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  • Critique EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR ❤️❤️❤️💛 Il y a des spectacles dont on ne sort pas indemne, et celui-ci en fait clairement parti. Un texte d’une puissance rare, un conte initiatique où l’amour père-fils sera central. Un homme, surnommé Z, vient d’être grand père et décide d’enregistrer pour son fils un souvenir resté gravé dans sa mémoire : sa rencontre avec un père et son jeune garçon dans un train de la mort pour Auschwitz. Mais si le texte prend toute son ampleur, c’est grâce à un un David Brécourt magistral. On est suspendu à ses lèvres lorsqu’il nous raconte la terrible histoire de ce père cherchant à tout prix à préserver son fils de l’horreur. Il arrivera à apporter une touche d’humour et surtout une étonnante poésie malgré la lourdeur du propos. Un spectacle intense, un devoir de mémoire qui fera l’effet d’un véritable uppercut, mais aussi une ode à l’amour paternel, et surtout une superbe prestation qui méritait largement l’ovation reçu au tombé du rideau. Partager

  • Un interrogatoire banal qui vire au duel psychologique.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS ❤️❤️❤️ Un interrogatoire banal qui vire au duel psychologique. Collège de la salle - 20h50 L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS nous entraîne dans un univers qui, de prime abord, semble balisé : un interrogatoire autour d’un banal vol de carte bleue. Le décor est posé, sobre, presque anodin. Mais très vite, le spectacle déjoue les attentes. Ce qui semblait être un simple polar se mue en un thriller psychologique intense. Une des grandes qualités de la pièce réside dans la maîtrise de sa montée en tension. À mesure que l’échange entre les protagonistes se densifie, la joute verbale devient le cœur battant du récit. Chaque réplique est affûtée, chaque silence, pesant. Et si cette montée en puissance fonctionne si bien, c’est en grande partie grâce au personnage central : une Émilie Artois mystérieuse, troublante, insaisissable. La comédienne livre une performance saisissante, habitée par une ambivalence fascinante : provocatrice sans jamais être caricaturale, elle prend peu à peu le pouvoir, aussi bien sur la scène que sur l’intrigue. Elle manipule, séduit, dérange. Les rebondissements s’enchaînent sans jamais sembler forcés, tenant le public en haleine jusqu’à un final aussi déroutant que bien amené. Ce dénouement, à la fois inattendu et perturbant, clôt le récit avec une efficacité certaine. Toutefois, malgré ces grandes qualités, quelques réserves s’imposent. L’utilisation de la voix off, notamment, paraît superflue : elle rompt par moments l’immersion sans réellement enrichir la narration. De même, le dernier acte souffre d’un excès d’explication, là où le non-dit et l’ambiguïté auraient probablement eu davantage de force. Il n’en reste pas moins un thriller scénique réussi, à la tension parfaitement maîtrisée, dont le personnage central, aussi magnétique qu’insaisissable, ne vous laissera pas indifférent. Partager

  • Critique FRANKENSTEIN, LE CABARET DES AMES PERDUES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FRANKENSTEIN, LE CABARET DES AMES PERDUES FRANKENSTEIN, LE CABARET DES AMES PERDUES ❤️❤️💛 D'entrée de jeu, le conteur nous invite dans son cabaret des âmes perdues, dans lequel Mary Shelley y évoquera sa vie mais surtout l'histoire de son chef d'œuvre de la littérature. Les décors, les costumes et les lumières, aidés par quelques chansons, nous plonge directement dans une ambiance gothique dont le résultat visuel est fort réussi. Malheureusement, même si je suis fan du travail de la compagnie Miranda, j'ai trouvé que l'ensemble manquait de rythme. D'autant plus que le côté cabaret me laissait imaginer un peu plus de folie. Après, je dois tout de même avouer que la chaleur et la digestion ne mon pas aider en rentrer dans ce spectacle. Petite déception qui ne m'empêchera pas de continuer à suivre cette troupe qui, habituellement, ne cesse de me surprendre. Partager

