Search this site
607 résultats trouvés avec une recherche vide
- Un casting ouf pour un film qui est loin de l’être…
Découvrez notre critique détaillée du film L'AMOUR OUF . Un casting ouf pour un film qui est loin de l’être… L'AMOUR OUF ❤️️💛 Un casting ouf pour un film qui est loin de l’être… Voici sûrement le film que j’attendais le plus cette année. J’aime beaucoup Gilles Lellouche, et j’avais été très agréablement surpris par sa première réalisation, UN GRAND BAIN. J’étais donc très excité par ce nouveau projet, qui s’annonçait extrêmement ambitieux : un film de près de trois heures, promettant une épopée romanesque plongée dans la violence des gangs, le tout porté par un casting de rêve. Sauf que le costume était bien trop grand pour le réalisateur, qui n’est ni Paul Thomas Anderson, ni Martin Scorsese. Ma séance s’est vite transformée en long supplice face au naufrage auquel j’ai assisté… Pourtant, le film commençait très bien, avec une scène d’ouverture coup de poing à la mise en scène bluffante. J’ai même failli être emporté par les premières minutes qui jouent admirablement avec la nostalgie des années 80. Mais le château de cartes s’est malheureusement très vite effondré, car rien ne va… Il y a deux semaines, je me plaignais de Joker : Folie à deux, qui justement manquait de folie, et ici, malheureusement, c’est l’histoire d’amour qui ne m’a jamais accroché. Bon, il faut dire que la gentille jeune fille qui tombe sous le charme du bad boy du quartier, niveau originalité, on repassera. D’autant plus que c’est servi avec des gros sabots, à base de baisers langoureux sur fond de coucher de soleil, éclipses solaires, au milieu champs fleuris et autres plages… Sans parler des dialogues souvent assez niais, dignes d’un téléfilm du dimanche après-midi… Bref, mon empathie pour le couple était proche du néant, et sans implication, impossible de ressentir la moindre émotion… Et le tout n’est pas aidé par le côté "film de gangsters", qui plonge lui aussi tête la première dans tous les clichés du genre et tombe dans une simplicité consternante. Je vais éviter de trop m’étendre sur les facilités scénaristiques qui frôlent parfois le ridicule, comme le moment où le film boucle la boucle avec sa scène d’ouverture, qui s’avère être simplement un joli foutage de gueule… Après, on peut reconnaître à Gilles Lellouche une image soignée et quelques belles idées de mise en scène. Mais le tout est noyé dans une multitude d’effets pompeux et sans intérêt, qui donnent parfois l’impression de regarder un clip. Le film finit par ressembler à un joli fourre-tout qui se perd à trop vouloir en faire, trouvant même le moyen d’inclure une scène de comédie musicale sortie de nulle part, et loin d’apporter le lyrisme souhaité… Mais surtout, la plus grande prouesse du film, c’est de s’offrir un casting XXL et de leur donner des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Ils ne sont pas aidés par la direction d’acteurs, qui les pousse à en faire des caisses, ce qui n’a réussi qu’à intensifier le malaise que je ressentais devant l’écran… Heureusement, Alain Chabat est mieux servi, voire attachant dans son rôle de père aimant et maladroit. Allez, je vais être sympa, je vais sauver un truc : la partie comique du film. On retrouve souvent le sens de la répartie que j’affectionne chez Lellouche, et je dois avouer que ça m’a souvent fait rire. Mais là encore, c’est parfois totalement hors de propos, et certaines scènes (comme celle du coffre) sont très drôles hors contexte, mais desservent totalement la dramaturgie du film… 2h40 pour raconter si peu de choses… C’est lourd, on voit tout venir à l’avance, c’est terriblement long, et ma déception n’en a été que plus grande… Partager
- Le meilleur twist que Shyamalan pourrait nous offrir : réussir à refaire un bon film…
