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- Critique de ANNETTE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film ANNETTE . ANNETTE ❤️❤️❤️💛 J'ai eu du mal à rentrer dans le délire de Carax (souvent le cas avec lui), mais le film a fini par m'emporter POUR - La scène d'ouverture - La musique des Sparks offre quelques scènes d'anthologie - C'est plus un opéra-rock qu'une comédie musicale - C'est une tragédie sombre et malaisante se rapprochant d'un Dancer in the dark - C'est bourré d'idées de mise en scène - Certains plans sont magnifiques et transpirent de poésie - C'est original, déroutant et souvent surprenant - Adam Driver en état de grâce. Certes, ce n'est pas le roi du charisme, mais QUEL acteur !!! - Le personnage d'Annette (je ne développe pas car je ne sais pas si c'est abordé dans la bande annonce) - La deuxième moitié du film et un final vraiment réussi - Au cinéma, c'est vrai que ça claque - J'étais seul dans une salle de 200 personnes !!! CONTRE - Ça ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil et prend le risque de le perdre en cours de route - Je ne vais pas mentir, passé la scène d'ouverture, je me suis un peu fait chier pendant la première moitié du film (même si visuellement, rien à redire), puis le film a réussi à me chopper - Les scène de stand-up de Driver sont souvent lourdes (même si une d'elles est vraiment bien foutue) - Le fait qu'il y ait TRES peu de dialogues n'aide pas à la construction des personnages - Il y a certains passages un peu kitschs (même si totalement assumés) qui m'ont laissé dubitatifs - Driver est un acteur magistral, mais niveau chanteur... Bref, même si ça vaut vraiment le coup de le voir au cinéma, j'ai mis beaucoup de temps en rentrer dedans et même si la deuxième moitié est assez dingue, elle n'efface pas ce sentiment mitigé Partager
- Critique de LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY . LES TROIS MOUSQUETAIRES : MILADY ❤️❤️💛 Voici donc la suite du premier volet que j’avais particulièrement apprécié au printemps dernier, et vu que j’ai toujours préféré la deuxième partie de l’œuvre de Dumas, qui joue avec la zone grise de ses personnages et ses enjeux dramatiques, j’étais assez impatient de découvrir ce deuxième film. Alors, sur plusieurs aspects, il garde certaines qualités du premier film. On retrouve l’ambition visuelle, avec ses décors et ses costumes impressionnants, cette recherche de grand spectacle, ce thème musical épique, ou certains acteurs qui semblent investis au projet. Bien sûr, on retrouve une Eva Green dont le magnétisme colle parfaitement à cette Milady énigmatique, et c’est avec le même bonheur qu’on savoure chaque apparition de Louis Garrel qui m’a fait sourire à chaque réplique. Ça se donne les moyens de ses ambitions et propose un spectacle populaire et plutôt efficace où je ne me suis pas vraiment ennuyé. Sauf, que le film me pose aussi de sérieux soucis… Au niveau du spectacle, autant dans le premier film les combats en plans séquences avaient vraiment de la gueule, mais ici c’est beaucoup moins maitrisé, moins chorégraphié et surtout ça rend l’action brouillonne… mais pas autant que l’histoire… Parce que tout ici semble rushé, ça va trop vite et tous les évènements s’enchainent sans que le scénario ne puisse les digérer, et malheureusement, c’est détriment de la dramaturgie. Bon, vu le cumul des rebondissements, ça pourrait se comprendre, mais pourquoi inclure des sous-intrigues sorties de nulle part et sans intérêts ? (Oui, je parle de toi Michalik…). Idem pour le développement des personnages qui est expédié, voire inexistant. En premier lieu, celui de Milady, dont l’ambiguïté passe totalement à la trappe. Son personnage aurait mérité tellement mieux, d’autant plus que ce volet porte son nom… Sans parler de Portos et Aramis qui sont relégués au second plan et ressemblent plus à des faire-valoir comiques qu’à autre chose… Ça donne un côté très sériel à l’ensemble. D’ailleurs on en parle des cinq premières minutes consacrées à un résumé du premier film (Sérieusement, au cinéma ???), on en parle de la scène post-générique du même premier film qui apparait au bout de plus d’une heure dans le deuxième ? Mais surtout, c’est quoi cette fin débile qui ouvre la porte à une potentielle suite ??? Alors, je veux bien qu’on prenne des libertés avec un roman, et la partie en Angleterre est même intéressante de ce point de vue-là, mais c’est quoi cette dernière scène qui frôle le ridicule ??? Après, ça reste un divertissement familial honorable et plutôt efficace, mais après un premier film très prometteur, j’en ressors très frustré et surtout avec un sentiment de gâchis… Partager
- Park Chan-wook aurait peut-être dû limiter… ses choix.
