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- MAIS T’AS QUEL AGE ?! critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle MAIS T’AS QUEL AGE ?! MAIS T’AS QUEL AGE ?! ❤️❤️❤️💛 Marion Pouvreau va cataloguer le public en cinq catégories d’âge, de la génération « silencieuse » à la génération Z, afin de dresser un portrait de notre société. Ça sera le fil rouge de son spectacle, où elle s’amusera à se moquer de nos habitudes et des codes de chaque génération. Elle incarnera une famille fictive, avec cinq personnages d’âge divers qui auront souvent du mal à se comprendre. Chaque spectateur se retrouvera à un moment ou un autre dans l’un d’eux, d’autant plus qu’elle interagira régulièrement avec le public, le remettant constamment au centre du sujet. Ce choc des générations sera l’occasion de multiples situations souvent très drôles, avec un humour parfois grinçant, et elle surprendra à nous émouvoir par moment avec ce fameux « temps qui passe ». Marion Pouvreau est pétillante, sa bonne humeur communicative et son énergie sont un vrai bonheur à voir. Elle nous propose un seul en scène familial qui plaira au plus grand nombre. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un film feel-good touchant qui fait rire sans jamais se moquer de la maladie.
Découvrez notre critique du film PLUS FORT QUE MOI . Un film feel-good touchant qui fait rire sans jamais se moquer de la maladie. PLUS FORT QUE MOI ❤️❤️❤️💛 Un film feel-good touchant qui fait rire sans jamais se moquer de la maladie. Plus fort que moi est un film qui marque d’abord par sa capacité à rendre concret et humain le syndrome de Gilles de la Tourette, loin des clichés réducteurs. Sa dimension didactique est indéniable : sans jamais être démonstratif, il nous fait comprendre de l’intérieur ce que signifie vivre avec des tics incontrôlables, la tension permanente qu’ils impliquent et, surtout, le poids du regard des autres. Cette justesse repose en grande partie sur la performance impressionnante de Robert Aramayo, dont le jeu, tout en retenue, évite toute caricature. Il incarne la maladie avec une précision troublante, montrant les manifestations visibles, mais surtout la lutte intérieure. Une prestation d’autant plus remarquable qu’elle laisse perplexe face à son absence aux Oscars, au même titre que celle de Amanda Seyfried pour Le Testament d’Ann Lee . Le film trouve aussi un équilibre particulièrement réussi dans son ton, très british dans son approche : pudique, souvent décalé, avec cette capacité typiquement anglaise à mêler gravité et humour sans jamais forcer le trait. Souvent drôle, il joue sur un humour de situation qui provoque un rire teinté de malaise : on rit, mais sans jamais se moquer, car la mise en scène nous place constamment du côté du personnage. Ce décalage entre comique et compassion est sans doute la plus grande force du film. On notera aussi la relation avec sa mère de substitution, qui devient le cœur émotionnel du récit, à travers leur façon très sobre et très juste de s’épauler mutuellement dans leur souffrance. Mais ce choix d’un ton accessible et souvent feel-good, s’il permet au film de toucher un large public et d’éviter tout misérabilisme, en constitue aussi la limite. Le dernier acte, qui aborde la reconnaissance sociale de la maladie, reste trop esquissé, et certaines pistes dramatiques, notamment la relation avec la mère biologique, ne sont qu’effleurées. Le film semble alors préférer la retenue et la douceur à la confrontation, au risque de survoler des enjeux pourtant puissants. Plus fort que moi reste tout de même un film profondément attachant et sincère, qui réussit à sensibiliser sans alourdir, à émouvoir sans jamais forcer. Partager
