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  • EN THÉRAPIE: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série EN THÉRAPIE EN THÉRAPIE ❤️❤️❤️❤️💛 Remake Français d’une série Israélienne à succès qui a connu une vingtaine d’adaptations, on y suit, jour après jour, les séances de cinq patients chez un psy. Le duo Toledano/Nakache, non content de nous proposer certains des films français les plus intéressants de ces dernières années, décide donc de confirmer leur talent sur petit écran avec ce qu’ils savent le mieux faire : raconter l’humain. Le tour de force de la série est de nous faire croire dans un premier temps que l’on suit les thérapies des patients, puis au bout de quelques épisodes, celle du thérapeute, pour au final se rendre compte qu’on est peut être bien en train de faire la nôtre, tant la série va réveiller des choses en nous. Car la série a la bonne idée de placer son intrigue au lendemain de l’évènement qui a certainement marqué le plus la mémoire collective : les attentats du 13 novembre. La série parlera donc au plus grand nombre, d’autant plus qu’elle abordera d’autres sujets universels, comme la communication dans le couple, les rapports parents-enfants, l’estime de soi… ce qui aidera le spectateur à se retrouver dans les thèmes abordés et donc s’investir dans cette expérience. Cette identification est facilitée grâce à un casting de haut vol, dirigé de main de maître. Même si les personnages ont souvent un côté « agaçant » de prime abord, le talent des acteurs finit par les rendre plus attachant les uns que les autres. Mélanie Thierry, dégageant un charme fou, avec un panel d’émotions hallucinant, arrivant à passer du rire aux larmes en une seconde. Reda Kateb qui prouve une fois de plus qu’il est l’un des plus grands acteurs français de sa génération. Céleste Brunnquell, LA révélation de cette série, qui m’avait déjà bluffé avec sa sublime prestation dans « Les éblouis » (que je vous invite à découvrir). Ce couple en crise incarné par un Pio Marmai dont le naturel n’a d’égal que la froideur, servant d’armure à sa compagne, Clemence Poésy. Et bien sûr, Frédéric Pierrot, avec sa voix chaleureuse et rassurante, mais aussi ses subtils changements de jeu en fonction de ses patients. Sans oublier une Carole Bouquet impassible et glaçante, parfaite de son rôle de contrôleuse. Etant un huit clos, la mise en scène se concentrera sur les bases du cinéma : le champs, contre champs, l’exploitant à merveille pour retranscrire les réactions des personnages. Chaque silence, chaque regard en dira souvent plus que le moindre mot. Une musique discrète, mais redoutablement efficace, viendra ponctuer les émotions ressenties. Alors oui, il y a 35 épisodes… Et pourtant on se surprend à les enchainer, à devenir accro... Les dialogues sont savoureux, millimétrés, il n’y a pas un mot de trop. Alors oui, la série peut sembler élitiste… Et pourtant elle est profondément humaine et les traumas abordés par les patients finiront souvent par nous parler, de près ou de loin. Bref, une série originale, enrichissante, touchant l’intime avec justesse, jetant un regard sur l’état de notre société, sur la vie, sur les autres, mais avant tout sur soi-même… Et la bonne nouvelle, c’est que la série est intégralement disponible sur le site arte.tv, donc aucune excuse pour ne pas découvrir ce petit bijou télévisuel. Partager

