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  • Palmarès des médias digitaux

    Découvrez le palmarès distribué par les médias digitaux au Festival OFF 2026 Les prix des médias digitaux Cette année, j’ai eu le plaisir de participer, en tant que membre du jury, à la toute première édition des Prix des Médias Digitaux du Festival OFF Avignon. Organisée par le média L’Affiche en partenariat avec l’AF&C , cette initiative vise à mettre en lumière la richesse du OFF tout en valorisant le travail des journalistes et créateurs de contenus digitaux. Pas moins de 43 médias se sont réunis pour former un jury collectif, avec une ambition simple : donner de la visibilité à des spectacles marquants à travers plusieurs catégories. 🏆 Les résultats 2026 Prix coup de cœur (ex aequo) Le tartuffe par le nouveau théâtre populaire La Scala Provence Le garçon nuage d'Ethan Oliel La Scala Provence Prix du spectacle le plus hilarant Tout feu tout flamme d'Arthur Jugnot Théâtre des Béliers Prix du spectacle le plus émouvant Sucrer les fraises par la Compagnie Hors du temps La Factory - Les Antonins Prix du spectacle le plus engagé Badjens de Delphine Minoui 11 • Avignon Prix du spectacle le plus original Cube de Delphine Minoui 11 • Avignon ❤️ Et mes coups de cœur personnels dans tout ça ? Parce que derrière le jury, il y a aussi un spectateur, je ne résiste pas à l’envie de partager mes "prix" personnels. Sans forcément recouper totalement le palmarès officiel, ils reflètent ce que je viens chercher chaque année à Avignon : de l’émotion, de la surprise, et cette petite étincelle qui fait toute la différence. Prix coup de cœur Olympe(s) de Justine Heynemann La Scala Provence Parce que j'aime quand le théâtre casse les codes, et Olympe(s) les pulvérise pour offrir un véritable show mélangeant théâtre, concert, humour et pièce engagée Prix du spectacle le plus hilarant Fêlures d'Anthony Dubos Thêatre Actuel Parce c'est moderne, plein d'idées et surtout ça m'a offert mes plus belles barres de rire du OFF. Prix du spectacle le plus émouvant Fake de De Claudine Galea Le train bleu Parce ce que ça aura été une claque émotionnelle que je n'ai absolument pas vu venir... Prix du spectacle le plus engagé Badjens de Delphine Minoui 11 • Avignon Parce que c'est d'une intensité rare, où la colère intime d’une adolescente iranienne devient un cri collectif grâce à l’incarnation saisissante d’Alice Rahimi... Prix du spectacle le plus original Juste Irena de la Compagnie Paname Pilotis L'entrepôt Parce que la mise en scène est d'une inventivité folle, avec un mélange de théâtre traditionnel, de marionnettes et d'ombres chinoises. Le résultat est d'une beauté sans nom et réussit l'exploit de mettre le sujet de la shoah à hauteur d'enfants... ✨ Le OFF, toujours aussi vivant Au-delà des prix, cette initiative rappelle surtout une chose essentielle : la richesse du Festival OFF ne se résume pas à un palmarès. Elle se vit, se partage, se débat. Et c’est précisément ce qui rend cette aventure si passionnante.