- PIECES OF A WOMAN : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film PIECES OF A WOMAN . PIECES OF A WOMAN ❤️❤️❤️❤️💛 Bon je vais peut-être manquer d’objectivité (ou au contraire) car le film a un arrière-goût de vécu. Même si les circonstances diffèrent, les questions abordées restes identiques… D’autant plus que n’ayant rien lu ou vu sur le film avant de le lancer, la baffe aura été d’autant plus violente (j’ai mis une semaine après avoir vu le film, pour enfin réussir à écrire un truc dessus…) Une chose est sûr, c’est un film coup de point dont on ne ressort pas indemne, à l’instar de ses personnages. Souvent, j’essaie de vous parler d’un film sans trop en dévoiler l’histoire, mais là, même si je ne vais pas rentrer dans les détails, c’est un peu compliqué de ne pas parler du sujet. Donc, si vous n’avez pas vu la bande annonce (qui en dévoile TELLEMENT trop) et que vous ne connaissez pas le synopsis, je vous invite à aller voir le film avant, en étant tout du moins prévenu que ça risque d’être un choc… Le film démarre par un plan séquence de 25 minutes qui fait l’effet d’un parpaing pris dans la gueule (qui n’est pas sans rappeler l’ouverture du FABULEUX « Madre » de Sorogoyen). Cette ouverture, immersive, frontale et oppressante, dont on ressort à bout de souffle, donne la sensation d’être un spectateur impuissant du drame qui se déroule devant nos yeux. La scène est exemplaire, que ce soit dans sa mise en scène, l’intensité dégagée et surtout les performances des acteurs, mais clairement elle est TRES difficile à voir et fera indéniablement le tri d’une partie des spectateurs, qui comme dans la vraie vie, préfèreront faire abstraction et passer à autre chose. Car le film aborde un sujet tabou : la perte d’un enfant mort-né… La plus grande force du film est de ne pas tomber dans la facilité du tire-larmes ou de l’excès dramatique. Il va au contraire se concentrer sur ses personnages, sur leurs façons d’essayer se relever après ça, sur les ravages qu’un tel drame peut faire au saint du couple (malgré l’amour que l’on se porte), sur les discours maladroits des autres… Même si le film traitera des deux parents qui prendront des chemins de reconstruction différents, il se focalisera principalement de la mère. Le film trouve une grande justesse dans sa façon d’aborder les propos. Que ce soit la colère, le déni, le besoin de solitude ou de communiquer, la recherche d’un responsable, le regard des autres… Et comment ne pas parler de la prestation de Vanessa Kirby, bouleversante, qui porte à elle seule le film. Bien sûr, il y a sa performance dans le prologue, mais aussi la complexité des émotions qu’elle dégage sur le reste du film. Même si parfois on ne la comprend pas (mais, y a-t’il réellement une bonne façon de réagir, si ce n’est réussir à sortir la tête de l’eau ?), elle offre une interprétation parfaite de cette « femme en morceaux » qui essaie de se reconstruire, malgré ce que veulent lui imposer sa mère, son mari ou le reste de son entourage… Le reste du casting n’est pas en reste, avec un Shia LeBouf que j’étais loin d’attendre dans un tel registre, mais surtout une Ellen Burstyn qui joue la grand-mère dont l’antipathie ressentie pour le personnage n’a d’égal que la performance de l’actrice. Après, je dois reconnaitre qu’il y a un ventre mou au milieu du film, que certaines métaphores sont un peu trop appuyées, ou bien cette scène finale un peu maladroite, même si elle permet au spectateur de reprendre son souffle. Partager
- LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 . LES GARDIENS DE LA GALAXIE - VOLUME 3 ❤️❤️❤️❤️💛 Depuis AVENGERS : ENDGAME, plus ça va, plus je me dis qu’un film n’a jamais aussi bien porté son nom, car pour moi, il s’en est suivit une succession de désillusions avec, au mieux des films sympathiques (SRANGE 2, SHANG SHI), mais bien plus souvent des purges affligeantes (SPIDER-MAN, THOR…). Niveau série, j’y ai presque cru avec WANDA VISION et LOKI… puis la débandade… Bref, c’est arrivé au point, que je ne me déplaçais plus au cinéma pour un film du MCU (il y a tellement de film à voir que je préfère autant mettre le plus de chance de mon côté pour ne pas être déçu…) et que j’ai carrément arrêté de m’infliger les séries Disney+ (je pense même que le souci du MCU vient certainement de notre ami au grandes oreilles…) Sauf que LES