Découvrez notre critique détaillée du film AUCUN AUTRE CHOIX . AUCUN AUTRE CHOIX ❤️❤️❤️ Park Chan-wook aurait peut-être dû limiter… ses choix. You Man-su est un cadre heureux travaillant dans une usine de papier. Sa vie bascule lorsqu’il est licencié. Pour ne pas perdre son statut social, il prend alors une décision radicale : éliminer un à un ses concurrents sur le marché du travail. Le film est l’adaptation du roman The Ax de Donald E. Westlake, déjà porté à l’écran par Costa-Gavras en 2005 avec Le Couperet , où José Garcia tenait le rôle principal. Même s’il en conserve la structure, Park Chan-wook se réapproprie clairement le matériau d’origine. Comme souvent dans le cinéma coréen contemporain, il mélange les genres : le thriller bascule vers la satire sociale, puis glisse vers la comédie noire. Mais même en étant un immense admirateur du réalisateur, et malgré les nombreuses qualités du film, certains choix m’ont laissé à distance. Aucun autre choix propose un récit relativement linéaire, là où le cinéaste affectionne habituellement les structures éclatées et les jeux de points de vue à la manière de « Rashomon » . Cela en fait sans doute son film le plus accessible pour un public découvrant son cinéma. Comme toujours chez lui, la mise en scène impressionne. La maîtrise du montage, la précision des cadres, les transitions millimétrées, les mouvements de caméra permanents : tout est d’une virtuosité remarquable. C’est un vrai plaisir visuel. À tel point qu’à force d’admirer la technique, j’ai parfois eu du mal à rester concentré sur les sous-titres et l’intrigue. Park Chan-wook fait également le choix d’injecter beaucoup d’humour dans son film. Son anti-héros, maladroit et dépassé, enchaîne les erreurs. L’humour noir est souvent jubilatoire, flirtant parfois avec le burlesque et offrant certaines scènes hilarantes. Mais ce ton comique a un revers : on est rarement inquiet pour le personnage principal et la tension s’en trouve amoindrie. L’humour finit par atténuer en partie la portée sociale du propos et le coté dérangeant de cette satire, même si la scène finale, glaçante, reste d’une puissance redoutable. Le film accorde aussi une vraie attention aux seconds rôles, notamment aux victimes, auxquelles il donne suffisamment de profondeur pour créer un attachement. Mais à force de multiplier les arcs narratifs, le rythme en pâtit, d’autant que l’intrigue met du temps à réellement démarrer. Au final, Aucun autre choix propose une satire sociale inventive et visuellement impressionnante, dénonçant avec intelligence les dérives du capitalisme contemporain. Mais à trop vouloir s’éparpiller, le film finit par diluer une partie de son impact. Partager
- Critique de L’ÉVÉNEMENT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film L’ÉVÉNEMENT . L’ÉVÉNEMENT ❤️❤️❤️❤️ Vu hier, le film aura été un véritable choc que je ne suis pas sûr d’avoir eu le temps de digérer. En 1963, Anne est une étudiante promise à un bel avenir universitaire. Malheureusement, elle va tomber enceinte d’un enfant non-désiré et va devoir se battre contre les lois pour disposer de son corps et de son avenir, à une époque où l’avortement est tabou et surtout condamnable. Si je vous en parle, c’est que le film a été un coup de cœur (ÉNORME coup de cœur). Mais clairement, ce qui fait pour moi la grande force du film risque de diviser. A savoir sa radicalité, que ce soit dans son scénario et sa mise en scène. Audrey Diwan prend le parti de se focaliser sur sa protagoniste et sa course contre la montre. Combat qu’elle devra vivre seule, dans la honte, tant le sujet est tabou, au pire engendrant la haine de certains, au mieux la peur ou le déni des autres. Rarement la solitude n’aura