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  • La suprême ascension de Chalamet

    Découvrez notre critique du film MARTY SUPREME . La suprême ascension de Chalamet MARTY SUPREME ❤️❤️❤️❤️💛 La suprême ascension de Chalamet N’étant ni amateur de biopics ni particulièrement friand de films sportifs, j’abordais Marty Supreme avec une certaine méfiance. Des doutes vites effacés, tant le film m’a roulé dessus. Nous n’avons clairement pas affaire à un biopic sportif classique. Certes, il s’inspire de la star du ping-pong Marty Reisman, mais en changeant son nom et en prenant de larges libertés, il s’affranchit rapidement du cadre traditionnel pour proposer un véritable portrait d’obsession. Josh Safdie ne raconte pas simplement l’ascension d’un champion : il dissèque la trajectoire d’un jeune Américain prêt à tout pour devenir une icône. Et tout le tapage autour de Timothée Chalamet est amplement justifié. Il porte le film de bout en bout, habité, électrique, déployant une palette de jeu impressionnante pour incarner ce personnage narcissique, ambitieux, souvent détestable. Certains spectateurs pourraient rester à distance face à un protagoniste aussi antipathique, mais cinématographiquement, c’est fascinant. Je ne vois clairement pas qui pourrait lui faire barrage pour son futur Oscar qui semble une évidence. Autour de lui gravite une galerie de seconds rôles solides, chacun bénéficiant d’un véritable arc narratif, à commencer par le surprenant Abel Ferrara. Difficile de ne pas penser au cinéma de Martin Scorsese. Cet anti-héros porté par une obsession maladive de la réussite évoque immédiatement Le loup de Wall Street ou Casino , dans leur manière de décrire les excès du rêve américain. Mais le film convoque aussi l’ombre flamboyante du Babylon de Damien Chazelle : même énergie démesurée, même volonté de transformer chaque séquence en expérience sensorielle totale. La mise en scène est à l’image de son héros : nerveuse, constamment en mouvement, presque fiévreuse. L’intrigue reste simple, mais l’enchaînement d’événements et le chaos progressif emportent tout sur leur passage. La bande originale, mêlant des standards des années 80 dans un anachronisme assumé, insuffle une énergie communicative qui participe à cette sensation d’ivresse permanente. Malgré ses 2h30, le film ne connaît aucun temps mort, quitte à devenir épuisant pour ceux qui ne rentreraient pas dans son délire. Marty Supreme accumule les scènes chocs, manie un sens du comique de situation souvent mordant et refuse obstinément toute demi-mesure. Il veut briller, éblouir, parfois étourdir. Josh Safdie signe ainsi un film à l’image de son personnage : ambitieux, excessif, vibrant. Une œuvre qui risque de diviser, mais dont l’énergie et la radicalité pourraient bien en faire l’un des grands chocs cinématographiques de 2026. Partager

  • LA SYNDICALISTE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LA SYNDICALISTE . LA SYNDICALISTE ❤️❤️❤️💛 Le film démarre comme un polar politique avec cette lanceuse d’alerte qui se fait violement agresser à son domicile, alors qu’elle est sur le point de dévoiler un scandale d’état. Et cette première partie est d’ailleurs bien foutue, mais le film laisse finalement l’affaire totalement de côté pour changer de registre et devenir un thriller paranoïaque. Certains, vont surement lui reprocher ce choix artistique, mais c’est justement cette deuxième partie qui m’a passionné. On se retrouve face à un portrait de femme qui se bat, seule contre tous, pour sa dignité et que justice lui soit rendue. On est sidéré par l’avancement de l’enquête et la misogynie face à laquelle se retrouve le personnage d’Isabelle Huppert. Et quelle prestation !!! Si le film fonctionne, c’est clairement grâce à son jeu sans faille, qui arrive à passer sur une même scène de femme forte, à blessée ou désemparée, avec un naturel qui laisse admiratif. Elle arrive à interpréter son personnage avec beaucoup de profondeur, en le rendant aussi attachant qu’ambigu, et en arrivant continuellement à faire douter le spectateur. Partager

  • Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années.

