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- Critique de SECOND TOUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film SECOND TOUR . SECOND TOUR ❤️❤️ Albert Dupontel fait partie de ces cinéastes dont le simple nom suffit à me faire aller découvrir leurs films au cinéma. Et à l'annonce de son nouveau film, je m'attendais à une comédie extrêmement caustique sur le monde politique, mais on est loin de ça et on a plutôt une fable moderne dans la lignée de ses deux derniers films, mais je ne rentrerai pas dans les détails. Il nous offre une nouvelle fois un film empreint de son univers décalé. L'humour est très présent, avec même quelques passages à mourir de rire, souvent dû au toujours aussi génial Nicolas Marié. On retrouve la tendresse particulière qui est devenu sa signature et offre de vrai moments de poésie. Et au fil de ses œuvres, Dupontel confirme une nouvelle fois son don pour faire jouer sa caméra et proposer des plans très inspirés. D'autant plus que la photographie est splendide, même si elle rappelle celle de ADIEU LES CONS. Mais même si je retrouve pas mal de choses que j'aime dans son univers, plusieurs détails me gênent énormément... Le scénario, même s'il est surprenant dans un premier temps, est finalement très prévisible. Quand le cœur du sujet arrive, tu te doutes immédiatement où le film veut aller... et il y va... Et à multiplier les thèmes et les genres, le film à tendance à s'éparpiller et devenir assez bordélique. Le film cumule les scènes humoristiques mais il m'a semblé très sage dans l'ensemble, alors que le sujet laissait espérer que Dupontel pousse les curseurs à fond... Mais surtout, même si on ne peut que louer ses talents de metteur en scènes, il y a bizarrement énormément de CGI et de fonds verts dont la qualité douteuse ne m'a pas aidé à rentrer dans le film. Pire, je l'ai vu il y a trois semaines, et même si certains passages hilarants sont restés gravés, et ont sauvé le film, pour le reste, il s'est estompé dans mon esprit au fil des jours. Bref, pas un mauvais film en soit, il est même divertissant, mais clairement j'ai eu l'impression d'assister à un petit Dupontel et pour le coup, c'est une déception... Partager
- Critique de ABOUT KIM SOHEE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ABOUT KIM SOHEE . ABOUT KIM SOHEE ❤️❤️❤️❤️ Ce film Coréen est basé sur un fait divers qui a bouleversé le pays et qui pour le coup m’a mis une jolie petite baffe… On y suit donc Kim Sohee, une étudiante, passionnée de danse, au caractère bien trempé et qui, en intégrant un stage, se verra pourtant broyée par un système ultra-libéral. Le film dresse un portrait glaçant de la société Coréenne où les libertés individuelles sont écrasées par l’aliénation au travail à laquelle sont soumis les citoyens. Que ce soit, dans le monde du travail, dans le milieu scolaire, la famille, c’est assez sidérant de voir la façon dont ils sont continuellement confrontés à un culte de la performance, à la compétition, et à la comparaison aux autres… Mais si le film est aussi fort, c’est surtout grâce à son écriture, qui nous offre presque deux films en un, avec deux point de vues différents, mais complémentaires, et rendant le message du film encore plus puissant. On passera ainsi, d’un drame social et d’un portrait humain, à un polar tout aussi passionnant. Par contre, on peut se questionner sur le nom du film pour les salles françaises : son titre original NEXT SOHEE prend tellement plus de sens… Ici, il n’y a aucune fioriture, et pourtant on sombre en même temps que l’héroïne. C’est d’une justesse et d’une subtilité qui impressionne. La mise en scène est très sobre, avec notamment très peu de passages musicaux mais qui viennent savamment souligner les propos du film. Un film sociétal implacable et qui laisse sans voix lors d’un dernier plan extrêmement fort de sens. Partager
