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- Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LAISSE-MOI PARTIR Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. LAISSE-MOI PARTIR ❤️❤️❤️💛 Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. Même si la raison du départ de Mathieu est rapidement abordée, je ne m’attarderai pas dessus ici. Ce qui m’intéresse surtout dans Laisse-moi partir , c’est la manière dont la pièce parvient à transformer un sujet difficile en un véritable moment de vie, avec une grande sincérité . Car l’une des grandes réussites du spectacle est de trouver un équilibre particulièrement juste entre l’émotion, l’humour et la tendresse . Et surtout, Laisse-moi partir est souvent très drôle. La pièce ne cherche jamais à provoquer le rire artificiellement : l’humour naît des situations, des caractères, des maladresses et de cette manière très humaine qu’ont les membres d’une famille de se parler, parfois de se chamailler, parfois de se blesser sans réellement le vouloir. Ces moments de légèreté apportent un souffle bienvenu et rendent les passages plus intimes et plus émouvants encore. Le propos aurait pourtant pu facilement basculer dans le pathos ou le mélodrame, mais la pièce évite constamment cet écueil. Elle aborde un sujet lourd avec pudeur et justesse, sans jamais enfermer ses personnages dans la tristesse. Au contraire, elle célèbre la vie, les liens familiaux et ces petits instants de bonheur qui prennent parfois une importance immense. Si Laisse-moi partir fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à l’écriture de ses personnages. La pièce alterne avec beaucoup de finesse les dialogues familiaux, les moments de partage, les souvenirs, mais aussi les disputes et les incompréhensions. Ces ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées : on peut passer du rire à l’émotion en quelques secondes... Ici, personne n’est caricatural. Chacun porte ses propres fêlures, ses maladresses, ses regrets ou ses difficultés à exprimer ce qu’il ressent. Ce sont justement ces imperfections qui rendent les personnages profondément attachants . On se reconnaît dans leurs réactions parfois excessives, dans leurs silences, leurs petites piques, mais aussi dans cette façon parfois maladroite d’aimer ceux qui nous entourent. La relation entre Mathieu et sa sœur est d’ailleurs particulièrement réussie. Leur rapport complexe, fait de tendresse et de tensions, de « je t’aime, moi non plus », sonne avec beaucoup de vérité. Derrière les disputes et les reproches apparaît une complicité évidente, celle de deux personnes qui se connaissent parfaitement et qui, malgré leurs différences, restent profondément liées. Cette complicité se retrouve également sur scène grâce au trio formé par Romain Poli, Cécile Covès et Christine Gagnepain. Leur entente est évidente et communicative. On croit immédiatement à cette famille , à ses habitudes, à ses blessures et à son amour, tant les trois comédiens donnent une grande authenticité à leurs personnages. Leur plaisir de jouer ensemble se ressent et participe largement au charme du spectacle. Même si le fond de Laisse-moi partir est lourd, la pièce choisit de l’aborder avec une véritable lumière. Elle nous rappelle l’importance des liens qui nous unissent, des moments partagés et de ces mots que l’on repousse parfois à dire. Au-delà de son sujet, le spectacle est une invitation à profiter de la vie et à dire à ceux qui comptent qu’on les aime . Un spectacle profondément humain, souvent drôle, parfois bouleversant, qui laisse derrière lui une belle envie : celle de croquer la vie à pleines dents. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Comme suspendu dans un rêve
