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  • Quand le stand-up devient une thérapie conjugale à ciel ouvert.

    Découvrez notre critique du film IS THIS THING ON ? . Quand le stand-up devient une thérapie conjugale à ciel ouvert. IS THIS THING ON ? ❤️❤️💛 Quand le stand-up devient une thérapie conjugale à ciel ouvert. Alex, un quinquagénaire sur le point de divorcer, se lance par hasard dans le stand-up et tente d’y trouver un nouveau sens à sa vie. Le film dissèque un couple dont les années et la routine ont peu à peu éteint la flamme. Au bord de la dépression, Au bord de la dépression, Alex découvre que la scène pourrait être une forme de thérapie : chaque représentation devient une confession publique, où le public tient lieu de psy et où il tente de raviver l’étincelle, en lui comme dans son couple. Il est d’ailleurs rafraîchissant de voir le cinéma s’intéresser à un couple mature, loin des standards habituels de la comédie romantique. Will Arnett livre une prestation sensible, tout en retenue, tandis que Laura Dern lui offre une réplique tout aussi subtile. La mise en scène de Bradley Cooper est intimiste : caméra au plus près des corps, plans-séquences qui gravitent autour des personnages, impression constante d’être enfermé avec eux dans leur crise conjugale. Certains moments sont particulièrement inspirés, notamment l’entrée en scène lors du dernier numéro de stand-up. Mais malgré ces qualités indéniables, je suis malheureusement resté à distance. Si le film a le mérite de s’intéresser au stand-up, un univers rarement exploré au cinéma, les scènes censées déclencher le rire m’ont laissé de marbre. Et surtout, j’ai ressenti le même blocage que devant Marriage Story — et plus largement certaines comédies romantiques new-yorkaises : une difficulté à m’attacher à des personnages qui me paraissent déconnectés du réel. La seconde partie, davantage centrée sur la remise en question du couple, gagne en profondeur… mais l’ennui s’était déjà installé. Partager

  • Fabuleuse prestation de Saoirse Ronan.

    Découvrez notre critique du film THE OUTRUN . Fabuleuse prestation de Saoirse Ronan. THE OUTRUN ❤️❤️❤️💛 Fabuleuse prestation de Saoirse Ronan. Rona, une jeune Londonienne qui a détruit son couple en sombrant dans l’alcool, décide de trouver refuge dans les Orcades, ces îles perdues au nord de l’Écosse où elle a grandi. C’est ici, dans cette nature sauvage, qu’elle cherchera à lutter contre ses démons intérieurs pour trouver un nouveau sens à sa vie. Il y a quatre ans, Nora Fingscheidt m’avait bouleversé avec son très prometteur Benni, que je vous invite vivement à découvrir. J’étais donc assez curieux de découvrir son nouveau film, d’autant plus qu’en tête d’affiche, on y retrouve la grandiose Saoirse Ronan. THE OUTRUN est donc un drame intime sur une femme qui cherche à se reconstruire en luttant contre le fléau qui la ronge : l’alcoolisme. Dès la scène d’ouverture, on est bluffé par ce qui sera l’un des atouts du film : la beauté des images. On y voit un plan qui raccorde un baiser dans une boîte de nuit à une séquence sous-marine, symbolisant l’alcool qui détruit la vie de Rona. Le film est constamment enveloppé d’un souffle onirique du plus bel effet, créant une ambiance presque hypnotique, entre rêve et réalité. Un vent qui s’abat sur cette région d’Écosse tout comme sur ces plans caméra à l’épaule, donnant régulièrement ce sentiment d’ébriété qui hante notre personnage… La beauté des images est aussi sublimée par les majestueux paysages des îles du nord de l’Écosse, qui en mettent plein les yeux et intensifient ce sentiment de solitude. Le film adopte d’ailleurs un rythme très lent et contemplatif, qui pourra en rebuter certains, mais il est totalement justifié par le combat que mène Rona et son besoin d’isolement pour réussir à se retrouver. On notera aussi la qualité de l’écriture, qui nous fait constamment voyager entre le passé et le