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  • Critique CONCERTO POUR DEUX CLOWNS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONCERTO POUR DEUX CLOWNS CONCERTO POUR DEUX CLOWNS ❤️❤️❤️❤️ Le festival OFF, c’est aussi l’occasion de tomber sur des spectacles hors-normes. Les rois vagabonds, Julia Moa Caprez et Igor Sellem, incarnent deux clowns. Fidèle au genre, il y a Elle, clown blanc, digne et autoritaire, et Lui « L’auguste » avec ses bouffonneries, déstabilisant sa comparse. Mais même s'ils déploient énormément d’énergie pour faire rire le public, ces deux artistes sont avant tout des musiciens virtuoses, Elle armée d’un violon et Lui d’un tuba, mais aussi des grands acrobates. Les cascades impressionnantes, chutes et autres pitreries burlesques vont s’enchainer. Le tout en musique, jouée par nos deux artistes, souvent avec des postures totalement improbables. Le spectacle est quasiment muet, mais ils vont réussir à nous faire rire à gorge déployée, nous surprendre et nous émouvoir. Car cerise sur le gâteau, le spectacle finira même par prendre une dimension poétique et pleine de tendresse. Un spectacle grand public, porté de main de maitre par deux artistes complets. Utilisant le langage universel du rire, il réveillera l’enfant qui sommeille en vous. A découvrir. Partager

  • Une expérience immersive, viscérale, inoubliable...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROBERTO ZUCCO ROBERTO ZUCCO ❤️❤️❤️❤️💛 Une expérience immersive, viscérale, inoubliable... Théâtre du Girasole - 22h30 Dès l’entrée dans la salle, on comprend que quelque chose d’inhabituel va se passer. Des vigiles nous invitent à monter sur le plateau, au milieu d’un concert déjà lancé. La musique vibre, l’ambiance est électrique. Une jeune fille nous rejoint, se met à danser parmi nous. Elle croise le regard d’un jeune homme, ils s’approchent, dansent ensemble, s’apprivoisent… Puis, brutalement, les lumières s’éteignent. Les spectateurs sont chassés du plateau. Le jeune homme vient de s’évader de prison après avoir tué son père. Son nom : ROBERTO ZUCCO. S’ensuit une cavale saisissante, entre violence brute et poésie troublante. Le décor est nu, épuré jusqu’à l’os : toute l’attention se porte sur le jeu des huit comédiens, appuyé par un somptueux travail de lumières. Des clairs-obscurs glacés sculptent l’espace, tissent une atmosphère lourde, presque suffocante. La musique live, omniprésente, ajoute à cette tension continue et immerge le spectateur dans un tourbillon sensoriel. Les comédiens, dont l’intensité du jeu prend au tripes, investissent chaque recoin de la salle, jusqu’aux gradins. Impossible d’échapper à leur énergie, à cette sensation d’être pris en otage par un psychopathe aussi inquiétant que fascinant. Il y a quelque chose de Roméo et Juliette dans la relation qui naît entre Zucco et la jeune « gamine », elle aussi en quête de liberté, enfermée dans la protection étouffante de son frère et de sa sœur. Leur jeu de séduction, intense et ambigu, se déroule sous nos yeux, troublant et magnétique. Et c’est là que le malaise s’installe. On s’attache à ce personnage insaisissable, à la fois ange et démon. Son parcours nous choque : les victimes s’enchaînent. En fond de scène, des vêtements suspendus s’accumulent, témoins muets de ses crimes. Pourtant, à chaque fois qu’il parle, qu’il bouge, qu’il respire… on reste hypnotisés. Il faut dire qu’Axel Granberger livre une performance tout simplement exceptionnelle. Viscéral, torturé, il impose un charisme fou. On le voit grimper jusqu’au plafond, tel un Quasimodo moderne, hurlant sa soif de liberté. Il occupe l’espace avec une telle intensité qu’il semble dévorer la salle. Les spectateurs sont interpellés, pris à partie : on ne peut ni fuir ni détourner le regard. Oui, la proposition est radicale. Elle divisera. Mais pour ma part, j’ai vécu une expérience théâtrale d’une rare intensité, un véritable uppercut sensoriel qui marquera mon OFF au fer rouge… Partager

