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  • LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S'EST RÉVEILLÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Je n'ai pas vu tous ses films et même si je ne les ai pas tous apprécié, il y en a qui pour moi sortent vraiment du lot LAURENCE ANYWAYS, MOMMY, JUSTE LA FIN DU MONDE... et on est dans le même registre que ces trois films. On retrouve les thèmes qui lui sont chers : la mère, les familles dysfonctionnelles, les non-dits, les addictions, les secrets de famille qu'on préfère cacher sous le tapis... Il livre un grand drame psychologique, qui prend des allures de thriller, avec les allers retours dans le temps pour expliquer justement pourquoi chaque membre de cette fratterie s'est retrouvé brisé... Il y a même parfois un côté horrifique, même si beaucoup moins présent. En tout cas le mec me laisse admiratif par son talent et sa filmo, vu son âge. Il y a déjà la virtuosité de sa mise en scène qui offre des scènes très fortes, mais surtout sa direction d'acteur et le soin qu'il porte à l'écriture de ses personnages, sa façon de les filmer au plus près, intensifiant les émotions véhiculées, jusque dans les moments de silence qui prennent tellement de sens. Le personnage de la sœur est dingue et Julie Lebreton, que je ne connaissais pas, m'a mit sur le cul. Puis, ses choix musicaux sont comme souvent bien choisis, et ici il est aidé pas Hans Zimmer. Bref, très bon moment, et même si la fin se laisse deviner, ou bien que l'histoire aurait pu tenir en 4 épisodes, ça n'enlève rien à la puissance de cette tragédie. Après, si vous êtes hermétique à son cinéma, ce n'est pas cette série qui va vous réconcilier avec lui. Partager

  • Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité !

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GROS PATINENT BIEN Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! LES GROS PATINENT BIEN ❤️❤️❤️❤️ Cet ovni théâtral qui fait un carton plus que mérité ! Voici une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Alors oui, le titre et l’affiche peuvent faire peur, mais vous auriez tort de ne pas découvrir cette petite pépite d’absurdité… Sur scène, deux comédiens aux faux airs de Laurel et Hardy nous offrent un spectacle comique et décalé, qui n'est pas sans rappeler les Monty Python. On retrouve un Américain assez massif, en costume, qui, sans jamais bouger de son tabouret, nous entraîne dans un voyage surréaliste. Il débitera continuellement un anglais incompréhensible, dans un délicieux "yaourt". Autour de lui, son frêle comparse, en slip et bonnet de bain, constamment en mouvement, redouble d’énergie pour nous faire vivre cette folle histoire. Car, dans cette pièce, l’intrigue ne se développe pas par le texte, mais plutôt par la géniale idée de son concept : le carton. Pendant les 1h30 du show, la mise en scène déborde d’idées, en utilisant le carton comme élément de narration. Que ce soit pour le décor, les personnages, les accessoires, des panneaux de texte ou même les costumes, le carton est utilisé de façon souvent très ingénieuse. Des centaines de morceaux de carton défilent devant les spectateurs pour offrir un chaos monstrueux sur le plateau, mais un chaos parfaitement orchestré et millimétré d’une main de maître. Je ne vais pas m’étendre sur les détails, mais ce spectacle hors norme cumule les surprises et les trouvailles, qui souvent font mouche et provoquent l’hilarité du public. Les comédiens délivrent un véritable feu d’artifice avec une coordination qui force le respect. Alors oui, avec un concept aussi radical, une redondance finit par s’installer, mais là encore, le génie des comédiens réside dans leur capacité à l’intégrer au spectacle pour en tirer quelque chose. À la fin du show, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation complètement folle qui nous a été offerte… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle HAMLET # LA FIN D’UNE ENFANCE Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie. HAMLET # LA FIN D’UNE ENFANCE ❤️❤️❤️💛 Une chambre, quelques figurines… et tout Hamlet prend vie. Transposer Hamlet dans la chambre d’un adolescent : voilà un pari audacieux, et surtout une idée redoutablement efficace. Après la mort de son père et le bouleversement de sa vie familiale, un jeune garçon s’enferme dans son monde et transforme cet espace intime en véritable plateau de théâtre. À l’aide de figurines, de marionnettes et de tout ce qui l’entoure, il met en scène la tragédie de Shakespeare, mêlant peu à peu le texte original à sa propre histoire. C’est dans ce dialogue constant entre fiction et réalité que le spectacle trouve toute sa force. Le texte de Shakespeare entre en résonance directe avec la vie de cet adolescent, créant un parallèle saisissant qui apporte une véritable profondeur . Plus qu’une simple modernisation, cette adaptation révèle à quel point l’œuvre peut encore faire écho à des émotions universelles : la colère, le deuil, la solitude, le passage à l’âge adulte. Au cœur du spectacle, il y a la performance de Victor Duez. Seul en scène, il impressionne par l’énergie qu’il déploie et par l’étendue de son talent . Comédien, bien sûr, mais aussi chanteur, musicien, manipulateur de marionnettes : il enchaîne les registres avec une aisance bluffante. Son jeu flamboyant donne vie à une multitude de personnages et insuffle au spectacle un rythme constant qui ne faiblit jamais. La mise en scène, particulièrement inventive, repose sur une scénographie extrêmement maîtrisée. Chaque objet de la chambre devient un élément de jeu, détourné, transformé, intégré dans une mécanique théâtrale d’une grande fluidité . L’imaginaire semble surgir de partout, comme si cet espace intime devenait un terrain d’expression sans limite. La musique et la vidéo occupent également une place essentielle. Elles participent pleinement au rythme du spectacle, renforcent son ancrage contemporain et viennent enrichir la narration en créant des ruptures, des respirations, ou au contraire des montées en intensité. Et c’est sans doute là la plus belle réussite du spectacle : réussir à embarquer même les plus réfractaires. Car si je ne suis pas particulièrement amateur des textes de Shakespeare, Hamlet, la fin d’une enfance a pourtant réussi à me captiver de bout en bout. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • GARDIENNES critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle GARDIENNES GARDIENNES ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce "seule en scène" nous dresse le portrait de 10 femmes issues d’une même famille sur quatre générations Ces gardiennes des secrets, sur la condition de la femme, se livrent à nous comme à un journal intime. Elles y abordent leurs souffrances et leurs espoirs, leurs sexualités pas forcément épanouies, leurs difficultés face à la contraception, les avortements clandestins, les fausses couches, la violence de leur mari… tous ces sujets qui devaient rester secrets et contre lesquels elles se battaient au quotidien… et qui résonnent bizarrement avec l’actualité… Mais la grande force de ce spectacle, plus que les thèmes abordés ou la beauté du texte, c’est incontestablement sa comédienne Fanny Cabon qui est d’une justesse rare dans l’interprétation de ces dix femmes. Pas une fausse note et pas d’artifice ou de stéréotype pour te faire croire en ces personnages. Elle vient te transpercer en plein cœur pour t’arracher des émotions. Tout au long du spectacle, tu ressens le public réagir, par des gestes ou des sons. Et là tu te dis, elle a tout gagné et que son spectacle est une pure réussite. J’en suis ressorti abasourdi, le ventre noué, le cerveau en ébullition et surtout avec le sentiment d’avoir assisté à quelque chose de rare. Parce que Les Gardiennes est un spectacle magnifique et INDISPENSABLE Merci à Lilian pour m’avoir proposé d’aller le voir Et surtout un GRAND merci à Fanny Cabon pour m’avoir offert ce qui restera certainement un de mes plus gros coup de cœur de cette édition 2019 Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • WONDER WHEEL : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film WONDER WHEEL . WONDER WHEEL ❤️❤️❤️❤️ Premier GROS coup de cœur de l’année Alors, ce n’était pas gagné, parce que Woody Allen et moi, c’est un peu comme avec Lecouch, ou j’aime beaucoup, ou je me fais bien chier Et là jackpot Bon, je ne vais pas parler de l’histoire, car je ne savais rien du film avant de rentrer dans la salle, et ça m’a peut être permis d’être autant surpris J’ai été emporté par ce film à la dramaturgie et à la mise en scène très théâtrale Je suis tombé sous le charme des décors, des couleurs et surtout de ces lumières qui sont juste à tomber par terre (certains plan sont juste sublimes) C’est humain, touchant, léger, drôle, parfois pittoresque Et Kate Winslet est, comme souvent, parfaite dans son rôle lunatique Décidément cette actrice n’en finira jamais de me bluffer J'aime quand le cinéma continue à me faire aimer le cinéma Partager