- Critique de LA BEAUTÉ DU GESTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA BEAUTÉ DU GESTE . LA BEAUTÉ DU GESTE ❤️❤️❤️ Ce film japonais nous raconte l’histoire de Keiko, une jeune femme sourde, dont la carrière de boxeuse professionnelle vient de débuter. En règle générale, j’ai tendance à m’ennuyer devant les films de boxe, même si le 7e art nous a offert quelques chefs d’œuvre, comme le premier ROCKY, MILLION DOLLAR BABY, ou FIGHTER. Bien souvent, on a affaire à un héros qui cherche le dépassement de soi ou la résilience, et n’étant pas passionné par ce sport, j’ai tendance à trouver qu’ils se ressemblent un peu tous. Mais LA BEAUTÉ DU GESTE se libère justement de tous les clichés du genre et c’est même sa grande force. Le film est même anti-spectaculaire, jusque dans ses combats, ce qui risque de laisser sur le bas-côté une partie des spectateurs. Car oui, si vous cherchez du grand spectacle et du sensationnisme : passez votre chemin… Au contraire, on a affaire à un film assez contemplatif et peu bavard, qui se concentre l’évolution émotionnelle de son héroïne. De même, il n’y a aucun artifice, ni même aucune musique, mais un notera un énorme travail sur le son, notamment lors des séances d’entraînement, en créant une certaine musicalité avec les enchainements de coups. Pour notre protagoniste, la boxe n’a pas pour but une recherche de gloire ou de rédemption, mais est un moyen d’extérioriser ses émotions : un exutoire, à défaut d’être une passion. Le film place son action en pleine crise du Covid, renforçant le sentiment d’isolement de Keiko, dont le port du masque l’empêche de communiquer en lisant sur les lèvres. La prestation de Yukino Kishii est admirable. Sans un mot, elle réussit pourtant à toucher le spectateur qui se prend d’affection pour elle et la relation qu’elle a avec son mentor. Malgré son rythme lent, la mélancolie et la pudeur qui se dégage du film a tout de même fini par m’emporter. Partager
- Critique de TOP FILMS 2024 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film TOP FILMS 2024 . TOP FILMS 2024 Comme chaque année, voici venu l’heure du bilan de cette année cinématographique. Une année en demi-teinte : après un démarrage assez poussif, elle aura vu un automne exceptionnel. Même si ces derniers mois m’ont offert mes plus grosses déceptions de l’année (JOKER 2 , L’AMOUR OUF et cette purge qu’a été GLADIATOR 2), ils ont surtout été l’occasion de découvrir parmi les plus belles surprises de 2024. Voici donc mon top 10 de l’année. Comme d’habitude, cette liste n’a pas vocation à présenter les dix meilleurs films, mais ceux qui m’ont le plus marqué. Avec près de 100 films vus cette année, cela n’a pas été simple d’en retenir seulement dix, mais il a fallu faire des choix. 10 – ANORA Cannes 2024 aura été un excellent cru, et même si cette Palme d’or n’est pas mon film préféré de l’édition, elle reste un très bon film. Une fable moderne sur une travailleuse du sexe, à la fois maline, touchante, profonde et surtout TRÈS drôle. Sans oublier la révélation de l’année : Mikey Madison, qui explose littéralement à l’écran. 9 – LE ROBOT SAUVAGE En quelques années DreamWorks met la misère à Disney et Pixar. Ce film est d’une beauté sans nom, aussi bien pour ses images à couper le souffle que pour la vague d’émotions qui submerge le spectateur. Un film d’animation original qui touche autant les petits que les grands, laissant le public ressortir avec un sourire ému et des larmes au bord des yeux. 8 – IL RESTE ENCORE DEMAIN Une comédie populaire italienne dans le plus beau sens du terme. Le film choisi de s’attaquer aux violences conjugales sous le signe de la comédie, sans jamais dénaturer son propos. La mise en scène est inventive, avec un noir et blanc des plus maitrisé. Et surtout l’écriture est admirable. Elle accumule les scènes marquantes et surprend constamment le spectateur, jusqu’à ne dévoiler son réel sujet que dans les cinq dernières minutes… 7 – NOSFERATU Un conte gothique et horrifique qui colle parfaitement à l’univers de Robert Eggers. Il en tire parmi les plans les plus éblouissants de l’année, mêlant beauté, poésie et horreur. Une relecture du film de 1923, faisant de Nosferatu un prédateur sexuel. L’horreur imprègne chaque scène du film, avec notamment la prestation magistrale de Lili-Rose Depp, qui livre des scènes de possession ahurissantes… 6 – LE COMPTE DE MONTE-CRISTO Le cinéma français prouve qu’il peut rivaliser avec les grosses productions américaines pour offrir du très grand spectacle. Un blockbuster français qui se donne les moyens de ses ambitions pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il film apporte au roman de Dumas une relecture super-héroïque qui n’est pas sans rappeler BATMAN… et ça fonctionne à merveille. C’est épique, romanesque et porté par un casting investi et parfaitement dirigé. 