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  • Critique de BABYLON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film BABYLON . BABYLON ❤️❤️❤️❤️❤️ 15 janvier 2023, et déjà la certitude d’avoir vu ce que le cinéma nous proposera de mieux cette année… Damien Chazelle, après m’avoir déjà bluffé avec WHIPLASH et LA LA LAND, livre pour moi avec BABYLON son meilleur film, et même un des films les plus fous de l’histoire du cinéma. Un film somme d’une puissance créatrice complètement démesurée. Mais quelle claque, quel spectacle !!! BABYLON, c’est un ovni fou. Un mélange entre LA LA LAND et LE LOUP DE WALL STREET. C’est grandiose, excentrique, drôle, provocateur, surprenant, complètement barré, profond … Mais c’est surtout un IMMENSE hommage au 7e art. Je pensais pourtant que c’était Spielberg qui allait nous offrir la plus belle déclaration d’amour au cinéma de l’année avec son THE FABELMANS, mais Chazelle vient de mettre la barre tellement haut !!! Le film dure plus de trois heures et pourtant on en redemanderait. Ca va à deux cent à l’heure. C’est une débauche de démesure, avec notamment une première demi-heure complètement folle dont on ressort épuisé lorsque le titre apparait. Et le rythme du film ne retombe que rarement, les scènes s’enchainent et nombreuses sont celles qui deviendront cultes. Chazelle livre une démonstration de la puissance de sa réalisation. Dans cette débauche d’images et de musique, tout est millimétré. La mise en scène est hallucinante et cumule les plans plus bluffants les uns que les autres, sublimés par une photographie qui en met plein les yeux. Chaque figurant a sa place, donnant souvent des airs de comédie musicale, un genre qu’il aime particulièrement et ça se sent… Ca mélange d’ailleurs les genres à outrance, passant du film musical, à la comédie (avec des scènes hilarantes), au film de gangsters, voir même au film d’horreur… On rit, on pleure, on tremble, on est choqué… On est constamment secoué et c’est un véritable plaisir de participer à ce festival d’émotions… Et même si le film pourra perdre une partie du public avec son côté provocateur, excentrique et bordélique, il y a bien un point qui mettra tout le monde d’accord : la fabuleuse musique de Justin Hurwitz, qui offre une BO incroyable. Son Jazz énergique est à l’image du film, et apporte un rythme endiablé d’autant plus qu’il colle parfaitement au montage frénétique du film. Car oui, on retrouve les thèmes chers au réalisateur, le Jazz justement (et pourtant je ne suis pas ce qu’on peut appeler un fan du genre…), la comédie musicale, l’aboutissement de ses rêves… Et forcément, un mot sur Margot Robbie. Elle est magistrale, sensuelle, enflamme la pellicule et livre de loin sa plus grande prestation. Mais attention, malgré son côté excentrique, le film ne brille pas que par la forme et il n’en oublie pas le fond. C’est très référencé et il se focalise sur l’évolution du cinéma, la place de ses stars et celle des spectateurs avec une sublime mise en abîme saisissante. Certains dialogues, comme celui de Brad Pitt, face à une journaliste, sont même extrêmement puissants. Il rend ainsi un vibrant hommage à tous ceux qui nous font vibrer dans les salles obscures et montre à quel point cet art peut nous faire vivre des émotions folles. Et que dire de cette scène finale, qui à elle seule est à l’image du film : un CHEF D’ŒUVRE, et m’aura fait dressé les poils et fondre en larme par sa puissance. Partager

  • Le retour de Hunger Games… sans le frisson.