    Découvrez notre critique du film DE LA COMÉDIE FRANÇAISE . Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années. DE LA COMÉDIE FRANÇAISE ❤️❤️❤️❤️💛 Une des comédies les plus efficaces de ces dernières années. Difficile d’imaginer meilleur timing : alors que le Festival OFF d’Avignon touche à sa fin ce week-end, De la Comédie-Française arrive comme une prolongation idéale de cette parenthèse théâtrale. Une façon de rester encore un peu dans cet univers, mais cette fois-ci côté coulisses… et avec un éclat de rire permanent. Il y a des films qui n’ont besoin que de quelques minutes pour installer leur rythme et leur ton. De la Comédie-Française est de ceux-là . Véritable concentré d’énergie, cette comédie extrêmement rythmée enchaîne les situations avec une précision presque théâtrale, sans jamais laisser au spectateur le temps de souffler. Car ici, les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures. Et c’est justement l’une des grandes qualités du film : son format très court. En évitant de s’étirer inutilement, il ne connaît quasiment aucun temps mort et va constamment à l’essentiel. Chaque scène apporte son lot de situations cocasses, de personnages hauts en couleur et de moments de pure comédie . On pourra évidemment reprocher au film de privilégier l’accumulation des situations au détriment d’un véritable fil dramatique plus développé. Mais qu’importe : l’efficacité comique est telle que le plaisir ne faiblit jamais . Le film est sans prétentions et maîtrise parfaitement son ambition : faire rire, et il le fait avec une redoutable efficacité. Pour ma part, c’est tout simplement la comédie qui m’aura le plus fait rire depuis de nombreuses années . Une vraie bouffée d’air frais, généreuse et profondément réjouissante. Une grande partie de cette réussite repose sur son casting, composé en grande partie de comédiens issus de la Comédie-Française. Ils y déploient tout leur talent, avec un plaisir communicatif, en incarnant des personnages immédiatement attachants et mémorables. Chacun apporte sa personnalité, son énergie et son sens du rythme, donnant au film cette impression permanente d’assister à une véritable vie de troupe. Mention spéciale au caméo jubilatoire de Benjamin Lavernhe , qui offre un moment d’anthologie et vaut presque à lui seul la découverte du film. Au-delà de la comédie pure, le film offre également une immersion savoureuse dans les coulisses de cette institution mythique qu’est la Comédie-Française. On découvre ses locaux, ses couloirs chargés d’histoire et surtout son emblématique salle Richelieu. Mais ce qui touche le plus, c’est l’esprit de troupe qui traverse tout le film. Cette idée que, malgré les doutes, le stress, les imprévus et les difficultés, un seul mot d’ordre : “on joue quoi qu’il arrive” . Une philosophie qui résume parfaitement la passion du théâtre : continuer à monter sur scène, envers et contre tout. Le film s’amuse également avec les clichés associés au monde des comédiens : leurs égos parfois démesurés, leurs fragilités, leurs questionnements, leurs angoisses avant une première représentation. Mais il le fait avec bienveillance, sans jamais tomber dans la caricature facile. Car De la Comédie-Française évite soigneusement l’humour lourd ou les gags faciles. Il privilégie le comique de situation, les décalages, les dialogues percutants et ces petits moments absurdes qui naissent naturellement des personnages et de leur environnement. Au final, le film offre une comédie terriblement efficace, à la fois légère, feel-good et jubilatoire . Un véritable hommage au théâtre, à ceux qui le font vivre, et surtout au plaisir simple mais essentiel de rire ensemble. Partager