GARDIENS, c’est un peu une licence à part dans l’univers Marvel. Déjà, le premier volet a été une énorme surprise venue de nulle part, au point d’être toujours une des meilleures choses que la firme ait produite. Puis, la franchise a toujours été un peu déconnectée du reste, flirtant plus avec le space-opéra que le film de super héros. Bref, je lui ai laissé sa chance, et clairement, c’est le meilleur film du MCU depuis l’ère post-Thanos… même s'il y a quelques défauts qui m’ont posés problèmes. C’est toujours avec autant de plaisir que j’ai retrouvé cette équipe de bras cassés aussi drôle qu’attachante. C’est toujours aussi drôle, avec un humour assez bien dosé. Puis le rythme maitrisé fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde, sans parler de l’univers visuel aussi beau que dépaysant. Et chose plus étonnante, et surement le plus gros atout du film, même si c’est toujours aussi jouissivement débile, c’est peut-être le film le plus touchant et le plus sérieux proposé par Marvel. James Gunn aime ses personnages et nous transmet ça en prenant un soin particulier à développer les liens qui les unissent. On a affaire à un vrai film de potes. L’attachement aux personnages est fort et permet de proposer pas mal de belles scènes d’émotion (si on m’avait dit que je verserai une larme dans un GARDIEN…) Mais surtout, c’est le traitement de Rocket et de son passé qui impressionne dans cet opus. L’écriture est assez admirable, finissant même par prendre le dessus sur le reste du récit. Là où, dans pas mal de film, un raton laveur en CGI aurait été traité comme un simple faire valoir comique, il est ici devenu le personnage le plus emblématique de la licence. Autre sérieux atout du film, il ne semble pas formaté comme la plupart des films de super-héros. Il y a vraiment une patte graphique, un travail sur la photographie et des choix de mise en scène (comme une scène de combat en plan séquence dont je ne me suis toujours pas remis). Et puis le film est parfois d’une maturité assez étonnante, lorgnant même parfois vers l’horreur. Par contre, même si ça reste un très bon moment, certains points m’ont tout de même posé problème… Je vais éclipser vite fait le souci du méchant, assez anecdotique (mais, bon à part Thanos, c’est presque devenu la norme…), par contre le traitement d’Adam Warlock… là, ça ne passe pas vraiment… Je ne vois pas l’intérêt d’introduire un personnage aussi puissant pour le ridiculiser à ce point (un peu comme Hulk ou Thor dans ENDGAME…). On peut aussi regretter pas mal de facilités scénaristiques, avec notamment quelques Deus ex machina un peu trop gros qui viennent entacher le récit… Mais reste qu’au final, on a affaire à un très bon divertissement qui joue avec les émotions du spectateur et offre une très belle porte de sortie à nos héros… Partager
- TÉLÉPHONE-MOI critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle TÉLÉPHONE-MOI TÉLÉPHONE-MOI ❤️❤️❤️❤️❤️ 3 époques, 3 cabines téléphoniques, 3 personnages 1998 : Léonore, jeune paumée, appelle tous les jours le répondeur de sa mère décédée pour entendre sa voix et lui raconter sa vie, ses angoisses… 1981 : Louis, a élu domicile dans une cabine téléphonique, et raconte une vie imaginaire à son père. 1945 : Madeleine, jeune résistante, utilise une cabine comme lieu de rendez-vous. Avec ses trois cabines occupant la scène, le décor qui peut sembler simple, pourtant la découverte de nos trois protagonistes nous emmène dans une remontée dans le temps qui se transformera en véritable épopée. Leurs trois destins se verront inévitablement liés dans un puzzle, où la petite histoire viendra se mêler à la grande, donnant un côté épique à l’ensemble. Dans un premier temps, chaque tranche de vie, avec beaucoup d'humour et de tendresse, nous permet de mieux connaitre les personnages mais aussi de s’attacher à eux. Et c’est bien la grande force de la pièce qui brille par l’écriture de ses personnages ou leurs interprétations mêlant intensité et justesse. Le spectateur est touché par ces destins