  • JOHN WICK 1-2-3-4 : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film JOHN WICK 1-2-3-4 . JOHN WICK 1-2-3-4 J’étais passé totalement à côté de cette licence, et j’ai profité de la sortie du 4e opus pour rattraper mon retard. Après, je dois avouer que je ne suis pas un grand amateur du genre, et force est de constater que pour apprécier la proposition, il va falloir faire pas mal de concessions… Au niveau scénario, c’est extrêmement simpliste et déjà vu avec cette histoire de vengeance. D’autant plus que la mythologie des films tient sur une organisation secrète d’assassins à laquelle on ne croit pas une seconde. Sans compter que c’est un peu un festival de facilités et autres incohérences, comme cette propension assez hallucinante d’enchainer les scènes où les personnages s’entre-tuent en public sans que ça ne semble gêner personne… Si on ajoute à cela la pléiade de rôles plus caricaturaux les uns que les autres, clairement on pourrait se dire que ça ne brille pas par son écriture… MAIS… Si sur le fond il y a beaucoup de chose à redire, ce n’est pas pour ça qu’on va voir ce genre de film. Sur la forme c’est une toute autre histoire. Car pour ce qui est des scènes d’actions, c’est du TRES grand spectacle. De ce point de vue, les films sont impressionnants et extrêmement généreux en terme d’action. Ils enchainent les combats où les chorégraphies impressionnent par leurs précisions, d’autant plus que la mise en scène fait la part belle à de longs plans qui offrent une très bonne lisibilité et permettent de profiter au mieux du spectacle. Les scènes d’action brutales et violentes sont vraiment maitrisées et souvent inventives. On frôle parfois le grand n’importe quoi, mais c’est extrêmement fun et jouissif, donc on pardonnera facilement devant le plaisir ressenti. A cela, on peut ajouter un travail sur les lumières et les décors qui viennent en mettre plein les yeux. Et même, si le 3e opus en fait des caisses, avec notamment un Keanu Reeves plus increvable que Terminator, au final la licence réussit haut la main son objectif : offrir au spectateur du grand divertissement. Puis JOHN WICK 4… Un maxi best of de la franchise, qui en fait l’apothéose de la saga avec PLUS de tout… PLUS de scènes d’action et PLUS généreux dans ce qu’il offre aux spectateurs. Avec des chorégraphies PLUS maitrisées que jamais, qui à l’heure du tout numérique font vraiment plaisir à voir. Une mise en scène PLUS inspirée et inventive, proposant par exemple un plan séquence dingue qui fera certainement date dans le cinéma d’action. Le film est PLUS décomplexé et PLUS déjanté, faisant même de son côté invraisemblable et WTF un atout. De même pour ses personnages toujours PLUS caricaturaux, mais parfois savoureux, comme à cet assassin… aveugle… incarné par un Donnie Yen en grande forme. On a le droit à un Keanu Reeves PLUS increvable que jamais, en faisant presque un running gag de la saga. Et bien sûr PLUS de chien (parce que c’est John Wick…). Mais surtout, c’est toujours PLUS beau, avec des éclairages souvent somptueux, ça en met souvent plein les yeux et propose quelques plans magnifiques. Alors, oui, comme le reste de la franchise, ça ne brille pas par son scénario et on a parfois l’impression d’être devant un jeu vidéo, mais tout est assumé pour au final offrir le spectacle dantesque que le spectateur est venu chercher… Partager