  • Critique THE HAUNTING OF BLY MANOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série THE HAUNTING OF BLY MANOR THE HAUNTING OF BLY MANOR ❤️❤️❤️ Face au succès public et médiatique de Hill House, Netflix a évidemment commandé une deuxième saison. Et fort heureusement, ils ont décidé d’en faire une série d’anthologie (à savoir, chaque saison raconte une histoire indépendante sur le même thème). La série va s’inspirer du roman « La tour d’écrou » qui avait été adapté en 1961 avec « Les innocents », film qui aura traumatisé mon enfance, au même titre que le chef d’œuvre de Clouzot « Les diaboliques » (Tu n’as pas vu ce film ? Il faut que tu voies ce film !!!). Un des grands atouts de Bly Manor (si ce n’est le meilleur) est de proposer quelque chose de radicalement différent sur la plupart des points. Le souci, c’est que c’est bien souvent en dessous de la saison 1, même si au final cette saison garde assez de qualités pour en faire quelque chose d’intéressant (mais je doute, qu’à l’inverse de sa grande sœur, elle marque les esprits…) Déjà, la série nous offre le retour de plusieurs acteurs de la saison 1 mais dans des rôles vraiment différents. Et même si j’ai du mal avec le petit garçon de « E.T. l’extra-terrestre » (oui parce que Henry Thomas « Wingrave », c’est lui), pour les autres, ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Auxquels viennent s’ajouter une T’Nia Miller aussi parfaite que dans la fabuleuse série « Years and Years » et les deux gamins flippants dans leurs interprétations. Ensuite, et c’est sûrement ce qui va en décevoir pas mal de fans de la saison 1, c’est que là où la précédente jouait énormément avec nos nerfs, Bly Manor ne va pas beaucoup vous stresser… voir pas du tout… (Malgré quelques rares passages marquants) Au final, ce n’est pas une histoire de fantômes, mais une histoire d’amour avec des fantômes. Cela rend l’ensemble bien moins terrifiant, mais au final, plus envoutant. L’histoire va bien plus se concentrer sur les personnages et leurs ressentis concernant des amours présents ou passés. Car oui, Bly Manor, va elle aussi joué avec les temporalités, avec des transitions toujours aussi inspirées (l’épisode 5 est un modèle du genre). Malheureusement la première partie souffre de pas mal de longueurs jusqu’à ce fameux épisode 5 où la série bascule offrant une deuxième partie bien plus attractive. La deuxième moitié de saison offre même de très beaux moments de poésie faisant tendre l’ensemble vers la fable gothique (magnifié par une musique toujours aussi magnifique, qui reprendra le thème du film « les innocents »). Le problème, c’est que ça arrive bien tard… Niveau, mise en scène, Flanagan n’a réalisé que le premier épisode et ça se ressent. Alors, oui l’ensemble reste très propre, il y a toujours le même travail sur les décors ou cette petite « chasse aux fantômes cachés », mais ça nous offre moins de fulgurance, même si la saison ose un passage en noir et blanc (malheureusement pas assez travaillé visuellement, même si l’histoire de ce chapitre est captivante…) Bref, ça n’en fait pas une mauvaise saison, loin de là, mais forcément, comparé au coup de maître d’il y a deux an, il y a moyen d’être déçu… Partager

  • Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle COMME ON BRÛLE ENCORE Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé. COMME ON BRÛLE ENCORE ❤️❤️❤️ Cinq femmes, une rencontre, un combat partagé. Lors d’une soirée où l’une d’elles célèbre les 20 ans de sa séparation avec son mari, cinq femmes se rencontrent et sympathisent. Très vite, elles découvrent qu’elles partagent un point commun : toutes ont, à un moment ou à un autre de leur vie, été confrontées à la violence des hommes. De cette prise de conscience naît une idée : monter ensemble un spectacle pour raconter ce qu’elles ont vécu. La pièce dénonce le sexisme, le harcèlement, la violence conjugale, et même le viol. Mais le message ne se veut pas manichéen : il ne s’agit pas de dire que tous les hommes sont violents, mais de montrer que toutes les femmes, elles, sont confrontées à ces violences, sous une forme ou une autre. Les scènes s’enchaînent avec rythme et inventivité, mêlant théâtre, chant et danse. Le choix audacieux est fait d'aborder ces thèmes graves avec humour et légèreté. Un humour satirique, corrosif, dont le décalage devient une véritable arme contre le patriarcat. Certains moments fonctionnent peut-être moins bien (peut-être est-ce lié à mon regard d’homme), mais le spectacle devient particulièrement percutant lorsqu’il retourne les stéréotypes. Les chansons, aux paroles détournées avec intelligence, prolongent les scènes en soulignant l’absurdité du quotidien des femmes ou en renversant les clichés. Mais ce sont surtout les témoignages qui marquent durablement. Portés par des monologues puissants, joués avec une grande justesse, ils constituent la force émotionnelle du spectacle. Chaque récit est poignant, sincère, et se conclut souvent par une chorégraphie qui vient magnifier l’émotion exprimée. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Comment vivre après l’impensable ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle APRÈS LE CHAOS Comment vivre après l’impensable ? APRÈS LE CHAOS ❤️❤️❤️💛 Comment vivre après l’impensable ? Comment vivre après la mort d'un enfant ? Comment vivre quand celui-ci s’est fait tuer dans une tuerie de masse ? Comment vivre quand on apprends que c'est lui l'assassin ? Je ne suis pas amateur des monologues, mais le spectacle m'a attiré par son sujet. Naturellement, on aurait tendance de s'intéresser à la mère des victimes plutôt qu'à celle de l'assassin. Mais ça serait oublier qu'elle est aussi une victime collatérale d'une telle tragédie. L'auteure a donc choisit de s'intéresser à cette femme qui apprend l'impensable. Le choc de l'annonce, son déni, cette vie qui s'arrête instantanément, les doutes, le besoin de comprendre, les insultes et cette sensation d'être responsable dans la création d'un monstre. Même si le texte est puissant, la pièce repose avant tout sur son interprète, Véronique Augereau. Et malgré ma réticence pour ce genre de spectacle, elle a réussi a capter mon attention, sans jamais la relâcher. Elle vise terriblement juste et la voir se décomposer est déchirant. Elle est habité par son texte qu’elle délivre avec une puissance rare, au point d’avoir à peine la force de remercier le public après de longs applaudissements plus que mérités… Clairement, on ne ressort pas indemne de cette pièce profondément humaine et surtout terriblement bouleversante. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique NOCES DE JOIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle NOCES DE JOIE NOCES DE JOIE ❤️❤️❤️❤️ Puissant, si je ne devais retenir qu'un mot, ça serait celui là. La puissance de cette scène d'ouverture qui restera longtemps gravée dans ma mémoire. La puissance de la voix de Florence Alayrac qui vous transperce par ses chants lyriques. La puissance de la musique qui décuplera chacunes des émotions ressenties. La puissance des danses tribales et des chorégraphies offrants des tableaux magnifiques. La puissance des textes qui sont une ode à la liberté. Mais surtout la puissance et la grâce de Géraldine Lonfat qui semble possédée par son personnage. La troupe a reçu une véritable ovation, plus que méritée, et je retiendrai cette image à la sortie du spectacle qui résume tout : une spectatrice qui remercie la chanteuse pour l'émotion ressentie... et finira sa phrase submergée par les larmes... littéralement... Car oui, quand tu vas voir un spectacle de la troupe INTERFACE, c'est ça : tu emmagasines toutes les émotions pendant une heure et à la fin tout ressort d'un seul coup. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Au-delà de la prouesse physique, un hymne à la force et à la résilience des femmes

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle YONGOYELY Au-delà de la prouesse physique, un hymne à la force et à la résilience des femmes YONGOYELY ❤️❤️❤️💛 Au-delà de la prouesse physique, un hymne à la force et à la résilience des femmes Le Festival OFF ne se limite pas au théâtre. Le spectacle vivant, c’est aussi du cirque, et le festival accueille une nouvelle fois le cirque social guinéen Circus Baobab avec son nouveau spectacle Yongoyely . Après Yé ! (L’Eau) , la troupe revient avec une proposition qui mêle une nouvelle fois acrobatie, danse et chant dans une prestation souvent spectaculaire . Comme dans leur précédent spectacle, Circus Baobab ne se contente pas d’enchaîner les prouesses physiques. Derrière ce show d'accrobaties se trouve un véritable propos, porté notamment par les témoignages en voix off de ces femmes qui évoquent la condition féminine en Afrique et les combats qu’elles doivent mener au quotidien, notament contre l'excision. Un discours qui donne une dimension profondément humaine au spectacle. Mais ce qui frappe immédiatement reste évidemment la virtuosité des acrobates . Les bouteilles d’eau qui étaient au centre de Yé ! (L’Eau) laissent ici place à des parpaings et de longues tiges de bois, nouveaux éléments de jeu qui viennent enrichir les tableaux proposés. La troupe met continuellement en avant les femmes : six artistes féminines sont sur scène, accompagnées de trois hommes, et toutes impressionnent par leur force, leur agilité et leur engagement physique. De nombreux passages reposent sur des portées spectaculaires , où les femmes sont souvent les piliers de ces pyramides humaines, défiant les lois de l’équilibre. Le spectacle enchaîne ainsi des figures impressionnantes, provoquant régulièrement un silence profond dans la salle lorsque les artistes semblent tenir dans des positions aussi belles que précaires. Ces instants suspendus témoignent d’une maîtrise technique remarquable et d’une confiance totale entre les membres de la troupe. Si l’on reste bluffé par les performances et l’énergie déployée, j’ai toutefois ressenti quelques baisses de rythme. Certains moments de transition ou de pause viennent casser l’élan du spectacle et empêchent parfois l’ensemble de conserver la même intensité du début à la fin. Yongoyely reste néanmoins une belle démonstration de la force du cirque comme langage universel : un art où les corps racontent autant qu’ils impressionnent, et où l’acrobatie devient un moyen de porter une voix. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Donc pour ma première journée au festival, j'ai commencé avec "On ne voyait que bonheur" et comment dire... ça fait bizarre cette sensation d'avoir vu ce que le festival pourra offrir de mieux cette année Dès l'ouverture de la pièce, sur une splendide chorégraphie, ponctuée de quelques mots qui résume parfaitement les grands et mauvais moment d'une vie, je me suis dit "Là il risque de se passer quelque chose de rare" Mais en fait, je n'imaginais pas le dixième de ce qui nous attendait Pendant 1h20 tout ce qui se passe sous nos yeux frise la perfection Les deux comédiens sont FABULEUX et à travers toute une palette de personnages viennent nous raconter cette histoire terriblement bouleversante, tout en étant parsemée de moment poésie rare et malgré le sujet très lourd on se surprend souvent à rire Le texte est puissant, profond, tout sonne vrai. L'évolution de ses personnages que la vie n'a pas épargné est parfaite Alors oui, j'ai a de nombreuses reprises eu les yeux en marée haute, j'en suis ressorti chamboulé, mais QUELLE leçon de vie sur l'espoir, la rédemption, le pardon Ce matin je disais que j'espérais qu'Avignon 2017 me fasse autant vibré que l'année dernière et en une seule pièce l'objectif est accompli Alors oui, mon festival commence à peine, mais j'ai déjà mon coup de coeur de l'année Et il y a de forte chances que j'y retourne d'ici la fin du festival Une dernière chose "Pourquoi il pleut?" Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique VIRGINIE & PAUL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle VIRGINIE & PAUL VIRGINIE & PAUL ❤️❤️❤️❤️💛 Virginie joue Virginie, qui aime Paul, qui aime Virginie, l'amie de Virginie, draguée par Paul... Vous l'aurez compris nous sommes invités à un jouyeux bordel, avec ce spectacle qui invite le théâtre au théâtre tout en mélangeant réalité et fiction. Sous ses airs de Vaudeville enchaînera, pour le plus grand bonheur du public, les quiproquos et les comiques de situation souvent hilarants. L'écriture est un délice et on rit énormément. Les jeux de mots s'enchaînent sur un rythme trépidant, avec de très belles trouvailles de mise en scène. Et tout ça en chansons, car nous avons ici avant tout une comédie musicale. Accompagnée de trois musiciens, sur des airs Jazzy, nos trois comédiens mettent tout en oeuvre pour nous régaler. C'est un vrai bonheur de retrouver Fabian Richard et Carole Deffit que j'avais découvert il y a quelques années dans le fabuleux "31". Lui est toujours aussi parfait dans un registre où il excelle, et elle, impressionne une fois de plus par sa voix sublime voix. L'ensemble fonctionne à merveille on en ressort avec le sourire aux lèvres. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Quand la danse devient un langage universel

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ÉCLATS DE VIE Quand la danse devient un langage universel ÉCLATS DE VIE ❤️❤️❤️❤️ Quand la danse devient un langage universel Six danseurs interprètent différents tableaux représentant notre société dans ses différents travers. Le spectacle aborde des thèmes sociaux comme la violence faites aux femmes, l’oppression du travail, en passant par la drogue ou la maladie. Chaque chorégraphie impressionne par la façon dont elle ressort les émotions tout en étant en symbiose totale avec la musique. De même la musique varient entre l’électro et des morceaux plus symphoniques. Cette diversité musicale accompagne parfaitement les différents tons, parfois satirique, violente ou empreinte de poésie. Les éclairages sont également un élément clé du spectacle, soulignant les mouvements des danseurs et ajoutant une dimension visuelle puissante à leur performance. La force du spectacle est de réussir à nous raconter quelque chose par le biais de la danse, et l’ensemble prend un véritable sens. Mais même si chaque chorégraphie a un style qui lui est propre, elles ont toutes un point commun : éblouir les spectateurs et les submerger d'émotions. Certaines scènes dont même de petits bijou qui valent à elles seules le détour. Je pense à celle du couple, à la fois d’une beauté et d’une poésie inouïe, avant de venir bouleverser le spectateur. On notera aussi, ce final extrêmement bien vu apportant un message d’optimisme à ce magnifique show. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une quête de liberté et d'identité entre deux mondes.