top of page

530 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Critique BIEN AU DESSUS DU SILENCE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BIEN AU DESSUS DU SILENCE BIEN AU DESSUS DU SILENCE ❤️❤️❤️ Je suis allé voir ce spectacle intrigué par le projet, car on a affaire ici à de la poésie théâtralisée. Mais même on ne suit pas réellement une histoire, le choix judicieux des textes fait en sorte que ça raconte tout de même quelque chose. Car quel que soit l'époque d'où sont tirés les dizaines de poèmes, ils résonneront énormément avec notre société actuelle, en abordant des thèmes comme la misère, le racisme, le sexisme, la résistance... Et si le tout fonctionne aussi bien, c'est en grande partie grâce aux cinqs comédiens dont le jeu transcende les textes et dégage énormément d'humanité de l'ensemble. On notera aussi les quelques chorégraphies d'une puissance rare mettant un point d'orgue à cet ovni théâtral, pour le bonheur des amateurs de poésie. Et à en voir les applaudissements et une partie du public debout, ils étaient nombreux aujourd'hui... Partager

  • Des mots pour soigner les maux, et de l’esprit pour raviver la joie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle Y’A DE LA JOIE ! Y’A DE LA JOIE ! ❤️❤️❤️❤️ Des mots pour soigner les maux, et de l’esprit pour raviver la joie Théâtre des Lucioles - 11h50 Avec Y’A DE LA JOIE !, Michaël Hirsch nous livre un seul-en-scène d’une rare élégance, où l’humour côtoie la poésie, et où la légèreté du récit n’efface jamais la profondeur du propos. Dès les premières minutes, on est saisi par la finesse de l’écriture : les jeux de mots fusent, ciselés avec une précision digne des plus grands : Desproges, Devos, et autres orfèvres de la langue française. Mais derrière la drôlerie et l’esprit, Hirsch nous parle aussi d’un sujet grave : la dépression et la quête du bonheur. Et il en parle avec une sincérité désarmante, sans jamais tomber dans le pathos ni la leçon. C’est justement cette capacité à aborder l’intime avec délicatesse qui rend le spectacle si touchant. Il y met beaucoup de lui-même, et cela se ressent. Il crée une vraie complicité avec le public, une forme d’intimité rare sur scène, qui donne à ses mots un écho singulier. Sur le plan du jeu, Michaël Hirsch impressionne. Il passe avec aisance d’un personnage à l’autre, chaque voix, chaque posture étant finement caractérisée. Mention spéciale à son incarnation savoureuse, et totalement jubilatoire, de Patrice Luchini, aussi décalée qu’inspirée. Y’A DE LA JOIE ! est un spectacle complet : un moment d’humour intelligent, un exercice de style maîtrisé et un témoignage sensible. Il interroge, sans lourdeur, ce que signifie "être heureux" aujourd’hui, et comment trouver de la lumière dans l’obscurité. Bref, une heure quinze d’esprit, d’émotion, de justesse et… de joie. Partager

  • Critique UN SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UN SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ UN SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ ❤️❤️❤️💛 C'est toujours un plaisir de pouvoir partager une passion avec un proche. Et cette année, c'est à Laure que j'ai eu la chance de faire découvrir la magie du OFF, avec comme cahier des charges d'aller voir quelque chose de positif et drôle. Ça tombe bien, Shakespeare avait ça en stock. Parce que ce soir la poésie était au rendez vous dans cette comédie intemporelle. Histoire qui vire même au burlesque jubilatoire sans jamais perdre de sa féerie. Sans parler de ces passages chantés d'opéra (dédicace à Déborah et Edwige 😘) sur fond de musique baroque qui viennent intensifier le côté onirique du spectacle. Bref un bien beau songe dans cette nuit d'été au festival... Partager