  • Si seulement j’avais réussi à y trouver le sommeil…

    Découvrez notre critique détaillée du film LA CHAMBRE D’À CÔTÉ . LA CHAMBRE D’À CÔTÉ ❤️❤️ Si seulement j’avais réussi à y trouver le sommeil… J’aime beaucoup le cinéma d’Almodóvar, j’étais donc impatient de découvrir son nouveau film, qui avait tout pour exciter ma curiosité : premier film du cinéaste en anglais, avec deux grandes actrices au casting et ce Lion d’or 2024 reçu à Venise. Sur la forme, on retrouve beaucoup de ce que j’apprécie chez le réalisateur. Le récit est ancré dans les thèmes qui lui sont chers, comme la mort ou la relation mère-fille. Il démontre toujours un sens aigu du cadre et propose des plans magnifiques, avec un travail remarquable sur les couleurs. Et surtout, il fait preuve d’une direction d’acteurs irréprochable, avec un amour pour les femmes qui transperce l’écran. Mais voilà, même si le film a de nombreux atouts, cela ne suffit pas et, à mon grand regret, je suis passé totalement à côté de la proposition du cinéaste. Je ne suis jamais entré dans l’histoire, et pire, je n’ai ressenti aucune émotion. Pourtant, le film aborde un sujet fort, celui d’une femme malade qui décide de mettre fin à ses jours pour mourir dans la dignité. Mais j’ai trouvé qu’il ne faisait qu’effleurer le sujet et qu’il se perdait parfois dans des thèmes comme l’écologie, la montée de l’extrême droite ou le stress post-traumatique dû à la guerre. Ces sujets, survolés, arrivent comme un cheveu sur la soupe et alourdissent le film. Mais surtout, le souffle romanesque ne prend pas, et le film ne m’a jamais atteint. Certains dialogues ont bien réussi à capter mon attention, mais cela retombait très vite, et j’ai rarement trouvé le temps aussi long devant un film d’Almodóvar. Il faut dire qu’il n’est pas aidé par son rythme lent. Il y a bien un côté hitchcockien, mais le suspense qu’il tente d’installer ne fonctionne pas, car l’on devine aisément où tout cela va mener. Ce n’est sûrement pas un mauvais film, et d’ailleurs beaucoup de gens l’encensent, mais je suis passé totalement à côté de la proposition, au point que c’est probablement le film d’Almodóvar qui m’a le moins touché… Partager

  • Une satire sociale aussi drôle que lucide

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MADE IN FRANCE MADE IN FRANCE ❤️❤️❤️❤️❤️ Une satire sociale aussi drôle que lucide 11.Avignon - 10h00 Nous faisons la connaissance d’Émile, un taulard à qui l’on vient d’accorder une peine aménagée. Il devient technicien de surface dans une usine... sur le point d’être délocalisée. Pour éviter un retour en prison, une seule solution s’offre à lui : sauver cette entreprise. La compagnie La Poursuite du Bleu m’avait déjà conquis avec leur précédent spectacle, COUPURES , qui dénonçait le désastre écologique. Elle revient ici avec une nouvelle satire sociale d’une redoutable efficacité. Dès l’ouverture, le héros de l’histoire évoque irrésistiblement le Charlot des Temps modernes . Et comme dans le chef-d’œuvre de Chaplin, c’est par le rire que l’on dénonce la désindustrialisation. L’humour est extrêmement présent, grâce à une mécanique de quiproquos jubilatoire et un humour noir ravageur. On rit beaucoup, oui, mais d’événements qui, au fond, nous révoltent. Si l’humour est omniprésent, il ne dilue jamais le propos. Le spectacle ne propose pas de solutions illusoires et ne cherche pas à adoucir la réalité. Il est profondément politique, mais surtout populaire, dans le sens le plus noble du terme. Comédie, drame, critique sociale et réflexion s’entrelacent avec intelligence, sans jamais tomber dans le manichéisme. On ressent un vrai travail de documentation, au service d’une satire lucide sur les enjeux économiques, politiques, et la colère ouvrière. L’une des grandes forces de MADE IN FRANCE , c’est aussi sa mise en scène nerveuse et inventive. Les comédiens débordent d’énergie, toujours en mouvement, tout comme le décor qu’ils manipulent à vue. Quatre panneaux noirs, et surtout cette batterie, omniprésente : elle n’est pas là que pour la musique, elle EST l’usine — son bruit, ses machines, sa cadence. La scénographie est fluide, les dialogues percutants, et les changements de rôles incessants participent à cette énergie débridée. MADE IN FRANCE , c’est du théâtre populaire engagé, percutant, dont l’humour grinçant nous pousse à réfléchir sur l’état de notre société. Partager

