top of page

Rechercher sur ce site

621 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Une suite aussi divertissante que fainéante…

    Découvrez notre critique du film ZOOTOPIE 2 . Une suite aussi divertissante que fainéante… ZOOTOPIE 2 ❤️❤️❤️ Une suite aussi divertissante que fainéante… Il y a neuf ans sortait ZOOTOPIE, véritable surprise du côté de Disney : une claque visuelle, un univers bourré d’inventivité et un propos politique digne du meilleur Pixar. Alors, quand une suite a été annoncée, j’ai eu un peu peur. Disney a longtemps réservé ses suites à des direct-to-DVD, avant d’accoucher d’un LA REINE DES NEIGES 2 assez moyen, ou de bricoler ce qui aurait dû être une série pour en faire un VAIANA 2 mal ficelé mais forcément rentable… (Et oui, je mets de côté Pixar, qui reste malgré son rachat un studio à part entière.) Mais ce qui est certain avec ZOOTOPIE 2, c’est qu’on ne s’ennuie pas. Enfin… ils ne nous laissent pas le temps de nous ennuyer. Visuellement, c’est une dinguerie. On en prend plein les yeux, le travail sur les fourrures est bluffant, et surtout le film possède un sens du rythme impressionnant. Ça n’arrête pas une seconde : tout s’enchaîne avec une énergie folle, les séquences débordent de détails et d’easter eggs – allant des animés à… Kubrick ! Sur cet aspect, c’est une réussite totale. On passe son temps à scruter l’écran pour attraper les références au vol. Le film est également toujours aussi drôle, jouant avec les clichés de ses animaux pour en tirer des gags bien sentis. Mais si je disais plus haut que Disney ne nous laissait pas respirer, c’est aussi pour masquer le fait que ça sent clairement le réchauffé. La première évidence est le scénario : une enquête sur fond de discrimination et de racisme, exactement comme dans le premier film, avec un twist qu’on voit venir à des kilomètres. Remplacer les prédateurs par les reptiles ? Pourquoi pas. Mais encore aurait-il fallu les exploiter un minimum. Mis à part une scène très sympa dans un bar, ils restent aussi anecdotiques que le personnage de Gary. Ce qui est d’ailleurs le cas de la plupart des personnages secondaires, car là aussi le film souffre de la comparaison au premier film. Et c’est d’autant plus flagrant quand les anciens personnages font une apparition (souvent pour recycler d’anciens gags…). Quant au duo principal, même si c’est un plaisir de les retrouver, ils en sont toujours au même point : apprendre à accepter leurs différences pour mieux travailler ensemble… et s’aimer. Même si cela nous offre au passage une scène mémorable chez le psy, sans doute l’un des meilleurs moments du film. Alors, oui, j’ai vraiment pris du plaisir devant cette nouvelle aventure : c’est rythmé, drôle, visuellement somptueux, et sa morale sur le « vivre ensemble » fait toujours du bien. Mais je ne peux m’empêcher de penser que Disney a choisi la carte de la facilité pour nous offrir un film agréable mais que ne restera pas dans les annales. Le troisième opus est clairement annoncé dans la scène post-générique, avec l’introduction d’une nouvelle catégorie d’animaux. Reste à espérer que Disney ne se reposera pas encore une fois sur ses lauriers… Partager