5 - THE SUBSTANCE De loin ma plus grosse expérience cinématographique de l’année. Le genre de film qu’il faut absolument voir en salle où il prend une dimension folle. Alors oui, il a la subtilité d’un bulldozer dans un champs de pâquerettes, mais tout y est totalement maitrisé. Chaque plan est d’une beauté rare, et le film repousse constamment les limites. Que ce soit dans l’imagerie et le propos malaisant, ou bien dans la comédie satirique jusqu’à un final burlesque complètement dingue. Et ne serait-ce que pour Demi Moore, qui livre de loin sa plus belle prestation qui pourrait même lui valoir un Oscar (qui serait tout un symbole, vu le propos du film…) 4 – FLOW En tant qu’expérience cinématographique, FLOW se pose là. Un ovni d’animation unique qui fait le choix audacieux d’être muet. Il va en tiré toute sa force, sublimant son côté onirique. D’autant plus que le film est sublimé par une direction artistique avec un côté aquarelle apporté aux dessins, intensifiant la poésie de chaque scène. Une absence de dialogue qui va être compensé par une inventivité de chaque instant, entraînant le spectateur dans une expérience visuelle et auditive semblant tout droit sortie d’un rêve… 3 – EMILA PEREZ Un chef de cartel mexicain embauche une avocate afin de l’aider à faire sa transition de genre. Et le tout, sous forme de… comédie musicale... Sans doute le projet le plus casse gueule de l’année, mais c’était sans compter sur l’immense talent de Jacques Audiard, qui ne cesse de se renouveler à chaque film. Chacun de ses plan transpire de cinéma, avec une mise en scène sublimant constamment l’image. Il en tire une œuvre profondément humaine où la somptueuse musique viendra souligner chaque émotion de son trio de femme, qui chacune à sa façon cherchera un sens à sa vie. Le film navigue entre les genres, sans jamais se perdre, porté par un casting en or qui parvient à toucher le spectateur en plein cœur… 2 – LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE Clairement ma palme d’or de l’année. Le film dénonce la situation déplorable des femmes en Iran. Un thriller impressionnant construit sous forme d’un huit clos qui installera une métaphore saisissante entre la révolution qui gronde à l’extérieur et celle qui germe dans le cercle familial. La mise en scène impressionne par grands moments, comme une scène d’interrogatoire glaçante, mais surtout ce qui aura été pour moi la scène la plus marquante de l’année : un plan à la fois insoutenable et d’une tendresse infinie, symbolisant de la plus belle des manière cette jeunesse violentée. Un film coup de poing qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. 1 – DUNE 2 Denis Villeneuve prouve une fois de plus à quel point il est l’un des réalisateurs les plus talentueux de notre époque. Il livre un film grandiose à l’esthétique hallucinante. Chaque plan est un véritable régal pour les yeux, avec des FX parfaitement intégrés à l’image. Il a un sens du détail à chaque instant, que ce soit les décors, les costumes, la photographie ou ce rapport d’échelle saisissant. Tout est mis en œuvre pour propulser le spectateur dans cet univers fantastique. Mais son film ne se limite pas au grand spectacle et se pare d’une vraie profondeur, porté par des personnages complexes et un casting dirigé de main de maître. Un des rare défaut du film est pour moi d’être une adaptation, là où je rêverai de voir Villeneuve mettre en scène une œuvre originale. Clairement un chef d’œuvre de la science-fiction qui deviendra culte pour toute une génération. Partager
- Critique de ANNETTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ANNETTE . ANNETTE ❤️❤️❤️💛 J'ai eu du mal à rentrer dans le délire de Carax (souvent le cas avec lui), mais le film a fini par m'emporter POUR - La scène d'ouverture - La musique des Sparks offre quelques scènes d'anthologie - C'est plus un opéra-rock qu'une comédie musicale - C'est une tragédie sombre et malaisante se rapprochant d'un Dancer in the dark - C'est bourré d'idées de mise en scène - Certains plans sont magnifiques et transpirent de poésie - C'est original, déroutant et souvent surprenant - Adam Driver en état de grâce. Certes, ce n'est pas le roi du charisme, mais QUEL acteur !!! - Le personnage d'Annette (je ne développe pas car je ne sais pas si c'est abordé dans la bande annonce) - La deuxième moitié du film et un final vraiment réussi - Au cinéma, c'est vrai que ça claque - J'étais seul dans une salle de 200 personnes !!! CONTRE - Ça ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil et prend le risque de le perdre en cours de route - Je ne vais pas mentir, passé la scène d'ouverture, je me suis un peu fait chier pendant la première moitié du film (même si visuellement, rien à redire), puis le film a réussi à me chopper - Les scène de stand-up de Driver sont souvent lourdes (même si une d'elles est vraiment bien foutue) - Le fait qu'il y ait TRES peu de dialogues n'aide pas à la construction des personnages - Il y a certains passages un peu kitschs (même si totalement assumés) qui m'ont laissé dubitatifs - Driver est un acteur magistral, mais niveau chanteur... Bref, même si ça vaut vraiment le coup de le voir au cinéma, j'ai mis beaucoup de temps en rentrer dedans et même si la deuxième moitié est assez dingue, elle n'efface pas ce sentiment mitigé Partager