  • ABOUT KIM SOHEE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film ABOUT KIM SOHEE . ABOUT KIM SOHEE ❤️❤️❤️❤️ Ce film Coréen est basé sur un fait divers qui a bouleversé le pays et qui pour le coup m’a mis une jolie petite baffe… On y suit donc Kim Sohee, une étudiante, passionnée de danse, au caractère bien trempé et qui, en intégrant un stage, se verra pourtant broyée par un système ultra-libéral. Le film dresse un portrait glaçant de la société Coréenne où les libertés individuelles sont écrasées par l’aliénation au travail à laquelle sont soumis les citoyens. Que ce soit, dans le monde du travail, dans le milieu scolaire, la famille, c’est assez sidérant de voir la façon dont ils sont continuellement confrontés à un culte de la performance, à la compétition, et à la comparaison aux autres… Mais si le film est aussi fort, c’est surtout grâce à son écriture, qui nous offre presque deux films en un, avec deux point de vues différents, mais complémentaires, et rendant le message du film encore plus puissant. On passera ainsi, d’un drame social et d’un portrait humain, à un polar tout aussi passionnant. Par contre, on peut se questionner sur le nom du film pour les salles françaises : son titre original NEXT SOHEE prend tellement plus de sens… Ici, il n’y a aucune fioriture, et pourtant on sombre en même temps que l’héroïne. C’est d’une justesse et d’une subtilité qui impressionne. La mise en scène est très sobre, avec notamment très peu de passages musicaux mais qui viennent savamment souligner les propos du film. Un film sociétal implacable et qui laisse sans voix lors d’un dernier plan extrêmement fort de sens. Partager

  • Un concept génial poussé jusqu’à l’absurde.

    Découvrez notre critique du film DREAM SCENARIO . Un concept génial poussé jusqu’à l’absurde. DREAM SCENARIO ❤️❤️❤️ Un concept génial poussé jusqu’à l’absurde. Voici un film au high-concept assez génial et surtout très bien exploité. Paul, un professeur d’université ordinaire, voit sa vie chamboulée lorsqu’il se rend compte qu’il apparait dans les rêves de plus en plus de personnes. Je n’irai pas plus loin, et je vous déconseille d’ailleurs de regarder la bande annonce pour garder un maximum de surprise. Le film prouve une nouvelle fois le talent de A24 pour proposer des films qui sortent des standards. Il va prendre des tournures assez surprenantes, en jouant avec les genres et les émotions des spectateurs. Kristoffer Borgli nous propose une comédie grinçante mais aussi un miroir de notre société, avec des réflexions sur les réseaux sociaux, la pensée collective ou la cancel culture. Mais surtout, il offre à Nicolas Cage un rôle en or, cet acteur phare des années 90, qui c’était perdu dans les limbes nanardesques depuis une vingtaine d’années… Il joue ce loser maladroit avec une sincérité le rendant terriblement attachant. Il est au centre du film et le spectateur est perdu avec lui au milieu de cette histoire complètement folle. Le film ressemble parfois à un épisode XXL de BLACK MIRROR, et même si il s’essouffle un peu, il a la bonne idée de ne faire qu’1h40 pour nous proposer une comédie corrosive qui vaut amplement le détour. Partager