    Découvrez notre critique détaillée du film HUNGER GAMES : LA BALLADE DU SERPENT ET DE L'OISEAU CHANTEUR . Le retour de Hunger Games… sans le frisson. HUNGER GAMES : LA BALLADE DU SERPENT ET DE L'OISEAU CHANTEUR ❤️💛 Le retour de Hunger Games… sans le frisson. La saga Hunger Games, c'est un peu mon plaisir coupable. Pour la petite histoire, j'ai lu les livres et vu les films au fur et à mesure de leurs sorties avec ma nièce, d'où mon attachement à la saga... Et pour ce qui est des premiers films, même si ce n'est pas du grand cinéma, ça reste dans le haut du panier des productions pour ados qui envahissaient les salles à l'époque. La saga proposait un univers assez mature, avec un vrai travail de direction artistique et elle s'appuyait sur un bon casting qui aura notamment révélé Jennifer Lawrence. Et même si ça s'épuisait au fil des films, j'avais globalement apprécié la proposition. Bref, quand on a apprit qu'un nouveau film sortait, même si nous étions passé à côté du dernier roman, il fallait continuer cette tradition et le voir... Pourtant, les premières minutes étaient plutôt intéressantes, avec ce changement de point de vue, en s'intéressant au Capitol et au passé de Snow. Et ce qui est sûr c'est que les producteurs ont bien vu le talent de chanteuse de Rachel Zegler dans le fabuleux WEST SIDE STORY de Spielberg. Elle impressionne toujours autant par sa voix. Et puis, c'est à peu près tout pour les points poditifs... Parce que pour le reste, l'expérience a été plutôt douloureuse et surtout, c'est à l'image du titre : beaucoup trop long... A un moment, il va falloir arrêter cette mode avec les films qui s'étire sur 2h30-3h sans forcément avoir quelque chose à raconter... Autant, la relation entre Snow et Lucy aurait pu être intéressante, encore il aurait fallu vraiment la travailler. Au lieu de ça on a le droit à un nouveau jeu qui vient plomber le film pendant plus d'une heure, et le pire c'est que, vue que l'histoire se passe 60 ans avant, c'est sûrement les Hungers Games les moins impressionnants, ressemblant à un cache cache cache indipide et sans aucune idée de mise en scène... Clairement la plus mauvaise partie du film... Et malheureusement, j'avais déjà décroché, et même si la dernière partie est meilleure elle ne fonctionne pas, car justement ils n'ont pas pris le temps de développer leurs personnages principaux, pourtant très bien interprétés... contrairement à cette galerie de personnages secondaires qui n'apportent rien à l'histoire... sans parler des personnages caricaturaux et surjoués par Viola Davis et Peter Dinklage. Bref, une belle grosse déception... Partager

  • Chronique familiale au cœur de la dictature.

    Découvrez notre critique détaillée du film JE SUIS TOUJOURS LÀ . Chronique familiale au cœur de la dictature. JE SUIS TOUJOURS LÀ ❤️❤️❤️❤️ Chronique familiale au cœur de la dictature. Tiré du roman de Marcelo Rubens, le film raconte l’histoire de sa famille pendant la dictature militaire au Brésil en 1971. Plus précisément, cette fresque familiale se concentre sur l’arrestation de son père, ancien député travailliste, qui est arrêté par le régime et disparaît. Dans sa première partie, le film nous fait découvrir cette famille vivant dans une maison qui respire le bonheur. Chaque scène illustre l’amour qui les unit, comme celle de la lecture du courrier, particulièrement forte en émotion. Le film caractérise parfaitement chaque membre de la famille, avec une mention spéciale pour la qualité du jeu des enfants intensifiant le réalisme des situations. On notera l’ingéniosité de la mise en scène. Dans un premier temps, elle intensifie la joie qui émane de l’écran grâce à des mouvements de caméra fluides, la musique et des lumières chaleureuses. Puis, à partir du moment où le père est arrêté, les plans deviennent fixes, la musique disparaît et la lumière se fait plus sombre. Une véritable bascule s’opère, faisant glisser le film dans une tragédie sombre et glaçante. Même si tout n’est que suggéré, jouant souvent avec le hors-champ, cela n’enlève rien à la puissance du propos et vient saisir le spectateur à la gorge. Mais surtout, le film se concentre sur la mère de famille, qui va se métamorphoser et se soulever pour découvrir ce qu’il est advenu de son mari. Fernanda Torres est éblouissante et n’a pas volé le Golden Globe qu’elle vient de recevoir pour ce rôle. Elle incarne le portrait d’une femme forte et déterminée à rendre justice à son mari et à protéger ses enfants. Le titre du film prend un double sens : il évoque à la fois le père disparu, dont l’aura imprègne tout le récit, mais aussi cette dictature qui, malgré les années, reste omniprésente (au point que le gouvernement d’extrême droite au pouvoir jusqu’en 2023 a retardé la production du film). Si je devais émettre une réserve, ce serait sur la dernière scène, qui n’apporte pas grand-chose et rallonge inutilement la durée du film. Walter Salles livre un film sobre et sans pathos, mais d’une grande puissance émotionnelle. Le film a évidemment connu un grand succès au Brésil, en abordant un traumatisme encore très présent, et résonne terriblement avec le contexte actuel. Mais plus qu’un phénomène, c’est un hommage à ceux qui se lèvent contre la tyrannie et, tout simplement, un grand film que je vous invite à découvrir. Partager