- Critique de TENET – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film TENET . TENET ❤️❤️❤️ Ça va être TRÈS compliqué de dire vraiment ce que j'en pense sans spoiler mais je vais essayer... Ce qui est sûr, c'est que mon avis est mitigé Et puis, clairement, il va aussi falloir que je retourne le voir pour valider mon opinion, car j'y suis allé sans voir une seule image, et sans connaître le pitch, et quand j'en entendais dire, après avoir vu la bande annonce "ça à l'air très bon, mais j'ai rien compris", bah après ma sortie du cinéma c'était un peu le sentiment que j'avais... Parce que Nolan, va loin... TRÈS loin... voir TROP loin dans son délire, quitte à perdre le spectateur en chemin Là où des Inception, Interstellar et autres Memento étaient "complexes" mais où tu arrivais à raccrocher les wagons et comprendre le sens du film et le message véhiculé, là c'est une tout autre histoire, et on a l'impression que le film est juste compliqué sans vraiment avoir de raison. D'ailleurs le message du film... va falloir m'expliquer... et au final tout semble inutilement compliquer... Après, une deuxième visu (presque indispensable) permettra très certainement de clarifier les choses, même si le pitch semble finalement vraiment lambda Pour, rester dans les choses qui m'ont gêné, sans m'étendre sur le charisme d'huître de Pattinson (qui malgré tout s'en sort plutôt bien), c'est l'écriture des personnages qui m'a globalement déçu, leurs manque de background, le manque d'émotions dans leurs relation et surtout le côté caricatural du méchant qui le rapproche beaucoup plus des mauvais antagoniste de James Bond, que du génie d'un Dark Knight. Parce qu'en parlant de ça on a souvent l'impression de se retrouver devant un 007... Après, heureusement il y a aussi des choses positives Déjà, ce putain de plaisir de revoir un grand film d'action au cinéma. Parce que de ce côté là Tenet, c'est une énorme baffe, et il fait vraiment parti de ces films qu'il faut ABSOLUMENT voir sur grand écran. Tu en prends plein la rétine, avec des scènes bluffantes mais qui arrivent à rester lisibles. On sent qu'il a voulu limiter les CGI ce qui rend souvent les scènes plus impressionnantes (notamment celle de l'avion) La mise en scène de certains passage à vraiment dû être un casse-tête, totalement surréalistes, tout en semblant tellement réelles (un peu à l'image de la scène en apesanteur d'Inception, mais en plaçant la barre encore plus haut) Et puis Nolan maîtrise la tension comme personne, et réussit encore à nous clouer au fauteuil, avec comme souvent chez lui un énorme travail sur le son. Bref, un avis vraiment mitigé. Un très grand film d'action offrant des scènes hallucinantes, mais au scénario inutilement "trop" complexe et à la galerie de personnages plus fades les uns que les autres... Partager
- Critique de YANNICK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film YANNICK . YANNICK ❤️❤️💛 Déjà en manque du festival OFF, je ne pouvais forcément pas passer à côté de ce nouveau film de Quentin Dupieux. Bon, je dois aussi avouer que je ne suis pas un grand fan de son cinéma, mis à part son INCROYABLE MAIS VRAI que j’avais trouvé très maitrisé, mais je me suis laissé tenter par le pitch improbable. Lors d’une très mauvaise représentation d’une pièce de boulevard, Yannick se lève pour exprimer son mécontentement aux comédiens… Comme souvent chez ce réalisateur, le film part sur un très bon concept. On a tous assisté à un spectacle affligeant qu’on aurait voulu interrompre, et bien heureusement, par respect pour les artistes, on ronge notre frein. Le film nous offre donc un départ assez jubilatoire, avec certains dialogues qui font mouche, d’autant plus qu’il aborde un discours plutôt intéressant sur le rapport entre le spectateur et la création artistique. Et surtout le film brille par l’interprétation admirable de Raphaël Quenard, qui ne cesse de me surprendre par les nuances de son jeu. Mais comme souvent avec le réalisateur, le problème vient du fait que malgré la durée très courte du film, à peine 1 heure, ça s’essouffle assez vite… Même dans son discours, ça fini par tourner un peu en rond. Et pire c’est peut-être son film le plus sérieux, alors que pour le coup j’aurais vraiment voulu qu’il se lâche vraiment. Partager
