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  • Satire à balle réelle sur le cinéma français

    Découvrez notre critique détaillée du film LE DEUXIÈME ACTE . Satire à balle réelle sur le cinéma français LE DEUXIÈME ACTE ❤️❤️❤️❤️ Satire à balle réelle sur le cinéma français Quentin Dupieux est un réalisateur dont les œuvres divisent à chaque fois le public, et ce sera certainement une nouvelle fois ici. Il faut dire que son cinéma est extrêmement radical, et même s’il me laisse souvent sur le côté, son univers absurde me fascine. Et parfois il me choppe, comme ce fut récemment le cas avec INCROYABLE MAIS VRAI… ou ici, LE DEUXIÈME ACTE… Comme toujours, il est difficile de parler d’un de ses films sans trop en dévoiler, car il repose énormément sur leurs côtés high concept, donc je vais me limiter au synopsis officiel. Florence veut présenter David, l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume. Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy. Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part. Il nous propose ici son film le plus accessible, et peut être même le plus drôle, on rit même énormément… Avec un côté méta délirant et un cynisme assez jouissif, il va jouer avec le spectateur et critiquer le cinéma français, ainsi que ces acteurs. C’est son troisième film en un an et ce n’est peut-être pas anodin, car on a presque l’impression qu’avec celui-ci, il nous offre un triptyque sur l’art. Après le théâtre dans YANNICK et la peinture dans DAAAAAALI !, c’est donc au tour du cinéma de passer à la moulinette du réalisateur… Alors, ce n’est pas forcément toujours subtil, mais le film est souvent bien plus profond qu’il n’y parait… Tout y passera, de la cancel culture, au mouvement #metoo, en passant par l’IA ou l’ego et l’entre-soi des stars. Et c’est d’ailleurs quand les acteurs se moquent d’eux-mêmes avec une autodérision savoureuse que le film est le plus efficace. Garrel, Lindon, Quenard et Seydoux sont admirablement dirigés et prennent un véritable plaisir à jouer, dans tous les sens du terme... C’est un délice de les voir délivrer les tonnes de dialogues, car oui, le film est extrêmement bavard. Ça enchaine les joutes verbales et les dialogues ciselés… Mais, la cerise sur le gâteau, c’est la découverte de Manuel Guillot. Inconnu jusqu’alors, il n’a pas à rougir du quatuor de stars, et vient même voler la vedette en proposant sûrement les scènes les plus hilarantes du film. Et même si j’ai trouvé la fin moins aboutie, il n’en reste pas moins un grand moment de divertissement et à mon sens le meilleur film du réalisateur… Partager

  • Kore-eda signe un récit à points de vue multiples d’une grande finesse.

    Découvrez notre critique détaillée du film L’INNOCENCE . Kore-eda signe un récit à points de vue multiples d’une grande finesse. L’INNOCENCE ❤️❤️❤️💛 Kore-eda signe un récit à points de vue multiples d’une grande finesse. Kore-eda est un cinéaste japonais dont j’apprécie particulièrement le travail et sa façon de dépeindre l’humain, et c’est encore une fois le cas ici. Mais plus que tout, son dernier film brille par la qualité de son scénario, qui lui a valu une palme amplement mérité à Cannes. Suite à la mort de son père, Minato est élevé par sa mère qui se rend compte que son fils semble être harcelé à l’école… Le film va jouer avec différents points de vue, remettant à chaque fois en question l’avis du spectateur sur ce qui se passe à l’écran. Suivant le regard par lequel on vivra les scènes, elles prendront ainsi un tout autre sens qui aura tendance à déstabiliser le spectateur. D’autant plus qu’on est en pleine zone grise, cherchant continuellement à savoir qui est le « monstre » dans cette histoire. Le film basculera ainsi du thriller au drame social, tout en réussissant à proposer quelques moments oniriques, dont un final éblouissant. Mais il faut avouer que l’écriture, aussi intelligente soit-elle, fait aussi que l’on se sent un peu perdu, tant le film aborde des sujets différents : le harcèlement, le deuil, le mensonge, l’éducation, les non-dits, l’amitié, les faux-semblants, le regard des autres… Et même s’il le fait avec beaucoup de pertinence et de délicatesse, on a l’impression qu’il s’éparpille et on se demande parfois où veut vraiment aller le film. Mais c’est sans compter sur un dernier acte admirable où, sans prévenir, tout prendra un sens… Et c’est peut-être une limite que j’ai avec le film, car un deuxième visionnage s’impose presque afin tout remettre en ordre. Sans être son meilleur film, ce qui est sûr, c’est qu’il aura une nouvelle fois réussi à me marquer par certaines scènes et qu’il risque de murir en moi au fil du temps… Partager