  • Le OFF 2026 baisse le rideau…

    Découvrez mon BILAN OFF 2026 du Festival OFF d'Avignon BILAN OFF 2026 Le OFF 2026 baisse le rideau… Une nouvelle fois, cet événement qui est clairement le moment que j’attends le plus chaque année aura tenu toutes ses promesses . Je voulais déjà prendre un instant pour remercier toutes celles et ceux qui me suivent . C’est extrêmement motivant de voir que mes avis peuvent aider certains à choisir leurs spectacles. Et c’est toujours un vrai plaisir de recevoir vos messages de remerciement. Cette saison, vous avez offert une visibilité assez folle au site, avec plus de 15 000 visiteurs uniques. Cette année encore, j’ai eu la chance de vivre cette aventure avec une intensité particulière, en découvrant 61 spectacles . Forcément, dans un programme aussi riche et avec près de 1800 propositions, toutes les découvertes ne peuvent pas être au même niveau. Il y a forcément eu quelques déceptions, comme dans toute aventure artistique, mais j’ai fait le choix de ne pas les aborder sur le site. L’idée n’est pas de pointer du doigt, mais avant tout de partager mes émotions, mes découvertes et les spectacles qui m’ont marqué . Le Festival OFF d’Avignon, ce n’est évidemment pas seulement des spectacles. Ce sont aussi ces heures à flâner dans les rues, à se laisser happer par les artistes qui interpellent les passants, ces moments d’échanges avec d’autres festivaliers sur les terrasses ou dans les files d’attente, ces discussions passionnées où chacun défend son coup de cœur comme le plus beau spectacle du monde. Ce sont aussi ces journées découvertes que j’organise chaque année, avec ce plaisir immense de voir revenir certaines personnes d’une édition à l’autre. Se dire que cette passion peut donner envie à d’autres de revenir pousser les portes des salles est probablement ma plus belle récompense . C’est d’ailleurs toute la raison d’être de ce site : partager, transmettre, donner envie. Une passion qui crée des moments d’échanges savoureux, comme avec cette spectatrice lambda devenue au fil des années une véritable partenaire de festival. L’organisation de nos plannings, nos débats, nos tentatives respectives de convaincre l’autre de découvrir nos coups de cœur… sont devenus un véritable rituel de ce OFF. Et cette édition avait quelque chose de particulier, presque paradoxal. Dans un contexte où le spectacle vivant traverse des périodes d’inquiétude, où les artistes s’interrogent sur l’avenir de leur métier, et malgré une canicule qui a rendu certaines journées particulièrement éprouvantes, quel bonheur de voir que les spectateurs étaient au rendez-vous . Avec près de 1800 spectacles proposés, le défi est plus immense que jamais pour les artistes. Comment émerger dans cette profusion ? Comment convaincre un festivalier de pousser la porte d’une salle plutôt qu’une autre ? Comment faire exister une création au milieu de milliers d’autres ? Cette édition aura été pleine de contrastes. L’après-midi, sous une chaleur suffocante, les rues semblaient parfois moins animées. Mais derrière les portes des théâtres, les salles étaient bien remplies. Le public était là, curieux, avide de découvertes et prêt à se laisser surprendre . Après une édition 2025 assez exceptionnelle, marquée par les succès de nombreuses grosses productions qui ont ensuite brillé aux Molières — comme Le Procès d’une vie , Le Chant des Lions , Made in France , Fin, fin et fin ou encore Le Dernier Cèdre du Liban — certaines de ces réussites ont naturellement été prolongées cette année. Une situation qui a forcément laissé moins de place aux autres spectacles. Mais heureusement, le OFF reste avant tout le royaume des découvertes. Et cette année encore, j’ai trouvé plusieurs pépites que je n’avais absolument pas vu venir. Le premier choc est arrivé dès le début avec Badjens . Premier spectacle découvert, premier immense bouleversement. Un spectacle engagé d’une puissance rare qui restera certainement comme l’un des grands moments de mon OFF. Par la force du texte, l’incarnation saisissante d’Alice Rahimi, l’esthétique impressionnante et ces moments musicaux mêlant chants iraniens et sonorités électro-rock, le spectacle provoque un véritable électrochoc. Cette édition aura aussi été celle des confirmations. Avec Olympe(s) , Rachel Arditi et Justine Heynemann, déjà remarquées avec Punk(e)s , repoussent encore les limites. Elles pulvérisent les codes pour proposer un spectacle hors norme, mélangeant théâtre, concert, humour et engagement politique dans un tourbillon d’énergie absolument démesuré. Chimère , de Frédérique Voruz, aura confirmé tout le bien que je pensais d’elle après Le Grand Jour . Elle réussit une nouvelle fois à créer un spectacle d’une immense force émotionnelle, avec une maîtrise impressionnante des ruptures de tons et du mélange des genres. Juste Irena restera comme un choc visuel majeur. Une inventivité débordante qui réussit l’exploit de raconter, avec un regard d’enfant, un sujet aussi lourd que la libération de 2500 enfants du ghetto de Varsovie. Autres spectacles pour enfants, Fabuleux et Sucrer les fraises m’auront également touché par leur poésie et ces instants suspendus qu’ils réussissent à créer. En parlant de beauté pure, difficile de ne pas citer Juliette et Roméo . Une relecture dansée de la tragédie de Shakespeare qui place la barre très haut et qui m’a offert probablement l’un des plus beaux ballets que j’ai vus au OFF. Et puis il y a eu ces spectacles découverts sans rien en attendre et qui, au détour d’une représentation, réussissent à vous bouleverser. Fake et Diabolo Menthe auront été ces deux immenses surprises émotionnelles : deux spectacles qui m’ont cueilli là où je ne les attendais pas et qui m’ont littéralement transpercé le cœur par leur sincérité, leur humanité et la puissance de ce qu’ils racontent. Comment ne pas citer également J’ai besoin d’air, c’est pour ça que je fume Clémence de Vimal réussit l’exploit de transformer une histoire profondément intime en un moment où l’humour, le décalage et l’émotion se répondent avec une justesse bouleversante. Cette édition m’a aussi marqué par l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes qui semblent assurer la relève. Les troupes de La Vague et Les Glaces ont proposé deux spectacles dont la puissance du message n’a d’égal que la maîtrise de la mise en scène et de l’interprétation. Fêlures , aussi inventif que drôle, donne quant à lui très envie de suivre la suite du travail d’Anthony Dubos. Et puis il y aura eu une découverte qui m’a particulièrement marqué : Marjorie Dubus, véritable révélation de ce OFF. Sa fougue et son énergie débordante dans Louison et Monsieur Molière m’auront bluffé, portée par une première mise en scène particulièrement maîtrisée d’Axelle Masliah. Alors oui, le OFF 2026 se termine. Mais il laisse derrière lui des souvenirs, des émotions, des rencontres et cette envie toujours intacte de recommencer l’année prochaine. Parce qu’au fond, c’est ça le Festival OFF : une immense aventure humaine où l’on vient chercher des spectacles… et où l’on repart surtout avec des histoires, des visages et des moments que l’on n’oubliera pas.

