530 résultats trouvés avec une recherche vide
- Le blockbuster qui tombe à pic !!!
Découvrez notre critique détaillée du film THE FALL GUY . THE FALL GUY ❤️❤️❤️💛 Le blockbuster qui tombe à pic !!! Un des rares souvenirs que j’ai de la série L’HOMME QUI TOMBE À PIC est la chanson de son générique. Et je ne suis pas un grand fan de la filmographie de David Leitch. Même si j’avais trouvé son BULLET TRAIN vraiment divertissant, le reste de ses films ont été aussi vite vus qu’oubliés… Bref, je n’étais pas vraiment "hypé" par le projet, mais le matraquage publicitaire a tout de même réussi à me faire aller y jeter un œil en salle. Et pour le coup, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir devant son dernier film. Une des plus grandes qualités de FALL GUY est d’être un véritable hommage aux cascadeurs, ce métier de l’ombre injustement boudé aux Oscars par une industrie Hollywoodienne qui lui doit pourtant tant. Rien que le générique de fin est en ce sens une petite pépite. Car plus que d’en faire le héros de son histoire, les cascadeurs sont continuellement mis en avant, que ce soit par les dialogues, le tournage du film dans le film, ou le côté méta très présent. Un côté méta qui offre surement les moments les plus drôles de cette comédie d’action tout droit sortie des années 80-90 (appuyée par une BO qui emporte tout sur son passage). L’action et les cascades sont donc évidement au centre de ce grand divertissement, et il est même très généreux en la matière, mais l’humour et le second degré apporte aussi énormément de fun. Alors oui, le scénario cumule les facilités et les incohérences, certains personnages sont caricaturaux à l’extrême, mais le film l’assume totalement, en joue même énormément et quand il le fait, il devient même vraiment jouissif. Le film doit aussi beaucoup à Ryan Gosling, qui prouve une fois de plus à quel point il excelle dans la comédie (il était un des points forts de BARBIE, mais surtout du génialissime NICE GUY). Et son duo avec Emily Blunt fait merveille apportant une vraie touche de comédie romantique, qui fait même qu’on regrette finalement le peu de scènes qu’ils ont en commun. Bref, même si certains gags sont parfois un peu lourds ou que le film en fait parfois des caisses, cette comédie d’action pop-corn décalée et décomplexée a été pour moi un vrai plaisir coupable devant lequel j’ai pris énormément de plaisir. Partager
- Un STAND BY ME à la sauce française
Découvrez notre critique détaillée du film LES TROIS FANTASTIQUES . LES TROIS FANTASTIQUES ❤️❤️❤️ Un STAND BY ME à la sauce française Max, Vivian et Tom, sont trois ados inséparables qui cherchent à se faire un peu d’argent pour réussir à partir ensemble en colonie de vacances. Leurs petites combines et la sortie de prison de Seb, le frère de Max, vont les entrainer dans une terrible spirale… Sur fond de film social, avec la fermeture de son usine, le film commence comme un teen movie assez classique cochant toutes les cases du genre. De l’histoire d’amitié, aux vélos, en passant par la cabane dans les bois, le film ne cache pas son inspiration des classiques que sont LES GOONIES et STAND BY ME, et Il lorgnera d’ailleurs bien plus vers le deuxième. Le film démarre sous le signe de l’humour et la bonne humeur, avec cette histoire solaire d’amitié adolescente. Puis, il glissera vers la chronique sociale et surtout la tragédie pour dévoiler son thème principal : la perte de l’innocence, avec ces adolescents qui, chacun à sa façon, rentreront bien trop tôt dans le monde des adultes. Max, notre héros, se verra continuellement tiraillé entre son amour pour sa famille et celui qu’il porte à ses amis, ce qui entrainera la troupe dans un tourbillon sans fin… Le casting des ados est exemplaire, l’alchimie qu’il y a entre eux fonctionne parfaitement et y est pour beaucoup dans l’attachement que le spectateur a pour eux. Ils sont les vraies stars du film, malgré la présence d’Emmanuelle Bercot et Raphaël Quenard. Décidément ce dernier est partout, et même s’il n’a que peu de présence à l’écran, il prouve une fois de plus son talent et imprègne la pellicule à chaque apparition. Pour son premier film, Michaël Dichter, livre un récit initiatique plutôt réussit, naviguant entre comédie et drame. Il démontre même un certain talent de mise en scène, avec notamment quelques scènes de tension vraiment efficaces. Mais malgré tout, le film aurait gagné à ce que son propos social ne soit pas finalement qu’une toile de fond… Partager
