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  • Critique LES MICHEL'S – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MICHEL'S LES MICHEL'S ❤️❤️❤️ "Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer..." C'était presque une évidence que ce spectacle musical commence sur ces mots. En effet, la compagnie croc-en-jambe nous invitent à retrouver une ribambelle de Michel. La chanson populaire française est forcément mise à l'honneur, mais le spectacle fait aussi quelques interludes sur le cinéma, la littérature ou même les humoristes, avec notamment un passage sur Coluche qui montre encore à quel point son humour satirique n'a pas pris une ride. Le show devient encore meilleur quand il décide de réinterpréter les titres, comme cette reprise bluffante de Starmania où un passage hilarant sur Jackson. L'humour est d'ailleurs constamment présent, et fait de show musical, un moment feelgood parfait pour finir une journée de OFF. Partager

  • Illusions sur Instagram

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MAÏWENN, 16 ANS ET DEMI MAÏWENN, 16 ANS ET DEMI ❤️❤️❤️💛 Illusions sur Instagram Maïwenn, une jeune fille de 16 ans et demi, recherche une liberté illusoire sur Instagram. Elle y fait la rencontre d’Olga et tombe vite sous l’emprise de sa « nouvelle meilleure » amie, qui se révèle rapidement toxique. La pièce met en lumière cette double vie que les adolescents mènent sur les réseaux sociaux. Elle s’intéresse ainsi aux risques que peut représenter cette exposition sur internet. La relation complexe entre les deux jeunes filles est travaillée, et le spectateur est entraîné dans une spirale destructrice. Le texte est souvent très pertinent, sans jamais être moralisateur. Le rythme est effréné, ce qui peut perdre une partie des spectateurs, mais c’est pour moi un des atouts de la pièce. Au contraire, cela colle parfaitement avec l’énergie débordante de cette adolescente. Et il faut dire que Louise Savatier impressionne par l’énergie qu’elle déploie sur scène. Dorianne Koyalisse lui donne parfaitement la réplique en incarnant tous les autres rôles. Il y a énormément de mouvements dans la mise en scène, que ce soit dans les décors pour représenter les différents lieux ou bien les membres de la famille. Mais les comédiennes sont aussi constamment en mouvement, intégrant danse et acrobatie, ce qui ajoute une dimension visuelle captivante. Si on ajoute à cela le travail sur les lumières et une place importante pour la musique, il y a une certaine poésie qui se dégage de l’ensemble, et c’est souvent un régal pour les yeux. Il n’y a eu que cinq représentations au Festival, mais espérons que le spectacle reviendra la saison prochaine, car la proposition est vraiment intéressante. Partager

  • Critique BELIEVERS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BELIEVERS BELIEVERS ❤️❤️❤️❤️ La vie est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui ressentent... Et quand je pense à ce que j'ai ressenti pendant ce spectacle, j'aurais tellement de choses à dire, mais ça va être compliqué, sans en dévoiler l'histoire... Je vais donc devoir faire court, beaucoup trop étant donné à quel point la pièce m'a parlé, sans me prévenir, venant toucher des choses gravées au plus profond de moi. Ça commence comme une comédie romantique. Donna et Chris ont 20 ans, ils se rencontrent et c'est un vent de légèreté qui nous emporte avec eux tellement leur complicité fonctionnent, et on rit souvent avec eux... Puis, on va suivre leurs vie sur 20 ans, sur deux temporalités, une vie qui ne va pas les épargner... Quatres comédiens vont interpréter leurs rôles à deux époques différentes. Leur jeu est d'une justesse admirable qui nous fait oublier qu'ils partagent les mêmes personnages. La scénographie astucieuse aide aussi à faire en sorte que ces quatres personnages se confondent, jusqu'à faire résonner leurs voix sur des mots savamment choisis. Sur scène ils sont bien deux, Donna et Chris, ce qui rend leur histoire encore plus authentique. Une histoire sur l'espoir qui viendra immanquablement toucher le spectateur, le faire réfléchir et pour ce qui me concerne laissera un souvenir inoubliable... Partager