  • Un roller coaster coréen qui met Hollywood à l'amende !

    Découvrez notre critique du film HOPE . Un roller coaster coréen qui met Hollywood à l'amende ! HOPE ❤️❤️❤️❤️ Un roller coaster coréen qui met Hollywood à l'amende ! Après The Chaser , The Murderer et le fabuleux The Strangers , Na Hong-jin nous aura fait attendre dix ans avant de revenir derrière la caméra. Dix longues années pour nous offrir Hope . Et clairement, l'attente en valait la peine ! Je suis allé voir le film sans rien en savoir et je ne peux que vous conseiller d'en faire autant. Les bandes-annonces dévoilent beaucoup trop de choses et gâchent une bonne partie du plaisir. Car avec Hope , Na Hong-jin m'a embarqué dans un véritable roller coaster dont je suis ressorti bluffé. Un conseil : laissez-vous surprendre et ne cherchez pas à en savoir davantage avant la séance ! La première heure vaut à elle seule le déplacement. J'ai retrouvé avec un immense plaisir tout ce qui fait la force du réalisateur : des cadres millimétrés, des mouvements de caméra virtuoses et une montée en tension permanente. Dans un décor naturel qui devient progressivement le théâtre d'un chaos absolument hallucinant, il joue avec une habileté redoutable du hors-champ, gardant sa créature invisible pour mieux nourrir nos craintes. Plutôt que de tout montrer, il laisse notre imagination faire le travail. Le résultat est proprement bluffant. Cette première heure constitue un véritable chef-d'œuvre du genre, d'une maîtrise absolue, qui rappelle à quel point Na Hong-jin sait faire du cinéma. Mais Hope ne s'arrête pas là et arrive régulièrement à nous surprendre en enchaînant les scènes spectaculaires avec une générosité qui force le respect. Le film devient alors une véritable décharge d'adrénaline, multipliant les moments de tension et les séquences d'action. Comme souvent dans le cinéma coréen, et plus encore chez Na Hong-jin, le mélange des genres part dans tous les sens . L'humour est omniprésent, aussi bien à travers des scènes de comique de situation que par l'intermédiaire de personnages qui sont de véritables anti-héros, souvent maladroits et complètement dépassés par les événements. Le burlesque côtoie des situations qui flirtent parfois avec le grotesque, sans jamais empêcher le film de nous en mettre plein les yeux. C'est absurde, déjanté et parfois franchement hilarant. Na Hong-jin ose tout et pousse les curseurs toujours plus loin pour nous offrir un spectacle aussi généreux qu'imprévisible. Tout n'est évidemment pas parfait. On ne retiendra pas Hope pour son scénario , même si son final se révèle bien plus malin qu'on pourrait le croire. Les personnages manquent de profondeur et leur développement ne permet jamais de créer un véritable attachement. Quant aux effets numériques, certains sont franchement discutables et viennent parfois briser l'immersion. Heureusement, le chaos qui envahit les décors naturels et l’ampleur des scènes qui s'y déroulent compensent largement ces faiblesses. Le film a également tendance à tirer un peu sur la corde. Certaines séquences d'action s'étirent inutilement et finissent par se répéter, au risque d'émousser l'efficacité d'un spectacle pourtant régulièrement impressionnant. Malgré ces quelques longueurs, je ne me suis jamais ennuyé. Et quand on voit ce que Na Hong-jin est capable de faire avec sa caméra, difficile de lui reprocher de vouloir en faire toujours plus. Dix ans après The Strangers , Na Hong-jin revient donc avec un film imparfait, parfois bancal, mais d'une ambition et d’une originalité assez folles . Ses effets numériques discutables et ses quelques longueurs ne suffisent pas à faire oublier la virtuosité de sa mise en scène. Car en matière de spectacle, Hope met à l'amende la plupart des blockbusters hollywoodiens. Voilà un film qui prend des risques, refuse de rentrer dans les cases et nous rappelle à quel point le cinéma peut encore nous surprendre . Et rien que pour ça, le détour en salle s'impose . Partager

  • Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur…

    Découvrez notre critique du film VICE VERSA 2 . Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur… VICE VERSA 2 ❤️❤️❤️ Il manque une émotion : celle ressentie par le spectateur… Bon, à l’annonce du projet, j’avais un peu peur, car après COCO (chef d’œuvre absolu), VICE VERSA est certainement mon Pixar préféré (et le studio a produit une palanquée de films que je considère comme de véritables pépites…). Alors visuellement, il n’y a rien à redire, c’est somptueux. Que ce soient les textures, les animations ou les détails, c’est du grand art. Et même si la surprise de l’univers n’est plus là, on en prend plein les yeux. Puis le film est toujours aussi dynamique et enchaine les blagues à chaque plan. Bref on ne s’ennuie pas, et il y a même de brillantes idées, comme la scène du coffre-fort. Alors, oui la grande idée du film, teasée à la fin du premier opus, est de faire entrer notre héroïne dans la puberté, et dans un premier temps, c’est efficace et très prometteur, mais le soufflet retombe très vite… Pour moi, il y a un véritable souci d’écriture, surtout venant d’un studio dont la grande force a souvent été la subtilité de ses scénarios. D’autant plus que dans les grandes lignes, ça reprend un peu le principe du film précédent… Déjà, au niveau des enjeux, on est loiiiiiiiiiiiin du premier épisode, l'histoire se limitant ici à un week-end de stage de hockey où Riley va espérer marquer des buts pour impressionner la coach (le pire c’est que j’exagère à peine…). Même si ça reste un film destiné avant tout aux enfants, le studio nous a habitué a tellement plus de profondeur, et l’adolescence aurait pu être un terrain de jeu assez dingue… Le film aborde pourtant de nouvelles thématiques, comme l’estime de soi et le fait d’accepter se défauts, mais le traitement reste assez superficiel à mon sens... Et pour ce qui concerne la gestion des émotions, ce n’est pas mieux. Même s’il y en a de nouvelles qui rentrent dans l’aventure, elles sont tellement mal exploitées… Bon, il y a quand même Anxiété qui vole presque la vedette en étant un antagoniste qui cherche à faire le bien, mais les autres se limitent quasiment à de la figuration. Et le film va finalement se consacrer principalement à notre bande des débuts, sans y apporter de réelles évolutions. De même , il y a beaucoup moins de connexions entre le monde extérieur et ce qui se passe dans le cerveau de l'adolescente, mis à part dans son final plutôt efficace, qui est certes un peu facile, mais vient chercher la petite larme… Encore une fois, même si la déception est clairement là, ça reste assez rythmé pour qu’on ne s’ennuie pas, mais je trouve que Pixar a joué la carte de la facilité… Partager

  • La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire J’AURAIS VOULU ÊTRE JEFF BEZOS ❤️❤️❤️💛 La troupe P4 vous livre une comédie satirique jubilatoire Au centre du plateau, un cercle lumineux évoque une piste de cirque, avec en toile de fond une entrée des artistes : le ton est donné. Et à juste titre, car la troupe P4 nous entraîne dans un véritable cabaret satirique où se mêlent théâtre, musique, et irrévérence, pour interroger avec mordant la figure de Jeff Bezos et l’empire Amazon. Dès l’ouverture, on est cueilli par des alexandrins dignes du Misanthrope , avant d’être propulsés dans un tourbillon de styles : vaudeville, émission de télé, rap, monologue tragique... Chaque saynète adopte un ton différent, mais toutes partagent un rythme effréné et une inventivité débordante. Le résultat ? Un joyeux chaos aussi drôle que percutant, qui pousse chaque situation à son extrême avec un humour souvent ravageur. Mais derrière la folie apparente, le propos est clair. Le spectacle dénonce la suprématie d’Amazon, l’uniformisation du commerce, la course au profit et la mégalomanie de son fondateur. Pourtant, la pièce évite la caricature facile : elle reconnaît aussi les zones grises, les avantages du système, et interroge sans juger. Les cinq comédiens, tous excellents, incarnent tour à tour Jeff Bezos, consommateurs, livreurs, ou cadres d’entreprise, avec une énergie et un engagement impressionnants. Même si certains passages se révèlent moins percutants que d’autres, l’ensemble tient en haleine jusqu’au bout. Une proposition théâtrale originale, vivifiante, qui fait rire autant qu’elle dérange. Un excellent moyen de clore une soirée, en riant, certes, mais aussi en repensant notre façon de consommer. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet.

