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  • THE LAST OF US: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série THE LAST OF US THE LAST OF US ❤️❤️❤️❤️ Je vais commencer par le positif. Le travail sur les décors, l'ambiance et les lumières est grandiose. Il y a vraiment des plans qui en mettent plein les yeux. Idem pour la partition musicale qui parfait l'ambiance de la série. Niveau personnages, pour moi, c'est un sans faute. Pour Ellie, j'étais dubitatif au début, mais au final, ce qu'elle fait de son personnage est vraiment bien et surtout la relation avec Joël fonctionne à merveille. Même si certains sont traités différemment par rapport au jeu, ça ne dénature pas le scénario, voir même ça apporte parfois un plus. D'autant plus que, quand la série s'en éloigne, je trouve que c'est presque là qu'elle est la plus forte (les flash-backs des premiers épisodes, l'épisode 3, ou même l'ouverture du derrnier), ça approfondi l'univers et ça le fait même très bien. J'aurais même aimé que ça arrive plus souvent. Car là où j'ai un gros soucis, c'est que la plupart du temps c'est un copier-coller en mode rush !!! Alors que ça copie, les cinématiques, jusqu'aux dialogues et aux cadres, pas de soucis. Le jeu est tellement cinématographique, donc ils auraient tord de s'en priver. Mais putain, qu'est-ce que ça va vite !!! (Et le dernier épisode confirme la règle...) La plupart des personnages secondaires ne sont là qu'à peine un épisode (donc en général 15-20 minutes de présence à l'écran...). Alors forcément, même s'il y a pas mal de scènes fortes, pour moi, on perd vraiment beaucoup niveau émotions... Ce n'est pas pour rien que l'épisode 3 est le plus poignant (1h15 consacré exclusivement à deux personnages et c'est tout de suite plus fort). Sans parler des infectés... Bon ok, c'est loin d'être le sujet central, mais en 9 épisodes, on les voit 10 minutes à tout casser... Ça fait qu'ils ne paraissent finalement pas comme une si grande menace et qu'on se questionne presque sur l'intérêt de cette course au vaccin... Bref, il y a un travail énorme de HBO, mais je leur en veux quand même un peu d'avoir expédié le truc, et je me dis que s'ils avaient pris un peu plus de temps, ça aurait tellement pu être un chef d'œuvre... Pour moi, c’est une histoire de budget, vu qu'ils ne savaient pas comment ça allait être reçu, mais dans ce cas pourquoi ne pas découper le premier jeu en deux saisons ??? Partager

  • Biopic musical audacieux mais imparfait.

    Découvrez notre critique du film BETTER MAN . Biopic musical audacieux mais imparfait. BETTER MAN ❤️❤️❤️ Biopic musical audacieux mais imparfait. Énième biopic musical, BETTER MAN est centré sur le chanteur Robbie Williams. Michael Gracey, à qui l’on doit le douteux THE GREATEST SHAOMAN, a fait le curieux choix de représenter l’artiste sous les traits d’un singe. Je ne suis pas un grand amateur des films de ce genre, qui ont tendance à tous se ressembler : un personnage au passé familial douloureux, une quête de notoriété difficile et une relation amoureuse agitée. Et clairement, ce film ne déroge pas à la règle, bien que cela ne l’empêche pas de surprendre à plusieurs reprises. Les biopics ont souvent la fâcheuse tendance d’édulcorer la vie des célébrités. Le fait que Robbie Williams soit à la fois producteur du film et doubleur du fameux singe pouvait laisser présager le pire. Et pourtant, à l’image de l’excellent ROCKETMAN, il explore les facettes les plus sombres du chanteur. Le film met en lumière son opportunisme ainsi que ses parts d’ombre, notamment ses addictions à la drogue, à l’alcool et au sexe. Il brosse ainsi le portrait d’un personnage étonnamment peu aimable. De ce point de vue, le film se démarque clairement et trouve sa force principale, même si cela ne l’empêche pas de sombrer dans un dernier acte rédempteur et larmoyant. Après, on ne va pas se mentir, Robbie Williams, ce n’est ni Elton John, Freddie Mercury. Une fois les quelques morceaux emblématiques passés, le film peine à trouver de quoi illustrer ses séquences musicales. Cela dit, bien que rares, ces dernières sont mises en scène avec une générosité visuelle réjouissante. On est loin du simple jukebox de BOHEMIAN RAPSODY : BETTER MAN flirte avec la comédie musicale et propose quelques moments savoureux, empreints de fantaisie. C’est d’ailleurs là que le choix du singe comme avatar de Williams prend tout son sens. On aurait pu y voir un délire mégalomane permettant à l’artiste de se montrer comme une "bête de scène". Mais cette représentation ouvre surtout la porte à des délires visuels audacieux, offrant au réalisateur une liberté créative pour explorer des territoires oniriques et inattendus. Malheureusement, bien que ces tableaux soient souvent impressionnants, le spectacle est parfois gâché par des effets numériques trop visibles. Alors que l’animation du singe est souvent saisissante, certains fonds verts mal intégrés et un montage trop frénétique viennent ternir l’ensemble. En dépit de ses défauts, BETTER MAN parvient à se distinguer par son audace et sa générosité. Sans réinventer le biopic musical, il propose une vision originale et parfois touchante de la vie de Robbie Williams. Le film aurait gagné à mieux équilibrer ses ambitions visuelles et sa narration, mais il reste une œuvre intrigante, qui sort du lot. Partager