- Une absence qui remplit chaque plan…
Découvrez notre critique détaillée du film LES ENFANTS VONT BIEN . LES ENFANTS VONT BIEN ❤️❤️❤️💛 Une absence qui remplit chaque plan… Il y a deux ans, je découvrais Nathan Ambrosioni avec TONY EN FAMILLE, qui avait été une très belle surprise. Dans LES ENFANTS VONT BIEN, il retrouve Camille Cottin pour un nouveau drame familial. Une mère dépose ses deux enfants chez sa sœur avant de disparaître dans la nature. Avec un sujet aussi lourd, le réalisateur aurait facilement pu tomber dans la facilité ou l’excès mélodramatique. Pour son troisième film, à seulement 26 ans, il fait preuve d’une maturité impressionnante. Il évite le piège du pathos larmoyant et livre au contraire une œuvre d’une grande justesse émotionnelle. Il poursuit son travail sur la cellule familiale et transforme ce drame en un film intime, d’une sensibilité et d’une délicatesse rares. Certains lui reprocheront peut-être son rythme contemplatif, mais c’est précisément ce tempo qui fait la force du récit. Plutôt que de s’intéresser à la disparition, Ambrosioni oriente son récit vers les répercussions qu’un tel acte provoque sur l’entourage. Sans jamais forcer les émotions ni les grands discours, il réussit à capter un geste, un regard, pour exprimer le ressenti de ses personnages. Avec une mise en scène sobre, il joue avec les silences, les non-dits et le hors-champ pour montrer l’impact d’un tel abandon sur les enfants et sur leur tante, contrainte de devenir une mère de substitution dans un univers dont elle ignore les codes. Le film doit énormément à son casting. Camille Cottin livre une prestation tout en retenue, rendant son personnage profondément crédible. Par moments, l’ensemble prend des accents quasi documentaires, notamment lorsqu’il confronte le spectateur à l’absurdité du système. Les deux jeunes acteurs impressionnent également par le naturel de leur jeu, essentiel à la justesse du film. Loin du drame larmoyant ou spectaculaire, Ambrosioni signe un drame familial puissant, d’une délicatesse remarquable, dont le plan final reste longtemps ancré en mémoire. Partager
- Critique de LA ZONE D’INTÉRÊT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA ZONE D’INTÉRÊT . LA ZONE D’INTÉRÊT ❤️❤️❤️ C’est toujours compliqué quand tu décides de filmer la Shoah, pour ce qui est de ce que l’on doit montrer ou non, et même Spielberg en avait fait les frais dans son chef d’œuvre LA LISTE DE SCHINDLER avec la fameuse scène de la douche… Pour son film, Jonathan Glazer fait le choix radical de ne rien montrer et d’utiliser l’hors-champ pour décrire l’holocauste et le résultat n’en sera que plus glaçant pour le spectateur, grâce à un énorme travail sur le son. On va suivre la vie de famille du commandant Rudolf Höss dans leur maison de rêve et son jardin d’Eden… collée au camp d’Auschwitz… Une famille qui semble vivre une vie des plus banales alors que l’horreur a lieu de l’autre côté du jardin. Une horreur qui sera constamment présente par une bande son sidérante, avec constamment en fond sonore, les cris des prisonniers, des coups de feu, les ronronnements des fours… Et le malaise s’installe chez le spectateur qui voit cette famille semblant en faire abstraction et vivre une vie idyllique… La mise en scène fait le choix judicieux de filmer ses personnages par des plans fixes souvent éloignés et des caméras placées toujours aux mêmes lieux donnant l’impression de les observer via des caméras de surveillances. Le résultat, même s’il est troublant, fonctionne très bien et permet de laisser un écart entre les protagonistes et le spectateur, et d’éviter de créer la moindre empathie. Mais plus que le commandant Höss, qui semble gérer la rentabilité d’une usine, c’est sa femme qui nous pétrifie le plus, incarnée par une Sandra Hüller qui prouve une nouvelle fois son immense talent en étant méconnaissable dans son jeu. Et pourtant… malgré toutes ces qualités que je lui reconnais, je dois bien avouer que j’ai fini par trouvé que le film finissait par être redondant. Il faut dire que la proposition est extrêmement radicale, et même si l’ambiance et le malaise installés sont implacables, le fait d’observer cette famille se fait au détriment d’un réel scénario. Mais ce qui est certain, c’est qu’il aura réussi à me marquer profondément et qu’il n’a pas fini de résonner en moi… Partager
- Un délire complotiste à la fois absurde et fascinant.