  • Nicolas Devort, ce comédien aux milles visages…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LISA LISA ❤️❤️❤️💛 Nicolas Devort, ce comédien aux milles visages… Théâtre des Corps Saints - 16h30 Une seule chose a suffi pour me convaincre de découvrir ce spectacle : Nicolas Devort.Je l'avais découvert dans LE BOIS DONT JE SUIS FAIT , mais comme beaucoup, c'est avec son fabuleux DANS LA PEAU DE CYRANO que son immense talent m'a explosé aux yeux. Ce comédien a un véritable don. Seul sur scène, il incarne avec une fluidité exemplaire une pléiade de personnages, sans aucun décor ni accessoires, et surtout avec la prouesse de ne jamais perdre le spectateur. Par une mimique, une gestuelle ou un timbre de voix, il jongle entre les différents protagonistes et le public finit par oublier qu'il est seul, son imagination faisant le reste pour le transporter dans le récit. Je ne m'étais donc absolument pas renseigné sur l'histoire, et je ne m'étendrai pas sur le sujet ici. On découvre une mère et sa fille qui vivent une relation fusionnelle suite à la mort du père. Et le jour où chacune fait entrer un homme dans sa vie, cela va bousculer les liens qui unissent ces deux femmes. Pour tout dire, dans un premier temps, en découvrant cette ado qui se cherche, j'ai même eu peur d'une redite avec le fameux DANS LA PEAU DE CYRANO , et j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans. Sauf que c'est assez malin et bien plus profond qu'il n'y paraît. L'histoire a même fini par me saisir sans jamais me relâcher... L'absence de décor fait qu'on est focalisé sur le jeu du comédien, nous mettant au cœur des relations entre les personnages. Seules les lumières et la musique viennent parfois inviter le spectateur dans les introspections de l'adolescente. C'est parfaitement dosé, jamais forcé, et cela renforce le propos. Oui, Nicolas Devort a un véritable don : avec rien, il réussit à captiver notre attention et à nous faire plonger dans ses histoires. Je suis déjà curieux de découvrir sa prochaine création... Partager

  • Where is my mind ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ALTER EGO(S) ALTER EGO(S) ❤️❤️❤️❤️ Where is my mind ? Stanley est un ado souffrant de trouble dissociatif de la personnalité. Un soir de 1970, il ouvre la fenêtre et saute... Alors qu'il pensait être mort, il se réveille menoté, face au Dr Willbur, en charge de son expertise psychologique. Il découvrira alors qu'il est le principal suspect dans une sombre affaire d'agression sexuelle... Un seul corps pour 24 identités. Le projet était casse gueule et pourtant Cédric Chapuis transforme ça en véritable prouesse. On ne peut être qu'impressionné par la facilité déconcertante avec laquelle il incarne les différentes personnalités, son visage allant même jusqu'à se transformer sous nos yeux. Au fil des changements de personnalité, le spectateur a des sentiments contradictoires envers Stanley, qui passe régulièrement de victime à coupable. Les émotions ressenties par le spectateur passeront ainsi continuellement de l'empathie au doute, autant que du rire à la peur. L'intrigue est construite comme un thriller. Au fur et à mesure, une relation de confiance s'installe entre le Dr Willbur et son patient. Elle reussira à ouvrir une à une les serrures du cerveau de l'adolescent, dévoilant chaque fois une nouvelle personnalité, qui aura une place essensielle dans la façon dont le cerveau de l'adolescent s'est construit une armure face au monde qui l'entoure. Chaque découverte apportera une nouvelle pièce au puzzle pour comprendre ce qu'il se passe dans la tête de Stanley, rendant l'histoire passionnante. Un supens millimétré s'installe ainsi jusqu'à un dénouement d'une efficacité redoutable. Décidément, après le fabuleux UNE VIE SUR MESURE , Cédric Chapuis prouve une nouvelle fois son talent d'écriture. Partager

