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  • Un second volet visuellement solide mais narrativement précipité.

    Découvrez notre critique du film LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY . Un second volet visuellement solide mais narrativement précipité. LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY ❤️❤️💛 Un second volet visuellement solide mais narrativement précipité. Voici donc la suite du premier volet que j’avais particulièrement apprécié au printemps dernier, et vu que j’ai toujours préféré la deuxième partie de l’œuvre de Dumas, qui joue avec la zone grise de ses personnages et ses enjeux dramatiques, j’étais assez impatient de découvrir ce deuxième film. Alors, sur plusieurs aspects, il garde certaines qualités du premier film. On retrouve l’ambition visuelle, avec ses décors et ses costumes impressionnants, cette recherche de grand spectacle, ce thème musical épique, ou certains acteurs qui semblent investis au projet. Bien sûr, on retrouve une Eva Green dont le magnétisme colle parfaitement à cette Milady énigmatique, et c’est avec le même bonheur qu’on savoure chaque apparition de Louis Garrel qui m’a fait sourire à chaque réplique. Ça se donne les moyens de ses ambitions et propose un spectacle populaire et plutôt efficace où je ne me suis pas vraiment ennuyé. Sauf, que le film me pose aussi de sérieux soucis… Au niveau du spectacle, autant dans le premier film les combats en plans séquences avaient vraiment de la gueule, mais ici c’est beaucoup moins maitrisé, moins chorégraphié et surtout ça rend l’action brouillonne… mais pas autant que l’histoire… Parce que tout ici semble rushé, ça va trop vite et tous les évènements s’enchainent sans que le scénario ne puisse les digérer, et malheureusement, c’est détriment de la dramaturgie. Bon, vu le cumul des rebondissements, ça pourrait se comprendre, mais pourquoi inclure des sous-intrigues sorties de nulle part et sans intérêts ? (Oui, je parle de toi Michalik…). Idem pour le développement des personnages qui est expédié, voire inexistant. En premier lieu, celui de Milady, dont l’ambiguïté passe totalement à la trappe. Son personnage aurait mérité tellement mieux, d’autant plus que ce volet porte son nom… Sans parler de Portos et Aramis qui sont relégués au second plan et ressemblent plus à des faire-valoir comiques qu’à autre chose… Ça donne un côté très sériel à l’ensemble. D’ailleurs on en parle des cinq premières minutes consacrées à un résumé du premier film (Sérieusement, au cinéma ???), on en parle de la scène post-générique du même premier film qui apparait au bout de plus d’une heure dans le deuxième ? Mais surtout, c’est quoi cette fin débile qui ouvre la porte à une potentielle suite ??? Alors, je veux bien qu’on prenne des libertés avec un roman, et la partie en Angleterre est même intéressante de ce point de vue-là, mais c’est quoi cette dernière scène qui frôle le ridicule ??? Après, ça reste un divertissement familial honorable et plutôt efficace, mais après un premier film très prometteur, j’en ressors très frustré et surtout avec un sentiment de gâchis… Partager

  • THIS IS US: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série THIS IS US THIS IS US ❤️❤️❤️💛 Il y a un an, je découvrais, sur les conseils d'Emilie cette série qui m'a complètement retourné. Ce soir, je viens de démarrer la saison 2 et je commence à vraiment me dire qu'elle est en passe de détrôner un "SIX FEET UNDER" qui est juste pour moi la plus grande oeuvre cinématographique à ce jour. Je ne vais même pas vous parler de quoi ça parle pour éviter de vous spoiler sur l'énorme travail d'écriture. Sachez juste, qu'on rit, on vibre, on pleure, on médite, on tremble... Jamais une série n'a aussi bien porté son nom "This is us" Car on ne peut que se retrouver dans certains de ces personnages et les scènes de vie qu'ils traversent. Pour ma part, évidement Jack me parle particulièrement, entre son vécu et le père auquel j'aurai tellement aimé ressembler... Mais le travail sur les personnages est tellement fou, aucun n'est parfait et c'est surement ce qu'il fait leur force Sans parler de ce casting 5 étoiles, de la mise en scène, des dialogues ou même de ces choix musicaux envoutants Rarement une série n'a véhiculé autant de valeurs qui me semble fondamentales Dans This is Us, rien n'est noir, rien n'est blanc... C'est juste une putain de leçon de vie Bref, si vous ne connaissez pas FONCEZ Je vais juste finir sur une citation d'un père pour son fils de cet épisode de ce soir : "Je t'aimais. Je t'ai perdu. Et si je peux te donner mon avis, c'est bien mieux que de n'avoir jamais aimé du tout... Mais il vaut mieux avoir aimé et perdre son amour, c'est certain, mais essai de ne pas le perdre du tout..." Partager