Découvrez notre critique détaillée du film BUGONIA . BUGONIA ❤️❤️❤️ Un délire complotiste à la fois absurde et fascinant. Deux cousins conspirationnistes kidnappent une grande cheffe d’entreprise pharmaceutique. Ils vont la séquestrer et l'interroger , convaincus qu’elle est en réalité une extraterrestre envoyée sur Terre afin de détruire l’humanité. Voilà le point de départ délirant de BUGONIA. Pour leur quatrième collaboration, Yorgos Lanthimos et Emma Stone se réapproprient SAVE THE GREEN PLANET de Jang Joon-hwan (2003) et nous embarquent dans ce qui sera probablement l’un des films les plus fous de l’année. BUGONIA s’impose comme une farce satirique qui n’est pas sans rappeler EDDINGTON d’Ari Aster — ce qui n’a rien d’étonnant puisque ce dernier en est l’un des producteurs. Mais même si BUGONIA possède de nombreuses qualités, je pense que je n’étais clairement pas prêt pour une proposition aussi radicale. Le principal atout du film réside sans doute dans son duo d’acteurs. Le film repose énormément sur la qualité de leur jeu, sans laquelle le récit aurait pu sombrer dans le ridicule. Emma Stone incarne une femme d’affaires cynique et manipulatrice, qu’elle rend délicieusement détestable. Face à elle, Jesse Plemons campe un marginal pathétique, enfermé dans ses obsessions complotistes. Ensemble, ils forment un duo qui nous entraîne dans des scènes à la fois absurdes et provocantes, au risque de décontenancer le spectateur. Comme toujours chez Lanthimos, la mise en scène est d’une grande maîtrise. Même si le dispositif du huis clos la contraint, il parvient à en tirer une atmosphère anxiogène redoutable. L’utilisation du VistaVision offre des plans d’une ampleur somptueuse, magnifiés par un travail remarquable sur la lumière et la colorimétrie. Ce raffinement visuel contraste avec la violence et l’humour noir de cette satire sociale. Le tout est accompagné par une musique orchestrale qui colle parfaitement au côté théâtral de l’œuvre. Le film pose d’ailleurs un regard sombre sur l’état de notre société, soulignant les dérives idéologiques, la manipulation de masse et l’absurdité du monde contemporain. Il critique à travers un humour très sombre aussi bien le capitalisme que les théories du complot, tout en abordant l’écologie et l’avenir de l’humanité. Mais BUGONIA est empreint d’une noirceur, d’une violence et d’une froideur qui risquent de laisser certains spectateurs à distance. D’autant plus que nous assistons à un combat entre deux monstres, auprès desquels nous avons bien du mal à nous identifier. Le récit peine également à démarrer et souffre de quelques longueurs, même s’il s’emballe de manière spectaculaire dans son dernier acte. Mais là encore, même si son final est aussi malin que surprenant, il reste difficile de saisir clairement le message que Lanthimos veut réellement transmettre. Certains pourront aussi lui reprocher quelques facilités scénaristiques, pourtant totalement assumées par l’absurdité des situations. Avec BUGONIA, le réalisateur bouscule une nouvelle fois les codes, au risque de diviser le public, mais livre sans doute son film le plus abordable pour le grand public. Et même si je ne suis pas entré totalement dans le délire, sa proposition aura tout de même réussi à me fasciner. Partager