  • Critique JE PIONCE DONC JE SUIS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE PIONCE DONC JE SUIS JE PIONCE DONC JE SUIS ❤️❤️❤️ Alors là, je suis bien emmerdé, parce que j'adore Michaël Hirsh que j'avais découvert avec son premier spectacle "Pourquoi?" Déjà le mec se donne à 200% sur scène et dans les rues d'Avignon. Puis il y a son univers plein de poésie et bien sûr ses jeux de mots subtils et qui font mouche à chaque fois. Attention, qu'on soit d'accord "Je pionce donc je suis" n'est pas un mauvais spectacle. J'admire le choix audacieux d'avoir prit le risque de ne pas rester dans sa zone de confort en créant un seul en scène avec une réelle histoire. Il y interprète une vingtaine de personnages en prouvant qu'il est un acteur de talent. Le gros problème que j'ai eu c'est avec le rythme et l'équilibre du spectacle. Il y a beaucoup plus de passage "théâtral" et force est de constater que Hirsh est plus à l'aise avec les jeux de mots ou bien les moments oniriques qui sont justes géniaux (parce que niveau poésie, le mec se place là haut) Alors, OUI, tenir avec un seul thème sur 1h20, c'est pas évident, mais voilà quand il ne joue pas avec la langue française, j'ai quand même souvent trouvé le temps long. Putain, c'est moche d'adorer un artiste et d'être déçu car il ne te propose un spectacle qui n'est QUE BON Parce que je vous l'ai dit, je l'aime le Hirsh, et d'ailleurs les 3 personnes à qui je l'ai fait découvrir on vraiment apprécié C'est juste qu'aujourd'hui je suis un fan déçu, un peu comme quand Depeche Mode ose ne pas sortir un album GÉNIAL Partager

  • Je t’aime, moi non plus…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE GRAND JOUR LE GRAND JOUR ❤️❤️❤️❤️💛 Je t’aime, moi non plus… Un coup de tonnerre annonce l'orage qui va s'abattre sur cette famille… Dès sa formidable scène d'ouverture, d’une impressionnante puissance graphique et dramatique, on sent que la compagnie Aléthéia va nous proposer quelque chose de spécial. Réunis pour la première fois depuis longtemps à l'enterrement de leur mère toxique, la fratrie va déterrer tous les non-dits et les secrets de famille. Une mère à qui il manque d’ailleurs une jambe… Un membre… un détail qui sera loin d’être anodin… Ce grand déballage se fera sous le signe d'un humour noir ravageur. Avec un rythme soutenu, la pièce va jouer avec les ruptures de ton et les registres, alternant les disputes et autres règlements de compte, à d’autres moments empreints de tendresse et de nostalgie. On pense souvent à Festen en voyant cette famille dysfonctionnelle qui choisit ce jour précis pour délivrer ce qu’elle a sur le cœur. Une famille partagée entre la rancœur et l’incapacité de se dire l’amour qu’ils ont les uns pour les autres. Au niveau du décor, un unique élément central : cette table autour de laquelle vont graviter tous les personnages. Le superbe travail de mise en scène fera le reste. Les lumières sont admirablement utilisées, et offrent quelques moments de grâce, comme ces monologues où un personnage se confie en bord de scène, alors que le reste de la famille reste figée à table et devient une peinture en clair-obscur. A cela, il faut aussi ajouter la musique et quelques moments chantés du plus bel effet. Dans cette pièce chorale et tragi-comique au rythme soutenu, l'ensemble du casting fait merveille. Mais comment ne pas parler de Sylvain Jailloux, incarnant le curé, mais aussi le fantôme de la mère. Un choix qui aurait pu s'avérer ridicule, mais le décalage s'intègre parfaitement au spectacle et surtout il réussit à apporter énormément de tendresse et d'attachement au monstre décrit par les enfants. J’ai savouré cette farce caustique, bien plus profonde qu’elle n’en a l’air. La pièce m'a emporté de la première à la dernière minute, jusqu'à ce final exceptionnel qui m'a fait dresser les poils. Clairement une de mes plus belles surprises depuis le début de OFF. Partager