  • Quand les absurdités d’hier éclairent les combats d’aujourd’hui.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE MANUEL DE LA JEUNE MARIÉE 1957 LE MANUEL DE LA JEUNE MARIÉE 1957 ❤️❤️❤️❤️ Quand les absurdités d’hier éclairent les combats d’aujourd’hui. Théâtre Actuel - 15h45 Nous sommes en 1957. Cinq jeunes femmes, à la veille de leur mariage feuillettent un manuel censé leur enseigner comment devenir l’épouse parfaite… On y découvre des recommandations pour le moins… déroutantes : boire un litre de bière par jour, éviter de regarder des statues trop dénudées dans les musées, talquer son bébé… à l’amiante. Des citations qui prêtent d’abord à sourire, avant de susciter la stupeur lorsqu’on réalise qu’elles ont bel et bien existé. Chansons, chorégraphies rétro, sketches satiriques : la première partie du spectacle prend la forme d’une comédie musicale pétillante. Le pianiste, parfois lui-même « époux modèle », accompagne les comédiennes dans un tourbillon de légèreté et d’humour grinçant. Le principe aurait pu devenir redondant, mais c’était sans compter sur l’ingéniosité de Virginie Lemoine. Rapidement, les apparences craquent. Chacune des cinq comédiennes livre un monologue où son personnage se dévoile dans un monologue. Elles évoquent leurs rencontres avec leurs futurs maris, leurs familles, leurs rêves et leurs doutes. On passe alors du théâtre de citation à un théâtre de l’intime, et c’est dans ce basculement que le spectacle révèle toute sa profondeur. La pièce trouve ainsi un parfait équilibre entre humour et émotion. Les comédiennes, formidables de sincérité, d’humanité et d’engagement, nous touchent en plein cœur. Elles brillent autant dans le chant et la comédie que dans la justesse de ces instants de vérité. À travers leurs récits, ce sont toutes les femmes invisibilisées d’une époque pas si lointaine qui reprennent la parole. L’intelligence de Virginie Lemoine est de ne jamais forcer le trait et de ne pas asséner de message militant. C’est le texte lui-même, avec son absurdité cruelle, qui devient dénonciation. En jouant le manuel au premier degré, le spectacle évite la caricature et invite à la réflexion sur le chemin parcouru… et celui qui reste à faire… La mise en scène épurée laisse toute la place au jeu des actrices, à la musique et aux mots. On sort troublé, ému, reconnaissant envers ces voix du passé qui éclairent notre présent. Et avec une conviction profonde : la liberté dont jouissent aujourd’hui les femmes est le fruit de luttes acharnées. Mais aussi que ce combat, lui, est loin d’être terminé. Partager

  • Enfin, j’appelle surtout ça un bijou de comédie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE M’APPELLE GEORGES JE M’APPELLE GEORGES ❤️❤️❤️❤️ Enfin, j’appelle surtout ça un bijou de comédie Je vous le concède, l’affiche m’a fait un peu peur, mais le trio composé de la production du Théâtre Actuel, de la mise en scène d’Éric Bu, et de Grégori Baquet au casting, ont suffi à me rassurer, et le résultat était même au-dessus de mes espérances… Cette comédie romantique brille par son originalité, aussi bien pour son texte que pour sa scénographie. Le texte de Gilles Dyrek est savoureux et bourré d’un humour assez jouissif. L’histoire d’amour apporte une sensibilité et une certaine poésie à l’ensemble, avec notamment un Grégori Baquet qui insuffle beaucoup de tendresse à son personnage. Mais surtout, quelle galerie de personnages secondaires ! Finalement, ce sont eux les vraies stars de cette comédie. Marine Dusehu, Etienne Launay et Stéphane Roux sont à mourir de rire. Chaque personnage se présente au public, provoquant bien souvent l’hilarité générale. Ils sont tous plus barrés les uns que les autres, au point que le spectateur a hâte de découvrir le suivant. Il y avait déjà de quoi passer un très bon moment, et c’est là que la mise en scène d’Éric Bu emporte le spectacle encore plus haut. Elle est d’une originalité folle, avec une utilisation exemplaire du décor et de la vidéo. C’est bourré d’idées géniales et de petits détails (comme cette plante qui grandit au fil du spectacle). On est constamment surpris et chaque idée apporte sa pierre à l’édifice. Cela amène un côté cartoon qui colle parfaitement avec le côté absurde de cette comédie. C’est une fable moderne à la fois drôle, feel-good et pétillante, et surtout, ça fait un bien fou ! Partager

