top of page

Search this site

607 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Critique UNORTHODOX – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série UNORTHODOX UNORTHODOX ❤️❤️❤️❤️ Donc voici une bonne grosse baffe, rapide (4 épisodes) mais vraiment efficace. La série nous raconte l’histoire d’Esther, qui va fuir sa communauté juive ULTRA-orthodoxe en quête de liberté. Même si je suis on ne peut plus athée, j’ai toujours été intéressé par comprendre les différentes religions, qui l’air de rien font partie de n’importe quelle civilisation. Et une des grandes forces de la série est justement son côté « documentaire », avec une totale immersion dans une communauté aussi méconnue qu’extrémiste, à savoir les hassidiques de Williamburg. De nombreux flashbacks, vont nous aider à comprendre les règles qui rythment la vie de ses partisans, qui à l’instar des Mormons et autres Amishs de la religion chrétienne, vivent « sous une bulle » en marge de la société et du monde moderne. Esther décidera de quitter cette société qui multiplie les interdits et les obligations, et où le seul rôle de la femme se limite à enfanter à la chaine afin de compenser les pertes de l’holocauste… Même si forcément les agissements de cette communauté choquent… clairement… la série ne tombe pas dans une facilité, en la diabolisant ou en la caricaturant. Esther, malgré sa fuite, gardera d’ailleurs un certain respect pour cette religion et un réel amour pour sa famille. De même, la série réussit à rendre son mari, parti en quête pour la récupérer, assez attachant et complexe dans son écriture. Autre réel point fort de la série, son actrice Shira Winger. Et ça la réalisatrice l’a bien compris, en multipliant les gros plans sur son actrice, qui dégage une palette d’émotion assez bluffante. Que ce soit les scènes où Esther subie ces rites religieux d’un autre temps, mais aussi celles où elle découvre pour la première fois des libertés qui nous semblent tellement anodines sont saisissantes (comme cette scène de la plage qui laisse sans voix…). Après, la série n’est pas exempte de défauts. Comme par exemple le côté chasse à l’homme de l’histoire, qui malgré un travail notable sur ses personnages, est finalement assez secondaire. Mais aussi, la vie berlinoise de notre héroïne, avec ce côté « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Mais peu importe, au final ça reste le principal qui l’emporte, à savoir ce véritable hymne à la liberté et les émotions qu’elle nous apporte. Clairement un gros coup de cœur et une des séries 2020 à découvrir Partager