- Critique de LA LA LAND – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA LA LAND . LA LA LAND ❤️❤️❤️❤️❤️ LA LA LAND 1ère Ce moment où tu te dis qu'on a beau être en janvier, tu viens sûrement de voir le plus beau film de 2017 Pourtant, tu connaissais le potentiel de Damien Chazelle depuis que son "Whiplash" t'avait mis sur le cul il y a un an Mais là... D'entrée, la scène d'ouverture, avec un des plus beaux plans séquences du cinéma, t'annonce la couleur : tu vas vivres une expérience hors norme Le mec réussi à nous offrir un hommage vibrant aux comédies musicales d'antan tout en nous offrant quelque chose de moderne et bourré d'inventivité Mieux, moi qui déteste le jazz, il réussi pour la deuxième fois consécutive à me faire tomber sous le charme d'un film où cette musique est au coeur de l'histoire Alors, certes, tout n'est pas parfait, avec notamment quelques longueurs Mais le film rempli de scènes d'une poésie rare, et d'une mise en scène maîtrisée de main de maitre. Sans parler de ce final dont les poils de mes bras ne vont jamais s'en remettre Et les acteurs ne sont pas en reste Ryan Gosling et Emma Stone réussissent à nous emporter dans leur histoire d'amour sans jamais tomber dans le mièvre (je vous rassure pas au point de me refaire croire en la chose : ça reste du cinéma ) Cette dernière m'a d'ailleurs bluffé et devrait bientôt pouvoir poser une petite statuette avec son nom gravé dessus Voilà GROS coup de coeur de ce début d'année Compliqué d'en parler sans trop en dévoiler Une chose est sûre, ce soir je risque de danser dans mes rêves... LA LA LAND 2e Tu avais raison Edwige, c'est encore mieux la deuxième fois Ca a même été une expérience assez bizarre Plusieurs fois dans le film, mes poils se sont hérissés au début des ces scènes qui m'avaient déjà subjugué à la première visu Un putain de feu d'artifice ce film!!! De la scène d'ouverture qui te met un uppercut en t'annonçant que tu vas voir un truc hors normes En passant par toutes ces explosions visuelles, musicales et d'émotions Et pour finir par un bouquet final HALLUCINANT de poésie : surement la plus belle scène finale qui le cinéma m'ait offert à ce jour Et cette musique qui rentre en toi pour s'y imprimer. Ce soir j'avais l'impression de connaitre chaque passage musical depuis une éternité. Pas étonnant que La La Land, fier de ses 14 nominations aux oscars, soit nommé à deux reprises dans la catégorie "Meilleure chanson originale" (je ne savais même pas que c'était possible...) Alors oui, à ma première critique, j'avais quand même émis quelques réserves sur certaines longueurs, qui étaient vite effacées par la magie qui s'offre à nous Mais, ce soir non, car Damien Chazelle maitrise son sujet de A à Z et ne laisse rien au hasard Chaque scène, chaque détail a au final son importance qui permet que la sauce prenne Comme dit Emma Stone dans une scène "Le public viendra, parce que tu es passionné. Et les gens aime ceux qui sont passionnés par ce qu'ils font". Et c'est exactement ça : Damien Chazelle est passionné par le cinéma, par la musique et ça se ressent dans chaque scène du film Emma Stone... Mais EMMA STONE putain!!! Alors je suis désolé pour les quatre autres actrices qui sont nommées aux oscars (Et pourtant tu sais à quel point je t'admire Nathalie Portman), mais ça ne sert à rien de vous déplacer à la cérémonie le 26 février. Elle transperce l'écran d'une force!!! Rien que ses yeux, j'ai envie de plonger dedans tellement ils sont grands, mais surtout ce sourire et cette palette d'émotions qu'elle t'envoie à la gueule. Bon OK, merci à Ryan Gosling, qui très classe (comme dans son rôle d'ailleurs), à l'image de son partenaire de danse dans le film, la soulève pour l'envoyer tutoyer les sommets du 7e art Bon, OK, je ne suis peut être pas objectif, car je suis peut être un poil tomber amoureux moi (dans la mesure où je suis encore équipé pour...) Pour résumé le film, ce soir, il y a une phrase qui m'est revenue. Cette magnifique phrase qui ouvre la pièce de théâtre qui me tient le plus à coeur : Des accordés " LE REVE COMME MOTEUR" Parce que déjà, c'est le thème principal du film Et puis, c'est ça La La Land, Ca te vend