  • Le plus fort, c'est son père…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOÉ ZOÉ ❤️❤️❤️💛 Le plus fort, c'est son père… La pièce nous plonge dans l'univers de Zoé, une jeune fille issue d'une famille de comédiens. Elle partage avec nous des souvenirs marquants de sa jeunesse, centrés principalement sur la figure de son père, un homme qu'elle adore mais qui souffre de bipolarité. Cette maladie, imprévisible et complexe, influence constamment la vie de Zoé et dicte ses choix. Son père est un personnage imprévisible, à la fois génial et toxique, capable de moments de grande créativité et de terribles accès de folie. Au milieu de ça, une mère aimante mais souvent maladroite, tentant tant bien que mal de maintenir l'équilibre familial. La mise en scène de cette pièce est particulièrement rythmée, invitant régulièrement le théâtre dans le théâtre pour enrichir la narration. Le spectateur est transporté dans les souvenirs de Zoé, oscillant entre l'admiration qu'elle porte à son père et la réalité brutale de la maladie qui envahit leur quotidien. L'interprétation de Mathieu Des Femmes est remarquable. Il incarne avec justesse les phases maniaco-dépressives du père, alternant entre moments d'extrême tendresse et épisodes effrayants, ce qui rend son personnage profondément attachant et terrifiant à la fois. Cette pièce réussit à traiter de la bipolarité avec une sensibilité et un recul nécessaire, sans tomber dans le pathos. On ressent une véritable empathie pour Zoé, qui doit trouver la force de se libérer de l'emprise paternelle pour pouvoir s'émanciper et construire sa propre vie. Vous aurez compris, ça aura été une bien belle surprise, et même si il m'a manqué un petit truc niveau émotion pour m'emporter totalement, ça n'en reste pas moins un beau moment de théâtre. Partager

  • Cette grande scientifique dépouillée de sa gloire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’AFFAIRE ROSALIND FRANKLIN L’AFFAIRE ROSALIND FRANKLIN ❤️❤️❤️ Cette grande scientifique dépouillée de sa gloire… La pièce est un hommage à cette scientifique qui a littéralement donné sa vie pour découvrir la structure de l’ADN, avant de se faire voler son travail… Ce spectacle se distingue par son approche accessible en évitant de submerger le spectateur avec des détails scientifiques complexes. Il se concentre plutôt sur le portrait de Franklin et sur l'injustice qu'elle a subie, mettant en lumière son travail acharné dans un milieu dominé par les hommes. Les spectateurs découvrent comment ceux-ci ont tenté de s'approprier la gloire de ses découvertes. La pièce nous immerge dès le début dans les années 50, avec cette ouverture jazzy. Puis elle prend le ton du polar noir, enchaînant les scènes courtes et soutenues par une mise en scène ingénieuse. Au centre, un carré blanc représente le laboratoire de la scientifique. Tout autour du plateau, une estrade avec des chaises sur lesquelles seront assis les autres comédiens, face à la comédienne, traduit la surveillance constante de ses actions. En fond de scène, un écran est savamment utilisé à des moments précis de la narration. Cette pièce s'inscrit dans un triptyque intitulé "LES FABULEUSES", consacré à des femmes extraordinaires mais méconnues, dont les contributions ont pourtant profondément marqué le monde. Partager

