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- Critique LA LUMIÈRE À TOUS LES ETAGES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA LUMIÈRE À TOUS LES ETAGES LA LUMIÈRE À TOUS LES ETAGES ❤️❤️❤️💛 LA LUMIÈRE À TOUS LES ÉTAGES est un seul en scène, ou presque… vu qu’Olivier Ten sera accompagné en live par Daniel Hidalgo et ses saxophones. Nous entrerons dans la tête d’Henri, qui comprendra vite qu'il est dans le coma. S'en suivra une introspection sur sa vie, ses souvenirs, ses amours, ses mensonges, son enfance, sa relation avec ses parents... Autant de sujets dans lesquels les spectateurs arriveront certainement à s'identifier à un moment ou un autre. Le comédien incarnera avec brio tous les personnages, immédiatement identifiables que ce soit par la gestuelle ou les mimiques. Ce voyage initiatique dans la tête du héros offrira au spectateur une succession de scènes parfois drôles, voire carrément loufoques, mais bien plus souvent touchantes. Car si le spectacle brille par un aspect, c’est bien par l’onirisme qui se dégage de l’ensemble. Une poésie qui prend toute son ampleur grâce à la musique qui fera parfois corps avec la mise en scène, mais aussi les jeux de lumières ingénieux avec des ampoules. Bref, un spectacle intimiste et sensible qui vaut le détour. Partager
- PTA : Un grand film après l’autre
Découvrez notre critique détaillée du film UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE . UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE ❤️❤️❤️❤️💛 PTA : Un grand film après l’autre Je ne savais rien de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, mis à part quelques affiches, dont celle d’une femme enceinte, fusil d’assaut en main, qui avait piqué ma curiosité. Et, en effet, le réalisateur sort ici de sa zone de confort pour livrer un film fascinant, où se croisent thriller, comédie noire, drame familial, western et satire politique. Ce mélange des genres fonctionne à merveille et donne naissance à son œuvre la plus « grand public », sans jamais céder à la facilité. La première partie, d’une intensité quasi révolutionnaire, dresse le portrait d’une Amérique contemporaine violente et fracturée, opposant militants radicaux et suprémacistes blancs. Puis le film bascule ensuite dans une course-poursuite haletante, atteignant parfois des sommets de virtuosité. Pendant 2h40, aucun temps mort : Anderson alterne tension extrême et respirations ironiques ou absurdes. La mise en scène millimétrée et le montage chirurgical sont magnifiés par une bande-son jazzy omniprésente. Fidèle à lui-même, le réalisateur réinvente sans cesse son cinéma, offrant des plans d’une puissance rare. Je pense notamment à cette poursuite automobile hallucinante condensant tout ce que PTA sait faire de mieux : tension, chaos, beauté plastique. Le recours au VistaVision confère au film une ampleur visuelle spectaculaire, magnifiant les paysages et renforçant l’aspect “post-western” du récit. Chaque plan est travaillé comme une photographie, et la texture de l’image donne une profondeur rare, qui rend le visionnage en salle presque indispensable. Côté casting, Anderson est une fois de plus un directeur hors pair. Comme souvent, Leonardo DiCaprio est formidable, oscillant entre maladresse, rage et névrose. Il déploie avec une palette émotionnelle impressionnante, combinant intensité dramatique et complexité psychologique. Sean Penn n’est pas en reste et incarne un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Transformé physiquement pour le rôle, et impose sa présence à chaque apparition. À la fois fascinant et répugnant, son personnage représente le côté sombre et violent de l’Amérique contemporaine. L’acteur apporte une fragilité inquiétante qui rappelle par moments le tueur implacable de NO COUNTRY FOR OLD MEN. Mais la révélation film, c’est Teyana Taylor. Magnétique, énergique et vulnérable, elle porte littéralement le premier acte du film. Son personnage de militante radicale, à la fois déterminée et moralement ambiguë, est interprété avec une intensité rare, alliant puissance brute et fragilité émotionnelle. Taylor confère au récit une dimension humaine et tragique, qui fait écho aux dilemmes contemporains et personnels que le film explore. UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un mélange audacieux de genres, porté par une mise en scène exceptionnelle, un sens du rythme impeccable, et des performances d’acteurs d’une intensité rare. C’est à la fois un spectacle visuel, un thriller haletant et une réflexion sur l’Amérique contemporaine, confirmant Paul Thomas Anderson comme l’un des cinéastes les plus inventifs et ambitieux de sa génération. Partager
