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  • Critique de ET PLUS SI AFFINITÉS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ET PLUS SI AFFINITÉS . ET PLUS SI AFFINITÉS ❤️❤️💛 Voici l’adaptation du film Italien, basé lui-même sur une pièce de théâtre. Nous avons donc un huis-clos se déroulant sur une nuit, et un repas entre voisin des plus surprenant. On notera un vrai travail sur la photographie et un le jeu des acteurs convainquant. Le film offre aussi quelques punchlines qui fonctionnent bien, avec notamment un Bernard Campan irrésistible, qui n’est pas sans rappeler le regretté Bacri. Mais… Le souci, c’est que ce qui fonctionne au théâtre ne se transpose pas forcément au cinéma. Les personnages sont assez caricaturaux, et malgré le talent des acteurs, on a du mal a s’identifier à eux, sans parler que tout semble assez prévisible. Mais pire, malgré sa courte durée, et même si certains passages sont très drôle, avec un humour caustique qui fait parfois mouche, le film souffre d’un manque de rythme et ça tourne finalement vite en rond. Alors, c’est loin d’être mauvais, et ça fait même son boulot en terme de divertissement, mais je m’attendais clairement à quelque chose de plus percutant… Partager

  • Critique de LA LOI DE TÉHÉRAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LA LOI DE TÉHÉRAN . LA LOI DE TÉHÉRAN ❤️❤️❤️❤️💛 Je ne vais pas y aller par quatre chemins, on a affaire ici à un film Iranien magistral, qui va aborder un des fléaux du pays : le crack. En Iran, un pays où 6,5 millions citoyens en consomment (6,5 étant d’ailleurs le nom original du film). Un pays où quelle que soit la dose qu’on retrouve sur toi (30g ou 50kg), la sentence est la même : la peine de mort. On y suit un flic aux méthodes radicales prêt à tout pour mettre la main sur un des barons de la drogue. Le film impressionne par son écriture et sa mise en scène. Son scénario va le faire passer du film d’action, au polar classique, au film carcéral, au drame, au film social… et ce de manière admirable. C’est un constat sans appel de la société Iranienne, son système judiciaire et carcéral, avec ce cercle vicieux entre la pauvreté, le trafic, la corruption… L’écriture des personnages est exemplaire. Ici rien n’est blanc ou noir. Le film basculera du point de vu de ses deux personnages, le flic et le narcotrafiquant, dont la confrontation les métamorphosera. Le traitement des personnages est d’une équité sans failles, explorant leurs part d'ombre et de lumière. D’un côté ce flic obsédé par sa lutte contre de la drogue qui devient trop personnelle, lui faisant parfois franchir la ligne. De l’autre ce trafiquant, avec lequel le réalisateur va nous faire rentrer en empathie, comprendre son parcours, sans pourtant l’excuser. La mise en scène est elle aussi bluffante. Même si le film a souvent ce côté docu-fiction, il enchaine les scènes marquantes et visuellement très inspirées, comme cette scène d’ouverture folle qui donne tout de suite le ton. Il y a un gros travail sur les scènes de foule, rendant souvent le film anxiogène mais montrant aussi l’ampleur du problème du crack dans le pays. Ces scènes prennent toutes leurs ampleurs au cinéma et laissent le spectateur sans voix. Parce que oui, on a affaire ici à un GRAND film de cinéma maitrisé de A à Z (mais quel plan final !!!). Un des meilleurs polars de ces dernières années. Bref, une énorme claque, un film choc, documenté, sans concession, haletant, suffocant et dont on ressort abasourdi… Partager