tragiques, d’autant plus qu’ils résonneront forcément en lui à un moment ou un autre. Il y sera question d’héritage, ce que l’on laisse aux générations suivantes, mais aussi comment on se construit immanquablement avec notre passé. Comment les non-dits, les mensonges impactent nos choix… Cette façon dont on a tendance à se cacher certaines vérités pour rendre notre vie plus acceptable… L’écriture est d’une finesse admirable et distille progressivement les informations aux spectateurs qui reconstruiront le puzzle, chaque événement du passé ayant immanquablement un effet domino sur le futur… On ne peut qu’être admiratif de la qualité de de la mise en scène originale, inventive et qui apporte un côté cinématographique au spectacle. Il y a un énorme travail sur la musique et les lumières qui nous immerge dans ces trois époques et offre quelques moments saisissants et oniriques. Décidément, la compagnie F.O.U.I.C. a un don pour mélanger les genres. La tragédie, la comédie et la poésie rentrent en symbiose et entrainent le spectateur dans une valse émotionnelle intense, jusqu’à un troisième acte époustouflant. Ils nous livrent une nouvelles fois une de ces pièces qui marquent profondément et restent gravées à jamais… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE . SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE ❤️❤️❤️❤️ En 2018 SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE créait la surprise avec son style graphique innovant et bluffant qui influencera les autres productions, avec notamment les très bons LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES et CHAT POTTE 2. Visuellement ça mettait la barre tellement haute qu’on pouvait avoir des doutes sur la possibilité de surprendre encore le spectateur. Pourtant de ce côté-là, ce deuxième opus explose littéralement le plafond de verre. C’est un feu d’artifice à couper le souffle qui se permet de varier les styles graphiques de façon déconcertante. C’est beau à te décoller la rétine, continuellement inventif et ça fourmille de détails au point d’être un peu déconcertant par moment. C’est simple, il y a une telle orgie graphique que tu te retrouves souvent avec l’impression de ne pas savoir où regarder. Je comprendrais que ça puisse gêner certains spectateurs, mais de mon côté ça a été un pur plaisir visuel. Après, ça demandera certainement à être revu afin de pouvoir profiter de tous les détails. D’autant plus que quand ça rentre dans le vif du sujet, il y a un rythme effréné soutenu par une bande originale magistrale, aussi variée et efficace que l’animation. C’est extrêmement généreux au niveau des scènes d’actions et propose des séquences assez épiques. Même si pour le coup, je trouve qu’on y perd un peu au niveau de l’émotion. Le film se veut beaucoup plus sombre et mature, tout en étant bourré d’un humour, qui fonctionne souvent, mais ne vient jamais désamorcer le propos du film. Et justement le scénario est vraiment malin. Il exploite le multivers d’une façon qui doit faire pâlir le MCU et ridiculise cette purge de NO WAY HOME. Ca propose des rebondissements saisissants qui apportent énormément de profondeur à l’histoire, avec notamment un méchant dont on comprend les motivations (et comme on dit, on reconnait souvent un bon film à la qualité de son antagoniste…). Les autres protagonistes ne sont pas en reste, avec une pléiade de personnages attachants et au visuel très réussit. A mon sens, Gwen se paye même le luxe de voler la vedette à Morales en étant clairement mise plus en avant. Après, même si je me suis régalé, j’ai tout de même quelques réserves. Le film dure 2h20 et pour le coup, après une scène d’ouverture bluffante, il y a pour moi un gros ventre mou. Alors oui, surement nécessaire pour poser les enjeux dramatiques, mais j’ai clairement vu le temps passer. Heureusement, quand ça démarre, c’est un véritable rouleau compresseur qui emporte tout sur son passage. Idem, le fait qu’il soit conçu comme un diptyque, pose un petit souci, car le film est extrêmement généreux en termes de twists, mais on est frustré du fait que le générique arrive en plein climax. Reste que ça aura été un vrai plaisir cinématographique, visuellement le film d’animation le plus impressionnant que j’ai pu voir, mais il faudra certainement attendre la suite pour le juger dans son ensemble. Partager