  • SIMPLE COMME SYLVAIN : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film SIMPLE COMME SYLVAIN . SIMPLE COMME SYLVAIN ❤️❤️❤️❤️💛 Donc, pour mon anniversaire, le cinéma m’a offert un IMMENSE coup de cœur venu droit du Québec. Sophia et Xavier, deux professeurs universitaires à Montréal, sont en couple depuis dix ans. Au fil des années, l’amour passionnel des débuts a laissé place à « autre chose », comme on dit… Quand elle rencontre Sylvain, « simple » charpentier, alors que le monde dans lequel ils vivent semble les oppose, c’est le coup de foudre. Sophia est donc professeur de philosophie, et ses cours sur l’amour seront même le fil rouge du film, chapitrant le récit avec les points de vue de grands philosophes, allant de Planton à Spinoza. Des cours qui seront toujours en concordance avec l’état actuel de Sophia. On est ainsi face à une comédie romantique d’une profondeur assez déconcertante. Le film est souvent très drôle, avec notamment une critique jubilatoire des classes. Il dépeint les stéréotypes sociaux, sans jamais juger ses personnages, amenant dans moments malaisants lorsque nos amoureux rencontreront l’entourage de l’autre. Mais surtout il fera réfléchir le spectateur sur la définition même de l’amour. Monia Chokri maitrise particulièrement bien la rupture de ton. On rit énormément et sans prévenir, elle arrive à nous transpercer le cœur par une scène, une phrase. Car la plus grande force du film, est son écriture, la puissance de ses dialogues, mais aussi l’interprétation sans faille des comédiens qui sont d’une justesse inouïe. Magalie Lépine Blondeau et Pierre-Yves Cardinal sont en symbiose total et nous font croire en leur amour inconditionnel dès le premier regard. Le dialogue entre les personnages sera aussi au centre du film, mettant en avant le pouvoir des mots, mais aussi, lors des scène de groupe, la façon dont tout le monde semble parler sans réellement s’écouter Mais en plus de briller par son fond, le film le fait aussi par la forme. Une des grandes forces du cinéma est d’exprimer les choses par les images si les mots ne sont pas nécessaires, et ça, Monia Chokri l’a compris. Elle n’oublie jamais la caméra et a une réelle maitrise de ses plans. La composition de ses cadres est exemplaire, jouant avec le décor, comme lors de la scène du premier baiser. Mais aussi cette scène finale exemplaire, qui sans un mot exprime énormément de choses. Souvent elle isolera ses personnages dans le cadre, via une porte, un mur ou un autre élément, mais elle utilisera aussi parfois des plans séquences qui sont loin d’être accessoires… De la même manière, elle filmera admirablement les scènes d’amour charnel, en se focalisant sur le visage de la comédienne. Je n’ai qu’une envie, c’est de revoir le film, pour décortiquer ce coup de cœur monumental, car comme le dit Sophia à Sylvain après avoir fait l’amour « Une fois, ce n’est pas assez »… Partager

  • Une pépite de science-fiction française aussi ambitieuse que brillante.