  • Et le César du meilleur film d'animation 2026 est attribué à…

    Découvrez notre critique du film LE CORSET . Et le César du meilleur film d'animation 2026 est attribué à… LE CORSET ❤️❤️❤️❤️ Et le César du meilleur film d'animation 2026 est attribué à… Déjà à l'origine des deux films d'animation Astérix : Le Domaine des dieux et Astérix : Le Secret de la potion magique , Louis Clichy change ici radicalement de registre pour livrer une œuvre beaucoup plus intime et personnelle. Surprenant au premier abord par son animation presque simpliste, Le Corset révèle rapidement une richesse visuelle insoupçonnée. Loin de la 3D habituelle, le réalisateur fait le choix d'une animation dessinée à l'encre et à l'aquarelle, dont le rendu artisanal, d'une finesse remarquable, confère au film une identité singulière. Derrière cette apparente simplicité se cache un travail d'une grande précision, qui donne naissance à une fable moderne d'une beauté visuelle saisissante. Dans la campagne rurale des années 80, le récit suit le parcours du jeune Christophe, contraint de grandir avec un corset. Mais si l'histoire reste ancrée dans une réalité sociale bien précise, elle touche à quelque chose de plus universel, qui dépasse son époque et son contexte. À travers son récit, le film aborde avec une grande justesse des thèmes universels comme la famille, les traditions, la ruralité et le poids des choix imposés. En parallèle, il explore avec beaucoup de délicatesse les relations parents-enfants, leurs incompréhensions et cette difficulté parfois douloureuse à laisser grandir ceux que l'on aime. Bien plus qu'un simple appareillage médical, le corset devient la métaphore des contraintes qui entravent l'enfant, qu'elles viennent de la société ou de son environnement familial. Christophe va pourtant apprendre à vivre avec, jusqu'à transformer cette entrave en une véritable force. La musique et l'orgue occupent une place essentielle dans cette quête initiatique, ouvrant une fenêtre sur un autre monde, celui où l'on peut s'affranchir des attentes et trouver sa propre voie. Le film est également porté par un casting vocal irréprochable, qui donne vie aux personnages avec justesse et authenticité. Toute la réussite du Corset tient à son équilibre entre émotion et humour. Les situations particulièrement drôles côtoient des moments plus difficiles et de véritables instants de poésie qui laissent sans voix. Le film ose même s'aventurer du côté d'un absurde délicieux, qui vient bousculer le récit et en décupler la fantaisie. Il laisse régulièrement respirer les silences, les regards et ces petits gestes qui en disent bien plus que les mots. Une manière subtile de laisser la dramaturgie déployer toute sa puissance sans jamais céder au misérabilisme ni sombrer dans le pathos. Il se dégage de l'ensemble une sincérité et une authenticité bouleversantes. Le Corset est un film d'animation avec une véritable ambition artistique, et d'une beauté visuelle renversante, qui n'a d'égale que la délicatesse de son récit. Une œuvre sensible et profondément humaine qui, à force de poésie, d'humour et d'émotion contenue, finit par tout emporter tel un ouragan. Partager