présent, sans jamais nous perdre. Au contraire, ces deux temporalités se répondent et développent de manière très habile la psychologie du personnage. Mais surtout, le grand atout du film est clairement son actrice, Saoirse Ronan, qui prouve une fois de plus que ses quatre nominations aux Oscars sont totalement justifiées. Elle livre probablement ici sa plus belle prestation. Elle est présente dans chaque scène et porte littéralement le film sur ses épaules. Son jeu est d’un naturel saisissant, en osmose avec son personnage. Sans jamais forcer, et souvent sans prononcer le moindre mot, elle parvient à transmettre des émotions puissantes aux spectateurs. Cela dit, même si j’ai passé un bon moment, j’ai tout de même un bémol à émettre : l’utilisation de la voix-off. Même si elle apporte une certaine poésie, j’ai toujours du mal quand le cinéma privilégie le texte à l’image pour transmettre un message ou susciter une émotion. Cela vient sûrement du fait qu’il s’agit de l’adaptation d’un roman introspectif (j’ai d’ailleurs rencontré le même problème après avoir lu le fabuleux roman THE WILD et en découvrant son adaptation cinématographique, qui abuse de la voix-off). Sans ces scènes, le film aurait probablement gagné en efficacité, notamment en étant plus court. Il n’en reste pas moins un film à la fois mélancolique et lumineux, mais surtout une très belle leçon de vie. Partager

  • L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie

    Découvrez notre critique du film L’AFFAIRE BOJARSKI . L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie L’AFFAIRE BOJARSKI ❤️❤️❤️ L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie Le film raconte le destin hors norme d’un ingénieur polonais devenu faussaire, faute de pouvoir vivre de ses inventions, et constamment confronté au racisme de l’après-guerre. Une trajectoire au fort potentiel romanesque, dans laquelle Jean-Paul Salomé choisit de s’intéresser davantage à l’artiste qu’au hors-la-loi. Et même si le film n’est pas un biopic au sens strict, et s’autorise certaines libertés d’écriture, notamment autour des prétendues inventions du personnage, son histoire demeure fascinante à suivre. Le film brille avant tout par son impressionnant travail de reconstitution. Bien sûr, les décors participent à l’immersion dans cette France d’après-guerre, mais c’est surtout tout ce qui touche à la machinerie et à la fabrication des faux billets qui force l’admiration. Le récit insiste sur le génie de son personnage, pour qui chaque nouveau billet devient un défi technique toujours plus audacieux. À l’instar de Walter White dans BREAKING BAD, Bojarski est condamné au secret et s’engage dans une quête de reconnaissance permanente. Une obsession qui le mènera jusqu’à signer ses créations, afin de les rendre plus parfaites encore que les billets qu’il imite. Le spectateur va être entrainé dans l’enquête et le jeu du chat et de la souris qui s’installe entre Bojarski et l’inspecteur lancé à ses trousses pendant quinze ans. Reda Kateb et Bastien Bouillon incarnent avec justesse la dualité qui s’installe entre ces deux hommes, tous deux dévorés par leurs obsessions respectives, au détriment de leur vie familiale. Le film s’attarde également sur sa relation avec son épouse, qui l’aime d’un amour aveugle, interprétée par une Sara Giraudeau qui compose un personnage dans la retenue qui devient le contrepoint émotionnel d’un récit. L’AFFAIRE BOJARSKI navigue ainsi entre polar à l’ancienne, histoire d’amour et drame social, celui d’un immigré incapable de trouver sa place dans la société française. Mais le film est peut-être trop sage. Il peine à affirmer une réelle identité et manque parfois de tension dramatique. D’autant qu’il souffre inévitablement de la comparaison avec ARRÊTE-MOI SI TU PEUX, allant jusqu’à s’inspirer un peu trop ouvertement du classique de Spielberg. On pourra également regretter une mise en scène parfois trop académique, où rien ne déborde vraiment. Si l’ensemble est soigné et maîtrisé, il manque de véritables coups d’éclat, notamment lors des rares scènes de fusillade, qui peinent à trouver une véritable ampleur. Il n’en reste pas moins le portrait captivant et méconnu d’un artiste hors-la-loi, dont les faux billets sont aujourd’hui considérés et vendus comme de véritables œuvres d’art. Partager