Découvrez notre critique détaillée du film TRAP . Le meilleur twist que Shyamalan pourrait nous offrir : réussir à refaire un bon film… TRAP ❤️ Le meilleur twist que Shyamalan pourrait nous offrir : réussir à refaire un bon film… Mais quel enfer, ce film ! Décidément, plus les années passent, plus il devient évident que Sixième Sens et Incassable étaient des coups de chance. Depuis, Shyamalan n’a cessé d’enchaîner, au mieux, des films moyens et, bien souvent, des purges comme PHÉNOMÈNES, LE DERNIER MAÎTRE DE L'AIR, AFTER EARTH, OLD, ou bien celui qui nous intéresse aujourd’hui : TRAP… Rien ne va dans ce film. Il est censé raconter la chute d’un psychopathe piégé par la police, mais c’est le spectateur qui se retrouve pris au piège pendant toute la durée du film… Bon, on passera vite fait sur un détail, mais dans le monde de Shyamalan, pendant un concert, il y a plus de monde qui se balade dans les couloirs à acheter des frites et des T-shirts que de gens qui regardent le show… Mais si seulement il n’y avait que ça… C’est un festival de scènes plus débiles les unes que les autres, d’incohérences, de facilités scénaristiques et de personnages secondaires au QI d’une huître. Tout n’est que prétextes stupides pour que notre protagoniste passe à travers les mailles du filet. On se demanderait presque si ce n’est pas un personnage caché de la trilogie du réalisateur sur les super-héros (son pouvoir : avoir une chance inouïe). On passe notre temps à être affligé par la débilité du scénario, ce qui a au moins eu le mérite de me faire rire tant ça va loin dans le n’importe quoi… Puis vient le moment où le film pourrait s’arrêter, mais NON !!! Il décide de lancer son fameux twist pour que le film parte dans une deuxième partie qui ferait passer la première pour du Godard… Et là, il n’y a même plus de mots pour décrire le naufrage. Et le film n’est même pas sauvé par l’acting, car entre Josh Hartnett qui réussit l’exploit d’avoir un jeu d’acteur à la hauteur de son charisme, et le réalisateur qui nous inflige sa fille… (Euh, on avait dit que depuis le flop AFTER EARTH, on arrêtait de faire jouer les gamins…). Alors, niveau mise en scène, ce n’est pas mauvais, mais par pitié, il faut qu’il arrête d’écrire ses films !!! Partager
- Un choc de cinéma, sec et implacable.
Découvrez notre critique détaillée du film LE SUCCESSEUR . Un choc de cinéma, sec et implacable. LE SUCCESSEUR ❤️❤️❤️❤️ Un choc de cinéma, sec et implacable. Mais quel choc !!! Le film m’a roulé dessus, j’en suis ressorti KO et c’est clairement un IMMENSE coup de cœur de ce début d’année. Le plus frustrant, c’est que je vais essayer d’en dire un minimum pour vous laisser découvrir ce petit bijou… Pour faire court, Ellias, nouveau directeur d’une maison de haute couture française, apprend la mort de son père et va au Québec régler la succession. Un père avec lequel il a coupé les ponts il y a vingt ans et dont, à l’image du spectateur, il va découvrir sa vie là-bas, son entourage et le terrible héritage qu’il lui laisse… Xavier Legrand, après son excellent JUSQU’À LA GARDE, montre une nouvelle fois à quel point il maitrise la tension. Le film s’ouvre sur la spirale d’un défilé de mode, une spirale dans laquelle sera entrainé le protagoniste. Son film tisse ici diaboliquement sa toile avec une efficacité redoutable. Il n’épargne jamais le spectateur, ni son héros et l’électrochoc est d’autant plus puissant. La violence phycologique est implacable et vient attraper le spectateur aux tripes, sans jamais relâcher son étreinte. Marc-André Gondrin est grandiose et porte littéralement le film sur ses épaules en proposant des scènes d’émotions qui ravagent le spectateur. Le film est aidé par une très bonne mise en scène, faisant la part belle au hors champs et quelques très bonnes idées, comme les sublimes ellipses temporelles… Xavier Legrand nous offre un drame terrifiant et extrêmement maitrisé. En deux films le réalisateur n’a cessé de m’impressionner et il je suis déjà impatient de découvrir son prochain long métrage. J’aurai tellement de choses à dire, mais je préfère m’arrêter là et vous inciter à foncer le découvrir en salle, en vous ayant prévenu que vous risquez de vous prendre un uppercut qui laissera des traces… Partager