  • Critique de BROTHERS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film BROTHERS . BROTHERS ❤️❤️❤️❤️ Alors que son frère sort de prison, Sam doit laisser sa femme et ses deux filles pour partir combattre en Afghanistan. Laissé pour mort au combat, son frère va prendre soin de sa famille. Lorsque Sam revient du front, tout aura changé, terriblement… BROTHERS est une tragédie, mais même si l’affiche laisse penser à un nouveau mélo, c’est bien plus un terrible constat sur les conséquences de la guerre au sein d’une famille. Mais le film préférera se concentrer sur l’intime plutôt que le spectaculaire, ne montrant par exemple aucune scène de guerre. L’intérêt du film n’est pas vraiment le scénario, on devine où ça va aller et ça y va… Mais même si le spectateur comprend d’emblée que Sam finira par revenir du front, l’essentiel n’est pas là, mais plutôt dans l’évolution des personnages. Avec une question qui sera centrale pour chacun des trois protagonistes : « Un retour en arrière est-il possible passé une certaine limite ? ». Et le film prend toute son ampleur grâce à un trio d’acteurs exemplaire. Concernant Natalie Portman et Jake Gyllenhall, c’est presque devenu une habitude, mais celui qui impressionne le plus, c’est Tobbey Maguire qui se montre même parfois terrifiant. Le film offre plusieurs moments d’une extrême tension, comme les scènes de repas. Grâce à la sobriété de sa mise en scène et à la justesse des acteurs (jusqu’au gamines qui sont bluffantes), le film évite les écueils qu’on retrouve généralement dans les mélodrames Hollywoodiens et la baffe est d’autant plus forte. Partager

  • Dubosc s’invite chez les frères Coen.

    Découvrez notre critique détaillée du film UN OURS DANS LE JURA . Dubosc s’invite chez les frères Coen. UN OURS DANS LE JURA ❤️❤️❤️💛 Dubosc s’invite chez les frères Coen. Après l’excellent Vingt Dieux, le Jura continue d’inspirer le cinéma français. Avec son troisième long-métrage, Franck Dubosc s’éloigne de ses habituels terrains de jeu pour nous offrir une comédie noire aux accents de polar, teintée de drame familial et de romance. Et il faut avouer, l’acteur-réalisateur s’en sort avec brio dans cet exercice d’équilibriste. Impossible de ne pas penser au cinéma des frères Coen, et en particulier à FARGO. UN OURS DANS LE JURA nous plonge dans une enquête policière enneigée, qui va cumuler les personnages excentriques. Des évènements imprévisibles vont s’enchaîner pour donner lieu à des moments tour à tour absurdes et brutaux. L’humour du film va assez loin dans la noirceur, flirtant avec le macabre et le subversif sans jamais sombrer dans la lourdeur. Cet humour jouissif est clairement un des points forts du film. Car même si le rythme est inégal, les dialogues sont souvent savoureux et il y a des moments de comique de situation mémorables qui provoquent de véritables éclats de rire. Le film est aidé par une belle galerie de personnages hauts en couleur qui vient enrichir le récit. Cette bande de pieds nickelés, multipliant les bourdes, est servie par un scénario qui leur laisse le temps d’exister. Sous des airs parfois caricaturaux, chacun se révèle étonnamment nuancé. Le couple Laure Calamy – Franck Dubosc fonctionne très bien, mêlant pathétique et tendresse. Benoît Poelvoorde est irrésistible dans son rôle de gendarme aussi maladroit dans son métier que dans son rôle de père. Certes, le film n’est pas exempt de défauts : quelques facilités scénaristiques et un dernier acte un peu moins abouti laissent un léger goût d’inachevé. Mais cela n’entame en rien le plaisir que procure cette comédie caustique, jubilatoire et délicieusement amorale. Pour ce début d’année, Franck Dubosc relève haut la main le défi et signe un film aussi audacieux que jubilatoire. Partager

  • Quand l’humour devient acte de résistance.