  • PTA : Un grand film après l’autre

    Découvrez notre critique du film UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE . PTA : Un grand film après l’autre UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE ❤️❤️❤️❤️💛 PTA : Un grand film après l’autre Je ne savais rien de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, mis à part quelques affiches, dont celle d’une femme enceinte, fusil d’assaut en main, qui avait piqué ma curiosité. Et, en effet, le réalisateur sort ici de sa zone de confort pour livrer un film fascinant, où se croisent thriller, comédie noire, drame familial, western et satire politique. Ce mélange des genres fonctionne à merveille et donne naissance à son œuvre la plus « grand public », sans jamais céder à la facilité. La première partie, d’une intensité quasi révolutionnaire, dresse le portrait d’une Amérique contemporaine violente et fracturée, opposant militants radicaux et suprémacistes blancs. Puis le film bascule ensuite dans une course-poursuite haletante, atteignant parfois des sommets de virtuosité. Pendant 2h40, aucun temps mort : Anderson alterne tension extrême et respirations ironiques ou absurdes. La mise en scène millimétrée et le montage chirurgical sont magnifiés par une bande-son jazzy omniprésente. Fidèle à lui-même, le réalisateur réinvente sans cesse son cinéma, offrant des plans d’une puissance rare. Je pense notamment à cette poursuite automobile hallucinante condensant tout ce que PTA sait faire de mieux : tension, chaos, beauté plastique. Le recours au VistaVision confère au film une ampleur visuelle spectaculaire, magnifiant les paysages et renforçant l’aspect “post-western” du récit. Chaque plan est travaillé comme une photographie, et la texture de l’image donne une profondeur rare, qui rend le visionnage en salle presque indispensable. Côté casting, Anderson est une fois de plus un directeur hors pair. Comme souvent, Leonardo DiCaprio est formidable, oscillant entre maladresse, rage et névrose. Il déploie avec une palette émotionnelle impressionnante, combinant intensité dramatique et complexité psychologique. Sean Penn n’est pas en reste et incarne un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Transformé physiquement pour le rôle, et impose sa présence à chaque apparition. À la fois fascinant et répugnant, son personnage représente le côté sombre et violent de l’Amérique contemporaine. L’acteur apporte une fragilité inquiétante qui rappelle par moments le tueur implacable de NO COUNTRY FOR OLD MEN. Mais la révélation film, c’est Teyana Taylor. Magnétique, énergique et vulnérable, elle porte littéralement le premier acte du film. Son personnage de militante radicale, à la fois déterminée et moralement ambiguë, est interprété avec une intensité rare, alliant puissance brute et fragilité émotionnelle. Taylor confère au récit une dimension humaine et tragique, qui fait écho aux dilemmes contemporains et personnels que le film explore. UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un mélange audacieux de genres, porté par une mise en scène exceptionnelle, un sens du rythme impeccable, et des performances d’acteurs d’une intensité rare. C’est à la fois un spectacle visuel, un thriller haletant et une réflexion sur l’Amérique contemporaine, confirmant Paul Thomas Anderson comme l’un des cinéastes les plus inventifs et ambitieux de sa génération. Partager