  • Malgré tout son savoir-faire, Pixar nous livre la suite de trop...

    Découvrez notre critique détaillée du film TOY STORY 5 . Malgré tout son savoir-faire, Pixar nous livre la suite de trop... TOY STORY 5 ❤️❤️❤️ Malgré tout son savoir-faire, Pixar nous livre la suite de trop... Difficile de ne pas repenser à la claque émotionnelle laissée par Toy Story 3 , conclusion parfaite d’une trilogie qui semblait ne rien avoir à ajouter. Et pourtant, Toy Story 4 avait réussi à justifier son existence. Même s’il restait en dessous, il offrait un adieu touchant à Woody et proposait une variation plus intime, parfois plus sombre, qui donnait au film une véritable identité visuelle. Avec Toy Story 5 , la sensation est tout autre : celle d’un prolongement qui peine à retrouver l’ambition de ses prédécesseurs. Visuellement, Pixar reste intouchable. Chaque texture, chaque lumière, chaque mouvement témoignent d’un savoir-faire toujours aussi impressionnant. Mais cette maîtrise technique ne suffit plus à masquer une impression plus diffuse : celle d’un film qui tourne un peu à vide, comme s’il cherchait davantage à exister qu’à raconter quelque chose d’indispensable. Au final, on a presque l’impression de voir un épisode bonus de luxe. Ma première réserve vient de sa manière de revenir sur les acquis du quatrième film. La séparation de Woody, qui constituait une conclusion forte et cohérente, est ici contournée avec une facilité déconcertante. Son retour fragilise même l’émotion construite auparavant. Le film tente pourtant d’introduire une nouvelle dynamique à travers l’opposition entre jouets traditionnels et technologie. Une idée loin d’être inintéressante, qui agit presque comme un écho au tout premier Toy Story , lorsque l’arrivée de Buzz incarnait déjà une forme de modernité face à Woody. Cette résonance aurait pu être passionnante si elle avait été pleinement assumée, mais elle reste ici trop en surface, comme si le film n’osait jamais aller au bout de son propos. Ce manque de profondeur se retrouve aussi dans le traitement des personnages. Les nouveaux venus peinent à exister, tandis que les figures emblématiques sont reléguées au second plan, presque effacées. L’alchimie du groupe, pourtant au cœur de l’identité de la saga, s’étiole au profit d’un récit plus resserré, mais aussi plus pauvre. Sans parler de cette impression de redite autour des jouets relégués au placard. Même constat du côté des décors : ils paraissent ici étonnamment limités , le film se cantonnant quasiment à deux chambres. On est loin de l’inventivité d’une crèche transformée en prison, de la magie d’une fête foraine ou encore de cette petite boutique des horreurs, qui donnaient aux précédents films une véritable identité visuelle. Reste tout de même une volonté d’ancrer le récit dans une époque contemporaine , en donnant une place plus importante à l’enfant et en abordant frontalement son rapport aux écrans, aux objets connectés, aux relations virtuelles et au harcèlement sur les réseaux. Une piste intéressante, parfois pertinente, mais qui, là encore, aurait mérité d’être creusée avec plus d’ambition. Et puis il y a cette scène, à la fin du deuxième acte. Une parenthèse où, l’espace de quelques minutes, le film retrouve ce qui a toujours fait la force de Pixar : une émotion simple, sincère, presque inattendue. Une scène qui, sans forcer, vient titiller la larme et rappelle ce que la saga est capable de provoquer lorsqu’elle touche juste. Mais cela reste une exception. Car dans l’ensemble, Toy Story 5 manque de cette profondeur et surtout de cet impact émotionnel qui faisaient la grandeur des précédents films. C’est loin d’être mauvais et ça se regarde sans déplaisir, porté par un savoir-faire intact et un humour toujours présent, mais le film laisse derrière lui une impression plus tiède, comme un écho lointain de ce que la saga a su accomplir de plus fort. Partager