    Découvrez notre critique du film SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY . Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY ❤️❤️❤️❤️ Plus intime, plus sombre, plus humain : Spider-Man tisse sa toile au sommet. Même si je trouve que Tom Holland incarne aujourd’hui parfaitement le héros le plus populaire de Marvel, je dois bien avouer ne jamais avoir été réellement emporté par les précédents films . Les deux premiers se contentaient d’être tout juste divertissants, tandis que No Way Home m’était apparu comme une véritable purge, noyée sous un fan service aussi lourd que facile. Reste que ce dernier se concluait sur une idée brillante : faire disparaître Peter Parker de la mémoire du monde entier, offrant au personnage une page blanche aussi audacieuse que prometteuse. Brand New Day surprend alors en prenant un virage radical, pour finalement nous proposer un film étonnamment intime … mais aussi beaucoup plus sombre qu’à l’accoutumée. Car oui, les films Spider-Man ne sont jamais aussi bons que lorsqu’ils se recentrent sur Peter Parker : ses doutes, ses failles, sa culpabilité et surtout sa solitude. Et c’est précisément là que le film trouve sa plus grande force. Le long-métrage se libère également du multivers dans lequel Marvel semblait s’être enlisé, pour proposer un épisode beaucoup plus indépendant, et surtout particulièrement maîtrisé. La dramaturgie étonne par sa justesse, et l’impact émotionnel frappe par une puissance que l’on n’attendait plus forcément du MCU . Au cœur de ce récit, la relation entre Peter Parker et MJ s’impose comme l’un des piliers émotionnels du film . La où on aurait pu craindre qu’elle tombe dans la facilité, elle au contraire éblouissante de sincérité. Le lien qui unit Zendaya et Tom Holland transperce littéralement l’écran, et apporte une humanité bouleversante à l’ensemble. Le film surprend d’ailleurs régulièrement par ses nombreux twists, qui viennent relancer le récit à plusieurs reprises. Là où l’on pense parfois deviner sa trajectoire, il bifurque, déjoue les attentes et maintient une tension constante, jusqu’à un dernier acte qui ose prendre une direction inattendue . On dit souvent qu’un bon film de super-héros repose avant tout sur un bon antagoniste. Sans en révéler l’identité, celui-ci s’impose ici comme l’un des plus travaillés de l’univers Marvel, au point de presque voler la vedette . Certainement la plus grande réussite du film. Mais que les amateurs de spectacle se rassurent : malgré cette approche plus introspective, le film n’oublie jamais d’être un grand divertissement . Les scènes d’action sont jouissives, et Destin Daniel Cretton propose régulièrement des idées de mise en scène inventives, notamment dans l’utilisation des pouvoirs de son antagoniste. Le choix de ne pas céder entièrement au tout numérique, en privilégiant des effets pratiques, rend l’ensemble étonnamment palpable. À cela s’ajoute une excellente gestion de l’espace, qui rend chaque affrontement lisible et impactant . Et quel plaisir de retrouver Spider-Man au cœur de New York, renouant avec ces moments de voltige grisants entre les immeubles , tout en replaçant les habitants de la mégapole au centre du chaos. La ville redevient un véritable terrain de jeu… et d’enjeu. L’humour, souvent problématique dans les dernières productions Marvel, est ici bien mieux dosé. Certes, Spider-Man oblige, les blagues sont présentes, notamment en plein cœur de l’action, mais elles ne viennent jamais désamorcer une scène dramatique ou casser une émotion. Un équilibre parfaitement maitrisé qui devient même une grande force du film . Malgré toutes ses qualités, le film n’est pas exempt de défauts. On pourra lui reprocher un certain côté bavard, qui, paradoxalement, limite le nombre de grandes scènes d’action. Car si celles-ci sont spectaculaires, on aurait justement aimé qu’elles soient plus nombreuses. Reste que Brand New Day s’impose comme l’une des plus belles réussites récentes du MCU . Probablement son meilleur film depuis Avengers: Endgame , avec Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 . Un film qui fait évoluer ses personnages, redonne du souffle à la franchise… et donne surtout envie de découvrir la suite. Partager

  • L'ASTRONAUTE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film L'ASTRONAUTE . L'ASTRONAUTE ❤️❤️❤️ Un petit groupe décide d'accomplir le premier vol spatial habité amateur... Malgré un synopsis aussi improbable, la magie du cinéma opère et arrive à nous faire croire en l'impossible et à nous offrir une ode sur l'accomplissement des rêves. C'est anti-spectaculaire et parfois un peu naïf, mais j'ai fini par me laisser porter par cette fable, sublimée par une partition musicale envoûtante, jusqu'à un final d'une immense poésie. Partager

  • Une claque silencieuse qui résonne longtemps.