  • CONSEILS OFF 2026 | Critiques d'un passionné

    Critiques des pièces présentes au festival OFF et que nous avons chroniquées Conseils Festival OFF 2026 Ce guide fait partie de notre dossier complet sur le Festival Off d'Avignon Le festival OFF 2026 a commencé !!! Comme toujours, le plus compliqué est de choisir parmi les 1700 spectacles proposés. Pour vous aider, voici ma sélection avec la liste des pièces déjà chroniquées sur le site et qui sont présentes cette année. FABULEUX Théâtre des Gémeaux - 9h45 MARIUS Théâtre du Chien qui fume - 9h50 LE SCHPOUNTZ Le Petit Louvre - 9h55 LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN Théâtre des Béliers - 10h00 Les 8-15-22 date supplémentaire 15h15 TOUT CONTRE LA TERRE Théâtre de l'Oulle - 10h00 Y'A DE LA JOIE Théâtre des Lucioles - 10h00 WALT, LA FOLIE DISNEY Théâtre du Chêne Noir - 10h00 ZOOM Théâtre du Girasole - 10h00 JULIETTE ET ROMEO Scala Provence - 10h05 - CEUX QUI RESTENT La Scala Provence - 10h10 L'ÉCOLE DES FEMMES Théâtre du Chêne Noir - 10h15 COLD CUTS 11.Avignon - 10h45 J’AI BESOIN D’AIR, C’EST POUR ÇA QUE JE FUME Théâtre Transversal - 10h45 JUSTE IRENA L'entrepôt - 10h50 DIABOLO MENTHE Théâtre du Roi René - 11h20 POURQUOI LES GENS QUI SÈMENT Théâtre des Gémeaux - 11h20 DRUM BROTHERS Présence Pasteur - 11h25 L'ILLUSION COMIQUE Théâtre de l'Oulle - 11h40 HÉPATICK GIRL La Scala Provence - 13 & 20 juillet - 11h45 NE T’ARRÊTE PAS DE COURIR Théâtre Actuel - 11h50 LOUISON ET MONSIEUR MOLIÈRE Le Petit Louvre - 11h55 MADE IN FRANCE Théâtre le 11.Avignon - 11h55 LE CERCLE DE CRAIE CAUCASIEN Théâtre du chien qui fume - 12h05 LE VOYAGE D'ALICE EN SUISSE Théâtre des Lucioles - 12h05 FILLES D'ARIANE L'Espace Alya - 12h25 FAKE Théâtre du Train Bleu - 12h35 - UNE VIE SUR MESURE La Scala Provence - 12h35 DEUX FRÈRES L'Oriflamme - 13h00 L'AUTRE Le Buffon - 13h00 SWING HEIL La Nouvelle Étincelle - 13h00 LA PROMESSE DE L'AUBE Roseau Teinturiers - 13h10 HAMLET #LA FIN D'UNE ENFANCE Condition des Soies - 13h25 DESSINER ENCORE Théâtre des Béliers - 13h40 LE MANUEL DE LA JEUNE MARIÉE Théâtre Actuel - 13h45 Les 6-13-20 date supplémentaire 10h00 LUMIÈRE ! La Scala Provence - 13h45 CHIMÈRE Théâtre des Halles - 14h00 AVEC PLAISIRS Théâtre Artéphile - 14h10 SUCRER LES FRAISES Théâtre Les Antonin - 14h20 YONGOYELY La Scala Provence - 14h25 TOM Théâtre Épiscène - 14h30 LE TOIT DU MONDE Espace Saint Martial - 14h35 - DANS LA PEAU DE CYRANO Théâtre des Corps Saints - 14h40 L'AFFAIRE ROSALIND FRANKLIN Reine Blanche - 14h40 LE PROCÈS D'UNE VIE Théâtre des Gémeaux - 14h40 LA NUIT DU 14 CHEZ LÉONIE Théâtre du Roi René - 15h10 LA PETITE GRAINE Condition des soies - 15h10 L'AFFAIRE PETIOT Théâtre Actuel - 15h40 LES OUBLIÉES DE LONDRES Théâtre Roi René - 15h45 LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD Théâtre des Lucioles - 15h50 LA DANSE DES CAVALIERS Théâtre des Béliers - 15h55 LA CONFITURE DE COINGS Pierre de lune - 16h05 A PILE OU FACE La Luna - 16h25 - LISA Théâtre des Corps Saints - 16h30 LES CHATOUILLES Théâtre du Chêne Noir - 6 & 13 juillet - 16h45 LENNON ET MC CARTNEY L'ARRACHE CŒUR - 16H50 L'AVARE Théâtre du Chêne Noir - 17h00 MICHELLE, DOIT-ON T’EN VOULOIR D’AVOIR FAIT UN SELFIE À AUSCHWITZ ? Théâtre de l'Oulle - 17h25 LE CORDON Artéphile - 17h30 ORPHELINS Théâtre Roseau Teinturiers - 17h35 NOS DIMANCHES Le Cabestan - 17h45 - UNE BONNE BIÈRE Théâtre du Roi René - 17h50 ANTIGONE Théâtre du Chêne Noir - 18h00 LE CHANT DES LIONS Théâtre des Gémeaux - 18h00 BADJENS 11.Avignon - 18h40 ROBERTO ZUCCO Théâtre du Girasole - 18h50 GAGNANT GAGNANT Théâtre Condition des Soies - 18h55 LA PROCHAINE FOIS QUE TU MORDRAS LA POUSSIÈRE Théâtre des Halles - 19h00 FELICITÀ Théâtre Épiscène - 19h05 LE GOÛT DE LA FRAMBOISE Théâtre des Béliers - 19h05 CE QUI RESTE D'UN AMOUR Théâtre des Lucioles - 19h15 UN SOUPÇON D’AMITIÉ Théâtre Actuel - 19h35 Les 6-13-20 date supplémentaire 21h35 - L'HOMME ET LE PÊCHEUR Théâtre Le Petit Chien - 20h45 WARRIORS Théâtre de l'Oulle - 20h45 L'ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS Collège de la salle - 20h50 NOS HISTOIRES Théâtre des Lucioles - 21h00 OLYMPE(S) La Scala Provence - 21h00 LA TRUITE Théâtre Le Petit Louvre - 21h10 BIGRE La Scala Provence - 21h15 INTRA MUROS Théâtre du Chêne Noir - 21h15 FÊLURES Théâtre Actuel - 21h35 CONSPIRATIONS Théâtre du Roi René - 21h45 LA VAGUE Théâtre de l'Oulle - 22h05 SUZANNE 11.Avignon - 22h10 LES GLACES 11.Avignon - 22h30