- Critique de CHRONIQUE D’UNE LIAISON PASSAGÈRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film CHRONIQUE D’UNE LIAISON PASSAGÈRE . CHRONIQUE D’UNE LIAISON PASSAGÈRE ❤️❤️❤️❤️ En ce qui concerne les histoires d’amours au cinéma, tout semble avoir été raconté mille fois, et pourtant… Quand on tombe amoureux, il n’y a que toi et l’autre, le reste du monde semble ne plus exister, et Emmanuel Mouret a eu l’idée extrêmement judicieuse de focaliser son film sur les deux amants, littéralement… Il n’y aura, à une exception près, aucun second rôle, donnant véritablement l’impression de rentrer dans l’intimité de ces deux personnages, et ça fonctionne admirablement. Alors oui, un film qui ne se consacrera quasiment qu’aux dialogues entre ses deux protagonistes, ça peut clairement faire peur, mais c’est sans compter l’immense qualité de son écriture et de ses interprètes. Waouh, quelle classe !!! Sandrine Kiberlain est solaire comme jamais, Vincent Macaigne maladroit et extrêmement attachant (plus je le vois, plus je me dis que c’est un immense acteur : vous n’avez pas vu MÉDECIN DE NUIT ? foncez voir ce film !!!). L’alchimie fonctionne instantanément entre eux deux et on croit en leur histoire dès la première minute. On rit avec eux, on angoisse avec eux, on a des papillons dans le ventre avec eux, on a des doutes avec eux, on pleure avec eux. Ils jouent avec une justesse inouïe, leur passion est communicative. La mise en scène de Mouret y est aussi pour beaucoup. Il laisse souvent ses plans durer pour laisser ses comédiens faire le reste, et ils nous touchent continuellement. Mais lorsque nos héros n’arriveront pas à exprimer ce qu’ils ressentent par la parole, c’est sa caméra qui prendra le relais, par un traveling ou un cadre bourré de sens. Ça fait souvent penser aux heures de gloire de Woody Allen. Le film est d’une tendresse absolu, jamais mièvre, avec ces petits riens plein de poésie qui font la magie des nouveaux couples. Les dialogues sont savoureux, le film est souvent drôle mais aussi parfois très profond et arrivera à questionner régulièrement le spectateur, jusqu’à son dernier tiers qui m’a totalement emballé, mais que je préfère vous laisser découvrir. J’ai été suspendu à leurs lèvres, avec cette sensation d’être dans un songe. Un très beau moment de cinéma. Une parenthèse enchantée, un petit bonbon sucré, un moment de cinéma plein de sensibilité qui fait un bien fou… Partager
- Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma
Découvrez notre critique détaillée du film AVIGNON . AVIGNON ❤️❤️❤️ Quand le plus grand festival de théâtre devient un décor de cinéma En tant que passionné du OFF, j’étais à la fois curieux et un peu inquiet à l’idée de découvrir cette comédie romantique se déroulant au célèbre Festival d’Avignon. Mais, bien que le film ne soit pas sans défauts, le résultat s’avère globalement concluant, et surtout, il retranscrit avec justesse ce qui fait l’âme de cet événement unique. Il faut dire que Johann Dionnet, dont c’est ici le premier long métrage, connaît bien le terrain. Il adapte son court métrage JE JOUE RODRIGUE, avec une affection communicative pour ce lieu qu’il fréquente depuis longtemps. On suit Stéphane, un comédien en mal de reconnaissance, qui rejoint Avignon avec sa troupe pour y jouer une pièce de boulevard. Sur place, il retrouve Fanny, tout juste auréolée d’un Molière, qui joue dans une grosse production du IN. Par un quiproquo, elle le prend pour Rodrigue, le héros du Cid . Pour la séduire, Stéphane laisse courir un mensonge qui pourrait bien le dépasser. Dionnet capte à merveille l’effervescence du OFF : les rues inondées d’affiches, les comédiens en parade, les distributions de flyers, la chasse au spectateur dans une économie parfois cruelle, les terrasses pleines à craquer, et les fameuses soirées, comme l’iconique tournoi de ping-pong du Théâtre des Béliers. C’est même un plaisir de croiser à l’écran des figures familières du festival, telles que Charlotte Matzneff ou Amaury de Crayencour. La mise en scène rend hommage à la ville, en particulier dans ses lumières nocturnes. On retiendra notamment cette scène du CID, joué de nuit sur le parvis du Palais des Papes, d’une beauté rare. Le film joue habilement sur les contrastes entre théâtre classique et boulevard, sans tomber dans le manichéisme. Malgré des clins d’œil aux clichés de chaque genre, le récit reste nuancé. Il arrive à questionner