    Découvrez notre critique de la série QUERER Une claque silencieuse qui résonne longtemps. QUERER ❤️❤️❤️❤️❤️ Une claque silencieuse qui résonne longtemps. Avec Querer , on est face à une œuvre d’une puissance rare, qui s’attaque à un sujet extrêmement sensible : l’emprise et le viol conjugal. Sans jamais chercher le choc frontal, Alauda Ruiz de Azúa installe un malaise diffus, profondément réaliste. La mise en scène est d’une sobriété impressionnante, sans jamais atténuer le côté coup de poing de la série. Ici, la violence n’est jamais montrée : elle est ressentie, suggérée, intériorisée, et n’existe frontalement que dans les témoignages. C’est précisément ce qui la rend si troublante et lui donne une épaisseur remarquable. On suit une femme qui parvient, après des années, à surmonter la peur pour fuir. Ce basculement est traité avec une grande finesse : il n’y a rien de spectaculaire, seulement un lent processus intérieur, fait de peur, de doute, puis de courage. Et la série ne s’arrête pas là : elle montre avec une grande lucidité l’épreuve que représente la procédure judiciaire, froide, éprouvante, où la parole de la victime est constamment mise à l’épreuve. Mais Querer va plus loin en refusant toute lecture simpliste. Elle évolue en permanence dans une zone grise dérangeante, donnant à entendre la parole de la victime, mais aussi celle du mari, qui affirme ne pas comprendre ce qu’on lui reproche. Ce choix narratif évite tout manichéisme : on ne regarde pas un “monstre” face à une “victime parfaite”, mais un couple enfermé dans une perception radicalement différente de la réalité. Cela met en lumière un point essentiel : dans ces situations, la violence peut être invisible, banalisée, parfois même niée par celui qui l’exerce. Même les choix de noms et de titres participent à cette lecture. Le prénom de l’héroïne, Miren (“regarde” en espagnol), agit comme une injonction adressée au spectateur : ouvrir les yeux sur une réalité encore largement incomprise ou minimisée. Quant au titre Querer , il porte un double sens fort : “aimer” et “vouloir”. Deux verbes qui résument à eux seuls l’ambiguïté du couple, entre affection revendiquée et désir imposé, comme si la série interrogeait en permanence la frontière entre les deux. La série s’attarde aussi, avec la même justesse, sur la façon dont ce drame fait voler en éclats la cellule familiale. Les enfants ne sont pas de simples témoins : ils sont pris dans un conflit de loyauté, tiraillés entre leurs parents. Là encore, rien n’est simplifié. La série montre comment certains schémas peuvent se reproduire, suggérant une forme d’hérédité dans les comportements masculins, sans jamais enfermer ses personnages dans des rôles figés. Cette absence de jugement rappelle d’ailleurs le travail déjà amorcé par la réalisatrice dans son impressionnant premier film, Les dimanches , où les relations familiales étaient observées avec la même nuance. Au cœur du dispositif, Nagore Aranburu livre une performance saisissante, tout en retenue. Elle porte la série avec une économie de mots impressionnante : une grande partie des émotions passe par le regard, les silences, les hésitations. Sa relation avec ses enfants est particulièrement touchante, faite de protection, de fragilité et d’une douleur contenue. On peut aussi rapprocher Querer de la série Adolescence dans sa manière de questionner la construction des rapports hommes-femmes et la transmission de certains comportements. Dans les deux cas, il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais de comprendre comment ces mécanismes s’installent, et d’ouvrir les yeux des spectateurs. Parce qu’on connaît tous, de près ou de loin, quelqu’un qui est concerné, Querer est une série essentielle qui poursuit un double objectif. D’un côté, elle cherche à donner du courage à celles qui subissent, en montrant que franchir le pas est possible, même si le chemin est difficile. De l’autre, elle tend un miroir à certains hommes, qui peuvent se reconnaître, ou être déstabilisés, en réalisant que des comportements qu’ils ne perçoivent pas comme violents peuvent l’être. C’est sans doute là que réside la force de la série : ne jamais asséner de vérité simple, mais obliger chacun à regarder, à douter, et peut-être à comprendre. Disponible sur ArteTV jusqu’au 19 juin, c’est un bijou télévisuel à découvrir absolument. Partager

  • Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan…

    Découvrez notre critique du film CHIEN 51 . Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan… CHIEN 51 ❤️❤️💛 Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan… Avec CHIEN 51, Cédric Jimenez quitte le polar réaliste pour s’aventurer sur le terrain de la dystopie futuriste. Le réalisateur nous invite dans un Paris fragmenté en zones, rongé par la violence et régi par l’intelligence artificielle. L’ambition est évidente, et visuellement, l’entreprise force le respect. Dès les premières minutes, le film impose une atmosphère dense et crédible. Jimenez démontre une nouvelle fois son sens du rythme et du cadrage : les scènes d’action sont nerveuses, parfaitement chorégraphiées et d’une efficacité redoutable. L’univers visuel, entre violence urbaine et hyper-technologie, séduit par sa cohérence et sa richesse esthétique. Sur la forme, CHIEN 51 est une vraie réussite. Mais une fois passée la fascination initiale, le récit dévoile vite ses failles. L’adaptation du roman de Laurent Gaudé se réduit à une enquête policière convenue, engluée dans les clichés du genre. Les rebondissements sont téléphonés, et la portée politique ou philosophique du propos reste en surface. Pire, son twist final déconcertant va même à l’encontre du propos du film… Jimenez, qui n’avait pas hésité à prendre des libertés d’écriture avec BAC NORD ou NOVEMBRE , aurait peut-être gagné à s’émanciper davantage du matériau d’origine. Le casting XXL promettait beaucoup, mais le résultat déçoit. Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos peinent à donner chair à des personnages sous-écrits. Leur duo, censé incarner la tension émotionnelle du film, ne fonctionne pas. L’alchimie paraît forcée, leur relation sonne étrangement faux et laisse même place à un certain malaise par moments. Autour d’eux, Romain Duris, Louis Garrel, Valeria Bruni Tedeschi et Artus font de la figuration de luxe, dans des rôles à peine esquissés. Au final, CHIEN 51 s’impose comme un spectacle visuel percutant mais narrativement bancal. Jimenez sait filmer la tension, le chaos, la vitesse, mais le tout manque cruellement de profondeur. Comme MISSION IMPOSSIBLE 8 et F1, sortis cet été, le film impressionne visuellement mais le temps semble long entre deux scènes d’action. Heureusement, contrairement aux deux autres, sa courte durée empêche l’ennui total. On en ressort avec quelques images marquantes, l’impression d’avoir vu un bel objet de cinéma… mais aussi le goût amer d’un film qui aurait pu être grand, et se contente d’être spectaculaire. Partager