- BELLES DE SCÈNE critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BELLES DE SCÈNE BELLES DE SCÈNE ❤️❤️❤️❤️ Londres 1661, les théâtres viennent de rouvrir après 18 ans de fermeture. Alors que les femmes ont interdiction de jouer sur scène, Edward Kyneston est au sommet de sa carrière en interprétant les rôles féminins. Le jour où le roi décide de changer cette loi, sa vie va être bouleversée… Avec cette pièce, Jeffrey Hatcher décide d’inviter le théâtre au théâtre. Rien de bien nouveau en soit, mais quand c’est bien fait, c’est toujours un plaisir. On retrouve donc sur scène un plateau de théâtre, au centre d’une scénographie à l’image des costumes : splendide et qui nous immerge dans ce 17e siècle. La pièce à un côté burlesque, mais réussit tout de même à garder une certaine profondeur, grâce à l’évolution de son protagoniste. Car au centre du spectacle, il y a donc ce personnage détestable, misogyne et orgueilleux, interprété brillamment par Vincent Heden. L’écriture et son jeu réussissent l’exploit de rendre son personnage attachant. D’autant plus que le développement de sa relation avec le personnage de Maria est des plus touchant, et offre même certaines scènes empreintes de poésie. La mise en scène est extrêmement dynamique et enchaine les scénettes, souvent très drôle. Même si la présence d’un humour « gras », qui prête à sourire au début, est un peu trop présent à mon goût. Mais, c’est un des rares défauts de cette pièce qui, en plus d’être didactique, nous offre un très agréable moment de théâtre qui rend hommage à son art. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- COMÉDIENS ! critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COMÉDIENS ! COMÉDIENS ! ❤️❤️❤️❤️❤️ Whaou!!!! Là ça va être compliqué d'en parler sans trop en divulguer Parce que, quel spectacle de folie!!! Décidément, après "Vive la vie", dont mes poils ne sont pas retombés et "Gardiennes", dont les nœuds dont mon estomac se souvient encore, voilà déjà que Comédiens arrive à laisser une trace qui restera indélébile dans l'histoire de mon (de MES) OFF Parce que Comédiens brille déjà par son originalité en nous proposant de suivre les répétitions d'une pièce un peu bancal, interprété par un trio tout aussi improbable Et pourtant RIEN n'est a jeter Clairement pas l'interprétation des acteurs qui est juste parfaite, aussi bien dans leurs jeux que dans leurs chants. Parce qui OUI je suis encore tombé amoureux d'un spectacle musical, même si ici le côté "musical" reste en retrait et qu'on a bien affaire à une pièce de théâtre Et quelle pièce !!! On est surpris du début (d'une originalité très bien trouvé) à une fin qui laisse sans voix (la seconde partie frise la perfection) Et putain, qu'est-ce qu'on rit !!! Et ça fait un bien fou. Mais Comédiens arrive aussi à toucher le public avec une force et une justesse qui laisse admiratif. Au final, ils arrivent à jouer avec tes émotions en arrivant même à te faire douter sur le fait que tu dois rire ou pleurer Respect, un grand bravo et surtout MERCI Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- COUPEZ ! : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film COUPEZ ! . COUPEZ ! ❤️❤️❤️💛 On a affaire ici au remake d’un film Japonais ONE CUT OF THE DEAD, qui avait été pour moi une énorme surprise de 2019. Un film au budget insignifiant de 25 000$ mais bourré d’idées. Et le premier constat, c’est que le film est extrêmement fidèle à l’original, mais même si on a souvent l’impression d’être devant un clone, Hazanavicius y apporte des codes plus accessibles au public français et prend même plaisir à référencer le film nipon. Clairement, ça commence comme un gros nanar, mais alors un ÉNORME nanar qui en est parfois