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- Un film de monstres français simple… et terriblement efficace.
Découvrez notre critique du film VERMINES . Un film de monstres français simple… et terriblement efficace. VERMINES ❤️❤️❤️💛 Un film de monstres français simple… et terriblement efficace. Nous avons affaire ici à un film de genre français, et plus rare encore, un film de monstres au concept très simple : les habitants d’un immeuble vont devoir survivre à une invasion d’araignées. On peut s’étonner du choix stratégique de sortir ce genre de film à noël. D’autant plus que, même si je ne suis pas vraiment adepte du genre, je dois bien avouer que le film s’en sort vraiment pas mal. Il a conscience de son faible budget et mise énormément sur son ambiance en évitant ainsi de sombrer dans le nanar. Il y a peu de FX, mais ils sont assez réussis, et le film va plutôt jouer sur sa mise en scène pour créer la tension, avec des hors champs, des flous, des reflets, des ombres… et il réussit ici le principal : créer des scènes extrêmement tendues, aidées par une bande son diablement efficace… On notera également un jeu d’acteur qui dans l’ensemble est convainquant, même si le « parler banlieue » risque d’en laisser quelques-uns sur le côté… Après, on regrettera tout de même le manque de caractérisation de certains personnages, qui fait qu’on a tendance un peu à les confondre par moment. Idem, on a quelques raccourcis scénaristiques un peu faciles… Mais, on lui pardonnera ses défauts, car il réussit le principal, nous proposer un film horrifique généreux et d’une extrême tension. Une expérience anxiogène décuplée par la puissance d’une salle de cinéma… Souvent, je dis qu’on a le cinéma que l’on mérite, et ce petit film réussit à sortir des standards et mériterai justement qu’on s’y attarde un peu… Partager
- COUPURES critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COUPURES COUPURES ❤️❤️❤️❤️❤️ Dès l'ouverture de cette pièce, Louise vient briser le quatrième mur en alpaguant le public, afin de lui demander s'il pense que sa voix compte, que ce soit dans une élection ou même dans un débat public. Puis Frédéric arrive, maire écologiste, jeune père et exploitant agricole. Il devra expliquer pourquoi il a fini par accepter l'implantation d'antennes 5G dans sa commune alors qu'il a continuellement mené une lutte acharnée contre elle. Puis le spectacle décolle, dans un rythme effréné. Deux cadres pour décors, quelques accessoires et costumes, mais surtout un festival d'idées. La mise en scène est d'une précision sans faille. Elle propose un style très cinématographique, avec une chorégraphie millimétrée où les comédiens enchaînent les différents rôles. Elle réussit même à intégrer sa violoniste en tant que personnage à part entière dans cette scénographie d’orfèvre. On rit énormément, souvent jaune certes, mais nos zygomatiques sont mis à rude épreuve. Mais surtout la grande force du spectacle est que, même s’il nous propose une comédie satirique hilarante, il n’en perd jamais son propos de base et restera continûment pertinent. En enchainant les réflexions sur la société, tout en trouvant même le luxe de nous faire douter sur nos convictions. Mais surtout, si tout fonctionne aussi bien, c’est clairement grâce à l’impressionnante distribution. Pendant 1h30, la troupe va déployer une débauche d’énergie, pour le plus grand plaisir du public. Voici une comédie captivante, à la fois drôle, engagée et touchante, dont l’écriture est aussi maitrisée que sa mise en scène virevoltante. Rarement, j’ai attribué un coup de cœur à une comédie, mais c’est tellement maitrisé, au point de se garantir une standing ovation à chaque spectacle plus que méritée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Objet Théâtral Non Identifié
Découvrez notre critique détaillée du spectacle 1984 Objet Théâtral Non Identifié 1984 ❤️❤️❤️ Objet Théâtral Non Identifié Adapter le roman de Georges Orwell semblait une tâche impossible. Et pourtant la compagnie collectif 8 a relevé le défi. Ce spectacle ne ressemble à aucun autre, et l'univers dystopique du roman est admirablement retranscrit. Techniquement et visuellement, c'est du grand art. On est impressionné par la mise en scène qui créer sous nos yeux ce monde futuriste et totalitaire. Les vidéos projetées envahissent la scène pour créer une apocalypse numérique dans lequel notre héros, littéralement suspendu dans cet enfer, semble piégé. Bien plus qu'un décor, cette création visuelle devient un personnage à part entière. Forcément l'histoire interroge le spectateur, tant l'imaginaire de l'auteur semble visionnaire. En effet, sur bien des points la pièce résonne avec notre monde actuel, qui semble parfois plus proche de la dystopie créée par l'écrivain, que de l'année où a été écrit le roman : 1949. Malheureusement, je n'ai jamais réussi à être totalement emporté par l'histoire, même si je ne peux que reconnaître le talent de Damien Rémy qui nous livre ici une prestation impressionnante. Malgré tout, le spectacle proposé vaut le détour, ne serait-ce que pour la claque visuelle, et incomparable à tout ce que j'avais pu voir avant. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Le spectacle le plus percutant du festival !!!