    Découvrez notre critique détaillée du film CHRONIQUES DE TÉHÉRAN . Quand l’humour devient acte de résistance. CHRONIQUES DE TÉHÉRAN ❤️❤️❤️💛 Quand l’humour devient acte de résistance. Par leur film, Ali Asgari et Alireza Khatamini dénoncent les dérives sociétales imposées par le totalitarisme sévissant en Iran. Pour réussir à produire un tel film en Iran, ils ont contourné le système en réalisant neuf courts métrages, car la censure est beaucoup plus souple que pour celle d'un long métrage. Au final, ils les ont réunis en un film à sketches montrant le quotidien des Iraniens faces à l’absurdité des lois et le frein à leurs libertés que leur impose le système.. Le choix de mise en scène est radical, en proposant des vignettes, filmées frontalement, en caméra fixe. A chaque scène, le protagoniste sera seul à l’écran, son bourreau, restant constamment hors champs, symbolisant qu'il ne sont pas face à un interlocuteur précis, mais bien au système totalitaire... Par le naturel et la nuance de leurs jeux, ils réussissent à captiver notre attention. Les personnages seront aussi bien des hommes que des femmes, des adultes, des enfants ou des vieillards, pour appuyer le fait qu’un Iranien est privé de ses libertés tout au long de sa vie… Le film abordera divers sujets, de la place de la femme à celle de la religion, en passant par la privation de liberté et poussant le vice jusqu’à consacrer un sketch hilarant à la censure cinématographique. Car oui, les réalisateurs ont fait le choix gagnant de se servir de l’humour comme une arme afin de dépeindre l’absurdité des situations, avec notamment des dialogues savoureux. Et malgré les situations choquantes auxquelles les protagonistes sont confrontés et la froideur de leurs interlocuteurs, les situations font souvent sourire tant elles semblent surréalistes. Et même si les sketchs ne sont pas tous aussi savoureux, le film est court et on ne s’ennuie jamais devant cette œuvre aussi drôle que terrifiante… Partager

  • Critique de JOJO RABBIT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film JOJO RABBIT . JOJO RABBIT ❤️❤️❤️❤️💛 On va d’entrée être clair, j’ai ADORÉ Jojo Rabbit, et j’ai eu la chance d’y aller tout nu, donc je vais éviter de trop aborder l’histoire pour laisser la chance à ceux qui n’en ont pas entendu parler de le découvrir avec un regard vierge. Dès le début du film, tu comprends que tu vas voir un ovni cinématographique. Ca démarre comme une comédie satirique complètement loufoque et déjantée. Mais Jojo Rabbit, va beaucoup plus loin que ça et impose une grande profondeur. Evidemment, c’est souvent drôle mais le film arrive aussi à se montrer extrêmement sérieux, poétique et touchant, jusqu’à un final qui est juste parfait, enfin je voulais plutôt dire PARFAIT (Lilian tu vas tellement adorer la dernière scène 😉 ). Et c’est d’ailleurs dans ces scènes d’émotions d’une grande justesse que le film est le plus fort. Waititi arrive à trouver un équilibre entre humour, émotion et tendresse pour nous parler de tolérance et d’idéologie extrémiste via le regard d’un enfant. Mais si le film fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce à la maîtrise de sa mise en scène, ses choix musicaux (les quelques chansons sont tellement bien exploitées), ses décors et costumes (TRES beaux costumes) aux couleurs vives (ça transpire le rouge, le vert et le jaune) apportant un peu plus de magie à l’histoire et à ce décalage si troublant. Et puis le casting aussi, avec bien sûr ce petit gamin des plus attachants mais aussi une Scarlett Johanson bluffante (décidément, après Marriage Story, c’est SON année). Bref, ma première grande surprise de l’année qui transpire le fellgood movie. Bien sûr il y a eu le fabuleux 1917 qui va logiquement faire office de bulldozer aux oscars, mais je savais avant même de rentrer dans la salle que j’allais sûrement assister un TRES grand film (ce qui c’est vérifier en dépassant même mes espérances). Et même si Jojo Rabbit n’atteint pas la maestria de 1917, il sera certainement un des films majeurs de 2020 qui devrait réussir à voler une ou deux statuettes aux favoris dans 4 jours… Partager