  • Critique de L’ÉVÉNEMENT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film L’ÉVÉNEMENT . L’ÉVÉNEMENT ❤️❤️❤️❤️ Vu hier, le film aura été un véritable choc que je ne suis pas sûr d’avoir eu le temps de digérer. En 1963, Anne est une étudiante promise à un bel avenir universitaire. Malheureusement, elle va tomber enceinte d’un enfant non-désiré et va devoir se battre contre les lois pour disposer de son corps et de son avenir, à une époque où l’avortement est tabou et surtout condamnable. Si je vous en parle, c’est que le film a été un coup de cœur (ÉNORME coup de cœur). Mais clairement, ce qui fait pour moi la grande force du film risque de diviser. A savoir sa radicalité, que ce soit dans son scénario et sa mise en scène. Audrey Diwan prend le parti de se focaliser sur sa protagoniste et sa course contre la montre. Combat qu’elle devra vivre seule, dans la honte, tant le sujet est tabou, au pire engendrant la haine de certains, au mieux la peur ou le déni des autres. Rarement la solitude n’aura été aussi bien retranscrite sur un écran. Le film prenant même parfois des allures de film de résistance avec ses rencontres discrètes pour trouver une aide ou juste parler de l’innommable, avec cette peur incessante d’être surpris par la mauvaise personne. D’ailleurs, le mot avortement ne sera jamais directement prononcé… Ce sentiment de solitude est intensifié par une mise en scène exemplaire, sans fioriture ni artifice, mais d’une grande efficacité. Le format 4/3 enferme le personnage d’Anne, souvent filmée de dos, caméra à l’épaule, avec un énorme jeu sur les focales et la profondeur de champs qui font qu’elle est souvent la seule chose net à l’écran. Ça et l’utilisation de nombreux plans séquences, font que le spectateur se retrouve en immersion avec elle, seul et oppressé avec cette peur du regard des autres. Alors, oui le film est dur, TRÈS DUR, et certaines scènes sont extrêmement éprouvantes, même si la réalisatrice a la dignité de ne jamais être dans le frontal et utilise énormément le hors champs (même si souvent ce qu'on ne voit pas est pire que ce que l'on voit). Et même si elle n’est pas graphique, l’horreur pour le spectateur est bien là. Même si la véritable horreur est de se dire que pour de nombreuses femmes c’était le quotidien. On pense à nos mères nos grands-mères qui forcément ont été un jour touchées de près ou de loin par ce fléau. Mais bien sûr, pour que le film fonctionne, il fallait une grande actrice, d’autant plus que le personnage d’Anne est de quasiment tous les plans. Et Anamaria Vartolomei est flamboyante, avec un jeu d’une justesse impressionnante, qui prend aux tripes, sans jamais être dans le patho. On a peur, on espère, on souffre avec elle. L’effet est au moins aussi saisissant que son interprétation. Elle est entourée de nombreux seconds rôles qui donneront une réelle épaisseur à l’histoire et sur le regard de la société de l’époque sur l’avortement. Le film à un côté intemporel dans ses décors ou bien ses costumes et on met un certain temps pour identifier réellement l’époque. Comme pour nous rappeler que cette histoire se passait, en France, il n’y a pas si longtemps que ça… Voir pire c’est toujours le vécu de nombreuses femmes dans le monde… Le film fait énormément écho avec une fabuleuse pièce de théâtre de Fanny Cabon, LES GARDIENNES, retraçant la vie de ses femmes de l’ombre et de leur combat. Un constat terrible de la situation des femmes de cette époque… Bref un TRÈS GRAND film qui perdrait énormément à être découvert sur une TV. Un film intense et bouleversant, dont je suis sorti groggy, les larmes aux yeux, des nœuds dans le ventre et qui va trotter longtemps dans ma tête. Un film essentiel, qui mériterai d’aller taquiner les Texans aux prochains Oscars… Partager