- Critique LA DÉLICATESSE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA DÉLICATESSE LA DÉLICATESSE ❤️❤️❤️❤️💛 En dix minutes, on découvrira l’histoire d’amour entre Nathalie et François. Le talent de Sélène Assaf et Jean Franco fera qu’on y croit instantanément, mais un terrible accident viendra tout chambouler… S’en suivra un long chemin de résilience et une fable moderne sur le thème du deuil, traité de façon admirable et avec énormément de délicatesse… Rarement une pièce aura porté aussi bien son nom. Car oui, malgré le sujet lourd, le ton sera continuellement doux-amer et un vent de légèreté survolera le spectacle tout du long. Comme par exemple la mise en scène, avec ces personnages qui brisent constamment le quatrième mur, pour exprimer aux spectateurs ce qu’ils ressentent. Le choix que tous les hommes qui croiseront la vie de Nathalie soit interprétés par la même personne. Ou bien ce troisième comédien, un peu en retrait par rapport à l’histoire, mais avec un rôle pourtant central, que je vous laisserai découvrir. C’est bourré d’idées qui apportent énormément de tendresse à l’ensemble. Le texte est magnifique, alternant les moments drame, d’humour et de poésie. Ça joue avec nos émotions et ça le fait tellement bien… Aidé par l’interprétation du trio, toujours juste, qui fait qu’on s’attachera énormément aux personnages. Partager
- Un moment suspendu, entre ciel et terre…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle FACE AUX MURS FACE AUX MURS ❤️❤️❤️❤️💛 Un moment suspendu, entre ciel et terre… La Scala Provence - 10h15 Avec FACE AUX MURS, la compagnie Hors Surface et le metteur en scène Damien Droin nous entraînent dans une expérience sensorielle et émotionnelle rare, où le corps devient langage, et le mur, un point d’élan. Dès les premiers instants, le spectateur est saisi par un décor imposant : une structure métallique monumentale, encadrée de trampolines, qui devient à la fois obstacle, support et espace d’expression. Ce dispositif évolue subtilement au fil des tableaux. Il incarne symboliquement les limites, qu’elles soient physiques, sociales ou intimes, contre lesquelles les interprètes se heurtent... et qu’ils transcendent. Chaque saut, chaque mouvement est millimétré, d’une précision et d’une fluidité remarquable. Les corps virevoltent, rebondissent, s'élèvent, chutent puis se relèvent avec une énergie maîtrisée. On est ici bien au-delà de la simple performance acrobatique : c’est un véritable langage corporel qui s’exprime, porteur de sens et d’émotion. Mais FACE AUX MURS, c’est aussi une mise en scène d’une rare finesse. Les jeux d’ombres chinoises, les nappes de fumée, et surtout, une gestion des lumières exceptionnelle, confèrent au spectacle une dimension onirique. Certaines images suspendues dans le vide, comme arrachées à un rêve éveillé, resteront gravées en mémoire longtemps après les applaudissements. Je retiendrai particulièrement cette scène où danse et trampoline se mêlent, offrant une parenthèse poétique inoubliable, comme une suspension du temps. La musique envoûtante accompagne ce voyage intérieur avec justesse, sans jamais voler la vedette à la beauté du geste. Elle ne se contente pas d’accompagner les mouvements : elle les habite, les guide, les amplifie, créant une véritable bande-son émotionnelle du spectacle. FACE AUX MURS c’est spectacle à la puissance visuelle comme on en voit rarement. Un de ceux dont la beauté et les images vous accompagne longtemps après la sortie de la salle. Partager
- Critique BLUE EYE SAMURAI – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée de la série BLUE EYE SAMURAI BLUE EYE SAMURAI ❤️❤️❤️❤️💛 Cette série animée est sortie il y a déjà deux mois et j’ai bien failli passer à côté, ce qui aurait été une erreur, car on a affaire à une pépite qui est même certainement la plus belle chose qu’ait pondu Netflix en 2023 L’histoire se situe à l’ère d’Edo, alors que le Japon a décidé de fermer ses frontières et d’interdire au moindre étranger de poser les pieds sur son territoire. On y suit Mizu, un mystérieux samouraï métis aux yeux bleus, à la recherche des quatre uniques blancs présents au Japon au moment de sa naissance et susceptible d’être devenu son père en violant sa mère… Alors oui, ça semble être du déjà vu avec une énième histoire de vengeance, mais c’est sans compter sur l’écriture exemplaire de Michael Green, déjà aux manettes des scénarios de LOGAN