  • Critique MANGEZ LE SI VOUS VOULEZ – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MANGEZ LE SI VOUS VOULEZ MANGEZ LE SI VOUS VOULEZ ❤️❤️❤️❤️💛 Le spectateur est prévenu d'entrée : l'histoire a laquelle il va assister finira mal, très mal... Mais si vous avez la chance de pouvoir voir cette pièce, faites abstraction du sujet, car vous passeriez à côté de quelque chose de fabuleux. Car certes, le spectacle relate un des faits divers les plus sordides de l'histoire de France, mais il le fait de façon remarquable. Déjà par le jeu de l'acteur principal qui interprétera les différents personnages. Il sera accompagné par deux musiciens et surtout une actrice, dont je tairai le rôle, qui est simplement bluffante, alors qu'elle reste quasiment silencieuse. Mais ce qui impressionne le plus, c'est clairement la mise en scène millimétrée qui est juste une des meilleures que j'ai pu voir à ce jour. L'utilisation du décor est parfaite. Rien n'est laissé au hasard, tout est dans les détails qui font passer ce show de très grand spectacle à chef-d'œuvre. C'est bourré d'idées plus ingénieuses les unes que les autres et ça laisse admiratif. Et puis bien sûr, il y a cet humour décalé salvateur, qui te permet de prendre le recul nécessaire devant le spectacle auquel tu assistes. Alors oui, tu en ressors mal à l'aise, avec cette impression qu'on a passé tes émotions sous un rouleau compresseur, mais quel spectacle !!! Partager

  • Critique LE MOBY DICK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE MOBY DICK LE MOBY DICK ❤️❤️❤️💛 C'est toujours compliqué d'adapter un roman au théâtre, car il faut réussir raccourcir l'œuvre sans pour autant la dénaturer. Mais la bonne idée de cette pièce est de totalement revisiter ce classique en transposant son intrigue en 2002. On retrouvera bien le jeune héros Ishmael et le capitaine Achab, mais ici les marins seront remplacés par des dockers et la fameuse baleine blanche par un immense porte-conteneur, métaphore représentant le monstre qui risque d'anéantir leur travail. On a donc finalement affaire à une comédie sociale sur ces dockers qui vont lutter pour la survie de leurs emplois. La pièce est portée par dix comédiens, ce qui est assez rare pour un spectacle présenté au OFF. Ils déploient une vraie énergie, aidés par un astucieux travail de mise en scène avec un décor modulable. Il se dégage un esprit "bande de potes" qui vient renforcer le propos du spectacle et fait que malgré la lutte sociale qui est centrale, l'humour n'est jamais loin. Par contre le cumul de personnages, même s'il y est pour beaucoup dans l’efficacité du spectacle, fait que certains arcs narratifs manquent de développement. Alors, la représentation d’hier était une sortie de résidence, et évidement il y aura des réajustements avant le début du Festival, mais de ce que j’ai pu découvrir hier, il y a un véritable potentiel. Partager

  • Critique LES MICHEL'S – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MICHEL'S LES MICHEL'S ❤️❤️❤️ "Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer..." C'était presque une évidence que ce spectacle musical commence sur ces mots. En effet, la compagnie croc-en-jambe nous invitent à retrouver une ribambelle de Michel. La chanson populaire française est forcément mise à l'honneur, mais le spectacle fait aussi quelques interludes sur le cinéma, la littérature ou même les humoristes, avec notamment un passage sur Coluche qui montre encore à quel point son humour satirique n'a pas pris une ride. Le show devient encore meilleur quand il décide de réinterpréter les titres, comme cette reprise bluffante de Starmania où un passage hilarant sur Jackson. L'humour est d'ailleurs constamment présent, et fait de show musical, un moment feelgood parfait pour finir une journée de OFF. Partager