  • Cette surprise de la rentrée sortie des flammes

    Découvrez notre critique détaillée du film THE LOST BUS . Cette surprise de la rentrée sortie des flammes THE LOST BUS ❤️❤️❤️💛 Cette surprise de la rentrée sortie des flammes Basé sur le tragique incendie de 2018 à Paradise, en Californie, qui a coûté la vie à 85 personnes, THE LOST BUS raconte l’histoire vraie de Kevin McKay, un chauffeur de bus scolaire qui se retrouve pris au piège avec vingt-deux enfants dans son véhicule, alors que les flammes dévorent tout sur leur passage. Après une courte introduction qui esquisse le quotidien modeste de Kevin, le film entre rapidement dans le vif du sujet : l’incendie. Paul Greengrass plonge rapidement le spectateur dans l’urgence absolue. La tension monte, implacable, au rythme des flammes qui engloutissent tout sur leur passage. Fidèle à sa mise en scène nerveuse et immersive, Greengrass use de la caméra à l’épaule et d’un montage haletant pour capturer le chaos. Certaines scènes proches du documentaire renforcent le sentiment d’urgence et d’impuissance. On ressent presque physiquement la chaleur, la panique et la désorientation qui s’emparent des personnages. Chaque plan semble capté sur le vif, chaque séquence respire la peur et le courage mêlés. Matthew McConaughey incarne avec sobriété un homme ordinaire confronté à l’extraordinaire, épaulé par America Ferrera, dont la sensibilité ajoute une dimension profondément humaine au récit. Là où beaucoup de films catastrophes privilégient le spectaculaire, THE LOST BUS choisit de rester au plus près de l’humain. Greengrass ne filme pas seulement le feu : il filme la peur, la solidarité et le courage collectif. Même si ce n’est pas le cœur du récit, le film interroge aussi sur la responsabilité humaine et le dérèglement climatique, à l’origine de ces catastrophes de plus en plus fréquentes. Certes, THE LOST BUS n’échappe pas à quelques faiblesses : des dialogues parfois convenus, quelques facilités scénaristiques ou une intensité émotionnelle parfois appuyée. Mais la tension constante du film l’emporte largement sur ces réserves et cloue le spectateur à son fauteuil… Et c’est là que vient un de mes plus gros souci avec le film. Sa sortie en streaming sur Apple TV réduit énormément la puissance visuelle et immersive que le film aurait eu sur grand écran. Car ses plans vertigineux, ses scènes de chaos d’un réalisme saisissant méritaient d’être vécus dans une salle obscure. Paul Greengrass nous offre ici un film catastrophe imparfait mais a l’efficacité redoutable et qui n’a pas à rougir face aux classiques du genre. Intense et bouleversant THE LOST BUS est à la fois un hommage aux héros du quotidien et plongée suffocante dans l’enfer des flammes. Partager