  • Critique SUCCESSION - Saison 4 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série SUCCESSION - Saison 4 SUCCESSION - Saison 4 ❤️❤️❤️❤️❤️ Clap de fin pour SUCCESSION… et quelle claque !!! Ce qui est sûr, c’est qu’elle va créer un vide et cette saison finale l’envoie clairement parmi les plus grandes productions télévisuelles. 4 saisons, 39 épisodes, mais d’une maitrise rare et la série va me manquer pour tellement d’aspects. Ces personnages puants, plus détestables que jamais, mais dont l’écriture n’oublie jamais de les rendre humains par moment, et réussit à nous faire ressentir parfois une réelle empathie pour eux. Leurs paradoxes, leurs développements, les relations toxiques qu’ils entretiennent, et bien sûr leurs interprétations hors normes, leurs donnent tellement de profondeur. D’autant plus que la série prend un soin particulier à conclure chacun des actes les concernant. Le côté Shakespearien est encore plus intense dans cette saison finale où la tragédie familiale est toujours plus au centre de l’histoire. Avec un scénario, extrêmement bien ficelé, enchainant les intrigues politiques, les trahisons et les rebondissements que le spectateur prend comme des uppercuts, jusqu’à un final éblouissant. D’autant plus que la série se paye le luxe de réussir à se renouveler pour cette dernière saison de manière exemplaire. La mise en scène toujours aussi millimétrée et efficace, qui malgré le fait que la série n’est qu’une succession de dialogues, donne souvent réel dynamisme à l’ensemble. Avec notamment, un jeu de zoom mettant en avant les réactions des protagonistes. Mais surtout, ce qui me manquera le plus, ce sont les dialogues savoureux, avec un humour cynique toujours aussi redoutable. Un humour mordant qui aura continuellement été au cœur de la série, en soulignant à quel point les personnages sont en décalage avec la société. Oui, SUCCESSION, c’est bel et bien fini, mais elle m’aura confirmé, avec cette dernière saison mémorable, qu’elle est pour moi une des rares séries parfaite du début à la fin, en allant rejoindre des SIX FEET UNDER, BREAKING BAD, THE LEFTOVERS et autres THE SHIELD. Partager

