéter de la montée de l'extrême droite au début des années 80, tout en concédant que la presse a sa part de responsabilité. La pièce a une double narration qui s'éloigne parfois de la réalité. Si certains de ces passages fonctionnent, comme cette rencontre avec une ouvrière, d'autres sont complètement décalées. Et même s'ils apportent des moments d'humour (en tout cas, une partie du public riait franchement), le décalage est souvent bien trop violent et a eu tendance à me sortir du spectacle. Je suis donc vraiment partagé avec ce spectacle qui a le cul entre deux chaises et qui, malgré certains moment qui m'ont captivité, a fini par me laisser sur le coté... Partager
- Where is my mind ?
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ALTER EGO(S) ALTER EGO(S) ❤️❤️❤️❤️ Where is my mind ? Stanley est un ado souffrant de trouble dissociatif de la personnalité. Un soir de 1970, il ouvre la fenêtre et saute... Alors qu'il pensait être mort, il se réveille menoté, face au Dr Willbur, en charge de son expertise psychologique. Il découvrira alors qu'il est le principal suspect dans une sombre affaire d'agression sexuelle... Un seul corps pour 24 identités. Le projet était casse gueule et pourtant Cédric Chapuis transforme ça en véritable prouesse. On ne peut être qu'impressionné par la facilité déconcertante avec laquelle il incarne les différentes personnalités, son visage allant même jusqu'à se transformer sous nos yeux. Au fil des changements de personnalité, le spectateur a des sentiments contradictoires envers Stanley, qui passe régulièrement de victime à coupable. Les émotions ressenties par le spectateur passeront ainsi continuellement de l'empathie au doute, autant que du rire à la peur. L'intrigue est construite comme un thriller. Au fur et à mesure, une relation de confiance s'installe entre le Dr Willbur et son patient. Elle reussira à ouvrir une à une les serrures du cerveau de l'adolescent, dévoilant chaque fois une nouvelle personnalité, qui aura une place essensielle dans la façon dont le cerveau de l'adolescent s'est construit une armure face au monde qui l'entoure. Chaque découverte apportera une nouvelle pièce au puzzle pour comprendre ce qu'il se passe dans la tête de Stanley, rendant l'histoire passionnante. Un supens millimétré s'installe ainsi jusqu'à un dénouement d'une efficacité redoutable. Décidément, après le fabuleux UNE VIE SUR MESURE , Cédric Chapuis prouve une nouvelle fois son talent d'écriture. Partager
- Critique LA FUITE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA FUITE LA FUITE ❤️❤️❤️💛 Pour finir notre journée de OFF, nous avons décidé d’aller dans un restaurant Italien, ou plus précisément dans sa cuisine. Et clairement le décor impressionne et il est plus vrai que nature, dans les moindres détails. C’est vraiment rare de voir un décor aussi réaliste au festival, surtout quand on connait les contraintes de changement de décors. Mais heureusement, la qualité de cette pièce ne se limite pas à ça. On découvre Nicola, un gérant Italien au bord de la faillite qui espère que le mariage ayant lieu dans deux jours va sauver son entreprise, mais rien n'est prêt. Le voir se débattre avec une énergie folle pour régler les problèmes, rater tout ce qu’il entreprend, tout en comptant le moindre euro enchainera les scènes comiques pour le plus grand plaisir du public. D’autant plus que Ciro Cesarano se donne à 200% dans son rôle, chacune de ses apparitions est un pur régal. Mais même si l’on rit énormément, on a bien affaire à une comédie dramatique. La tragédie n’est jamais loin, notamment avec ses employées et leurs maris respectifs. La pièce nous amènera à réfléchir, sur l’acceptation de nos erreurs, la responsabilité de nos actes et l’inconscient… Une comédie à l’italienne extrêmement rythmée. Une pièce qui impressionne par la justesse de son décor mais aussi par le jeu de ses acteurs. Un spectacle qui trouve un équilibre parfait entre humour et philosophie. Une très bonne façon de finir sa journée. Partager