Découvrez notre critique détaillée du spectacle SUR UN FIL Comme suspendu dans un rêve SUR UN FIL ❤️❤️❤️💛 Comme suspendu dans un rêve Antho, un homme seul sur un banc, nous interpelle pour savoir à quel point nos souvenirs deviennent nos bagages et ont un impacte sur notre vie. Il va nous raconter l'histoire de sa rencontre avec Claire, de leur histoire d'amour, mais aussi de leurs rêves et de la façon dont notre passé a un impact sur nos choix pour les atteindre... Les deux artistes ont mis énormément d'eux dans cette histoire et ça se ressent, tant la proposition semble sincère et juste. Claire et Antho nous invite, avec ce spectacle, dans un moment aussi original que poétique. Poétique : c'est clairement le mot qui résume le plus ce spectacle. Tout ici transpire la poésie. Aussi bien le texte que les chorégraphies semblant sorties tout droit d'un songe. Ils créent leurs univers sous nos yeux, ils jouent avec presque rien, et pourtant ça fait tout. La scène est épurée mais avec une utilisation astucieuse des ombres et de la vidéo. Tout prendra vie sous les yeux émerveillés des spectateurs. Les ombres seront d'ailleurs cruciales. Qu'elles se transforment en décors ou devenant un élément autour duquel évolues les chorégraphies. Et c'est évidemment ces scènes de danse qu'on retiendra en premier lieu. Elles impressionnent par leur inventivité et l'onirisme qu'elle dégage. Chaplin n'est jamais bien loin, dont on retrouve parfois la tendresse et l'humour. Dans certains moments, les deux artistes sont en symbiose au point que souvent l'un semble danser sous l'impulsion de l'autre, un peu comme leurs personnages dans le réel. Mais, la pièce aurait pu se permettre de n'être qu'un simple spectacle de danse, sauf qu'ils ont décidé de l'insérer dans une vraie histoire : la leur... Et c'est un choix gagnant, car ces moments théâtraux, dont les textes inspirent aussi souvent la poésie, apporte jutement un lien. Chaque partie aurait pu vivre seule, mais ensemble elles fonds un tout, un peu comme ces deux artistes... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Ce qu’il me restera : cette émotion aussi foudroyante que sincère…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle CEUX QUI RESTENT Ce qu’il me restera : cette émotion aussi foudroyante que sincère… CEUX QUI RESTENT ❤️❤️❤️❤️ Ce qu’il me restera : cette émotion aussi foudroyante que sincère… Etienne, un trentenaire accompagne sa mère malade en Suisse, où celle-ci a décidé de mettre fin à ses jours par suicide assisté... Alors oui, le sujet est lourd, et aurait très facilement pu tomber dans le pathos, mais c'était sans compter sur la finesse d'écriture et surtout sur une incroyable Anne De Peufeilhoux. La comédienne est d'une justesse inouïe qui vient transpercer le cœur du public à chaque réplique. Elle m'a submergé d’émotions par sa façon de nous évoquer ses souvenirs et de nous dire à quel point elle a aimé la vie. Car si le spectacle traite bien du suicide assisté, il le fait avec une grande sensibilité, et au contraire, il célèbre la vie dans tout ce qu’elle a de plus beau… Pour ne pas tomber dans le sentimentalisme gratuit, le spectacle fait le choix judicieux de mettre en parallèle cette histoire avec la rencontre entre Etienne et sa Juliette. Il y sera donc beaucoup question d'amour, avec d'un côté les premiers "je t'aime" et de l'autre ceux qui sonnent comme un adieu. Plusieurs fois, la pièce frôle la ligne du mélodrame sans jamais la franchir et évite bien souvent les discours larmoyants. La pièce transpire de tendresse et de nostalgie, mais aussi d'humour et elle le fait avec un équilibre délicat et parfaitement maitrisé. Car bizarrement, on rit beaucoup, sans que cela aille à l'encontre du propos de la pièce. Ce spectacle a réussi à jouer à la perfection avec mes émotions , essuyant souvent d'un rire les larmes que je ne pouvais retenir. Et si on m'avait dit que j'allais fondre en écoutant du Sardou ! Mais surtout, cette pièce m'a donné une envie furieuse de courir dire à ma mère à quel point je l'aime... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Le cinéma s’invite chez Corneille