    Découvrez notre critique du film MARS EXPRESS . Une pépite de science-fiction française aussi ambitieuse que brillante. MARS EXPRESS ❤️❤️❤️❤️💛 Une pépite de science-fiction française aussi ambitieuse que brillante. Voici ce qui sera incontestablement une de mes plus belles surprises de 2023. Le genre de film dont tu entends parler au dernier moment et qui pourtant laissera une marque indélébile dans ta cinéphilie. Car même s’il ne rencontrera clairement pas le succès qu’il mérite, je n’ai aucun doute sur le fait que l’avenir en fera immanquablement une œuvre culte… Donc, on a affaire à un animé de science-fiction français… Je vous le concède, sur le papier ça peut faire peur, et pourtant, dans les deux domaines, le film frôle la perfection. Alors, oui, il n’a pas le budget d’une grosse production, et même si le film a dû faire des compromis, que ce soit sur sa durée (1h20) ou une animation un poil saccadée, le moindre euro a été rentabilisé. Visuellement, l’univers proposé est extrêmement généreux, avec une direction artistique qui laisse admiratif. Il y a un énorme travail sur les décors ou sur la variété des robots qu’il propose. On est captivé par toutes les idées visuelles ou les différentes technologies, sans jamais tomber dans la sur-explication et pourtant tout semble limpide pour le spectateur qui est immergé dans un univers à la fois cohérent et passionnant à découvrir. De même, il y a peu de scène d’action, mais elles sont maitrisées de main de maître et offrent quelques moments de bravoure impressionnants. Et le tout est accompagné par une superbe partition musicale et sonore qui parfait l’ensemble. Mais, même si l’expérience visuelle est de grande envergure, le film brille surtout par son écriture… Pourtant, avec un univers cyberpunk où l’humanité cohabite avec des androïdes, on aurait facilement pu tomber dans le classique « Les robots sont-ils doués d’humanité », sauf qu’ici c’est un fait établi d’entrée de jeu et le propos du film va bien plus loin… mais je ne rentrerai pas dans les détails, vous invitant plutôt à découvrir ce petit bijou de S-F… Alors oui, c’est extrêmement référencé (on pense à Blade Runner, Ghost in the shell, Terminator, Robocop…), mais ça ne tombe jamais dans le fan-service ou le plagia, et surtout le film réussit à avoir sa propre identité. Mais surtout, il ne prend pas ses spectateurs pour des débiles, il malgré une intrigue dense, ça ne part pas dans de longues explications, et pourtant on n’est jamais perdu, que ce soit sur la compréhension de l’univers ou du développement des personnages. Le film a conscience de sa faible durée et va continuellement à l’essentiel, avec un rythme exemplaire. Il se paye même le luxe de réussir à être parfois touchant ou très drôle. Bref, voici une petite pépite, mature et intelligente qui aura pour rare défaut que j’en aurait voulu tellement plus, tellement l’univers proposé m’aura fasciné… Partager

  • INCENDIES : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film INCENDIES . INCENDIES ❤️❤️❤️❤️💛 Dans ce calendrier de l’avent, il fallait bien à un moment que je parle de Denis Villeneuve, qui est pour moi un des meilleurs réalisateurs du moment. Voici donc un de ses premiers films qui prouvait déjà le talent du bonhomme. Voici un film choc qui est un véritable rouleau compresseur. Et même si la scène d’ouverture muette annonce tout de suite la couleur, et malgré tout ce que je vais pouvoir dire, sachez une chose : vous n’êtes pas prêt pour la baffe que vous allez prendre. A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon, des jumeaux, se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à leur père qu’ils croyaient mort et l’autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Va s’en suivre une longue quête pour nos deux héros qui leurs révèlera le passé secret de leur mère. Comme la pièce de théâtre, dont il est inspiré, le film se déroulera dans un pays du Maghreb imaginaire, qui fera immanquablement penser au Liban. Il est pourtant éminemment politique, et sans en être le réel sujet, le conflit entre musulmans et chrétiens est au cœur du film. Le film a des allures de polar avec cette quête identitaire qui feront ressortir les fantômes du passé. Villeneuve joue judicieusement avec les époques et le montage parallèle est exemplaire. On alternera continuellement entre les recherches des enfants et la vie de leur mère. C’est d’un réalisme cru et ne tombe jamais dans le mélo. Le spectateur est tenu en haleine tout du long, avec ce récit brutal, parfois choquant, mais surtout bouleversant. Il sera question de l’horreur de la guerre et de ses répercutions, mais aussi, d’amour, de pardon… Au final on assiste à une terrible tragédie Shakespearienne sur fond de conflit politique. C’est d’une puissance dramatique rare, le final risque de vous hanter longtemps et clairement on n’en ressort pas indemne… Partager