  • Critique de LES CHATOUILLES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LES CHATOUILLES . LES CHATOUILLES ❤️❤️❤️❤️ Alors, forcément, vu le sujet lourd et tabou, je m’attendais à me prendre une bonne baffe. Et, oui, « uppercut dans ma face » il y a bien eu, et le premier quart d’heure du film, ta situation de spectateur impuissant te donne un peu l’envie de te lever et traverser l’écran pour tout casser. Mais, là où j’arrête tout de suite les plus sceptiques qui diraient des choses du genre « Non, mais t’as vu le sujet du film, il y a bien assez de misère dans le monde pour aller voir ça au cinéma »… Parce que là, Andréa et son compagnon réussissent un tour de force, c’est avec leurs mise en scène «déconstruite » pleine d’énergie, nous faisant voyager entre réalité, récit et rêve, en réussissant à y apporter à mon grand étonnement beaucoup de poésie par moment et encore plus fou à nous faire rire. Cet aspect comique, et parfois décalé, permet au spectateur de reprendre un peu son souffle et de prendre un peu de distance, sans jamais rendre la situation plus acceptable (un peu comme cette héroïne qui cherche à se réconcilier avec son passé). A l’image de ce que j’ai pu entendre du spectacle, la danse est extrêmement présente dans le film et offre des tableaux qui sont un concentré d’émotion brute Et au niveau des acteurs, évidement Andréa perce l’écran, mais que dire de la prestation sidérante de Karin Viard dans son rôle de mère exécrable. Ce film est une leçon de vie et de résilience, poignant sans jamais être dans le tire larmes et rien que pour ça il mérite d’être vu. Mon seul regret, être allé le voir seul, car forcément, tu en ressors chamboulé, mais aussi plein d’espoir avec une folle envie d’en discuter. Alors merci Andréa Bescond pour ce GRAND moment de cinéma. Partager

  • Ce tour de magie où le lapin refuse de sortir du chapeau

    Découvrez notre critique détaillée du film WICKED 2 . Ce tour de magie où le lapin refuse de sortir du chapeau WICKED 2 ❤️❤️❤️ Ce tour de magie où le lapin refuse de sortir du chapeau L’année dernière, WICKED avait été une énorme surprise, au point d’être à deux doigts d’intégrer mon TOP 10 2024 . J’attendais donc ce deuxième volet avec une vraie impatience, d’autant qu’il devait conclure l’adaptation du classique de Broadway en rassemblant les enjeux émotionnels, politiques et musicaux mis en place dans le premier film. Dès les premières minutes, on retrouve ce qui m’avait charmé : cette guimauve assumée, délicieusement kitsch, portée par une Ariana Grande toujours aussi irrésistible dans la peau de la « gentille sorcière » à la fois adorable, agaçante et hilarante. L’univers visuel reste extrêmement soigné : un monde coloré, des costumes somptueux, des décors travaillés… même si, une fois encore, quelques fonds verts trop visibles viennent briser l’illusion. Le duo de sorcières demeure le pilier du film. Leurs liens sont approfondis, avec certains moments de dramaturgie qui viennent chercher l’émotion. Nous sommes face à un deuxième épisode plus sombre, offrant des arcs narratifs intéressant pour certains personnages, comme la sœur d’Elphaba ou la façon d’introduire les personnages emblématiques du MAGICIEN D’OZ. Sur le plan des thèmes, cette suite approfondit naturellement ce que le premier opus abordait déjà. Là où le premier film se concentrait sur la discrimination, la stigmatisation et l’acceptation de soi, ce deuxième film glisse vers quelque chose de plus politique : montée de l’extrémisme, propagande institutionnelle, manipulation de masse… Le récit se veut plus mature, presque philosophique, et la dimension tragique s’intensifie au fil des révélations. On sent que Jon M. Chu a voulu livrer une conclusion émotionnelle forte, même si elle est moins spectaculaire que le premier acte. Mais malgré toutes ces qualités, la magie n’a pas opéré comme l’année précédente. Le premier problème, déjà perceptible dans la Partie 1, reste le rythme. C’est long. Trop long. On sent que le matériau narratif n’était pas suffisant pour justifier deux films entiers, et certaines scènes paraissent étirées pour atteindre une durée imposée. Le diptyque aurait probablement gagné en puissance et en fluidité s’il avait été condensé en un seul film plus dense. Le second souci, et non des moindres pour une comédie musicale, vient du volet musical. Certes, les performances vocales des deux actrices sont impeccables. Cynthia Erivo impressionne autant qu’elle émeut, Ariana Grande offre une présence vocale maîtrisée. Et pourtant, à la sortie de la salle, aucune chanson ne m’est resté en mémoire, et je me suis retrouvé à fredonner les POPULAR et DEFYING GRAVITY du premier opus. Les chorégraphies souffrent du même constat : moins inventives, moins mémorables, loin des éclats visuels de la scène de la bibliothèque ou du bal du premier film. Je sauverais néanmoins un numéro utilisant ingénieusement un jeu de miroirs, qui sort vraiment du lot. Malgré un univers toujours enchanteur, une direction artistique ambitieuse et quelques belles idées dramatiques, je ressors avec une vraie déception. Le spectacle est là, mais la magie, celle qui m’avait surpris et transporté l’année dernière, s’est affadie en chemin. Le film conclut bien l’histoire… mais sans l’étincelle qui aurait permis de la graver dans les mémoires. Partager