  • Une fresque historique qui résonne avec notre actualité

    Découvrez notre critique du film LES RAYONS ET LES OMBRES . Une fresque historique qui résonne avec notre actualité LES RAYONS ET LES OMBRES ❤️❤️❤️❤️ Une fresque historique qui résonne avec notre actualité Les Rayons et les Ombres , réalisé par Xavier Giannoli, s’impose comme une œuvre dense et profondément troublante. Au-delà de la simple reconstitution historique, le film explore la zone grise des consciences durant la Collaboration. Il ne sombre jamais dans la caricature : il nous fait comprendre les choix des collaborateurs, leurs peurs et compromis, sans jamais chercher à les excuser. Au centre du récit, le journaliste Jean Luchaire, interprété par Jean Dujardin, se révèle dans toute sa complexité. Humaniste convaincu de pouvoir agir de l’intérieur, il s’engage progressivement dans un engrenage moral qu’il ne maîtrise plus. Cette chute lente et inexorable constitue l’une des grandes réussites du film, qui refuse le spectaculaire pour privilégier une dérive crédible et profondément dérangeante. En miroir, le personnage de sa fille, Corinne Luchaire, s’impose comme le véritable cœur émotionnel du film. Elle incarne une jeune actrice aveuglée par ses ambitions et l’amour pour son père. Il s’en dégage une forme de sincérité et de fragilité qui donne au spectateur un regard extérieur sur le monde qui l’entoure. Dans ce rôle, Nastya Golubeva Carax impressionne, notamment lors d’une scène de casting qui est d’autant plus forte qu’elle fonctionne aussi à un second niveau : pour nous, spectateurs, c’est une révélation. Le film donne une grande place aux modalités citadines de la Collaboration : les fêtes somptueuses, les grands repas et les soirées élégantes composent un univers clos, presque irréel, où le luxe et la convivialité dominent. Un focus loin d’être anodin et qui contraste violemment avec le sort du reste du pays : la famine, la guerre, les déportations restent invisibilisées à l’écran. Cette mise en scène crée un effet de malaise chez le spectateur, pleinement conscient de la grande histoire que les personnages semblent choisir d’ignorer, soulignant leur aveuglement volontaire et leur détachement moral. Le motif de la tuberculose renforce cette lecture. Bien plus qu’un simple élément narratif, la maladie devient métaphore de la contamination morale : invisible au départ, elle progresse lentement, gangrène corps et consciences, et rend toute guérison impossible. Dans la continuité de Illusions perdues , Giannoli poursuit sa réflexion sur l’influence des médias. Presse et cinéma deviennent des instruments capables non seulement de convaincre, mais surtout de modeler les esprits et de normaliser l’inacceptable. Le film montre comment une idéologie peut s’installer insidieusement, par la répétition, la manipulation et l’adhésion progressive. Cette mécanique confère au film une résonance contemporaine troublante. En exposant les rouages de la banalisation et de la montée des extrémismes, Les Rayons et les Ombres agit comme un miroir de notre époque. Mais là où ses personnages pouvaient se réfugier derrière l’excuse « nous ne savions pas », le spectateur moderne est confronté à sa propre responsabilité : l’information est là, les signaux sont visibles, et l’histoire nous a déjà montré ce qui peut arriver. Exigeant et parfois austère, Les Rayons et les Ombres n’est pas un film qui cherche à séduire facilement. Mais c’est précisément dans cette radicalité qu’il puise sa force. Plus qu’un récit historique, il propose une réflexion glaçante sur la fragilité morale, sur la manière dont certains choisissent d’ignorer la réalité du monde, et sur la facilité avec laquelle l’histoire peut se répéter... Partager

  • LA FAMILLE ORTIZ critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA FAMILLE ORTIZ LA FAMILLE ORTIZ ❤️❤️❤️ On suit l’histoire d’une famille à travers les souvenirs d’un des enfants qui avait coupé le cordon pour s’exiler au Japon. On sent d’entrer le secret de famille lourd prêt à exploser à chaque instant et pourtant on a affaire en grosse partie à une comédie à l’humour décalé et parfois potache, jusqu’à ce que le spectacle vienne piquer le public en plein cœur dans une fin qui divisera certainement le public (et qui est pour ma part le plus grand moment de la pièce). Les personnages sont attachants, le jeu des acteurs de qualité (mention spéciale à la mère) et il faut noter le gros travail sur le décor. Mais même si on passe un très bon moment et que la pièce m’a offert une des plus grosses baffes émotionnelle de cette saison, on a quand même le sentiment qu’après l’énorme succès (plus que mérité) de « Adieu Monsieur Haffmann », Daguerre n’a pas pris de risque et s’est contenté de nous proposer un spectacle efficace mais manquant de surprises à mon goût. PS : Un jour il faudra quand même apprendre le respect à tous ces gros conn**** qui quittent la salle au début des applaudissements. Certains, ne se privant même pas de passer devant la scène !!! Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Voyage émotionnel dans une famille improvisée