  • TED LASSO: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série TED LASSO TED LASSO ❤️❤️❤️💛 Bon, ok, sur le papier, une série sur le foot, ça peut faire peur. Et pourtant vous auriez tort, car le sport est assez en retrait, ne servant que de prétexte et on a affaire à une comédie de très grande qualité, du créateur de Scrubs, Bill Lawrence. Basée sur un de ses sketchs, Jason Sudeikis y joue un coach de foot US qui se retrouve recruté par un club de Premier League anglaise alors qu’il ne connait rien, ni à ce sport, ni à ce pays. Il incarne parfaitement son personnage improbable de Ted Lasso, naïf, un peu crétin et surtout extrêmement attachant. Il est clairement la force du show et la série, à l’image de son héros, dégueule de positivité, de gentillesse et ça fait un bien fou. La série jouera à merveille avec les clichés, le choc des cultures et les punchlines cinglantes s’enchainent et sont souvent hilarantes. On notera d’ailleurs que la série ne lésine pas sur les jeux de mots, je vous encourage donc vivement à la découvrir en VO. Alors oui, les personnages sont plus caricaturaux les uns que les autres mais c’est tellement assumé que ça rend l’ensemble jubilatoire, en enchainant les situations ridicules. Mais leur écriture est plus subtile qu’il n’y parait et leur apporte parfois une vraie profondeur. Car, si la série et les comédiens se donnent à fond pour nous faire rire, elle arrivera tout de même parfois à vous surprendre en sachant se montrer très humaine par moment. La série se voit très vite (10 épisodes de 30 minutes). C’est extrêmement drôle, tendre et feelgood à souhait, bref un excellent remède au stress actuel que je vous conseille vivement de découvrir. Partager

  • Un pas avant un Molière ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE Un pas avant un Molière ? ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE ❤️❤️❤️❤️❤️ Un pas avant un Molière ? J’aime quand le théâtre arrive encore à me surprendre, et ARIANNE, UN PAS AVANT LA CHUTE est sûrement le spectacle le plus mémorable que le festival m’aura offert cette année. La pièce mêle théâtre, concert, émission de télé et cinéma, créant un spectacle hybride unique. Cette fusion des genres intrigue et surprend le public, offrant une expérience théâtrale hors du commun. Le public est d’abord transporté dans le dernier concert de la tournée de cette immense star du rock au succès fulgurant. Puis on bascule régulièrement de ces scènes de concert à un talk-show où l’artiste se livre sur les événements de cette soirée qu’elle semble avoir oubliés. Au fil de l’interview, la fameuse soirée du dernier concert se rejoue sous nos yeux, plongeant le spectateur dans une enquête musicale. Les souvenirs de la chanteuse sont flous, on est un peu perdu dans un premier temps, mais le puzzle s’assemble assez vite et l’ensemble est surtout fascinant. La mise en scène impressionne, alternant les genres sans aucune coupure et avec une utilisation de la vidéo exemplaire. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais je ne serais pas étonné que la pièce ait le même destin que DENALI , qui avait aussi créé la surprise l’année dernière… Mais surtout, le spectacle brille par la qualité des morceaux musicaux. La bande originale est magistrale, les mélodies restent en tête et le public est en feu lors de ces scènes de concert, ce qui donne encore plus d’impact à l’ensemble. Tout s’enchaîne avec une osmose déconcertante au fur et à mesure que la tension s’installe et l’attention du spectateur ne retombe jamais. Mathilde-Edith Mennetrier livre une prestation magistrale. On est bluffé par l’intensité de son jeu, mais surtout par sa voix et la fougue qu’elle déploie sur scène. Elle brûle les planches avec un tourbillon d’énergie qui n’est pas sans rappeler Izia. Je connaissais Thomas Gendronneau pour son talent de comédien, qui lui a d’ailleurs valu un Molière en 2023, mais je découvre qu’il est aussi un compositeur et un metteur en scène de génie. Et même si j’ai deviné la fin assez rapidement, sur la forme ARIANNE est un chef-d’œuvre. Une pièce hors norme et surtout un IMMENSE coup de cœur qui marquera à jamais mon expérience de spectateur. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un uppercut de cinéma, aussi lisible que dévastateur.

