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  • Critique LES FOURBERIES DE SCAPIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES FOURBERIES DE SCAPIN LES FOURBERIES DE SCAPIN ❤️❤️❤️💛 Je dois vous avouer que je ne suis pas un grand amateur du théâtre classique dont le « parlé » me laisse parfois en dehors. Mais la compagnie « Le Grenier de Babouchka », sous la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, réussit pourtant à chaque fois à m’emporter. Bien sûr, le texte de cette comédie de Molière y est pour beaucoup, mais l’énergie déployée par la troupe et son amour pour le genre est tellement communicative que le public passe forcément un bon moment comme les rires dans la salle le prouvent. Le surjeu des acteurs, totalement assumé, est un véritable délice, comme l’énergie débordante qu’ils déploient sur scène, à l’image d’un Geoffrey Palisse survolté (que j’avais découvert dans le très bel hommage à l’auteur dans LE VOYAGE DE MOLIÈRE). Sa présence scénique est impressionnante et il nous offre un très grand Scapin. Mais la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, comme souvent avec lui, y est aussi pour beaucoup dans le succès de la pièce. Il apporte une modernité à l’œuvre, où viennent se mêler chants, danse et musique, sans jamais la dénaturer. Il nous offre aussi un côté burlesque savoureux et qui fonctionne parfaitement avec la pièce. Le décor est très sobre, un simple drap rappelant une voilure de bateau et le village portuaire où se déroule l’action. Dans le même ordre, il y n’y a pas de couleur. Juste le noir et le blanc, chacun représentant une famille. Mais peu importe, le spectateur, est focalisé sur les acteurs, les situations comiques et ce texte qui fonctionne toujours aussi bien. Si je devais émettre un bémol, ça serait pour la scène de « vengeance » de Scapin, qui a tendance à s’étirer et devenir redondante. Mais c’est un détail, car la troupe nous propose un spectacle populaire de qualité, parfait pour faire découvrir le théâtre classique aux plus jeunes. Et comme je le disais plus haut, je ne suis pas forcément amateur du genre mais le grenier de Babouchka a réussi une nouvelle fois à me faire passer un très bon moment. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER ❤️❤️❤️ Dès l’ouverture de la pièce, sur le morceau "Can you catch a flame", on comprend qu’on a affaire ici à une comédie romantique. Dans la grande tradition du genre, les deux personnages vont d’abord se détester pour mieux s’apprivoiser, et s’aider mutuellement à penser leurs blessures. Les jeux de lumière et la bande musicale renforcent le coté cinématographique de la pièce. Elle est d’ailleurs très inspirée des films cultes « La La Land » et « Quand Harry rencontre Sally ». C’est avec plaisir qu’on retrouve certaines scènes de ces films, même si on peut d’un autre côté ressentir un manque d’originalité tellement on est en terrain connu. Forcément, chacun se retrouvera à un moment dans ces personnages, dont la complicité est évidente, les rendant un peu plus attachants. Nostalgie et tendresse se dégagent de ces scènes qui s’enchainent, et souvent nous font sourire. On se laisse emporter par cette histoire pleine de fraicheur, qui finalement nous fait passer un agréable moment, et dont on ressort avec le cœur léger. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique NAÏS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle NAÏS NAÏS ❤️❤️❤️❤️💛 On retrouve dans Naïs tout l'univers de Pagnol, et ça semble une évidence que le cinéaste ait adapté cette nouvelle de Zola au cinéma. Toine, bossu, est amoureux de la belle Naïs, elle même amoureuse de Frédéric, un jeune bourgeois.... Comme souvent avec Pagnol, cette tragédie sous forme de triangle amoureux est pleine d'humanité. La scène est dépourvue de décors, laissant le public se focaliser sur les émotions. La pièce transpire la Provence. Notamment grâce à cette troupe de comédiens, toujours juste, dont l'accent du sud est un délice et ne tombe jamais dans la caricature. Je retiendrai surtout Arthur Cacha, extrêmement attachant dans son rôle de bossu au coeur d'une histoire d'amour impossible. On vit avec eux ce drame qui se déroule sous aux yeux, dans un tourbillon d'émotions, altrernant des moments de comédie à des scènes poignantes qui rappellent à quel point Pagnol est intemporel. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique NOCES DE JOIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle NOCES DE JOIE NOCES DE JOIE ❤️❤️❤️❤️ Puissant, si je ne devais retenir qu'un mot, ça serait celui là. La puissance de cette scène d'ouverture qui restera longtemps gravée dans ma mémoire. La puissance de la voix de Florence Alayrac qui vous transperce par ses chants lyriques. La puissance de la musique qui décuplera chacunes des émotions ressenties. La puissance des danses tribales et des chorégraphies offrants des tableaux magnifiques. La puissance des textes qui sont une ode à la liberté. Mais surtout la puissance et la grâce de Géraldine Lonfat qui semble possédée par son personnage. La troupe a reçu une véritable ovation, plus que méritée, et je retiendrai cette image à la sortie du spectacle qui résume tout : une spectatrice qui remercie la chanteuse pour l'émotion ressentie... et finira sa phrase submergée par les larmes... littéralement... Car oui, quand tu vas voir un spectacle de la troupe INTERFACE, c'est ça : tu emmagasines toutes les émotions pendant une heure et à la fin tout ressort d'un seul coup. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU ❤️❤️❤️❤️ C’est l’histoire de Claire, une jeune autiste qui rêve de devenir chanteuse et de participer à l’émission TO BE A STAR. Mais un excès de violence l’enverra en hôpital psychiatrique où elle attendra son jugement… Commençons par sur une chose qui mettra tout le monde d’accord : Pauline Cassan est fabuleuse dans l’interprétation de la jeune femme. Notre regard a du mal à se détacher d’elle, tant elle nous bouleverse. Claire, avec son côté très premier degré et sans filtre, arrivera immanquablement à toucher le spectateur. Avec ses interventions et ses questions, elle nous désarçonne, nous fait rire, mais surtout nous interroge continuellement sur notre rapport à la normalité. La pièce traite du handicap avec énormément de pudeur, sans jamais tomber dans le patho ou le tire-larme. Et pourtant, on est touché en plein cœur, en tombant en empathie totale pour Claire, son discours, ses chants ou ses appels téléphoniques, faisant office de journal intime… La mise en scène joue intelligemment avec les lumières et la création sonore pour nous faire voyager entre la réalité et le monde que se créer Claire. On alterne ainsi entre des scènes concrètes avec les interrogatoires et d’autres imprégnées de poésie qui nous font rentrer dans la tête de Claire. Jusqu’à un final extrêmement maitrisé et d’une beauté sans nom… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Comment vivre après l’impensable ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle APRÈS LE CHAOS Comment vivre après l’impensable ? APRÈS LE CHAOS ❤️❤️❤️💛 Comment vivre après l’impensable ? Comment vivre après la mort d'un enfant ? Comment vivre quand celui-ci s’est fait tuer dans une tuerie de masse ? Comment vivre quand on apprends que c'est lui l'assassin ? Je ne suis pas amateur des monologues, mais le spectacle m'a attiré par son sujet. Naturellement, on aurait tendance de s'intéresser à la mère des victimes plutôt qu'à celle de l'assassin. Mais ça serait oublier qu'elle est aussi une victime collatérale d'une telle tragédie. L'auteure a donc choisit de s'intéresser à cette femme qui apprend l'impensable. Le choc de l'annonce, son déni, cette vie qui s'arrête instantanément, les doutes, le besoin de comprendre, les insultes et cette sensation d'être responsable dans la création d'un monstre. Même si le texte est puissant, la pièce repose avant tout sur son interprète, Véronique Augereau. Et malgré ma réticence pour ce genre de spectacle, elle a réussi a capter mon attention, sans jamais la relâcher. Elle vise terriblement juste et la voir se décomposer est déchirant. Elle est habité par son texte qu’elle délivre avec une puissance rare, au point d’avoir à peine la force de remercier le public après de longs applaudissements plus que mérités… Clairement, on ne ressort pas indemne de cette pièce profondément humaine et surtout terriblement bouleversante. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Version Hip-Hop du classique de Molière

