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  • Critique de THE CREATOR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE CREATOR . THE CREATOR ❤️❤️❤️❤️ Quel bonheur de découvrir un blockbuster de cette trempe !!! Alors que depuis plusieurs années on nous abreuve jusqu’à l’overdose de films de super-héros, de suites, de remakes, et autres adaptations, c’est devenu tellement rare de pouvoir découvrir une création originale. Et surtout quand elle a de telle qualités, je suis prêt à lui pardonner tous ses défauts. Alors oui, le film s’inspire de grands classiques du genre. On y retrouve du BLADE RUNNER, du TERMINATOR, LES FILS DE L’HOMME, voir même APPOCALYPSE NOW, mais s’il y a bien une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est la qualité visuelle du film. D’autant plus que Gareth Edwards fait le choix judicieux de tourner principalement son film en décors naturels en limitant les fonds verts. Et le rendu final est bluffant car les effets spéciaux sont incrustés avec un réalisme qui n’est pas sans rappeler DISTICT 9. Car la grande force du film est clairement le monde qu’il nous propose. Et même s’il multiplie à outrance les référence cinématographiques et littéraires, il réussit à nous proposer un univers qui lui est propre. Il y a une vraie cohérence visuelle et c’est un régal de découvrir ce mélange d’univers cyberpunk à la culture asiatique. Ça foisonne de détails et le design général est éblouissant, que ce soit les décors, les robots, les machines, on en prend plein les yeux et le film met à l’amende un bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. D’autant plus que le film n’a coûté que 80 millions de dollars, là où des MI7, FAST X et autre INDY 5 dépassaient les 300 millions (Pire, THE CREATOR n’a coûté que 10 millions de plus que le dernier ASTÉRIX !!!). Bref, c’est du très grand spectacle, extrêmement généreux et on ne s’ennuie pas une seconde. Le film prend souvent des airs de film de guerre (le Vietnam n’est jamais loin) et propose des scènes de guerre épiques et impressionnantes. Alors, oui tout n’est pas parfait, notamment un scénario finalement assez classique et prévisible par moment. D’autant plus que le film est tellement généreux en termes d’action, ce qui fait qu’il manque de profondeur. J’aurai aimé qu’il questionne plus sur la place de l’IA (car là c’est un poil manichéen…) ou bien s’attarde sur la relation entre les deux personnages. De même, il use, voir abuse, de deus ex machina, ce qui pourra en frustrer certains. Mais peu importe, le principal pour moi, c’est clairement le spectacle proposé, et même si ses défauts l’empêcheront certainement de devenir culte, c’est un vrai bonheur de pouvoir voir un proposition comme celle-ci qui tranche radicalement avec ce qu’Hollywood a tendance à nous livrer jusqu’à l’overdose depuis un certain temps… Bref, non content de nous avoir offert, de TRÈS loin, le meilleur Star Wars avec ROGUE ONE, Gareth Edwards nous livre ici un des films de SF les plus impressionnants de ces dernières années… Partager

  • Critique de GODZILLA MINUS ONE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film GODZILLA MINUS ONE . GODZILLA MINUS ONE ❤️❤️❤️💛 Le film n’avait eu le droit qu’à une sortie de deux jours en décembre dernier (stratégie curieuse), mais devant le succès critique et public, il revient donc pour deux semaines dans nos salles, et clairement l’expérience vaut le détour. On y suit soldat kamikaze qui n’a pas voulu se sacrifier pour son pays et portera sur lui la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il recueillera une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier, un gros lézard vert qui tire des lasers vient foutre le bordel… Car même si le mythique monstre est bien au cœur du récit, le grand atout du film est de constamment ramener le récit à échelle humaine. Il fait le choix judicieux de placer son histoire à la fin de la guerre, avec les traumas d’un peuple suite à la destruction nucléaire. Le film prend ainsi un vrai aspect dramatique, avec ses personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir oubliés… Après, on pourra regretter malgré tout que les arcs narratifs sont tracés dès le début, et que le film manque peut-être de surprise de ce côté-là. Mais, si on accepte le surjeu inhérent au cinéma japonais, le film offre même quelques jolis moments d’émotion. Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c’est qu’avec son budget dérisoire de 15 millions d’euros, le film ridiculise pas mal de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous parfaits, mais avec un si faible budget, le rendu proposé est impressionnant. Et ce en grande partie grâce à une mise en scène qui n’oublie jamais que dans un film de monstre, ce qui prime avant tout, c’est le rapport d’échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le fait de les filmer en grande partie à hauteur d’homme décuple la puissance des scènes. Il utilisera aussi quelques plans séquences alternant les contre-plongées et les plan larges démontrant tout le pouvoir de destruction du monstre. Le film joue continuellement avec les codes du film de guerre, de catastrophe ou bien horrifique, et plus étonnant, on retrouve des références aux DENTS DE LA MER, avec partie de pêche d’une tension extrême… Le tout aidé par une bande son des plus efficaces qui offre au spectateur le grand spectacle qu’il est venu chercher. Partager