été aussi bien retranscrite sur un écran. Le film prenant même parfois des allures de film de résistance avec ses rencontres discrètes pour trouver une aide ou juste parler de l’innommable, avec cette peur incessante d’être surpris par la mauvaise personne. D’ailleurs, le mot avortement ne sera jamais directement prononcé… Ce sentiment de solitude est intensifié par une mise en scène exemplaire, sans fioriture ni artifice, mais d’une grande efficacité. Le format 4/3 enferme le personnage d’Anne, souvent filmée de dos, caméra à l’épaule, avec un énorme jeu sur les focales et la profondeur de champs qui font qu’elle est souvent la seule chose net à l’écran. Ça et l’utilisation de nombreux plans séquences, font que le spectateur se retrouve en immersion avec elle, seul et oppressé avec cette peur du regard des autres. Alors, oui le film est dur, TRÈS DUR, et certaines scènes sont extrêmement éprouvantes, même si la réalisatrice a la dignité de ne jamais être dans le frontal et utilise énormément le hors champs (même si souvent ce qu'on ne voit pas est pire que ce que l'on voit). Et même si elle n’est pas graphique, l’horreur pour le spectateur est bien là. Même si la véritable horreur est de se dire que pour de nombreuses femmes c’était le quotidien. On pense à nos mères nos grands-mères qui forcément ont été un jour touchées de près ou de loin par ce fléau. Mais bien sûr, pour que le film fonctionne, il fallait une grande actrice, d’autant plus que le personnage d’Anne est de quasiment tous les plans. Et Anamaria Vartolomei est flamboyante, avec un jeu d’une justesse impressionnante, qui prend aux tripes, sans jamais être dans le patho. On a peur, on espère, on souffre avec elle. L’effet est au moins aussi saisissant que son interprétation. Elle est entourée de nombreux seconds rôles qui donneront une réelle épaisseur à l’histoire et sur le regard de la société de l’époque sur l’avortement. Le film à un côté intemporel dans ses décors ou bien ses costumes et on met un certain temps pour identifier réellement l’époque. Comme pour nous rappeler que cette histoire se passait, en France, il n’y a pas si longtemps que ça… Voir pire c’est toujours le vécu de nombreuses femmes dans le monde… Le film fait énormément écho avec une fabuleuse pièce de théâtre de Fanny Cabon, LES GARDIENNES, retraçant la vie de ses femmes de l’ombre et de leur combat. Un constat terrible de la situation des femmes de cette époque… Bref un TRÈS GRAND film qui perdrait énormément à être découvert sur une TV. Un film intense et bouleversant, dont je suis sorti groggy, les larmes aux yeux, des nœuds dans le ventre et qui va trotter longtemps dans ma tête. Un film essentiel, qui mériterai d’aller taquiner les Texans aux prochains Oscars… Partager
- Critique de DONNIE DARKO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DONNIE DARKO . DONNIE DARKO ❤️❤️❤️❤️❤️ Si je devais faire un classement de mes 20 films préférés, ça serait un vrai casse-tête, mais Donnie Darko en ferait clairement parti. Mais force est de constater que le film est finalement peu connu, même si après une sortie ciné très discrète il s’est au fil des années forgé une réputation de film culte. Et comme souvent avec les films cultes, soit on va adorer soit on va détester (Blade runner, Mulholland drive, Fight Club…). Car ce qui est sûr, c’est que le réalisateur ne prend pas son public par la main ou n’offre pas un monologue explicatif débile au spectateur qui aurait oublié son cerveau. On a affaire ici à un film puzzle complexe. Plus l’histoire avance, plus le spectateur va se retrouver face à des faits étranges qui vont s’enchainer, sans savoir où le film va l’emmener, jusqu’à un final bluffant. Et une des grandes