- Critique de L’ÉVÉNEMENT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film L’ÉVÉNEMENT . L’ÉVÉNEMENT ❤️❤️❤️❤️ Vu hier, le film aura été un véritable choc que je ne suis pas sûr d’avoir eu le temps de digérer. En 1963, Anne est une étudiante promise à un bel avenir universitaire. Malheureusement, elle va tomber enceinte d’un enfant non-désiré et va devoir se battre contre les lois pour disposer de son corps et de son avenir, à une époque où l’avortement est tabou et surtout condamnable. Si je vous en parle, c’est que le film a été un coup de cœur (ÉNORME coup de cœur). Mais clairement, ce qui fait pour moi la grande force du film risque de diviser. A savoir sa radicalité, que ce soit dans son scénario et sa mise en scène. Audrey Diwan prend le parti de se focaliser sur sa protagoniste et sa course contre la montre. Combat qu’elle devra vivre seule, dans la honte, tant le sujet est tabou, au pire engendrant la haine de certains, au mieux la peur ou le déni des autres. Rarement la solitude n’aura été aussi bien retranscrite sur un écran. Le film prenant même parfois des allures de film de résistance avec ses rencontres discrètes pour trouver une aide ou juste parler de l’innommable, avec cette peur incessante d’être surpris par la mauvaise personne. D’ailleurs, le mot avortement ne sera jamais directement prononcé… Ce sentiment de solitude est intensifié par une mise en scène exemplaire, sans fioriture ni artifice, mais d’une grande efficacité. Le format 4/3 enferme le personnage d’Anne, souvent filmée de dos, caméra à l’épaule, avec un énorme jeu sur les focales et la profondeur de champs qui font qu’elle est souvent la seule chose net à l’écran. Ça et l’utilisation de nombreux plans séquences, font que le spectateur se retrouve en immersion avec elle, seul et oppressé avec cette peur du regard des autres. Alors, oui le film est dur, TRÈS DUR, et certaines scènes sont extrêmement éprouvantes, même si la réalisatrice a la dignité de ne jamais être dans le frontal et utilise énormément le hors champs (même si souvent ce qu'on ne voit pas est pire que ce que l'on voit). Et même si elle n’est pas graphique, l’horreur pour le spectateur est bien là. Même si la véritable horreur est de se dire que pour de nombreuses femmes c’était le quotidien. On pense à nos mères nos grands-mères qui forcément ont été un jour touchées de près ou de loin par ce fléau. Mais bien sûr, pour que le film fonctionne, il fallait une grande actrice, d’autant plus que le personnage d’Anne est de quasiment tous les plans. Et Anamaria Vartolomei est flamboyante, avec un jeu d’une justesse impressionnante, qui prend aux tripes, sans jamais être dans le patho. On a peur, on espère, on souffre avec elle. L’effet est au moins aussi saisissant que son interprétation. Elle est entourée de nombreux seconds rôles qui donneront une réelle épaisseur à l’histoire et sur le regard de la société de l’époque sur l’avortement. Le film à un côté intemporel dans ses décors ou bien ses costumes et on met un certain temps pour identifier réellement l’époque. Comme pour nous rappeler que cette histoire se passait, en France, il n’y a pas si longtemps que ça… Voir pire c’est toujours le vécu de nombreuses femmes dans le monde… Le film fait énormément écho avec une fabuleuse pièce de théâtre de Fanny Cabon, LES GARDIENNES, retraçant la vie de ses femmes de l’ombre et de leur combat. Un constat terrible de la situation des femmes de cette époque… Bref un TRÈS GRAND film qui perdrait énormément à être découvert sur une TV. Un film intense et bouleversant, dont je suis sorti groggy, les larmes aux yeux, des nœuds dans le ventre et qui va trotter longtemps dans ma tête. Un film essentiel, qui mériterai d’aller taquiner les Texans aux prochains Oscars… Partager