  • THE LEFTOVERS: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série THE LEFTOVERS THE LEFTOVERS ❤️❤️❤️❤️❤️ Je viens de revoir cette série et quand j’en parle autour de moi, je remarque qu’elle est assez méconnue et pourtant QUELLE SERIE !!! C’est simple, à mon sens, c’est une des rares à être parfaite de sa scène d’ouverture à son final grandiose. Et elle est pour moi à l’image des chefs d’œuvre que sont SIX FEET UNDER, BREAKING BAD et autre THE SHIELD. Bref, si ces quelques mots peuvent vous convaincre de jeter un œil à ce bijou audiovisuel … (d’autant plus qu’il n’y a que 28 épisodes) THE LEFTOVERS est une série HBO (ENCORE !!!) créée par Tom Perrotta (auteur du roman) et Damon Lindelof. Ce dernier est celui à qui l’on doit déjà LOST qui, même si elle s’est un peu perdue au fil des saisons, avait déjà marqué son époque et est certainement, avec 24H CHRONO, à l’origine de l’engouement actuel pour les séries. Mais c’est aussi à lui que l’on doit la brillantissime mini-série WATCHMEN, qui comme le film est bien plus qu’un nouveau produit sur les super héros. Le pitch de THE LEFTOVERS est aussi simple qu’intriguant : Le 14 octobre 2011, 2% de la population mondiale disparaissent instantanément de la surface de la terre… Une des grandes forces de la série est que Linderlof a retenu les erreurs de LOST, et si vous vous attendez à avoir des réponses sur ces disparitions et tous les autres évènements surnaturels qui vont en découler, passez votre chemin. Et le pitch n’est rien comparé aux événements totalement WTF qui vous attendent. La série a d’ailleurs un côté « David Lynch » et le fabuleux épisode 8 de la saison 2 est d’ailleurs clairement un hommage à son cinéma. Mais THE LEFTOVERS nous fait vite comprendre que la vérité n’a peu d’importance et qu’elle veut consacrer son intrigue à tout autre chose… Car comme son nom l’indique, la série ne va pas s’intéresser à ceux qui ont disparu, mais à ceux qui restent. Ici, il ne sera pas question du pourquoi ou du comment c’est arrivé, mais comment continuer à vivre après un tel évènement. Et même si il y aura un côté métaphysique qui survolera les épisodes, l’écriture se concentrera sur les émotions de ses héros, et c’est là qu’elle excelle. Les thèmes centraux, tels que le deuil, la résilience, la religion seront extrêmement bien exploités, mais au fil des épisodes le spectateur se rendra compte que le thème principal de cette série est tout autre (je vous laisserai découvrir ça) et aura un point d’orgue magistral dans un final tout aussi exceptionnel. Mais si la série est aussi puissante, c’est surtout grâce à son écriture et notamment celle de ses personnages. Chaque héros explorera une facette de l’âme humaine avec sa façon de réagir à un tel traumatisme. Car oui, même si deux protagonistes sortent du lot, la série possède beaucoup de personnages secondaires, dont certains auront souvent le droit à des épisodes qui leurs sont consacrés, expliquant leurs parcours et leurs choix (surement les meilleurs épisodes du show). Leurs réactions sembleront souvent excessives au premier abord, mais finalement jamais gratuite. Et la série ne jugera d’ailleurs pas ses personnages, permettant au public de s’y identifier encore plus et rendant une certaine légitimité à leurs choix. Un autre grand atout de LEFTOVERS est qu’elle arrive régulièrement à rebattre les cartes de son intrigue, allant explorer d’autres terrains, sans jamais s’éloigner de son propos. Chaque saison aura d’ailleurs sa propre identité, sans jamais perdre en qualité