  • SERIES | Critiques d'un passionné

    Critiques d'un passionné sur ses séries coups de coeurs Critiques séries Découvrez les critiques de nos séries coups de coeur Rechercher une série Querer Une claque silencieuse qui résonne longtemps. Adolescence Netflix nous offre certainement la meilleure série de 2025 Bref 2 Bref, c’est un coup de génie Arcane Un chef d’œuvre d’animation made in France Blue Eye Samurai Cette série animée est sortie il y a déjà deux mois et j’ai bien failli passer à côté, ce qui aurait été une erreur, car on a affaire à une pépite qui est même certainement la plus belle chose qu’ait pondu Netflix en 2023... The bear Chaud devant ! Au menu aujourd'hui, une série qui a tous les ingrédients pour devenir culte. Carmy, un jeune chef du monde de la gastronomie, revient à Chicago pour reprendre la direction de la sandwicherie de son frère, suite au suicide de ce dernier. A son arrivée, ça sent la fin des haricots pour le restaurant familial et il va avoir du pain sur la planche pour le remettre d'aplomb. Christopher Storer met les petits plats dans les grands pour... Succession Saison 4 Clap de fin pour SUCCESSION… et quelle claque !!! The white lotus Quand le vernis du luxe craque sous la satire Last of us Je vais commencer par le positif. Le travail sur les décors, l'ambiance et les lumières est grandiose. Il y a vraiment des plans qui en mettent plein les yeux. Idem pour la partition musicale qui parfait l'ambiance de la série. Niveau personnages, pour moi, c'est un sans faute. Pour Ellie, j'étais dubitatif au début, mais La nuit où Laurier Je n'ai pas vu tous ses films et même si je ne les ai pas tous apprécié, il y en a qui pour moi sortent vraiment du lot LAURENCE ANYWAYS, MOMMY, JUSTE LA FIN DU MONDE... et on est dans le même registre que ces trois films. On retrouve les thèmes qui lui sont chers : la mère, les familles dysfonctionnelles, les non-dits, les addictions, les secrets de famille qu'on... Severance Quelle claque !!! Je vous aurais prévenu, vous n’êtes pas prêts… Le pitch ? Impossible d’en parler tellement c’est dingue !!! Sachez juste que c’est une série à qui propose un high concept fou, mais surtout l’exploite à merveille. Et surtout, n’allez pas lire de quoi ça parle et lancez-vous dedans vierge de toute information pour pouvoir savourer au maximum ce petit bijou audiovisuel. Car clairement... Succession Je profite de la sortie de la 4e et dernière saison pour vous parler de ce qui est pour moi une des plus grande série de tous les temps… mais tellement au-dessus du lot… Bon, OK, il reste une saison, mais je fais entièrement confiance en HBO (encore eux…) pour parfaire ce chef d’œuvre de la télévision. Pourtant, sur le papier, ce n’est pas forcément affriolant. La série va suivre... The leftovers Je viens de revoir cette série et quand j’en parle autour de moi, je remarque qu’elle est assez méconnue et pourtant QUELLE SERIE !!! C’est simple, à mon sens, c’est une des rares à être parfaite de sa scène d’ouverture à son final grandiose. Et elle est pour moi à l’image des chefs d’œuvres que sont... Ted Lasso Bon, ok, sur le papier, une série sur le foot, ça peut faire peur. Et pourtant vous auriez tort, car le sport est assez en retrait, ne servant que de prétexte et on a affaire à une comédie de très grande qualité, du créateur de Scrubs, Bill Lawrence. Basée sur un de ses sketchs, Jason Sudeikis y joue un coach de foot US qui se retrouve... It's a sin « It’s a sin » est une minisérie anglaise de cinq épisodes, signée Russell T Davies, à qui l’on doit déjà la FABULEUSE « Years and years ». Bon, je ne vais pas vous le cacher longtemps, il nous offre de nouveau une série incontournable. En une soirée, j’ai commencé à regarder un épisode, puis deux… puis la totalité… On y suit cinq jeunes, quatre homosexuels et leur amie, qui s’installent... Le serpent