  • Critique de NIGHT CALL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film NIGHT CALL . NIGHT CALL ❤️❤️❤️❤️💛 NIGHT CALL est un thriller aussi efficace que surprenant. Ici aucun serial killer, ni même de meurtrier, mais pourtant bel et bien un psychopathe d’un tout autre genre. Lou, petit larcin de Los Angeles, va se mettre à parcourir la ville à la recherche d’images choc pour les journaux télévisés. C’est un film d’un cynisme absolu, teinté d’humour noir, qui met en lumière les chaines d’infos continues et leurs courses à l’audimat, résumée en une phrase par le personnage de Rene Russo « Ce qui intéresse les gens, c’est de voir que la violence explose partout et qu’elle vient menacer les quartiers privilégiés… » Jake Gyllenhaal incarne parfaitement ce personnage pervers, manipulateur et diabolique que rien n’arrête pour être sur le devant de la scène. Il est aussi inquiétant que fascinant. Que ce soit par son jeu, son regard ou son sourire il est assez terrifiant et livre ici une de ses plus belles performances. Il entrainera dans sa descente aux enfers, le jeune Rick, interprété par Riz Ahamed qui est certainement le seul personnage auquel le spectateur pourra réussir à s’identifier dans cet univers de requins. La mise en scène rythmée offre quelques courses poursuites d’une grande intensité. Tout au long du film la tension monte crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme dans un final tétanisant qui laisse le spectateur sans voix… Partager

  • Critique de ALABAMA MONROE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film ALABAMA MONROE . ALABAMA MONROE ❤️❤️❤️❤️❤️ D'un côté Didier, romantique athée, leader d'un groupe de Bluegrass et vouant une admiration pour les États-Unis. De l'autre, Élise, chanteuse de Country et tatoueuse ouverte à la spiritualité. Leur union fusionnelle, rythmée par la musique, donnera naissance à Maybelle. Un bonheur qui sera foudroyé quand la maladie touchera leur enfant... Alors, oui, que les choses soient claires, même si le film vous offrira un très grand moment de cinéma, ça ne sera pas une partie de rigolade... Le film prend le choix judicieux d'une temporalité éclatée et enchaîne les allers-retours dans le temps. C'est même une des forces du film, car ça permet d'alterner des moments tragiques et éprouvant à d'autres imprégnés de joie, d'amour et d'un humour contagieux. On navigue constamment entre un feel-good movie entraînant et une tragédie déchirante. Ces ruptures de ton permettent de donner un peu de répit au spectateur tout en approfondissant la relation entre ce couple qui se livre un amour passionnel. Car oui, l'expérience sera éprouvante et à moins de ne pas avoir de cœur, il risque d'être malmené par le visionnage. La musique a une place prédominante dans le film, jusqu’à en devenir un personnage à part entière. Elle sera le lien entre nos deux héros. D'autant plus que la participation musicale est grandiose. On retiendra les scènes de concert où les paroles des chansons souligneront parfaitement les émotions des personnages. Certains morceaux restent immanquablement gravés en mémoire et sont d'autant plus marquants qu'ils sont sublimés par une photographie magnifique. L’interprétation du couple est remarquable et est pour beaucoup dans la réussite du film. L'alchimie entre eux est totale et décuple les émotions ressenties par le spectateur. Il y a un réalisme pesant, intensifié par la justesse et l’intensité du jeu des acteurs, dans leur descente aux enfers. On assiste à des scènes intimes qui montrent l’amour et la passion nourrissant leur couple. Leurs convictions opposées vous amèneront à réfléchir sur les bienfaits de la science ou de la religion, sans pour autant prendre parti. Un film choc qui prend aux tripes, jusqu'à son final sublimissime qui, comme le reste du film, vous laissera avec un mélange de déchirement et de poésie… Partager

  • Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil…

    Découvrez notre critique détaillée du film A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY . A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY ❤️❤️ Cette promesse de rêve qui n’apporte finalement que le sommeil… Il y avait pourtant tout pour séduire : une idée originale, celle de deux âmes perdues traversant des portes pour revivre les souvenirs de leurs passés, et peut-être, se redécouvrir. Porté par une photographie soignée et une promesse de romance poétique, A BIG BOLD BEAUTIFUL JOURNEY avait tout pour séduire. Malheureusement, la magie n’opère jamais. Le film enchaîne de jolis tableaux et tente de mêler les genres, allant du mélo au fantastique, en passant par la comédie musicale. Mais derrière cette ambition esthétique se cache une œuvre trop artificielle, où l’émotion peine à se frayer un chemin. Le récit devient une succession de scènes censées exposer les traumatismes des protagonistes et expliquer leur incapacité à aimer, sans réelle progression ni profondeur. Le récit, désordonné, peine à développer ses personnages dont le cheminement émotionnel semble forcé, trop calculé pour émouvoir. Malgré le charisme indéniable de Margot Robbie et Colin Farrell, l’alchimie ne prend pas et on ne croit jamais en leur amour. Leurs échanges, alourdis par des dialogues trop écrits et d’une mièvrerie maladroite, peinent à convaincre. Tout est trop appuyé, comme cette musique, omniprésente, qui cherche désespérément à tirer des larmes… mais ne fait que bercer l’ennui. Le film, qui voulait être un voyage poétique et réconfortant, mais on est loin du merveilleux ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND . Il s’enlise finalement dans une guimauve sentimentale, où la beauté formelle ne suffit pas à masquer le vide émotionnel. Partager

  • Critique de JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES . JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES ❤️❤️❤️❤️ Après m’avoir mis une énorme baffe en 2018 avec son PUPILLE, Jeanne Herry revient avec son nouveau film, où elle va une nouvelle fois mettre en lumière un métier méconnu : la justice restaurative. Des victimes et des auteurs d’infraction vont ainsi être amenés à dialoguer, encadrés par des médiateurs, afin de permettre aux premiers de se reconstruire et aux seconds de prendre conscience de la portée de leurs actes et de prévenir une récidive. On a une nouvelle fois affaire à un film choral extrêmement documenté et didactique, sur la résilience, la rédemption, le pardon… Il met l’accent sur le pouvoir du groupe et apporte un soin particulier à ses dialogues et au jeu d’acteurs (aidé par un casting assez impressionnant de justesse). Même si le sujet est lourd, il y a un côté solaire qui survole l’œuvre, avec parfois quelques moments de bonne humeur qui viennent alléger le propos. Et même si j’aurais voulu que ça aille plus loin sur certains aspects, le film fait parfois réfléchir, avec un sujet qui semble tellement à contre-courant de notre société et propose même quelques scènes d’une grande puissance. Partager