  • Critique CANOPÉE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CANOPÉE CANOPÉE ❤️❤️❤️❤️ Ça démarre comme un concert électro. Un show son et lumière qui en met plein les yeux. On est hypnotisé par l'artiste, on se demande où il veut nous amener... Puis, un point de bascule, que je vous laisserai découvrir, va emmener le spectacle dans un délire le rendant inclassable. Ça brille clairement par son originalité. Boris Vigneron impressionne par la facilité avec laquelle il cumule les casquettes. A la fois comédien, chanteur, musicien, humoriste et acrobate, il livre une prestation éblouissante dans chacun des domaines. C'est une véritable baffe artistique, un bordel où tout est maitrisé de main de maître. Mais surtout, c'est extrêmement drôle. Avec son univers loufoque il emporte le public qui a les yeux et les oreilles grands ouverts. Car la musique est bien une autre des grandes forces de ce show. Il la compose sur scène, souvent à partir de petits son anodins et le résultat en est que plus éblouissant. Il trouve même le culot d'y apporter une portée philosophique, un côté meta et intimiste qui rend l'expérience véritablement unique. Un grand bravo sur ce show qui sort incontestablement du lot, et qui dans la foison de ce que je peux découvrir au OFF, laissera forcément une trace. Partager

  • La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS ❤️❤️❤️💛 La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire Espace Roseau Teinturiers - 21h45 Au centre du plateau, un cercle lumineux évoque une piste de cirque, avec en toile de fond une entrée des artistes : le ton est donné. Et à juste titre, car la troupe P4 nous entraîne dans un véritable cabaret satirique où se mêlent théâtre, musique, et irrévérence, pour interroger avec mordant la figure de Jeff Bezos et l’empire Amazon. Dès l’ouverture, on est cueilli par des alexandrins dignes du Misanthrope , avant d’être propulsés dans un tourbillon de styles : vaudeville, émission de télé, rap, monologue tragique... Chaque saynète adopte un ton différent, mais toutes partagent un rythme effréné et une inventivité débordante. Le résultat ? Un joyeux chaos aussi drôle que percutant, qui pousse chaque situation à son extrême avec un humour souvent ravageur. Mais derrière la folie apparente, le propos est clair. Le spectacle dénonce la suprématie d’Amazon, l’uniformisation du commerce, la course au profit et la mégalomanie de son fondateur. Pourtant, la pièce évite la caricature facile : elle reconnaît aussi les zones grises, les avantages du système, et interroge sans juger. Les cinq comédiens, tous excellents, incarnent tour à tour Jeff Bezos, consommateurs, livreurs, ou cadres d’entreprise, avec une énergie et un engagement impressionnants. Même si certains passages se révèlent moins percutants que d’autres, l’ensemble tient en haleine jusqu’au bout. Une proposition théâtrale originale, vivifiante, qui fait rire autant qu’elle dérange. Un excellent moyen de clore une soirée, en riant, certes, mais aussi en repensant notre façon de consommer. Partager