et BLADE RUNNER 2049. L’histoire multiplie les sous-intrigues et nous plonge dans le Japon féodal du XVIIe sciècle, avec un travail évident de documentation pour nous offrir un regard réaliste sur l’époque qu’elle retranscrit. On est captivé par ses intrigues politiques, ses complots, ses trahisons, qui ne sont pas sans rappeler un certain GAME OF THRONES de ce point de vue-là. Les diverses machinations et les rebondissements (même si certains sont prévisibles) rendent l’ensemble passionnant. La série prend aussi un grand soin à l’écriture de ses personnages secondaires, avec notamment cette princesse Akimi, forcée d’épouser l’homme choisit par son père. Son évolution au fil des épisodes est exemplaire et elle réussit même parfois à voler la vedette. La place des femmes à l’époque est d’ailleurs centrale et très bien exploitée. Et mis à part son antagoniste principal terrifiant, une des forces de la série est justement de proposer des personnages ambigus et nuancés. Elle offre ainsi une galerie de personnages pour la plupart captivants. La série est extrêmement mature et propose un aspect très dur et cru de la position de la femme et du racisme de cette époque… Et même si c’est un animé, il n’est clairement pas destiné aux plus jeunes, d’autant plus qu’il propose certaines scènes de violences graphiques et sexuelles particulièrement crues… Mais même si on est ébloui par le fond, c’est surtout par la forme que la série impressionne. C’est une véritable claque visuelle que l’on doit au studio français Blue Spirit (cocorico !!!). On leur devait déjà le très bon MA VIE DE COURGETTE et certains épisodes de la série Marvel WHAT IF… ?, mais ici leur talent prend encore plus d’ampleur. La direction artistique est fabuleuse, avec un mélange 2D-3D admirable qui nous plonge dans l’époque, avec un souci du détail sur le moindre costume ou décor. Des décors qui s’apparentent souvent à des peintures japonaises du plus bel effet, avec un superbe travail sur les couleurs. D’autant plus que la mise en scène en met souvent plein les yeux, avec notamment des combats aux chorégraphies hallucinantes. Et même si souvent il y a un côté surenchère qui fait que ça perd en crédibilité, on lui pardonnera largement car le plaisir procuré est jouissif. Elle offre aussi quelques choix narratifs et visuels assez dingues comme le sublime épisode 5, qui à lui seul vaut le détour. Bref une énorme surprise, aussi bien narrative que visuelle, qui mérite amplement le succès qu’a rencontré ce petit bijou d’animation. Partager
- Critique LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU LE JOUR OÙ J’AI COMPRIS QUE LE CIEL ÉTAIT BLEU ❤️❤️❤️❤️ C’est l’histoire de Claire, une jeune autiste qui rêve de devenir chanteuse et de participer à l’émission TO BE A STAR. Mais un excès de violence l’enverra en hôpital psychiatrique où elle attendra son jugement… Commençons par sur une chose qui mettra tout le monde d’accord : Pauline Cassan est fabuleuse dans l’interprétation de la jeune femme. Notre regard a du mal à se détacher d’elle, tant elle nous bouleverse. Claire, avec son côté très premier degré et sans filtre, arrivera immanquablement à toucher le spectateur. Avec ses interventions et ses questions, elle nous désarçonne, nous fait rire, mais surtout nous interroge continuellement sur notre rapport à la normalité. La pièce traite du handicap avec énormément de pudeur, sans jamais tomber dans le patho ou le tire-larme. Et pourtant, on est touché en plein cœur, en tombant en empathie totale pour Claire, son discours, ses chants ou ses appels téléphoniques, faisant office de journal intime… La mise en scène joue intelligemment avec les lumières et la création sonore pour nous faire voyager entre la réalité et le monde que se créer Claire. On alterne ainsi entre des scènes concrètes avec les interrogatoires et d’autres imprégnées de poésie qui nous font rentrer dans la tête de Claire. Jusqu’à un final extrêmement maitrisé et d’une beauté sans nom… Partager