sur leur place respective et leur rapport au public, avec un point commun : l’investissement des artistes pour venir toucher le public. L’écriture offre même certaines répliques marquantes : "Si le bouche-à-bouche peut sauver une vie, à Avignon, le bouche à oreille peut sauver une pièce "… Il se dégage un véritable esprit de troupe. Les seconds rôles ont le temps d’exister, avec chacun leurs failles et leurs doutes, au point de faire un peu d’ombre à nos deux tourtereaux. Car même si l’alchimie fonctionne entre Stéphane et Fanny (Elisa Erka est même lumineuse), leur romance reste assez classique, et l’intrigue amoureuse manque de surprises. Ce schéma du « mensonge par amour » est prévisible, et l’on voit trop souvent venir les rebondissements. Mais malgré cette faiblesse, le côté feel-good prend le dessus, et le film devrait sans peine trouver son public. Quant à moi, il m’a surtout donné une furieuse envie de retourner à Avignon, là où le théâtre palpite à chaque coin de rue… Partager
- The Blues horror picture show
Découvrez notre critique détaillée du film SINNERS . SINNERS ❤️❤️❤️💛 The Blues horror picture show Mississippi, 1932 : deux frères jumeaux reviennent dans leur ville natale pour ouvrir un club de Blues avec l’argent gagné durant la Prohibition à Chicago. Tout laisse penser qu’on s’apprête à voir un film historique. Et même si c’est en partie le cas, la première scène indique au spectateur que le film basculera dans l’horreur. Si vous n’avez pas vu la bande-annonce, évitez-la. Elle en dit bien trop, et ce film mérite d’être découvert avec le moins d’informations possible, dans l’obscurité d’une salle. Parce que, malgré mes réserves, on a affaire ici à une vraie expérience cinématographique. Dans une longue première partie, Ryan Coogler prend son temps. Il installe ses personnages, mais surtout, il dresse le portrait d’une communauté afro-américaine confrontée au racisme systémique, au Ku Klux Klan, à la ségrégation. Mais ce qui fait basculer SINNERS dans une autre dimension, c’est le Blues. Plus qu’un simple genre musical ou qu’une bande-son (somptueuse, d’ailleurs), le Blues devient un personnage à part entière. Omniprésent, envoûtant, presque mystique, c’est lui qui anime l’histoire. Et si les « pêcheurs » du titre font évidement référence aux deux frangins gangsters, chaque personnage porte en lui un péché (colère, luxure, avarice…). Mais c’est bien cette « musique du diable », ce Blues viscéral qui sera le catalyseur des évènements. Et cette musique sera aussi à l’origine des scènes les plus marquantes du film, comme ce plan séquence hallucinant de maitrise. Techniquement le film en met plein les yeux. Photographie, cadrages, costumes, ambiance sonore… tout nous plonge dans la moiteur étouffante du Mississippi des années 30. Impossible de ne pas penser à Jordan Peele, mais là où Peele reste souvent dans le contrôle, Coogler semble parfois se laisser déborder par son ambition. À vouloir tout dire (sur l’Histoire, la musique, la religion, le racisme, le sexe…), le film finit par devenir un peu confus. Et c’est justement quand il bascule dans le grand spectacle, que le film perd en impact. Visuellement, étrangement, c’est là qu’il devient le moins maîtrisé. De même, la scène finale, clin d’œil assumé à un classique des années 80, même si elle est assez jouissive, tombe finalement à plat et n’apporte pas grand-chose au propos. Malgré tout, je ne vais pas bouder mon plaisir : un film original, ni adapté, ni rebooté, ni une franchise, c’est assez rare pour être célébré. Avec ses défauts, ses fulgurances, et son audace, SINNERS reste une œuvre marquante. Un film qui, malgré ses failles, laissera une trace indéniable. Partager
- Une suite aussi divertissante que fainéante…
Découvrez notre critique détaillée du film ZOOTOPIE 2 . ZOOTOPIE 2 ❤️❤️❤️ Une suite aussi divertissante que fainéante… Il y a neuf ans sortait ZOOTOPIE, véritable surprise du côté de Disney : une claque visuelle, un univers bourré d’inventivité et un propos politique digne du meilleur Pixar. Alors, quand une suite a été annoncée, j’ai eu un peu peur. Disney a longtemps réservé ses suites à des direct-to-DVD, avant d’accoucher d’un LA REINE DES NEIGES 2 assez moyen, ou de bricoler ce qui aurait dû être une série pour en faire un VAIANA 2 mal ficelé mais forcément rentable… (Et oui, je mets de côté Pixar, qui reste malgré son rachat un studio à part entière.) Mais ce qui est certain avec ZOOTOPIE 