  • YEARS AND YEARS: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série YEARS AND YEARS YEARS AND YEARS ❤️❤️❤️❤️💛 Si certains se demandaient si HBO allait survivre à la fin de « Game of Thrones », je pense que la réponse est claire. En six mois de temps, ils te pondent le chef d’œuvre qu’est « Chernobyl », la TRES bonne « Euphoria », et cette nouvelle pépite qu’est « Years and years ». Car, oui, on a le droit à un nouveau coup de maître de cette chaine qui enchaine les bijoux télévisuels. Dans cette mini-série de six épisodes, on va y suivre l’histoire d’une famille anglaise sur une dizaine d’année. Comme souvent avec ce genre de série, on va retrouver le panel représentatif afin que chacun puisse s’identifier à certains personnages. Et quand, comme dans le cas présent, l’écriture des personnages et le jeu des acteurs est au niveau, ça fonctionne et les rends d’autant plus attachants. A chaque épisode, on assistera à un saut dans le temps, ponctué d’un flash d’infos relatant les faits d’actualités ayant eu lieu pendant cette ellipse temporelle. Et là où la série gagne une efficacité redoutable, c’est que tous ces faits font déjà la une de notre quotidien (montée du populisme, changement climatique, crise financière, immigration…), sauf qu’elle va déplacer un poil le curseur. Ce qui aura souvent des conséquences terribles sur la vie de nos héros. La série, se déroulant dans un futur très proche, est ainsi terriblement anxiogène et d’un réaliste effrayant, car le moindre évènement nous semble malheureusement probable. A l’image de ce premier épisode, maitrisé de bout en bout, et dont le final va nous mettre face à un évènement qui semble surréaliste, mais au final, je suis sûr que chacun d’entre nous y a déjà pensé. D’ailleurs, chaque fin d’épisode restera gravée dans la tête du spectateur. Mais même si la série fait clairement froid dans le dos, l’espoir et l’humour y ont souvent leurs places, notamment grâce aux relations entre les personnages qui sont parfois « sans filtres », nous offrant de délicieuses joutes verbales. La grande qualité et originalité de la série fera même qu’on lui pardonnera sa fin expéditive usant parfois de grosses ficelles, ce qui ne l’empêchera pas de nous offrir un très beau final. Bref, que vous aimiez ou pas, la série ne vous laissera pas indifférent. HBO nous livre ici un show unique et terriblement dérangeant, car chaque évènement qui nous est montré nous semble plausible à court ou moyen terme. Elle nous fait ainsi réfléchir sur le monde que nous construisons et on n’en ressort pas indemne… Partager