  • Critique de TENET – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film TENET . TENET ❤️❤️❤️ Ça va être TRÈS compliqué de dire vraiment ce que j'en pense sans spoiler mais je vais essayer... Ce qui est sûr, c'est que mon avis est mitigé Et puis, clairement, il va aussi falloir que je retourne le voir pour valider mon opinion, car j'y suis allé sans voir une seule image, et sans connaître le pitch, et quand j'en entendais dire, après avoir vu la bande annonce "ça à l'air très bon, mais j'ai rien compris", bah après ma sortie du cinéma c'était un peu le sentiment que j'avais... Parce que Nolan, va loin... TRÈS loin... voir TROP loin dans son délire, quitte à perdre le spectateur en chemin Là où des Inception, Interstellar et autres Memento étaient "complexes" mais où tu arrivais à raccrocher les wagons et comprendre le sens du film et le message véhiculé, là c'est une tout autre histoire, et on a l'impression que le film est juste compliqué sans vraiment avoir de raison. D'ailleurs le message du film... va falloir m'expliquer... et au final tout semble inutilement compliquer... Après, une deuxième visu (presque indispensable) permettra très certainement de clarifier les choses, même si le pitch semble finalement vraiment lambda Pour, rester dans les choses qui m'ont gêné, sans m'étendre sur le charisme d'huître de Pattinson (qui malgré tout s'en sort plutôt bien), c'est l'écriture des personnages qui m'a globalement déçu, leurs manque de background, le manque d'émotions dans leurs relation et surtout le côté caricatural du méchant qui le rapproche beaucoup plus des mauvais antagoniste de James Bond, que du génie d'un Dark Knight. Parce qu'en parlant de ça on a souvent l'impression de se retrouver devant un 007... Après, heureusement il y a aussi des choses positives Déjà, ce putain de plaisir de revoir un grand film d'action au cinéma. Parce que de ce côté là Tenet, c'est une énorme baffe, et il fait vraiment parti de ces films qu'il faut ABSOLUMENT voir sur grand écran. Tu en prends plein la rétine, avec des scènes bluffantes mais qui arrivent à rester lisibles. On sent qu'il a voulu limiter les CGI ce qui rend souvent les scènes plus impressionnantes (notamment celle de l'avion) La mise en scène de certains passage à vraiment dû être un casse-tête, totalement surréalistes, tout en semblant tellement réelles (un peu à l'image de la scène en apesanteur d'Inception, mais en plaçant la barre encore plus haut) Et puis Nolan maîtrise la tension comme personne, et réussit encore à nous clouer au fauteuil, avec comme souvent chez lui un énorme travail sur le son. Bref, un avis vraiment mitigé. Un très grand film d'action offrant des scènes hallucinantes, mais au scénario inutilement "trop" complexe et à la galerie de personnages plus fades les uns que les autres... Partager

  • Critique de LA NUIT DU 12 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LA NUIT DU 12 . LA NUIT DU 12 ❤️❤️❤️❤️💛 Ce film est une petite pépite !!! Tu as beau savoir dès le début que c'est une enquête non élucidée, c'est passionnant de bout en bout et extrêmement maitrisé (avec notamment une très belle photographie). Mais ce qui fait que le film atteint des sommets, c'est clairement grâce à son casting et aux dialogues souvent percutants. C'est interprété à la perfection jusqu'au moindre second rôle. C'est clairement féministe, creusant à chaque scène un peu plus la misogynie, mais ça le fait tellement bien. Au final le film devient un reflet de la société qui fait froid dans le dos. Il y a un côté ENGRENAGES tellement tout sonne vrai, ou MEMORIES OF MURDER pour la façon dont le film risque de vous hanter... Vraiment une bonne surprise, un très grand polar, obsédant et d'une grande profondeur. PS : Dominik Moll avait déjà réalisé SEULES LES BÊTES qui était passé inaperçu mais valait déjà vraiment le détour et que je vous invite aussi à découvrir. Partager