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DOM JUAN Version Hip-Hop du classique de Molière DOM JUAN ❤️❤️❤️❤️ Version Hip-Hop du classique de Molière Tigran Mekhitarian revisite avec originalité le classique de Molière, pour en offrir une version moderne. Il reprend les mots de Molière, mais y intègre un côté urbain, avec du rap et le langage familier des banlieues. Et force est de constater que cela fonctionne à merveille. Sans trahir l’œuvre originale, il en ressort même le côté intemporel de l’histoire. En remplaçant le patois de la pièce originale par le langage des banlieues, il rend l’œuvre accessible à un public qui serait hermétique aux classiques. Le casting y est pour beaucoup dans la réussite de la pièce. Tigran Mekhitarian est à mourir de rire en Dom Juan, avec un surjeu délectable constamment souligné par une gestuelle expressive. Le voir débiter les monologues avec cette fougue est un véritable délice. Soulaymane Rkiba est à la fois drôle et touchant, pris entre l’amour qu’il porte à son maître et le rôle de témoin de ses débordements. Marie Mahé et Etienne Paliniewicz se partagent les autres rôles, alternant à merveille les registres de la comédie et du drame. Le tout est aidé par une mise en scène efficace, jouant sur le rythme avec un timing comique maîtrisé. Alors, oui, les puristes risquent de ne pas adhérer à la proposition, mais au vu des réactions dans la salle, cela a été un régal pour la grande majorité des spectateurs. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Comme un chant révolutionnaire

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FAIRE COMMUNE ? Comme un chant révolutionnaire FAIRE COMMUNE ? ❤️❤️❤️ Comme un chant révolutionnaire "FAIRE COMMUNE ?" retrace 150 ans d’histoire ouvrière, 150 ans de luttes qui ont forgé les acquis dont nous bénéficions aujourd’hui. Des droits souvent considérés comme évidents, mais arrachés de haute lutte par des femmes et des hommes engagés. Pour raconter cette grande histoire, Garance Guierre choisit un ancrage local : la commune de Malakoff. Si certaines figures emblématiques y apparaissent, ce sont surtout les visages anonymes, ces citoyens de l’ombre, qui sont mis en lumière. Ceux dont les combats discrets mais déterminés ont souvent été le point de départ de vastes mouvements solidaires. Afin d’éviter tout didactisme pesant, le spectacle mêle les formes et les registres. On ressent un important travail de recherche, notamment à travers un écran qui diffuse de nombreuses images d’archives : un hommage poignant à ces héros oubliés. S’enchaînent ainsi des saynètes théâtrales évoquant des épisodes clés de ces luttes, entrecoupées de chants militants qui font vibrer la salle. Quelques touches d’humour bienvenues viennent alléger l’ensemble, comme ce faux plateau télévisé pastichant la manière dont les médias déforment ou ridiculisent les mouvements populaires. Un contrepoint burlesque et satirique, parfois un peu répétitif, mais globalement très efficace. Au final, "FAIRE COMMUNE ?" est un spectacle fort, fédérateur, profondément humaniste. Une véritable ode à la liberté, qui rappelle, dans ces temps troublés, que les conquêtes sociales n'ont jamais été le fruit de la division, mais bien celui du combat collectif et de la solidarité. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique VIRIL(E.S) – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle VIRIL(E.S) VIRIL(E.S) ❤️❤️❤️❤️ C’est le portrait de cinq femmes qui ne cochent pas les cases des standards de la féminité que nous imposent la société. Du début à la fin, elles vont envoyer valser ces codes, sans le moindre jugement, ce qui rend le propos encore plus fort. Elles vont nous raconter leurs vécus, leurs intimités, leurs doutes, leurs colères ou bien le regard que porte sur elle notre société… Continuellement, elles brisent le quatrième mur, nous interrogeant d’autant plus en nous impliquant dans leurs conversations. Elles aborderont sans tabous des thèmes comme leur rapport à la drague, la pilosité ou leur soif de liberté. Elles livreront leur discours avec un débordement d’énergie, entrecoupé de quelques chansons renforçant leurs propos. Le choix de choisir un homme pour interpréter Garance, le personnage le plus « féminin », n’est pas anodin, car même s'il est à l’origine de pas mal de rire, ça renforce le propos de la pièce, en envoyant un peu plus valser les codes. Car même s'il est souvent provocateur, ce spectacle hors norme n’est jamais manichéen. A la limite du documentaire, la véracité du jeu des comédiennes réussi parfaitement à transmettre son message de tolérance et de liberté. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique THE HAUNTING OF BLY MANOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série THE HAUNTING OF BLY MANOR THE HAUNTING OF BLY MANOR ❤️❤️❤️ Face au succès public et médiatique de Hill House, Netflix a évidemment commandé une deuxième saison. Et fort heureusement, ils ont décidé d’en faire une série d’anthologie (à savoir, chaque saison raconte une histoire indépendante sur le même thème). La série va s’inspirer du roman « La tour d’écrou » qui avait été adapté en 1961 avec « Les innocents », film qui aura traumatisé mon enfance, au même titre que le chef d’œuvre de Clouzot « Les diaboliques » (Tu n’as pas vu ce film ? Il faut que tu voies ce film !!!). Un des grands atouts de Bly Manor (si ce n’est le meilleur) est de proposer quelque chose de radicalement différent sur la plupart des points. Le souci, c’est que c’est bien souvent en dessous de la saison 1, même si au final cette saison garde assez de qualités pour en faire quelque chose d’intéressant (mais je doute, qu’à l’inverse de sa grande sœur, elle marque les esprits…) Déjà, la série nous offre le retour de plusieurs acteurs de la saison 1 mais dans des rôles vraiment différents. Et même si j’ai du mal avec le petit garçon de « E.T. l’extra-terrestre » (oui parce que Henry Thomas « Wingrave », c’est lui), pour les autres, ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Auxquels viennent s’ajouter une T’Nia Miller aussi parfaite que dans la fabuleuse série « Years and Years » et les deux gamins flippants dans leurs interprétations. Ensuite, et c’est sûrement ce qui va en décevoir pas mal de fans de la saison 1, c’est que là où la précédente jouait énormément avec nos nerfs, Bly Manor ne va pas beaucoup vous stresser… voir pas du tout… (Malgré quelques rares passages marquants) Au final, ce n’est pas une histoire de fantômes, mais une histoire d’amour avec des fantômes. Cela rend l’ensemble bien moins terrifiant, mais au final, plus envoutant. L’histoire va bien plus se concentrer sur les personnages et leurs ressentis concernant des amours présents ou passés. Car oui, Bly Manor, va elle aussi joué avec les temporalités, avec des transitions toujours aussi inspirées (l’épisode 5 est un modèle du genre). Malheureusement la première partie souffre de pas mal de longueurs jusqu’à ce fameux épisode 5 où la série bascule offrant une deuxième partie bien plus attractive. La deuxième moitié de saison offre même de très beaux moments de poésie faisant tendre l’ensemble vers la fable gothique (magnifié par une musique toujours aussi magnifique, qui reprendra le thème du film « les innocents »). Le problème, c’est que ça arrive bien tard… Niveau, mise en scène, Flanagan n’a réalisé que le premier épisode et ça se ressent. Alors, oui l’ensemble reste très propre, il y a toujours le même travail sur les décors ou cette petite « chasse aux fantômes cachés », mais ça nous offre moins de fulgurance, même si la saison ose un passage en noir et blanc (malheureusement pas assez travaillé visuellement, même si l’histoire de ce chapitre est captivante…) Bref, ça n’en fait pas une mauvaise saison, loin de là, mais forcément, comparé au coup de maître d’il y a deux an, il y a moyen d’être déçu… Partager