- Critique de WEST SIDE STORY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film WEST SIDE STORY . WEST SIDE STORY ❤️❤️❤️❤️❤️ Comme beaucoup, quand j’ai appris qu’il allait y avoir un remake d’un film aussi légendaire que WEST SIDE STORY, j’étais dubitatif sur l’intérêt du projet tant l’original est un chef d’œuvre. D’autant plus que j’aime particulièrement ce film qui est à l’origine de mon amour pour les comédies musicales. Mais c’était sans compter le génie de Steven Spielberg… Bien sûr, sur le fond, l’histoire ne change pas mais le réalisateur, tout en respectant l’œuvre de 1961, réussit à la sublimer grâce à la virtuosité de sa mise en scène. Mais aussi, grâce à des changements souvent subtils, à donner plus d’impact au propos politique de cette tragédie intemporelle sur fond de racisme et de la place de la femme. En ce sens, sans en avoir changé l’époque, l’histoire résonne énormément avec le contexte actuel. Il apporte aussi un côté plus sombre et réaliste qui fait gagner énormément en émotion et en profondeur. Visuellement, comme à son habitude, il nous offre un TRES grand spectacle et on en prend plein les yeux et les oreilles. Il a un sens du cadre toujours aussi maitrisé. Les scènes chantées sont époustouflantes et les chorégraphies gagnent en modernité, avec des plans dynamiques donnant parfois l’impression que la caméra virevolte et accompagne les danseurs. Le tout est sublimé par une photographie exceptionnelle avec un énorme travail sur les couleurs, rappelant le technicolor de l’époque. Mais qui joue aussi avec les ombres, les contre jours, les halos de lumière… Certains plans ont un côté divin et visuellement c’est souvent impressionnant. Spielberg fait des choix judicieux, appuyant beaucoup plus sur le côté politique et social du film. Il choisit de modifier les lieux, l’ordre des chansons et de leurs interprètes, leurs donnant souvent un impact beaucoup plus pertinent. Comme par exemple « Somewhere », chanté par Rita Moreno (qui jouait Anita il y a 60 ans et à qui il a créé un rôle), qui prend un tout autre sens. De même, il fait le choix de ne pas sous titrer les dialogues en Espagnol. C’est surprenant dans un premier temps, mais ça s’avère payant, car sans gêner la compréhension du spectateur, ça intensifie la notion d’étranger de la communauté portoricaine. Le casting prend le pari de n’être composé que de jeunes acteurs et actrices, pour la plupart inconnus, mais bourrés de talents, là ou en 1961 ils n’avaient pas l’âge du rôle (voir étaient grimés pour interpréter des portoricains). Mais, même si Ansel Elgort est bon, apportant une fragilité à son personnage, il se retrouve éclipsé par l’interprétation folle de certains acteurs. Bien sûr, il y a Rachel Zegler, dont le charme juvénile, la voix féerique et l’innocence la rendent instantanément attachante (ça semble une évidence que Disney ait décidé d’en faire la princesse de son prochain live-action). Je pense aussi à Mike Faist, qui nous propose un leader des Jets torturé apportant énormément à l’intensité dramatique. Mais clairement, celle qui impressionne le plus c’est Ariana DeBose, jouant le rôle secondaire, mais central, de la compagne du chef des Sharks. Elle est à la fois pleine d’énergie, flamboyante et bouleversante dans son jeu d’actrice. Mais elle prouve aussi qu’elle est une danseuse d’exception (sa prestation dans le morceau «America» est fabuleuse). Bref un sans-faute de Spielberg qui réussit à s’approprier un chef d’œuvre, sans jamais le trahir, pour réussir l’exploit de l’emmener encore plus haut. Il nous impressionne une nouvelle fois et la passion qu’il a mise dans son film traverse l’écran. Un grand film spectaculaire, dont on en ressort avec des étoiles plein les yeux. Partager
- Critique de MEMORIES OF MURDER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film MEMORIES OF MURDER . MEMORIES OF MURDER ❤️❤️❤️❤️❤️ Bong Joon Ho a connu la consécration auprès du grand public grâce à PARASITE, pourtant il n’avait pas attendu ce film pour pondre des chefs d’œuvre. La qualité de sa filmographie est d’ailleurs impressionnante. MEMORIES OF MURDER est celui qui m’avait permis de découvrir ce réalisateur qui est devenu un de mes préférés. On y suit la traque de ce qui est considéré en Corée du Sud comme le premier serial killer du pays. C’est un immense polar, mais on est très loin des standards hollywoodiens et le réalisateur se concentre énormément sur l’évolution de ses personnages et dresse un constat sidérant de l’amateurisme de leurs méthodes qui ont fait de cette chasse à l’homme un véritable fiasco. Comme toujours chez lui, l’écriture est exemplaire et il créer des ruptures de tons impressionnantes. On bascule régulièrement du thriller sombre, à la comédie burlesque et cynique, tout en réussissant à parfois être déchirant, mais aussi une critique saisissante de son pays dans les années 80. Le mélange des genres est extrêmement précis et fonctionne à merveille. Sa mise en scène est exemplaire, Bong Joon Ho a un réel sens du cadre avec notamment une très bonne gestion des arrières plans. La photographie a beau être poisseuse, certains plans sont vraiment magnifiques et ça fourmille de détails, jusqu’à une dernière scène pleine de sens, qui interroge le spectateur et reste gravé en mémoire… Partager
- Le spectacle le plus percutant du festival !!!