En attendant désespérément l’ouverture des cinémas, voici une mini-série britannique qui vaut vraiment le détour. Basée sur une histoire vraie où la réalité dépasse la fiction, elle nous raconte l’histoire hallucinante d’un des plus grands tueurs en série français, Charles Sobhraj. La première scène est une interview où... 18h30 18h30, c’est l’heure à laquelle deux collègues de travail quittent leur bureau. Chaque épisode est un plan séquence de cinq minutes accompagnant nos deux personnages jusqu’à leur arrêt de bus, sur une année. Quelques minutes quotidiennes où ils apprendront à se connaitre. Quelques minutes quotidiennes où ils vont... En thérapie.jpg Remake Français d’une série Israélienne à succès qui a connu une vingtaine d’adaptations, on y suit, jour après jour, les séances de cinq patients chez un psy. Le duo Toledano/Nakache, non content de nous proposer certains des films français les plus intéressants de ces dernières années, décide donc de confirmer leur talent sur petit écran avec ce qu’ils savent le mieux... Normal people Ca faisait plusieurs mois que je voulais rattraper cette série, aux critiques souvent dithyrambiques, mais il faut avouer que le sujet, rassemblant tous les stéréotypes du genre, ne me faisait pas rêver : une histoire d’amour entre la star de foot du lycée et l’intello moquée par les autres… Mais c’était sans compter sur une écriture exemplaire : que ce soit... The goes wrong whow Besoin de rire en ces temps de confinement ? THE GOES WRONG SHOW est LA série qu’il vous faut !!! Et si, comme moi, vous êtes un amoureux de théâtre, c’est un vrai cadeau de noël avant l’heure. C’est tout simplement ma barre de rire de l’année (voir même plus…) La série est composée de six épisodes indépendants de trente minutes qui ne laisseront... Unorthodox Donc voici une bonne grosse baffe, rapide (4 épisodes) mais vraiment efficace. La série nous raconte l’histoire d’Esther, qui va fuir sa communauté juive ULTRA-orthodoxe en quête de liberté. Même si je suis on ne peut plus athée, j’ai toujours été intéressé par comprendre les différentes religions, qui l’air de rien font partie de... I knwow this much is true Si vous cherchez une série légère qui va vous changer les idées et vous faire rire, passez votre chemin. I KNOW THIS IS TRUE est clairement une œuvre sombre et glauque et vous ne sortirez pas indemne. Mais si vous êtes prêt à tenter l’expérience, vous allez avoir affaire à une TRES grande série qui vous marquera comme seule HBO sait... Le jeu de la dame Décidément, le format mini-série est quelque chose que j’affectionne de plus en plus. Il a l’avantage d’éviter d’être répétitif en sombrant dans la saison de trop, et permet de prendre plus de temps pour développer son histoire qu’un film. D’autant plus, que comme ça devient de plus en plus souvent le cas avec certaines séries, la frontière entre cinéma et production télévisuelle a rarement été aussi proche en offrant des... Haunting of bly house Face au succès public et médiatique de Hill House, Netflix a évidemment commandé une deuxième saison. Et fort heureusement, ils ont décidé d’en faire une série d’anthologie (à savoir, chaque saison raconte une histoire indépendante sur le même thème). La série va s’inspirer du roman « La tour d’écrou » qui avait été adapté en 1961 avec « Les innocents », film qui aura traumatisé mon enfance, au même titre que le chef d’œuvre de... Haunting of hill house Il y a deux ans je découvrais THE HAUNTING OF HILL HOUSE qui a été un de mes gros coups de cœur de l’année 2018. Pourtant, ce n’était pas gagné, car même si je suis plutôt amateur de cinéma de genre, je suis moins attiré par les œuvres horrifiques, et encore moins les histoires de fantômes où tout semble avoir été raconté depuis longtemps. Sauf, que ce qui est important, ce n’est pas simplement une histoire mais surtout...