  • Critique TITANIC – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TITANIC TITANIC ❤️❤️❤️💛 Dès son entrée dans la salle, le public est immergé dans le spectacle, en étant invité à traverser la scène où l’attend l’ensemble de la troupe pour l’embarquement sur le fameux Titanic. Et quelle troupe !!! Pas moins de douze comédiens qui vont jouer pendant près de deux heures (fait assez exceptionnel au OFF). Puis le spectacle surprend par ses dialogues, intégralement écrits en vers et pourtant résolument moderne. Le ton du spectacle est clairement la comédie, enchainant les situations loufoques et burlesques. Les personnages sont volontairement caricaturaux, renforçant leur impact comique. Et les amateurs de comédies musicales seront aux anges, grâce à la présence de trois musiciens sur le plateau, quelques chansons, et surtout de magnifiques chorégraphies sur les passages dansés ou bien ce final bluffant… Alors, même si il y a quelques longueurs et que j’ai trouvé l’humour inégal, je dois reconnaitre que c’est souvent d’une efficacité redoutable, notamment quand elle a ce côté Vaudeville sur un rythme endiablé. Idem, le film culte sera souvent brillamment parodié, en reprenant ses scènes cultes. Le public rit souvent et aux éclats prouvant que toute l’énergie déployée par la troupe aura atteint son but : offrir un très bon divertissement. Partager

  • Un amour en pleine floraison, fauché par le système.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TOUT CONTRE LA TERRE TOUT CONTRE LA TERRE ❤️❤️❤️❤️💛 Un amour en pleine floraison, fauché par le système. Théâtre de l'Oulle - 12h00 Dans cette chronique d’une mort annoncée, nous rencontrons Camille, interviewée par un journaliste. Elle raconte sa rencontre avec son premier amour, Augustin, éleveur de porcs. Elle découvre l’enfer de ce métier, et un terrible engrenage se met en marche, broyant peu à peu leur exploitation, jusqu’à pousser son compagnon au suicide… Basée sur une histoire vraie, la pièce est avant tout un hommage aux paysans. Elle dénonce l’absurdité d’un monde où ceux qui nous nourrissent sont souvent ceux qui mendient. Mais Rémy Couturier choisit de ne pas sombrer dans le misérabilisme. Au contraire, il insuffle une véritable tendresse au couple de paysans. Car c’est aussi une histoire d’amour, portée par deux comédiens bouleversants de justesse. Leur complicité rend leur relation profondément touchante. Certaines scènes suspendent le temps, tant leur amour semble plus fort que tout. Le récit utilise également un humour satirique, grinçant parfois, pour pointer l’absurdité du système qui broie les agriculteurs. La pièce réussit ce mariage délicat entre drame et comédie. L’humour allège le propos sans jamais désamorcer la tragédie qui se joue sous nos yeux. La mise en scène est particulièrement réussie : la transition entre présent et passé se fait avec fluidité, tandis que le décor, fait de bottes de paille amovibles, accompagne sans cesse le récit. Les comédiens les manipulent sans relâche, comme un rappel du labeur quotidien. Elles deviennent les lieux de l’action, ancrant puissamment le récit dans la campagne. TOUT CONTRE LA TERRE est un spectacle engagé, bouleversant, qui nous pousse à réfléchir sur la condition paysanne. Et si, au fond, cette chronique d’une mort annoncée était aussi celle de l’agriculture elle-même ? Partager