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DRUM BROTHERS DRUM BROTHERS ❤️❤️❤️❤️💛 Le spectacle le plus percutant du festival !!! Parce que le festival OFF, ce n’est pas que du théâtre. Les frères Colle nous offrent un spectacle musical complètement fou et d’une créativité sans limites. Les percussions seront au centre du show, mais les guitares, flûtes et autres cornemuses entreront dans la danse. Les moments de batterie sont assez dingues, mais surtout, ils débordent d’idées pour enchaîner des scènes plus folles les unes que les autres, avec un mot d’ordre : l’originalité. Le spectacle ne se contente pas d’être musical, mais flirte souvent avec le cirque. Le public a droit à des numéros de jonglage hallucinants où les quilles se transforment en baguettes volantes. Mais il y a aussi des moments de clowns hilarants, imprégnés d’un humour burlesque très british. On note également une mise en scène qui en met plein les yeux, transformant parfois le spectacle en un show son et lumières éblouissant. Le spectacle s’offre même le luxe de proposer quelques tableaux d’une poésie rare, comme cette scène des parapluies semblant tout droit sortie d’un rêve. La frénésie envahit vite la scène puis le public, qui finit inévitablement debout. Le public en prend littéralement plein les oreilles et plein les yeux. Du TRES grand spectacle !!! Partager
- Critique de BORGO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film BORGO . BORGO ❤️❤️❤️💛 Mélissa, 32 ans, surveillante pénitentiaire, décide d’aller s’installer en Corse avec sa famille, où elle sera affectée à l’unité 2 de Borgo, où les détenus, composés exclusivement de Corses blancs vivent en communauté. Elle sera confrontée à la misogynie et au racisme ambiant, jusqu’à ce qu’un jeune détenu la prenne sous sa protection, l’entraînant dans une terrible spirale... Parallèlement, le commissariat de Bastia en quête sur un double meurtre ayant eu lieu à l’aéroport. Le film est librement inspiré d’un fait réel, et contrairement à la bande annonce, je n’irai pas plus loin, car si comme moi, vous ne connaissiez pas l’affaire en question, son écriture ingénieuse sera un atout supplémentaire. Stéphane Demoustier récidive, après son très bon injustement méconnu LA FILLE AU BRACELET, et nous livre une nouvelle fois une oeuvre qui vaut vraiment le détour.A la fois polar, film carcéral et drame social, qui pointera les failles d’un système et d’une société. Et même les scènes qui se passent en prison sont surement les plus intéressante, il réussit à trouvé un très bon équilibre entre les genres, et rend l’évolution de l’intrigue, de l’enquête et des rapports entre les personnages assez passionnante à suivre. Il y a un côté Hichcockien dans la façon dont le suspense tisse sa toile et la tension s’installe dans cette implacable descente aux enfers... L’ambiance est particulièrement froide, même si il livre une improbable interprétation du tube MELISSA de Julien Leclerc, qui forcément marquera le spectateur. Mais surtout, si on ne devait retenir qu’une seule chose du film, ça serait Hafsia Herzi. Déjà bluffante l’année dernière dans LE RAVISSEMENT, qui lui avait valu une nomination aux Césars, elle met la barre encore plus haut, ce qui devrait immanquablement la propulser à l’édition 2025. Elle incarne admirablement cette femme mystérieuse, dont on a du mal a cerner les motivations, partagée entre son devoir, son humanité et la nécessité de se faire une place dans ce milieu corrompu et protéger sa famille. Partager