  • Un chef d’œuvre d’animation made in France

    Découvrez notre critique de la série ARCANE Un chef d’œuvre d’animation made in France ARCANE ❤️❤️❤️❤️❤️ Un chef d’œuvre d’animation made in France ARCANE vient de se terminer sur Netflix et il serait vraiment regrettable de passer à côté de ce petit bijou qui pourrait bien être la meilleure chose que la plateforme nous ait offerte. Le studio français Fortiche nous livre un chef-d’œuvre de l’animation, à la fois visuel et narratif, et prouve une nouvelle fois à quel point la France excelle dans ce domaine. Alors, je vous le concède, la série est l’adaptation d’un jeu vidéo, et ça peut faire très peur. Mais League of Legends, dont est tirée l’histoire, n’est pas un jeu scénarisé, ce qui a permis aux créateurs de la série d’avoir une immense liberté qu’ils ont admirablement exploitée. On va commencer par l’évidence même : visuellement, c’est grandiose et va même enterrer la plupart des productions cinématographiques actuelles. Le studio apporte à son animé une patte graphique unique, avec un rendu peinture 2D créant des tableaux animés où chaque plan est un chef-d'œuvre. L’animation, par moments, multiplie les styles graphiques et brille constamment par ses idées de mise en scène. Rien que les génériques des saisons 1 et 2 sont des petits bijoux au point d’être parmi les plus marquants de ces dernières années, avec ceux de GoT ou SERVERANCE. La direction artistique est époustouflante : les personnages, les décors rétrofuturistes et le déluge de couleurs plongent le spectateur dans un univers fascinant, et lui permettent d'en prendre constamment plein les yeux. D’autant plus que la fluidité de l’animation, son dynamisme et son sens du cadre sont exemplaires et viennent enfoncer le clou. Il y a énormément de scène d’action et à chaque fois c’est le même constat : on est bluffé par ces séquences, par leur mise en scène et leur dynamisme, gardant une lisibilité constante de l’action. C’est du grand art et ça ridiculise la plupart des blockbusters que l’on peut voir au cinéma. La musique est extrêmement présente et offre quelques séquences dignes de véritables clips musicaux. Le récit étant condensé en 18 épisodes, ces clips, en plus d’être inventifs et extrêmement bien réalisés, ont souvent l’avantage d’illustrer de la plus belle des façons les ellipses temporelles ou d’accentuer l’émotion. Je pense notamment à ce combat entremêlant passé et présent : une séquence où musique et animation s’unissent pour un résultat saisissant. Certes, ce n’est pas un procédé des plus subtils, mais à l’image de la série, il est d’une efficacité redoutable. Mais ARCANE est loin de se limiter à une claque visuelle et son plus grand atout est clairement son écriture. La série aborde de nombreux thèmes, comme les inégalités sociales, la dualité entre progrès et destruction, la famille, la vengeance, le pouvoir, et la quête d’identité… Et quand la magie vient mettre son grain de sel, la série part assez loin mais ne perd jamais son spectateur, retombant constamment sur ses pattes tout en apportant une profondeur insoupçonnée à son récit. Mais surtout son écriture n’est jamais manichéenne. La frontière entre le bien et le mal a même rarement été aussi faible. Et si elle fonctionne aussi bien, c’est qu’elle est constamment centrée sur ses personnages. Et là, on touche au détail qui fait qu’ARCANE approche de la perfection : ses personnages. La série excelle dans l’écriture de ces derniers, grâce à une approche subtile et empathique, qui évite les stéréotypes tout en explorant des thèmes profonds et intemporels. Leurs designs leur confèrent un charisme instantané, mais ce sont surtout leurs liens, leur profondeur psychologique et leur évolution qui marquent les spectateurs. Chaque protagoniste possède des motivations, des failles et des dilemmes qui les rendent denses, crédibles et attachants. L'engagement émotionnel des spectateurs est le résultat direct de cette qualité d'écriture. Les interactions entre les personnages deviennent le moteur narratif de l’histoire, enrichissant l'intrigue tout en explorant des relations intenses et parfois déchirantes. Et même si les deux sœurs sont au cœur du récit, l’écriture n’oublie pas de développer les personnages secondaires, leur offrant des arcs narratifs cruciaux pour l’intrigue. Chaque personnage aura son moment de gloire et contribuera activement à l’histoire, jusqu’à cet épisode final tout simplement dantesque. Il faut également souligner la qualité des doublages et celle de la dramaturgie. Malgré le nombre de personnages et la durée limitée de la série, Arcane parvient à enchaîner des scènes d’une puissance émotionnelle rare. Mais forcément, si on ne devait retenir qu’un seul personnage, ce serait évidement Jynx. Elle devient instantanément culte grâce à son charisme, sa complexité et son rôle central. Elle est bien souvent à l’origine des moments les plus mémorables de la série. Après, en chipotant un peu, j’aurais tout de même de petites réserves. La saison 2, bien que passionnante, complexifie parfois l'intrigue avec des arcs narratifs supplémentaires qui alourdissent légèrement le récit déjà dense. Même si cela semble préparer le terrain pour de probables spin-off, l’histoire aurait peut-être gagné en impact en condensant son intrigue. De plus, un virage prometteur pris pour le développement d'un personnage au début de la saison 2 n’est finalement pas exploité. C’est dommage, car cet arc aurait pu être fascinant, tant sur le plan politique que dramaturgique. Vous l’aurez compris, ARCANE est pour moi un chef-d’œuvre comme la télévision en propose rarement. Cette série témoigne du savoir-faire exceptionnel du studio Fortiche et place l’animation française au sommet. Que vous soyez fan de jeux vidéo ou non, Arcane est une expérience à ne pas manquer. Partager