  • Critique OUBLIE-MOI – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle OUBLIE-MOI OUBLIE-MOI ❤️❤️❤️❤️❤️ Depuis le début du festival, que ce soit lors des discussions avec les autres festivaliers, dans les journaux ou bien sur les blogs, un nom revenait régulièrement : OUBLIE-MOI. J’ai donc attendu le dernier jour du festival pour découvrir ce spectacle, et oui, il mérite largement tout le buzz qu’il a provoqué… Un immense coup de cœur !!! La pièce s’ouvre sur un décor intégralement rose, jusqu’au moindre accessoire, dans lequel nous allons découvrir Jeanne et Arthur qui vont nous raconter leur histoire d’amour. Mais même si tout semble parfait, de leur coup de foudre à la complicité évidente de chaque moment, la vie en rose promise par la scénographie sera confrontée à une terrible tragédie, comme souvent avec les plus belles histoires d’amour… Marie-Julie Baup et Thierry Lopez sont admirables. On croit dès la première minute en leur amour qui s’installe jusqu’à devenir fusionnel, avec cette insouciance et ce petit grain de folie qui les réuni. Cet humour complice, qui comme un jeu entre les personnages, survolera tout le spectacle, même pendant les moments les plus tragiques. Clairement, leur interprétation sans faille y est pour beaucoup sur les émotions transmises aux spectateurs. Et quel tourbillon d’émotions !!! Du rire aux larmes, en passant par l’horreur, la tendresse, la compassion… J’en suis ressorti des nœuds dans le ventre, mais le sourire aux lèvres, tant leur histoire est belle et restera gravée dans ma mémoire. Niveau mise en scène et scénographie, c’est aussi la grande classe. Elle est moderne et inventive, avec notamment ces deux micros, de part et d’autre de la scène, où les personnages iront se recueillir régulièrement pour nous expliquer leur ressentis sur les flashs backs qui se déroulent sur nos yeux. Une pièce parfaitement menée, qui traitera son sujet avec énormément de justesse. Un hymne à l’amour avec un grand A, plus fort que tout et permettant de franchir chaque obstacle. Un coup de foudre absolu, le leur, bien sûr, mais surtout le miens pour ma pépite de l'année que je ne suis pas prêt d'oublier. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique COURGETTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle COURGETTE COURGETTE ❤️❤️❤️❤️💛 La compagnie Paradoxe nous emmène à la découverte d’Icare, surnommé Courgette, un enfant de 9 ans qui, suite à un terrible drame, se retrouve pour dans un foyer pour enfants écorchés. Si le postulat de base est très sombre, on va vivre cette histoire via le regard de notre héros, qui amènera un constant décalage à l’ensemble. Tout est fait pour nous immerger dans l’univers naïf de notre jeune héros et de son parcours initiatique. Il apprendra dans ce foyer à se reconstruire, tout en découvrant ce qui lui avait fait défaut avant : la bienveillance des adultes, s’intégrer aux autres, se faire des amis et surtout, l’amour… On notera la mise en scène au rythme très maitrisé et fourmillant d’idées. Les scènes idylliques s’enchaineront dans un décor semblant issu d’un rêve où l’interprétation des comédiens éveillera à coup sûr votre âme d’enfant. Comédiens qui deviendront par moment chanteurs et musiciens, car comme le montre tous ces instruments trônant au centre de la scène, la musique sera centrale à notre histoire, comme ce superbe morceau « Jimmy » de Moriaty qui accompagnera le spectateur lors de ce voyage plein de poésie. Un spectacle familial d’une infinie tendresse qui touche au cœur et dont on sortira le sourire aux lèvres. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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