  • Un héritage sonore pour reconstruire le passé

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN ❤️❤️❤️💛 Un héritage sonore pour reconstruire le passé Théâtre des Beliers - 18h50 J’avais gardé un souvenir ému et puissant de LA MAIN DE LEÏLA et surtout des POUPÉES PERSANES : deux spectacles denses, intimes et profondément politiques, portés par la plume sensible et affûtée d’Aïda Asgharzadeh. C’est donc avec une véritable attente que je suis allé découvrir LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN. L’histoire nous entraîne dans les pas d’Eva, une jeune pensionnaire d’un centre d’éducation fermé, en quête de ses origines après avoir reçu une série de cassettes audio enregistrées par sa mère, grande reporter disparue. À travers ce « testament sonore », Eva recompose peu à peu un puzzle familial éclaté à travers les conflits du XXe siècle : guerre civile au Liban, chute du Mur, Sarajevo, Beyrouth, les discours d’Arafat… autant de fragments d’Histoire qu’elle tente de réconcilier avec sa propre histoire. Le dispositif est habile : le spectacle se construit comme une enquête, avec une tension narrative proche du polar. On suit Eva dans sa quête, entre colère sourde, curiosité douloureuse et besoin de comprendre. À mesure qu’elle écoute les bandes, la pièce nous entraîne à travers les zones de guerre comme dans un carnet de terrain. Cette dimension documentaire, pleinement assumée par la mise en scène sobre et rythmée de Nikola Carton, donne à entendre ce que l’on ne voit jamais : les bruits de la guerre, les silences de l’abandon, les doutes des survivants. Le plateau, nu et épuré, se transforme à vue. Trois comédiens se partagent tous les rôles et toutes les époques, avec une belle fluidité. Quelques accessoires, des changements d’éclairage, des gestes précis suffisent à faire émerger les souvenirs d’Anna et les émotions d’Eva. Le travail sonore, central, fait ici office de quatrième personnage : seul lien entre la mère et la fille, seule trace d’un amour resté muet. Il y a une belle ambition dans cette pièce : raconter l’héritage, la transmission de l’invisible, ce que les absents nous laissent, volontairement ou non. Mais si le propos est fort, la construction maîtrisée et les interprètes convaincants, j’ai pourtant ressenti une certaine distance. L’émotion, chez moi, n’a pas jailli comme je l’espérais. Peut-être était-ce la fatigue du festival et l’enchaînement des spectacles… Car la salle, elle, ne s’y est pas trompée : elle s’est levée d’un seul élan, manifestement touchée. Partager

  • Critique YÉ ! (L'EAU) – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle YÉ ! (L'EAU) YÉ ! (L'EAU) ❤️❤️❤️💛 Parce que le OFF, ce n'est pas uniquement du théâtre. La scène est couverte de bouteilles d'eau vide, un élément qui sera central et l'objet de toutes les convoitises dans ce spectacle à couper le souffle. Les douzes artistes Guinéens vont se battre devant nos yeux pour accéder à la moindre goutte. Acrobates et cascadeurs accomplis, ils vont enchaîner des tableaux tous plus fous les uns que les autres, sur le rythme d'une musique urbaine. Des chorégraphies à la précision d'orfèvre qui interdit la moindre erreur. Le Circus Baobab impressionne par son énergie et la virtuosité de leurs acrobaties. Le collectif y est continuellement mis en avant. Face à leurs prouesses, le temps est régulièrement suspendu un instant avant de recevoir des salves d'applaudissements plus que méritées. On a aussi le droit à quelques très beaux moments plus oniriques ou bien des séquences de contorsions saisissantes. Du TRÈS grand show, un spectacle époustouflant qui plaira au plus grand nombre Partager

