top of page

602 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Critique de AFTERSUN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film AFTERSUN . AFTERSUN ❤️❤️ Alors oui, la relation père-fille fonctionne, ça joue même très bien (la gamine est fabuleuse), c'est plutôt bien filmé, avec sensibilité et il y a une vraie mélancolie qui se dégage de l'ensemble... Mais, faut bien admettre qu'il ne se passe pas grand chose, et que Charlotte Wells, même si elle a un vrai sens du cadre, se regarde parfois le nombril, en filmant de loooooooooong plans plus prétentieux qu'utiles... Même si le film a réussi à me chopper à de rares moments, je n'ai jamais réussi à réellement rentrer dedans et c'est souvent l'ennui qui aura pris le dessus... Partager

  • Critique de EN CORPS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film EN CORPS . EN CORPS ❤️❤️❤️❤️ Décidément Klapisch n'a pas son pareil pour ce qui est de filmer les relations humaines. Après une ouverture somptueuse, qui nous plonge au coeur des coulisses d'un ballet, il va faire passer son film du drame à un véritable feelgood movie. Toute sa troupe d'acteurs est dirigée à la perfection et on y croit. On a l'impression d'être une petite souris qui partage ces moments avec des personnages dont l'osmose semble tellement naturel. Tu sens que tout le monde prend plaisir et joue avec sincérité et ils transmettent ça au spectateur qui ressort de la salle le sourire au lèvres. Car oui, cette histoire de résilience et de persévérance est traversée par une vague de positivisme. Et c'est souvent drôle, certaines scènes sont même hilarantes (de ce côté là Marmaï et Civil nous régalent). Klapisch nous livre un sublime hymne à la danse, qui est au centre de son film, et prouve qu'il en a encore sous le capot. Partager

  • Critique de LE LABYRINTHE DE PAN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film LE LABYRINTHE DE PAN . LE LABYRINTHE DE PAN ❤️❤️❤️❤️❤️ Voici un film qui a une place prédominante dans ma cinéphilie. C’est un chef d’œuvre d’une originalité folle de Guillermo Del Toro et de son univers si particulier. LE LABYTINTHE DE PAN est le mélange improbable à la fois d’un conte de fée fabuleux, d’un film d’horreur baroque, d’un drame puissant et d’un film de guerre. Del Toro ne privilégie pas un genre au détriment de l’autre, mais marie à merveille leurs codes pour nous livrer une œuvre unique. Comme à son habitude, il est obsédé par les monstres et propose un bestiaire impressionnant sorti tout droit d’un cauchemar. Mais chez lui la plus horrible créature n’est pas celle que l’on croit, mais bel et bien l’être humain, ici incarné par un Sergi Lopez terrifiant dans son rôle de capitaine Franquiste. Il y a un énorme travail de direction artistique afin de nous proposer un univers qui est constamment entre rêve et cauchemar. Il nous propose un film extrêmement dense, à la fois d’une violence crue et d’une grande sensibilité. Et surtout, la grande force de ce film, est que malgré l’horreur qu’elle véhicule, c’est d’une poésie impressionnante et une claque émotionnelle dévastatrice. Jusqu’à un final d’exception qui laissera le spectateur se faire sa propre opinion et le marquera immanquablement, comme sa musique aussi sublime qu’envoutante… Partager

  • Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps…

    Découvrez notre critique détaillée du film LA VENUE DE L’AVENIR . Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps… LA VENUE DE L’AVENIR ❤️❤️💛 Pas sûr que ça laisse une trace durable dans le temps… Dans son nouveau film, Cédric Klapisch mêle présent et passé à travers l’histoire de quatre cousins qui, en explorant la maison de famille, se lancent sur les traces d’une aïeule ayant vécu à la fin du XIXe siècle. Tandis qu’ils mettent à jour des souvenirs enfouis, le récit nous plonge en parallèle dans le destin de cette jeune femme découvrant un Paris en pleine révolution industrielle et culturelle. On retrouve les thèmes chers au réalisateur : la quête d’identité, la jeunesse, l’amitié, et surtout l’héritage. Ce dernier devient le véritable cœur du film, abordé sous l’angle du passage du temps, de la trace que l’on laisse, et de ce que nos choix transmettent aux générations suivantes. La reconstitution du Paris de 1895 est impressionnante, tant par ses décors que par ses costumes. Un soin particulier a été apporté aux transitions entre les époques, souvent très inspirées. C’est d’ailleurs toute la partie historique du film qui se révèle la plus captivante. Klapisch y rend un bel hommage aux arts visuels (peinture, photographie, et même aux prémices du cinéma) tout en esquissant un parallèle entre deux époques animées par la même obsession : celle de gagner du temps. Le casting, mélange des visages fidèles à Klapisch et d’autres, issus de la nouvelle génération. On pourrait s’étonner d’y voir autant « d’enfants de », mais ce choix est sans doute volontaire et entre en résonance avec le thème de l’héritage qui est au cœur du film. Mais, même si j’accorde pas mal de qualités au film, je reste malgré tout sur ma faim. Le film est un peu long par rapport à ce qu’il a à dire, et les deux lignes temporelles ont tendance à alourdir le récit. Ce récit choral, qui navigue entre deux temporalités, dilue parfois son propos et il en sort une difficulté à s’attacher aux personnages ou bien à s’immerger dans l’intrigue. Si le film possède un charme indéniable et quelques beaux moments d’émotion ou de légèreté, il souffre aussi de plusieurs clichés et d’une forme de naïveté qui empêchent une réelle implication du spectateur. Le jeu des acteurs, bien que solide, reste souvent dans une zone de confort, sans réelle surprise. Une mention spéciale néanmoins à Cécile de France, qui signe quelques-unes des scènes les plus drôles du film. Alors, oui, LA VENUE DE L’AVENIR a un certain charme et m’a parfois touché ou fait sourire. Mais l’ensemble est assez bancal et maladroit par moment. Je retiendrai tout de même quelques scènes fortes ou bien ce générique de fin… Partager

  • Critique de DANS SES YEUX – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film DANS SES YEUX . DANS SES YEUX ❤️❤️❤️❤️ 1974, Buenos Aires. Benjamin est obsédé par une enquête dont il était en charge 25 ans plus tôt et décide d’écrire un roman sur cette histoire. DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus. Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur. Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême. La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante. De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée. Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes. D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre… Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle. Partager

  • Critique de SIMPLE COMME SYLVAIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film SIMPLE COMME SYLVAIN . SIMPLE COMME SYLVAIN ❤️❤️❤️❤️💛 Donc, pour mon anniversaire, le cinéma m’a offert un IMMENSE coup de cœur venu droit du Québec. Sophia et Xavier, deux professeurs universitaires à Montréal, sont en couple depuis dix ans. Au fil des années, l’amour passionnel des débuts a laissé place à « autre chose », comme on dit… Quand elle rencontre Sylvain, « simple » charpentier, alors que le monde dans lequel ils vivent semble les oppose, c’est le coup de foudre. Sophia est donc professeur de philosophie, et ses cours sur l’amour seront même le fil rouge du film, chapitrant le récit avec les points de vue de grands philosophes, allant de Planton à Spinoza. Des cours qui seront toujours en concordance avec l’état actuel de Sophia. On est ainsi face à une comédie romantique d’une profondeur assez déconcertante. Le film est souvent très drôle, avec notamment une critique jubilatoire des classes. Il dépeint les stéréotypes sociaux, sans jamais juger ses personnages, amenant dans moments malaisants lorsque nos amoureux rencontreront l’entourage de l’autre. Mais surtout il fera réfléchir le spectateur sur la définition même de l’amour. Monia Chokri maitrise particulièrement bien la rupture de ton. On rit énormément et sans prévenir, elle arrive à nous transpercer le cœur par une scène, une phrase. Car la plus grande force du film, est son écriture, la puissance de ses dialogues, mais aussi l’interprétation sans faille des comédiens qui sont d’une justesse inouïe. Magalie Lépine Blondeau et Pierre-Yves Cardinal sont en symbiose total et nous font croire en leur amour inconditionnel dès le premier regard. Le dialogue entre les personnages sera aussi au centre du film, mettant en avant le pouvoir des mots, mais aussi, lors des scène de groupe, la façon dont tout le monde semble parler sans réellement s’écouter Mais en plus de briller par son fond, le film le fait aussi par la forme. Une des grandes forces du cinéma est d’exprimer les choses par les images si les mots ne sont pas nécessaires, et ça, Monia Chokri l’a compris. Elle n’oublie jamais la caméra et a une réelle maitrise de ses plans. La composition de ses cadres est exemplaire, jouant avec le décor, comme lors de la scène du premier baiser. Mais aussi cette scène finale exemplaire, qui sans un mot exprime énormément de choses. Souvent elle isolera ses personnages dans le cadre, via une porte, un mur ou un autre élément, mais elle utilisera aussi parfois des plans séquences qui sont loin d’être accessoires… De la même manière, elle filmera admirablement les scènes d’amour charnel, en se focalisant sur le visage de la comédienne. Je n’ai qu’une envie, c’est de revoir le film, pour décortiquer ce coup de cœur monumental, car comme le dit Sophia à Sylvain après avoir fait l’amour « Une fois, ce n’est pas assez »… Partager