  • Critique de WEST SIDE STORY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film WEST SIDE STORY . WEST SIDE STORY ❤️❤️❤️❤️❤️ Comme beaucoup, quand j’ai appris qu’il allait y avoir un remake d’un film aussi légendaire que WEST SIDE STORY, j’étais dubitatif sur l’intérêt du projet tant l’original est un chef d’œuvre. D’autant plus que j’aime particulièrement ce film qui est à l’origine de mon amour pour les comédies musicales. Mais c’était sans compter le génie de Steven Spielberg… Bien sûr, sur le fond, l’histoire ne change pas mais le réalisateur, tout en respectant l’œuvre de 1961, réussit à la sublimer grâce à la virtuosité de sa mise en scène. Mais aussi, grâce à des changements souvent subtils, à donner plus d’impact au propos politique de cette tragédie intemporelle sur fond de racisme et de la place de la femme. En ce sens, sans en avoir changé l’époque, l’histoire résonne énormément avec le contexte actuel. Il apporte aussi un côté plus sombre et réaliste qui fait gagner énormément en émotion et en profondeur. Visuellement, comme à son habitude, il nous offre un TRES grand spectacle et on en prend plein les yeux et les oreilles. Il a un sens du cadre toujours aussi maitrisé. Les scènes chantées sont époustouflantes et les chorégraphies gagnent en modernité, avec des plans dynamiques donnant parfois l’impression que la caméra virevolte et accompagne les danseurs. Le tout est sublimé par une photographie exceptionnelle avec un énorme travail sur les couleurs, rappelant le technicolor de l’époque. Mais qui joue aussi avec les ombres, les contre jours, les halos de lumière… Certains plans ont un côté divin et visuellement c’est souvent impressionnant. Spielberg fait des choix judicieux, appuyant beaucoup plus sur le côté politique et social du film. Il choisit de modifier les lieux, l’ordre des chansons et de leurs interprètes, leurs donnant souvent un impact beaucoup plus pertinent. Comme par exemple « Somewhere », chanté par Rita Moreno (qui jouait Anita il y a 60 ans et à qui il a créé un rôle), qui prend un tout autre sens. De même, il fait le choix de ne pas sous titrer les dialogues en Espagnol. C’est surprenant dans un premier temps, mais ça s’avère payant, car sans gêner la compréhension du spectateur, ça intensifie la notion d’étranger de la communauté portoricaine. Le casting prend le pari de n’être composé que de jeunes acteurs et actrices, pour la plupart inconnus, mais bourrés de talents, là ou en 1961 ils n’avaient pas l’âge du rôle (voir étaient grimés pour interpréter des portoricains). Mais, même si Ansel Elgort est bon, apportant une fragilité à son personnage, il se retrouve éclipsé par l’interprétation folle de certains acteurs. Bien sûr, il y a Rachel Zegler, dont le charme juvénile, la voix féerique et l’innocence la rendent instantanément attachante (ça semble une évidence que Disney ait décidé d’en faire la princesse de son prochain live-action). Je pense aussi à Mike Faist, qui nous propose un leader des Jets torturé apportant énormément à l’intensité dramatique. Mais clairement, celle qui impressionne le plus c’est Ariana DeBose, jouant le rôle secondaire, mais central, de la compagne du chef des Sharks. Elle est à la fois pleine d’énergie, flamboyante et bouleversante dans son jeu d’actrice. Mais elle prouve aussi qu’elle est une danseuse d’exception (sa prestation dans le morceau «America» est fabuleuse). Bref un sans-faute de Spielberg qui réussit à s’approprier un chef d’œuvre, sans jamais le trahir, pour réussir l’exploit de l’emmener encore plus haut. Il nous impressionne une nouvelle fois et la passion qu’il a mise dans son film traverse l’écran. Un grand film spectaculaire, dont on en ressort avec des étoiles plein les yeux. Partager