  • Critique LE QUATRIÈME MUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE QUATRIÈME MUR LE QUATRIÈME MUR ❤️❤️❤️ 1982 : Georges s'envole pour un Liban en guerre, où il décide de monter la pièce Antigone en rassemblant des comédiens issus de chaque camp, et créer ainsi une trêve. Dans cette adaptation du roman de Sorj Chalandon, la Compagnie des Asphodèles, nous livre une pièce qui est un hymne à la tolérance et au vivre ensemble, mais aussi un flagrant constat de l'absurdité des hommes et de leur violence... Chacun prendra tour à tour la narration proposant par moment une mise en abîme de la tragédie d'Antigone. La pièce brille par sa mise en scène très moderne. Les comédiens joueront la musique en live, façon beatbox, apportant un côté organique à l'œuvre. De même les changements continus du décor, composés d'éléments métalliques, se fait avec fluidité et sans apporter le moindre temps mort. Tout est parfaitement chorégraphié, donnant parfois des airs de ballet, comme lors d'interludes où la gestuelle apporte une certaine poésie. Je regretterai toutefois une mise en place un peu longue, car la pièce prend tellement d'ampleur quand les comédiens sont réunis, que j'aurais aimé qu'elle se focalise plus sur cette partie. Il n'en reste pas moins un spectacle original et engagé qui mérite de s'y attarder. Partager

  • Quand le mentalisme devient une aventure théâtrale

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONSPIRATIONS CONSPIRATIONS ❤️❤️❤️ Quand le mentalisme devient une aventure théâtrale Théâtre du Roi René Je n’avais jamais assisté à un spectacle de mentalisme, mais CONSPIRATIONS va bien au-delà. Dès notre arrivée, un bureau nous plonge immédiatement à l’époque de Louis XIV, et la salle du théâtre du Roi René, avec son décor naturel, contribue parfaitement à cette immersion. CONSPIRATIONS n’est pas un simple spectacle de mentalisme. C’est avant tout du théâtre et Benoît Facerias va nous plonger dans une enquête pleine de mystère. Nous suivons donc Nicolas de La Reynie, retraité et ancien criminologue du roi. Il est là pour nous enseigner le rudiment de son métier qui vont faire ressortir un sombre passé. Il y a une ambiance mystérieuse qui s’installe tout au long du spectacle, ajoutant une dimension narrative qui sort du cadre habituel du mentalisme. Le public est constamment sollicité, avec la sensation d’être véritablement acteur de l’expérience. C’est là que le talent de Benoît Facerias brille : même si l’histoire paraît écrite et que la fin se devine, la façon dont il nous y mène est bluffante. À plusieurs reprises, j’ai cru que les spectateurs allaient le déjouer, mais à chaque fois, il surprend par son art. Chaque numéro donne l’impression qu’il pénètre directement dans notre esprit. Certes, la narration rend le spectacle un peu long, mais ce que je retiens avant tout, c’est cette expérience immersive et son ambiance mystérieuse, qui confèrent une grande originalité à la représentation. Partager

  • Lorsque le Hip-Hop et la boxe fusionnent

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PRÉLUDE PRÉLUDE ❤️❤️❤️💛 Lorsque le Hip-Hop et la boxe fusionnent La Scala Provence - 16h00 Le spectacle s’ouvre sur la 5e Symphonie de Beethoven, sur laquelle les deux femmes et sept hommes de la troupe de Kader Attou commencent à danser. Tous professionnels du hip-hop, ils évoluent sous le regard du chorégraphe, qui avoue ne pas être satisfait du résultat... Puis, la musique électroacoustique de Romain Dubois prend le relais. À partir de là, les danseurs entrent en vibration avec la musique, qui accélère crescendo jusqu’à un final d’une puissance redoutable. Tout au long du spectacle, Kader Attou nous parle de sa naissance, de sa découverte de la boxe — qui l’a initié aux corps en mouvement — puis de la danse. La boxe, véritable fil conducteur des chorégraphies, s’accorde parfaitement avec le hip-hop. Les mouvements des danseurs s’accélèrent et ralentissent au rythme de la mélodie, créant une tension constante. Souvent en groupe, parfois isolés pour mieux mettre en lumière un artiste, ils nous offrent aussi des duos inoubliables. Ces instants suspendus, où la danse classique des femmes se mêle au hip-hop des hommes, sont d’une poésie remarquable. Ces tableaux sont d’autant plus sublimes qu’ils sont accompagnés de jeux de lumière saisissants, mêlant clairs-obscurs et ombres chinoises. Comme c’est souvent le cas dans ce type de spectacle, certains tableaux marquent plus que d’autres, mais visuellement, plusieurs passages sont tout simplement somptueux. Et, comme je l’ai dit plus haut, le final est d’une intensité folle : les artistes semblent tout donner, portés par une musique qui ne cesse de monter en puissance, pour offrir un GRAND final à ce show. Partager