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TOM Voyage émotionnel dans une famille improvisée TOM ❤️❤️❤️💛 Voyage émotionnel dans une famille improvisée Tom , c'est l'histoire d'un enfant placé dans une famille d'accueil suite à un jugement déclarant sa mère inapte à l'élever. La pièce nous plonge dans le quotidien de cette famille où chacun cherche sa place. Tom doit s'adapter à cette nouvelle vie tout en acceptant l'éloignement de sa mère. Les parents d'accueil tentent, souvent maladroitement, d'établir un dialogue. Et puis il y a Achille, son nouveau frère, curieux mais aussi inquiet de perdre sa place. Ensemble, ils vont apprendre à communiquer et à s’apprivoiser. La mise en scène se distingue par son originalité. Le décor ingénieux propose de beaux moments de poésie, notamment grâce à l'utilisation judicieuse de vidéos. Les moments de slam s’intègrent parfaitement et ajoutent une dimension supplémentaire à la narration. Le casting est d'une grande justesse. Marie-Elisabeth Cornet et Jean-Luc Voyeux sont très touchants dans les rôles des parents d'accueil qui essaient de faire de leur mieux. Tristan Jerram incarne un Tom taiseux dont chaque silence vaut bien des discours. Antoine Vaillant est étonnant dans le rôle d'Achille, le nouveau frère de Tom. Le lien qu'il établit avec Tom transporte le spectateur. Le tout apporte une véritable tendresse à cette pièce qui navigue constamment entre drame et humour. La compagnie 172 nous offre une fable moderne touchante et pleine d'humanité... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Se réinventer pour ne pas disparaître.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CELLE QUE VOUS CROYEZ Se réinventer pour ne pas disparaître. CELLE QUE VOUS CROYEZ ❤️❤️❤️ Se réinventer pour ne pas disparaître. Claire, une femme de 48 ans, crée un faux profil Facebook d’une jeune femme de 24 ans dans le but d’espionner son amant sur les réseaux sociaux. Mais à travers cette identité fictive, elle rencontre Chris, le meilleur ami de son amant, et une relation virtuelle naît… fondée sur le mensonge. Adaptée du roman de Camille Laurens, CELLE QUE VOUS CROYEZ puise sa force dans la richesse du texte originel. La pièce interroge le pouvoir des réseaux sociaux : outils d’exposition de soi, mais aussi de réinvention, où fantasme et illusion peuvent brouiller les frontières du réel. Nous découvrons Claire en entretien avec son psy. Très vite, le spectateur comprend qu’un drame est survenu trois ans auparavant. Claire livre alors sa version des faits, dans un récit où le fantasme se mêle au réel, et où la vérité semble toujours glisser entre les lignes. Mais au-delà de l’intrigue, le véritable sujet du spectacle est sans doute la place de la femme dans une société patriarcale, où les standards de séduction sont dictés par les hommes et tendent à invisibiliser les femmes passé un certain âge. Claire nous parle ainsi de son désir féminin, de son obsession pour la jeunesse, mais aussi de cette solitude dans laquelle elle s’enferme. La mise en scène, très sobre, repose sur une simple méridienne, qui nous transporte du cabinet du psy au domicile de Claire. En fond de scène, un écran projette ses pensées, ses images mentales, comme un miroir de son état d’esprit. Un second écran en tulle tombe régulièrement en avant-scène pour afficher les échanges Facebook : un choix esthétique intéressant, bien que l’effet de transparence nuise parfois à la lisibilité. Malgré ce léger bémol, CELLE QUE VOUS CROYEZ propose une réflexion forte sur le vieillissement féminin, le désir, l’illusion amoureuse et les faux-semblants à l’ère numérique. Dans son dernier acte, la pièce parvient même à surprendre, en offrant un retournement qui éclaire le récit sous un nouveau jour. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Le blockbuster qui tombe à pic !!!