2, c’est qu’on ne s’ennuie pas. Enfin… ils ne nous laissent pas le temps de nous ennuyer. Visuellement, c’est une dinguerie. On en prend plein les yeux, le travail sur les fourrures est bluffant, et surtout le film possède un sens du rythme impressionnant. Ça n’arrête pas une seconde : tout s’enchaîne avec une énergie folle, les séquences débordent de détails et d’easter eggs – allant des animés à… Kubrick ! Sur cet aspect, c’est une réussite totale. On passe son temps à scruter l’écran pour attraper les références au vol. Le film est également toujours aussi drôle, jouant avec les clichés de ses animaux pour en tirer des gags bien sentis. Mais si je disais plus haut que Disney ne nous laissait pas respirer, c’est aussi pour masquer le fait que ça sent clairement le réchauffé. La première évidence est le scénario : une enquête sur fond de discrimination et de racisme, exactement comme dans le premier film, avec un twist qu’on voit venir à des kilomètres. Remplacer les prédateurs par les reptiles ? Pourquoi pas. Mais encore aurait-il fallu les exploiter un minimum. Mis à part une scène très sympa dans un bar, ils restent aussi anecdotiques que le personnage de Gary. Ce qui est d’ailleurs le cas de la plupart des personnages secondaires, car là aussi le film souffre de la comparaison au premier film. Et c’est d’autant plus flagrant quand les anciens personnages font une apparition (souvent pour recycler d’anciens gags…). Quant au duo principal, même si c’est un plaisir de les retrouver, ils en sont toujours au même point : apprendre à accepter leurs différences pour mieux travailler ensemble… et s’aimer. Même si cela nous offre au passage une scène mémorable chez le psy, sans doute l’un des meilleurs moments du film. Alors, oui, j’ai vraiment pris du plaisir devant cette nouvelle aventure : c’est rythmé, drôle, visuellement somptueux, et sa morale sur le « vivre ensemble » fait toujours du bien. Mais je ne peux m’empêcher de penser que Disney a choisi la carte de la facilité pour nous offrir un film agréable mais que ne restera pas dans les annales. Le troisième opus est clairement annoncé dans la scène post-générique, avec l’introduction d’une nouvelle catégorie d’animaux. Reste à espérer que Disney ne se reposera pas encore une fois sur ses lauriers… Partager
- Critique de MON CRIME – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film MON CRIME . MON CRIME ❤️❤️💛 Dès le début du film, qui s’ouvre sur un levé de rideau, on comprend que le cinéma a rendez-vous avec le théâtre dans ce nouveau film d’Ozon. C’est une adaptation d’une pièce de 1934, mais même si on a affaire à une comédie populaire, elle se montre beaucoup plus maline qu’il n’y parait car elle met en miroir la société misogyne des années 30 avec notre époque, en résonnant avec l’air post-metoo. Les dialogues sont souvent savoureux, drôles et les comédiens prennent un plaisir communicatif à cabotiner avec un sur-jeu totalement assumé. Dans ce domaine, Isabelle Huppert est même assez exceptionnelle et arrive même à voler la vedette avec un second rôle jubilatoire. Après, je dois avouer que même si je n’ai pas passé un mauvais moment, le côté théâtre de boulevard caricatural et sur-joué au cinéma a tendance à me laisser un peu en dehors du film et de son propos… Partager
- Critique de UN MÉTIER SÉRIEUX – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film UN MÉTIER SÉRIEUX . UN MÉTIER SÉRIEUX ❤️❤️❤️💛 Donc Thomas Lilti est en train de créer son propre Cinematic Universe, car après trois films où il abordait la médecine et les problèmes liés à la profession, le voici qui s’attaque à l’éducation nationale. Et comme les trois précédents, son nouveau film vaut amplement le détour. Ce qui fait que son cinéma fonctionne aussi bien, c’est qu’il est vraiment documenté, que ses personnages sont travaillés et surtout admirablement interprétés. Ça fait que le spectateur y croit, donnant souvent l’impression d’être à la limite du documentaire UN MÉTIER SÉRIEUX est un film choral, qui va multiplier les rôles des enseignants, qui seront au cœur du film. Les élèves sont d’ailleurs assez en retrait, mis à part un jeune qui sera au centre de la scène la plus marquante du film. Autre point fort du film, c’est qu’il n’est pas manichéen et arrivera à faire réfléchir le spectateur sur des problématiques dont la solution pourrait sembler évidente de prime abord. Il pointe ainsi dans son film les failles d’un système, sans pour autant