drôle tellement c'est ridicule. Dans sa première demi-heure, que ce soit le scénario, le jeu d'acteur, en passant par la mise en scène... ça en fait des caisses, c'est souvent gênant, voir affligeant... Bref, il faut s’accrocher pendant la première partie mais la récompense sera bien là car le film est bien plus intelligent qu’il n’y parait. C’est même un véritable cadeau, aussi drôle que surprenant. Le film prendra un virage à 876536 degrés et deviendra même extrêmement malin. Tout prendra un sens et on sera même bluffé par le travail d’écriture et de mise en scène, jusqu’à une dernière partie hilarante. L’humour absurde, les situations et les dialogues en deviennent même jubilatoire. Le plaisir prit par le casting est communicatif, avec une mention spéciale à Bérénice Bajo et Romain Duris qui sont à 200%. Le film est un vrai cadeau à tout fan de cinéma, un ovni jouissif et vraiment bien foutu qui ne ressemble à RIEN de ce qu'on a déjà vu. Et ce n’est pas étonnant que ça soit Hazanavicius aux commandes de ce remake, tant sa filmographie transpire la passion du cinéma. Il parsèmera son film de clins d’œil, et sous ses airs de film Z, il s’avère être une vraie déclaration d’amour à l’artisanat du cinéma. Partager
- THE FATHER : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film THE FATHER . THE FATHER ❤️❤️❤️❤️💛 Décidément, le cinéma n’aura pas mis longtemps pour me faire de nouveau vibrer. Car, THE FATHER a clairement été une ÉNORME baffe aussi bien émotionnelle que cinématographique. La prouesse est d’autant plus forte que Florian Zeller réalise ici son premier film, adapté d’une de ses pièces de théâtre. Émotionnelle, car il aborde un sujet tabou mais qui parlera au plus grand nombre : La fin de vie et la place que notre société laisse à ses aînés. Le film traite ça de façon très juste, sans jugement et forcément ça fait réfléchir. On y suit un homme de 80 ans, interprété par un Anthony Hopkins bluffant, dont la réalité se brise littéralement sous nos yeux et que sa fille essaie d’accompagner de son mieux. Mais avant tout, le film parlera d’une terrible maladie, Alzheimer, sans que le nom ne soit jamais prononcé. Et il le fait avec justesse et dignité, sans jamais être lourd dans ses propos et pourtant avec une redoutable efficacité. Car, la plus grande idée du film, est de faire vivre son histoire via le regard de son protagoniste et non de son entourage. Le film offre un scénario vraiment ingénieux qui est fait de telle sorte, qu’en tant que spectateur, on se sente perdu dans un labyrinthe psychologique. Grace à son écriture, Zeller nous fait vivre la situation plutôt que de nous la montrer. On est plongé dans la tête du héros et on finit par perdre pied avec lui, arrivant même parfois, nous aussi, à douter de ce qui se passe devant nos yeux. Au début, c’est assez troublant, mais finalement terriblement efficace. La mise en scène ingénieuse vient enfoncer le clou, avec un énorme travail sur les décors et les cadres, dont je ne peux parler sans trop en dévoiler. Zeller, malgré le huit clos, évite le cliché du théâtre filmé en utilisant le montage qui est au cœur de la construction de son œuvre. Le film empruntera souvent les codes du thriller paranoïaque intensifiant le sentiment de malaise ressenti par le spectateur. Clairement, pour un premier film, ça laisse admiratif. L’interprétation d’Anthony Hopkins est fabuleuse et prouve une nouvelle fois qu’il est un des plus grands acteurs que le 7e art ait connu. Le fait qu’on ait grandit avec lui, au fil de sa carrière, et que son personnage porte le même prénom qui lui, donne même un côté film testamentaire, le rendant encore plus touchant. Mais quelle palette d’émotion ! Souvent tendre et drôle, parfois exécrable, fragile et vulnérable la plupart du temps, il livre une prestation exemplaire jusqu’à un final qui laisse sans voix… Olivia Colman n’est pas en reste. Avec un jeu tout en retenue, elle est bouleversante dans son rôle de fille aimante, mais impuissante, qui voit sombrer son père dans une démence sénile. Plus qu’un film, c’est une expérience cinématographique que nous livre Zeller, qui grâce à un casting de haut vol vient toucher le spectateur de plein fouet. Partager