  • Prix des Médias Digitaux du OFF Avignon 2026 : palmarès

    Découvrez le palmarès 2026 des Prix des Médias Digitaux du Festival OFF Avignon et les spectacles récompensés par le jury des médias culturels. Les prix des médias digitaux Cette année, j’ai eu le plaisir de participer, en tant que membre du jury, à la toute première édition des Prix des Médias Digitaux du Festival OFF Avignon. Organisée par le média L’Affiche en partenariat avec l’AF&C , cette initiative vise à mettre en lumière la richesse du OFF tout en valorisant le travail des journalistes et créateurs de contenus digitaux. Pas moins de 43 médias se sont réunis pour former un jury collectif, avec une ambition simple : donner de la visibilité à des spectacles marquants à travers plusieurs catégories. 🏆 Les résultats 2026 Prix coup de cœur (ex aequo) Le tartuffe par le nouveau théâtre populaire La Scala Provence Le garçon nuage d'Ethan Oliel La Scala Provence Prix du spectacle le plus hilarant Tout feu tout flamme d'Arthur Jugnot Théâtre des Béliers Prix du spectacle le plus émouvant Sucrer les fraises par la Compagnie Hors du temps La Factory - Les Antonins Prix du spectacle le plus engagé Badjens de Delphine Minoui 11 • Avignon Prix du spectacle le plus original Cube de Delphine Minoui 11 • Avignon ❤️ Et mes coups de cœur personnels dans tout ça ? Parce que derrière le jury, il y a aussi un spectateur, je ne résiste pas à l’envie de partager mes "prix" personnels. Sans forcément recouper totalement le palmarès officiel, ils reflètent ce que je viens chercher chaque année à Avignon : de l’émotion, de la surprise, et cette petite étincelle qui fait toute la différence. Prix coup de cœur Olympe(s) de Justine Heynemann La Scala Provence Parce que j'aime quand le théâtre casse les codes, et Olympe(s) les pulvérise pour offrir un véritable show mélangeant théâtre, concert, humour et pièce engagée Prix du spectacle le plus hilarant Fêlures d'Anthony Dubos Thêatre Actuel Parce c'est moderne, plein d'idées et surtout ça m'a offert mes plus belles barres de rire du OFF. Prix du spectacle le plus émouvant Fake de De Claudine Galea Le train bleu Parce ce que ça aura été une claque émotionnelle que je n'ai absolument pas vu venir... Prix du spectacle le plus engagé Badjens de Delphine Minoui 11 • Avignon Parce que c'est d'une intensité rare, où la colère intime d’une adolescente iranienne devient un cri collectif grâce à l’incarnation saisissante d’Alice Rahimi... Prix du spectacle le plus original Juste Irena de la Compagnie Paname Pilotis L'entrepôt Parce que la mise en scène est d'une inventivité folle, avec un mélange de théâtre traditionnel, de marionnettes et d'ombres chinoises. Le résultat est d'une beauté sans nom et réussit l'exploit de mettre le sujet de la shoah à hauteur d'enfants... ✨ Le OFF, toujours aussi vivant Au-delà des prix, cette initiative rappelle surtout une chose essentielle : la richesse du Festival OFF ne se résume pas à un palmarès. Elle se vit, se partage, se débat. Et c’est précisément ce qui rend cette aventure si passionnante.

  • YANNICK : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film YANNICK . YANNICK ❤️❤️💛 Déjà en manque du festival OFF, je ne pouvais forcément pas passer à côté de ce nouveau film de Quentin Dupieux. Bon, je dois aussi avouer que je ne suis pas un grand fan de son cinéma, mis à part son INCROYABLE MAIS VRAI que j’avais trouvé très maitrisé, mais je me suis laissé tenter par le pitch improbable. Lors d’une très mauvaise représentation d’une pièce de boulevard, Yannick se lève pour exprimer son mécontentement aux comédiens… Comme souvent chez ce réalisateur, le film part sur un très bon concept. On a tous assisté à un spectacle affligeant qu’on aurait voulu interrompre, et bien heureusement, par respect pour les artistes, on ronge notre frein. Le film nous offre donc un départ assez jubilatoire, avec certains dialogues qui font mouche, d’autant plus qu’il aborde un discours plutôt intéressant sur le rapport entre le spectateur et la création artistique. Et surtout le film brille par l’interprétation admirable de Raphaël Quenard, qui ne cesse de me surprendre par les nuances de son jeu. Mais comme souvent avec le réalisateur, le problème vient du fait que malgré la durée très courte du film, à peine 1 heure, ça s’essouffle assez vite… Même dans son discours, ça fini par tourner un peu en rond. Et pire c’est peut-être son film le plus sérieux, alors que pour le coup j’aurais vraiment voulu qu’il se lâche vraiment. Partager

  • L’envol d’une ado en quête de liberté.