  • UNE VIE AU BOUT DES DOIGTS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE VIE AU BOUT DES DOIGTS UNE VIE AU BOUT DES DOIGTS ❤️❤️ C'est un seul en scène musical où Valérie Marie nous racontera sa passion pour le piano jusqu'au buzz sur internet qu'aura provoqué une vidéo jouant Hallelujah dans un aéroport. Niveau musical, on ne peut être qu'éblouï par la performance de cette pianiste. Chaque morceau est un régal pour les oreilles que la scénographie, faite de multiples écrans, viendra sublimer. Mais dès que le show sort de la performance musicale, je dois avouer que le jeu d’actrice n'a jamais réussi à me toucher, sans compter sur mon voisin qui commentait chacune de ses anecdotes... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • LE QUATRIÈME MUR critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE QUATRIÈME MUR LE QUATRIÈME MUR ❤️❤️❤️ 1982 : Georges s'envole pour un Liban en guerre, où il décide de monter la pièce Antigone en rassemblant des comédiens issus de chaque camp, et créer ainsi une trêve. Dans cette adaptation du roman de Sorj Chalandon, la Compagnie des Asphodèles, nous livre une pièce qui est un hymne à la tolérance et au vivre ensemble, mais aussi un flagrant constat de l'absurdité des hommes et de leur violence... Chacun prendra tour à tour la narration proposant par moment une mise en abîme de la tragédie d'Antigone. La pièce brille par sa mise en scène très moderne. Les comédiens joueront la musique en live, façon beatbox, apportant un côté organique à l'œuvre. De même les changements continus du décor, composés d'éléments métalliques, se fait avec fluidité et sans apporter le moindre temps mort. Tout est parfaitement chorégraphié, donnant parfois des airs de ballet, comme lors d'interludes où la gestuelle apporte une certaine poésie. Je regretterai toutefois une mise en place un peu longue, car la pièce prend tellement d'ampleur quand les comédiens sont réunis, que j'aurais aimé qu'elle se focalise plus sur cette partie. Il n'en reste pas moins un spectacle original et engagé qui mérite de s'y attarder. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • THE HAUNTING OF BLY MANOR: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série THE HAUNTING OF BLY MANOR THE HAUNTING OF BLY MANOR ❤️❤️❤️ Face au succès public et médiatique de Hill House, Netflix a évidemment commandé une deuxième saison. Et fort heureusement, ils ont décidé d’en faire une série d’anthologie (à savoir, chaque saison raconte une histoire indépendante sur le même thème). La série va s’inspirer du roman « La tour d’écrou » qui avait été adapté en 1961 avec « Les innocents », film qui aura traumatisé mon enfance, au même titre que le chef d’œuvre de Clouzot « Les diaboliques » (Tu n’as pas vu ce film ? Il faut que tu voies ce film !!!). Un des grands atouts de Bly Manor (si ce n’est le meilleur) est de proposer quelque chose de radicalement différent sur la plupart des points. Le souci, c’est que c’est bien souvent en dessous de la saison 1, même si au final cette saison garde assez de qualités pour en faire quelque chose d’intéressant (mais je doute, qu’à l’inverse de sa grande sœur, elle marque les esprits…) Déjà, la série nous offre le retour de plusieurs acteurs de la saison 1 mais dans des rôles vraiment différents. Et même si j’ai du mal avec le petit garçon de « E.T. l’extra-terrestre » (oui parce que Henry Thomas « Wingrave », c’est lui), pour les autres, ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Auxquels viennent s’ajouter une T’Nia Miller aussi parfaite que dans la fabuleuse série « Years and Years » et les deux gamins flippants dans leurs interprétations. Ensuite, et c’est sûrement ce qui va en décevoir pas mal de fans de la saison 1, c’est que là où la précédente jouait énormément avec nos nerfs, Bly Manor ne va pas beaucoup vous stresser… voir pas du tout… (Malgré quelques rares passages marquants) Au final, ce n’est pas une histoire de fantômes, mais une histoire d’amour avec des fantômes. Cela rend l’ensemble bien moins terrifiant, mais au final, plus envoutant. L’histoire va bien plus se concentrer sur les personnages et leurs ressentis concernant des amours présents ou passés. Car oui, Bly Manor, va elle aussi joué avec les temporalités, avec des transitions toujours aussi inspirées (l’épisode 5 est un modèle du genre). Malheureusement la première partie souffre de pas mal de longueurs jusqu’à ce fameux épisode 5 où la série bascule offrant une deuxième partie bien plus attractive. La deuxième moitié de saison offre même de très beaux moments de poésie faisant tendre l’ensemble vers la fable gothique (magnifié par une musique toujours aussi magnifique, qui reprendra le thème du film « les innocents »). Le problème, c’est que ça arrive bien tard… Niveau, mise en scène, Flanagan n’a réalisé que le premier épisode et ça se ressent. Alors, oui l’ensemble reste très propre, il y a toujours le même travail sur les décors ou cette petite « chasse aux fantômes cachés », mais ça nous offre moins de fulgurance, même si la saison ose un passage en noir et blanc (malheureusement pas assez travaillé visuellement, même si l’histoire de ce chapitre est captivante…) Bref, ça n’en fait pas une mauvaise saison, loin de là, mais forcément, comparé au coup de maître d’il y a deux an, il y a moyen d’être déçu… Partager