    Découvrez notre critique du film THE FALL GUY . Le blockbuster qui tombe à pic !!! THE FALL GUY ❤️❤️❤️💛 Le blockbuster qui tombe à pic !!! Un des rares souvenirs que j’ai de la série L’HOMME QUI TOMBE À PIC est la chanson de son générique. Et je ne suis pas un grand fan de la filmographie de David Leitch. Même si j’avais trouvé son BULLET TRAIN vraiment divertissant, le reste de ses films ont été aussi vite vus qu’oubliés… Bref, je n’étais pas vraiment "hypé" par le projet, mais le matraquage publicitaire a tout de même réussi à me faire aller y jeter un œil en salle. Et pour le coup, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir devant son dernier film. Une des plus grandes qualités de FALL GUY est d’être un véritable hommage aux cascadeurs, ce métier de l’ombre injustement boudé aux Oscars par une industrie Hollywoodienne qui lui doit pourtant tant. Rien que le générique de fin est en ce sens une petite pépite. Car plus que d’en faire le héros de son histoire, les cascadeurs sont continuellement mis en avant, que ce soit par les dialogues, le tournage du film dans le film, ou le côté méta très présent. Un côté méta qui offre surement les moments les plus drôles de cette comédie d’action tout droit sortie des années 80-90 (appuyée par une BO qui emporte tout sur son passage). L’action et les cascades sont donc évidement au centre de ce grand divertissement, et il est même très généreux en la matière, mais l’humour et le second degré apporte aussi énormément de fun. Alors oui, le scénario cumule les facilités et les incohérences, certains personnages sont caricaturaux à l’extrême, mais le film l’assume totalement, en joue même énormément et quand il le fait, il devient même vraiment jouissif. Le film doit aussi beaucoup à Ryan Gosling, qui prouve une fois de plus à quel point il excelle dans la comédie (il était un des points forts de BARBIE, mais surtout du génialissime NICE GUY). Et son duo avec Emily Blunt fait merveille apportant une vraie touche de comédie romantique, qui fait même qu’on regrette finalement le peu de scènes qu’ils ont en commun. Bref, même si certains gags sont parfois un peu lourds ou que le film en fait parfois des caisses, cette comédie d’action pop-corn décalée et décomplexée a été pour moi un vrai plaisir coupable devant lequel j’ai pris énormément de plaisir. Partager

  • L’art de moderniser un classique sans jamais le trahir.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE BARBIER DE SEVILLE L’art de moderniser un classique sans jamais le trahir. LE BARBIER DE SEVILLE ❤️❤️❤️❤️ L’art de moderniser un classique sans jamais le trahir. Dès le lever du rideau, la musique s’impose comme un véritable fil conducteur. Elle ne se contente pas d’accompagner : elle structure et rythme la pièce. Les chants, portés notamment par une chanteuse d’opéra, créent des respirations qui contrastent avec l’énergie burlesque ambiante. Mais ce qui frappe surtout, c’est l’esprit de troupe que dégage une nouvelle fois le Grenier de Babouchka. Les comédiens ne se contentent pas d’incarner leur rôle : ils participent à un mouvement collectif, une sorte de joyeux désordre parfaitement orchestré. Il y a là quelque chose de profondément ludique, presque artisanal, qui évoque une troupe de saltimbanques racontant une histoire avec une inventivité constante et une générosité communicative. Ici, le surjeu devient une évidence. Totalement assumé, il est poussé jusqu’à une exagération jubilatoire, sans jamais tomber dans la facilité. Au contraire, il devient le moteur du comique. Les personnages, hauts en couleurs, enchainent les gestes amplifiés, les mimiques appuyées, les réactions parfois outrées, avec toujours le même résultat : les rires du public. La pièce est aussi portée par un dynamisme de tous les instants. La scène est en mouvement permanent, emportant le public sans jamais lui laisser le temps de décrocher. La pièce enchaîne ainsi les quiproquos et les manipulations avec une fluidité remarquable. Et comme à leur habitude, Daguerre et sa troupe parviennent à moderniser la pièce sans jamais la trahir. L’esprit de Beaumarchais est bien là, intact, mais rendu plus accessible. Encore une fois, le Grenier de Babouchka a réussi à m’embarquer avec cette manière bien à eux de se réapproprier un classique théâtral, pour en faire un moment profondément vivant, porté par une générosité et une énergie collective impressionnante. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film.