- Critique de THE SON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE SON . THE SON ❤️❤️❤️ Après son THE FATHER, dont je ne me suis jamais réellement remis, Florian Zeller nous livre donc un deuxième volet qui n'est pas pour autant une suite. Le rapport entre les deux films : les liens familiaux qui se verront bouleverser par une terrible maladie. Si le premier film parlait d'Alzeimer, ici, il sera question de la dépression d'un adolescent, de l'impact qu'elle a sur le malade, mais aussi sur son entourage, impuissant face aux événements. Si sur la forme, le film est beaucoup plus académique et impressionne moins que THE FATHER par sa mise en scène ou son originalité, sur le fond, il est aussi puissant, en réussissant à être profondément juste sur un sujet souvent tabou. Laura Dern, comme à son habitude, est parfaite, mais c'est surtout Hugh Jackman qui livre une prestation mémorable. Ici, à contre emploi, il incarne avec une sensibilité qu'on ne lui connaissait pas ce père tiraillé entre sa détresse, sa colère et sa culpabilité. Zeller livre un drame psychologique, certes assez classique (peut-être trop), mais qui se montre bouleversant sans jamais tomber dans le patho. Un film dont les images ne marqueront pas, mais d'une puissance et d'une sobriété qui laisse sans voix au moment du générique de fin... Partager
- La suprême ascension de Chalamet
Découvrez notre critique détaillée du film MARTY SUPREME . La suprême ascension de Chalamet MARTY SUPREME ❤️❤️❤️❤️💛 La suprême ascension de Chalamet N’étant ni amateur de biopics ni particulièrement friand de films sportifs, j’abordais Marty Supreme avec une certaine méfiance. Des doutes vites effacés, tant le film m’a roulé dessus. Nous n’avons clairement pas affaire à un biopic sportif classique. Certes, il s’inspire de la star du ping-pong Marty Reisman, mais en changeant son nom et en prenant de larges libertés, il s’affranchit rapidement du cadre traditionnel pour proposer un véritable portrait d’obsession. Josh Safdie ne raconte pas simplement l’ascension d’un champion : il dissèque la trajectoire d’un jeune Américain prêt à tout pour devenir une icône. Et tout le tapage autour de Timothée Chalamet est amplement justifié. Il porte le film de bout en bout, habité, électrique, déployant une palette de jeu impressionnante pour incarner ce personnage narcissique, ambitieux, souvent détestable. Certains spectateurs pourraient rester à distance face à un protagoniste aussi antipathique, mais cinématographiquement, c’est fascinant. Je ne vois clairement pas qui pourrait lui faire barrage pour son futur Oscar qui semble une évidence. Autour de lui gravite une galerie de seconds rôles solides, chacun bénéficiant d’un véritable arc narratif, à commencer par le surprenant Abel Ferrara. Difficile de ne pas penser au cinéma de Martin Scorsese. Cet anti-héros porté par une obsession maladive de la réussite évoque immédiatement Le loup de Wall Street ou Casino , dans leur manière de décrire les excès du rêve américain. Mais le film convoque aussi l’ombre flamboyante du Babylon de Damien Chazelle : même énergie démesurée, même volonté de transformer chaque séquence en expérience sensorielle totale. La mise en scène est à l’image de son héros : nerveuse, constamment en mouvement, presque fiévreuse. L’intrigue reste simple, mais l’enchaînement d’événements et le chaos progressif emportent tout sur leur passage. La bande originale, mêlant des standards des années 80 dans un anachronisme assumé, insuffle une énergie communicative qui participe à cette sensation d’ivresse permanente. Malgré ses 2h30, le film ne connaît aucun temps mort, quitte à devenir épuisant pour ceux qui ne rentreraient pas dans son délire. Marty Supreme accumule les scènes chocs, manie un sens du comique de situation souvent mordant et refuse obstinément toute demi-mesure. Il veut briller, éblouir, parfois étourdir. Josh Safdie signe ainsi un film à l’image de son personnage : ambitieux, excessif, vibrant. Une œuvre qui risque de diviser, mais dont l’énergie et la radicalité pourraient bien en faire l’un des grands chocs cinématographiques de 2026. Partager