  • Critique de CAPTAIN FANTASTIC – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film CAPTAIN FANTASTIC . CAPTAIN FANTASTIC ❤️❤️❤️❤️💛 Contrairement à ce que le titre pourrait évoquer, on n’a pas affaire ici à un énième film de super héros, même si CAPTAIN FANTASTIC, c’est un peu « mon père ce héros ». C’est un road-movie, où l’on suivra les aventures d’une famille, qui suite à un drame, cherchera à rejoindre leur mère. Et quelle famille !!! Car si une chose est sûre, c’est que vous ne resterez pas indifférent à cette petite troupe vivant en marge de la société mais en osmose comme le montre admirablement la scène du feu de camp. Les valeurs que cherche à leur inculquer leur père pour en faire des adultes exemplaires amènera à un choc des cultures et fera réfléchir le spectateur sur le sens de la vie et ce qu’il faut pour être heureux. Sans pour autant être manichéen, car le film montrera aussi les limites de cette éducation et l’impact qu’elle aura sur les enfants. C’est un véritable tourbillon d’émotions, tant le spectateur passera du rire aux larmes. Mais, même si les sujets traités sont souvent lourds, ça ne tombe jamais dans le tire larme. Au contraire, il y a un côté feel-good qui survole l’œuvre jusqu’à un final éblouissant de beauté et de poésie qui m’emporte à chaque visionnage. Les dialogues sont savoureux, profond et souvent très drôles et surtout superbement interprétés, notamment par des gamins impressionnants de justesse. Bref, pour commencer ce calendrier, je vous invite à découvrir un film qui fait un bien fou, un hymne à la vie qui donne envie de la croquer à pleine dents. Partager

  • Le Game of Thrones du Vatican

    Découvrez notre critique détaillée du film CONCLAVE . CONCLAVE ❤️❤️❤️ Le Game of Thrones du Vatican Le pape vient de mourir, et le cardinal Lawrence est chargé d’organiser le conclave réunissant les cardinaux du monde entier pour élire son successeur. CONCLAVE met donc en lumière l’une des réunions les plus secrètes de la religion catholique, mais s'avère finalement être aussi un thriller politique assez fascinant. On se retrouve dans un huis clos, où les cardinaux seront enfermés, sans aucun contact avec le monde extérieur et enchaîneront les votes jusqu'à réussir à se mettre d'accord sur le nom pour un nouveau pape. Mais les candidats se révèlent bien plus attachés à leur propre ambition qu’à l’idéal qu’ils sont censés représenter. Chacun traîne des casseroles, qui seront progressivement déterrées par notre protagoniste, semblant être un des rares à vouloir le meilleur pour l'église. Comme le dit un des personnages « Nous ne trouverons jamais quelqu'un de parfaitement irréprochable, nous sommes de simples mortels ». Et notre cardinal Lawrence va ainsi enquêter, pour trouver le candidat « le moins pire » à mettre à la tête d'une des institutions les plus puissantes au monde. Mais cette quête ébranlera ses propres certitudes et remettra en cause sa foi. Le film met le doigt sur beaucoup de sujets clivants du catholicisme (et même de la religion en général). Il sera question de la position de la femme, quasiment effacée dans ce monde patriarcal ou l'homme est roi. Mais l'intrigue abordera aussi bien d'autres thèmes, comme la corruption, les guerres des religions, l'homophobie, le terrorisme et les scandales sexuels. Cela fait beaucoup de sujets, peut-être même trop pour un seul film, d’autant plus que l’intrigue policière prend une place importante, multipliant les rebondissements jusqu’à un final aussi surprenant que maîtrisé, qui ne manquera pas de diviser les spectateurs. C’est cependant le côté thriller du film qui constitue sa plus grande force. L’intrigue et le suspense sont parfaitement dosés et réussissent à capter l'attention du spectateur. Mais surtout, ils sont magnifiés par la mise en scène soignée d’Edward Berger. Les cadres sont millimétrés et sublimés par la superbe photographie du français Stéphane Fontaine. Il y a un travail remarquable sur les couleurs, comme ce rouge omniprésent, ainsi que sur les lumières et les clairs obscurs. On a le droit à certains plans des plus marquants, je pense notamment à cette scène des parapluies qui est un délice pour les yeux. La musique extrêmement présente, renforce l’atmosphère et fait monter le suspense crescendo. Alors oui ce n'est pas toujours subtil, comme certains effets ou métaphores, et on peut aussi regretter le côté caricatural de certains personnages. Malgré cela, CONCLAVE n'en reste pas moins un thriller politique efficace, aux dialogues percutants, d'autant plus que le casting est dirigé de main de maître, avec notamment un Ralph Fiennes qui trouve peut-être ici son plus beau rôle. Partager

