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- Critique EN ATTENDANT BOJANGLES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle EN ATTENDANT BOJANGLES EN ATTENDANT BOJANGLES ❤️❤️❤️💛 On y suit une famille qui vie au rythme de la mère et de son côté "fantaisiste". Une très belle ode à l'amour d'un mari pour sa femme, mais aussi de leur enfant qui d'ailleurs est le témoin qui nous conte cette jolie fable. Une mère qui sombrera progressivement dans la folie, mais dont le mari et l'enfant décideront de faire avec cette folie plutôt de lutter contre. Le spectacle nous offre ainsi de beaux moments tendres et poétiques et ne fait jamais l'erreur de tomber dans le patho gratuit, pour mieux se concentrer sur l'humain. Et bien sûr, pour réussir, on a le droit à un trio d'acteurs qui joue juste et réussissent à rendre attachants leurs personnages. Une très belle façon de finir ce festival OFF avec une envie de faire des câlins aux gens qu'on aime... Partager
- Et pourtant, elle a tant de choses à nous dire…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MUETTE MUETTE ❤️❤️❤️ Et pourtant, elle a tant de choses à nous dire… Muette, c'est cette voix qui a fini par disparaître et qu'elle rêve de pouvoir entendre à nouveau. Muette, c'est toute cette douleur que cette ado garde enfoui au fond d'elle. Muette, c'est l'histoire de cette ado qui s'est renfermée sur elle-même et dont l’entourage va chercher à l'aider à retrouver un sens à sa vie. Son père ayant disparu de ses rêves, Louise va se créer une amie imaginaire qui prendra les traits de l'actrice Jean Seberg. Un choix loin d'être anodin, cette dernière s'étant suicidée, elles vont réapprendre ensemble que la vie peut avoir un sens. Elle sera aussi aidée dans sa quête par une mère aimante et inquiète, un beau père tendre et attachant, et une irrésistible psy. La compagnie Les Ailes de Clarence propose un spectacle sur le thème du deuil, mais y apporte assez de recul pour le rendre accessible aux plus jeunes. Il y aura ainsi beaucoup d’humour, de musique et de chansons, mais surtout une tendresse et une poésie constamment présente. Il y a un décalage constant qui propose des scènes assez surréalistes, mais qui a parfaitement sa place. En effet, le public a constamment l'impression d'être dans la tête et les rêves de la jeune fille, jusque dans les scènes du “réel”. On est impressionné par le travail de scénographie et des lumières qui plongent un peu plus le spectateur dans les songes de l'adolescente. Et même s’il y a un léger manque de rythme, on est emporté par l’histoire de cette ado et on en ressort le cœur gonflé… Partager
- Critique COLÈRES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COLÈRES COLÈRES ❤️❤️ COLERES ** Quand je parle du OFF, on peut parfois se demander si je ne vis pas sur un nuage au monde des bisounours tellement je vends du rêve quand j’en parle… Sauf que parfois je passe totalement à côté du spectacle proposé, ce qui a été le cas aujourd’hui. Alors oui, Vanier se mouille la chemise (c’est le cas de le dire) et oui certaines blagues font mouche. Au début le mec qui déverse sa colère, souvent disproportionnée, sur le monde qui l’entoure c’est même marrant, mais sur le long terme ça devient vite répétitif et chiant. Et rire une dizaine de fois sur un spectacle humoristique de 1h20, c’est peu et tu trouves vite le temps long… voir TRES long… D’autant plus que tu remarques qu’une bonne partie du public s’esclaffe à chaque fois que l’acteur ouvre la bouche. Et pour la petite anecdote, il a fallu que je me trompe de porte à la sortie, pour me retrouver nez à nez avec Vanier, qui m’a gentiment accompagné à la sortie des artistes en me demandant si j’avais aimé… Partager
- The Blues horror picture show