forces du film est que, même si plein de scènes aident à recoller les morceaux, au final le spectateur est laissé à son propre jugement pour créer SA propre théorie, ce qui a surement aidé Donnie Darko à gagner son rang de film culte. Car le film peut perdre un spectateur trop rationnel qui chercherait à tout comprendre. En fait, c’est un peu un test de Rorschach ce film, chacun peut y voir ce qu’il souhaite. D’ailleurs, je vous déconseille de regarder la version director’s cut, qui essaie d’apporter un peu plus d’explications, ce qui, à mon goût, gâche un peu le plaisir. C’est un peu comme quand on nous explique un tour de magie, il perd son intérêt. Parce que, c’est ça, Donnie Darko est un vrai tour de magie cinématographique. Tout cela aidé par un des thèmes majeur du film, La folie, apportant un côté décalé à cette oeuvre. Ce film m’a d’ailleurs permis découvrir Jake Gyllenhaal qui depuis est devenu un de mes acteurs préférés. Ce mec est un génie, il est capable de tout jouer avec à chaque fois la même justesse. Un dernier détail, je ne suis pas un grand défenseur de la VOST (je ne vais pas me lancer dans ce débat, car ça serait un peu long…), mais là, la VF est affligeante. On est pas loin de la pub Kinder et ça peut très vite vous faire passer à côté du film. Bref, si vous n’avez jamais vu, je vous conseille de tenter cette expérience et au pire découvrez la BO avec sa version de « Mad World » de Gary Jules, qui est à l’image du film : GRANDIOSE Partager
- Une comédie romantique qui défie la fin du monde.
Découvrez notre critique détaillée du film AMOUR APOCALYPSE . AMOUR APOCALYPSE ❤️❤️❤️💛 Une comédie romantique qui défie la fin du monde. Régulièrement, le cinéma québécois parvient à me surprendre, et cette année la surprise s’appelle AMOUR APOCALYPSE. On y suit Adam, un quadragénaire dépressif, rongé par une éco-anxiété obsessionnelle, convaincu que le monde court à sa perte. Lorsqu’il contacte une hotline à la suite de l’achat d’une lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. De cet échange anodin va naître une relation improbable avec cette femme qui va bouleverser son équilibre déjà précaire. Évidemment, on pense beaucoup au fabuleux HER , les deux films abordant avec finesse la solitude et la dépression. Mais AMOUR APOCALYPSE trouve sa propre personnalité en bousculant les codes de la comédie romantique. Le film se réinvente sans cesse, refuse la trajectoire attendue et surprend constamment le spectateur. Anne Émond joue d’ailleurs parfaitement avec les ruptures de ton et les émotions. On passe du rire à la peine, de la colère à la douceur, sans jamais avoir le sentiment d’un déséquilibre artificiel. Le film s’autorise des respirations philosophiques, mais aussi des moments d’une sensualité et d’une tendresse infinie, où les corps et les silences parlent souvent plus que les mots. Patrick Hivon, que j’avais découvert dans le fabuleux LA NUIT OÙ LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ , fait preuve d’une sensibilité et d’une justesse remarquables. Il insuffle à son personnage une vulnérabilité et une maladresse qui le rendent terriblement attachant. Son duo avec Piper Perabo fonctionne à merveille, donnant vie à une histoire pleine de douceur, de poésie, mais aussi de zones d’ombre. Malgré son atmosphère anxiogène de fin du monde, AMOUR APOCALYPSE est porté par un humour subtil. Le film trouve un équilibre remarquable entre légèreté et gravité. En abordant des thèmes sombres et profond, il conserve pourtant un véritable pouvoir feel good : l’idée qu’il est encore possible de se relever, de recréer du lien, même lorsque l’on a le sentiment d’avoir touché le fond. Partager
- Un thriller tendu au cœur du chaos.