- Une bulle de tendresse
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BULLE Une bulle de tendresse BULLE ❤️❤️❤️💛 Une bulle de tendresse Dès l’ouverture de la pièce, la narratrice interpelle le public pour l’entrainer dans une bulle de tendresse, un sentiment qui survolera l’ensemble du spectacle. Elle nous raconte l’histoire de Julie et Romain, qui se sont rencontrés et aimés depuis leurs enfances, mais que le destin a fini par éloigner… On a affaire à une comédie romantique et musicale, mais on est loin des spectacles musicaux qui en mettent plein les yeux avec des chorégraphies impressionnantes. Non, ici, que ce soit par le texte ou les musiques, on recherche plutôt la poésie et à amener les émotions en douceur. Et ça fonctionne, la pièce ne cherche jamais à forcer les choses, et pourtant on est touché par le destin de nos deux héros. Mais la pièce se montre aussi souvent très drôle, avec parfois un décalage aussi surprenant qu’efficace. On notera aussi le joli travail de mise en scène et son subtil jeu sur le décor amovible, offrant quelques beaux tableaux oniriques. Le spectacle a été vu lors de sa sortie de résidence, mais la proposition que nous ont offert Stéphane Titeca et ses comédiens (Aghate Sanchez, Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti) était déjà réellement aboutie et devrait réussir à trouver facilement son public lors du festival. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- PARASITE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique du film PARASITE . PARASITE ❤️❤️❤️❤️❤️ Donc là, on a affaire à ce qu’on peut appeler une leçon de cinéma… Et quelle leçon de cinéma !!! Déjà, au niveau de l’écriture. Le film est clairement inclassable. Bong Joon Ho change régulièrement le registre de son film en le faisant passer de la comédie, au drame, à la critique de société, au thriller ou encore à d’autres genres plus improbables que je vous laisserai découvrir. Et ces changements il les fait avec une facilité déconcertante, tout en apportant réellement quelque chose à un scénario malin et plein de surprises. Il réussit par la même à nous offrir tout un panel d’émotions. Le rire, bien sûr, parce que le film est drôle, très drôle même, que ce soit par ses dialogues, son comique de situation ou parfois un humour noir jouissif. Mais il réussit aussi à nous stresser, nous révolter, venir essayer de nous tirer une larmichette… pour nous amener à un final… bluffant... Et réussir à nous faire ressentir autant d’émotions contradictoires en 2h, c’est vraiment la classe. Mais c’est aussi une leçon de mise en scène. Bong Joon Ho ne place jamais sa caméra au hasard et on a souvent le droit à des plans aussi magnifiques qu’ingénieux (je pense notamment à certains plans larges qui m’ont bluffé, qui ne sont pas là pas juste pour faire joli, mais permettent aux spectateurs de suivre plusieurs actions à la fois. Effet immersif garanti). Alors oui, c’est du cinéma coréen, et ça pourrait en rebuter certains. Vous auriez dû voir la tête de Gabriel quand il a compris que je l’emmenais voir un film coréen en VOST. Mais au final je pense ne pas mentir en disant qu’il a beaucoup aimé l’expérience. Parce que c’est clair qu’entre l’occident et l’Asie il y a un gouffre culturel, et entre notre cinéma et le leur c’est pareil. Dans le cinéma asiatique il y a souvent un côté outré et décalé. Il suffit de voir la différence entre un film d’animation des studios Ghibli (Le château ambulant, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké…) et un Disney, et pourtant la qualité des animés asiatiques n’est plus à démontrer. Et bien, pour ce qui est des films, c’est un peu pareil. Bref, si vous êtes déjà amateur du cinéma asiatique, FONCEZ, et si vous n’avez jamais découvert le cinéma asiatique quoi de mieux que de démarrer par un TRES grand film. Partager