Découvrez notre critique détaillée du spectacle DRUM BROTHERS Le spectacle le plus percutant du festival !!! DRUM BROTHERS ❤️❤️❤️❤️💛 Le spectacle le plus percutant du festival !!! Parce que le festival OFF, ce n’est pas que du théâtre. Les frères Colle nous offrent un spectacle musical complètement fou et d’une créativité sans limites. Les percussions seront au centre du show, mais les guitares, flûtes et autres cornemuses entreront dans la danse. Les moments de batterie sont assez dingues, mais surtout, ils débordent d’idées pour enchaîner des scènes plus folles les unes que les autres, avec un mot d’ordre : l’originalité. Le spectacle ne se contente pas d’être musical, mais flirte souvent avec le cirque . Le public a droit à des numéros de jonglage hallucinants où les quilles se transforment en baguettes volantes. Mais il y a aussi des moments de clowns hilarants , imprégnés d’un humour burlesque très british. On note également une mise en scène qui en met plein les yeux, transformant parfois le spectacle en un show son et lumières éblouissant . Le spectacle s’offre même le luxe de proposer quelques tableaux d’une poésie rare, comme cette scène des parapluies semblant tout droit sortie d’un rêve. La frénésie envahit vite la scène puis le public, qui finit inévitablement debout. Le public en prend littéralement plein les oreilles et plein les yeux. Du TRES grand spectacle !!! Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Un thriller tendu au cœur du chaos.
Découvrez notre critique du film 13 JOURS 13 NUITS . Un thriller tendu au cœur du chaos. 13 JOURS 13 NUITS ❤️❤️❤️💛 Un thriller tendu au cœur du chaos. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter Kaboul en août 2021, les Talibans prennent d’assaut la capitale. L’ambassade de France devient alors l’un des derniers refuges pour les Afghans souhaitant fuir le pays. Le film est basé sur le roman autobiographique de Mohamed Bida, le commandant à l’origine de cette opération d’exfiltration. Le film aurait pu pâtir du fait que l’on en connaisse l’issue, et pourtant, sa grande force réside dans la tension qui s’installe dès les premières minutes. L’angoisse est constante et atteint son paroxysme lors de certaines séquences, notamment une scène nocturne étouffante dans un tunnel de Kaboul, filmée avec une précision presque documentaire. On aurait pu craindre, de la part de Bourboudon, un penchant pour le spectaculaire, à l’image de ses TROIS MOUSQUETAIRES , avec une mise en scène épileptique. Mais c’est ici tout l’inverse. Ici, il choisit la sobriété : cadrages resserrés, lumières naturelles, silences éloquents… Le film repose sur les regards, la sueur, les corps tendus par l’urgence. La photographie, sobre mais travaillée, renforce cette impression de réalisme constant. Même si l’on aurait pu espérer un peu plus d’audace formelle, on ne peut qu’admirer l’efficacité du film, qui parvient à restituer toute la complexité de la mission tout en maintenant une tension palpable de bout en bout. On remarquera également le travail sur les décors et les scènes de foule saisissantes, notamment lorsque la caméra prend de la hauteur pour révéler l’ampleur du désespoir des réfugiés cherchant à fuir le régime taliban. En revanche, à trop se focaliser sur la retranscription des événements, le film néglige parfois ses personnages. Certains manquent d’un véritable arc narratif et sont réduits à de simples fonctions dramatiques, destinées à entretenir le suspense. Heureusement, ils sont tous incarnés avec justesse : Roschdy Zem irradie de charisme à chaque apparition, tandis que Lyna Khoudri nous bouleverse d’un seul regard, empreint de terreur et de détermination. Donc, même si le film assume peut-être un peu trop son côté didactique, il n’en demeure pas moins un thriller haletant, d’une grande efficacité, porté par une tension constante. Partager