    Découvrez notre critique du film DES PREUVES D’AMOUR . Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film. DES PREUVES D’AMOUR ❤️❤️❤️💛 Ella Rumpf ne porte pas le bébé… mais elle porte le film. Dans quelques mois, Céline va devenir mère pour la première fois, même si elle n’est pas enceinte : c’est sa femme, Nadia, qui porte leur enfant. Au fil des derniers mois de grossesse, Céline cherche sa place et sa légitimité, tout en tentant de prouver à l’État qu’elle peut devenir la mère de son propre enfant. Pour son premier film, largement autobiographique, Alice Douard situe le récit en 2014, juste après l’adoption de la loi Taubira. Elle fait de ses deux héroïnes des pionnières dans un parcours d’adoption qui s’apparente à une véritable épreuve. Le couple va ainsi devoir monter un dossier fait de photos et de témoignages prouvant que Céline est une bonne mère et ainsi l’autoriser à adopter son enfant. Cette dernière, n’ayant pour famille qu’une mère absente, est donc contrainte de renouer avec elle pour avancer. La relation mère-fille est montrée avec finesse : tensions, non-dits, gestes maladroits… autant d’éléments qui enrichissent le parcours de Céline et donnent une profondeur supplémentaire à son chemin vers la maternité. La réalisatrice filme leur couple dans toute sa normalité, refusant les clichés, et construit avant tout une histoire d’amour universelle. Car même si le combat de Céline est au cœur du récit, c’est surtout la parentalité partagée qui anime le film. Le couple avance avec ses espoirs, ses doutes, ses maladresses, et les bouleversements liés à l’arrivée d’un enfant. DES PREUVES D’AMOUR est sociologiquement très juste dans sa manière d’aborder le mariage pour tous, le regard des autres, et les formes parfois insidieuses d’homophobie. Mais si le film est subtil dans son propos, il s’avère aussi souvent drôle, très drôle, offrant de véritables moments de comédie, sans jamais trahir la gravité du sujet. Il y a deux ans, je prédisais le César du meilleur espoir pour Ella Rumpf pour LE THÉORÈME DE MARGUERITE, et elle confirme ici tout son talent : elle porte la force émotionnelle du film, parfois par un simple regard. Son duo avec Monia Chokri fonctionne parfaitement, donnant naissance à des scènes de complicité, de rire, mais aussi de tension palpable. Pour un premier long-métrage, Alice Douard parvient à mêler douceur, humour et émotion, offrant un film à la fois solaire et engagé. Un film essentiel qui montre que, même si la loi autorise un couple de même sexe à adopter, le processus reste complexe et semé d’obstacles. Partager

  • FREAKS OUT : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film FREAKS OUT . FREAKS OUT ❤️❤️❤️❤️ Et dire qu’hier, je n’avais encore jamais entendu parler de ce film… Et vu que j’étais le seul spectateur dans ma salle de 160 places, je me suis dit que je ne devais peut être pas être le seul… et je me suis mis à espérer que le vide de la salle ne serait pas le reflet de ce qu’allait me proposer le film… Mais clairement, j’étais loin de m’attendre à ce que j’allais voir… Je suis tombé par hasard sur l’affiche qui promettait « une orgie de cinéma à mi-chemin entre Del Toro et Dupontel ». Ca a suffi à me convaincre et c’est le parfait résumé à l’ovni cinématographique que j’ai vu ce soir. Ça prend au premier le côté sombre, sa fascination des monstres et de la seconde guerre mondiale et au second les personnages décalés, l’humour noir et le côté burlesque (on a même le droit à certaines scènes complètement WTF !!!). Ajoutez à cela ce qui imprègne la filmographie des deux cinéastes, la poésie, et on obtient un film hors normes de super-héros (incarnés ici par les monstres de foire). Gabriele Mainetti nous livre un film référencé mélangeant X-Men, Inglorious Bastard, Pinochio, Le magicien d’Oz ou encore Les aventuriers de l’arche perdue. Ça semble totalement improbable, et d’ailleurs le film part dans tous les sens, mais c’est tellement maitrisé et cohérent dans ce qu’il propose que c’en est jouissif. La direction artistique, la mise en scène et la photographie sont léchées, nous offrant certains plans bien plus marquants que la plupart des blockbusters aux budgets colossaux mais qui ont tendance à s’uniformiser dans ce qu’ils nous proposent. Rien que la longue scène d’ouverture, quasiment muette, force le respect, en réussissant à introduire parfaitement les personnages tout en alliant la poésie, l’humour et l’horreur qui accompagneront continuellement le spectateur. Les 2h20 du film filent à une vitesse folle. On est absorbés par l’histoire, émerveillés par les images, fascinés par l’univers et les personnages. Au final, on a affaire à un Grand divertissement, un spectacle aussi dingue qu’original et aux antipodes de ce à quoi nous ont habitué les Studios. Un film mêlant aventure, action, magie, humour et même parfois émotion, comme avec cette Matilde pour qui on est instantanément prit d’empathie. Clairement le meilleur personnage, interprété par une Aurora Giovinazzo qui imprègne la pellicule et qui, que ce soit elle ou le réalisateur de ce petit bijou, devraient à nouveau faire parler d'eux très vite… Partager