    Découvrez notre critique du film BIRD . L’envol d’une ado en quête de liberté. BIRD ❤️❤️❤️❤️ L’envol d’une ado en quête de liberté. C’est l’histoire de Bailey, 12 ans, qui vit avec son frère et son père, seul à les élever dans un squat du nord du Kent. Fascinée par les oiseaux, elle rêve de s’envoler ailleurs, jusqu’au jour où elle croise la route d’un marginal qui se fait appeler Bird… Dans BIRD, Andrea Arnold dresse un portrait poignant d’une adolescente, mais surtout de cette jeunesse livrée à elle-même dans les quartiers populaires du sud de l’Angleterre. Avec un réalisme bluffant, elle capte la pauvreté et la misère qui gangrènent ces banlieues, où les rêves semblent s’éteindre avant d’éclore. Dans la lignée du cinéma de Ken Loach, on est face à un cinéma social qui adopte un regard brut et sans concession sur l’âpreté de la vie quotidienne. Caméra à l’épaule, elle filme ses personnages au plus près, nous plongeant au cœur de cette précarité brutale, mais aussi dans la beauté des instants de solidarité et des éclats de rêve. Au cœur du récit, on assiste à un véritable parcours initiatique. Bailey, entre enfance et âge adulte, cherche sa voie dans un monde qui ne lui offre aucune échappatoire. Bien que ce synopsis puisse sembler familier, ce qui fait toute la force du film, c’est la manière dont Andrea Arnold le transcende grâce à des personnages d’une puissance et d’un magnétisme rare. Bailey est interprétée par une impressionnante Nykiya Adams, dont la maturité et la sensibilité donnent une profondeur inoubliable au personnage. Son personnage devient le symbole de cette jeunesse à la dérive qui cherche sa voie. À ses côtés, Barry Keoghan est bluffant dans le rôle du père maladroit, hanté par ses propres échecs. Il parvient à mêler narcissisme irritant et une tendresse insoupçonnée. Enfin, Franz Rogowski est fascinant dans le rôle énigmatique de Bird. Son magnétisme naturel et sa gestuelle subtile confèrent au personnage un charisme rare. Ce trio porte le film avec une intensité saisissante, ancrant leurs personnages dans nos mémoires bien après le générique final. Mais c’est surtout la relation entre Bailey et Bird qui donne au film toute sa dimension. Une relation sublime, faite de complicité, d’apprivoisement et d’entraide, où chacun trouve en l’autre un écho à ses propres blessures. L’oiseau, omniprésent, devient une métaphore centrale : celle d’un désir de liberté viscéral, jusqu’au prénom de ce compagnon marginal qui montre à Bailey une autre voie. La réalisatrice nous fait constamment basculer entre le désespoir et l’espoir, pour en faire ressortir une ode à la liberté. Malgré la noirceur du récit et son ambiance pesante, le film est baigné d’une musique et d’une poésie qui en font une œuvre feel good, offrant des moments oniriques et profondément sensibles. BIRD est une fable moderne, aussi surprenante que touchante. Une expérience émotionnelle inoubliable, et sans aucun doute mon premier coup de cœur de l’année. Partager

  • Tel Ulysse, ce petit chat nous emporte dans une formidable odyssée.

    Découvrez notre critique du film FLOW . Tel Ulysse, ce petit chat nous emporte dans une formidable odyssée. FLOW ❤️❤️❤️❤️💛 Tel Ulysse, ce petit chat nous emporte dans une formidable odyssée. Le film nous fait découvrir un petit chat vivant dans un monde où l’espèce humaine semble avoir disparu. Son quotidien va être bouleversé par une soudaine montée des eaux qui l’entraîne dans une odyssée extraordinaire à bord d’un bateau de fortune, qui se transformera en une petite arche de Noé. Sur son embarcation, il rencontrera d’autres animaux. Ensemble, ils devront apprendre à s’apprivoiser et à collaborer pour surmonter les épreuves qui les attendent… Visuellement, c’est somptueux. Les décors sont d’un réalisme impressionnant, avec un immense travail sur le rendu de l’eau. Le tout est sublimé par un effet aquarelle, notamment dans le traitement des animaux, qui intensifie l’onirisme de l’œuvre. Car oui, c’est une poésie de tous les instants, avec des envolées lyriques qui touchent le spectateur en plein cœur. Le film m’a totalement captivé ; pendant 1h30, j’ai eu les yeux écarquillés, collés à l’écran pour profiter du spectacle. Contrairement à ce à quoi nous sommes habitués, il n’y a ici aucun anthropomorphisme. On est bluffé par le réalisme des comportements et la fluidité des mouvements. Le réalisateur ne cherche jamais à humaniser les animaux, et l’on s’amuse régulièrement de leurs réactions, qui apportent de nombreuses séquences comiques. On en vient à la grande prise de risque du film, qui est aussi son plus grand atout : il s’agit d’un film muet, un choix audacieux qui laisse une grande place à l’imaginaire du spectateur, notamment pour comprendre ce que chaque animal exprime à travers ses gestes et interactions. Et pourtant, on ne se perd jamais : l’évolution des relations entre les personnages semble évidente, et surtout, on ne s’ennuie pas un instant. Le pari était risqué, mais il permet d’atteindre une forme de pureté narrative et d’émotion brute. Mais surtout, le film n’oublie jamais de faire du cinéma. C’est inventif à chaque plan, avec une caméra en mouvement continuel. La composition des plans met toujours en avant les rapports d’échelle, filmant l’action à hauteur des personnages, ce qui souligne leur fragilité face à l’immensité de la nature. Le film enchaîne les longs plans-séquences spectaculaires, jouant avec les angles. Le tout est accompagné d’un travail sonore millimétré, offrant au spectateur une expérience visuelle et auditive saisissante. Car oui, c’est un vrai film de cinéma, qu’il serait regrettable de ne pas découvrir sur grand écran… FLOW est un véritable raz-de-marée qui emporte tout sur son passage. C’est un voyage cinématographique et sensoriel unique, une fable écologique d’une beauté hallucinante, avec un puissant message sur le pouvoir du collectif et de l’entraide. Un film qui laisse le spectateur rêveur, le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux… Partager