  • Critique LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Je n'ai pas vu tous ses films et même si je ne les ai pas tous apprécié, il y en a qui pour moi sortent vraiment du lot LAURENCE ANYWAYS, MOMMY, JUSTE LA FIN DU MONDE... et on est dans le même registre que ces trois films. On retrouve les thèmes qui lui sont chers : la mère, les familles dysfonctionnelles, les non-dits, les addictions, les secrets de famille qu'on préfère cacher sous le tapis... Il livre un grand drame psychologique, qui prend des allures de thriller, avec les allers retours dans le temps pour expliquer justement pourquoi chaque membre de cette fratterie s'est retrouvé brisé... Il y a même parfois un côté horrifique, même si beaucoup moins présent. En tout cas le mec me laisse admiratif par son talent et sa filmo, vu son âge. Il y a déjà la virtuosité de sa mise en scène qui offre des scènes très fortes, mais surtout sa direction d'acteur et le soin qu'il porte à l'écriture de ses personnages, sa façon de les filmer au plus près, intensifiant les émotions véhiculées, jusque dans les moments de silence qui prennent tellement de sens. Le personnage de la sœur est dingue et Julie Lebreton, que je ne connaissais pas, m'a mit sur le cul. Puis, ses choix musicaux sont comme souvent bien choisis, et ici il est aidé pas Hans Zimmer. Bref, très bon moment, et même si la fin se laisse deviner, ou bien que l'histoire aurait pu tenir en 4 épisodes, ça n'enlève rien à la puissance de cette tragédie. Après, si vous êtes hermétique à son cinéma, ce n'est pas cette série qui va vous réconcilier avec lui. Partager

  • CONTACT | Critiques d'un passionné

    Contactez nous si vous avez une question ou une suggestion Nous contacter Vous souhaitez nous contacter pour nous faire découvrir une œuvre, nous faire une remarque sur le site, ou bien pour une autre demande ? Remplissez le formulaire ci-dessous et nous prendrons soin de vous répondre. Prénom Nom E-mail Message Envoyer Merci pour votre envoi Facebook

  • RECHERCHE THEATRE | Critiques d'un passionné

    Faire une recherche d'un spectacle par genre ou par note Rechercher un spectacle Rechercher par nom Note Genre Reset Spectacles suivants

  • Critique IT’S A SIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série IT’S A SIN IT’S A SIN ❤️❤️❤️❤️ « It’s a sin » est une minisérie anglaise de cinq épisodes, signée Russell T Davies, à qui l’on doit déjà la FABULEUSE « Years and years ». Bon, je ne vais pas vous le cacher longtemps, il nous offre de nouveau une série incontournable. En une soirée, j’ai commencé à regarder un épisode, puis deux… puis la totalité… On y suit cinq jeunes, quatre homosexuels et leur amie, qui s’installent en collocation à Londres en 1981 et dont la vie sera bouleversée par l’arrivée du Sida. La première constatation est que le casting fonctionne à merveille. Par moment la série revêt un côté feelgood, tellement il y a une alchimie entre ce petit groupe, qui vit dans la joie et l’insouciance. La façon dont ils arrivent à rendre tout ce petit monde aussi attachant force l’admiration. A leur image, la réalisation dynamique apporte un brin de folie galvanisante à l’ensemble. On va aimer passer du temps avec ces personnages avec qui on va beaucoup rire… mais aussi pleurer… comme rarement… Car forcément, ils vont être frappés de plein fouet par l’émergence du Sida. Et clairement, la série aborde le sujet sans fioritures, de façon crue, sombre et avec rare efficacité. Plusieurs ruptures de tons feront même l’effet d’une baffe, tant la série arrive parfois à nous faire passer du rire aux larmes. Le virus apparaitra dans un premier temps en arrière-plan, comme une rumeur, pour mieux refermer son piège sur cette communauté, cherchant à pouvoir vivre sa sexualité au grand jour, qui va se retrouver ravagée, par la maladie certes, mais aussi par la discrimination et la cruauté de la société… On est choqué par la façon dont étaient traités les malades dans les hôpitaux, ou par la peur d’être stigmatisé de certains personnages, alors que tout se passe à une époque pas si lointaine… Evidemment, la série résonne énormément avec la crise sanitaire actuelle. Entre le déni, la peur, le manque d’informations, les hôpitaux dépassés, les rumeurs, le complotisme, les « je connais quelqu’un qui sait de source sûr »… ça semble souvent tellement d’actualité… Et bien sûr, qui dit années 80, dit BO d’anthologie qui est un pur régal. Bien sûr, je pourrais chipoter et lui attribuer quelques défauts, mais non, elle est tellement importante que je lui pardonne. It’s a sin, est une série phare à voir absolument. C’est un hymne à la vie, à l’amitié et à la solidarité qui immanquablement vous touchera, et à laquelle vous penserez longtemps après l’avoir vu. Un hommage vibrant aux victimes, mais aussi un bras d’honneur aux homophobes. Bref, une série poignante qui a mes yeux est à l’image de son final : PARFAITE. Partager