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’ILLUSION COMIQUE Le cinéma s’invite chez Corneille L’ILLUSION COMIQUE ❤️❤️❤️❤️ Le cinéma s’invite chez Corneille Il y a quelques jours, je découvrais le Collectif l’Émeute et leur Je u de l'amour et du Hasard , et ils m’avaient bluffé par l’énergie et la modernité qu’ils insufflaient à Marivaux. J’étais donc très curieux de voir ce qu’ils feraient d’un autre monument du théâtre classique : L’illusion comique de Corneille. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que je sois conquis . Dès l’entrée en salle, l’univers du cinéma s’impose . Deux ouvreuses déambulent parmi les spectateurs, vendant leurs confiseries comme au bon vieux temps des salles obscures. Car si Corneille proposait déjà une mise en abyme en plaçant le théâtre dans le théâtre, Frédéric Cherboeuf choisit ici d’y substituer le cinéma, et ce détournement fonctionne à merveille. En tant qu’amateur du 7e art, j’ai été instantanément séduit. Le cinéma est partout, dans une mise en scène qui redouble d’inventivité . Sans trop en dévoiler, le spectacle joue brillamment avec les codes du grand écran, jusqu’à transformer le plateau en véritable studio de tournage. La pièce prend parfois des airs de comédie musicale , grâce à l’intégration d’interludes musicaux et de chants en alexandrins interprétés en live. Cela donne une nouvelle dimension au texte, en intensifiant le rythme et en soulignant la musicalité propre au texte de Corneille. Et pourtant… je l’avoue : les pièces en vers ne sont pas mon terrain de jeu favori. Elles me demandent souvent un effort de concentration pour en « traduire » le sens. Mais ici, ma fascination pour ce qui se passait sur scène a tout surpassé. Il faut dire que les comédiens débordent d’énergie et jouent avec finesse sur tous les registres (tragédie, comédie, farce). Ils parviennent à apporter une modernité, parfois même une sensualité inattendue, au texte original, sans jamais le trahir. Cette lecture moderne de L’illusion comique enrichit la métaphore du spectacle dans le spectacle, tout en rendant un vibrant hommage au cinéma. Décidément, en une semaine, le Collectif l’Émeute n’a cessé de m’impressionner et est devenu une troupe dont je vais suivre attentivement le travail… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique THE LAST OF US – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série THE LAST OF US THE LAST OF US ❤️❤️❤️❤️ Je vais commencer par le positif. Le travail sur les décors, l'ambiance et les lumières est grandiose. Il y a vraiment des plans qui en mettent plein les yeux. Idem pour la partition musicale qui parfait l'ambiance de la série. Niveau personnages, pour moi, c'est un sans faute. Pour Ellie, j'étais dubitatif au début, mais au final, ce qu'elle fait de son personnage est vraiment bien et surtout la relation avec Joël fonctionne à merveille. Même si certains sont traités différemment par rapport au jeu, ça ne dénature pas le scénario, voir même ça apporte parfois un plus. D'autant plus que, quand la série s'en éloigne, je trouve que c'est presque là qu'elle est la plus forte (les flash-backs des premiers épisodes, l'épisode 3, ou même l'ouverture du derrnier), ça approfondi l'univers et ça le fait même très bien. J'aurais même aimé que ça arrive plus souvent. Car là où j'ai un gros soucis, c'est que la plupart du temps c'est un copier-coller en mode rush !!! Alors que ça copie, les cinématiques, jusqu'aux dialogues et aux cadres, pas de soucis. Le jeu est tellement cinématographique, donc ils auraient tord de s'en priver. Mais putain, qu'est-ce que ça va vite !!! (Et le dernier épisode confirme la règle...) La plupart des personnages secondaires ne sont là qu'à peine un épisode (donc en général 15-20 minutes de présence à l'écran...). Alors forcément, même s'il y a pas mal de scènes fortes, pour moi, on perd vraiment beaucoup niveau émotions... Ce n'est pas pour rien que l'épisode 3 est le plus poignant (1h15 consacré exclusivement