- Festival OFF 2025 Critique SMILE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle SMILE SMILE ❤️❤️❤️❤️ Théatre Actuel - 21h35 Ce spectacle repose sur un concept fou : nous proposer une pièce en noir et blanc. Et le moindre qu'on puisse dire, c'est que visuellement s'est une réussite totale. Des décors, en passant par les costumes, les maquillages ou les lumières, tout n'est que nuances de gris et le résultat est impressionnant. D'autant plus que la mise en scène va jouer d'ingéniosité en utilisant les codes du cinéma de l'époque pour immerger dans l'univers de Chaplin. On y retrouvera donc Charlie, lors d'un rendez-vous gallant qui changera sa vie. Mais, même si j'ai été happé dès le lever de rideau par cet univers visuel, je dois avouer que j'ai mis un certain temps à rentrer dans cette histoire qui semblait assez classique. Sauf que là encore, la pièce arrive une nouvelle fois à nous surprendre grace à un procédé, dont je préfère vous laisser la surprise, mais qui fera que tout prendra sens. La mise en scène ne cesse de redoubler d'ingéniosité et nous livre une chorégraphie millimétrée au rendu bluffant, et où le moindre détail à son importance. Et bien sûr, impossible de ne pas dire un mot sur la prestation d'Alexandre Faitrouni, qui incarne parfaitement ce chalot, timide et un peu gauche. Avec là aussi, un soucis du détail, jusque dans la moindre gestuelle ou mimique. Et même s'il manque ce petit plus niveau émotion, pour en faire un chef d'oeuvre, on ne peut ressortir qu'impressionné du spectacle qui s'est déroulé sous nos yeux. Partager
- Critique de CIVIL WAR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film CIVIL WAR . CIVIL WAR ❤️❤️❤️💛 Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’affiche, on est loin d’un film à grand spectacle, même si le film propose un climax extrêmement impressionnant. On a affaire ici à un road movie dystopique, aussi froid que réaliste, nous faisant vivre le conflit à travers les yeux d’un petit groupe de reporters de guerre, dont les clichés seront au centre du montage d’Alex Garland. Il y a d’emblée un dilemme moral qui s’installe entre le spectateur et les protagonistes, qui n’est pas sans rappeler l’excellent NIGHT CALL. Leur obsession de cette chasse à la vérité, les poussant à risquer leur vie pour obtenir une photo, tout en faisant abstraction de ce qui ce passe devant leur yeux, préférant prendre un cliché d’une personne mourante plutôt que de lui venir en aide… Ce qui fait qu’un manque d’attachement s’installe envers les personnages et a tendance à nous laisser à distance. Pour autant, le film enchaine les scènes aussi marquantes que déstabilisantes, d’autant plus qu’il fait le choix de ne pas développer le côté politique du film. On est dépourvu de repère et l’horreur semble pouvoir surgir de chacune de leurs rencontres, quelque soit leur camp. Il s’en suit de terribles scènes anxiogènes, comme lors de la terrifiante rencontre avec le personnage de l’excellent James Plemons. Et même si le reste du casting n’est pas en reste, on retiendra surtout la jeune Cailee Spaeny qui vole la vedette, en proposant le personnage le plus intéressant… Alors, oui, j’ai eu du mal à m’impliquer dans l’histoire et ses personnages mais j’étais pourtant constamment fasciné par ce qui se déroulait devant mes yeux. Et puis, il y a ce final époustouflant où le film prend une tout autre envergure, aussi bien dans son propos que dans l’intensité et l’émotion… Partager
- Critique PORTRAIT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle PORTRAIT PORTRAIT ❤️❤️❤️❤️ Quand le chorégraphe Mehdi Kerkouche s'invite au OFF, ça ne se refuse pas, et il mérite amplement sa réputation. Sur scène, neuf danseurs vont livrer une prestation impressionnante. Sur une chorégraphie millimétrée, où chaque geste est calculé, ils ne font qu'un sur scène, mais surtout, ils vont faire corps avec une musique aussi rythmée qu'enivrante. Il mélange les styles musicaux allant de l'électro au Curtains d'Elton John. Mais les artistes venant d'horizons variés vont aussi exprimer leurs singularités, allant du hip-hop au contemporain, en passant par le cabaret. Mais pourtant, l'ensemble est d'une fluidité qui laisse admiratif, enchaînant les tableaux vivants sompteux, où le temps se figera parfoit le temps d'un portrait de famille... MAGNIFIQUE. Partager
- Clint Eastwood : un homme en colère
Découvrez notre critique détaillée du film JURÉ N°2 . JURÉ N°2 ❤️❤️❤️ Clint Eastwood : un homme en colère Voici donc le nouveau, et potentiellement dernier film de Clint Eastwood. J’ai été extrêmement surpris de voir Warner décider de le sacrifier en ne le sortant que sur une cinquantaine d’écrans aux États-Unis. Un manque de respect inouï pour un cinéaste qui a tant apporté au cinéma et dont ce film est peut-être le chant d’adieu, pour cette légende du 7e art. Forcément, voir ce film expédié aux oubliettes pouvait faire douter de sa qualité. Mais même si ce n’est pas sa meilleure réalisation, il est loin d’être mauvais et aurait mérité de rencontrer le public en salle… Le film brille déjà par son pitch