  • Critique I KNOW THIS MUCH IS TRUE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série I KNOW THIS MUCH IS TRUE I KNOW THIS MUCH IS TRUE ❤️❤️❤️❤️ Si vous cherchez une série légère qui va vous changer les idées et vous faire rire, passez votre chemin. I KNOW THIS IS TRUE est clairement une œuvre sombre et glauque et vous ne sortirez pas indemne. Mais si vous êtes prêt à tenter l’expérience, vous allez avoir affaire à une TRES grande série qui vous marquera comme seule HBO sait le faire. Et Derek Cianfrance (à qui l’on doit les très bon, et déjà pas joyeux, « Blue Valentine » et « The place beyond the pines ») annonce d’entrée la couleur avec une scène d’ouverture fracassante. La série va nous faire suivre la vie de deux frères jumeaux Dominick et Thomas. Le premier, vouant sa vie à prendre soin de son frangin schizophrène. Elle nous replongera régulièrement dans leur passé, nous faisant entrer dans un drame familial terrible, qui aidera à comprendre les enjeux, les évènements et surtout leurs conséquences. Leur vie va n’être qu’une succession de drames et de tragédies qui vont s’enchainer au fil des épisodes. Il sera beaucoup question de ces blessures du passé, comment elles vont guider la vie de nos héros et surtout comment réussir à vivre avec… Car si la place de la maladie de Thomas aura une place prépondérante dans le récit, il sera au final énormément question de la rédemption de son frère Dominick. Le show est clairement oppressant et parfois même insoutenable, et il n’est pas simple de rester devant son écran… C’est là que rentre en jeu le plus gros atout de la série : Mark Ruffalo. Il est juste exceptionnel dans son interprétation des jumeaux. Au point qu’en tant que spectateur, on finit par oublier qu’on a affaire à un unique acteur, tellement les deux personnages sont différents. Que se soit dans le jeu diamétralement opposé des deux personnages, mais aussi physiquement (à noter la transformation physique de Ruffalo, qui a interrompu le tournage pour prendre du poids afin d’interpréter le personnage de Thomas). C’est d’autant plus flagrant dans les scènes entre les deux frangins d’une extrême justesse et jouant sur le lien ambigu qu’il y a entre eux. Au final, il porte à lui seul la série et pousse le spectateur à s’accrocher et à en savoir plus. La série ne va jamais dans le larmoyant, et elle n’en a pas besoin tellement chaque sujet tragique sera abordé avec une intelligence rare. Sans avoir vécu une vie aussi terrible, enfin je l’espère pour vous, on finira surement par se retrouver dans un ou plusieurs drames, rendant leurs traitement encore plus cohérant, et aidant à comprendre les réactions des personnages. La mise en scène aide à apporter une ambiance pesante à l’œuvre, avec sa photographie froide, son rythme lent, ses gros plans sur les visages de ses protagonistes. Elle offre un côté naturaliste à l’ensemble rendant les propos encore plus percutant. Par contre le rythme lent, même si il apporte beaucoup à l’ambiance générale, amène quelques longueurs au récit (d’autant plus que les épisodes sont long, certains durant une heure ou plus). Mais malgré ce détail, et même si certains spectateurs lâcheront l’affaire à cause de la noirceur de l’ensemble, on a affaire à une grande œuvre marquante qui méritent vraiment qu’on s’y attarde. Partager