    Découvrez notre critique du film THE FURIOUS . Un uppercut de cinéma, aussi lisible que dévastateur. THE FURIOUS ❤️❤️❤️❤️ Un uppercut de cinéma, aussi lisible que dévastateur. Dans le paysage souvent saturé du cinéma d’action contemporain, The Furious s’impose comme une véritable déflagration. Un film qui ne cherche pas à complexifier inutilement son récit, mais qui déploie une science du combat d’une rare précision , jusqu’à faire de chaque affrontement un véritable morceau de cinéma à part entière. Dès les premières séquences, la promesse est tenue : les scènes d’action sont d’une lisibilité exemplaire . Là où tant de productions contemporaines noient le spectateur sous un montage haché ou une avalanche d’effets numériques, The Furious se focalise sur le talent de ses acteurs rendant les scènes d’action extrêmement impressionnantes. On voit tout, on comprend tout, et surtout on ressent tout. Les impacts ont du poids, les déplacements une logique, les affrontements une véritable géographie. À l’heure du tout numérique, où l’on nous abreuve d’images lisses et d’effets parfois dématérialisés, il est particulièrement réjouissant de retrouver un film où chaque scène d’action est palpable . C’est cette dimension incarnée qui donne au film une force rare aujourd’hui. Mais The Furious ne se contente pas d’être lisible ou concret : il est surtout d’une inventivité jubilatoire . Chaque séquence surprend par une idée, un rythme, une manière de détourner l’espace ou les objets. Le film refuse toute répétition, multipliant les styles de combats et poussant sans cesse plus loin l’imagination chorégraphique. Cette créativité permanente donne au spectateur un plaisir jouissif , celui d’un cinéma qui ose et qui s’amuse. Et quel sens de la générosité. Le film est totalement habité par une énergie de surenchère maîtrisée , où chaque affrontement semble vouloir dépasser le précédent. Cette montée en intensité constante aurait pu épuiser ; elle devient ici une forme de jubilation pure qui emporte tout, jusqu’à un final dantesque qui repousse toutes les limites. Le scénario, volontairement anecdotique, importe finalement peu. Ce qui compte ici, c’est le mouvement, la sensation, la chorégraphie et le sens de spectacle. Impossible, dès lors, de ne pas penser à The Raid , dont The Furious prolonge l’héritage avec une assurance impressionnante. Même économie de récit, même obsession de l’action, mais avec une inventivité renouvelée qui évite toute simple imitation. Et dans ce registre, The Furious s’impose sans difficulté comme l’un des films d’action et d’arts martiaux les plus impressionnants de ces dernières années : un spectacle lisible, inventif, généreux, et profondément physique : un rappel rare qu’au cinéma, l’action peut encore être pleinement incarnée. Partager