  • Critique de BABYLON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film BABYLON . BABYLON ❤️❤️❤️❤️❤️ 15 janvier 2023, et déjà la certitude d’avoir vu ce que le cinéma nous proposera de mieux cette année… Damien Chazelle, après m’avoir déjà bluffé avec WHIPLASH et LA LA LAND, livre pour moi avec BABYLON son meilleur film, et même un des films les plus fous de l’histoire du cinéma. Un film somme d’une puissance créatrice complètement démesurée. Mais quelle claque, quel spectacle !!! BABYLON, c’est un ovni fou. Un mélange entre LA LA LAND et LE LOUP DE WALL STREET. C’est grandiose, excentrique, drôle, provocateur, surprenant, complètement barré, profond … Mais c’est surtout un IMMENSE hommage au 7e art. Je pensais pourtant que c’était Spielberg qui allait nous offrir la plus belle déclaration d’amour au cinéma de l’année avec son THE FABELMANS, mais Chazelle vient de mettre la barre tellement haut !!! Le film dure plus de trois heures et pourtant on en redemanderait. Ca va à deux cent à l’heure. C’est une débauche de démesure, avec notamment une première demi-heure complètement folle dont on ressort épuisé lorsque le titre apparait. Et le rythme du film ne retombe que rarement, les scènes s’enchainent et nombreuses sont celles qui deviendront cultes. Chazelle livre une démonstration de la puissance de sa réalisation. Dans cette débauche d’images et de musique, tout est millimétré. La mise en scène est hallucinante et cumule les plans plus bluffants les uns que les autres, sublimés par une photographie qui en met plein les yeux. Chaque figurant a sa place, donnant souvent des airs de comédie musicale, un genre qu’il aime particulièrement et ça se sent… Ca mélange d’ailleurs les genres à outrance, passant du film musical, à la comédie (avec des scènes hilarantes), au film de gangsters, voir même au film d’horreur… On rit, on pleure, on tremble, on est choqué… On est constamment secoué et c’est un véritable plaisir de participer à ce festival d’émotions… Et même si le film pourra perdre une partie du public avec son côté provocateur, excentrique et bordélique, il y a bien un point qui mettra tout le monde d’accord : la fabuleuse musique de Justin Hurwitz, qui offre une BO incroyable. Son Jazz énergique est à l’image du film, et apporte un rythme endiablé d’autant plus qu’il colle parfaitement au montage frénétique du film. Car oui, on retrouve les thèmes chers au réalisateur, le Jazz justement (et pourtant je ne suis pas ce qu’on peut appeler un fan du genre…), la comédie musicale, l’aboutissement de ses rêves… Et forcément, un mot sur Margot Robbie. Elle est magistrale, sensuelle, enflamme la pellicule et livre de loin sa plus grande prestation. Mais attention, malgré son côté excentrique, le film ne brille pas que par la forme et il n’en oublie pas le fond. C’est très référencé et il se focalise sur l’évolution du cinéma, la place de ses stars et celle des spectateurs avec une sublime mise en abîme saisissante. Certains dialogues, comme celui de Brad Pitt, face à une journaliste, sont même extrêmement puissants. Il rend ainsi un vibrant hommage à tous ceux qui nous font vibrer dans les salles obscures et montre à quel point cet art peut nous faire vivre des émotions folles. Et que dire de cette scène finale, qui à elle seule est à l’image du film : un CHEF D’ŒUVRE, et m’aura fait dressé les poils et fondre en larme par sa puissance. Partager

  • Plongée dans l’enfer du direct.

    Découvrez notre critique détaillée du film 5 SEPTEMBRE . 5 SEPTEMBRE ❤️❤️❤️💛 Plongée dans l’enfer du direct. Avec son film, Tim Fehlbaum nous replonge dans l’effroyable journée du 5 septembre 1972, où la délégation israélienne a été prise en otage lors des jeux olympiques de Munich. Passer après Spielberg et son MUNICH n’était pas une tâche aisée, mais ce film fait le pari audacieux d’adopter un point de vue radical : celui des journalistes sportifs qui, bien malgré eux, se sont retrouvés à filmer en direct le premier acte terroriste retransmis à la télévision, suivi par près d’un milliard de spectateurs. Ce choix narratif est la véritable force du film. Il plonge le spectateur au cœur de la salle de rédaction d’une chaîne de télévision, là où se décide en temps réel ce qui doit être montré ou non. Sans jamais mettre directement en scène la prise d’otages, le film nous place au même niveau que ces journalistes, confrontés à des dilemmes moraux : où s’arrête le devoir d’informer ? Jusqu’où peut-on aller sans basculer dans le voyeurisme ? Loin d’un simple récit historique, le film est un véritable thriller suffocant. Même si l’issue de l’histoire est connue, la tension est omniprésente, amplifiée par une mise en scène nerveuse qui donne l’impression d’un documentaire en temps réel. La caméra épouse l’urgence de la situation, les plans serrés accentuent la sensation d’étouffement et les dialogues, qui débordent souvent de termes techniques, restent toujours accessibles. L’immersion est totale. L’aspect artisanal de la production télévisuelle de l’époque est aussi l’un des éléments fascinants du film. On suit cette équipe de journalistes jonglant avec des défis techniques, improvisant sans cesse pour assurer la meilleure couverture possible, tout en commettant des erreurs qui finiront par les dépasser. Malgré leur volonté de rester en retrait, ils deviennent peu à peu des acteurs involontaires de la tragédie. Mais le film ne se contente pas de nous faire revivre cette terrible journée tragique. Il porte aussi un regard sur notre monde actuel et ces chaînes d’information en continu qui cherchent constamment le scoop pour faire de plus en plus d’audience. On est assez stupéfait de voir que, malgré toutes les défaillances de cette journée de direct, on ne semble pas avoir appris de nos erreurs, tant les choses semblent se répéter… Partager