à deux personnages et c'est tout de suite plus fort). Sans parler des infectés... Bon ok, c'est loin d'être le sujet central, mais en 9 épisodes, on les voit 10 minutes à tout casser... Ça fait qu'ils ne paraissent finalement pas comme une si grande menace et qu'on se questionne presque sur l'intérêt de cette course au vaccin... Bref, il y a un travail énorme de HBO, mais je leur en veux quand même un peu d'avoir expédié le truc, et je me dis que s'ils avaient pris un peu plus de temps, ça aurait tellement pu être un chef d'œuvre... Pour moi, c’est une histoire de budget, vu qu'ils ne savaient pas comment ça allait être reçu, mais dans ce cas pourquoi ne pas découper le premier jeu en deux saisons ??? Partager
- Quand le théâtre devient un acte de confiance.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DANS LA PEAU DE CYRANO Quand le théâtre devient un acte de confiance. DANS LA PEAU DE CYRANO ❤️❤️❤️❤️ Quand le théâtre devient un acte de confiance. Au milieu de la scène, une chaise pour unique décor, le talent de Nicolas Devort fera le reste. Le comédien nous offre une véritable performance. Il incarne avec brio, sans aucun artifice ou déguisement, la galerie de personnage de ce très grand moment théâtral. On se retrouvera avec une mise en abyme, où Colin, un élève timide et complexé par son bégaiement, finira par prendre confiance en lui grâce au théâtre et surtout à Cyrano. Nicolas Devort impressionne par son énergie et sa facilité à passer d’un personnage à un autre en un clin d’œil , sans jamais perdre le spectateur. C'était déjà le cas quand je l'avais découvert dans Le bois dont je suis fais , mais là il pousse la chose encore plus loin et le spectateur finit par oublier qu'il est seul sur scène. Alors oui, les personnages sont un peu caricaturaux et c’est rempli de bons sentiments, mais peu importe, vu le plaisir procuré au public. Il nous offre un spectacle familial tendre et drôle , une ode à la tolérance et à l’acceptation de soi, mais aussi un conte philosophique qui plaira au plus grand nombre comme le prouve le tonnerre d’applaudissement reçu… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un tango d’émotions
Découvrez notre critique détaillée du spectacle UN SOUPÇON D’AMITIÉ Un tango d’émotions UN SOUPÇON D’AMITIÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Un tango d’émotions Il y a quelques années, Chloé et Philippe Froget m’avaient déjà conquis avec leur fabuleux A ime comme Marquise , et autant vous le dire tout de suite : avec Un soupçon d'amitié , ils n’ont rien perdu de leur superbe. Le rideau s'ouvre sur l'impressionnant décor qui nous plonge dans l’Argentine de 1961. Nous y découvrons un couple qui reçoit la visite d'un mystérieux visiteur venu leur faire des révélations troublantes sur leur meilleur ami. Un véritable tsunami émotionnel s’abat alors sur eux, mettant à mal cette grande amitié, à mesure que les soupçons s’installent. On notera au passage l’intelligence du titre, qui n’a d’égal que celle du texte, lequel s’amuse à malmener les certitudes du couple… comme celles des spectateurs. La pièce nous questionne sur la force et les limites de l’amitié , mais aussi la façon dont nous-mêmes réagirions à la place des personnages. Très vite, un thriller psychologique s’installe sous nos yeux, dont la tension ne cesse de croître. Le suspense, nourri de soupçons et de faux-semblants, maintient le spectateur dans un état de doute permanent. Des touches d’humour salvateur viennent régulièrement relâcher la pression , tout comme ces moments de danse oniriques, d’une grande poésie. Si le décor unique pouvait laisser croire à une mise en scène classique, celle-ci regorge en réalité de trouvailles scéniques ingénieuses , avec notamment une gestion du temps particulièrement brillante. Mais ce qui fait surtout la réussite d’Un soupçon d'amitié , c’est son quatuor de comédiens d’un très haut niveau, chacun caractérisant à la perfection