  • THE SON : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film THE SON . THE SON ❤️❤️❤️ Après son THE FATHER, dont je ne me suis jamais réellement remis, Florian Zeller nous livre donc un deuxième volet qui n'est pas pour autant une suite. Le rapport entre les deux films : les liens familiaux qui se verront bouleverser par une terrible maladie. Si le premier film parlait d'Alzeimer, ici, il sera question de la dépression d'un adolescent, de l'impact qu'elle a sur le malade, mais aussi sur son entourage, impuissant face aux événements. Si sur la forme, le film est beaucoup plus académique et impressionne moins que THE FATHER par sa mise en scène ou son originalité, sur le fond, il est aussi puissant, en réussissant à être profondément juste sur un sujet souvent tabou. Laura Dern, comme à son habitude, est parfaite, mais c'est surtout Hugh Jackman qui livre une prestation mémorable. Ici, à contre emploi, il incarne avec une sensibilité qu'on ne lui connaissait pas ce père tiraillé entre sa détresse, sa colère et sa culpabilité. Zeller livre un drame psychologique, certes assez classique (peut-être trop), mais qui se montre bouleversant sans jamais tomber dans le patho. Un film dont les images ne marqueront pas, mais d'une puissance et d'une sobriété qui laisse sans voix au moment du générique de fin... Partager

  • LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN . LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN ❤️❤️❤️❤️ A l’annonce du projet, j’étais curieux, mais assez dubitatif. Même si le genre «Cape et d’épée» a bercé mon enfance, il faut avouer que ces dernières années, malgré quelques tentatives pas forcément convaincantes, le genre semblait enterré. D’autant plus, qu’avec Bourboulon aux commandes, même si son PAPA OU MAMAN m’avait fait rire, j’étais resté de marbre devant son EIFFEL Sauf, que le cinéma français prouve une nouvelle fois, que quand il se donne les moyens de ses ambitions, il est capable de nous livrer du grand spectacle de qualité. L’histoire, on la connait et si ce n’est pas le cas, vous aurez la chance de pouvoir découvrir ça. Car si le roman de Dumas est aussi populaire, ce n’est pas pour rien, l’histoire est d’une efficacité redoutable, tout en abordant des thèmes universels donnant un côté intemporel à l’œuvre. On est à la fois devant un film épique et spectaculaire, un thriller politique sombre, tout en gardant le côté comédie du roman dont il gardera même certains dialogues. Et même si le film prend de grandes libertés, qui vont certainement en offusquer certains, ça ne dénature pas l’histoire pour autant. Visuellement le film en impose. Les décors, les costumes, la lumière, il y a un véritable soin apporté à l’image et on voit qu’ils ont exploité le budget colossal du film pour en mettre plein les yeux. La mise en scène est rythmée et certains combats impressionnent avec des plans séquences travaillés. Mais, même si le côté caméra à l’épaule apporte du dynamisme et une vraie immersion, ça reste au détriment de la lisibilité des combats… Le casting est impressionnant et participe à la réussite du film. Les acteurs incarnent parfaitement leurs personnages et le plaisir qu’ils prennent devant la caméra se ressent. Il manque juste Pierre Niney (mais de son côté, il nous prépare un Comte de Monte-Cristo qui attise ma curiosité). On se retrouve avec un mélange de western, de thriller et de film romanesque qui réussit haut la main son objectif : offrir un grand film d’aventure populaire. Sans être un chef d’œuvre, ça reste un divertissement familial diablement efficace dont il faudra attendre la fin d’année pour découvrir sa deuxième partie. Partager

  • La corde au cou… de l’otage ou de son ravisseur ?