et permettant d’explorer un peu plus la profondeur de ses héros. Et comme souvent chez HBO, pour interpréter ses personnages, on a le droit à un casting de haut vol, tous parfait dans leurs rôles. Mais celle qui sort du lot, c’est Carrie Coon qui est à l’origine des plus grands moments d’émotions du show. C’est simple, je pense que son personnage de Nora Durst est tout simplement le plus grand rôle féminin écrit pour une série. Autre point fort de la série, et encore un classique, chez HBO, la musique. La partition écrite par Max Richter est digne des plus grandes musiques de films. Elle accompagnera à la perfection les émotions de nos héros. Avec son mélange de piano, violons, orgue et autres guitare, à elle seule, elle vous dressera les poils sur les bras et viendra vous toucher en plein coeur. Alors, oui, THE LEFTOVERS est une série exigeante, mélancolique, au rythme lent, qui sort le spectateur de sa zone de confort, mais si comme moi vous rentrez dedans, c’est un vrai régal. Que ce soit l’intelligence de son écriture, son la justesse de son interprétation, ou la force de ses dialogues, chaque épisode arrivera à marquer l’esprit du spectateur. Partager

  • Elles choisissent les mots pour combattre les maux…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MAUX BLEUS Elles choisissent les mots pour combattre les maux… LES MAUX BLEUS ❤️❤️❤️❤️ Elles choisissent les mots pour combattre les maux… Sur scène, deux cordes à linge sont tendues, supportant divers vêtements. Les deux comédiennes, Chrystelle Canals et Milouchka, revêtiront ces habits un à un pour incarner leurs personnages tout au long de quinze sketches. Chacun de ces tableaux leur permet de dénoncer les violences faites aux femmes. Bien que le thème soit lourd, elles l’abordent avec une intelligence rare. En solo ou en duo, elles exposent les violences subies par les femmes sous toutes leurs formes, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques. Par des textes profonds, dont elles sont à l’origine, les deux comédiennes viennent régulièrement toucher le spectateur en plein cœur. Le spectacle est parfois bouleversant, comme ce moment où Milouchka se met à nue pour aborder la grossophobie.. Cependant, elles n’hésitent pas à utiliser l’humour comme arme avec une efficacité redoutable, notamment dans cette scène où elles inversent simplement le rôle des hommes et des femmes. Les maux bleus est un spectacle aussi intense que profond, une œuvre féministe dans sa plus belle forme et surtout un hommage poignant à toutes les femmes battues… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • CANOPÉE critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CANOPÉE CANOPÉE ❤️❤️❤️❤️ Ça démarre comme un concert électro. Un show son et lumière qui en met plein les yeux. On est hypnotisé par l'artiste, on se demande où il veut nous amener... Puis, un point de bascule, que je vous laisserai découvrir, va emmener le spectacle dans un délire le rendant inclassable. Ça brille clairement par son originalité. Boris Vigneron impressionne par la facilité avec laquelle il cumule les casquettes. A la fois comédien, chanteur, musicien, humoriste et acrobate, il livre une prestation éblouissante dans chacun des domaines. C'est une véritable baffe artistique, un bordel où tout est maitrisé de main de maître. Mais surtout, c'est extrêmement drôle. Avec son univers loufoque il emporte le public qui a les yeux et les oreilles grands ouverts. Car la musique est bien une autre des grandes forces de ce show. Il la compose sur scène, souvent à partir de petits son anodins et le résultat en est que plus éblouissant. Il trouve même le culot d'y apporter une portée philosophique, un côté meta et intimiste qui rend l'expérience véritablement unique. Un grand bravo sur ce show qui sort incontestablement du lot, et qui dans la foison de ce que je peux découvrir au OFF, laissera forcément une trace. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Préparez-vous à une rencontre inoubliable