Découvrez notre critique détaillée du film 13 JOURS 13 NUITS . 13 JOURS 13 NUITS ❤️❤️❤️💛 Un thriller tendu au cœur du chaos. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter Kaboul en août 2021, les Talibans prennent d’assaut la capitale. L’ambassade de France devient alors l’un des derniers refuges pour les Afghans souhaitant fuir le pays. Le film est basé sur le roman autobiographique de Mohamed Bida, le commandant à l’origine de cette opération d’exfiltration. Le film aurait pu pâtir du fait que l’on en connaisse l’issue, et pourtant, sa grande force réside dans la tension qui s’installe dès les premières minutes. L’angoisse est constante et atteint son paroxysme lors de certaines séquences, notamment une scène nocturne étouffante dans un tunnel de Kaboul, filmée avec une précision presque documentaire. On aurait pu craindre, de la part de Bourboudon, un penchant pour le spectaculaire, à l’image de ses TROIS MOUSQUETAIRES , avec une mise en scène épileptique. Mais c’est ici tout l’inverse. Ici, il choisit la sobriété : cadrages resserrés, lumières naturelles, silences éloquents… Le film repose sur les regards, la sueur, les corps tendus par l’urgence. La photographie, sobre mais travaillée, renforce cette impression de réalisme constant. Même si l’on aurait pu espérer un peu plus d’audace formelle, on ne peut qu’admirer l’efficacité du film, qui parvient à restituer toute la complexité de la mission tout en maintenant une tension palpable de bout en bout. On remarquera également le travail sur les décors et les scènes de foule saisissantes, notamment lorsque la caméra prend de la hauteur pour révéler l’ampleur du désespoir des réfugiés cherchant à fuir le régime taliban. En revanche, à trop se focaliser sur la retranscription des événements, le film néglige parfois ses personnages. Certains manquent d’un véritable arc narratif et sont réduits à de simples fonctions dramatiques, destinées à entretenir le suspense. Heureusement, ils sont tous incarnés avec justesse : Roschdy Zem irradie de charisme à chaque apparition, tandis que Lyna Khoudri nous bouleverse d’un seul regard, empreint de terreur et de détermination. Donc, même si le film assume peut-être un peu trop son côté didactique, il n’en demeure pas moins un thriller haletant, d’une grande efficacité, porté par une tension constante. Partager
- Critique de JOHN WICK 1-2-3-4 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film JOHN WICK 1-2-3-4 . JOHN WICK 1-2-3-4 J’étais passé totalement à côté de cette licence, et j’ai profité de la sortie du 4e opus pour rattraper mon retard. Après, je dois avouer que je ne suis pas un grand amateur du genre, et force est de constater que pour apprécier la proposition, il va falloir faire pas mal de concessions… Au niveau scénario, c’est extrêmement simpliste et déjà vu avec cette histoire de vengeance. D’autant plus que la mythologie des films tient sur une organisation secrète d’assassins à laquelle on ne croit pas une seconde. Sans compter que c’est un peu un festival de facilités et autres incohérences, comme cette propension assez hallucinante d’enchainer les scènes où les personnages s’entre-tuent en public sans que ça ne semble gêner personne… Si on ajoute à cela la pléiade de rôles plus caricaturaux les uns que les autres, clairement on pourrait se dire que ça ne brille pas par son écriture… MAIS… Si sur le fond il y a beaucoup de chose à redire, ce n’est pas pour ça qu’on va voir ce genre de film. Sur la forme c’est une toute autre histoire. Car pour ce qui est des scènes d’actions, c’est du TRES grand spectacle. De ce point de vue, les films sont impressionnants et extrêmement généreux en terme d’action. Ils enchainent les combats où les chorégraphies impressionnent par leurs précisions, d’autant plus que la mise en scène fait la part belle à de longs plans qui offrent une très bonne lisibilité et permettent de profiter au mieux du spectacle. Les scènes d’action brutales et violentes sont vraiment maitrisées et souvent inventives. On frôle parfois le grand n’importe quoi, mais c’est extrêmement fun et jouissif, donc on pardonnera facilement