épargner les professeurs, mais en montrant la difficulté d'une profession souvent décriée. Même si il y a un ton assez grave dans l’ensemble, mettant le spectateur face à toutes les difficultés liées au métier d’enseignant, il y a un côté feelgood qui survole l’ensemble Dès le générique où des images d’archives s’enchainent sur le Wonderfull world de Sam Cooke, apportant une certaine nostalgie sur la vie au collège qu'on a à peut près tous connu. On prend plaisir suivre cette année scolaire auprès de cette bande d’enseignants où un réel esprit de camaraderie traverse l’écran et où l’humour fait souvent mouche. Il faut dire que Thomas Lilti sait s’entourer et surtout tire le meilleur de ses comédiens. Que ce soit Vincent Lacoste, Adèle Exarchopoulos, François Cluzet, ou William Ledghil, ils brillent tous par le naturel de leur jeu. Mais c’est surtout Louise Bourgoin, qui impressionne dans le rôle de cette prof, dépassée par son métier, sa vie de famille, et à la limite du burnout. Alors, oui, on peut reprocher au film de placer son action dans un collège de banlieue plutôt tranquille, mais ça lui permet de pointer du doigt sur plusieurs failles du système en 1h40, là où un film n’aurait surement pas suffit si l’action avait lieu dans un collège ZEP ou Segpa. D’autant plus que le film souffre d’un souci inhérent au genre du film choral : on en voudrait plus. Un peu comme le remarquable JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES en début d’année, ou même un précédent film de Thomas Lilti : HYPOCRATHE. D’ailleurs, pour ce dernier, le film s’est décliné en une série, et ça ne serait pas étonnant que celui-ci en fasse de même, tellement il y aurait de choses à développer. Il tombe aussi peut être parfois dans la facilité de la musique qui vient continuellement appuyer les émotions. Mais le principal, c’est que ça fonctionne et que finalement on passe un agréable moment, et rien que pour ça, ça mérite d'y jeter un œil. Partager
- Original sur la forme mais finalement très conventionnel…
Découvrez notre critique détaillée du film L’AMOUR AU PRÉSENT . L’AMOUR AU PRÉSENT ❤️❤️❤️ Original sur la forme mais finalement très conventionnel… Voici le mélodrame romantique de ce début d’année, porté par Florence Pugh et Andrew Garfield. Comme on pouvait s’y attendre, le film repose en grande partie sur les performances de ses comédiens. Les personnages secondaires étant très effacés, le duo principal est présent dans presque toutes les scènes, et leur alchimie fonctionne à merveille, aidant le spectateur à s’attacher à eux. Sur le fond, l’histoire reste assez classique, multipliant les saynètes de vie, alternant entre bonheur, tendresse et moments beaucoup plus douloureux. Bien que l’ensemble soit tire-larme et parfois déjà vu, le film a le mérite de ne pas trop en faire. C’est surtout le talent des acteurs, leur justesse et leur sincérité qui permettent à certaines scènes d’émouvoir profondément le spectateur. Les moments qui m’ont le plus touché sont d’ailleurs ces petites scènes anodines du quotidien, où la complicité du couple et le naturel de leur jeu éclatent à l’écran. Ce mélodrame se distingue des autres films du genre par sa structure narrative. En effet, l’histoire n’est pas racontée dans l’ordre chronologique. Le film déconstruit son récit, et fera de nombreux allers-retours dans le temps pour nous faire découvrir l’histoire du couple. Une idée intéressante sur le papier, qui rappelle le petit bijou qu’était (500) JOURS ENSEMBLE . Cependant, ici, cette approche est mal exploitée et s’avère finalement être un simple artifice qui n’apporte pas grand-chose au récit. Certes, dans un premier temps, cela joue avec les attentes du spectateur, qui peut se sentir surpris ou désorienté par certains événements. Mais à d’autres moments, cela nuit totalement à la dramaturgie, comme lors de cette dispute où le spectateur connaît déjà les conséquences pour avoir vu le « futur » du couple. Par ailleurs, quitte à proposer des allers-retours dans le temps, il aurait été pertinent d’approfondir le sujet du cancer, car de ce point de vue-là, le film perd parfois en crédibilité… Il n’en reste pas moins une romance qui atteint son objectif principal : émouvoir le spectateur. Toutefois, j’aurais aimé que cette émotion découle davantage du récit lui-même, et non uniquement du talent remarquable de ses comédiens. Partager
- Tel Ulysse, ce petit chat nous emporte dans une formidable odyssée.