  • Original sur la forme mais finalement très conventionnel…

    Découvrez notre critique détaillée du film L’AMOUR AU PRÉSENT . L’AMOUR AU PRÉSENT ❤️❤️❤️ Original sur la forme mais finalement très conventionnel… Voici le mélodrame romantique de ce début d’année, porté par Florence Pugh et Andrew Garfield. Comme on pouvait s’y attendre, le film repose en grande partie sur les performances de ses comédiens. Les personnages secondaires étant très effacés, le duo principal est présent dans presque toutes les scènes, et leur alchimie fonctionne à merveille, aidant le spectateur à s’attacher à eux. Sur le fond, l’histoire reste assez classique, multipliant les saynètes de vie, alternant entre bonheur, tendresse et moments beaucoup plus douloureux. Bien que l’ensemble soit tire-larme et parfois déjà vu, le film a le mérite de ne pas trop en faire. C’est surtout le talent des acteurs, leur justesse et leur sincérité qui permettent à certaines scènes d’émouvoir profondément le spectateur. Les moments qui m’ont le plus touché sont d’ailleurs ces petites scènes anodines du quotidien, où la complicité du couple et le naturel de leur jeu éclatent à l’écran. Ce mélodrame se distingue des autres films du genre par sa structure narrative. En effet, l’histoire n’est pas racontée dans l’ordre chronologique. Le film déconstruit son récit, et fera de nombreux allers-retours dans le temps pour nous faire découvrir l’histoire du couple. Une idée intéressante sur le papier, qui rappelle le petit bijou qu’était (500) JOURS ENSEMBLE . Cependant, ici, cette approche est mal exploitée et s’avère finalement être un simple artifice qui n’apporte pas grand-chose au récit. Certes, dans un premier temps, cela joue avec les attentes du spectateur, qui peut se sentir surpris ou désorienté par certains événements. Mais à d’autres moments, cela nuit totalement à la dramaturgie, comme lors de cette dispute où le spectateur connaît déjà les conséquences pour avoir vu le « futur » du couple. Par ailleurs, quitte à proposer des allers-retours dans le temps, il aurait été pertinent d’approfondir le sujet du cancer, car de ce point de vue-là, le film perd parfois en crédibilité… Il n’en reste pas moins une romance qui atteint son objectif principal : émouvoir le spectateur. Toutefois, j’aurais aimé que cette émotion découle davantage du récit lui-même, et non uniquement du talent remarquable de ses comédiens. Partager