  • Critique ALIOSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ALIOSE ALIOSE ❤️❤️❤️❤️❤️ Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis amoureux de ce groupe Suisse. Huit ans qu’ils m’entendent parler d’eux et en faire la promo à chaque nouveau clip. Je désespérais un peu de les voir en concert, sauf que la magie du OFF fait qu’hier soir, ils sont venus jouer dans mon salon… Parce que c’était un peu ça. Ils ont délaissé pour quelques jours les grandes salles pour nous offrir ce qui avait des airs de concert privé dans une salle minuscule. Aucun artifice, pas de micro, pas de musiciens, juste eux, une guitare et nous. Un court moment de bonheur, un instant privilégié, une parenthèse enchantée… Aliose, C’est un duo qui semble en osmose sur scène. C’est un univers musical bourré de tendresse et de poésie. C’est une écriture sensible et délicate, pleine de mélancolie. C’est la rencontre de deux voix dont la douceur et la sensualité vous attrapent. C’est une proximité frappante avec son public. C’est un de mes plus gros coup de cœur musical de ces dernières années. Ils ne sont là que jusqu’au 15 juillet, donc si vous voulez découvrir leur univers, ne tardez pas… Partager

  • Son super pouvoir : un dynamisme et un optimisme à toute épreuve

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle HÉPATIK GIRL HÉPATIK GIRL ❤️❤️❤️ Son super pouvoir : un dynamisme et un optimisme à toute épreuve Forcément, quand tu choisis d’aller voir un spectacle alors qu’en dehors de la salle ce sont les résultats des élections qui arrivent, tu n’es pas forcément concentré. Et je dois bien avouer que j’ai mis un certain temps à rentrer dedans. Mais c’était sans compter sur le talent de Marie-Claire Neveu qui a réussi à me prendre la main et m’emporter… Dans ce spectacle, elle nous raconte sa maladie et son parcours du combattant. Atteinte de trois maladies chroniques qui n’ont cessé de lui mettre des obstacles sur son chemin. Sauf que pour la comédienne, la vie est une fête dont il faut profiter chaque instant. Elle va donc nous raconter sa vie, sans aucun patho, préférant privilégier l’humour, l’autodérision et surtout, l’optimisme. Jamais elle ne cherchera à venir nous tirer une larme, préférant continuellement retirer le positif de son expérience. Et pour cela, elle va déployer pour ça une énergie communicative. En enchaînant les différents personnages avec un vrai sens du rythme, elle va nous entrainer dans son épopée auto-immune. Elle nous racontera ainsi son parcours médical, le regard des autres ou son combat avec les assurances, mais abordera aussi des sujets de société, comme les aberrations du système ou l’écologie, sans pour autant être moralisateur. Le dernier tier de ce seule en scène est même une franche réussite, que ce soit lors d’une chanson ou par sa tournure plus engagée. Partager