  • Hommage à l’âge d’or cinéma d’action Hongkongais des années 80

    Découvrez notre critique détaillée du film CITY OF DARKNESS . Hommage à l’âge d’or cinéma d’action Hongkongais des années 80 CITY OF DARKNESS ❤️❤️❤️💛 Hommage à l’âge d’or cinéma d’action Hongkongais des années 80 Soi Cheang m'avait bluffé l'année dernière avec son film LIMBO, et j'étais donc curieux de découvrir ce CITY OF DARKNESS. Même si les deux films sont radicalement différents, ils ont un point commun : la virtuosité du réalisateur, qui propose une nouvelle fois un film visuellement grandiose. Le film démarre comme un thriller, avec ce migrant clandestin qui fuit un puissant chef de gang et trouve refuge dans « La Citadelle », une zone de non-droit où la loi britannique des années 80 ne s'appliquait pas. Puis, le film bascule dans le drame familial, mais c’est avant tout un éblouissant film d'arts martiaux, comme le cinéma en propose rarement aujourd'hui. Même si le scénario semble déjà vu, le film réussit à captiver notre attention grâce à sa pléiade de personnages charismatiques. Et même s'il est souvent prévisible, il réserve quelques surprises. Surtout, il est visuellement extrêmement généreux et les combats offrent une jouissance ultime. On remarquera le travail étourdissant sur les décors, qui rappelle celui de LIMBO . Les décors sont constamment surchargés de détails, apportant une atmosphère poisseuse et sombre, transformant ce ghetto en un véritable labyrinthe. Le réalisateur intègre ces décors à merveille dans sa mise en scène. Les combats, chorégraphiés à la perfection, sont tous plus impressionnants les uns que les autres, exploitant ingénieusement toute la verticalité du décor et proposant des scènes à couper le souffle. Le montage, aussi nerveux que les combats, reste toujours clair et lisible. Le tout est sublimé par une photographie splendide et colorée, qui parvient à extraire une certaine poésie de ce bidonville. Placer l'action du film dans les années 80 n'est pas anodin, tant cela semble être un hommage au cinéma qui a fait la gloire de Hong Kong à cette époque. Alors, même si l'écriture reste assez classique, sur la forme, CITY OF DARKNESS n'en demeure pas moins une claque des plus impressionnantes. Partager

  • Critique de DOULEUR ET GLOIRE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film DOULEUR ET GLOIRE . DOULEUR ET GLOIRE ❤️❤️❤️❤️ Merci Mr Almodovar !!! Ce n’est pas que je trouvais le temps long mais presque. Après un début d’année plein de bonnes surprises, c’est vrai que niveau cinéma ça a été un peu plus compliqué pour moi ce printemps 2019… « Douleur et gloire », c’est une vraie déclaration d’amour, au cinéma, en l’être aimé, entre une mère et son enfant, en la littérature… et ça fait du bien !!! Comme toujours Pedro sait s’entourer à merveille et prouve une fois de plus qu’il est un TRES grand directeur d’acteur (au passage Banderas n’a pas volé sa palme) Alors, oui, le rythme est lent, mais le film transpire la poésie et la nostalgie et je me suis retrouvé transporté. Tu te demandes souvent ce qui fait partie de la fiction ou de l’autobiographie. Parce qu’il est évident qu’Almodovar a mis beaucoup de lui dans ce film, au point de ressembler parfois à un film testamentaire… Et comme souvent, Pedro sait poser sa caméra où il faut, quand il faut, faisant ressembler certains plans à des tableaux Si je devais résumer le film en un mot : HUMAIN Partager