  • LE PETIT COIFFEUR critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE PETIT COIFFEUR LE PETIT COIFFEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Quand on rentre dans la salle, une première chose impressionne, le sublime décor nous immergeant dans cet appartement (et ce salon de coiffure) d'après guerre. Juin 1944, Chartres vient tout juste d'être libéré. Dans la famille Giraud, on est coiffeur de père en fils. Suite à la mort de son père, Pierre et sa mère reprennent le salon de coiffure familial. Lise, institutrice du village, va entrer dans leur vie et viendra la chambouler... La pièce commence comme une comédie romantique légère, mais comme à son habitude Jean-Philippe Daguerre mélangera les genres et elle se transformera vite en tragédie poignante. L'enchainement de courtes scènes apporte du rythme et mêlera la grande histoire et cette histoire d'amour. Il y sera question d'une page sombre de l'histoire, avec le comportement aveugle de certains français suite à la libération, d'amour maternel, de pardon... Autant de sujets traités avec énormément de justesse grâce à un texte admirable. Daguerre offre une part belle aux femmes qui sont au cœur de cette pièce. Brigitte Faure impressionne par son jeu, comme lors de ce monologue qui, devant la puissance de son jeu, laissera sans voix, aussi bien son interlocuteur que le public. Charlotte Matzneff, avec un personnage ambiguë, prouve l’étendue de son talent, et vient nous toucher en plein cœur, après nous avoir fait rire dans "Adieu monsieur Haffmann". Mais clairement, le personnage qui marquera le public, sera Jean, le frère du coiffeur, littéralement attachant, grâce au jeu tout en finesse d'Arnaud Dupont, et qui apportera une touche de poésie. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • L’amitié plus forte que le deuil

    Découvrez notre critique du film A BICYCLETTE . L’amitié plus forte que le deuil A BICYCLETTE ❤️❤️❤️❤️💛 L’amitié plus forte que le deuil Un an après le suicide de son fils, Mathias Mlekuz décide de refaire le voyage à vélo qui avait amené ce dernier à Istanbul. Lorsqu’il propose à son meilleur ami, Philippe Rebbot, de partir l’accompagner dans ce road trip, celui-ci accepte mais lui propose de faire de ce périple un film. Sans scénario et avec une équipe technique réduite, ils se lancent dans ce projet improbable, laissant une large place à l’improvisation. Ce choix donne au film des airs de documentaire, renforçant ainsi sa spontanéité et l’authenticité des émotions qui traversent l’écran. Car évidement, vu le sujet, cette quête intime touche inévitablement en plein cœur. Pourtant, si ce road movie va vous faire verser quelques larmes, c’est aussi qu’il est drôle à pleurer. Le film va offrir quelques passages hilarants, comme ce séjour en AirB&B à mourir de rire. A BICYCLETTE est un véritable ovni cinématographique, en roue libre, où les ruptures de ton sont maîtrisées à la perfection. Mais surtout, ce film est une magnifique leçon d’amitié, profondément humaine. Le lien qui unit les deux protagonistes explose à l’écran, porté par des échanges savoureux : confidences, rires, discussions philosophiques ou disputes, tout sonne juste. Il est presque impossible de distinguer ce qui a été écrit de ce qui a été capté sur le vif. La sincérité et la spontanéité emportent tout, transformant une douleur personnelle en une émotion universelle. Sans jamais sombrer dans le moralisme, A BICYCLETTE montre comment une tragédie peut donner naissance à un vibrant hymne à la vie. Ce duo nous offre un film aussi improbable que bouleversant, d’une intensité rare. Un coup de cœur absolu en ce début d’année. Partager

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