- COLORATURE, MRS JENKINS ET SON PIANISTE critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle COLORATURE, MRS JENKINS ET SON PIANISTE COLORATURE, MRS JENKINS ET SON PIANISTE ❤️❤️❤️💛 Foster Jenkins est une milliardaire qui, dans les années 1930, remplissait les salles… en chantant faux… 20 ans après sa mort, le pianiste Cosme McMoon, va nous raconter ses douze années de collaboration avec cette castafiore. La pièce nous raconte donc leur relation qui se transformera progressivement en amitié. J’étais venu voir ce spectacle pour Gregori Baquet, acteur que j’apprécie particulièrement, mais l’alternance fait que j’ai eu le droit à Cyril Romoli. Ma déception n’a été que de courte durée, car il est parfait, que ce soit dans son jeu, au piano et même lorsqu’il chante. Il est pour beaucoup dans l’attachement que l’on a pour les deux personnages, avec sa façon de continuellement protéger cette cantatrice atypique. Mais la star de ce spectacle, c’est bien Mrs Jenkins, interprétée par une Agnès Bove qui impressionne par sa voix. Ancienne chanteuse lyrique, on est bluffé par sa façon de massacrer sa voix avec une telle justesse. Et même si le public rit énormément d’elle lors de ses nombreux passages chantés, ça ne tombe jamais dans la caricature. Au contraire, elle dépeint une femme exubérante, mais avec beaucoup de sincérité. Pathétique dans un premier temps, elle finit par nous toucher lorsque qu’on se rend compte qu’elle n’a aucune conscience du désastre musical. Le spectacle prend ainsi un air de mise en abîme, avec nous public, se moquant de cette « Diva ». Et rit donc énormément des chants de cette « Diva », jusqu’à un final ingénieux et surtout magnifique. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- ROSE ET MASSIMO critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROSE ET MASSIMO ROSE ET MASSIMO ❤️❤️ Pour : Clairement, Felix Radu maîtrise les mots et son texte offre des passages magnifiques d'une poésie rare. Il incarne un Massimo, plein de vie, naïf, touchant et apporte beaucoup de nuances à son jeu. Les scènes avec la princesse son clairement les plus réussies, alternant les moments de comédie et de poésie. Contre : Même si on ne peut que louer la beauté du texte, l'histoire reste assez classique et perd de son intérêt quand elle s'écarte de nos deux héros. La mise en scène : à mon sens, c'est le gros soucis du spectacle. Elle plombe le rythme, avec notamment de loooooongs changements de décors. De même l'utilisation d'anachronismes qui n'apporte pas grand chose. Ou encore, ce qui peut sembler un détail, mais pourquoi utiliser un pistolet à pétard ??? Même si on voit le potentiel derrière le texte, j'en suis ressorti clairement déçu... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Une réflexion troublante sur le droit de mourir dignement.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE Une réflexion troublante sur le droit de mourir dignement. LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE ❤️❤️❤️ Une réflexion troublante sur le droit de mourir dignement. Ce qui peut surprendre dans Le Voyage d’Alice en Suisse , c’est que le voyage annoncé n’en est finalement pas le cœur. Alice devient presque un prétexte, un fil rouge, pour nous emmener ailleurs : du côté de ce médecin qui accompagne des patients vers la mort, et surtout du côté des questions vertigineuses que cela soulève . Car la pièce ne cherche jamais à apporter de réponse. Elle préfère installer le doute, déplacer les certitudes, et placer le spectateur dans une zone d’inconfort parfois dérangeante, mais toujours stimulante. On n’en sort pas avec une opinion arrêtée, mais avec une série de questions qui continuent de travailler bien après la représentation . L’introduction d’un second personnage malade, engagé dans le même processus, est à ce titre particulièrement pertinente. Elle permet d’éviter tout manichéisme et ouvre le champ des possibles : entre volonté affirmée, hésitations, peur et pression de l’entourage, la pièce explore toute la complexité de ces décisions. Rien n’est simple, et c’est précisément là qu’elle touche juste. On pourrait regretter que la relation entre le docteur et sa patiente ne soit pas davantage développée. Mais cette retenue évite à la pièce de sombrer dans un drame larmoyant et lui permet de rester pleinement centrée sur son enjeu principal. La grande force du spectacle reste indéniablement son sujet, d’une actualité brûlante. Mais on peut regretter que la mise en scène, très sobre, peine parfois à lui donner toute l’ampleur qu’il mériterait . J’aurai aimé davantage d’envolées, même si le final est d’une puissance indéniable. Au centre du récit, Nicolas Buchoux incarne ce docteur avec une grande justesse. Sans jamais forcer, il devient le véritable point d’ancrage du spectacle, celui à travers lequel se cristallisent les interrogations sur le droit de mourir dans la dignité. Son jeu, tout en nuance, oblige à regarder cette question en face, sans détour. Et même si certains procédés peuvent susciter un malaise, c’est sans doute là que la pièce trouve sa nécessité. Comme pour l’avortement, la question semble moins être celle du jugement moral que celle de la possibilité : celle d’avoir le choix, celle de pouvoir décider. Une réflexion profondément intime, mais aussi éminemment politique. Au final, Le Voyage d’Alice en Suisse s’impose comme une œuvre imparfaite mais essentielle, qui ne laisse jamais indifférent et rappelle, avec force, à quel point son sujet reste terriblement d’actualité. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- Histoire de déontologie
Découvrez notre critique détaillée du spectacle GRÉGORY Histoire de déontologie GRÉGORY ❤️❤️💛 Histoire de déontologie Son nom ne sera jamais prononcé pendant la pièce, et pourtant c’est bien l’affaire Grégory qui en est le sujet principal. La trame de l’histoire se déroule dans le comité de rédaction du journal Libération. En 1985 Marguerite Duras écrivait un texte dans lequel elle incriminant la mère de l’enfant, sans aucune preuve, allant à l’encontre de la présomption d’innocence. Toute cette partie est d'ailleurs assez passionnante. Elle questionne sur le pouvoir de la presse, le choix déontologique de publier ou non cet article. Elle resonne parfois avec notre société actuelle, comme lorsque le journal semble à peine s'inquiéter de la montée de l'extrême droite au début des années 80, tout en concédant que la presse a sa part de responsabilité. La pièce a une double narration qui s'éloigne parfois de la réalité. Si certains de ces passages fonctionnent, comme cette rencontre avec une ouvrière, d'autres sont complètement décalées. Et même s'ils apportent des moments d'humour (en tout cas, une partie du public riait franchement), le décalage est souvent bien trop violent et a eu tendance à me sortir du spectacle. Je suis donc vraiment partagé avec ce spectacle qui a le cul entre deux chaises et qui, malgré certains moment qui m'ont captivité, a fini par me laisser sur le coté... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS BRITANNICUS, TRAGIC CIRCUS ❤️❤️❤️❤️ Comme l'annonce l'affiche, vous allez assister à un spectacle complètement déjanté. Une troupe de cirque va nous jouer Britannicus, le classique de Racine, en proposant une version radicale, qui demandera de faire preuve d'énormement de second degré, mais si vous rentrez dans leur univers, c’est clairement jouissif. Tout transpire l’extravagance. On est impressionnés par les costumes magnifiques colorés et clinquants qui annoncent le ton. Ça va à deux cent à l'heure, avec un rythme survolté, sans temps morts. Les scènes burlesques vont s’enchainer proposant des situations plus loufoques les unes que les autres. D’autant plus que notre Monsieur Loyal aura bien du mal à diriger sa bande de bras cassés, qui amène parfois le show dans une mise en abîme savoureuse. La troupe ne reculera devant rien, ils pousseront tous les curseurs à fond, comme avec ses alexandrins revisités, aux jeux de mots souvent tellement improbables qu’ils en sont risibles. Mais surtout, le spectacle impressionnera par ces morceaux musicaux, avec un esprit très rock et un grotesque totalement assumé. On a souvent l’impression de se retrouver devant un Rocky Horror Picture Show. Du grand divertissement, un spectacle populaire et opéra-rock complètement fou, idéal pour terminer sa soirée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- CYRANO critique de théâtre | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle CYRANO CYRANO ❤️❤️❤️💛 Cyrano est la pièce française qui a le plus été jouée dans le monde, et a chaque fois que j'en vois une version je comprends pourquoi. C'est toujours avec autant de plaisir que j'entends le sublime texte d'Edmond Rostand qui avait prit le risque de l'écrire en Alexandrins. Je ne vais pas perdre mon temps à vous résumer l'histoire, et plutôt parler de l'adaptation. Forcément le format OFF impose de trancher dans le texte pour en enlever la moitié, mais la troupe arrive à en proposer une lecture respectueuse de l'œuvre et de son histoire d'amour impossible, tout en prenant le parti pris de transférer l'histoire au moment des débuts du cinéma. D'ailleurs la mise en scène transpire l'amour à l'univers de Méliès, tout comme l'affiche du spectacle qui a elle seule est un bijou. On a affaire à un spectacle chorale ou les sept acteurs vont enchaîner avec panache les rôles, jouer de la musique, changer les décors en temps réel et c'est vraiment avec plaisir qu'on les voit fourmilier devant soit. L'utilisation ingénieuse d'un décor tournant permet de gagner en fluidité sur les changements d'actes, l'imagination du spectateur fera le reste. A noté aussi les costumes somptueux pour parfaire le spectacle. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF
- THE HAUNTING OF HILL HOUSE: critique et avis | Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique de la série THE HAUNTING OF HILL HOUSE THE HAUNTING OF HILL HOUSE ❤️❤️❤️❤️💛 Il y a deux ans je découvrais THE HAUNTING OF HILL HOUSE qui a été un de mes gros coups de cœur de l’année 2018. Pourtant, ce n’était pas gagné, car même si je suis plutôt amateur de cinéma de genre, je suis moins attiré par les œuvres horrifiques, et encore moins les histoires de fantômes où tout semble avoir été raconté depuis longtemps. Sauf, que ce qui est important, ce n’est pas simplement une histoire mais surtout la façon de la raconter. Et ça Mike Flanagan l’a bien compris, car même si il ne renouvelle pas le genre, il y met un sacré coup de dépoussiérage. Déjà, son scénario tient le spectateur en haleine, malgré le côté lent de la série, il multiplie les énigmes et les twists (parfois dingues) qui vont trouver des réponses au fil des épisodes et rendre l’ensemble addictif. Car oui, la série ne laissera pas le spectateur sur sa faim et a le mérite de proposer une réelle conclusion. Mais le plus surprenant avec Hill House, c’est le traitement de ses personnages, très bien travaillés, qui vont bien souvent faire tendre le show vers un drame familial touchant (au final bien plus que le côté horrifique de la série). L’histoire va jouer sur deux temporalités en multipliant les allers retours et les points de vus. Il y aura le drame en question, dans le passé, souvent vu du point de vue des enfants, puis les conséquences et les traumas causés sur les personnages à l’âge adulte. L’écriture des personnages et le jeu des acteurs rend tout ce petit monde attachant et offre au spectateur un beau panel d’émotions, qui l’aide à s’impliquer dans l’histoire. On notera particulièrement un casting des enfants vraiment réussit. Pour ce qui est de son côté horrifique, là où beaucoup d’œuvres de ce type vont se focaliser sur les effets gores et les jumpscares à répétition, Flanagan va se concentrer sur l’ambiance pour faire monter le stress. D’ailleurs, on notera que Hill House ne cherche jamais à être gore, et va au contraire souvent jouer avec le hors champs pour faire grimper le malaise ou la terreur chez son spectateur. De même, l’utilisation des jumpscares, un des codes du genre auquel on ne peut échapper, sera utilisé avec parcimonie les rendant d’ailleurs plus efficaces. Je pense notamment à cet unique « screamer » qui restera surement le plus flippant que j’ai vu à ce jour. Parce que oui, Hill House va souvent jouer avec votre trouillomètre… Et surtout, là où Hill House est particulièrement bluffante, c’est dans sa mise en scène. Il y a un travail sur les décors, la photographie et les cadrages qui force le respect, donnant à l’œuvre une véritable identité et c’est un vrai plaisir pour la rétine. Rarement, une série n’a été aussi proche du cinéma. Le tout est sublimé par une musique envoutante. Par sa mise en scène, Flanagan arrive à faire de Hill House, un personnage à part entière. De plus, il s’amuse régulièrement à glisser des indices en arrière-plan, comme cette trentaine de fantômes cachés ici et là (ça en devient presque un jeu pour le spectateur attentif). Les transitions « présent-passé » sont souvent très ingénieuses et aide lors des premiers épisodes à identifier les personnages. Et puis la série ose des choses, comme cet épisode tourné en plan séquence, avant des changements d’époque lors du même plan : magnifique !!! Le tout donne à la série un mélange d’horreur, de poésie et de tragédie, qui ne sont pas sans rappeler les films de Guillermo Del Toro. Bref, une œuvre horrifique majeure de ces dernières années qui fera jouer votre ascenseur émotionnel, incroyablement touchante et terrifiante à la fois. Le cinéma d'horreur devrait s’en inspirer plutôt que d’enchainer des films plus insipides les uns que les autres Partager