  • Critique de NIGHT CALL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film NIGHT CALL . NIGHT CALL ❤️❤️❤️❤️💛 NIGHT CALL est un thriller aussi efficace que surprenant. Ici aucun serial killer, ni même de meurtrier, mais pourtant bel et bien un psychopathe d’un tout autre genre. Lou, petit larcin de Los Angeles, va se mettre à parcourir la ville à la recherche d’images choc pour les journaux télévisés. C’est un film d’un cynisme absolu, teinté d’humour noir, qui met en lumière les chaines d’infos continues et leurs courses à l’audimat, résumée en une phrase par le personnage de Rene Russo « Ce qui intéresse les gens, c’est de voir que la violence explose partout et qu’elle vient menacer les quartiers privilégiés… » Jake Gyllenhaal incarne parfaitement ce personnage pervers, manipulateur et diabolique que rien n’arrête pour être sur le devant de la scène. Il est aussi inquiétant que fascinant. Que ce soit par son jeu, son regard ou son sourire il est assez terrifiant et livre ici une de ses plus belles performances. Il entrainera dans sa descente aux enfers, le jeune Rick, interprété par Riz Ahamed qui est certainement le seul personnage auquel le spectateur pourra réussir à s’identifier dans cet univers de requins. La mise en scène rythmée offre quelques courses poursuites d’une grande intensité. Tout au long du film la tension monte crescendo jusqu’à atteindre son paroxysme dans un final tétanisant qui laisse le spectateur sans voix… Partager

  • Quand un petit budget humilie les blockbusters.

    Découvrez notre critique détaillée du film GODZILLA MINUS ONE . Quand un petit budget humilie les blockbusters. GODZILLA MINUS ONE ❤️❤️❤️💛 Quand un petit budget humilie les blockbusters. Le film n’avait eu le droit qu’à une sortie de deux jours en décembre dernier (stratégie curieuse), mais devant le succès critique et public, il revient donc pour deux semaines dans nos salles, et clairement l’expérience vaut le détour. On y suit soldat kamikaze qui n’a pas voulu se sacrifier pour son pays et portera sur lui la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il recueillera une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier, un gros lézard vert qui tire des lasers vient foutre le bordel… Car même si le mythique monstre est bien au cœur du récit, le grand atout du film est de constamment ramener le récit à échelle humaine. Il fait le choix judicieux de placer son histoire à la fin de la guerre, avec les traumas d’un peuple suite à la destruction nucléaire. Le film prend ainsi un vrai aspect dramatique, avec ses personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir oubliés… Après, on pourra regretter malgré tout que les arcs narratifs sont tracés dès le début, et que le film manque peut-être de surprise de ce côté-là. Mais, si on accepte le surjeu inhérent au cinéma japonais, le film offre même quelques jolis moments d’émotion. Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c’est qu’avec son budget dérisoire de 15 millions d’euros, le film ridiculise pas mal de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous parfaits, mais avec un si faible budget, le rendu proposé est impressionnant. Et ce en grande partie grâce à une mise en scène qui n’oublie jamais que dans un film de monstre, ce qui prime avant tout, c’est le rapport d’échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le fait de les filmer en grande partie à hauteur d’homme décuple la puissance des scènes. Il utilisera aussi quelques plans séquences alternant les contre-plongées et les plan larges démontrant tout le pouvoir de destruction du monstre. Le film joue continuellement avec les codes du film de guerre, de catastrophe ou bien horrifique, et plus étonnant, on retrouve des références aux DENTS DE LA MER, avec partie de pêche d’une tension extrême… Le tout aidé par une bande son des plus efficaces qui offre au spectateur le grand spectacle qu’il est venu chercher. Partager