devant le plaisir ressenti. A cela, on peut ajouter un travail sur les lumières et les décors qui viennent en mettre plein les yeux. Et même, si le 3e opus en fait des caisses, avec notamment un Keanu Reeves plus increvable que Terminator, au final la licence réussit haut la main son objectif : offrir au spectateur du grand divertissement. Puis JOHN WICK 4… Un maxi best of de la franchise, qui en fait l’apothéose de la saga avec PLUS de tout… PLUS de scènes d’action et PLUS généreux dans ce qu’il offre aux spectateurs. Avec des chorégraphies PLUS maitrisées que jamais, qui à l’heure du tout numérique font vraiment plaisir à voir. Une mise en scène PLUS inspirée et inventive, proposant par exemple un plan séquence dingue qui fera certainement date dans le cinéma d’action. Le film est PLUS décomplexé et PLUS déjanté, faisant même de son côté invraisemblable et WTF un atout. De même pour ses personnages toujours PLUS caricaturaux, mais parfois savoureux, comme à cet assassin… aveugle… incarné par un Donnie Yen en grande forme. On a le droit à un Keanu Reeves PLUS increvable que jamais, en faisant presque un running gag de la saga. Et bien sûr PLUS de chien (parce que c’est John Wick…). Mais surtout, c’est toujours PLUS beau, avec des éclairages souvent somptueux, ça en met souvent plein les yeux et propose quelques plans magnifiques. Alors, oui, comme le reste de la franchise, ça ne brille pas par son scénario et on a parfois l’impression d’être devant un jeu vidéo, mais tout est assumé pour au final offrir le spectacle dantesque que le spectateur est venu chercher… Partager
- Un STAND BY ME à la sauce française
Découvrez notre critique détaillée du film LES TROIS FANTASTIQUES . LES TROIS FANTASTIQUES ❤️❤️❤️ Un STAND BY ME à la sauce française Max, Vivian et Tom, sont trois ados inséparables qui cherchent à se faire un peu d’argent pour réussir à partir ensemble en colonie de vacances. Leurs petites combines et la sortie de prison de Seb, le frère de Max, vont les entrainer dans une terrible spirale… Sur fond de film social, avec la fermeture de son usine, le film commence comme un teen movie assez classique cochant toutes les cases du genre. De l’histoire d’amitié, aux vélos, en passant par la cabane dans les bois, le film ne cache pas son inspiration des classiques que sont LES GOONIES et STAND BY ME, et Il lorgnera d’ailleurs bien plus vers le deuxième. Le film démarre sous le signe de l’humour et la bonne humeur, avec cette histoire solaire d’amitié adolescente. Puis, il glissera vers la chronique sociale et surtout la tragédie pour dévoiler son thème principal : la perte de l’innocence, avec ces adolescents qui, chacun à sa façon, rentreront bien trop tôt dans le monde des adultes. Max, notre héros, se verra continuellement tiraillé entre son amour pour sa famille et celui qu’il porte à ses amis, ce qui entrainera la troupe dans un tourbillon sans fin… Le casting des ados est exemplaire, l’alchimie qu’il y a entre eux fonctionne parfaitement et y est pour beaucoup dans l’attachement que le spectateur a pour eux. Ils sont les vraies stars du film, malgré la présence d’Emmanuelle Bercot et Raphaël Quenard. Décidément ce dernier est partout, et même s’il n’a que peu de présence à l’écran, il prouve une fois de plus son talent et imprègne la pellicule à chaque apparition. Pour son premier film, Michaël Dichter, livre un récit initiatique plutôt réussit, naviguant entre comédie et drame. Il démontre même un certain talent de mise en scène, avec notamment quelques scènes de tension vraiment efficaces. Mais malgré tout, le film aurait gagné à ce que son propos social ne soit pas finalement qu’une toile de fond… Partager
- Entre feu, cendres et déjà-vu…