  • Festival OFF Avignon : guide et critiques de spectacles

    Préparez votre Festival OFF d'Avignon avec mes critiques de spectacles, mes coups de cœur et mes conseils pour choisir les pièces à découvrir. Avignon OFF : guide complet, conseils et spectacles à voir 🎭 Qu’est-ce que le Festival OFF d'Avignon ? Vous avez décidé de venir au Festival OFF d'Avignon et vous cherchez des conseils vous êtes au bon endroit. Chaque été, Avignon devient le cœur battant du spectacle vivant. Le Festival Avignon OFF est aujourd’hui considéré comme le plus grand festival de théâtre et de spectacle vivant au monde, réunissant plus de 1 600 à 1 700 spectacles répartis dans toute la ville et portés par plus d’un millier de compagnies. Pendant près de trois semaines, la cité des papes se transforme en une scène à ciel ouvert où le théâtre, l’humour, la danse, le cirque et les formes les plus hybrides du spectacle vivant se côtoient dans une effervescence unique. ✨ Une ambiance unique au monde Vivre le Avignon OFF, c’est entrer dans une véritable immersion artistique et humaine. Dans les rues intra-muros, l’ambiance est immédiatement reconnaissable : des affiches de spectacles collées sur tous les murs des comédiens et compagnies qui tractent dans les rues des parades, fanfares et happenings improvisés des rues animées du matin jusqu’à tard dans la nuit des terrasses de cafés pleines de discussions autour des spectacles vus ou à voir La ville entière devient un gigantesque labyrinthe culturel où chaque coin de rue peut mener à une découverte inattendue. 🎟️ À voir au OFF d'Avignon : Comment choisir ses spectacles ? Avec plus de 1 700 propositions, choisir ses spectacles au Avignon OFF peut vite devenir un défi. Le programme officiel du OFF permet de filtrer les spectacles : par style (théâtre, humour, danse, jeune public…) par horaire par lieu par thématique ou type de création Au-delà du programme, il est souvent difficile de savoir quoi choisir sans repères. C’est précisément que dans ce site propose mes critiques de spectacles , mes conseils , mais aussi mes attentes afin de vous aider à repérer les pièces les plus marquantes, les propositions originales ou les expériences à ne pas manquer. 💳 Prix des spectacles et Carte OFF Les tarifs des spectacles du OFF sont très variables selon les lieux et les compagnies. Je vous conseille vivement de prendre la Carte OFF. Elle coûte entre 6€ et 22€ (suivant votre situation) et offre une réduction d'au moins 30% sur chaque spectacle. Elle donne aussi un accès gratuit aux concerts du Son du OFF. Retrouvez tous les détails ici . 🎫 Où acheter ses billets pour le Festival OFF ? Plusieurs solutions existent pour réserver ses billets : Ticket’OFF : La plateforme officielle du festival permet de réserver directement de nombreux spectacles. Les billetteries en ligne, comme BilletRéduc proposent parfois des tarifs réduits sur certaines représentations. Directement auprès des théâtres, qui pour la plupart disposent de leur propre billetterie, en ligne ou sur place, souvent très utilisée pendant le festival. 🚗 Où se garer pendant le festival ? Se rendre à Avignon pendant le OFF nécessite un minimum d’organisation, la ville étant très fréquentée. Les principaux parkings relais gratuits situés en périphérie permettent de se garer facilement : Parking des Italiens Parking Île Piot Parking Courtine Parking Saint-Chamand Parking Agroparc Ces parkings sont reliés au centre-ville par des navettes gratuites, ce qui permet d’accéder facilement aux remparts sans entrer dans les zones saturées. 👉 Les parkings des Italiens et de l’Île Piot sont les plus utilisés et les plus pratiques pour accéder rapidement au centre. 🚌 Se déplacer dans Avignon pendant le OFF Une fois dans la ville, tout est pensé pour faciliter les déplacements : navettes gratuites dans le centre bus renforcés pendant le festival accès piéton privilégié dans l’intra-muros circulation automobile fortement limitée 🎭 Un festival à vivre plus qu’à consommer Le Avignon OFF n’est pas seulement un festival de spectacles : c’est une expérience totale. C’est un endroit où l’on peut voir plusieurs spectacles par jour, se perdre dans les rues, découvrir des compagnies inconnues, discuter avec des artistes et vivre au rythme d’une ville entièrement tournée vers la création. 👉 Pour bien profiter du Avignon OFF Entre l’abondance de l’offre, la diversité des propositions et la densité du programme, il est essentiel de s’orienter avec des repères fiables. C’est tout l’objectif de ce site : proposer un regard critique, des conseils et des sélections pour aider à faire les bons choix au cœur de ce gigantesque festival. Bon festival à tous !