- Critique de ANATOMIE D’UNE CHUTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ANATOMIE D’UNE CHUTE . ANATOMIE D’UNE CHUTE ❤️❤️❤️❤️ Voici donc la dernière Palme d’or, qui s’est vu entachée d’une polémique lors du discours de sa réalisatrice. Ce qui aura fait finalement de l’ombre à son film, en dissuadant certainement certains d’aller le découvrir. Et c’est regrettable, car c’est tout simplement un très bon film qui n’avait pas besoin de ça… Après, il faut dire aussi que je suis assez amateur des films de procès, mais ANATOMIE D’UNE CHUTE va bien plus loin que ce genre cinématographique. Alors oui, le procès y est central, avec cette écrivaine soupçonnée d’avoir tué son mari. Justine Triet prend d’ailleurs un malin plaisir à jouer avec la zone grise en faisant continuellement douter le spectateur sur la culpabilité de son héroïne. Mais même si le doute sur sa culpabilité est au cœur du film, là n’est pas vraiment la question. Plus que l’analyse de la chute mortelle de son mari, c’est bien celle de leur couple qui sera disséquée et prendra toute son ampleur lors du procès. Et pour ne rien gâcher, il y a de vrais partis pris de mise en scène de la part de Justine Triet, chose assez rare dans ce genre de film pour être noté. Et même si certains choix peuvent paraitre prétentieux, je dois avouer que bien souvent elle fait mouche, comme lors d’une scène de dispute magistrale. Clairement la qualité du jeu des acteurs est d’ailleurs une des grandes forces du film, aidée par une écriture des dialogues exemplaire qui rend les échanges au procès passionnants. L’accusée, à la fois mystérieuse et ambiguë, est interprétée par une Sandra Hüller glaçante, à l’image de l’atmosphère ambiante de l’œuvre. Je me demande comment elle n’a pas eu le prix d’interprétation au Festival… Swann Arlaud est comme à son habitude brillant, mais on notera aussi un Antoine Reinartz impressionnant qui vole parfois la vedette dans son rôle de procureur et réussit même à apporter certains rares moments de comédie. Mais surtout, je retiendrai Milo Marchado Graner, qui incarne le fils mal voyant du couple, et principal témoin de cette tragédie. Par la justesse de son jeu, il apporte les rares moments d’émotions du film. Bref un casting sans faute, jusqu’au chien qui marquera inévitablement les spectateurs. Mais comme je le précisais plus haut, le film est terriblement froid. C’est à la fois une de ses réussites, mais aussi une de ses limites. Car même si ça apporte une atmosphère pesante vraiment maitrisée, ça a pour effet de limiter les émotions qu’ils dégagent. D’autant plus que la plupart des personnages sont assez antipathiques, limitant l’identification des spectateurs et donc leur attachement aux protagonistes… Même si j’ai un doute sur le fait de lui avoir attribué la Palme d’or, il n’en reste pas moins un très bon film. Partager
- Critique de SIMPLE COMME SYLVAIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film SIMPLE COMME SYLVAIN . SIMPLE COMME SYLVAIN ❤️❤️❤️❤️💛 Donc, pour mon anniversaire, le cinéma m’a offert un IMMENSE coup de cœur venu droit du Québec. Sophia et Xavier, deux professeurs universitaires à Montréal, sont en couple depuis dix ans. Au fil des années, l’amour passionnel des débuts a laissé place à « autre chose », comme on dit… Quand elle rencontre Sylvain, « simple » charpentier, alors que le monde dans lequel ils vivent semble les oppose, c’est le coup de foudre. Sophia est donc professeur de philosophie, et ses cours sur l’amour seront même le fil rouge du film, chapitrant le récit avec les points de vue de grands philosophes, allant de Planton à Spinoza. Des cours qui seront toujours en concordance avec l’état actuel de Sophia. On est ainsi face à une comédie romantique d’une profondeur assez déconcertante. Le film est souvent très drôle, avec notamment une critique jubilatoire des classes. Il dépeint les stéréotypes sociaux, sans jamais juger ses personnages, amenant dans moments malaisants lorsque nos amoureux rencontreront l’entourage de