Découvrez notre critique détaillée du film AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES . AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES ❤️❤️❤️ Entre feu, cendres et déjà-vu… James Cameron nous donne une nouvelle fois rendez-vous sur Pandora pour son troisième AVATAR. J’attendais impatiemment ce nouvel opus, ayant adoré le premier film, et même encore préféré le deuxième, que je considère comme l’un des plus grands blockbusters de ces dernières années, aux côtés de FURY ROAD. Je lui pardonnais d’ailleurs ses grosses facilités scénaristiques, comme la disparition subite de la plupart des personnages lors du climax, tant le dernier acte offrait une intensité visuelle et émotionnelle inouïe. Évidemment, d’un point de vue technique, c’est encore un sans-faute. James Cameron repousse une nouvelle fois les limites et prouve que la seule personne capable d’offrir des films plus impressionnants que lui est… James Cameron… Les images atteignent un niveau de détail hallucinant : textures de peau, expressions faciales, tout est d’un réalisme sidérant, au point d’en oublier qu’il s’agit d’images de synthèse. Je ne suis pas un grand fan de la 3D, mais Cameron parvient à la rendre saisissante sans recourir à des artifices gratuits. Clairement, sur le plan du spectacle, il met à l’amende tous les blockbusters actuels. On en prend plein les yeux, et le film mérite largement de dépenser 25€ pour une séance IMAX pour ce show de 3h20. Pendant la première heure, j'ai même cru que le réalisateur allait récidiver pour la troisième fois. Ça commence même très fort avec la présentation de deux nouveaux peuples : les marchands de l’air et le clan des Cendres. L’arrivée des premiers offre des visuels d’une féerie absolument dingue, tandis que les seconds promettent un peuple antagoniste capable de redistribuer les cartes. Mais... Trop de choses sont venus gâcher mon plaisir… AVATAR 2 et 3 devaient à l’origine ne former qu’un seul film, et cela se ressent terriblement. Le film trouve vite ses limites. Les nouveaux peuples sont malheureusement sous-exploités pour se recentrer, une fois encore, sur le clan de l’eau. Les marchands de l’air sont évacués en un quart d’heure, et le clan des Cendres, pourtant prometteur, devient rapidement accessoire. Leur cheffe, Varang, impressionne par son charisme, mais son potentiel est totalement gâché et elle finit éclipsée par le Colonel. Ce qui faisait la force des deux premiers films, c’était la découverte des clans et de leurs coutumes. Ici, Cameron privilégie le rythme… au détriment de la magie. Il y a quelques semaines, je reprochais à ZOOTOPIE 2 de répéter ses enjeux sans faire évoluer ses personnages. C’est encore plus flagrant ici. À la fin de ce troisième opus, nous sommes quasiment au même point qu’à la fin du précédent, avec des personnages dont les arcs ont à peine avancé. Pire encore, le film recycle les mêmes scènes et situations de LA VOIE DE L'EAU : une chasse à la baleine, une poursuite sous-marine, des enfants qui se font si souvent enlever que cela en devient un running gag, le Colonel qui tente de se rapprocher de Spider, Lo’ak, dont l’arc repart de zéro, et cherche une nouvelle fois à réintégrer Payakan, la tulkun bannie… Quant au climax, il s’agit d’un maxi best-of des deux premiers films, allant jusqu’à répéter le même deus ex machina. Alors oui, le spectacle est là, il est somptueux et je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment. Mais le manque de surprise et cette sensation de redite sont tels qu’au final, le film me laisse un goût terriblement amer, et bien peu de moments me resteront réellement en mémoire. Partager
- Critique de VERMINES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film VERMINES . VERMINES ❤️❤️❤️💛 Nous avons affaire ici à un film de genre français, et plus rare encore, un film de monstres au concept très simple : les habitants d’un immeuble vont devoir survivre à une invasion d’araignées. On peut s’étonner du choix stratégique de sortir ce genre de film à noël. D’autant plus que, même si je ne suis pas vraiment adepte du genre, je dois bien avouer que le film s’en sort vraiment pas mal. Il a conscience de son faible budget et mise énormément sur son ambiance en évitant ainsi de sombrer dans le nanar. Il y a peu de FX, mais ils sont assez réussis, et le film va plutôt jouer sur sa mise en scène pour créer la tension, avec des hors champs, des flous, des reflets, des ombres… et il réussit ici le principal : créer des scènes extrêmement tendues, aidées par une bande son