son personnage. Et comment ne pas saluer en particulier Ariane Brousse, qui transpire d'émotions. Le moindre de ses regards nous traverse et nous bouleverse, tant elle parvient à rendre palpable chaque nuance de son personnage. Ses scènes de tango, chargées de sensualité, sont tout simplement envoûtantes. Rarement le silence n’aura autant parlé sur un plateau. Il en dit parfois bien plus long que les révélations qui s’enchaînent. Un soupçon d'amitié est clairement une grosse claque de ce début de festival. Le genre de spectacle dont le bouche-à-oreille risque de se propager comme une traînée de poudre dans le OFF. Assurément un immanquable de ce festival . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE CORDON Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission. LE CORDON ❤️❤️❤️💛 Une quête d’identité qui se tisse entre silence et transmission. Le Cordon de Stéphanie Manus déploie un seul-en-scène dense et maîtrisé , où l’intime devient le fil conducteur d’une réflexion plus large sur ce qui nous construit. Dans cet atelier de stylisme, tout se fabrique : les récits, les identités, les héritages, comme une matière que l’on assemble, découd et transforme. La pièce traverse de nombreux thèmes — identité, transition, héritage transgénérationnel, place des femmes, émancipation, normalité, jusqu’à l’angoisse d’être mère — sans jamais donner l’impression de se disperser. Au contraire, elle glisse de l’un à l’autre avec une grande fluidité et maintient une vraie cohérence dramaturgique , malgré l’ampleur des questions abordées. Le choix d’un atelier de stylisme n’est pas anodin et devient une métaphore de l’assemblage des souvenirs et des traumas familiaux. Sur scène, le mannequin devient un corps réceptacle, marqué au fil du récit par les traces laissées par les générations passées. Une manière concrète de rendre visible ce qui se transmet en silence. La musique, jouée en live, n’est jamais démonstrative, mais soutient les émotions et accompagne le récit, tout comme les quelques chansons d’une grande puissance émotionnelle. Le jeu de la comédienne épouse cette progression avec finesse . Le ton, d’abord léger et complice, installe une proximité immédiate avec le public, avant de glisser progressivement vers des zones plus profondes, plus sensibles. Cette bascule se fait sans rupture, toujours tenue par une forme de justesse et ponctuée d’humour. Au cœur du spectacle, la quête d’identité prend une dimension particulièrement forte. Elle dépasse la simple introspection pour devenir un véritable cri de liberté : celui de comprendre ce qui nous a façonnés pour mieux s’en affranchir. Cette traversée intime se transforme peu à peu en un hommage à l’émancipation de la femme , non pas comme une rupture radicale, mais comme un mouvement de réappropriation. Se libérer, ici, c’est démêler les fils, faire le tri et choisir ce que l’on garde ou non de cet héritage. Le Cordon tisse ainsi un récit sensible et universel , où chacun peut reconnaître quelque chose de soi, autour de cette question essentielle : comment se construire avec ce que l’on hérite ? Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- CONSEILS THEATRE PARIS | Critiques d'un passionné
Découvrez nos critiques des spectacles présents sur Paris cette saison. Conseils des spectacles à voir sur Paris Découvrez nos critiques des spectacles présents sur Paris cette saison. Le Festival d'Avignon est terminé, mais une nouvelle saison théâtrale commence. Retrouvez ici la liste des pièces déjà chroniquées sur le site, que vous pouvez aller voir dès maintenant à Paris. - ANTIGONE du 23 septembre au 25 novembre Théâtre des Mathurins - CHANGER L'EAU DES FLEURS jusqu'au 5 septembre Théâtre Lepic - CONSPIRATIONS du 18 octobre au 27 décembre Théâtre Michel - CYRANO DE BERGERAC du 17 octobre au 28 décembre Théâtre le Ranelagh - DU CHARBON DANS LES VEINES du 15 septembre au 20 décembre Théâtre Saint Georges - INTRA MUROS du 25 