  • Critique EUPHORIA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série EUPHORIA EUPHORIA ❤️❤️❤️❤️💛 Alors là, ce n’était pas gagné, parce que les séries teen, c’est devenu un genre surexploité (et que je n’affectionne pas vraiment) ou tout semble avoir été dit. Et sur le papier, c’est un peu ça : tu as le droit au quaterback populaire, à la cheerleader, au fils de riche, au bal de promo, au dealer, au gay… Mais c’est sans compter sur HBO qui pour sa première tentative dans le genre signe un coup de maitre en envoyant valser les codes et le politiquement correct (la série peut même se montrer très crue). Dès les premières images, nous montrant un accouchement vu de l’intérieur, on comprend vite qu’on va assister à quelque chose de différent, avec ce personnage principal, Rue, qui va nous raconter l’histoire à travers ses yeux de camée sortant de désintox (nous laissant ainsi douter sur les faits qu’elle nous raconte). Ses monologues sont d’ailleurs souvent poignant et extèmement bien écris. Au final, même si les personnages semblent stéréotypés au premier abord, la série va prendre le temps de gratter la surface, pour au final leur apporter pas mal de profondeur. Chaque épisode se focalisant sur un personnage en particulier, nous relatant, via le regard de Rue, son enfance afin de nous faire comprendre les causes de ses troubles actuels, en arrivant à rendre attachant les plus détestables d’entre eux. Car oui, Euphoria dresse un portrait très sombre de la jeunesse avec leurs addictions, que ce soit la drogue, le sexe, les réseaux sociaux, la violence, la pornographie… le tout porter par un casting de jeunes artistes plein de promesses. On notera d’ailleurs une chose assez rare : HBO offre un des premiers rôles à une actrice transsexuelle. Et quel rôle, et quelle actrice !!! Hunter Schafer est envoutante dans son personnage aussi extravagant qu’attachant. Mais celle qui perce l’écran, c’est Zendaya, qui arrive à casser son image Disney et verra certainement sa carrière décoller avec ce rôle (je vois mal l’Emmy Award lui échapper). Et pour avoir vu la série deux fois en une semaine (VF puis VO), je note au passage la grande performance de doublage de Victoria Grosbois, car une grande partie de l’intensité de la série repose sur les monologues OFF nous relatant l’histoire, et Waouh !!! Quelle classe !!! Mais ce qui bluffe le plus, c’est la mise en scène souvent ingénieuse et on a le droit à des plans magnifiques sublimés par des lumières très saturées et une BO d’enfer. Ca nous offre parfois des scènes surréalistes (voir même jubilatoire). Jusqu’à une scène finale HA-LU-CI-NANTE à te décoller la mâchoire !!! Bref, même si la série chorale est TRES sombre et parfois choquante, on tombe sous le charme de ses personnages, de son ambiance et de son côté humain et des émotions qu’elle nous fait vivre. Un vrai coup de cœur de cet été qui sort incontestablement du lot. Partager

  • Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle THE LOOP Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire… THE LOOP ❤️❤️❤️❤️💛 Préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer… de rire… On va faire simple : je n’ai pas souvenir d’avoir déjà autant ri dans une salle de théâtre. La première partie de la pièce fonctionne bien, avec un sens du rythme et des punchlines qui s’enchaînent. Le côté décalé s’installe déjà, rappelant les heures de gloire des Nuls, mais la pièce décolle clairement à partir du fameux « LOOP », l’entraînant vers les sommets du rire. À partir de là, cette comédie à l’humour barré entre dans une autre dimension et ne laisse aucun répit aux spectateurs, les entraînant dans une boucle de rire impitoyable. Il y a un rythme effréné, sans aucun temps mort. On rit aux larmes et tellement souvent qu’on a parfois du mal à reprendre notre respiration. On frôle le génie comique : chaque réplique, chaque situation pousse les curseurs un peu plus loin. C’est bourré d’idées, que ce soit dans le texte ou la mise en scène, et surtout, c’est extrêmement bien maîtrisé. Parfois, on sent des situations arriver, mais à chaque fois, elles poussent les curseurs comiques encore plus loin. Bien souvent, au-delà d’une réplique, c’est un détail lié au décor, un accessoire ou à un comédien en arrière-plan, qui focalise nos rires. Les quatre comédiens se donnent à fond et c’est réellement jubilatoire. Mais clairement, on retiendra particulièrement Juliette Damy, dont le personnage monte en puissance au fil des actes pour finir par exploser, chacun de ses gestes provoquant un éclat de rire chez le spectateur. Bref, THE LOOP, c’est une comédie complètement folle et déjantée qui m’a fait mourir de rire, et qui, inévitablement, connaîtra un succès plus que mérité. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS ❤️❤️❤️❤️ Comme l'annonce l'affiche, vous allez assister à un spectacle complètement déjanté. Une troupe de cirque va nous jouer Britannicus, le classique de Racine, en proposant une version radicale, qui demandera de faire preuve d'énormement de second degré, mais si vous rentrez dans leur univers, c’est clairement jouissif. Tout transpire l’extravagance. On est impressionnés par les costumes magnifiques colorés et clinquants qui annoncent le ton. Ça va à deux cent à l'heure, avec un rythme survolté, sans temps morts. Les scènes burlesques vont s’enchainer proposant des situations plus loufoques les unes que les autres. D’autant plus que notre Monsieur Loyal aura bien du mal à diriger sa bande de bras cassés, qui amène parfois le show dans une mise en abîme savoureuse. La troupe ne reculera devant rien, ils pousseront tous les curseurs à fond, comme avec ses alexandrins revisités, aux jeux de mots souvent tellement improbables qu’ils en sont risibles. Mais surtout, le spectacle impressionnera par ces morceaux musicaux, avec un esprit très rock et un grotesque totalement assumé. On a souvent l’impression de se retrouver devant un Rocky Horror Picture Show. Du grand divertissement, un spectacle populaire et opéra-rock complètement fou, idéal pour terminer sa soirée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité !

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GROS PATINENT BIEN Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! LES GROS PATINENT BIEN ❤️❤️❤️❤️ Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! Voici une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Alors oui, le titre et l’affiche peuvent faire peur, mais vous auriez tort de ne pas découvrir cette petite pépite d’absurdité… Sur scène, deux comédiens aux faux airs de Laurel et Hardy nous offrent un spectacle comique et décalé, qui n'est pas sans rappeler les Monty Python. On retrouve un Américain assez massif, en costume, qui, sans jamais bouger de son tabouret, nous entraîne dans un voyage surréaliste. Il débitera continuellement un anglais incompréhensible, dans un délicieux "yaourt". Autour de lui, son frêle comparse, en slip et bonnet de bain, constamment en mouvement, redouble d’énergie pour nous faire vivre cette folle histoire. Car, dans cette pièce, l’intrigue ne se développe pas par le texte, mais plutôt par la géniale idée de son concept : le carton. Pendant les 1h30 du show, la mise en scène déborde d’idées, en utilisant le carton comme élément de narration. Que ce soit pour le décor, les personnages, les accessoires, des panneaux de texte ou même les costumes, le carton est utilisé de façon souvent très ingénieuse. Des centaines de morceaux de carton défilent devant les spectateurs pour offrir un chaos monstrueux sur le plateau, mais un chaos parfaitement orchestré et millimétré d’une main de maître. Je ne vais pas m’étendre sur les détails, mais ce spectacle hors norme cumule les surprises et les trouvailles, qui souvent font mouche et provoquent l’hilarité du public. Les comédiens délivrent un véritable feu d’artifice avec une coordination qui force le respect. Alors oui, avec un concept aussi radical, une redondance finit par s’installer, mais là encore, le génie des comédiens réside dans leur capacité à l’intégrer au spectacle pour en tirer quelque chose. À la fin du show, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation complètement folle qui nous a été offerte… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page