  • Critique de LE LABYRINTHE DE PAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE LABYRINTHE DE PAN . LE LABYRINTHE DE PAN ❤️❤️❤️❤️❤️ Voici un film qui a une place prédominante dans ma cinéphilie. C’est un chef d’œuvre d’une originalité folle de Guillermo Del Toro et de son univers si particulier. LE LABYTINTHE DE PAN est le mélange improbable à la fois d’un conte de fée fabuleux, d’un film d’horreur baroque, d’un drame puissant et d’un film de guerre. Del Toro ne privilégie pas un genre au détriment de l’autre, mais marie à merveille leurs codes pour nous livrer une œuvre unique. Comme à son habitude, il est obsédé par les monstres et propose un bestiaire impressionnant sorti tout droit d’un cauchemar. Mais chez lui la plus horrible créature n’est pas celle que l’on croit, mais bel et bien l’être humain, ici incarné par un Sergi Lopez terrifiant dans son rôle de capitaine Franquiste. Il y a un énorme travail de direction artistique afin de nous proposer un univers qui est constamment entre rêve et cauchemar. Il nous propose un film extrêmement dense, à la fois d’une violence crue et d’une grande sensibilité. Et surtout, la grande force de ce film, est que malgré l’horreur qu’elle véhicule, c’est d’une poésie impressionnante et une claque émotionnelle dévastatrice. Jusqu’à un final d’exception qui laissera le spectateur se faire sa propre opinion et le marquera immanquablement, comme sa musique aussi sublime qu’envoutante… Partager

  • Une douleur douce-amère qui n’est pas forcément celle que l’on croit.

    Découvrez notre critique détaillée du film A REAL PAIN . Une douleur douce-amère qui n’est pas forcément celle que l’on croit. A REAL PAIN ❤️❤️❤️ Une douleur douce-amère qui n’est pas forcément celle que l’on croit. Deux cousins aux caractères diamétralement opposés partent pour un voyage en Pologne sur les traces de leur grand-mère, survivante de la Shoah, récemment décédée. Même si ce périple retrace l’enfer vécu par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, ce n’est finalement que le fil conducteur du film. Car la véritable douleur du titre est davantage celle que vivent les deux cousins, chacun à sa manière. La relation entre les deux personnages fonctionne à merveille et donne au film un air de buddy movie. Le duo est d’ailleurs la véritable force de ce long-métrage signé Jesse Eisenberg, d’autant plus que l’écriture leur confère une vraie profondeur. Le premier, interprété par le réalisateur lui-même, est anxieux et introverti, et voudrait être aimé des autres. Son cousin, à l’inverse, est un électron libre, à la limite de la bipolarité : à la fois drôle, excentrique et touchant, mais aussi particulièrement insupportable et malaisant par moments. Kieran Culkin vole d’ailleurs la vedette. Déjà impressionnant dans la fabuleuse série SUCCESSSION , il livre ici une prestation exemplaire, et il ne serait pas étonnant de le voir décrocher un Oscar ce week-end. Le film est également porté par des dialogues savoureux qui mettent en lumière le mal-être et la dépression des deux personnages. L’écriture oscille constamment entre comédie et drame, abordant des thèmes lourds avec un certain recul et sans jamais forcer, ce qui confère au récit une tonalité douce-amère. La mise en scène reste plutôt classique, mais propose quelques moments plus inspirés, comme la découverte du quartier juif, métamorphosé au fil des années, ou la bouleversante visite du camp de Majdanek. Cependant, le film ne m’a pas totalement transporté. La faute, peut-être, à des rôles secondaires assez stéréotypés ou à la musique de Chopin, omniprésente au point d’en devenir envahissante et de desservir l’émotion que le film aurait pu me transmettre. Mais même si j’ai parfois eu du mal à entrer pleinement dans le récit, le film vaut le détour, ne serait-ce que pour la performance remarquable de Kieran Culkin. Partager

  • Ce film qui va vous glacer la sève.