  • BILAN AVIGNON OFF 2018 critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle BILAN AVIGNON OFF 2018 BILAN AVIGNON OFF 2018 Avignon OFF 2018 – Clap de fin C’est le moment du bilan de cette saison assez folle. 20 spectacles vus cette année, on peut clairement dire que c’est devenu une drogue. Je commence d’ailleurs déjà à sentir les effets de la dépendance et le sevrage de 11 mois risque d’être long. Encore une fois, je sors de ces trois semaines avec plein de souvenirs. Certains « habitués » ont manqué, mais j’ai aussi pu offrir la chance à d’autres personnes de découvrir ce Festival Alors, avant même les spectacles, le OFF c’est cette ambiance bien particulière qu’offre la ville pendant un mois. Ces rues recouvertes d’affiches, ces artistes qui flyent inlassablement pour attirer les spectateurs, ces terrasses de bars et de restaurants où l’on cherche un peu de repos et de fraicheur, ces spectacles de rue… Et puis ce sont surtout 1538 spectacles dans 133 lieux. Bien sûr il faut choisir, en espérant tomber sur la perle de l’année. On cherche ce que l’on va voir en discutant avec ses amis, d’autres festivaliers, les artistes, on lit des journaux, des blogs… Et puis on se lance… Alors, évidemment, tout ce que l’on peut découvrir n’est pas de qualité, et parfois on tombe sur quelque chose qui ressemble à un supplice où le temps semble s’éterniser, comme ça a été le cas pour moi cette année avec Laura Laune (Humour lourd, répétitif et gratuit…). Idem, avec « Aux deux Colombes » et « Meurtres mystérieux à Manhattan » qui prouvent qu’un texte ne vaut rien si il n’y a pas le jeu d’acteur, la mise en scène, les décors, la lumière, la musique… Mais, quand une troupe arrive à associer tous ces éléments on touche le graal et le public à la chance de vivre un truc énorme où la proximité des acteurs intensifie chaque émotion Et pour ce qui est des perles théâtrales, on peut dire que le OFF 2018 a été particulièrement généreux cette année (amis Parisiens, sortez vos agendas, car vous aurez surement la chance de pouvoir en découvrir certains cette année) LA MACHINE DE TURING : La grosse baffe de cette édition dont tout le monde parlait dans les files d’attente. On en entendra surement parler aux prochains Molières. Surtout ce Benoit Solès qui offre une prestation fabuleuse dans son incarnation de Turing. ADIEU MR HAFFMANN : Il aura fallu que j’attende sa 3e participation au festival pour le voir et comprendre qu’il mérite amplement le bien qu’on en dit et ses nominations (mention spéciale à une Julie Cavanna qui a fait chavirer mon cœur). Original, intelligent, mise en scène judicieuse, casting 4* et à ma grande surprise très drôle ET SI ON NE SE MENTAIT PLUS : J’y suis allé à reculons en pensant que ça allait être élitiste. Cinq auteurs du début des années 1900 qui se réunissent une fois par semaine pour un repas… N’étant pas très calé sur le sujet, je pensais passer à côté… Sauf, que finalement le sujet n’est qu’un prétexte pour nous offrir un hymne à l’amitié. Au final, c’est LA pièce feel-good, on en ressort avec la banane et une envie de faire une soirée entre potes. EST-CE QUE J’AI UNE GUEULE D’ARLETY : Les 4 acteurs nous offrent une débauche d’énergie pour offrir un spectacle des plus vivants nous relatant la vie d’Arlety (dont l’interprétation est d’un mimétisme assez hallucinant). Ca chante, ça danse, on rit, on pleure, on vibre… Un très grand moment de théâtre. VENISE N’EST PAS EN ITALIE : Un seul en scène porté par le talent d’un acteur qui nous raconte la première histoire d’amour d’un adolescent, en incarnant à la perfection une douzaine de personnages au point de nous faire oublier qu’il est seul sur scène. L’OISEAU VERT : Mon premier spectacle de Comedia Dell’arte. Et ce qui est sûr c’est que le petit groupe que nous étions hier soir sommes sortis avec des étoiles pleins les yeux. Un grand moment de poésie haut en couleurs. L’utilisation du décor est une prouesse. Ajoutez à cela l’humour, souvent burlesque, les chants oniriques, les costumes, la réflexion philosophique sur l’amour propre… on ne peut qu’être transporté par cette fable qui réveille l’enfant qui sommeille en vous PIANO FURIOSO : Tout simplement la barre de rire de ces trois semaines. Un pianiste virtuose nous fait découvrir le piano dans un spectacle inclassable bourré d’humour. Et puis il y a ces spectacles dont on ne ressort pas indemnes, qui font réfléchir et que j’affectionne tant lorsqu’ils arrivent à me transpercer TU SERAS UN HOMME PAPA : J’en avais fait la critique il y a un an. Forcément, vu le sujet, ce spectacle à une saveur particulière pour moi. Ma nièce voulait absolument le découvrir. C’est chose faite, et malgré son déluge de larmes à la sortie, ce sont le côté humain et la pudeur des propos qui l’emportent sur cette chronique d’une mort annoncée… VIVRE NE SUFFIT PAS : Choix de ma nièce pour finir ce festival. Et pour le coup, ça tombe bien, car à l’instar de « Tu seras un homme papa », il faut un certain temps pour se remettre de cette décharge émotionnelle. Comment un couple peut il survivre après avoir traversé une terrible épreuve (ici un cancer du sein…). Le texte est superbe, c’est bouleversant, ça sonne vrai, ça fait réfléchir… Et puis il y a eu tous ces autres spectacles qui étaient « seulement » bons (Je pense à Lobby : dont les danseurs Hip-Hop nous en ont mis plein les yeux. Pigments : Une comédie romantique qui nous a fait voyager entre rires et larmes. Chatons violents : Seul en scène drôle et intelligent qui fait réfléchir avec son humour militant envoyant valser les préjugés, Le potentiel érotique de ma femme : Avec son côté décalé et sa narration ultra-rythmée…) Bref encore une fois le OFF n’a jamais aussi bien porté son slogan MILLE SPECTACLES, MILLE EMOTIONS Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une friandise de Noël qui manque de goût…