  • Critique de CRUELLA – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film CRUELLA . CRUELLA ❤️❤️❤️💛 POUR - Bon quand il y a Emma Stone, je perds tout objectivité et je me noie dans ses yeux - Les plans sont léchés, c'est globalement très beau, et les costumes... whaou!!! - A l'image de sa BO de grande qualité, c'est rythmé, punk, efficace et on ne s'ennuie pas - On retrouve le côté décalé (et même ici très cartoon par moments) de "Moi, Tonya" - Les deux Emma s'en donnent à cœur joie et ça se voit - Globalement, c'est mieux que les habituels copier-coller des animés à l'utilité douteuse (même si Le roi lion est une putain de baffe technique) - Clairement, les mômes et ados vont se régaler CONTRE - Sauf que, comme dirait Lilian "Je n'ai plus dix ans" - Alors, certes le premier Maléfique était bien foutu avec le regard de l'histoire du point de vu de l'antagoniste. Mais sérieusement, Cruella, une des méchantes les plus horripilante de Disney, qui est méchante... juste PARCE CE QUE!!! comme notre Orangina rouge Le fait, d'ENCORE en faire quelqu'un de pas si méchant que ça... bah ça bloque un peu, voir parfois beaucoup (la scène post générique est même un modèle de non-sens). Après je sais que c'est un film pour enfants, mais je reste vraiment dubitatif sur le choix - Même si les seconds rôles sont plutôt sympas, j'ai eu BEAUCOUP de mal avec le personnage de Paul Walter Hauser - L'humour est assez inégale et parfois très "enfantin" Partager

  • Le blockbuster qui tombe à pic !!!

    Découvrez notre critique détaillée du film THE FALL GUY . Le blockbuster qui tombe à pic !!! THE FALL GUY ❤️❤️❤️💛 Le blockbuster qui tombe à pic !!! Un des rares souvenirs que j’ai de la série L’HOMME QUI TOMBE À PIC est la chanson de son générique. Et je ne suis pas un grand fan de la filmographie de David Leitch. Même si j’avais trouvé son BULLET TRAIN vraiment divertissant, le reste de ses films ont été aussi vite vus qu’oubliés… Bref, je n’étais pas vraiment "hypé" par le projet, mais le matraquage publicitaire a tout de même réussi à me faire aller y jeter un œil en salle. Et pour le coup, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir devant son dernier film. Une des plus grandes qualités de FALL GUY est d’être un véritable hommage aux cascadeurs, ce métier de l’ombre injustement boudé aux Oscars par une industrie Hollywoodienne qui lui doit pourtant tant. Rien que le générique de fin est en ce sens une petite pépite. Car plus que d’en faire le héros de son histoire, les cascadeurs sont continuellement mis en avant, que ce soit par les dialogues, le tournage du film dans le film, ou le côté méta très présent. Un côté méta qui offre surement les moments les plus drôles de cette comédie d’action tout droit sortie des années 80-90 (appuyée par une BO qui emporte tout sur son passage). L’action et les cascades sont donc évidement au centre de ce grand divertissement, et il est même très généreux en la matière, mais l’humour et le second degré apporte aussi énormément de fun. Alors oui, le scénario cumule les facilités et les incohérences, certains personnages sont caricaturaux à l’extrême, mais le film l’assume totalement, en joue même énormément et quand il le fait, il devient même vraiment jouissif. Le film doit aussi beaucoup à Ryan Gosling, qui prouve une fois de plus à quel point il excelle dans la comédie (il était un des points forts de BARBIE, mais surtout du génialissime NICE GUY). Et son duo avec Emily Blunt fait merveille apportant une vraie touche de comédie romantique, qui fait même qu’on regrette finalement le peu de scènes qu’ils ont en commun. Bref, même si certains gags sont parfois un peu lourds ou que le film en fait parfois des caisses, cette comédie d’action pop-corn décalée et décomplexée a été pour moi un vrai plaisir coupable devant lequel j’ai pris énormément de plaisir. Partager