  • UNE ANNÉE DIFFICILE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film UNE ANNÉE DIFFICILE . UNE ANNÉE DIFFICILE ❤️❤️❤️ En règle générale, je ne suis pas amateur des comédies françaises, trop souvent sont répétitives, cumulant les scènes d’humour potache, à l’écriture fainéante et sans aucune proposition de cinéma. Mais bien heureusement, de temps en temps certains films sortent du lot en proposant un vrai travail d’écriture, avec une profondeur dans les dialogues et les sujets abordés. Et s’il y en a bien deux qui ont réussi à se faire un nom dans ce domaine, ce sont bien Eric Toledano et Olivier Nakache. Ils sont devenus au fil des années de véritables auteurs qui font bouger les spectateurs en salles rien que par leurs noms sur une affiche. Leurs comédies feelgood réussissent à faire rire mais aussi à proposer une photographie de notre société, en s’attaquant à des sujets forts. Mais surtout ils s’avèrent être des directeurs d’acteurs admirables. Avec UNE ANNÉE DIFFICILE, ils décident donc d’aborder les thèmes de l’écologie et de la consommation de masse. On va donc suivre deux antihéros surendettés qui vont intégrer des militants écolos, en y voyant une opportunité de pouvoir y gagner quelque chose. Et pour ce qui est de la comédie, l’objectif est amplement rempli et ils nous proposent certainement leur film le plus drôle. La scène d’ouverture donne tout de suite le ton à l’aide d’un montage d’archive à mourir de rire. Certains dialogues et comiques de situation sont hilarants et le public rit énormément. D’autant plus que le duo Pio Marmai-Jonathan Cohen fonctionne à merveille. Ils ont un sens du timing comique admirable, dans un registre qu’ils maitrisent parfaitement. Le rythme est maitrisé et on ne s’ennuie jamais. Par contre en ce qui concerne le côté film de société, le film pêche un peu. Pourtant ça commence plutôt bien, en mettant un peu le spectateur face à un miroir, mais au fur à mesure que le film avance, il perd en profondeur. Il a l’avantage de nous faire réfléchir sur notre mode de vie, sans jamais être moralisateur, en abordant divers thèmes, mais ne prend jamais vraiment le temps de les approfondir, et l’ensemble manque d’émotion. Il faut dire qu’il n’est pas aidé par les enchainements de blagues, qui même si elles fonctionnent, finissent par l’éloigner de son sujet. De même la romance du film peine aussi à convaincre et prend trop de place, au détriment des thèmes principaux. Après, on ne peut pas lui enlever son magnifique final donnant des airs de fable et apportant une proposition métaphorique plutôt bien vu. Bref, même si, au vu du sujet, j’en attendais peut-être trop, pour ce qui est de la comédie, c’est largement au-dessus de ce que nous propose le cinéma français. Et par les temps qui courent, la promesse de rire devrait largement suffire au public pour aller découvrir ce film en salle. Partager