Découvrez notre critique détaillée du film FLOW . FLOW ❤️❤️❤️❤️💛 Tel Ulysse, ce petit chat nous emporte dans une formidable odyssée. Le film nous fait découvrir un petit chat vivant dans un monde où l’espèce humaine semble avoir disparu. Son quotidien va être bouleversé par une soudaine montée des eaux qui l’entraîne dans une odyssée extraordinaire à bord d’un bateau de fortune, qui se transformera en une petite arche de Noé. Sur son embarcation, il rencontrera d’autres animaux. Ensemble, ils devront apprendre à s’apprivoiser et à collaborer pour surmonter les épreuves qui les attendent… Visuellement, c’est somptueux. Les décors sont d’un réalisme impressionnant, avec un immense travail sur le rendu de l’eau. Le tout est sublimé par un effet aquarelle, notamment dans le traitement des animaux, qui intensifie l’onirisme de l’œuvre. Car oui, c’est une poésie de tous les instants, avec des envolées lyriques qui touchent le spectateur en plein cœur. Le film m’a totalement captivé ; pendant 1h30, j’ai eu les yeux écarquillés, collés à l’écran pour profiter du spectacle. Contrairement à ce à quoi nous sommes habitués, il n’y a ici aucun anthropomorphisme. On est bluffé par le réalisme des comportements et la fluidité des mouvements. Le réalisateur ne cherche jamais à humaniser les animaux, et l’on s’amuse régulièrement de leurs réactions, qui apportent de nombreuses séquences comiques. On en vient à la grande prise de risque du film, qui est aussi son plus grand atout : il s’agit d’un film muet, un choix audacieux qui laisse une grande place à l’imaginaire du spectateur, notamment pour comprendre ce que chaque animal exprime à travers ses gestes et interactions. Et pourtant, on ne se perd jamais : l’évolution des relations entre les personnages semble évidente, et surtout, on ne s’ennuie pas un instant. Le pari était risqué, mais il permet d’atteindre une forme de pureté narrative et d’émotion brute. Mais surtout, le film n’oublie jamais de faire du cinéma. C’est inventif à chaque plan, avec une caméra en mouvement continuel. La composition des plans met toujours en avant les rapports d’échelle, filmant l’action à hauteur des personnages, ce qui souligne leur fragilité face à l’immensité de la nature. Le film enchaîne les longs plans-séquences spectaculaires, jouant avec les angles. Le tout est accompagné d’un travail sonore millimétré, offrant au spectateur une expérience visuelle et auditive saisissante. Car oui, c’est un vrai film de cinéma, qu’il serait regrettable de ne pas découvrir sur grand écran… FLOW est un véritable raz-de-marée qui emporte tout sur son passage. C’est un voyage cinématographique et sensoriel unique, une fable écologique d’une beauté hallucinante, avec un puissant message sur le pouvoir du collectif et de l’entraide. Un film qui laisse le spectateur rêveur, le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux… Partager
- Critique de LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY . LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY ❤️❤️💛 Voici donc la suite du premier volet que j’avais particulièrement apprécié au printemps dernier, et vu que j’ai toujours préféré la deuxième partie de l’œuvre de Dumas, qui joue avec la zone grise de ses personnages et ses enjeux dramatiques, j’étais assez impatient de découvrir ce deuxième film. Alors, sur plusieurs aspects, il garde certaines qualités du premier film. On retrouve l’ambition visuelle, avec ses décors et ses costumes impressionnants, cette recherche de grand spectacle, ce thème musical épique, ou certains acteurs qui semblent investis au projet. Bien sûr, on retrouve une Eva Green dont le magnétisme colle parfaitement à cette Milady énigmatique, et c’est avec le même bonheur qu’on savoure chaque apparition de Louis Garrel qui m’a fait sourire