    Découvrez notre critique du film LA CORDE AU COU . La corde au cou… de l’otage ou de son ravisseur ? LA CORDE AU COU ❤️❤️❤️💛 La corde au cou… de l’otage ou de son ravisseur ? Dans La Corde au cou , Gus Van Sant nous plonge dans un fait divers des années 70, aussi surprenant que méconnu : celui d’un petit promoteur qui prend en otage le fils du PDG de la société de prêts responsable de sa faillite. À partir de ce point de départ, le cinéaste livre une œuvre engagée, explorant les failles d’un système dont les dérives résonnent encore aujourd’hui. Dès son ouverture, le film frappe fort en nous immergeant dans une prise d’otage tendue et frontale. La mise en scène, à la limite du documentaire, capte l’événement avec une froideur presque clinique. Le grain de l’image, les variations de format et les inserts photographiques donnent le sentiment d’assister non pas à une fiction, mais à une reconstitution vivante, comme si le récit était composé d’archives recomposées. Au cœur de ce dispositif, Bill Skarsgård impressionne par une interprétation habitée. Il incarne un homme brisé, au bord de la folie, dont la rage, profondément ancrée dans une réalité sociale, devient compréhensible. C’est toute la force du film : créer un véritable attachement tout en maintenant un malaise constant face à ses actes. Refusant toute glorification ou condamnation, Gus Van Sant adopte une distance qui renforce la portée du propos. Son personnage n’est ni un héros ni un monstre, mais un individu lambda broyé par un système économique, médiatique et social qui le dépasse. Le titre lui-même, La Corde au cou , agit comme une métaphore : celle qui relie l’otage à l’arme, et celle, invisible, des dettes et des pressions qui enserrent peu à peu le ravisseur, jusqu’à l’entraîner dans une spirale irréversible. Le film trouve également une résonance contemporaine dans sa critique des médias, montrant comment un drame peut devenir spectacle, comment la quête d’audience peut primer sur l’éthique, et comment, en tant que spectateurs, nous participons nous aussi à cette mise en scène du réel. Mais cette ambition se heurte à ses propres limites. Après un début sous haute tension, le film se replie progressivement dans un huis clos entre le ravisseur et son otage, qui, à force de répétition, finit par nuire à la tension dramatique. Certaines pistes — notamment la relation avec le présentateur radio ou le traitement du procès — auraient gagné à être davantage développées, mais restent finalement survolées, voire expédiées. Si le film captive par son histoire improbable et la richesse de ses thématiques, il laisse aussi un sentiment de frustration, comme si certaines portes n’avaient été qu’entrebâillées. Partager

  • LA CITE DE DIEU : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LA CITE DE DIEU . LA CITE DE DIEU ❤️❤️❤️❤️💛 C’est une plongée terrifiante dans le cercle vicieux de la violence qui a gangrené jusqu’aux plus jeunes de cette cité de Rio de Janeiro qui tombera sous la coupe de trafiquants de drogue. Un habile travail de flash-backs permet de développer une histoire sur trois décennies, présentant une multitude de personnages, mais sans jamais perdre le spectateur. Le film joue avec les styles et la photographie en fonction des époques. Il impose un rythme frénétique, sans aucun temps mort. La mise en scène multiplie les effets de style, avec une caméra continuellement en mouvement, qui peut en perturber certains mais apporte énormément de dynamisme. Il y a un traitement proche du documentaire qui apporte un réalisme glaçant, amplifié par le choix judicieux d’avoir pris des acteurs, pour la plupart amateurs, vivant dans la cité, mais surtout méconnus du grand public. Le narrateur de l’histoire est le seul personnage un peu en dehors de cette escalade de violence, ce qui en fait, au même titre que le spectateur, le témoin impuissant des événements. Ça démarre avec un ton assez comique pour sombrer dans la tragédie au fur et à mesure que la criminalité investira la favela. Le ton est parfois cynique et ce ballet de violence n’est pas sans rappeler les films de gangsters d’un certain Scorsese. Un véritable film coup de poing qui impressionne par son style et son réalisme. Partager

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