  • Critique de LE BLEU DU CAFTAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE BLEU DU CAFTAN . LE BLEU DU CAFTAN ❤️❤️❤️❤️ Halim et Mina, gérants d’une boutique de Caftan au Maroc, vivent avec le secret du mari et de son homosexualité refoulée dans une société où elle est réprimée. Ils vont voir leurs vies chamboulées par l’arrivée d’un jeune apprenti et la maladie de Mina. Avec un pitch pareil, et son triangle amoureux, il y avait moyen que ça tombe dans la facilité, les clichés et le putassier, et pourtant c’est tout le contraire. Ici, tout est suggéré et souligné par un silence, un regard, un geste, un non-dit, qui vont laisser le temps aux émotions de s’installer pour mieux vous prendre aux tripes. C’est d’une subtilité et d’une pudeur qui laissent admiratif. L’amour qui se dégage de ce couple transperce l’écran, d’autant plus que leur personnalité et le jeu des acteurs rendent nos protagonistes extrêmement attachants. Un amour qui se verra renforcé au fil des événements. Il y a un travail minutieux sur les plans dont se dégagent une véritable sensualité. Tout comme le souci du détail en ce qui concerne les lumières, les textures des tissus et des peaux, ou bien les gestuelles… Et bien sûr, ce soin particulier quand il est question de filmer l’élaboration de ce caftan qui donne son nom au film, et qui est une ode à cet artisanat. Le film offre son lot de scènes fortes de sens et dont certains passages sont empreints de poésie, comme cette scène de danse… Un gros coup de cœur !!! Un film intimiste, bouleversant et d’une délicatesse infinie auquel je pardonnerai allègrement le fait que la fin se laisse deviner, sans pour autant nuire aux émotions, ni aux propos du film. Partager