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle VISITE À MISTER GREEN Préparez-vous à une rencontre inoubliable VISITE À MISTER GREEN ❤️❤️❤️❤️ Préparez-vous à une rencontre inoubliable Notre monsieur green est un vieil homme bourru un insociable qui, suite à la mort de sa femme, ne recherche qu'une chose : qu'on le laisse tranquille. L'arrivée de Ross, qui viendra régulièrement lui rendre visite, finira par chambouler son existence. Dès l'ouverture du rideau, on est impressionné par ce décor qui nous plonge dans cet appartement vieillot de New York plus vrai que nature. Il y a un souci du détail assez rare pour une pièce présentée au Festival. Une relation chaotique ou ces deux personnages que tout oppose vont apprendre à se connaître. Visite après visite, les moments de partage et les disputes vont s'enchaîner, les liens vont se tisser et ils finiront par se livrer. On ne voit pas le temps passer et on savoure leurs échanges, à l’écriture d’une subtilité et d’une justesse déconcertante. Il sera question de préjugés, discrimination, croyances religieuses et interdictions qu’elles impliquent, mais surtout de tolérance. La prestation de Patrick Préjean est impressionnante, jusque dans la moindre mimique. Il nous livre un Mister Green aussi attachant que détestable. Thomas Joussier apportera une tendresse particulière à son personnage. L’alchimie entre les deux fait mouche et est certainement LA réussite du spectacle. Ils nous offrent une véritable leçon d’humanité et de tolérance et surtout un moment de théâtre avec des personnages que l’on n'est pas près d’oublier… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • ELEMENTAIRE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film ELEMENTAIRE . ELEMENTAIRE ❤️❤️❤️ Depuis que Disney a racheté Pixar, ça devient compliqué pour le studio. Mis à part le fabuleux SOUL, on navigue souvent entre le moyen et l’oubliable… Et même s'il est loin d’être mauvais, ELEMENTAIRE ne va clairement pas arranger les choses. Le film a même des qualités indéniables. Comme souvent avec Pixar, l’univers repose sur un concept : ici, un monde où cohabitent les différents éléments. Et de ce côté-là, ça fonctionne très bien, avec pas mal d’imagination et d’humour. Que ce soit dans les interactions entre les éléments ou en mettant en parallèle cet univers avec notre société. De ce côté-là, c’est même une franche réussite… Sauf, que la découverte de ce monde passe vite en retrait pour se concentrer sur nos deux héros, et donc le feu et l’eau, en mettant les autres éléments au second plan. Après, visuellement, c’est assez somptueux avec des animations permanentes des personnages soulignant leur côté élémentaire, ou une représentation de l’eau bluffante de réalisme. La métaphore du film, même si elle n’est pas forcément subtile, est plutôt efficace, en mettant à hauteur d’enfant le racisme, l’immigration et le communautarisme. Le film réussit même à titiller nos larmes par moment. Par contre, pour ce qui est de l’histoire d’amour, qui est au centre du film, ça reste beaucoup classique et on voit où le film va nous mener. Elle propose tout de même quelques moments de poésie et on peut reconnaitre la réussite du personnage de Flack qui est immédiatement attachant. Le film souffre aussi d’un problème de rythme. Le fait qu’il n’y ait pas d’antagoniste y est peut-être pour quelque chose (mais ça n’a pas empêché VICE VERSA, SOUL ou WALL-E d'être des chefs d’œuvre…) Le soucis vient surtout du fait qu’une des intrigues principales du film se résume à trouver un moyen de réparer une fuite d’eau… pas très passionnant… Mais surtout, pour moi, le film souffre d’un gros défaut. A un moment, il va peut-être falloir arrêter de prendre des acteurs pour faire les doublages, alors que la France possède surement les artistes les plus doués dans ce domaine et dont c’est le