  • UNE SÉPARATION : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film UNE SÉPARATION . UNE SÉPARATION ❤️❤️❤️❤️💛 Voici le film qui m’a fait découvrir le cinéma Iranien, qui me surprend de plus en plus, mais surtout un immense réalisateur Asghar Farhadi. Il fait partie de ces artistes, dont le simple nom sur une affiche suffit à me faire déplacer dans une salle obscure. Comme souvent dans ses films on retrouve des thèmes qui lui sont chers, la famille, les non-dits, le respect des anciens, les classes sociales, le mensonge, le poids de la religion, mais aussi un état des lieux de la société Iranienne. Ce que j’apprécie chez lui, c’est qu’il apporte toujours un soin particulier à l’écriture de ses personnages et l’écriture des dialogues. Lorsque son couple est sur le point de se séparer, Nager engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Un incident se produit et va entrainer les deux couples dans une spirale infernale. Le spectateur va voir ces deux couples s’affronter, se déchirer, et essayera de démêler le vrai du faux. L’écriture est magistrale et rebattra régulièrement les cartes. Car une des forces du film est de réussir constamment à nous faire douter et notre avis changera continuellement sur les protagonistes… Farhadi a clairement un don pour ce qui est de traiter de la psychologie de ses personnages. Il n’est jamais manichéen et ne les juge jamais, en essayant au contraire de nous faire comprendre leurs actes. Ce qui fait que même si on est parfois choqués par leurs décisions, on a finalement énormément d’attachement et de compassion pour ces quatre protagonistes. D’autant plus que c’est un directeur d’acteur hors normes. Chacun est au diapason, jusqu’au moindre second rôle : que ce soit les deux gamines ou même le grand père qui sans un mot de tout le film réussit à nous arracher des émotions. Sans aucun pathos, ni surjeu, les acteurs arrivent à nous nouer le bide tellement ils se retrouvent dans des situations qui semblent inextricables. Le film est très bavard, mais chaque dialogue, chaque scène a sa place et approfondit un peu plus le propos, jusqu’au moindre silence ou regard qui en disent tellement long. Difficile de rester de marbre devant ce drame intense, où on se sent aussi impuissant que les gamines, jusqu’à un plan final grandiose, aussi puissant qu’ingénieux, qui laisse le spectateur abasourdi. Partager