Découvrez notre critique détaillée du film SINNERS . SINNERS ❤️❤️❤️💛 The Blues horror picture show Mississippi, 1932 : deux frères jumeaux reviennent dans leur ville natale pour ouvrir un club de Blues avec l’argent gagné durant la Prohibition à Chicago. Tout laisse penser qu’on s’apprête à voir un film historique. Et même si c’est en partie le cas, la première scène indique au spectateur que le film basculera dans l’horreur. Si vous n’avez pas vu la bande-annonce, évitez-la. Elle en dit bien trop, et ce film mérite d’être découvert avec le moins d’informations possible, dans l’obscurité d’une salle. Parce que, malgré mes réserves, on a affaire ici à une vraie expérience cinématographique. Dans une longue première partie, Ryan Coogler prend son temps. Il installe ses personnages, mais surtout, il dresse le portrait d’une communauté afro-américaine confrontée au racisme systémique, au Ku Klux Klan, à la ségrégation. Mais ce qui fait basculer SINNERS dans une autre dimension, c’est le Blues. Plus qu’un simple genre musical ou qu’une bande-son (somptueuse, d’ailleurs), le Blues devient un personnage à part entière. Omniprésent, envoûtant, presque mystique, c’est lui qui anime l’histoire. Et si les « pêcheurs » du titre font évidement référence aux deux frangins gangsters, chaque personnage porte en lui un péché (colère, luxure, avarice…). Mais c’est bien cette « musique du diable », ce Blues viscéral qui sera le catalyseur des évènements. Et cette musique sera aussi à l’origine des scènes les plus marquantes du film, comme ce plan séquence hallucinant de maitrise. Techniquement le film en met plein les yeux. Photographie, cadrages, costumes, ambiance sonore… tout nous plonge dans la moiteur étouffante du Mississippi des années 30. Impossible de ne pas penser à Jordan Peele, mais là où Peele reste souvent dans le contrôle, Coogler semble parfois se laisser déborder par son ambition. À vouloir tout dire (sur l’Histoire, la musique, la religion, le racisme, le sexe…), le film finit par devenir un peu confus. Et c’est justement quand il bascule dans le grand spectacle, que le film perd en impact. Visuellement, étrangement, c’est là qu’il devient le moins maîtrisé. De même, la scène finale, clin d’œil assumé à un classique des années 80, même si elle est assez jouissive, tombe finalement à plat et n’apporte pas grand-chose au propos. Malgré tout, je ne vais pas bouder mon plaisir : un film original, ni adapté, ni rebooté, ni une franchise, c’est assez rare pour être célébré. Avec ses défauts, ses fulgurances, et son audace, SINNERS reste une œuvre marquante. Un film qui, malgré ses failles, laissera une trace indéniable. Partager
- La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire
Découvrez notre critique détaillée du spectacle J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS ❤️❤️❤️💛 La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire Espace Roseau Teinturiers - 21h45 Au centre du plateau, un cercle lumineux évoque une piste de cirque, avec en toile de fond une entrée des artistes : le ton est donné. Et à juste titre, car la troupe P4 nous entraîne dans un véritable cabaret satirique où se mêlent théâtre, musique, et irrévérence, pour interroger avec mordant la figure de Jeff Bezos et l’empire Amazon. Dès l’ouverture, on est cueilli par des alexandrins dignes du Misanthrope , avant d’être propulsés dans un tourbillon de styles : vaudeville, émission de télé, rap, monologue tragique... Chaque saynète adopte un ton différent, mais toutes partagent un rythme effréné et une inventivité débordante. Le résultat ? Un joyeux chaos aussi drôle que percutant, qui pousse chaque situation à son extrême avec un humour souvent ravageur. Mais derrière la folie apparente, le propos est clair. Le spectacle dénonce la suprématie d’Amazon, l’uniformisation du commerce, la course au profit et la mégalomanie de son