métier. Alors, certains vont dire, « Oui, mais une tête d’affiche, ça attire le public »… Euh… On en parle de MARIO BROS et de ses 1.2 milliards de recette ? Parce que là, je n’ai rien contre Exarchopoulos et Lacoste en tant qu’acteurs (bien au contraire), mais pour ce qui est d’incarner un personnage d’un animé, c’est autre chose. Et clairement, ça ne joue pas en faveur du film et des émotions que dégagent ces deux personnages… Mais encore une fois, ce n’est pas un mauvais animé, mais Pixar nous a habitué à tellement mieux que j’en sors forcément un peu déçu. D’autant plus que le bide annoncé va surement conforter Disney+ à jeter en pâture les productions du studio sur sa plateforme de streaming… Partager

  • APRÈS COUP critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle APRÈS COUP APRÈS COUP ❤️❤️❤️❤️ Les quatre comédiennes vont nous inviter dans leur chalet où ces quatre amies ont l'habitude de se retrouver. Et si l'une d'elle, Belinda, semble si effacée, ce n'est pas anodin : elle est morte sous les coups de son mari... Un sujet fort, et malheureusement tellement d'actualité. Le choix est ici d'en faire une comédie dramatique, avec certes pas mal d'humour et de légèreté, mais sans jamais aller à l'encontre du propos. Car la pièce sera un véritable choc émotionnel. Une réussite due à l'écriture exemplaire de ces quatre personnages, admirablement caractérisés et surtout interprétés avec une grande justesse. On ne voit pas le temps passer et on est absorbé par les relations qui unissent ces femmes et les émotions qu'elles nous renvoient. Même si dans un premier temps c'est la bonne humeur qui ressort, notamment grace à une Aude Roman aussi hilarante qu'attachante, plus on grattera, plus les doutes, les remords, les colères et les failles de ses femmes ressortiront et le spectateur se retrouvera embarqué dans une valse d'émotions. Les rares apparitions de Gwenda Guthwasser, incarnant Belinda, sont bouleversantes. Sans jamais pousser dans le larmoyant et le patho, la pièce arrive à nous prendre aux tripes en mettant le doigt sur ce fléau. Une pièce qui maitrise parfaitement son sujet, en réussissant à être aussi admirable qu'essentielle... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • À la fin de l’envoi, le public est conquis

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CYRANO DE BERGERAC À la fin de l’envoi, le public est conquis CYRANO DE BERGERAC ❤️❤️❤️❤️💛 À la fin de l’envoi, le public est conquis Redécouvrir les grands classiques avec le Grenier de Babouchka est devenu un de mes rendez-vous incontournables. Je ne suis pas un grand amateur du genre, et pourtant ils réussissent à chaque fois à m’emporter. Alors forcément, les voir adapter la plus grande œuvre du répertoire français attisait ma curiosité. Et bien évidemment, le résultat a été à la hauteur de mes espérances. Il faut dire qu’ils ont fait les choses en grand. Dès le début, on est impressionné de voir onze artistes sur scène, ce qui est assez rare au Festival. Mais surtout, on est ébloui par la qualité de ces costumes magnifiques et dignes d’une grosse production cinématographique. Le décor se limite à quelques accessoires, aidé par ce balcon, côté cour, du théâtre du Chien qui fume. Jean-Philippe Daguerre préfère utiliser le talent de ses comédiens et leur esprit de troupe pour mettre en lumière l’essence même de l’œuvre. Sa mise en scène est fluide et dynamique, avec ce sens du détail qui fait la différence. On notera aussi la qualité des chorégraphies de duel à l’épée. Et comme toujours avec le Grenier, la musique occupe une place primordiale. Chaque acte est marqué par un passage musical du violoniste qui accompagne les comédiens. Un violoniste au grand nez représente la version lyrique de Cyrano. Il souligne régulièrement ses émotions et joue un rôle primordial dans la mise en scène, comme lors de l’écriture des lettres de Cyrano. On retrouve également un chant des cadets de