à chaque réplique. Ça se donne les moyens de ses ambitions et propose un spectacle populaire et plutôt efficace où je ne me suis pas vraiment ennuyé. Sauf, que le film me pose aussi de sérieux soucis… Au niveau du spectacle, autant dans le premier film les combats en plans séquences avaient vraiment de la gueule, mais ici c’est beaucoup moins maitrisé, moins chorégraphié et surtout ça rend l’action brouillonne… mais pas autant que l’histoire… Parce que tout ici semble rushé, ça va trop vite et tous les évènements s’enchainent sans que le scénario ne puisse les digérer, et malheureusement, c’est détriment de la dramaturgie. Bon, vu le cumul des rebondissements, ça pourrait se comprendre, mais pourquoi inclure des sous-intrigues sorties de nulle part et sans intérêts ? (Oui, je parle de toi Michalik…). Idem pour le développement des personnages qui est expédié, voire inexistant. En premier lieu, celui de Milady, dont l’ambiguïté passe totalement à la trappe. Son personnage aurait mérité tellement mieux, d’autant plus que ce volet porte son nom… Sans parler de Portos et Aramis qui sont relégués au second plan et ressemblent plus à des faire-valoir comiques qu’à autre chose… Ça donne un côté très sériel à l’ensemble. D’ailleurs on en parle des cinq premières minutes consacrées à un résumé du premier film (Sérieusement, au cinéma ???), on en parle de la scène post-générique du même premier film qui apparait au bout de plus d’une heure dans le deuxième ? Mais surtout, c’est quoi cette fin débile qui ouvre la porte à une potentielle suite ??? Alors, je veux bien qu’on prenne des libertés avec un roman, et la partie en Angleterre est même intéressante de ce point de vue-là, mais c’est quoi cette dernière scène qui frôle le ridicule ??? Après, ça reste un divertissement familial honorable et plutôt efficace, mais après un premier film très prometteur, j’en ressors très frustré et surtout avec un sentiment de gâchis… Partager
- L’amitié plus forte que le deuil
Découvrez notre critique détaillée du film A BICYCLETTE . A BICYCLETTE ❤️❤️❤️❤️💛 L’amitié plus forte que le deuil Un an après le suicide de son fils, Mathias Mlekuz décide de refaire le voyage à vélo qui avait amené ce dernier à Istanbul. Lorsqu’il propose à son meilleur ami, Philippe Rebbot, de partir l’accompagner dans ce road trip, celui-ci accepte mais lui propose de faire de ce périple un film. Sans scénario et avec une équipe technique réduite, ils se lancent dans ce projet improbable, laissant une large place à l’improvisation. Ce choix donne au film des airs de documentaire, renforçant ainsi sa spontanéité et l’authenticité des émotions qui traversent l’écran. Car évidement, vu le sujet, cette quête intime touche inévitablement en plein cœur. Pourtant, si ce road movie va vous faire verser quelques larmes, c’est aussi qu’il est drôle à pleurer. Le film va offrir quelques passages hilarants, comme ce séjour en AirB&B à mourir de rire. A BICYCLETTE est un véritable ovni cinématographique, en roue libre, où les ruptures de ton sont maîtrisées à la perfection. Mais surtout, ce film est une magnifique leçon d’amitié, profondément humaine. Le lien qui unit les deux protagonistes explose à l’écran, porté par des échanges savoureux : confidences, rires, discussions philosophiques ou disputes, tout sonne juste. Il est presque impossible de distinguer ce qui a été écrit de ce qui a été capté sur le vif. La sincérité et la spontanéité emportent tout, transformant une douleur personnelle en une émotion universelle. Sans jamais sombrer dans le moralisme, A BICYCLETTE montre comment une tragédie peut donner naissance à un vibrant hymne à la vie. Ce duo nous offre un film aussi improbable que bouleversant, d’une intensité rare. Un coup de cœur absolu en ce début d’année. Partager