  • Critique BILAN FESTIVAL OFF 2023 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BILAN FESTIVAL OFF 2023 BILAN FESTIVAL OFF 2023 Voilà, le festival vient de baisser le rideau et c'est toujours avec énormément de mélancolie que je lui dis au revoir. Et encore une fois, quelle année !!! Il faut dire que j'en ai profité comme jamais avec 48 spectacles vus cette saison et tellement d'autres que j'aurais voulu découvrir. Mais surtout, cette année, quel bonheur de voir le public revenir en masse après deux années post-covid compliquées. Les rues, mais surtout les salles étaient remplies et le public semblait ravi. C'est toujours un énorme plaisir d'avoir pu partager ma passion, en écrivant ces quelques mots sur cette page, en partageant des moments avec d'autres spectateurs et des artistes, mais surtout de faire découvrir chaque année ce festival à de nouveaux spectateurs qui m'accompagnent aux représentations. Et quel bonheur de voir leurs retours, que ce soit un commentaire d'abonné, un message d'un artiste ou la joie d'un spectateur qui m'accompagne. Mais tout ceci n'est possible que grâce à une chose : le talent et l'investissement de tous ceux qui nous offrent ces Grands moments de spectacles vivant. Évidement sur scène où ils nous livrent un festival d’émotions. Mais aussi dans les coulisses, à courir pour le montage ou le démontage des décors, à peine après avoir interrompu les applaudissements, car au OFF, il faut faire vite… Ou encore dans les rues à vendre leur spectacle, noyé au milieu des 1500 autres. Car oui, quand tu es artiste au OFF, c’est un peu trois semaines de marathon. Et puis surtout, encore une fois, quelle qualité dans le choix proposé ! Vous étiez étonné de voir comment le OFF a fait une razia sur les Molières cette année ? Attendez de voir l'année prochaine. Car, même si il y a forcément eu quelques déceptions, le festival m’a surtout offert des pépites impressionnantes, redoublant d'ingéniosité due à l'enchaînement des spectacles, limitant souvent les décors mais offrant des mises en scènes inventives. Compliqué de parler de tous mes coups de cœur, sans écrire un roman, mais il y a certaines choses qui resteront clairement gravés au fil des années : IPHIGENIE A SPLOTT , bien sûr. Premier spectacle que j’ai vu le jour de l’ouverture du OFF, qui a d’entrée plié le game, tellement c’est au-dessus de tout ce que j’ai pu voir ces dernières années. Un spectacle d’une puissance rare qui m’a marqué au point qu’à chaque fois que j’en parle à quelqu’un, mes poils se dressent. Et surtout la découverte d’une comédienne hors norme, Gwendoline Gauthier. L’interprétation hallucinante de celle-ci n’aura eu d’égal que puissance du jeu de Benjamin Voisin dans GUERRE . Histoire de rester dans les comédiens, je dois forcément parler de Guillaume Rouchède, Sandrine Seubille, Tigran Makhitarian, Valérie Moinet, Stéphane Giletta et Pauline Cassan que j’ai découverts cette année et qui m’ont impressionné par leur jeu au naturel sidérant. La poésie et la tendresse d’un ZOUROU, AU DELA DES MOTS et Morgan L’hostis qui m’a fait chavirer par sa prestation d’une justesse inouïe. Poésie que l’on retrouve dans le magnifique VOLE EDDIE VOLE ! ou dans la scénographie envoutante d’un JONASZ AU GRENIER . L'écriture aussi précise que profonde de JE M'APPELLE EST ASHER LEV , spectacle maitrisé de A à Z. Les barres de rires offertes par COUPURES qui brille aussi par son discours pertinent et sa mise en scène endiablée, ou bien par VIRGINIE & PAUL qui propose une comédie musicale déjantée. En parlant de mise en scène, je pourrai aussi citer LA VOIX D’OR ou DOLORES qui m’ont fait voyager en musique, mais surtout comment ne pas parler de SMILE et de sa proposition visuelle complètement folle. Il y aura aussi eu ces spectacles qui ne ressemblent à aucun autre. Comme PUNK.E.S , qui m’a offert un moment mémorable grâce à l’énergie de ses comédiennes qui proposent un véritable show musical. Idem pour CANOPEE , qui est simplement inclassable, et dont je préfère dévoiler le moins de chose, mais que je vous invite vivement à découvrir. Ou bien sûr, DENALI et sa proposition aussi folle qu'inventive. Et puis, il y a ces spectacles qui abordent des sujets forts et m’auront mis de belles baffes : DEUX FRERES , BELIEVERS et autres VIRIL.E.S Encore, une fois, le OFF s’achève, et je n’attends qu’une chose qu’il revienne m’offrir ce déluge d’émotions… Partager