  • Bref, c’est un coup de génie

    Découvrez notre critique de la série BREF 2 Bref, c’est un coup de génie BREF 2 ❤️❤️❤️❤️💛 Bref, c’est un coup de génie Il y a treize ans, Kyan Khojandi nous offrait BREF une série qui allait devenir un phénomène, marquant durablement le paysage audiovisuel. Elle proposait un format court au rythme effréné et des gimmicks comiques qui auront été repris un peu partout aussi bien à la télévision que sur les réseaux sociaux. Alors, quand l’annonce d’une saison 2 est sortie de nulle part, ma première réaction a été : « Pourquoi toucher à une œuvre culte ? ». Comme souvent, la réponse semblait évidente : l’argent… Mais c’était sans compter sur le talent de Kyan Khojandi, qui a trouvé le moyen de proposer autre chose, tout en conservant l’âme de la série. D’abord, cette nouvelle saison prend un pari risqué : elle change radicalement de format, passant d’épisodes de deux minutes à un format plus classique de 30 à 40 minutes. Et pourtant, BREF n’a rien perdu de ce qui faisait son charme. Son comique percutant, son montage frénétique et son enchaînement d’idées délirantes sont toujours là. Chaque épisode regorge d’inventivité visuelle et mélange les genres avec une virtuosité folle, tout en servant constamment le récit. Mais ce nouveau format permet surtout à la série d’explorer davantage son propos et de raconter une véritable histoire. On sentait déjà cette volonté dans la dernière partie de la première saison, où une forme de continuité narrative s’installait. Ici, elle est pleinement assumée. Et si BREF continue de faire rire avec des situations absurdes et un ton déjanté, elle se révèle aussi d’une profondeur bouleversante. C’est là que la série atteint des sommets. Derrière son humour corrosif, elle nous touche en plein cœur avec des moments d’émotion d’une rare intensité. Elle flirte même avec la perfection lorsqu’elle distille des symboles et des métaphores d’un onirisme particulièrement maitrisé. Si tout cela fonctionne si bien, c’est grâce à ses personnages. Toujours aussi caricaturaux en apparence, ils sont pourtant écrits avec finesse, révélant leurs failles et leurs doutes. Le protagoniste principal, en particulier, se transforme en véritable anti-héros, et cette saison prend des allures de thérapie pour lui. C’est ce qui rend BREF aussi universelle : elle nous tend un miroir, nous replonge dans nos propres souvenirs. Elle réussit ainsi à nous questionner sur nous même, et nous donne envie de nous remettre en question. Au final, cette saison a été une montagne russe d’émotions, me faisant passer du rire aux larmes en un instant. Rares sont les séries capables d’un tel grand écart entre comédie et profondeur, et encore plus rares celles qui le font avec autant de maîtrise. Bref, j’étais persuadé qu’il ne fallait laisser la série là où elle s’était arrêtée il y a treize ans, mais Kyan Khojandi réussit son diamant brut en un véritable bijou télévisuel. Partager

  • Quand la famille devient miroir du cinéma

    Découvrez notre critique du film VALEUR SENTIMENTALE . Quand la famille devient miroir du cinéma VALEUR SENTIMENTALE ❤️❤️❤️💛 Quand la famille devient miroir du cinéma À la mort de leur mère, Agnes et Nora voient réapparaître leur père, réalisateur de renom, longtemps absent. Ce dernier veut tourner son nouveau film dans la maison familiale et propose à Nora d’en tenir le rôle principal. Quatre ans après JULIE (EN 12 CHAPITRES), que j’avais particulièrement aimé, j’attendais beaucoup de ce nouveau film de Joachim Trier. Ici, nous sommes dans un récit familial où le réalisateur explore les blessures intimes d’une famille, les secrets enfouis et les non-dits, dans une mise en abyme où le cinéma devient miroir des vies et des traumatismes de ses personnages. Le réalisateur confirme son immense talent de direction d'acteurs. Renate Reinsve est une nouvelle fois magistrale, offrant une sensibilité bouleversante à cette actrice rongée par le doute. Stellan Skarsgård impressionne également, livrant peut-être son plus grand rôle, incarnant un personnage complexe, à la fois détestable et attachant. Mais la révélation du film est certainement Inga Ibsdotter Lilleaas, pour la puissance émotionnelle qu'elle dégage. Les rapports entre les personnages fonctionnent à merveille et souligne toute la complexité des liens familiaux. Trier ne cherche jamais à forcer l’émotion, privilégiant la pudeur et la subtilité des dialogues pour exprimer les sentiments humains. Et puis il y a la maison familiale. Plus qu’un décor, elle devient un personnage à part entière et la narratrice du récit, témoin des vies et des générations. Des moments qui offrent certaines des plus belles idées de mise en scène. Pour autant, si l’ensemble m’a profondément touché, je n’ai pas retrouvé l’intensité émotionnelle de JULIE (EN 12 CHAPITRES). Peut-être à cause de la thématique, qui a eu moins d’impact sur moi, ou d’une fin que j’ai anticipée malgré sa beauté formelle. Mais le film continue de résonner en moi, preuve qu’il a atteint quelque chose de fort. Au final, VALEUR SENTIMENTALE est sans doute le film qui m’aura le plus marqué cet été. Il confirme que Joachim Trier est l’un des cinéastes les plus sensibles et inspirés de sa génération, et me donne envie d’explorer encore davantage son œuvre. Partager

  • ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND ❤️❤️❤️❤️❤️ Voici donc le dernier jour de ce calendrier de l’avant, et pour marquer le coup, j’ai décidé de vous parler de ce que je considère comme étant le meilleur film que j’ai vu à ce jour. Ça va être un peu frustrant, car je pourrais en parler des heures en décortiquant chaque scène, chaque dialogue, mais je vais essayer de préserver au maximum la surprise que propose ce bijou cinématographique. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas le film, je vous déconseille d’aller lire le synopsis ou de regarder la bande annonce. Pour faire au plus court, c’est la folle histoire d’amour entre Joel et Clementine. Lui est timide et introverti, elle est extravagante et fantaisiste. Je n’en dirais pas plus sur le scénario, mais sachez simplement que c’est un film qui ne ressemble à aucun autre. C’est à la fois une histoire d’amour, un film de science-fiction, une course contre la montre au suspense extrêmement maitrisé et un drame d’une profondeur inouïe. Mais c’est surtout un concentré de poésie comme seuls Michel Gondry et Charlie Kaufman savent le faire. Sa plus grande force est certainement son scénario à tiroir. La temporalité non linéaire fait que, comme le héros, on est parfois un peu perdu, en cherchant à recoller les morceaux, parfois dans des détails, comme la couleur de la chevelure de Clementine… Cela demande pas mal d’attention au spectateur et surtout le film gagne énormément à être revu pour en savourer le moindre détail. C’est une fable philosophique sur l’amour, le subconscient, le deuil, les rêves, la dépression… Des séquences plus folles les unes que les autres vont s’enchaîner, mélangeant onirisme, émotion et tension. L’écriture est d’une grande finesse jusque dans ses seconds rôles dont l’histoire renforcera le propos. Kate Winslet est comme toujours d’une justesse déconcertante, mais surtout Jim Carrey livre une prestation exceptionnelle, à l’opposé du rôle de comique excentrique auquel il nous a habitué. Il est ici tout en retenu et extrêmement attachant. Mais là où le film me bluffe le plus à chaque visionnage, c’est par sa mise en scène où aucun détail n’est laissé au hasard. A elle seule, elle mériterait une analyse, tellement ça regorge de détails qui font que le film fonctionne aussi bien. Ça joue avec les hors champs, les lumières, les flous, les plans séquences et propose des transitions dingues qui vont vous faire des nœuds dans le cerveau. Mais rien n’est gratuit, c’est bourré de symboles et tout a un impact sur l’histoire et les émotions des personnages. Même les effets spéciaux forcent le respect, avec une limitation des effets numériques, en privilégiant les effets physiques d’une grande ingéniosité. Bref, pour moi c’est un IMMENSE chef d’œuvre, jusqu’à son final fabuleux et tellement fort en émotion. Un ovni cinématographique mais d’une justesse qui n’a d’égal que sa profondeur. Un film parfait de bout en bout, et qui prend encore plus d’ampleur à chaque visionnage. Partager