  • JOKER : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film JOKER . JOKER ❤️❤️❤️❤️❤️ Donc voici le film qui fera certainement beaucoup de bruit aux prochains oscars. Car Joker est clairement un film qui marquera l’histoire du cinéma et dont on parlera encore dans de nombreuses années. Pourtant, à la base j’étais vraiment septique et je ne voyais pas l’intérêt du projet. Car passer après Nicholson et surtout Ledger me semblait TRES compliqué et surtout le personnage devait se remettre de la purge récente qu’a été « Suicide Squad » avec la prestation « douteuse » de Leto. D’autant plus qu’en général, faire une origine story d’un personnage aussi emblématique a souvent tendance à le démystifier. Mais Joker réussi à éviter tous ces pièges et à en faire une œuvre majeur en surprenant son public et en ne le brossant pas dans le sens du poil. Déjà, NON ce n’est pas un énième film de superhéros. Ici, il n’est jamais question de superpouvoir et de combats dantesques et même si il se base sur un comic book populaire, le film se veut ultra réaliste. Même si l’ombre de Batman flotte sur le film, il n’est pas utile d’être un familier de cet univers pour l’apprécier. On a finalement affaire à un grand drame psychologique nous montrant comment un personnage affublé d’un handicap mental va basculer dans la folie à force de discrimination, du rejet des autres et de la société. Et même si le film se passe dans les années 80, il fait souvent écho à notre actualité. Le film emprunte d’ailleurs beaucoup plus à des films comme « Taxi Driver » et « La valse des pantins » qu’aux films de super héros. La présence de Robert De Niro, héros des deux films cités, n’est d’ailleurs pas anodine tant le film s’en inspire. Pour en revenir à la prestation de Joaquin Phoenix, elle est complètement folle (oui, je sais, c’est facile…) et lui tracera surement un chemin vers les oscars (où il devra certainement batailler avec Bard Pitt pour son « Ad Astra »). Rien que sa transformation physique pour le rôle force le respect. Jamais il ne cherche à singer les anciennes apparitions cinématographiques du personnage. Il apporte une humanité troublante au Joker le rendant à la fois particulièrement glaçant et attachant. Un attachement qui sera souvent dérangeant car il n’excuse en rien les agissements du Joker et ses pétages de plombs, même si il aide à comprendre son basculement. Car le film aurait facilement pu tomber dans le piège d’en faire un anti-héros, mais on a bien affaire ici à un psychopathe en devenir. Pour parfaire le tout, le film nous offre des plans somptueux qui s’impriment dans la rétine, grâce à une photographie magnifique alternant des colorimétries froides qui deviennent de plus en plus criardes au fur et à mesure que le Joker prend le dessus. Et puis cette BO magnifique aussi anxiogène que poétique qui enfonce le clou. Bref ma grande baffe de la rentrée, à l’image de la réaction d’un spectateur derrière moi à l’arrivée du générique « WHAOU !!! » Partager

  • Et pourtant le film a un rythme effréné...

    Découvrez notre critique du film LA NUIT SE TRAÎNE . Et pourtant le film a un rythme effréné... LA NUIT SE TRAÎNE ❤️❤️❤️💛 Et pourtant le film a un rythme effréné... Mady, un jeune serrurier, ouvre la porte qu'il ne fallait pas et se retrouve entraîné dans une spirale infernale, où il n'a qu'une seule nuit pour sauver sa vie... Pour son premier film, Michiel Blanchart nous livre un thriller à l'efficacité redoutable. Cette coproduction franco-belge n'a rien à envier aux productions hollywoodiennes. Il maîtrise parfaitement les codes du genre, et le spectateur reste scotché à son fauteuil pendant 1h30, sans que la tension ne retombe. Si le spectacle est si réussi, c’est en grande partie grâce à la mise en scène de ce réalisateur belge. Visuellement, le film est magnifique, de la présentation du titre jusqu’à la scène finale, avec des plans qui marquent la rétine. On notera également l’énorme travail sur la photographie, qui propose des lumières et des éclairages sublimant constamment cette nuit où se déroule l'action. Le montage nerveux enchaîne les courses-poursuites avec une réelle maîtrise du cadre. La gestion parfaite des différents espaces permet au spectateur de ne jamais être perdu dans l'action. On a même droit à quelques moments bluffants, comme ce plan-séquence fou avec un vélo… Et même si Michiel Blanchart s'inspire clairement de Scorsese, Fincher et Cuaron, il le fait à merveille, car le résultat est bel et bien là. Le film est calibré, mais le plaisir reste intact. Le film se déroule dans le contexte des manifestations "Black Lives Matter", qui ne constitue finalement qu'une toile de fond. Certes, le film aurait pu aborder un propos politique plus poussé, mais il préfère privilégier l'efficacité en proposant une pure série B. Et ce choix est judicieux, car même s'il n'échappe pas aux facilités scénaristiques inévitables dans ce type de production, cela n'enlève rien à l'efficacité de l'œuvre, qui repose avant tout sur l'adrénaline et propose un divertissement haletant. Cerise sur le gâteau, Romain Duris, toujours aussi charismatique, incarne un antagoniste glaçant, même dans un rôle secondaire. Bref, LA NUIT SE TRAÎNE est clairement une belle surprise de cette rentrée, et surtout la découverte d’un réalisateur qu’il faudra garder à l’œil… Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page