  • L’histoire d’une femme qui aime jusqu’à la folie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MA FOUDRE MA FOUDRE ❤️❤️❤️💛 L’histoire d’une femme qui aime jusqu’à la folie 11.Avignon - 19h40 Olive est une jeune femme atteinte de psychose érotomane : persuadée que son ostéopathe, Simon, est amoureux d’elle, elle bâtit un univers obsessionnel dans lequel chaque geste, mot ou silence devient une preuve de cet amour fantasmé. J’avais découvert le travail de Laura Mariani avec LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU qui avait marqué mon OFF. Elle poursuit ici son travail les trouble psychiques et la différence. La pièce s’ouvre sur une scène de fête où le jeu des comédiens, d’un naturel saisissant, nous permet de nous identifier très vite aux personnages. Puis, lentement, le réel se fissure. L’histoire glisse dans un entre-deux troublant, le monde réel et celui qui habite Olive. La scénographie ingénieuse offre deux espace scéniques distincts. L’avant-scène représentant les scènes réalistes du quotidien, où l’entourage d’Olive sera confronté à sa folie. L’arrière-scène surélevée, représente son espace mental, ses fantasmes et hallucinations. Des panneaux translucides seront le symbole de cette réalité brouillée dans l’esprit du personnage. La mise en scène joue brillamment sur les glissements entre réel et imaginaire : scènes dialoguées hyperréalistes alternent avec des séquences hallucinées, parfois musicales, parfois poétiques, donnant corps à la psychose d’Olive. La musique jouée en direct, incarnation spectrale de la figure paternelle, intensifie la tension émotionnelle et devient peu à peu un personnage à part entière. Les sept comédiens portent le texte avec une justesse remarquable. Mais je retiendrai surtout Odile Lavie, dans le rôle d’Olive, dont l’interprétation fragile et intense donne au personnage une complexité bouleversante. MA FOUDRE fascine autant qu’elle dérange. Elle parle de la folie sans juger, mêle le malaise à la poésie, et nous emporte dans un vertige où l’amour devient orage. Partager

  • Clap de fin pour la saison 2024 !

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BILAN FESTIVAL OFF 2024 BILAN FESTIVAL OFF 2024 Clap de fin pour la saison 2024 ! Clap de fin pour une édition 2024 assez particulière, mais particulièrement intense. Il m’aura fallu trois jours pour remettre de l’ordre dans mes émotions et redescendre de mon petit nuage, mais le moment que j’attends le plus chaque année est bel et bien terminé et voici le temps du bilan. De cette édition, je me souviendrai d’abord de ce sentiment bizarre avec ses rues et ses salles quasiment désertes les premiers jours. Il faut dire que le OFF n’a pas été aidé cette année. Entre le décalage des dates dû aux JO, les législatives et l’Euro de foot, le démarrage a été compliqué et c’était triste de voir ces artistes jouer dans des salles presque vides… Mais petit à petit, les spectateurs sont arrivés, les salles se sont remplies, et les spectateurs ont enfin pu rendre hommage à tous ces artistes sur scène qui se démènent pendant trois semaines pour notre plus grand plaisir. Trois semaines où c’est toujours avec le même plaisir que j’emmène chaque année de plus en plus de personnes avec moi découvrir le festival, et c’est surtout un bonheur de les voir revenir les années suivantes. Trois semaines à flâner dans ces rues couvertes d’affiches et à croiser ces artistes qui redoublent d’imagination pour vendre leurs spectacles. Trois semaines d’échanges et de partage avec les autres festivaliers à débattre de nos coups de cœur dans les files d’attente. Trois semaines à retrouver des amis pour déguster une bière à l’Explo ou manger une tartine chez Ginette, qui sont un peu devenus mes QG du OFF au fil des années… Trois semaines et 52 spectacles vus… Le rythme a été assez effréné, où le moindre moment où je ne travaillais pas aura été consacré à cette passion : le théâtre. Clairement, j’ai eu de gros coups de fatigue sur la fin, mais le jeu en valait une nouvelle fois la chandelle, ne serait-ce que pour le déluge d’émotions ressenties. Il faut dire que cette année, j’ai eu très peu de déceptions et surtout une pléiade d’excellents spectacles. Je retiendrai bien sûr avant tout cet immense coup de cœur pour ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE , qui aura conclu de la plus belle des manières cette superbe édition. Tout comme la surprise venue de nulle part qu’aura été pour moi LE GRAND JOUR (sur le fond comme sur la forme, la pièce frôle la perfection). Mais aussi : • La vague d’émotions que m’a fait ressentir Katia Ghanty dans LES FROTTEMENTS DU CŒUR • Les mises en scène inventives de JE M’APPELLE GEORGES et 1984 • Le génie de la troupe du Grenier de Babouchka qui m’a ébloui avec leur CYRANO DE BERGERAC , alors que je ne suis clairement pas adepte des classiques • Les barres de rire de THE LOOP et UNE BONNE BIÈRE • Le fabuleux show son et lumières des DRUM BROTHERS • L’idée de génie de narration de CLASSEMENT SANS SUITE rendant son propos extrêmement fort • La nouvelle pépite, d’une formidable justesse, de Daguerre avec son DU CHARBON DANS LES VEINES , avec un très grand Jean-Jacques Vannier • Les chorégraphies étourdissantes de MICHELLE, DOIT-ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ • Ce cœur transpercé par Anne De Peufeilhoux dans CEUX QUI RESTENT • L’intelligence du discours et la puissance du jeu des comédiennes dans LES MAUX BLEUS • Ces splendides portraits de couple que sont RING et VOYAGE À NAPOLI , à la fois drôles et touchants • La puissance du jeu hallucinante de Véronique Augereau dans APRÈS LE CHAOS • La leçon de tolérance et de liberté d’un 4211 KM • Le plaisir de faire découvrir LE PORTEUR D’HISTOIRE et sa leçon de mise en scène Dimanche, le ciel pleurait littéralement la fin du festival, l’orage et la pluie inondant les rues et arrachant les affiches, puis le soleil est revenu, comme une pointe d’espoir pour nous donner rendez-vous l’année prochaine. Et je ne vais pas vous le cacher, j’ai tellement hâte de remettre ça... Partager