l’autre. Mais surtout il fera réfléchir le spectateur sur la définition même de l’amour. Monia Chokri maitrise particulièrement bien la rupture de ton. On rit énormément et sans prévenir, elle arrive à nous transpercer le cœur par une scène, une phrase. Car la plus grande force du film, est son écriture, la puissance de ses dialogues, mais aussi l’interprétation sans faille des comédiens qui sont d’une justesse inouïe. Magalie Lépine Blondeau et Pierre-Yves Cardinal sont en symbiose total et nous font croire en leur amour inconditionnel dès le premier regard. Le dialogue entre les personnages sera aussi au centre du film, mettant en avant le pouvoir des mots, mais aussi, lors des scène de groupe, la façon dont tout le monde semble parler sans réellement s’écouter Mais en plus de briller par son fond, le film le fait aussi par la forme. Une des grandes forces du cinéma est d’exprimer les choses par les images si les mots ne sont pas nécessaires, et ça, Monia Chokri l’a compris. Elle n’oublie jamais la caméra et a une réelle maitrise de ses plans. La composition de ses cadres est exemplaire, jouant avec le décor, comme lors de la scène du premier baiser. Mais aussi cette scène finale exemplaire, qui sans un mot exprime énormément de choses. Souvent elle isolera ses personnages dans le cadre, via une porte, un mur ou un autre élément, mais elle utilisera aussi parfois des plans séquences qui sont loin d’être accessoires… De la même manière, elle filmera admirablement les scènes d’amour charnel, en se focalisant sur le visage de la comédienne. Je n’ai qu’une envie, c’est de revoir le film, pour décortiquer ce coup de cœur monumental, car comme le dit Sophia à Sylvain après avoir fait l’amour « Une fois, ce n’est pas assez »… Partager
- Critique de LE CHANT DU LOUP – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LE CHANT DU LOUP . LE CHANT DU LOUP ❤️❤️❤️❤️ Décidément 2019 commence TRÈS fort 2e GRAND coup de cœur de l'année, après un "Green Book" qui m'avait bluffé il y a deux semaines, mais aussi après des "Vice" et autres "La favorite" qui avaient d’indéniables qualités Donc voici "Le chant du loup" Forcément, le cinéma français qui nous pond un film de genre et qui plus est, un "film de sous-marin", ça ne pouvait que m'intriguer et en tout cas lui accorder une chance en salle obscure, juste pour récompenser l'audace Et bien mazette, quelle baffe!!! La scène d'ouverture t'annonce tout de suite que tes nerfs vont être mis à rude épreuve Puis la tension monte progressivement pour finir par te plonger dans une apnée qui te scotche à ton fauteuil. C'est un thriller anxiogène d'une efficacité redoutable avec un ENORME travail sur la bande son qui intensifie la tension ressentie (c'est vraiment le genre de film qui perd beaucoup à être vu sur une TV) Bref foncez le voir au cinéma, ne serait-ce que pour soutenir ce genre de production française bien loin de ces habituelles comédies populaires plus lourdes les unes que les autres... Partager
- Critique de WONDER WHEEL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film WONDER WHEEL . WONDER WHEEL ❤️❤️❤️❤️ Premier GROS coup de cœur de l’année Alors, ce n’était pas gagné, parce que Woody Allen et moi, c’est un peu comme avec Lecouch, ou j’aime beaucoup, ou je me fais bien chier Et là jackpot Bon, je ne vais pas parler de l’histoire, car je ne savais rien du film avant de rentrer dans la salle, et ça m’a peut être permis d’être autant surpris J’ai été emporté par ce film à la dramaturgie et à la mise en scène très théâtrale Je suis tombé sous le charme des décors, des couleurs et surtout de ces lumières qui sont juste à tomber par terre (certains plan sont juste sublimes) C’est humain, touchant, léger, drôle, parfois pittoresque Et Kate Winslet est, comme souvent, parfaite dans son rôle lunatique Décidément cette actrice n’en finira jamais de me bluffer J'aime quand le cinéma continue à me faire aimer le cinéma Partager
- Tom Cruise est dingue… dans un film qui, lui, l’est beaucoup moins.