  • Je rajouterai une chose à cette liste : la pièce

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TOUTES LES CHOSES GÉNIALES TOUTES LES CHOSES GÉNIALES ❤️❤️❤️❤️ Je rajouterai une chose à cette liste : la pièce Condition des Soies - 10h10 C’est l’histoire d’un enfant de sept ans qui veut redonner le goût de vivre à sa mère dépressive et suicidaire. Pour cela, il commence une liste de toutes les choses géniales dans la vie. Celles qui valent la peine d’être vécues. Un sujet grave abordé avec tendresse, humour et délicatesse. Car malgré l’ombre, ce spectacle parle surtout de lumière, de résilience, et d’amour. Les glaces. Les batailles d’eau. Rester debout après l’heure habituelle… La liste grandit, s’étire sur des années. Et à l’écouter, on se surprend à vouloir écrire la nôtre. TOUTES LES CHOSES GÉNIALES est un seul en scène à part. Parce qu’il inclut le public. Parce qu’il se partage. Parce que les spectateurs deviennent personnages. Il y a une part d’improvisation, une fraîcheur qui rend chaque représentation unique. Le rôle de l’enfant est interprété, en alternance, par Stéphane Daurat ou Catherine Hauseux. Le jour de notre venue, c’était le petit garçon qui nous racontait. Sa justesse, sa sincérité, le lien qu’il crée avec nous… Tout cela instaure une intimité bouleversante. On rit, on est ému, on se reconnaît. Il se passe quelque chose de rare, comme dans un cercle de parole où l’on se sent en confiance. TOUTES LES CHOSES GÉNIALES, c’est le genre de spectacle qui fait un bien fou. Il y a une tendresse et une nostalgie dans le texte qui vient régulièrement résonner en nous. Cette liste qu’il commence à écrire pour sa mère, et prolonger des années durant, va finalement aussi avoir un impact sur sa vie, ses choix… mais laissera indéniablement une trace chez les spectateurs… Partager

  • The Algerian nightmare

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle EMMA PICARD EMMA PICARD ❤️❤️❤️❤️ The Algerian nightmare Théâtre Transversal - 17h50 Quand je suis entré dans la salle, j’avais un peu peur. Entre la fatigue accumulée de cette première semaine de rush au OFF, la chaleur étouffante et le fait que ce soit un seul en scène, je craignais de sombrer dans la somnolence et de passer complètement à côté. Bref, je m’attendais à tout… sauf à me prendre une claque. Dès son entrée d’Emma Picard, elle a capté mon attention. J’ai été tout de suite scotché par le vide de son regard et tout le poids de l’épuisement et de la culpabilité qui semblait reposer sur ses épaules. Puis, elle a parlé… et ma fascination s’est mise en marche… La pièce dévoile une face sombre de l’histoire de France, de celles qu’on préfère laisser sous le tapis. On découvre cette paysanne alsacienne, veuve, mère de quatre fils, en 1860. Le gouvernement français lui promet l’eldorado en Algérie, des terres et une vie meilleure. Mais ce rêve de soleil va vite tourner au cauchemar… EMMA PICARD, c’est avant tout le portrait bouleversant d’une femme prête à tout pour ses enfants. Elle raconte son destin brisé, sa désillusion profonde, elle qui pensait trouver le bonheur au bout de l’exil. Marie Moriette est magistrale. D’une sobriété désarmante, elle incarne cette femme avec une force rare. Sans aucun pathos, elle vient vous attraper les tripes et ressert son étreinte au fur et à mesure de son récit. Elle nous raconte son récit avec une intensité folle, possédée par son personnage. À tel point qu’au moment des applaudissements, elle semble encore prisonnière de l’émotion. Comme nous… La mise en scène est minimaliste. Aucun artifice, juste une chaise auprès de laquelle se trouve le lit où se repose son fils, une fenêtre en fond de scène et un subtil jeu de lumières. C’est tout. Et c’est amplement suffisant. Le reste, c’est le talent brut de la comédienne, sa colère contenue, son désespoir, son rejet d’un Dieu qui semble l’avoir abandonnée. Elle parvient à nous faire ressentir la chaleur accablante, la dureté du climat, les fléaux qui s’abattent sur elle et les siens. Je ne m’attendais pas à vivre ça. À être bouleversé de cette façon. À recevoir ce récit comme un rouleau compresseur. Et pourtant… Partager

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