  • Critique de VISIONS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film VISIONS . VISIONS ❤️❤️💛 Il y a deux ans, Yann Gozlan nous offrait une des plus belles surprises de 2021 avec BOITE NOIRE, un polar paranoïaque extrêmement maitrisé. J’étais donc curieux découvrir sa nouvelle proposition. Et clairement, le film est une réussite sur la forme… à défaut de l’être sur le fond… On y suit Estelle, une pilote de ligne, dont les retrouvailles avec une ancienne amante vont mettre à mal sa vie « parfaite » avec son mari et la faire plonger dans une spirale cauchemardesque. On retrouve donc un thème cher au réalisateur, l’aviation, même si ici il n’est qu’une toile de fond, qui n’est ici que pour appuyer la perte de contrôle de son personnage principal. Et si on doit bien reconnaitre une qualité à Yann Gozlan, c’est qu’il a un énorme talent pour ce qui est d’installer une ambiance. Car si il a bien une autre passion, c’est celle du maitre du suspense, tant son film à une nouvelle fois des airs de thriller Hitchockien, même si ici il va aussi piocher dans l’univers de Lynch en le faisant flirter avec le fantastique et les codes du cinéma d’horreur. Et techniquement, c’est irréprochable. Le spectateur, se retrouve plonger en immersion dans le cauchemar d’Estelle, qui sera continuellement piégé entre vision et réalité, et en le faisant douter de tout ce qui se passe à l’écran. D’autant plus qu’il a un véritable sens du cadre et du montage, le tout magnifié par une superbe photographie et un travail sur le son et la musique qui viennent parfaire l’ambiance du film. Il prend donc un malin plaisir à perdre son spectateur, mais malheureusement, quand vient le fin mot de l’histoire, même si c’est loin d’être ridicule, j’ai un peu eu un sentiment de « tout ça pour ça ? ». Car même si il est alambiqué, le scénario reste finalement assez classique, rendant même certains retournements de situation prévisibles… Niveau casting, on a une Diane Kruger qui tient parfaitement son personnage et une Marta Nieto magnétique (c’est d’ailleurs un plaisir de la retrouver après le fabuleux MADRE). Par contre, j’ai eu plus de mal avec Kassovitz, qui passe son temps à demander à sa femme « Ça va ? », alors que, non clairement, ta femme elle ne va pas bien !!! Mais même si il ne renouvelle pas l’exploit de BOITE NOIRE, le film a tout de même assez de qualités pour se laisser découvrir, et surtout confirme le talent de metteur en scène de Yann Gozlan. Partager

  • Une course sans fin… mais qui tourne en rond…

    Découvrez notre critique détaillée du film MARCHE OU CRÈVE . MARCHE OU CRÈVE ❤️❤️💛 Une course sans fin… mais qui tourne en rond… Pour moi, Stephen King a toujours été bien plus qu’un auteur d’horreur : c’est un observateur impitoyable de l’âme humaine. Dans les années 90, j’ai littéralement dévoré ses romans, dont j’avais particulièrement apprécié MARCHE OU CRÈVE. Le pitch est aussi simple qu’efficace : cinquante jeunes s’engagent dans une longue marche. S’ils passent sous les 5 km/h, ils reçoivent un avertissement ; au troisième, une balle dans la tête. J’attendais donc cette adaptation avec une curiosité mêlée d’appréhension. Dès les premières images, j’ai retrouvé l’atmosphère suffocante du livre. Cette Amérique dévastée, rongée par la violence et la fascination du spectacle, trouve aujourd’hui un écho encore plus glaçant. Quarante-cinq ans après la publication du roman, le film en devient presque une critique de l’Amérique contemporaine. Mais cette fidélité a aussi ses revers. Enchaîner les travellings et les dialogues introspectifs finit par créer une certaine monotonie. À force d’écouter ces personnages se raconter en marchant, le film perd parfois sa tension dramatique. Quelques ruptures de rythme (flashbacks, ellipses ou silences) auraient pu donner davantage de relief à ces destins. D’autant que la structure rend le récit prévisible : on sent presque l’ordre dans lequel les marcheurs vont tomber, comme si leur sort était écrit dès le départ. Cette fatalité, puissante sur le papier, devient à l’écran un peu mécanique, et le film finit un peu par tourner en rond. Heureusement, le casting permet de maintenir l’attention. Les comédiens réussissent à faire exister leurs personnages malgré leur peu de présence à l’écran, et à rendre palpable l’esprit de camaraderie qui s’installe entre eux. Aucun ne surjoue et ils trouvent la justesse nécessaire pour donner un visage à cette jeunesse sacrifiée. Francis Lawrence choisit également une brutalité frontale lors des exécutions, ce qui frappe et ne laisse personne indifférent. MARCHE OU CRÈVE est une adaptation fidèle et réussie sur le plan de l’atmosphère et du casting, mais elle souffre d’une certaine rigidité narrative dont mise en scène répétitive a fini par me lasser… Partager

  • Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes…

    Découvrez notre critique détaillée du film LE GANG DES AMAZONES . LE GANG DES AMAZONES ❤️❤️❤️ Elles braquent le Vaucluse… Mais aussi nos certitudes… LE GANG DES AMAZONES retrace le parcours réel de cinq femmes ayant multiplié les cambriolages dans le Vaucluse à la fin des années 1980. Le film adopte leur point de vue sans tomber dans le manichéisme. Il ne glorifie jamais leurs actes, mais prend soin de les replacer dans un contexte social difficile, notamment pour celles qui peinaient à subvenir aux besoins de leurs enfants. Le récit oscille ainsi entre polar social et drame humain. Le plus grand atout du film réside sans doute dans la force de son casting. Lyna Khoudri s’impose comme le pilier du groupe et confirme une nouvelle fois l’ampleur de son talent. Mais c’est surtout Izïa Higelin qui impressionne : elle incarne la véritable charge émotionnelle du récit. Laura Felpin, employée à contre-emploi, surprend par la sensibilité qu’elle apporte à son personnage, le rendant particulièrement attachant. Les cinq actrices offrent au film une profondeur et une complicité sincère qui transparaît à l’écran. Une véritable empathie s’installe, permettant de comprendre ce qui a pu les pousser à franchir la ligne jaune, sans pour autant excuser leurs actes. Le dernier acte donne également la parole aux victimes, révélant les traumatismes laissés par ces braquages. Cette démarche évite toute complaisance et maintient un équilibre moral bienvenu. La mise en scène naturaliste, dominée par la caméra à l’épaule et les gros plans, confère parfois un aspect semi-documentaire. Si cela renforce l’authenticité du film, cela lui donne aussi un léger côté scolaire ou didactique, au détriment de la tension dramatique (d’autant plus que l’issue de l’histoire est connue). Il en résulte un polar social maîtrisé, plus touchant qu’attendu, parfois un peu sage, mais porté avec intensité par ses comédiennes. Partager

  • Un film qui ose énormément… sans jamais réussir à m’embarquer.

    Découvrez notre critique détaillée du film 28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS . 28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS ❤️❤️💛 Un film qui ose énormément… sans jamais réussir à m’embarquer. En juin dernier sortait 28 ANS PLUS TARD et, même si je suis plutôt amateur de la franchise, ce nouvel opus m’avait laissé dubitatif. J’avais pourtant adhéré à bien des choses : l’ambiance poisseuse, la mise en scène inventive de Danny Boyle, ou encore la prestation hallucinée de Ralph Fiennes, qui incarne sans doute l’un des personnages les plus marquants du cinéma de genre de ces dernières années. À ce niveau-là, difficile de nier la singularité et l’ambition du projet. Mais le film se perdait aussi dans de nombreuses facilités et incohérences scénaristiques, jusqu’à cette dernière scène complètement « what the fuck » introduisant un clan tout droit sorti d’ORANGE MÉCANIQUE, qui me laissait redouter le pire pour la suite. Contre toute attente, cette communauté sectaire est pourtant l’une des bonnes surprises de ce TEMPLE DES MORTS. Cette bande de fanatiques, où tout le monde s’appelle Jimmy et se passionne pour les Teletubbies, apporte une étrangeté dérangeante et est certainement un des éléments les plus audacieux du film. Et s’il est facile de reprocher à Hollywood d’enchaîner les œuvres formatées en évitant toute prise de risque, on peut au moins reconnaître à ce film de ne jamais chercher à caresser le spectateur dans le sens du poil. Il ose, parfois jusqu’à l’excès, en poussant systématiquement les curseurs un peu plus loin. Dans cet opus, les morts-vivants sont d’ailleurs relégués au second plan. L’intrigue se recentre davantage sur l’affrontement idéologique entre le chef de la secte et le docteur Kelsen, toujours incarné de manière flamboyante par Ralph Fiennes. C’est dans cette opposition, presque philosophique, que le film trouve selon moi ses moments les plus intéressants, même si cela crée un éloignement radical de l’horreur pure qui faisait l’ADN de la saga. Si la mise en scène se révèle moins inspirée que celle de Danny Boyle, elle n’en demeure pas moins ponctuée de scènes marquantes, à l’image de cette séquence surréaliste dont est issue l’affiche. Malheureusement, mon plaisir est une nouvelle fois gâché par l’écriture et un manque persistant de crédibilité, notamment autour de tout ce qui concerne l’Alpha. Certes, invoquer la crédibilité dans un film de zombies peut sembler absurde, mais certaines facilités m’ont totalement sorti du film à plusieurs reprises, ce qui, pour moi, empêche le film de transformer son audace en véritable réussite. Au final, LE TEMPLE DES MORTS, comme son prédécesseur, est loin d’être un mauvais film, ne serait-ce que pour sa prise de risque de sortir des standards habituels. Mais là où LES ÉCHOS DU PASSÉ m’avait justement fasciné la semaine dernière par sa proposition radicale et pleinement assumée, celui-ci n’aura cessé de me tenir à distance, me laissant au bout du compte un goût amer. Partager