    Découvrez notre critique détaillée du film ODDITY . Ce film qui va vous glacer la sève. ODDITY ❤️❤️❤️ Ce film qui va vous glacer la sève. Lauréat du prix du public au dernier festival de Gérardmer, ODDITY n’a malheureusement pas eu droit à une sortie en salles en France. Un choix regrettable, car ce film horrifique se distingue par de vraies qualités qui auraient pris une ampleur particulière sur grand écran. Si ODDITY appartient bien au genre horrifique, il ne mise pas sur le gore mais sur un huis clos soigneusement construit, jouant sur une atmosphère oppressante et anxiogène. Le film offre d’ailleurs quelques scènes particulièrement stressantes, notamment une ouverture terriblement efficace et un dernier acte sous haute tension. Tout au long du récit, la mise en scène sert habilement le malaise ambiant grâce à un travail précis sur les cadres, le hors-champ et la photographie. L’utilisation du fameux mannequin de bois, bien que pas révolutionnaire en soi, est particulièrement bien exploitée pour en faire un objet horrifique redoutable. On notera aussi quelques jump scares malins et percutants. Mais même si le film réussit haut la main à glacer le sang du spectateur, le film tout de même quelques facilités d’écriture. Les personnages manquent de subtilité : la voyante aveugle, la nouvelle compagne en quête de sa place, ou encore la révélation du meurtrier, tout cela donne une impression de déjà-vu. De plus, l’abus du fusil de Tchekhov rend le déroulement du scénario parfois trop prévisible, en laissant au spectateur une longueur d’avance sur les événements. Cela n’empêche pas ODDITY de proposer des séquences mémorables qui marqueront les esprits. Un film de genre efficace, qui mérite assurément le coup d’œil. Partager

  • Une descente aux enfers aussi froide que captivante.

    Découvrez notre critique détaillée du film BORGO . Une descente aux enfers aussi froide que captivante. BORGO ❤️❤️❤️💛 Une descente aux enfers aussi froide que captivante. Mélissa, 32 ans, surveillante pénitentiaire, décide d’aller s’installer en Corse avec sa famille, où elle sera affectée à l’unité 2 de Borgo, où les détenus, composés exclusivement de Corses blancs vivent en communauté. Elle sera confrontée à la misogynie et au racisme ambiant, jusqu’à ce qu’un jeune détenu la prenne sous sa protection, l’entraînant dans une terrible spirale... Parallèlement, le commissariat de Bastia en quête sur un double meurtre ayant eu lieu à l’aéroport. Le film est librement inspiré d’un fait réel, et contrairement à la bande annonce, je n’irai pas plus loin, car si comme moi, vous ne connaissiez pas l’affaire en question, son écriture ingénieuse sera un atout supplémentaire. Stéphane Demoustier récidive, après son très bon injustement méconnu LA FILLE AU BRACELET, et nous livre une nouvelle fois une oeuvre qui vaut vraiment le détour.A la fois polar, film carcéral et drame social, qui pointera les failles d’un système et d’une société. Et même les scènes qui se passent en prison sont surement les plus intéressante, il réussit à trouvé un très bon équilibre entre les genres, et rend l’évolution de l’intrigue, de l’enquête et des rapports entre les personnages assez passionnante à suivre. Il y a un côté Hichcockien dans la façon dont le suspense tisse sa toile et la tension s’installe dans cette implacable descente aux enfers... L’ambiance est particulièrement froide, même si il livre une improbable interprétation du tube MELISSA de Julien Leclerc, qui forcément marquera le spectateur. Mais surtout, si on ne devait retenir qu’une seule chose du film, ça serait Hafsia Herzi. Déjà bluffante l’année dernière dans LE RAVISSEMENT, qui lui avait valu une nomination aux Césars, elle met la barre encore plus haut, ce qui devrait immanquablement la propulser à l’édition 2025. Elle incarne admirablement cette femme mystérieuse, dont on a du mal a cerner les motivations, partagée entre son devoir, son humanité et la nécessité de se faire une place dans ce milieu corrompu et protéger sa famille. Partager

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