  • Critique de THE WHALE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE WHALE . THE WHALE ❤️❤️❤️ Après six ans d’absence, Darren Aronofsky signe son retour et surtout celui de celui de Brendan Fraser en lui offrant un immense rôle, où il incarne un homme souffrant d’une obésité morbide, qui cherche à renouer le contact avec sa fille. Le film est l’adaptation d’une pièce de théâtre, et ça se ressent un peu avec ces longs dialogues et dont les personnages rentrent et sortent du cadre. De même, le fait qu’il ne soit pas écrit par le réalisateur, on perd un peu la patte du cinéaste (mis à part peut-être dans le dernier tiers). Alors même si c’est loin d’être mauvais (c’est même un mélo plutôt efficace), j’aurais aimé retrouver un peu plus ce qui me fait vibrer dans son cinéma. La mise est scène de ce huit clos est assez classique, mais il arrive tout de même à y installer une sensation d’oppression et de malaise, en jouant avec les décors, les sons et les cadres. La quasi-totalité du film se déroulant dans le salon, le format 4/3 amplifie le sentiment d’enfermement ressenti par le héros. Mais si le film est moins impressionnant que ce à quoi nous a habitué Aronofsky, ça lui permet de se concentrer sur la grande qualité du film : son jeu d’acteur. La prestation de Brendan est bouleversante, mais il est aidé par le reste du casting d’une justesse impressionnante. La relation père-fille qui s’installe entre les deux est très forte et aborde des thèmes assez durs. Mais là encore, globalement ça fonctionne très bien, il faut tout de même avouer que certains moments d’émotions manquent de finesse, à l’image du « BOULEVERSANT » sur l’affiche qui est écrit plus gros que le nom du film… Partager

  • Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon…

    Découvrez notre critique détaillée du film L’HISTOIRE DE SOULEYMANE . L’HISTOIRE DE SOULEYMANE ❤️❤️❤️❤️ Vous ne verrez plus votre livreur Uber Eats de la même façon… Souleymane livre des repas en attendant son entretien de demande d’asile, qui a lieu dans deux jours. 48 heures pendant lesquelles nous le suivons courir dans la capitale, alors qu’il essaie de se préparer pour ce rendez-vous fatidique… On a affaire à un film immersif, avec une caméra à l’épaule collant constamment à notre personnage. Ici, il n’y a pas d’histoire secondaire : pendant 1h30, on est avec Souleymane, on vit avec lui ses angoisses, ses doutes, et la terrible pression qui pèse sur ses épaules. Le film oscille continuellement entre le documentaire social et le thriller. Le spectateur est en apnée, emporté dans cette course contre la montre qui n’est pas sans rappeler l’excellent À PLEIN TEMPS, sorti il y a trois ans. Et même si on devine où le film veut aller, il y a un réel sens du rythme et de la tension. La caméra se pose rarement, et on est tenu en haleine jusqu’à un dernier acte bouleversant qui vient nous prendre aux tripes. Le film évite les clichés du genre et tout misérabilisme, en se concentrant sur les faits, sans fioritures ni musique, ce qui rend le propos encore plus réaliste et percutant. Plus que de dénoncer un système, Boris Lojkine nous livre le portrait poignant d’un homme confronté à une réalité implacable, qui cherche à se créer une place dans la société. Le spectateur se prend d’empathie pour Souleymane, incarné par Abou Sangare, qui, comme le reste du casting, est toujours juste malgré son statut d’acteur non-professionnel. Le film nous rappelle que, même si nous avons tendance à souvent nous plaindre en France, nous jouissons de privilèges simplement parce que nous avons eu la chance inouïe de naître au bon endroit, au bon moment. C’est le genre de film qui, lorsque la lumière se rallume, reste gravé en nous et auquel on pense longtemps… Partager

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