  • Une absence qui remplit chaque plan…

    Découvrez notre critique détaillée du film LES ENFANTS VONT BIEN . Une absence qui remplit chaque plan… LES ENFANTS VONT BIEN ❤️❤️❤️💛 Une absence qui remplit chaque plan… Il y a deux ans, je découvrais Nathan Ambrosioni avec TONY EN FAMILLE, qui avait été une très belle surprise. Dans LES ENFANTS VONT BIEN, il retrouve Camille Cottin pour un nouveau drame familial. Une mère dépose ses deux enfants chez sa sœur avant de disparaître dans la nature. Avec un sujet aussi lourd, le réalisateur aurait facilement pu tomber dans la facilité ou l’excès mélodramatique. Pour son troisième film, à seulement 26 ans, il fait preuve d’une maturité impressionnante. Il évite le piège du pathos larmoyant et livre au contraire une œuvre d’une grande justesse émotionnelle. Il poursuit son travail sur la cellule familiale et transforme ce drame en un film intime, d’une sensibilité et d’une délicatesse rares. Certains lui reprocheront peut-être son rythme contemplatif, mais c’est précisément ce tempo qui fait la force du récit. Plutôt que de s’intéresser à la disparition, Ambrosioni oriente son récit vers les répercussions qu’un tel acte provoque sur l’entourage. Sans jamais forcer les émotions ni les grands discours, il réussit à capter un geste, un regard, pour exprimer le ressenti de ses personnages. Avec une mise en scène sobre, il joue avec les silences, les non-dits et le hors-champ pour montrer l’impact d’un tel abandon sur les enfants et sur leur tante, contrainte de devenir une mère de substitution dans un univers dont elle ignore les codes. Le film doit énormément à son casting. Camille Cottin livre une prestation tout en retenue, rendant son personnage profondément crédible. Par moments, l’ensemble prend des accents quasi documentaires, notamment lorsqu’il confronte le spectateur à l’absurdité du système. Les deux jeunes acteurs impressionnent également par le naturel de leur jeu, essentiel à la justesse du film. Loin du drame larmoyant ou spectaculaire, Ambrosioni signe un drame familial puissant, d’une délicatesse remarquable, dont le plan final reste longtemps ancré en mémoire. Partager

  • L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie

    Découvrez notre critique détaillée du film L’AFFAIRE BOJARSKI . L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie L’AFFAIRE BOJARSKI ❤️❤️❤️ L’histoire folle du Cézanne de la fausse monnaie Le film raconte le destin hors norme d’un ingénieur polonais devenu faussaire, faute de pouvoir vivre de ses inventions, et constamment confronté au racisme de l’après-guerre. Une trajectoire au fort potentiel romanesque, dans laquelle Jean-Paul Salomé choisit de s’intéresser davantage à l’artiste qu’au hors-la-loi. Et même si le film n’est pas un biopic au sens strict, et s’autorise certaines libertés d’écriture, notamment autour des prétendues inventions du personnage, son histoire demeure fascinante à suivre. Le film brille avant tout par son impressionnant travail de reconstitution. Bien sûr, les décors participent à l’immersion dans cette France d’après-guerre, mais c’est surtout tout ce qui touche à la machinerie et à la fabrication des faux billets qui force l’admiration. Le récit insiste sur le génie de son personnage, pour qui chaque nouveau billet devient un défi technique toujours plus audacieux. À l’instar de Walter White dans BREAKING BAD, Bojarski est condamné au secret et s’engage dans une quête de reconnaissance permanente. Une obsession qui le mènera jusqu’à signer ses créations, afin de les rendre plus parfaites encore que les billets qu’il imite. Le spectateur va être entrainé dans l’enquête et le jeu du chat et de la souris qui s’installe entre Bojarski et l’inspecteur lancé à ses trousses pendant quinze ans. Reda Kateb et Bastien Bouillon incarnent avec justesse la dualité qui s’installe entre ces deux hommes, tous deux dévorés par leurs obsessions respectives, au détriment de leur vie familiale. Le film s’attarde également sur sa relation avec son épouse, qui l’aime d’un amour aveugle, interprétée par une Sara Giraudeau qui compose un personnage dans la retenue qui devient le contrepoint émotionnel d’un récit. L’AFFAIRE BOJARSKI navigue ainsi entre polar à l’ancienne, histoire d’amour et drame social, celui d’un immigré incapable de trouver sa place dans la société française. Mais le film est peut-être trop sage. Il peine à affirmer une réelle identité et manque parfois de tension dramatique. D’autant qu’il souffre inévitablement de la comparaison avec ARRÊTE-MOI SI TU PEUX, allant jusqu’à s’inspirer un peu trop ouvertement du classique de Spielberg. On pourra également regretter une mise en scène parfois trop académique, où rien ne déborde vraiment. Si l’ensemble est soigné et maîtrisé, il manque de véritables coups d’éclat, notamment lors des rares scènes de fusillade, qui peinent à trouver une véritable ampleur. Il n’en reste pas moins le portrait captivant et méconnu d’un artiste hors-la-loi, dont les faux billets sont aujourd’hui considérés et vendus comme de véritables œuvres d’art. Partager

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