Découvrez notre critique détaillée du film MISSION IMPOSSIBLE – THE FINAL RECKONING . Tom Cruise est dingue… dans un film qui, lui, l’est beaucoup moins. MISSION IMPOSSIBLE – THE FINAL RECKONING ❤️❤️ Tom Cruise est dingue… dans un film qui, lui, l’est beaucoup moins. Après 35 ans de courses-poursuites, de masques en latex et de cascades défiant la mort, Ethan Hunt revient pour ce qui est présenté comme le dernier chapitre d’une saga devenue culte. Et s’il y a bien une chose à reconnaître à Tom Cruise, c’est qu’il continue de repousser les limites physiques du cinéma d’action, avec un engagement qui force l’admiration. Et sur ce point, MI8 tient toutes ses promesses : ne cherchez pas, vous ne verrez rien de plus impressionnant sur grand écran cette année. Même s’il n’y a finalement que deux grandes scènes d’action, elles sont hallucinantes, notamment ce climax aérien, annoncé par l’affiche, qui enterre tout ce que l’acteur a pu faire jusqu’ici. Et je ne vais pas vous mentir : c’est un immense plaisir de constater qu’on peut encore, aujourd’hui, réaliser de grandes scènes à l’ancienne, sans effets numériques. Rien que de voir le visage de Cruise se déformer sous nos yeux… On est cloué au fauteuil. Clairement, c’est une expérience qui mérite d’être vécue en salle. Mais voilà : deux scènes, aussi folles soient-elles, ne suffisent pas à faire un grand film. Et malheureusement, en dehors de ces fulgurances, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le film est terriblement long et extrêmement bavard, pour, au final, ne pas raconter grand-chose. Oubliez le côté espionnage de la saga, ici noyé dans de longs dialogues explicatifs où tout est sur-expliqué. Et ce ne sont pas les enjeux, vus et revus, qui vont réussir à captiver l’attention du spectateur. C’est d’autant plus regrettable que le choix d’une IA comme antagoniste aurait pu créer une vraie tension… mais elle n’est qu’un prétexte pour relier les fameuses scènes d’action. On voit donc clairement passer le temps, d’autant plus que l’humour et le fun de la franchise ont quasiment disparu. Le ton est étonnamment sombre. Il y a une multitude de personnages, mais aucun n’est développé. Tout tourne autour de Tom Cruise, et le travail d’équipe, pourtant au cœur de la série, passe ici au second plan. Le film joue aussi la carte de la nostalgie, multipliant les flash-backs avec des extraits des anciens épisodes. Mais là, il se tire une balle dans le pied : revoir la scène culte du braquage à la CIA souligne à quel point McQuarrie n’a pas le talent de De Palma. Il y a finalement plus de tension dans ce simple extrait que dans tout ce dernier opus… La nostalgie ne fait donc qu’accentuer la déception face au vide qu’on nous propose. Au final, on a parfois l’impression qu’on nous sert un menu “maxi best-of” un peu indigeste. Alors oui, j’ai vraiment pris mon pied devant ces deux scènes où Cruise nous en met plein les yeux. Mais ce sont 30 minutes perdues dans 2h50 de profond ennui, durant lesquelles je n’ai cessé de regarder ma montre… Partager
- Critique de LITTLE MISS SUNSHINE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LITTLE MISS SUNSHINE . LITTLE MISS SUNSHINE ❤️❤️❤️❤️💛 Voici la fabuleuse histoire des Hoover, une famille dysfonctionnelle et pas comme les autres. Le père est un écrivain, un peu looser sur les bords, cherche à vendre sa méthode pour réussir sa vie. L’oncle est un dépressif qui sort de l’hôpital suite à une tentative de suicide. Le grand père vulgaire et drogué. Le fils qui a fait vœu de silence dans ce monde où il ne se reconnait pas. La mère un poil névrosée essaie de faire que tout se passe pour le mieux. Et puis, il y a la petite Olive, un peu grassouillette, qui ne rêve que d’une chose : participer à l’élection de Little Miss Sunshine. Mais ne vous y trompez pas, malgré les apparences, on a bien affaire ici à un Feelgood movie d’une force inouïe. On va suivre cette famille dans un road movie avec pour objectif ce fameux concours. Et une chose est claire, on rigole énormément, mais ça arrive aussi parfois à se montrer très touchant. Que ce soit les personnages, les dialogues ou bien les situations comiques, ça fonctionne à merveille. Mais, ce qui fait la grande force de ce film, c’est qu’en plus d’être une irrésistible comédie, c’est loin d’être bête et ça fait énormément réfléchir. Ca aborde divers thèmes universels, comme le regard des autres, ce qu’il faut pour être heureux, doit-on forcément rentrer dans le moule pour réussir… C’est extrêmement malin dans son écriture et le fameux rêve américain en prend pour son grade. On craque littéralement pour cette gamine qui arrivera à unir autour d’elle toute sa famille et à panser leurs plaies. Et la BO majestueuse sublime cette sensation de bonheur véhiculée par ce film qui nous crie à longueur de temps « SOYEZ VOUS-MEME !!!» Partager