  • Le OFF 2025 baisse le rideau

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BILAN FESTIVAL OFF 2025 BILAN FESTIVAL OFF 2025 Le OFF 2025 baisse le rideau Voilà, c’est déjà la fin de ce fabuleux Festival et donc le moment du bilan. Je voulais commencer par remercier tous ceux qui me suivent. Cette année a vraiment eu l’effet d’un tremplin, avec plus de 20 000 critiques lues sur le site. J’écris pour partager ma passion et aider les festivaliers à choisir des spectacles, et voir que de plus en plus de gens viennent consulter mes avis, avoir leurs retours, ainsi que ceux des artistes, ça motive énormément à continuer. Cette édition aura été assez folle : 52 spectacles vus sur plus de 1700 proposés, dont seulement 4 réelles déceptions (dont j’ai choisi de ne pas parler sur le site). J’ai vraiment eu la sensation que les spectateurs étaient présents en masse, avec de nombreuses salles combles. Il faudra attendre les chiffres officiels, mais j’ai le sentiment que c’était une très grosse année pour le OFF. Ça fait chaud au cœur de voir un public si nombreux, surtout quand on compare avec le monde du cinéma, où la situation est bien plus morose… comme en témoigne la fermeture, la semaine dernière, de trois salles dans ma ville… Mais ce que je retiendrai avant tout, ce sont mes deux immenses coups de cœur : MADE IN FRANCE , pour son écriture à la fois engagée et d’une drôlerie mordante, et sa mise en scène de haut vol. MARIUS , qui a réussi à me faire éclater de rire et verser des larmes, alors que je connais le film de Pagnol par cœur. Ça aura aussi été le plaisir de faire découvrir mon coup de cœur 2024 à des amis : ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE , un spectacle hybride qui aura fait salle comble tou le festival : succès mille fois mérité. De l’émotion et des larmes, j’en ai eu en pagaille cette saison : TOUT CONTRE LA TERRE , pour son histoire d’amour et son hommage vibrant aux agriculteurs. EMMA PICARD , avec une Marie Moriette magistrale, qui m’a touché en plein cœur. LE DESTIN SE MOQUE DES CHOIX , et son dernier acte ravageur . UN SOUPÇON D’AMITIÉ , pour son histoire poignante et une Ariane Brousse bouleversante. LE CHANT DES LIONS , une fresque historique qui m’a littéralement donné la chair de poule. Et puis il y a eu ces spectacles hors normes, qui m’ont laissé des images gravées à jamais : FACE AUX MURS , sans doute le spectacle de cirque le plus impressionnant que j’aie vu, où les prouesses des acrobates n’ont d’égal que le travail magistral sur les lumières. HAPPY APOCALYPSE , une proposition qui divisera peut-être, mais dont la scénographie sidérante pulvérise les frontières entre le IN et le OFF. Comme on dit souvent : « Quand on n’a pas les moyens, on a les idées » , et le OFF l’a une nouvelle fois prouvé avec une ingéniosité débordante : MADE IN FRANCE , que je citais déjà plus haut, avec sa batterie au cœur d’une mise en scène dynamique et ce décor en constante évolution. CLÉOPÂTRE , mis en scène par Éric Bouvron , qui nous embarque sans décor dans une chorégraphie tourbillonnante et inventive. DEMAIN TOUT LE MONDE AURA OUBLIÉ , qui