Gascogne qui amplifie le sentiment de troupe véhiculé par les comédiens. Il faut dire qu’ils déploient pendant ces deux heures une énergie et un panache débordants. Et forcément, quand on parle de mots, c’est toujours avec le même plaisir qu’on redécouvre ces alexandrins, pour la plupart cultes. Mais surtout, la prestation de Stéphane Dauch est impressionnante, que ce soit par son charisme ou sa facilité déconcertante à nous délivrer le sublime texte d’Edmond Rostand. Même si on connaît par cœur l’histoire, la troupe nous emporte par son dynamisme et son amour des grands classiques qu’elle nous transmet avec une générosité sans pareil. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un cri de justice, un souffle de mémoire

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE PROCÈS D’UNE VIE Un cri de justice, un souffle de mémoire LE PROCÈS D’UNE VIE ❤️❤️❤️❤️ Un cri de justice, un souffle de mémoire Dès les premières minutes, le public est plongé dans une assemblée générale féminine, évoquant le Manifeste des 343. Les voix de ces femmes interpellent les spectateurs, comme pour rappeler que, même si le combat semble gagné aujourd’hui, les droits ne sont jamais acquis. Il suffirait d’une crise pour rebattre les cartes. Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte en 1971. Aidée par plusieurs femmes, elle se fait avorter, ce qui les conduira toutes au tribunal. C’est là que Gisèle Halimi transforme le procès en un plaidoyer en faveur de la légalisation de l’avortement et du droit des femmes. La pièce retrace leur histoire jusqu’au procès historique de Bobigny. La mise en scène de Barbara Lamballais est sobre. Avec quelques chaises, des lumières tranchées et un banc, l’espace scénique devient tour à tour tribunal, salon militant et station de métro. En fond de scène, des miroirs fragmentent l’espace, reflètent les corps, évoquant la surveillance, la honte, mais aussi le courage de se regarder en face. On ne peut parler de cette pièce sans saluer la distribution exceptionnelle. Les comédiennes (accompagnées d’un homme) incarnent tour à tour avocates, accusées, mères, juges, militantes, jeunes filles en colère. Leur interprétation est juste, tendue, et nous révolte face aux événements, nous donnant envie de nous lever pour rejoindre leur combat. Mention spéciale à Maud Forget, bouleversante d’intériorité contenue dans la peau de la jeune accusée. Ce qui frappe, au-delà de la qualité artistique, c’est la force émotionnelle et politique de ce spectacle . Les spectateurs sont saisis par le destin de ces femmes, et l’on entend régulièrement des reniflements épars dans la salle. Le procès d'une vie est un hommage vibrant, un devoir de mémoire pour celles qui ont eu le courage de crier haut et fort qu’elles se sont fait avorter, au risque de poursuites pénales. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • IVO LIVI critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle IVO LIVI IVO LIVI ❤️❤️❤️❤️❤️ EX-TRA-OR-DI-NAIRE Fabuleux Magistral Exceptionnel ... Quatre comédiens, accompagnés d'un musicien, nous offrent une débauche d'énergie pour nous raconter la vie d'Yves Montand. Qu'on soit fan du personnage ou qu'on connaisse à peine son histoire (ce qui est mon cas), on ne peut qu'être transporté par le spectacle qui s'offre à nos yeux et nos oreilles. C'est vivant, drôle, émouvant. Les interludes en chanson sont fabuleux. Comme le dit Yves en ouverture de la pièce « certains rêvent les yeux ouverts, d'autres vivent les yeux fermés ». Et bien là j'ai rêvé pendant 1h30.Chose rare au théâtre, je me suis levé (comme une grande partie de la salle).10 minutes après le spectacle, en racontant ce que je venais de vivre, j'avais encore les poils dressés.Ma GROSSE BAFFE de ce festival (et pourtant j'avais déjà vu du lourd, voir du très très lourd !!!). Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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