    Découvrez notre critique du film JOLI JOLI . Une friandise de Noël qui manque de goût… JOLI JOLI ❤️❤️💛 Une friandise de Noël qui manque de goût… Cette comédie musicale de Diastème témoigne d'un amour sincère pour les classiques du genre, avec des références marquées à des chefs-d'œuvre comme LES PARAPLUIES DE CHERBOURG ou bien CHANTONS SOUS LA PLUIE. Le film se pare d’un côté « bonbon de Noël » grâce à son travail sur les lumières colorées, qui lui confère une fantaisie joyeuse et festive. Il assume pleinement son côté artificiel et kitsch, un choix audacieux qui aurait pu en faire une œuvre idéale pour cette période de fêtes. Les chansons d’Alex Beaupain offrent de jolis moments, avec quelques morceaux mémorables qui résonnent longtemps après le générique. Évidemment, Clara Luciani excelle au chant, même si on aurait aimé la voir interpréter davantage de morceaux. En effet, il s’agit d’un film choral, multipliant les seconds rôles. William Lebghil est impeccable : déjà remarquable dans LA VIE DE MA MÈRE cette année, il est une nouvelle fois extrêmement juste dans son jeu. Mais c’est Laura Felpin qui est la vraie surprise du film. Elle s’impose comme le personnage le plus intéressant et se démarque par son jeu nuancé. Elle mêle habilement humour, émotion et une voix impressionnante. Malgré ces qualités indéniables, je suis malheureusement passé à côté du film. Même si la beauté des chansons et le côté feel-good qui imprègnent le film, l’histoire ne parvient pas à captiver émotionnellement. Son écriture reste assez simpliste, et je n’ai jamais réussi à m’impliquer dans ce tourbillon amoureux. La légèreté du film et le surjeu des personnages apportent un côté caricatural totalement voulu, mais cela dessert la dramaturgie et m’a laissé en dehors de l’histoire. La mise en scène, bien que servie par une magnifique photographie, manque d’imagination et de folie. Même si quelques chorégraphies fonctionnent, l’ensemble reste assez mou. De plus, le film est long : certaines chansons étirent inutilement l’histoire, laissant parfois l’ennui s’installer… En conclusion, même si je retiendrai certainement certaines chansons, le film lui risque de bien vite s’effacer de ma mémoire… Partager

  • Bouleversant dans sa retenue, implacable dans son émotion.

    Découvrez notre critique du film PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT . Bouleversant dans sa retenue, implacable dans son émotion. PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT ❤️❤️❤️❤️ Bouleversant dans sa retenue, implacable dans son émotion. Dès sa première scène, le film m’a attrapé, sans jamais me relâcher… On y voit trois personnes accoudées à un bar en train de discuter, mais au lieu de les entendre eux, on entend en off un couple imaginant quelle est la vie de ces trois personnes, et évidement c’est ce que nous fera découvrir le film. PAST LIVES, c’est l’histoire de deux enfants Coréens de 12 ans qui tombe amoureux, mais voient leur histoire s’envoler quand la jeune fille doit partir vivre aux USA. 12 ans plus tard, les réseaux sociaux leurs permettent de se recontacter pour un temps. 12 ans après, ils se rencontrent et se retrouvent confrontés à cet amour qui n’a jamais vraiment existé et qui malgré les années passés pourrait bien être là… Ça commence comme une comédie romantique, mais la manière dont le film est traité, ça part finalement dans une autre direction. C’est un film sur les amours d’enfance et ce qu’ils forgent en nous, sur ces pas qu’on n’a jamais osé franchir, sur les non-dits, sur l’identité culturelle et le déracinement, sur ce que l’on abandonne mais aussi ce que l’on gagne en retour… Le film est d’une pudeur et d’une délicatesse infinie, accordant énormément de sens au moindre regard, geste ou silence. C’est empreint de romantisme, de nostalgie et d’une mélancolie qui crie au spectateur de vivre l’instant présent. C’est malin, d’une profonde justesse et ça évite les clichés du genre tout en réussissant à bouleverser le spectateur, sans jamais en faire des caisses. Et puis ça cite ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MINE, alors forcément je perds toute objectivité et je fonds… Je fonds comme avec ce final qui aura réussi à me toucher en plein cœur. Partager

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