  • Critique de THE CHEF – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE CHEF . THE CHEF ❤️❤️❤️❤️ Premier coup de cœur de l’année avec ce film Britannique aussi surprenant que mémorable. Après les grosses déceptions qu’ont été les adaptations de EN ATTENDANT BOJENGLES et ADIEU MONSIEUR HAFFMANN et deux bons films de grands réalisateurs, mais un poil en dessous de ce à quoi ils m’avaient habitué : LICORICE PIZZA et NIGHTMARE ALLEY (que je vous invite tout de même vivement à découvrir), voici ma première baffe de l’année. THE CHEF brille bien sûr par sa forme : un plan séquence admirablement maitrisé. Mais attention, je ne parle pas d’un plan séquence où les cuts sont camouflés comme dans 1917 (ce qui ne retire en rien que ce dernier soit un chef d’œuvre, et vu l’ampleur du projet, il ne pouvait en être autrement). On a affaire ici à un VRAI plan séquence, comme dans le thriller allemand VICTORIA (Vous n’avez pas vu VICTORIA ? Foncez découvrir cette petite pépite !!!). Le film a été fait d’une traite : deux jours de tournages avec et seulement quatre captations pour nous offrir quelque chose d’aussi rare que délicieux. Une vraie prouesse technique, qui a du demandé une préparation dantesque et où tout doit être millimétré et rien ne dois être laissé au hasard. D’autant plus que le plan séquence, n’est là pas juste pour dire « Tu as vu comment je suis doué ? », mais apporte vraiment quelque chose au film. On y suit une soirée dans un restaurant huppé, et en faisant virevolter sa caméra entre les différents protagonistes de l’histoire met le spectateur en immersion totale dans les coulisses d’un restaurant. Et surtout, ça apporte une tension folle, lui donnant souvent des airs de thriller. Car oui, la soirée que notre chef et son équipe vont vivre est assez cauchemardesque. Alors oui, peut-être trop même pour être totalement crédible, mais comme le fait que les plats présentés n’ont pas forcément l’air sortis d’un établissement de ce standing, en tant que spectateur, on s’en fiche car le spectacle proposé est lui un vrai régal. Mais, le succès du film ne serait pas total sans la prestation globale du casting assez folle. Car oui, quand tu t’engages dans un plan séquence de cette dimension, la moindre erreur peu plomber l’œuvre. Mais les acteurs sont vraiment au diapason et d’une justesse remarquable, tout en livrant une débauche d’énergie et quelques moments d’une grande intensité dramatique. Et même si notre Chef est interprété par un Stephen Graham impressionnant, celle qui à mon sens crève l’écran est son adjointe, jouée par une Vinette Robinson qui nous livre surement les passages les plus marquants de cette expérience. Car oui, THE CHEF, c’est vraiment une expérience cinématographique rare, qui perdra énormément de sa saveur sur une TV, comme tout film immersif. On en ressort vidé, comme si nous même avions participé à cette soirée un peu folle. Et quand tu penses que le Britannique Philip Barantini nous livre ici son premier film, ça laisse assez admiratif et curieux de voir ses prochaines réalisations. Partager

  • Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité.

    Découvrez notre critique détaillée du film LEFT-HANDED GIRL . Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité. LEFT-HANDED GIRL ❤️❤️❤️❤️💛 Un drame lumineux, éclatant de couleurs et d’humanité. LEFT-HANDED GIRL surprend dès son ouverture : sa musique et ses couleurs éclatantes semblent annoncer une certaine légèreté, mais il s’agit pourtant bien d’un drame. Shih-Ching Tsou y raconte le destin de trois femmes, une mère, sa fille aînée et la cadette, venues s’installer à Taipei et travaillant dans l’effervescence d’un marché nocturne. Impossible de ne pas penser au cinéma de Sean Baker, et pour cause : il est ici co-scénariste, producteur et monteur. Son empreinte se ressent dans le montage vif, dans l’énergie des scènes de rue, mais aussi dans le contraste entre la dureté des existences précaires et la beauté éclatante de la nuit urbaine. Tourné à l’iPhone, le film gagne en fluidité, particulièrement dans les déplacements de la petite fille à travers le marché. Cette mobilité renforce l’énergie du récit et épouse l’entrain de la jeunesse. La photographie, somptueuse, exploite les lumières nocturnes et les néons pour créer des images vibrantes qui immergent totalement le spectateur dans la nuit urbaine de Taipei. Le récit ne juge jamais ses personnages : il les montre dans leur complexité et leurs failles, avec beaucoup d’humanité. La petite fille, filmée à hauteur d’enfant, dispose d’un véritable arc narratif. Son innocence et son énergie en font le cœur émotionnel du film, apportant une dimension feel-good, mais aussi une profondeur dramatique : la superstition autour de sa “main du diable” génère cette tension entre légèreté et douleur fait toute la richesse du film. Elle évoque par moments la petite Olive de LITTLE MISS SUNSHINE , tant elle illumine le film par son regard. Au-delà du portrait de ces femmes, LEFT-HANDED GIRL explore aussi le poids des traditions, la place donnée aux hommes dans la famille et les transmissions entre générations. C’est dans ces tensions, entre héritage culturel et volonté d’émancipation, que le film puise une grande partie de sa force. On peut certes regretter un final un peu trop explicatif, qui tranche avec la subtilité et la pudeur du reste, mais l’ensemble séduit par son authenticité, son énergie et son humanité. Sans révolutionner le drame familial, LEFT-HANDED GIRL s’impose ainsi comme un film lumineux, à la fois vibrant et pudique, qui réussit à transformer une histoire intime en expérience universelle. Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page