août au 5 décembre Théâtre de la Pépinière - LA PROMESSE DE L'AUBE du 08 août au 3 janvier Le contrescarpe - LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN du 09 septembre au 16 janvier La scène Montparnasse - LE GOÛT DE LA FRAMBOISE du 29 août au 31 octobre Théâtre des Béliers - LE MANUEL DE LA JEUNE MARIÉE du 26 août au 31 décembre Théâtre Actuel La Bruyère - LE PORTEUR D'HISTOIRE du 14 septembre eu 19 décembre Théâtre du Petit Montparnasse - LE PROCES D'UNE VIE jusqu'au 14 janvier Splendid Saint Martin - LE SCHPOUNTZ du 2 septembre au 10 janvier Théâtre Lucernaire - LE SECRET DES OMBRES du 17 septembre au 25 octobre Théâtre Juliette Récamier - L'ÉCOLE DES FEMMES du 17 septembre au 24 octobre Artistic Athévains - LES FOURBERIES DE SCAPIN du 19 octobre au 29 décembre Théâtre Ranelagh - LES FROTTEMENTS DU CŒUR du 5 octobre au 28 décembre Théâtre Actuel La Bruyère - LES GROS PATINENT BIEN jusqu'au 6 décembre Théâtre de la Pépinière - LES MARCHANDS D'ÉTOILES jusqu'au 3 janvier Théâtre du Splendid - LES OUBLIÉES DE LONDRES du 8 septembre au 30 décembre Palais des Glaces - LES ROCHAMBELLES du 25 septembre au 20 décembre Théâtre Michel - LES TROIS MOUSQUETAIRES du 18 octobre au 28 mars Théâtre Antoine - OLYMPE(S) du 7 novembre au 31 décembre La Scala - OUBLIE MOI du 13 octobre au 31 décembre Théâtre Actuel La Bruyère - POURQUOI LES GENS QUI SÈMENT du 9 septembre au 01 novembre Théâtre Lepic - ROBERTO ZUCCO du 21 septembre au 28 décembre Théâtre des Mathurins - TÉLÉPHONE-MOI du 21 septembre au 29 décembre Théâtre Saint Georges - THE LOOP jusqu'au 15 novembre Théâtre Saint Georges UN SOUPÇON D'AMITIÉ du 10 septembre au 30 décembre Théâtre Actuel La Bruyère WALT, LA FOLIE DISNEY du 17 septembre au 20 novembre Théâtre la Huchette - Y'A DE LA JOIE du 20 octobre au 31 décembre Théâtre d' l'œuvre
- Quand le doute devient une question de vie ou de mort.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle 12 HOMMES EN COLÈRE Quand le doute devient une question de vie ou de mort. 12 HOMMES EN COLÈRE ❤️❤️❤️💛 Quand le doute devient une question de vie ou de mort. Dès le lever de rideau, l’arrivée des douze jurés peut désorienter : on a d’abord le sentiment de se perdre parmi ces nombreux personnages. Pourtant, cette impression s’efface rapidement grâce à une caractérisation précise et nuancée. Chacun finit par s’imposer pour offrir une riche diversité de points de vue et en révélant toute la complexité des dynamiques de groupe. Pour sa mise en scène, Charles Tordjman propose une lecture à la fois fidèle et reposant sur une grande sobriété. Si l’on pouvait attendre davantage de modernité ou de prises de risque, ce choix permet de laisser toute sa place au texte et au jeu des comédiens, qui deviennent les véritables moteurs de la tension dramatique. Le décor, imposant et fermé, participe pleinement à cette expérience de huis clos, en créant une sensation d’enfermement et d’oppression. Cette tension constante est toutefois ponctuée de touches d’humour bienvenues, qui offrent des respirations et humanisent les personnages. Si l’on connaît l’issue de l’histoire dès le départ, ce n’est pas tant la finalité qui importe que le chemin pour y parvenir. Tout l’intérêt réside dans la progression du juré numéro huit, et de son argumentation pour convaincre, un à un, les autres jurés. La pièce dépasse largement la simple question de la culpabilité de l’accusé pour interroger la place du doute dans la justice. Elle met en lumière la responsabilité individuelle face à une décision irréversible. Par les thèmes qu’elle aborde ( justice, préjugés, pression du groupe), l’œuvre conserve une portée universelle et profondément actuelle. Cependant, la comparaison avec le film de Sidney Lumet s’impose inévitablement, et c’est ici que la mise en scène théâtrale peut montrer ses limites. Bien que l’œuvre soit à l’origine une pièce, le huis clos semble trouver une efficacité encore plus marquée au cinéma. À l’écran, la caméra permet de varier les points de vue, de capter les regards, d’isoler les visages, là où le théâtre impose une frontalité et une présence simultanée des douze comédiens qui peut parfois atténuer l’intensité individuelle. Ainsi, malgré une mise en scène volontairement classique et parfois moins percutante que son équivalent cinématographique, le spectacle séduit tout de même par la qualité de son interprétation et la force intemporelle de son propos. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique BILAN FESTIVAL OFF 2019 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BILAN FESTIVAL OFF 2019 BILAN FESTIVAL OFF 2019 C'est toujours bizarre cette dernière journée au festival. Les rues, comme les salles commencent à se vider, de son public et de ses artistes dont la distribution des flyers disparait en même temps que les rayons du soleil. Rues qui deviendront désertes dès demain matin. Et c'est toujours avec nostalgie que je vais voir mes derniers spectacles. J'y retourne chaque année en quête d'émotions, et ce qui est sûr, c'est que le OFF a fait très fort pour cette édition. Du rire, des larmes, de la colère, de la compassion, de la joie, de l'horreur, de l'amour, de la tendresse, de l'euphorie, de l'enchantement... tout y passe... Je ne sais pas si c'est la qualité des spectacles qui a augmenté, l'expérience acquise au fil des années ou bien juste le fait du hasard, mais cette saison 2019 à particulièrement été bonne. Des coups de cœur comme si il en pleuvait. Je pense bien sûr à "Gardiennes", "On ne voyait que le bonheur", "Mangez le si vous voulez" et "Intramuros" qui m'ont submergé d'émotions. Mais aussi et surtout à "Comédiens !" qui est un spectacle tellement complet et à la limite de la perfection, et bien sûr ce "Vive la vie" dont je suis sorti dans un état second. Au final 23 spectacles (dont deux doses de Comédiens!), je pense qu'on peut officiellement dire que je suis drogué, et je peux vous assurer que c'est de la bonne came... Chaque année c'est un plaisir de pouvoir partager cette passion en faisant découvrir le festival à de nouvelles personnes. Et j'avoue ne pas être peu fier, quand l'année suivante, elles reviennent 🙂 Et puis, cette année je me suis amusé en me prenant au jeu de ces chroniques à la sortie de chaque spectacle, en espérant permettre à certains d'entre vous de pouvoir en découvrir si ils sont joués près de chez vous Allez plus que onze mois et on remet ça 😉 Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Critique TITANIC – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle TITANIC TITANIC ❤️❤️❤️💛 Dès son entrée dans la salle, le public est immergé dans le spectacle, en étant invité à traverser la scène où l’attend l’ensemble de la troupe pour l’embarquement sur le fameux Titanic. Et quelle troupe !!! Pas moins de douze comédiens qui vont jouer pendant près de deux heures (fait assez exceptionnel au OFF). Puis le spectacle surprend par ses dialogues, intégralement écrits en vers et pourtant résolument moderne. Le ton du spectacle est clairement la comédie, enchainant les situations loufoques et burlesques. Les personnages sont volontairement caricaturaux, renforçant leur impact comique. Et les amateurs de comédies musicales seront aux anges, grâce à la présence de trois musiciens sur le plateau, quelques chansons, et surtout de magnifiques chorégraphies sur les passages dansés ou bien ce final bluffant… Alors, même si il y a quelques longueurs et que j’ai trouvé l’humour inégal, je dois reconnaitre que c’est souvent d’une efficacité redoutable, notamment quand elle a ce côté Vaudeville sur un rythme endiablé. Idem, le film culte sera souvent brillamment parodié, en reprenant ses scènes cultes. Le public rit souvent et aux éclats prouvant que toute l’énergie déployée par la troupe aura atteint son but : offrir un très bon divertissement. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF













