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- Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan…
Découvrez notre critique détaillée du film CHIEN 51 . CHIEN 51 ❤️❤️💛 Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan… Avec CHIEN 51, Cédric Jimenez quitte le polar réaliste pour s’aventurer sur le terrain de la dystopie futuriste. Le réalisateur nous invite dans un Paris fragmenté en zones, rongé par la violence et régi par l’intelligence artificielle. L’ambition est évidente, et visuellement, l’entreprise force le respect. Dès les premières minutes, le film impose une atmosphère dense et crédible. Jimenez démontre une nouvelle fois son sens du rythme et du cadrage : les scènes d’action sont nerveuses, parfaitement chorégraphiées et d’une efficacité redoutable. L’univers visuel, entre violence urbaine et hyper-technologie, séduit par sa cohérence et sa richesse esthétique. Sur la forme, CHIEN 51 est une vraie réussite. Mais une fois passée la fascination initiale, le récit dévoile vite ses failles. L’adaptation du roman de Laurent Gaudé se réduit à une enquête policière convenue, engluée dans les clichés du genre. Les rebondissements sont téléphonés, et la portée politique ou philosophique du propos reste en surface. Pire, son twist final déconcertant va même à l’encontre du propos du film… Jimenez, qui n’avait pas hésité à prendre des libertés d’écriture avec BAC NORD ou NOVEMBRE , aurait peut-être gagné à s’émanciper davantage du matériau d’origine. Le casting XXL promettait beaucoup, mais le résultat déçoit. Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos peinent à donner chair à des personnages sous-écrits. Leur duo, censé incarner la tension émotionnelle du film, ne fonctionne pas. L’alchimie paraît forcée, leur relation sonne étrangement faux et laisse même place à un certain malaise par moments. Autour d’eux, Romain Duris, Louis Garrel, Valeria Bruni Tedeschi et Artus font de la figuration de luxe, dans des rôles à peine esquissés. Au final, CHIEN 51 s’impose comme un spectacle visuel percutant mais narrativement bancal. Jimenez sait filmer la tension, le chaos, la vitesse, mais le tout manque cruellement de profondeur. Comme MISSION IMPOSSIBLE 8 et F1, sortis cet été, le film impressionne visuellement mais le temps semble long entre deux scènes d’action. Heureusement, contrairement aux deux autres, sa courte durée empêche l’ennui total. On en ressort avec quelques images marquantes, l’impression d’avoir vu un bel objet de cinéma… mais aussi le goût amer d’un film qui aurait pu être grand, et se contente d’être spectaculaire. Partager
- Une comédie romantique qui défie la fin du monde.
Découvrez notre critique détaillée du film AMOUR APOCALYPSE . AMOUR APOCALYPSE ❤️❤️❤️💛 Une comédie romantique qui défie la fin du monde. Régulièrement, le cinéma québécois parvient à me surprendre, et cette année la surprise s’appelle AMOUR APOCALYPSE. On y suit Adam, un quadragénaire dépressif, rongé par une éco-anxiété obsessionnelle, convaincu que le monde court à sa perte. Lorsqu’il contacte une hotline à la suite de l’achat d’une lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. De cet échange anodin va naître une relation improbable avec cette femme qui va bouleverser son équilibre déjà précaire. Évidemment, on pense beaucoup au fabuleux HER , les deux films abordant avec finesse la solitude et la dépression. Mais AMOUR APOCALYPSE trouve sa propre personnalité en bousculant les codes de la comédie romantique. Le film se réinvente sans cesse, refuse la trajectoire attendue et surprend constamment le spectateur. Anne Émond joue d’ailleurs parfaitement avec les ruptures de ton et les émotions. On passe du rire à la peine, de la colère à la douceur, sans jamais avoir le sentiment d’un déséquilibre artificiel. Le film s’autorise des respirations philosophiques, mais aussi des moments d’une sensualité et d’une tendresse infinie, où les corps et les silences parlent souvent plus que les mots. Patrick Hivon, que j’avais découvert dans le fabuleux LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ , fait preuve d’une sensibilité et d’une justesse remarquables. Il insuffle à son personnage une vulnérabilité et une maladresse qui le rendent terriblement attachant. Son duo avec Piper Perabo fonctionne à merveille, donnant vie à une histoire pleine de douceur, de poésie, mais aussi de zones d’ombre. Malgré son atmosphère anxiogène de fin du monde, AMOUR APOCALYPSE est porté par un humour subtil. Le film trouve un équilibre remarquable entre légèreté et gravité. En abordant des thèmes sombres et profond, il conserve pourtant un véritable pouvoir feel good : l’idée qu’il est encore possible de se relever, de recréer du lien, même lorsque l’on a le sentiment d’avoir touché le fond. Partager
- Critique de BORGO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film BORGO . BORGO ❤️❤️❤️💛 Mélissa, 32 ans, surveillante pénitentiaire, décide d’aller s’installer en Corse avec sa famille, où elle sera affectée à l’unité 2 de Borgo, où les détenus, composés exclusivement de Corses blancs vivent en communauté. Elle sera confrontée à la misogynie et au racisme ambiant, jusqu’à ce qu’un jeune détenu la prenne sous sa protection, l’entraînant dans une terrible spirale... Parallèlement, le commissariat de Bastia en quête sur un double meurtre ayant eu lieu à l’aéroport. Le film est librement inspiré d’un fait réel, et contrairement à la bande annonce, je n’irai pas plus loin, car si comme moi, vous ne connaissiez pas l’affaire en question, son écriture ingénieuse sera un atout supplémentaire. Stéphane Demoustier récidive, après son très bon injustement méconnu LA FILLE AU BRACELET, et nous livre une nouvelle fois une oeuvre qui vaut vraiment le détour.A la fois polar, film carcéral et drame social, qui pointera les failles d’un système et d’une société. Et même les scènes qui se passent en prison sont surement les plus intéressante, il réussit à trouvé un très bon équilibre entre les genres, et rend l’évolution de l’intrigue, de l’enquête et des rapports entre les personnages assez passionnante à suivre. Il y a un côté Hichcockien dans la façon dont le suspense tisse sa toile et la tension s’installe dans cette implacable descente aux enfers... L’ambiance est particulièrement froide, même si il livre une improbable interprétation du tube MELISSA de Julien Leclerc, qui forcément marquera le spectateur. Mais surtout, si on ne devait retenir qu’une seule chose du film, ça serait Hafsia Herzi. Déjà bluffante l’année dernière dans LE RAVISSEMENT, qui lui avait valu une nomination aux Césars, elle met la barre encore plus haut, ce qui devrait immanquablement la propulser à l’édition 2025. Elle incarne admirablement cette femme mystérieuse, dont on a du mal a cerner les motivations, partagée entre son devoir, son humanité et la nécessité de se faire une place dans ce milieu corrompu et protéger sa famille. Partager
- Critique de LE GARÇON ET LE HÉRON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LE GARÇON ET LE HÉRON . LE GARÇON ET LE HÉRON ❤️❤️❤️❤️💛 Forcément là, je risque de perdre un peu de mon objectivité, vu à quel point je suis fan du travail de Miyazaki. Après dix ans d’absence, il a donc décidé de sortir de sa retraite pour nous proposer un nouveau bijou d’animation. Suite à la mort de sa mère, Mahito part vivre avec son père à la campagne, où il rencontra un Héron qui l’emmènera dans un fabuleux voyage initiatique. Je ne rentrerai pas plus dans les détails, car un des points forts du film est certainement la découverte de son univers. Dès sa scène d’ouverture, on est ébloui. Quelle claque visuelle !!! Le travail d’animation traditionnelle est encore une fois hallucinant. Un véritable travail d’orfèvre, où chaque arrière-plan ressemble à une peinture et est un régal pour les yeux, ça fourmille de détails, l’animation est d’une fluidité bluffante et le film propose un enchaînement d’idées visuelles déconcertant. L’univers est un véritable enchantement pour les yeux, mais aussi les oreilles, avec une musique époustouflante. On y retrouve tous les thèmes de prédilection du réalisateur, la guerre, la