  • Je rajouterai une chose à cette liste : la pièce

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TOUTES LES CHOSES GÉNIALES TOUTES LES CHOSES GÉNIALES ❤️❤️❤️❤️ Je rajouterai une chose à cette liste : la pièce Condition des Soies - 10h10 C’est l’histoire d’un enfant de sept ans qui veut redonner le goût de vivre à sa mère dépressive et suicidaire. Pour cela, il commence une liste de toutes les choses géniales dans la vie. Celles qui valent la peine d’être vécues. Un sujet grave abordé avec tendresse, humour et délicatesse. Car malgré l’ombre, ce spectacle parle surtout de lumière, de résilience, et d’amour. Les glaces. Les batailles d’eau. Rester debout après l’heure habituelle… La liste grandit, s’étire sur des années. Et à l’écouter, on se surprend à vouloir écrire la nôtre. TOUTES LES CHOSES GÉNIALES est un seul en scène à part. Parce qu’il inclut le public. Parce qu’il se partage. Parce que les spectateurs deviennent personnages. Il y a une part d’improvisation, une fraîcheur qui rend chaque représentation unique. Le rôle de l’enfant est interprété, en alternance, par Stéphane Daurat ou Catherine Hauseux. Le jour de notre venue, c’était le petit garçon qui nous racontait. Sa justesse, sa sincérité, le lien qu’il crée avec nous… Tout cela instaure une intimité bouleversante. On rit, on est ému, on se reconnaît. Il se passe quelque chose de rare, comme dans un cercle de parole où l’on se sent en confiance. TOUTES LES CHOSES GÉNIALES, c’est le genre de spectacle qui fait un bien fou. Il y a une tendresse et une nostalgie dans le texte qui vient régulièrement résonner en nous. Cette liste qu’il commence à écrire pour sa mère, et prolonger des années durant, va finalement aussi avoir un impact sur sa vie, ses choix… mais laissera indéniablement une trace chez les spectateurs… Partager

  • Festival OFF 2025 Critique UNE VIE SUR MESURE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE VIE SUR MESURE UNE VIE SUR MESURE ❤️❤️❤️❤️❤️ La Scala Provence - 12h05 Quand je pense ça fait 10 ans que j'entends parler de ce spectacle en bien et que n'ai jamais tenté l'expérience!!! Parce que, clairement, ce spectacle est plus qu'une œuvre théâtrale, c'est une véritable baffe d'émotions. Un jeune autiste va nous faire découvrir sa passion : la batterie. Et comme on peut s'y attendre, musicalement ça envoie du lourd... du très lourd... En entrant, j'étais un peu inquiet car je savais que le rôle était initialement interpreté par son auteur, Cédric Chapuis. Mais non content de nous bluffer par son talent de musicien, Pierre Martin impressionne encore plus par sa performance d'acteur. Il incarne ce jeune attardé avec une énorme justesse. Un personnage complètement en décalage avec le monde qui l'entoure, mais aussi incarné par la musique. Il nous fait vibrer d'émotions au rythme de sa batterie. Il nous fait rire, souvent, parfois même aux larmes... les mêmes larmes qu'il réussit à venir aussi nous arracher sur des moments d'émotions. Un spectacle tendre, touchant, extrêmement drôle, intelligemment écrit et bien sûr cette musique folle. Un ensemble qui nous fait comprendre, comme ce public qui s'est levé d'une seule voix, qu'on a assisté à un moment rare de théâtre : un chef d'œuvre en tout point de vue. Partager

  • Critique de IL ÉTAIT TEMPS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film IL ÉTAIT TEMPS . IL ÉTAIT TEMPS ❤️❤️❤️❤️ IL ÉTAIT TEMPS est une comédie romantique d’un des grands maestros dans ce domaine : Richard Curtis. Et même si je ne suis pas un grand amateur du genre, il aura finalement réussi à me chopper par son écriture et ce qu’il se dégage de son film. Même s'il respecte les codes de la comédie romantique, le film s’en détachera finalement assez souvent et parviendra régulièrement à surprendre le spectateur. Déjà il y apporte une touche de fantastique avec notre héros qui découvre que les hommes de sa famille ont la capacité de voyager dans le temps. Et forcément, il en jouera pour conquérir sa dulcinée. Ça amènera à de nombreuses situations cocasses et drôles, avec ce côté British savoureux. Mais ça sera surtout le moyen de faire réfléchir le spectateur sur le moment qui passe et l’intérêt de vivre l’instant présent. Il y sera aussi énormément question d’amour père-fils. La relation entre les deux personnages irradie le film jusqu’à parfois prendre le dessus sur l’histoire d’amour. J’avais dit qu’il n’y aurait pas de bonbon dans mon calendrier, et pourtant, IL ÉTAIT TEMPS, c’est bien ça, une petite friandise. C’est léger, plein de bons sentiments, mais on s’en fout, ça fait du bien et donne envie de faire des câlins à tous ceux qu’on aime. Partager

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