  • Une histoire d’amour… sous emprise...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle NOS HISTOIRES Une histoire d’amour… sous emprise... NOS HISTOIRES ❤️❤️❤️💛 Une histoire d’amour… sous emprise... La pièce commence comme une comédie romantique, où Vicky fait la rencontre de Maxime. La première partie est même très drôle, aidée par ses deux personnages immédiatement attachants, notamment cette québécoise irrésistible avec ses expressions savoureuses. Mais petit à petit, le ton changera en virant vers le drame , car le coeur de la pièce est un sujet, universel, mais souvent tabou : les relations toxiques. Nos deux héros, ayant un point commun : ils vivent sous l'emprise d'un autre (elle, son conjoint et lui, sa mère) En devenant témoins de l'histoire de l'autre, leur relation les mettra ainsi face à un miroir... Les deux comédiens interpréteront leurs personnages, ainsi que le bourreau de l'autre... La texte aborde ce fléau de façon assez subtile, car ici la violence est psychologique, et certains moments sentent le vécu. Et même si j'ai ressenti un petit ventre mou sur le deuxième acte, le final est saisissant et terriblement efficace. Nos histoires, car nous sommes tous, de près ou de loin, concernés... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs.

    Découvrez notre critique du film LA FIN D’OAK STREET . Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. LA FIN D’OAK STREET ❤️❤️❤️ Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. On pouvait légitimement craindre un énième film de dinosaures surfant sur Jurassic World , tant la saga semblait avoir déjà largement essoré le sujet. Et pourtant, La Fin d’Oak Street est une agréable surprise, qui assume pleinement son statut de divertissement estival tout en apportant suffisamment de personnalité pour tirer son épingle du jeu. Il n’est d’ailleurs pas anodin que David Robert Mitchell situe son intrigue dans les années 80. Le réalisateur puise clairement dans l’héritage des productions Amblin de Spielberg , avec ce mélange de fantastique, d’aventure et de drame familial qui caractérisait une partie du cinéma populaire de cette époque. Car derrière les dinosaures et le spectacle, le film s’intéresse avant tout à la parentalité et à l’unité familiale, en faisant de cette famille confrontée à une situation extraordinaire le véritable cœur du récit. Anne Hathaway, Ewan McGregor et les deux adolescents parviennent ainsi à rendre leurs personnages suffisamment attachants pour que l’on se préoccupe réellement de leur sort. Le film repose également sur un concept particulièrement high concept, qu’il vaut mieux accepter que chercher à comprendre dans les moindres détails. La mythologie peut parfois sembler floues et certaines explications sont loin d’être totalement satisfaisantes, mais ce n’est finalement pas ce qui importe le plus. Le plaisir vient avant tout de la manière dont le réalisateur exploite son idée et entraîne cette famille ordinaire dans une succession de situations de plus en plus périlleuses. Et sur le plan du spectacle, la promesse est largement tenue. Les dinosaures sont nombreux, variés et les séquences souvent spectaculaires et inventives . Le film sait constamment renouveler les situations de danger et ne souffre quasiment d’aucun temps mort. Même s’il livre son film le plus mainstream, David Robert Mitchell parvient toutefois à imposer sa patte. Celui qui s’était fait connaître avec le très bon It Follows conserve notamment une véritable maîtrise de la tension. Son sens du cadre, son travail sur les arrière-plans et l’utilisation de compositions en double focale permettent régulièrement de faire exister une menace dans l’image avant même que les personnages ne la perçoivent. Mitchell s’amuse également avec les codes du blockbuster contemporain, notamment cette tendance à désamorcer systématiquement une scène dramatique par une blague. Il réussit même à retourner ce principe dans une scène particulièrement saisissante, où l’humour attendu devient finalement un élément de malaise et de tension. Car malgré son aspect très grand public, La Fin d’Oak Street se révèle étonnamment sombre . Certaines images sont particulièrement puissantes et plusieurs scènes empruntent clairement au cinéma horrifique. Tout n’est évidemment pas parfait . La structure reste assez classique, le concept aurait parfois mérité d’être davantage développé et certains comportements de personnages peuvent agacer. On peut également être surpris par un final particulièrement expédié, alors que tout semblait réuni pour faire basculer le film dans un climax véritablement fou et spectaculaire. Mais le film a surtout le mérite de tenter des choses et de ne jamais donner l’impression de simplement reproduire une formule déjà vue. Sans être révolutionnaire, La Fin d’Oak Street est donc une très bonne surprise, offrant un blockbuster généreux, spectaculaire et efficace. Partager

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