- Critique de THE FABELMANS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE FABELMANS . THE FABELMANS ❤️❤️❤️❤️💛 C’est peut-être le film que j’attendais le plus cette année. Spielberg est clairement LE cinéaste qui m’a fait tomber amoureux du septième art, et donc le voir réaliser un film inspiré de sa jeunesse où il raconte comment il est tombé amoureux du cinéma, forcément ça me faisait rêver. C’est sûrement son film le moins spectaculaire, mais aussi le plus personnel et c’est un véritable bonheur de découvrir ce récit d’apprentissage sur sa passion et le pouvoir que peuvent avoir les images. Le film rentre directement dans le sujet, avec ce petit Sam qui va pour la première fois au cinéma, ce qui sera à l’origine de son obsession… Il y a bien sûr la découverte de cet art à une époque où le numérique n’existait pas et où il fallait tout inventer. Il livre ainsi un très bel hommage à l’artisanat cinématographique. Que ce soit le montage où la mise en scène, il fallait se débrouiller pour faire croire au spectateur ce qu’il se passait sous ses yeux. Le film aurait pu tomber dans le fan service, mais même si plusieurs de ses œuvres sont effectivement citées, c’est fait de façon très discrète, souvent au détour d’un simple cadre… Son film est bien sûr une véritable lettre d’amour au cinéma, mais aussi à ses parents, qui sont au cœur du récit, et surtout à sa mère, interprétée par une très grande Michelle Williams. Ce n’est pas étonnant de voir à quel point la cellule familiale éclatée a imprégné une grande partie de sa filmographie. Et puis, il y a ces choses qui semblent une évidence en voyant le film : Rappelez-moi par quel moyen les humains communiquent avec les extra-terrestres dans RENCONTRE DU TROISIEME TYPE ? (Sa mère était pianiste, son père informaticien…). Le film va cumuler les seconds rôles, souvent savoureux, avec une galerie de personnages hauts en couleurs. Chacun sera, à sa manière, une étape dans ce parcours initiatique. On pense notamment au grand oncle, au meilleur ami du père, la petite amie, on bien même ce caméo exceptionnel que je vous laisserai découvrir. Après, je dois bien avouer que, malgré tous mes éloges, j’ai tout de même une limite avec le film. Quand il aborde la vie lycéenne du héros, on n’est pas loin de tomber dans le cliché, avec ce gentil élève persécuté par la star du lycée, forcément TRES méchante… Mais là encore, l’intelligence de Spielberg fait qu’il arrive tout de même à en tirer quelque chose de très intéressant sur le pouvoir que peut avoir le cinéma. Mais malgré ce détail, son film aura été pour moi un vrai cadeau, jusqu’à son délicieux final. Et comme dit sa mère au petit Sam au début du film « Quand tu sortiras du cinéma, tu ne pourras plus t’arrêter de sourire », et effectivement à la sortie de la salle, ce fût bien le cas… Partager
- Critique BADINE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BADINE BADINE ❤️❤️❤️ Badine est certainement un des plus grands classiques d’Alfred Musset. Une grande tragédie au texte magnifique sur un triangle amoureux. Salomé Villiers a eu la brillante idée de transposer la pièce dans les années 1950 et ça fonctionne à merveille. On est émerveillé par le décor, les costumes, ou les lumières. Cela amène un côté onirique à l’ensemble créant un contraste avec le côté profondément tragique de l’œuvre. Mais c’est surtout le choix d’incorporer des chansons qui ravi le spectateur intensifiant la fraicheur et la poésie qui survole le spectacle. Et si les chansons sont des standards des fifties, on y retrouvera bien des paroles tirées des œuvres de Musset, et on sera envouté par la voix de Milena Marinelli, dans le rôle de la naïve Rosette. Elle arrive ainsi, sans dénaturer les propos de la pièce, à offrir une modernité à la pièce la rendant accessible au plus grand nombre et permettant aux non-initiés de découvrir l’univers de Musset et la beauté de ses textes. Partager