surprenant : un homme se retrouve juré dans un procès pour meurtre et découvre rapidement qu’il est probablement à l’origine de ce crime… Clint Eastwood aime traiter de personnages confrontés à des choix cornéliens, et il le prouve une nouvelle fois ici. Comme souvent, il en profite pour dresser un portrait des États-Unis, mettant le doigt sur les failles d’un système judiciaire qui, comme le dit l’un de ses personnages, « Ce n’est peut-être pas le meilleur, mais c’est le nôtre ». Même si cela commence comme un film de procès assez classique, le sujet réel est le dilemme moral dans lequel se retrouve le protagoniste, qui doit choisir entre condamner l’accusé pour se protéger, l’innocenter au risque que l’enquête soit relancée, ou bien se livrer à la justice. Il livre ainsi un thriller moral où la tension repose non pas sur l’enquête ou les preuves, mais sur le fardeau de la conscience du protagoniste. Le film consacre une grande partie aux délibérations du jury, citant ouvertement le chef-d’œuvre 12 HOMMES EN COLÈRE, mais heureusement, Clint Eastwood est assez malin pour éviter de sombrer dans le remake. En termes de mise en scène, le réalisateur n’a plus rien à prouver et se montre parfois en mode automatique. Au final, l’ensemble paraît assez classique, même si le montage judicieux donne par moments l’impression aux spectateurs de suivre plutôt le procès de notre juré n°2 que celui de l’accusé. De même, le scénario manque un peu de surprises, mais Clint Eastwood montre une fois de plus qu’il sait raconter une histoire, et il parvient finalement à capter notre attention. Il utilise parfaitement les rôles secondaires pour impliquer les spectateurs dans sa réflexion et apporter de la profondeur à son sujet. Il faut dire que le film est servi par un casting des plus convaincants, avec même quelques guest-stars dans des rôles secondaires. Et donc, si ce devait être son dernier film, cela ne serait peut-être pas un des plus marquants de sa carrière, mais ça n'en reste pas moins un thriller de bonne facture. Les spectateurs retiendront surtout ce dernier plan du cinéaste, à la fois simple et d’une puissance étourdissante, qui restera sans doute en mémoire. Partager
- Critique de THE NIGHTINGALE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE NIGHTINGALE . THE NIGHTINGALE ❤️❤️❤️❤️ Le film prend place au début du dix-neuvième siècle, et abordera le colonialisme australien et le racisme, en en faisant bien plus qu’un prétexte pour placer son histoire. Notre héroïne, esclave partie en chasse de ses bourreaux, fera appel à un aborigène pour lui servir de guide dans la forêt tasmanienne. La relation entre ces deux personnages qui vont apprendre à se connaitre fait merveille et est au centre du film. Elle y sera même pour beaucoup dans sa réussite. Mais bien sûr le thème principal du film sera le deuil, admirablement traité à travers toutes ses phases, la colère, la culpabilité, la tristesse, le désir de vengeance… Le film ne fait jamais l’erreur de faire de son personnage une femme badass qui dézingue à tout va. Au contraire, ses réactions restent souvent humaines, on y croit et ça aide énormément à l’empathie qu’on ressent pour elle. Tout cela aidé par une interprétation de haut vol de l’actrice qui nous fait ressentir ses émotions. Au final le film ressemble bien plus à un Impitoyable ou un Délivrance qu’à un I spit on your grave. Bref, même si il ne plaira pas à tout le monde, je vous invite à découvrir ce film intense, tout en sachant que l’expérience sera extrêmement éprouvante. Partager
- "Alfred Hitchcock présente"... ou pas...
Découvrez notre critique détaillée du spectacle UNE MAISON DE POUPÉE UNE MAISON DE POUPÉE ❤️❤️ "Alfred Hitchcock présente"... ou pas... Bon, je n'avais jamais vu de pièce d'Henrik Ibsen et je dois avouer que l'expérience aura été compliquée... Il arrive parfois que tu passes totalement à côté d'un texte et forcément, ça n'aide pas à rentrer dans un spectacle. Sur le papier le sujet est assez fort, avec cette femme qui cherche à prendre son destin en main et à se libérer de l'emprise de son mari. Sauf que malgré l'influence Hichcockiène, la tension ne prends jamais réellement. C'est le même cas pour ce qui est de la dramaturgie. Et même si Nora sort son épingle du jeu, j'ai eu énormément de mal avec le choix de direction d'acteur en ce qui concerne le mari. Alors, son surjeu vient certainement du fait que la pièce est un classique de 1879, mais ça aura eu pour effet de me laisser totalement en dehors du spectacle. Partager