famille, la nature, l’enfance, le deuil, les divinités… Et son œuvre prend même ici des airs de film testamentaire, tant le thème de l’héritage est central. Il nous emmène dans un voyage onirique dans un univers extrêmement généreux et fourmillant d’idées, à la limite entre rêve et cauchemar, avec un bestiaire foisonnant. Une magnifique épopée qui surfera entre les genres dans une orgie visuelle et créative. Comme souvent chez Miyazaki, les personnages sont complexes et extrêmement attachants, jusqu’aux antagonistes. Car avec lui il y a énormément de nuances dans l’écriture de ses personnages, avec des héros qui ne sont pas parfaits, ou bien des méchants qui ne le sont pas vraiment. Il nous livre une nouvelle fois une œuvre poétique et mature, qui si comme moi, vous vous laissez emporter, vous fera ressortir de la salle des étoiles plein les yeux… Et même si dans mon cœur, il n’égalera pas LA PRINCESSE MONONOKE, LE CHÂTEAU AMBULANT ou MON VOISIN TOTORO, il n’en reste pas moins un des films les plus aboutis de cet immense réalisateur. Partager
- Critique de LA CITE DE DIEU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA CITE DE DIEU . LA CITE DE DIEU ❤️❤️❤️❤️💛 C’est une plongée terrifiante dans le cercle vicieux de la violence qui a gangrené jusqu’aux plus jeunes de cette cité de Rio de Janeiro qui tombera sous la coupe de trafiquants de drogue. Un habile travail de flash-backs permet de développer une histoire sur trois décennies, présentant une multitude de personnages, mais sans jamais perdre le spectateur. Le film joue avec les styles et la photographie en fonction des époques. Il impose un rythme frénétique, sans aucun temps mort. La mise en scène multiplie les effets de style, avec une caméra continuellement en mouvement, qui peut en perturber certains mais apporte énormément de dynamisme. Il y a un traitement proche du documentaire qui apporte un réalisme glaçant, amplifié par le choix judicieux d’avoir pris des acteurs, pour la plupart amateurs, vivant dans la cité, mais surtout méconnus du grand public. Le narrateur de l’histoire est le seul personnage un peu en dehors de cette escalade de violence, ce qui en fait, au même titre que le spectateur, le témoin impuissant des événements. Ça démarre avec un ton assez comique pour sombrer dans la tragédie au fur et à mesure que la criminalité investira la favela. Le ton est parfois cynique et ce ballet de violence n’est pas sans rappeler les films de gangsters d’un certain Scorsese. Un véritable film coup de poing qui impressionne par son style et son réalisme. Partager
- PTA : Un grand film après l’autre
Découvrez notre critique détaillée du film UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE . UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE ❤️❤️❤️❤️💛 PTA : Un grand film après l’autre Je ne savais rien de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, mis à part quelques affiches, dont celle d’une femme enceinte, fusil d’assaut en main, qui avait piqué ma curiosité. Et, en effet, le réalisateur sort ici de sa zone de confort pour livrer un film fascinant, où se croisent thriller, comédie noire, drame familial, western et satire politique. Ce mélange des genres fonctionne à merveille et donne naissance à son œuvre la plus « grand public », sans jamais céder à la facilité. La première partie, d’une intensité quasi révolutionnaire, dresse le portrait d’une Amérique contemporaine violente et fracturée, opposant militants radicaux et suprémacistes blancs. Puis le film bascule ensuite dans une course-poursuite haletante, atteignant parfois des sommets de virtuosité. Pendant 2h40, aucun temps mort : Anderson alterne tension extrême et respirations ironiques ou absurdes. La mise en scène millimétrée et le montage chirurgical sont magnifiés par une bande-son jazzy omniprésente. Fidèle à lui-même, le réalisateur réinvente sans cesse son cinéma, offrant des plans d’une puissance rare. Je pense notamment à cette poursuite automobile hallucinante condensant tout ce que PTA sait faire de mieux : tension, chaos, beauté plastique. Le recours au VistaVision confère au film une ampleur visuelle spectaculaire, magnifiant les paysages et renforçant l’aspect “post-western” du récit. Chaque plan est travaillé comme une photographie, et la texture de l’image donne une profondeur rare, qui rend le visionnage en salle presque indispensable. Côté casting, Anderson est une fois de plus un directeur hors pair. Comme souvent, Leonardo DiCaprio est formidable, oscillant entre maladresse, rage et névrose. Il déploie avec une palette émotionnelle impressionnante, combinant intensité dramatique et complexité psychologique. Sean Penn n’est pas en reste et incarne un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Transformé physiquement pour le rôle, et impose sa présence à chaque apparition. À la fois fascinant et répugnant, son personnage représente le côté sombre et violent de l’Amérique contemporaine. L’acteur apporte une fragilité inquiétante qui rappelle par moments le tueur implacable de NO COUNTRY FOR OLD MEN. Mais la révélation film, c’est Teyana Taylor. Magnétique, énergique et vulnérable, elle porte littéralement le premier acte du film. Son personnage de militante radicale, à la fois déterminée et moralement ambiguë, est interprété avec une intensité rare, alliant puissance brute et fragilité émotionnelle. Taylor confère au récit une dimension humaine et tragique, qui fait écho aux dilemmes contemporains et personnels que le film explore. UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un mélange audacieux de genres, porté par une mise en scène exceptionnelle, un sens du rythme impeccable, et des performances d’acteurs d’une intensité rare. C’est à la fois un spectacle visuel, un thriller haletant et une réflexion sur l’Amérique contemporaine, confirmant Paul Thomas Anderson comme l’un des cinéastes les plus inventifs et ambitieux de sa génération. Partager
- Une friandise de Noël qui manque de goût…
Découvrez notre critique détaillée du film JOLI JOLI . JOLI JOLI ❤️❤️💛 Une friandise de Noël qui manque de goût… Cette comédie musicale de Diastème témoigne d'un amour sincère pour les classiques du genre, avec des références marquées à des chefs-d'œuvre comme LES PARAPLUIES DE CHERBOURG ou bien CHANTONS SOUS LA PLUIE. Le film se pare d’un côté « bonbon de Noël » grâce à son travail sur les lumières colorées, qui lui confère une fantaisie joyeuse et festive. Il assume pleinement son côté artificiel et kitsch, un choix audacieux qui aurait pu en faire une œuvre idéale pour cette période de fêtes. Les chansons d’Alex Beaupain offrent de jolis moments, avec quelques morceaux mémorables qui résonnent longtemps après le générique. Évidemment, Clara Luciani excelle au chant, même si on aurait aimé la voir interpréter davantage de morceaux. En effet, il s’agit d’un film choral, multipliant les seconds rôles. William Lebghil est impeccable : déjà remarquable dans LA VIE DE MA MÈRE cette année, il est une nouvelle fois extrêmement juste dans son jeu. Mais c’est Laura Felpin qui est la vraie surprise du film. Elle s’impose comme le personnage le plus intéressant et se démarque par son jeu nuancé. Elle mêle habilement humour, émotion et une voix impressionnante. Malgré ces qualités indéniables, je suis malheureusement passé à côté du film. Même si la beauté des chansons et le côté feel-good qui imprègnent le film, l’histoire ne parvient pas à captiver émotionnellement. Son écriture reste assez simpliste, et je n’ai jamais réussi à m’impliquer dans ce tourbillon amoureux. La légèreté du film et le surjeu des personnages apportent un côté caricatural totalement voulu, mais cela dessert la dramaturgie et m’a laissé en dehors de l’histoire. La mise en scène, bien que servie par une magnifique photographie, manque d’imagination et de folie. Même si quelques chorégraphies fonctionnent, l’ensemble reste assez mou. De plus, le film est long : certaines chansons étirent inutilement l’histoire, laissant parfois l’ennui s’installer… En conclusion, même si je retiendrai certainement certaines chansons, le film lui risque de bien vite s’effacer de ma mémoire… Partager
- Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager
- Critique de GODZILLA MINUS ONE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film GODZILLA MINUS ONE . GODZILLA MINUS ONE ❤️❤️❤️💛 Le film n’avait eu le droit qu’à une sortie de deux jours en décembre dernier (stratégie curieuse), mais devant le succès critique et public, il revient donc pour deux semaines dans nos salles, et clairement l’expérience vaut le détour. On y suit soldat kamikaze qui n’a pas voulu se sacrifier pour son pays et portera sur lui la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il recueillera une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier, un gros lézard vert qui tire des lasers vient foutre le bordel… Car même si le mythique monstre est bien au cœur du récit, le grand atout du film est de constamment ramener le récit à échelle humaine. Il fait le choix judicieux de placer son histoire à la fin de la guerre, avec les traumas d’un peuple suite à la destruction nucléaire. Le film prend ainsi un vrai aspect dramatique, avec ses personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir oubliés… Après, on pourra regretter malgré tout que les arcs narratifs sont tracés dès le début, et que le film manque peut-être de surprise de ce côté-là. Mais, si on accepte le surjeu inhérent au cinéma japonais, le film offre même quelques jolis moments d’émotion. Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c’est qu’avec son budget dérisoire de 15 millions d’euros, le film ridiculise pas mal de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous parfaits, mais avec un si faible budget, le rendu proposé est impressionnant. Et ce en grande partie grâce à une mise en scène qui n’oublie jamais que dans un film de monstre, ce qui prime avant tout, c’est le rapport d’échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le fait de les filmer en grande partie à hauteur d’homme décuple la puissance des scènes. Il utilisera aussi quelques plans séquences alternant les contre-plongées et les plan larges démontrant tout le pouvoir de destruction du monstre. Le film joue continuellement avec les codes du film de guerre, de catastrophe ou bien horrifique, et plus étonnant, on retrouve des références aux DENTS DE LA MER, avec partie de pêche d’une tension extrême… Le tout aidé par une bande son des plus efficaces qui offre au spectateur le grand spectacle qu’il est venu chercher. Partager
- Critique de NIGHT CALL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film NIGHT CALL . NIGHT CALL ❤️❤️❤️❤️💛 NIGHT CALL est un thriller aussi efficace que surprenant. Ici aucun serial killer, ni même de meurtrier, mais pourtant bel et bien un psychopathe d’un tout autre genre. Lou, petit larcin de Los Angeles, va se mettre à parcourir la ville à la recherche d’images choc pour les journaux télévisés. C’est un film d’un cynisme absolu, teinté d’humour noir, qui met en lumière les chaines d’infos continues et leurs courses à l’audimat, résumée en une phrase par le personnage de Rene Russo « Ce qui intéresse les gens, c’est de voir que la violence explose partout et qu’elle vient menacer les quartiers privilégiés… » Jake Gyllenhaal incarne parfaitement ce personnage pervers, manipulateur et diabolique que rien n’arrête pour être sur le devant de la scène. Il est aussi inquiétant que fascinant. Que ce soit par son jeu, son regard ou son sourire il est assez terrifiant et livre ici une de ses plus belles performances. Il entrainera dans sa descente aux enfers, le jeune Rick, interprété par Riz Ahamed qui est certainement le seul personnage auquel le spectateur pourra réussir à s’identifier dans cet univers de requins. La mise en scène rythmée offre quelques courses poursuites d’une grande intensité. Tout au long du film la tension monte crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme dans un final tétanisant qui laisse le spectateur sans voix… Partager
- Critique de ALABAMA MONROE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ALABAMA MONROE . ALABAMA MONROE ❤️❤️❤️❤️❤️ D'un côté Didier, romantique athée, leader d'un groupe de Bluegrass et vouant une admiration pour les États-Unis. De l'autre, Élise, chanteuse de Country et tatoueuse ouverte à la spiritualité. Leur union fusionnelle, rythmée par la musique, donnera naissance à Maybelle. Un bonheur qui sera foudroyé quand la maladie touchera leur enfant... Alors, oui, que les choses soient claires, même si le film vous offrira un très grand moment de cinéma, ça ne sera pas une partie de rigolade... Le film prend le choix judicieux d'une temporalité éclatée et enchaîne les allers-retours dans le temps. C'est même une des forces du film, car ça permet d'alterner des moments tragiques et éprouvant à d'autres imprégnés de joie, d'amour et d'un humour contagieux. On navigue constamment entre un feel-good movie entraînant et une tragédie déchirante. Ces ruptures de ton permettent de donner un peu de répit au spectateur tout en approfondissant la relation entre ce couple qui se livre un amour passionnel. Car oui, l'expérience sera éprouvante et à moins de ne pas avoir de cœur, il risque d'être malmené par le visionnage. La musique a une place prédominante dans le film, jusqu’à en devenir un personnage à part entière. Elle sera le lien entre nos deux héros. D'autant plus que la participation musicale est grandiose. On retiendra les scènes de concert où les paroles des chansons souligneront parfaitement les émotions des personnages. Certains morceaux restent immanquablement gravés en mémoire et sont d'autant plus marquants qu'ils sont sublimés par une photographie magnifique. L’interprétation du couple est remarquable et est pour beaucoup dans la réussite du film. L'alchimie entre eux est totale et décuple les émotions ressenties par le spectateur. Il y a un réalisme pesant, intensifié par la justesse et l’intensité du jeu des acteurs, dans leur descente aux enfers. On assiste à des scènes intimes qui montrent l’amour et la passion nourrissant leur couple. Leurs convictions opposées vous amèneront à réfléchir sur les bienfaits de la science ou de la religion, sans pour autant prendre parti. Un film choc qui prend aux tripes, jusqu'à son final sublimissime qui, comme le reste du film, vous laissera avec un mélange de déchirement et de poésie… Partager
- Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil…
Découvrez notre critique détaillée du film A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY . A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY ❤️❤️ Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… Il y avait pourtant tout pour séduire : une idée originale, celle de deux âmes perdues traversant des portes pour revivre les souvenirs de leurs passés, et peut-être, se redécouvrir. Porté par une photographie soignée et une promesse de romance poétique, A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY avait tout pour séduire. Malheureusement, la magie n’opère jamais. Le film enchaîne de jolis tableaux et tente de mêler les genres, allant du mélo au fantastique, en passant par la comédie musicale. Mais derrière cette ambition esthétique se cache une œuvre trop artificielle, où l’émotion peine à se frayer un chemin. Le récit devient une succession de scènes censées exposer les traumatismes des protagonistes et expliquer leur incapacité à aimer, sans réelle progression ni profondeur. Le récit, désordonné, peine à développer ses personnages dont le cheminement émotionnel semble forcé, trop calculé pour émouvoir. Malgré le charisme indéniable de Margot Robbie et Colin Farrell, l’alchimie ne prend pas et on ne croit jamais en leur amour. Leurs échanges, alourdis par des dialogues trop écrits et d’une mièvrerie maladroite, peinent à convaincre. Tout est trop appuyé, comme cette musique, omniprésente, qui cherche désespérément à tirer des larmes… mais ne fait que bercer l’ennui. Le film, qui voulait être un voyage poétique et réconfortant, mais on est loin du merveilleux ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . Il s’enlise finalement dans une guimauve sentimentale, où la beauté formelle ne suffit pas à masquer le vide émotionnel. Partager