  • Critique de COUPEZ ! – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film COUPEZ ! . COUPEZ ! ❤️❤️❤️💛 On a affaire ici au remake d’un film Japonais ONE CUT OF THE DEAD, qui avait été pour moi une énorme surprise de 2019. Un film au budget insignifiant de 25 000$ mais bourré d’idées. Et le premier constat, c’est que le film est extrêmement fidèle à l’original, mais même si on a souvent l’impression d’être devant un clone, Hazanavicius y apporte des codes plus accessibles au public français et prend même plaisir à référencer le film nipon. Clairement, ça commence comme un gros nanar, mais alors un ÉNORME nanar qui en est parfois drôle tellement c'est ridicule. Dans sa première demi-heure, que ce soit le scénario, le jeu d'acteur, en passant par la mise en scène... ça en fait des caisses, c'est souvent gênant, voir affligeant... Bref, il faut s’accrocher pendant la première partie mais la récompense sera bien là car le film est bien plus intelligent qu’il n’y parait. C’est même un véritable cadeau, aussi drôle que surprenant. Le film prendra un virage à 876536 degrés et deviendra même extrêmement malin. Tout prendra un sens et on sera même bluffé par le travail d’écriture et de mise en scène, jusqu’à une dernière partie hilarante. L’humour absurde, les situations et les dialogues en deviennent même jubilatoire. Le plaisir prit par le casting est communicatif, avec une mention spéciale à Bérénice Bajo et Romain Duris qui sont à 200%. Le film est un vrai cadeau à tout fan de cinéma, un ovni jouissif et vraiment bien foutu qui ne ressemble à RIEN de ce qu'on a déjà vu. Et ce n’est pas étonnant que ça soit Hazanavicius aux commandes de ce remake, tant sa filmographie transpire la passion du cinéma. Il parsèmera son film de clins d’œil, et sous ses airs de film Z, il s’avère être une vraie déclaration d’amour à l’artisanat du cinéma. Partager

  • Critique de LES CHOSES HUMAINES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES CHOSES HUMAINES . LES CHOSES HUMAINES ❤️❤️❤️❤️ Alexandre est étudiant dans une grande université américaine. Lors d’un week-end à Paris, il rencontre Mila, la fille du nouveau compagnon de sa mère, qui l’accompagne à une soirée d’anciens étudiants. Le lendemain, la police débarque chez lui : Mila a déposé une plainte pour viol… Le film sera divisé en trois parties Lui, elle et le procès. Les deux premières vont prendre le temps de nous présenter les deux personnages avec un certain recul, mais en les traitants toujours sur un pied d’égalité. Même si dans un premier temps, on prend instinctivement parti pour Mila, au fur et à mesure des doutes nous assaillent et on est assez perturbé quand arrive le procès qui sera le plus grand segment de ce film et certainement la plus aboutie. Et c’est là que la mise en scène d’Yvan Attal prend toute son importance. Chaque intervenant sera filmé en plan séquence, se focalisant sur ce qu’il a à dire, sans nous monter les réactions des autres personnes. Ce qui donne au spectateur une immersion totale en le mettant à la place du juré pour se forger sa propre opinion sur ce terrible drame. Le procès est clairement un des plus passionnants que j’ai vu ces dernières années et on est suspendu à chaque mot. Au fur et à mesure, nos convictions s’envolent en éclats et on vient se demander qu’elle est la vérité, comment on aurait réagi à la place de la victime, bien sûr, mais aussi de l’accusé et de leur entourage. Il sera bien difficile pour le spectateur de se faire son propre jugement. La grande force du film, et certainement ce qui divisera une partie du public, est qu’il n’est jamais manichéen. Clairement dans l’air post #metoo, le film abordera les sujets du viol, du consentement et de cette fameuse zone grise, mais le fait avec intelligence. Alors certes, c’est perturbant, le spectateur ressent un malaise et il aurait préféré que les choses soit plus simple, mais au final c’est diablement efficace. Et à une époque où les gens ont tendance à tout de suite faire un lynchage public sur les réseaux sociaux l’impact du film est encore plus fort. Au niveau du casting, comme on pouvait s’y attendre avec les têtes d’affiches présentes, il y a du level. Mais c’est clairement les deux jeunes acteurs qui sortent du lot et surtout la jeune Suzanne Jouannet qui livre une prestation bouleversante. Et le fait d’avoir choisi une actrice jusqu’à maintenant inconnue et non identifiée pour ce rôle renforce l’impact qu’elle a sur nous en tant que « juré » de ce procès. Bref une très bonne surprise. Un film intelligent et nuancé dans ses propos, certes malaisant mais qui interrogera le spectateur et ne laissera pas indifférent. Partager

  • Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci !

    Découvrez notre critique détaillée du film LIFE OF CHUCK . LIFE OF CHUCK ❤️❤️❤️❤️💛 Vous ne le connaissez pas encore. Mais vous lui direz merci ! Comme beaucoup, j’ai découvert Mike Flanagan avec sa mini-série THE HAUNTING OF HILL HOUSE : un chef-d’œuvre mêlant film de fantômes et drame familial bouleversant. Il semblait donc logique qu’il se tourne un jour vers Stephen King, maître incontesté du mélange entre fantastique et émotion brute. Après les inégaux JESSIE et DOCTOR SLEEP, Flanagan frôle cette fois la perfection avec LIFE OF CHUCK. Le film s’ouvre dans un futur proche : internet a disparu, un effondrement écologique est en cours, et partout fleurit une étrange campagne publicitaire affichant : « 39 grandes années ! Merci Chuck ! » Impossible d’en dire plus car LIFE OF CHUCK est une expérience rare qu’il faut découvrir par soi-même. Ce film est un véritable puzzle narratif inversé. Le récit est construit à rebours et se déploie en trois chapitres. Le premier, étourdissant, commence… par la fin. Flanagan réussit à y déployer une vague émotionnelle d’une intensité folle en un temps record. Tout comme le reste du film, ça vient chercher des choses au plus profond de nous, tant le sujet est universel. On se surprend à se questionner sur le sens de notre vie, nos regrets et nos priorités avec une mélancolie qui traverse l’écran. Ne serait-ce que cette réflexion sur le calendrier cosmique qui laisse sans voix. Chaque acte enrichit le précédent. Le puzzle prend forme, et lorsqu’arrive le générique final, on n’a qu’une envie : recommencer le voyage. Ce film ne se regarde pas, il se ressent, il s’installe en nous. Flanagan joue avec les genres avec une aisance déconcertante. D’un drame intime à une séquence de danse digne de LA LA LAND , en passant par des touches de fantastique à la Stephen King. Tout est fluide, cohérent, et on se laisse emporter. Le film prend aussi des airs de film choral, tant les visages et les ambiances évoluent d’un acte à l’autre. On retrouve les habitués du réalisateur (Kate Siegel, Annalise Basso, Samantha Sloyan…) auxquels s’ajoutent des nouveaux visages, Tom Hiddleston en tête, qui livre peut-être ici le plus beau rôle de sa carrière. Et comment ne pas citer un Mark Hamill méconnaissable et bouleversant dans le rôle du grand-père protecteur et alcoolique. Même si son thème central peut sembler sombre, LIFE OF CHUCK n’est jamais pesant. Il est imprégné d’une légèreté lumineuse (certains parleront surement de naïveté) qui lui permet de développer une force introspective sur le spectateur. Flanagan touche le merveilleux du doigt, livrant une œuvre profondément humaine, presque métaphysique, et pourtant accessible. C’est une véritable ode à la vie, un film qui reste en nous, va murir avec le temps et pourrait bien devenir culte au fil des années. Partager

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