diablement efficace… On notera également un jeu d’acteur qui dans l’ensemble est convainquant, même si le « parler banlieue » risque d’en laisser quelques-uns sur le côté… Après, on regrettera tout de même le manque de caractérisation de certains personnages, qui fait qu’on a tendance un peu à les confondre par moment. Idem, on a quelques raccourcis scénaristiques un peu faciles… Mais, on lui pardonnera ses défauts, car il réussit le principal, nous proposer un film horrifique généreux et d’une extrême tension. Une expérience anxiogène décuplée par la puissance d’une salle de cinéma… Souvent, je dis qu’on a le cinéma que l’on mérite, et ce petit film réussit à sortir des standards et mériterai justement qu’on s’y attarde un peu… Partager
- Alors on chante…
Découvrez notre critique détaillée du film PARTIR UN JOUR . PARTIR UN JOUR ❤️❤️❤️ Alors on chante… Film d’ouverture du Festival de Cannes, PARTIR UN JOUR d’Amélie Bonnin réussit l’exercice toujours périlleux qu’est l’adaptation d’un court‑métrage en long. Loin de se contenter d’étirer sa version primée aux César, la réalisatrice inverse les rôles pour explorer de nouveaux territoires émotionnels. Exit l’écrivain qui revient dans sa ville natale et y retrouve son crush d’adolescence. Ici, nous suivons Cécile, jeune cheffe devenue célèbre grâce à sa victoire dans Top Chef et sur le point d’ouvrir un restaurant. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, elle doit rentrer chez ses parents, où son père vient de subir un nouvel infarctus. Sur le papier, ce scénario du retour aux sources semble classique, mais la réalisatrice opte pour une approche surprenante : la comédie musicale. On n’est pas ici dans l’hommage à l’âge d’or du genre comme a pu l’être JOLI JOLI il y a quelques mois. Les numéros chantés servent ici à souligner les sentiments des personnages, avec un répertoire très varié, de Stromae à Dalida, en passant par Michel Delpech où même les 2be3… J’ignorais ce choix en entrant dans la salle, mais j’avoue que même si j’ai été dubitatif dans un premier temps, finalement cela fonctionne bien. Il faut dire que les chansons sont très bien choisies et apportent réellement quelque chose sur le développement des personnages et réussissent à toucher le spectateur. Au final, cette comédie romantique, certes très « franco‑française » par sa bande‑son, dégage une vraie universalité. Ne serait-ce que par cet amour contrarié, le transfuge de classe ou bien la mélancolie de ce que l’on laisse derrière soi quand on part. Sans jamais en faire trop, la nostalgie et les regrets transperce l’écran. Le film s’offre même quelques fulgurances, comme ce flash-back aussi inventif qu’efficace qui aura réussi à me mettre les poils sur du… K.Maro ! Le film est souvent drôle. Et là encore, les chansons réussissent aussi à installer un tempo comique efficace, comme lors de ce morceau avorté dès les premières notes. Et ça ne tombe jamais dans le mélo facile, notamment grâce à ses protagonistes attachants. Evidement, Juliette Armanet en tête, qui est d’ailleurs une véritable surprise. Tout comme se trio d’ami d’enfance dont la complicité fonctionne à merveille. Mais je retiendrai surtout François Rollin et Dominique Blanc qui sont bouleversant de justesse dans le rôle des parents. Pour autant, j’ai une grosse limite avec PARTIR UN JOUR. Evidemment, c’est un premier film, avec les maladresses qui vont avec, comme un problème de rythme ou des dialogues parfois trop écrits. Mais, mon gros souci vient surtout des interprétations des chansons. Si Juliette Armanet chante très bien, en ce qui concerne les autres acteurs, c’est une autre histoire. Alors, c’est peut-être un choix assumé, pour renforcer l’effet « karaoké », renforcé par la typographie rose des génériques et le choix des tubes populaires. Malheureusement, je dois avouer que mes oreilles ont un peu grincé par moment, et que ça a un peu gâché ma séance… Mais, malgré ses maladresses, PARTIR UN JOUR n’en reste pas moins une comédie populaire qui pourrait toucher un large public par son universalité, son humour discret et la tendresse qu’il dégage. Partager