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle 4211 km Une quête de liberté et d'identité entre deux mondes. 4211 km ❤️❤️❤️❤️ Une quête de liberté et d'identité entre deux mondes. 4211 km, c'est la distance parcourue par Mina et Fereydoun, un couple iranien ayant fui la dictature de leur pays pour se réfugier en France. Leur fille, Yalda, née à Paris, va nous raconter leur combat pour la liberté, leur amour pour l'Iran qu'ils ont dû quitter et leur espoir persistant de retourner un jour dans leur pays natal. Yalda partage également ses propres défis en tant que fille d'immigrés, cherchant à s'intégrer en France tout en restant fidèle à ses racines iraniennes. La pièce explore la quête d'identité de Yalda, déchirée entre deux mondes : l'Iran, pays de ses parents et de ses racines culturelles, et la France, son pays de naissance où elle tente de trouver sa place. Elle évoque le combat de ses parents contre la dictature du shah d'Iran, leur rêve de liberté et de démocratie et leur fuite vers la France qui devait être temporaire mais qui s'est prolongée pendant des décennies. La mise en scène est fluide et rythmée, alternant entre différents lieux et époques, ce qui donne au spectacle une dimension cinématographique. Les décors, les éclairages et la musique transportent le spectateur en Iran. La pièce résonne particulièrement avec l'actualité, soulignant l'importance de la liberté et rendant hommage à ceux qui luttent contre l'extrémisme. En cela, elle fait écho à LES POUPÉES PERSANES , une pièce que j’avais particulièrement aimé et traitant de thèmes similaires. Les deux spectacles se répondent sur de nombreux points. 4211 km est, avant tout, une ode à la liberté et un hommage aux personnes courageuses qui se battent pour un monde meilleur, malgré les sacrifices et les défis auxquels ils sont confrontés. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique CONTRE-TEMPS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONTRE-TEMPS CONTRE-TEMPS ❤️❤️❤️ Contre-temps est un biopic musical sur François Courdot, un artiste français méconnu mais à la carrière surprenante. A la façon d'une conférence, deux comédiennes, accompagnées d'un pianiste, vont nous raconter la vie abracadabrante de ce compositeur tout en interprétant des standards d'opérettes, de comédie musicale et de jazz. Si ce spectacle brille, c'est bien par le talent des deux chanteuses et par l'énergie qu'elles déploient. On retrouve notament, Marion Preïté qui m'avait déjà impressionné dans le fantastique COMÉDIENS! Elles ont toujours réussi à garder mon attention grâce à leurs performances vocales et à l'humour qu'elles apportent à leur narration. Le pianiste proposera plusieurs apartées souvent hilarantes où il décryptera la musique de l'artiste. Mais, malgré ça, je dois tout de même avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, même si la deuxième partie est captivante, tant les rebondissements s'enchaînent jusqu'à une révélation finale qui laisse sans voix. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une pièce que l’on « voit » autant avec les oreilles que les yeux.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FRANTZ Une pièce que l’on « voit » autant avec les oreilles que les yeux. FRANTZ ❤️❤️💛 Une pièce que l’on « voit » autant avec les oreilles que les yeux. J’ai d’abord été impressionné par cet univers sonore entièrement fabriqué à vue, avec une précision d’orfèvre. À l’aide d’objets du quotidien, les comédiens font naître une multitude d’ambiances et de situations. Chaque son agit comme un déclencheur d’imaginaire, laissant au spectateur le soin de compléter mentalement les images. Le spectacle est traversé par un esprit burlesque qui évoque autant l’univers du cartoon que celui de Jacques Tati. Ce ton comique apporte une légèreté bienvenue et révèle en creux la fragilité du personnage. Progressivement, la pièce glisse vers un registre plus onirique et fragmenté. Le récit se déconstruit, multiplie les allers-retours dans le temps. Le travail sonore évolue : de concret et évocateur, il devient plus abstrait, parfois insaisissable. Ce glissement traduit avec justesse un état intérieur troublé … mais cette évolution m’a aussi tenu à distance. C’est d’ailleurs là que le spectacle m’a un peu perdu. Malgré le fait qu’il regorge d’idées, j’ai ressenti un rythme inégal. Certains moments sont vraiment vivants, presque jubilatoires, puis d’autres s’étirent davantage. Et comme le fond — le deuil, la reconstruction — reste assez classique, j’ai parfois eu l’impression que la forme, pourtant brillante, ne suffisait plus à maintenir mon attention. Au final, Frantz reste pour moi un spectacle singulier et inventif, à la croisée du théâtre d’objet, du mime et de la création sonore. J’y ai vu de très belles trouvailles, une vraie sensibilité… même si l’ensemble ne m’a pas complètement emporté. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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