  • En quête d’une vérité enfouie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TRÉSOR NATIONAL TRÉSOR NATIONAL ❤️❤️❤️❤️ En quête d’une vérité enfouie Adapté du roman de Sedef Ecer, TRÉSOR NATIONAL nous raconte l’histoire d’Esra, icône du cinéma turc. Le spectacle nous plonge dans la Turquie des années 60 à 80, une période sombre marquée par trois coups d’État, mais aussi par l’âge d’or du cinéma turc. L’histoire est portée par les souvenirs de sa fille, en quête de vérité sur la mystérieuse disparition de son père. Elle nous entraîne dans une fresque mêlant romance, secrets de famille, passion du cinéma et bouleversements historiques. Ajoutez à cela quelques chansons… et toutes les planètes se sont alignées pour que le spectacle m’emporte. La mise en scène de Victoire Berger-Perrin s’appuie sur une scénographie sobre et intimiste, sublimée par un travail remarquable sur les lumières et la vidéo, qui nous immerge pleinement dans la Turquie de l’époque. L’illusion est renforcée par les somptueux costumes des comédiens. Si la pièce captive autant, c’est aussi grâce à la justesse de son casting et à ce couple dont l’amour illumine la scène. Mais surtout, Julie Cavanna livre une prestation saisissante. Je gardais déjà un souvenir marquant de son rôle dans ADIEU MONSIEUR HAFFMANN , et elle signe ici une interprétation exemplaire d’un personnage aussi dense que complexe. Elle incarne cette diva flamboyante aux multiples facettes avec une palette de jeu impressionnante. À la fois magnétique, passionnée, provocante, engagée, détestable et touchante, son talent fait que nos sentiments envers Esra ne cessent d’évoluer tout au long du spectacle. TRÉSOR NATIONAL est à la fois un portrait de femme saisissant, mais aussi un vibrant hommage au cinéma et à la liberté… Partager

  • Une emprise ordinaire, portée par une comédienne extraordinaire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROSE ROYAL ROSE ROYAL ❤️❤️❤️❤️ Une emprise ordinaire, portée par une comédienne extraordinaire… Sur un plateau à ciel ouvert, une voix off nous présente Rose, une femme de cinquante ans, rayonnante. D’abord, elle se confie : son apparence, ses enfants, son mariage raté, ses aventures sans lendemain. Elle évoque aussi les humiliations subies, son penchant pour l’alcool, et ses soirées au bar Royal où elle retrouve sa fidèle confidente, Marie-Jeanne. Malgré la noirceur du fond, la première partie est teintée de légèreté. On rit avec Rose, on s’attache à elle. Il faut dire qu’Anne Charrier illumine la scène. Elle capte l’attention avec une simplicité désarmante, et l’on se suspend à chacune de ses paroles. Son interprétation est d’une rare finesse. Puis surgit Luc, un inconnu qui fait irruption dans le bar. Le ton bascule vers la comédie romantique : les lumières se teintent de rose, avec ce décor couvert de linge blanc comme pour promettre l’idylle. Rose veut croquer la vie à pleines dents. Pour elle, la cinquantaine est une renaissance. Mais très vite, le texte fait tomber les illusions : le sujet réel de ROSE ROYAL est bien plus sombre. Les masques tombent. Rose découvre qu’elle est loin d’avoir trouvé son prince charmant. La pièce glisse alors vers un thriller psychologique glaçant, centré sur la violence et l’emprise qu’elle subit. On entre dans les pensées de cette femme qui, peu à peu, prend conscience de la toxicité de sa relation. Elle tente alors de s’en libérer. Son histoire s’assombrit au rythme du soleil couchant, dans ce théâtre à ciel ouvert. Ce qui fait la force de ce spectacle, c’est sa justesse. L’histoire semble banale, et c’est précisément ce qui la rend bouleversante. Inutile d’en faire trop pour que le propos frappe en plein cœur. Car chacun connaît, de près ou de loin, quelqu’un qui a vécu cela. ROSE ROYAL met le doigt sur un sujet encore trop souvent tabou, que l’on préfère ignorer, spectateurs comme protagonistes… Et surtout, ROSE ROYAL, c’est la révélation d’une grande comédienne. Anne Charrier livre une performance puissante et pudique, sans jamais en faire trop. Les émotions passent, sincères, brutes. Et l’on se rend compte qu’on n’a pas vu le temps passer jusqu’à ce final qui nous claque en plein visage. Partager

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