fondateur. Pourtant, la pièce évite la caricature facile : elle reconnaît aussi les zones grises, les avantages du système, et interroge sans juger. Les cinq comédiens, tous excellents, incarnent tour à tour Jeff Bezos, consommateurs, livreurs, ou cadres d’entreprise, avec une énergie et un engagement impressionnants. Même si certains passages se révèlent moins percutants que d’autres, l’ensemble tient en haleine jusqu’au bout. Une proposition théâtrale originale, vivifiante, qui fait rire autant qu’elle dérange. Un excellent moyen de clore une soirée, en riant, certes, mais aussi en repensant notre façon de consommer. Partager
- Critique LA CHAMBRE DES MERVEILLES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA CHAMBRE DES MERVEILLES LA CHAMBRE DES MERVEILLES ❤️❤️ C’est la nouvelle mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, et de ce côté-là, il ne déçoit pas. Entre les jeux de lumière, les projections, les murs transparents… il enchaine les scènes et offre un spectacle dynamique. Je noterai aussi la performance de certains comédiens, comme le jeune Théophile Baquet qui te fait dire que dans la famille, ils ont ça dans le sang. Mais aussi Jean Aloïs Belbachir qui aura été un des rares personnages à me toucher… Parce que malheureusement, l’histoire ne m’a jamais attrapé et je suis resté un peu en dehors (et vu les applaudissements du public, c’est surement un ressenti très personnel). Ca transpire de bons sentiments, mais je n’ai pourtant jamais ressenti d’émotions. Le sur-jeu de l’ensemble y est peut-être pour quelque chose, comme ce titre qui justement m’en vendait trop. Partager
- Critique APRÈS COUP – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle APRÈS COUP APRÈS COUP ❤️❤️❤️❤️ Les quatre comédiennes vont nous inviter dans leur chalet où ces quatre amies ont l'habitude de se retrouver. Et si l'une d'elle, Belinda, semble si effacée, ce n'est pas anodin : elle est morte sous les coups de son mari... Un sujet fort, et malheureusement tellement d'actualité. Le choix est ici d'en faire une comédie dramatique, avec certes pas mal d'humour et de légèreté, mais sans jamais aller à l'encontre du propos. Car la pièce sera un véritable choc émotionnel. Une réussite due à l'écriture exemplaire de ces quatre personnages, admirablement caractérisés et surtout interprétés avec une grande justesse. On ne voit pas le temps passer et on est absorbé par les relations qui unissent ces femmes et les émotions qu'elles nous renvoient. Même si dans un premier temps c'est la bonne humeur qui ressort, notamment grace à une Aude Roman aussi hilarante qu'attachante, plus on grattera, plus les doutes, les remords, les colères et les failles de ses femmes ressortiront et le spectateur se retrouvera embarqué dans une valse d'émotions. Les rares apparitions de Gwenda Guthwasser, incarnant Belinda, sont bouleversantes. Sans jamais pousser dans le larmoyant et le patho, la pièce arrive à nous prendre aux tripes en mettant le doigt sur ce fléau. Une pièce qui maitrise parfaitement son sujet, en réussissant à être aussi admirable qu'essentielle... Partager
- Critique LE ROI DES PÂQUERETTES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE ROI DES PÂQUERETTES LE ROI DES PÂQUERETTES ❤️❤️❤️ Le roi des pâquerettes est le surnom donné à Louis Blériot, qui rêve de traverser la manche en aéroplane, mais qui est plus connu pour ses échecs successifs. D'entrée, on est plongé au début du siècle dernier. On est impressionné par les costumes et ce décor d'une chambre d'hôtel de province, nous immergeant dans cette époque. Nul besoin, d'être passionné d'aviation pour profiter de ce spectacle, et ce grâce à l'énergie folle et communicative déployée par les cinq comédiens. On est emporté par les émotions des personnages, leurs doutes, leurs peurs, leurs colères, mais surtout cette envie de relever ce grand défi. Les personnages sont haut en couleur, et l'écriture laisse la part belle à la femme de cet aviateur, prête à tout pour aider son mari à réaliser son rêve. On est suspendu aux lèvres des comédiens jusqu'à ce final intense en émotions. Partager
- Critique de VICTORIA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film VICTORIA . VICTORIA ❤️❤️❤️❤️ L’intérêt de VICTORIA n’est clairement pas son scénario qui doit tenir en une dizaine de pages, mais plutôt son côté formel. Ce film Allemand est même une prouesse technique, à savoir un plan séquence de 2h14. Et attention, je ne parle pas d’un faux plan séquence à la 1917, ni d’un plan séquence dans un huit clos comme THE CHEF. Ici, on a le droit un plan séquence, sans aucun trucage, au cœur de Berlin, multipliant les lieux… Il est 5h48, quand Victoria, une jeune Espagnole fraîchement débarquée à Berlin, sort d’une boite de nuit. Elle fera la connaissance de Sonne et ses potes. Une rencontre qui fera basculer sa vie en un rien de temps… Alors, oui, le choix du plan séquence apporte quelques longueurs au début du film. La première heure pose les personnages qui apprennent à se connaitre et ce n’est pas passionnant. Mais ça serait vraiment bête de ne pas pousser plus loin car le film s’emballe d’un coup avec une tension remarquable, qui deviendra suffocante et ne quittera plus le spectateur. La caméra ne lâchera quasiment jamais Victoria, immergeant totalement le spectateur dans la descente aux enfers de la jeune fille. La mise en scène fait preuve d’un véritable sens du cadre, avec une gestion impressionnante de l’espace et des lumières. Et malgré les contraintes techniques le film arrive même à proposer quelques moments de grâce. Un tel procédé, implique une grande liberté d’improvisation pour les acteurs, mais apporte aussi énormément de naturel à leurs jeux. Voir en direct comment les personnages basculent est impressionnant. Bref, ce film vaut le détour aussi bien pour la prouesse technique que pour la tension qu’il apporte dans sa deuxième partie. Partager
- Objet Théâtral Non Identifié
Découvrez notre critique détaillée du spectacle 1984 1984 ❤️❤️❤️ Objet Théâtral Non Identifié Adapter le roman de Georges Orwell semblait une tâche impossible. Et pourtant la compagnie collectif 8 a relevé le défi. Ce spectacle ne ressemble à aucun autre, et l'univers dystopique du roman est admirablement retranscrit. Techniquement et visuellement, c'est du grand art. On est impressionné par la mise en scène qui créer sous nos yeux ce monde futuriste et totalitaire. Les vidéos projetées envahissent la scène pour créer une apocalypse numérique dans lequel notre héros, littéralement suspendu dans cet enfer, semble piégé. Bien plus qu'un décor, cette création visuelle devient un personnage à part entière. Forcément l'histoire interroge le spectateur, tant l'imaginaire de l'auteur semble visionnaire. En effet, sur bien des points la pièce résonne avec notre monde actuel, qui semble parfois plus proche de la dystopie créée par l'écrivain, que de l'année où a été écrit le roman : 1949. Malheureusement, je n'ai jamais réussi à être totalement emporté par l'histoire, même si je ne peux que reconnaître le talent de Damien Rémy qui nous livre ici une prestation impressionnante. Malgré tout, le spectacle proposé vaut le détour, ne serait-ce que pour la claque visuelle, et incomparable à tout ce que j'avais pu voir avant. Partager
- The show must go off
Découvrez notre critique détaillée du film THE LAST SHOWGIRL . THE LAST SHOWGIRL ❤️❤️ The show must go off Shelly est une danseuse de cabaret vieillissante qui a consacré toute sa carrière à son spectacle de revue à Las Vegas. Mais lorsqu’elle apprend que ce dernier va être brutalement interrompu, son monde s’effondre. Bon, des films sur des artistes en fin de carrière confrontés à leur passé, on en a déjà vu beaucoup, et il faut donc réussir à se différencier pour sortir du lot. Et c’est bien le gros souci de THE LAST SHOWGIRL qui n’a ni l’inventivité d’un THE SUBSTANCE , ni le talent de Darren Aronofsky et son THE WRESTLER... Au final, on a souvent un temps d’avance sur un récit qui manque de surprises, et l’heure et demie semble s’éterniser. D’autant plus qu’au niveau de la mise en scène, Gia Coppola n’est pas des plus inspirées. Malgré une belle lumière naturelle et le choix judicieux de laisser le show hors champ, son film recycle les poncifs du cinéma d’auteur américain. Sans parler de cette caméra à l’épaule qui apporte pas mal de plans bizarrement flous, ou encore de ces plans clipesques de l’actrice sur fond de soleil couchant… Mais pour autant, même s’il est prévisible, le film n’est pas totalement mauvais. Il est notamment sauvé par ses personnages. Bien sûr, en tête, nous avons une Pamela Anderson impressionnante, qui livre un personnage ambivalent : une femme à la fois naïve, touchante et agaçante. Jamie Lee Curtis nous offre un personnage exubérant, digne du rôle de la mère qu’elle joue dans THE BEAR. Elle se paye même le luxe d’être au centre de la scène la plus marquante du film avec une danse saisissante sur TOTAL ECLIPSE OF THE HEART. On notera aussi un Dave Bautista surprenant, qui casse son image de gros dur et prouve qu’il a le talent nécessaire pour changer de registre, avec une prestation d’une grande justesse. Enfin, nous avons Billie Lourd dans le rôle de la fille délaissée durant la carrière de sa mère. Certainement le personnage le plus intéressant, mais malheureusement, le récit s’attarde trop peu sur elle, alors qu’il y avait justement là matière à approfondir et à rendre le film plus captivant. Donc, même si le film à pour lui ses personnages marquants, le film reste balisé de A à Z et trop noyé dans les références pour réussir à offrir une œuvre personnelle… Partager
- En quête d’une vérité enfouie
Découvrez notre critique détaillée du spectacle TRÉSOR NATIONAL TRÉSOR NATIONAL ❤️❤️❤️❤️ En quête d’une vérité enfouie Théâtre Actuel - 10h00 Adapté du roman de Sedef Ecer, TRÉSOR NATIONAL nous raconte l’histoire d’Esra, icône du cinéma turc. Le spectacle nous plonge dans la Turquie des années 60 à 80, une période sombre marquée par trois coups d’État, mais aussi par l’âge d’or du cinéma turc. L’histoire est portée par les souvenirs de sa fille, en quête de vérité sur la mystérieuse disparition de son père. Elle nous entraîne dans une fresque mêlant romance, secrets de famille, passion du cinéma et bouleversements historiques. Ajoutez à cela quelques chansons… et toutes les planètes se sont alignées pour que le spectacle m’emporte. La mise en scène de Victoire Berger-Perrin s’appuie sur une scénographie sobre et intimiste, sublimée par un travail remarquable sur les lumières et la vidéo, qui nous immerge pleinement dans la Turquie de l’époque. L’illusion est renforcée par les somptueux costumes des comédiens. Si la pièce captive autant, c’est aussi grâce à la justesse de son casting et à ce couple dont l’amour illumine la scène. Mais surtout, Julie Cavanna livre une prestation saisissante. Je gardais déjà un souvenir marquant de son rôle dans ADIEU MONSIEUR HAFFMANN , et elle signe ici une interprétation exemplaire d’un personnage aussi dense que complexe. Elle incarne cette diva flamboyante aux multiples facettes avec une palette de jeu impressionnante. À la fois magnétique, passionnée, provocante, engagée, détestable et touchante, son talent fait que nos sentiments envers Esra ne cessent d’évoluer tout au long du spectacle. TRÉSOR NATIONAL est à la fois un portrait de femme saisissant, mais aussi un vibrant hommage au cinéma et à la liberté… Partager