du rêve avant que tu n'ailles le voir Ca t'offre du rêve pendant ces deux heures de magie Ca vient envahir tes rêves quand tu vas te coucher après la séance Alors, j'ai une mission pour vous Je sais que je ne suis pas forcément doué avec les mots, mais je pense que j'ai à peu près réussi à vous faire comprendre à quel point ce film m'a fait vibrer Et j'aimerai que vous puissiez ressentir ne serait-ce que le dixième de ce que j'ai ressenti Donc, vous allez tous me faire le plaisir d'aller voir ce film au cinéma Parce que non, ce genre de spectacle ça se vit dans une salle obscure, au moins pour profiter de cette bande son magistrale Et vu que je suis euphorique, je m'engage à vous rembourser votre place si vous n'êtes pas transporter ( Lilian, envoie moi direct ton RIB que je te fasse l'avance, même si je suis impatient que tu me fasses partager tes arguments 😉 ) La La Land, c'est en voyant des films comme ça que je me souviens ce qui fait que le cinéma me passionne Il pourra tranquillement aller rejoindre sur mon chevet, les "Eternal Sunshine", "Alabama Monroe" et autre "Fight Club" (petite dédicace à Fabien qui m'a appris hier que je n'étais pas le seul à mettre ce chef d'oeuvre de Fincher sur un pied d'estale) Partager
- Critique de VISIONS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film VISIONS . VISIONS ❤️❤️💛 Il y a deux ans, Yann Gozlan nous offrait une des plus belles surprises de 2021 avec BOITE NOIRE, un polar paranoïaque extrêmement maitrisé. J’étais donc curieux découvrir sa nouvelle proposition. Et clairement, le film est une réussite sur la forme… à défaut de l’être sur le fond… On y suit Estelle, une pilote de ligne, dont les retrouvailles avec une ancienne amante vont mettre à mal sa vie « parfaite » avec son mari et la faire plonger dans une spirale cauchemardesque. On retrouve donc un thème cher au réalisateur, l’aviation, même si ici il n’est qu’une toile de fond, qui n’est ici que pour appuyer la perte de contrôle de son personnage principal. Et si on doit bien reconnaitre une qualité à Yann Gozlan, c’est qu’il a un énorme talent pour ce qui est d’installer une ambiance. Car si il a bien une autre passion, c’est celle du maitre du suspense, tant son film à une nouvelle fois des airs de thriller Hitchockien, même si ici il va aussi piocher dans l’univers de Lynch en le faisant flirter avec le fantastique et les codes du cinéma d’horreur. Et techniquement, c’est irréprochable. Le spectateur, se retrouve plonger en immersion dans le cauchemar d’Estelle, qui sera continuellement piégé entre vision et réalité, et en le faisant douter de tout ce qui se passe à l’écran. D’autant plus qu’il a un véritable sens du cadre et du montage, le tout magnifié par une superbe photographie et un travail sur le son et la musique qui viennent parfaire l’ambiance du film. Il prend donc un malin plaisir à perdre son spectateur, mais malheureusement, quand vient le fin mot de l’histoire, même si c’est loin d’être ridicule, j’ai un peu eu un sentiment de « tout ça pour ça ? ». Car même si il est alambiqué, le scénario reste finalement assez classique, rendant même certains retournements de situation prévisibles… Niveau casting, on a une Diane Kruger qui tient parfaitement son personnage et une Marta Nieto magnétique (c’est d’ailleurs un plaisir de la retrouver après le fabuleux MADRE). Par contre, j’ai eu plus de mal avec Kassovitz, qui passe son temps à demander à sa femme « Ça va ? », alors que, non clairement, ta femme elle ne va pas bien !!! Mais même si il ne renouvelle pas l’exploit de BOITE NOIRE, le film a tout de même assez de qualités pour se laisser découvrir, et surtout confirme le talent de metteur en scène de Yann Gozlan. Partager