enchaîne les idées à un rythme effréné. LE CHANT DES LIONS , et son immense travail sur le son avec ces bruitages créés en live par Mehdi Bourayou. KÉVIN , et sa conférence théâtralisée participative. Ce OFF 2025, c’est aussi la découverte d’une troupe fabuleuse, le Collectif l’Émeute , qui a réussi la prouesse de me faire redécouvrir deux classiques : LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD et L’ILLUSION COMIQUE . Avec un immense respect du texte, ils arrivent à moderniser ces œuvres grâce à leur mise en scène inventive et à l’énergie incroyable des comédiens. Et puis, bien sûr, tous ces immenses comédiens. Je ne pourrai pas tous les citer, mais comment oublier : Julie Cavana , et sa palette de jeu folle dans TRÉSOR NATIONAL . Marie Moriette , qui m’a transpercé le cœur dans son seule-en-scène EMMA PICARD . Ariane Brousse , et l’intensité bouleversante de son jeu dans UN SOUPÇON D’AMITIÉ . Pamela Ravassard , aussi magnétique que la poésie de sa mise en scène de ZOOM . Maud Forget , bouleversante d’intériorité contenue dans la peau de la jeune accusée dans LE PROCÈS D’UNE VIE Côté comédiens : Romain Lagarde , qui réussit presque à faire oublier Raimu dans MARIUS . Teddy Melis , et la subtilité qu’il apporte à Panisse dans la même pièce. Michaël Hirsch , et ce lien si fort qu’il tisse avec son public. Grégory Nardella avec son jeu intense mêlant grotesque et tension dans une scène hilarante de NOTRE JEUNESSE Mais celui que je retiendrai plus que tout, c’est Axel Granberger , pour son interprétation hallucinante de ROBERTO ZUCCO , dans une pièce aussi viscérale que dérangeante. Bref, clairement l’une de mes plus belles saisons de ce fabuleux Festival, qui aura été une nouvelle fois un tourbillon d’émotions. Partager

  • Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MATHIEU STEPSON MATHIEU STEPSON ❤️❤️❤️💛 Avec lui, le mentalisme passe en mode 2.0 Le Paris - 21h30 Dès les premières minutes, Mathieu Stepson pose les bases d’une expérience unique : et si ce spectacle, il l’avait rêvé ? Peu à peu, ce rêve devient notre réalité. Le spectateur ne vit pas une simple succession de tours, mais une narration immersive où chaque instant semble avoir été écrit d’avance. Ce subtil jeu entre passé, présent et futur confère au spectacle une profondeur narrative rare dans le monde du mentalisme. C’est intelligent, déroutant, et remarquablement bien écrit. Là où Stepson se démarque véritablement, c’est dans sa capacité à ancrer le mentalisme dans notre époque hyperconnectée. Smartphones, vidéos, stories Instagram, messages vocaux : tous deviennent les supports mêmes de ses illusions. Il brouille les frontières entre le réel et le virtuel, entre le vécu et le projeté. Chaque séquence joue avec nos repères, nos certitudes, notre mémoire. Le public est mis à contribution en permanence : on écrit, on dessine, on téléphone, on monte sur scène. Mathieu Stepson dépoussière le mentalisme en le plongeant dans notre ère numérique. Grâce à une mise en scène inventive, il propose un spectacle bluffant, interactif et résolument moderne. Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page