  • Recherche de pièces de théâtre par genre et par note

    À la recherche d'une pièce de théâtre ? Filtrez mes critiques par genre et par note pour trouver un spectacle à découvrir et choisir votre prochain coup de cœur. Rechercher un spectacle Rechercher par nom Note Genre Reset Spectacles suivants

  • Entre feu, cendres et déjà-vu…

    Découvrez notre critique du film AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES . Entre feu, cendres et déjà-vu… AVATAR – DE FEU ET DE CENDRES ❤️❤️❤️ Entre feu, cendres et déjà-vu… James Cameron nous donne une nouvelle fois rendez-vous sur Pandora pour son troisième AVATAR. J’attendais impatiemment ce nouvel opus, ayant adoré le premier film, et même encore préféré le deuxième, que je considère comme l’un des plus grands blockbusters de ces dernières années, aux côtés de FURY ROAD. Je lui pardonnais d’ailleurs ses grosses facilités scénaristiques, comme la disparition subite de la plupart des personnages lors du climax, tant le dernier acte offrait une intensité visuelle et émotionnelle inouïe. Évidemment, d’un point de vue technique, c’est encore un sans-faute. James Cameron repousse une nouvelle fois les limites et prouve que la seule personne capable d’offrir des films plus impressionnants que lui est… James Cameron… Les images atteignent un niveau de détail hallucinant : textures de peau, expressions faciales, tout est d’un réalisme sidérant, au point d’en oublier qu’il s’agit d’images de synthèse. Je ne suis pas un grand fan de la 3D, mais Cameron parvient à la rendre saisissante sans recourir à des artifices gratuits. Clairement, sur le plan du spectacle, il met à l’amende tous les blockbusters actuels. On en prend plein les yeux, et le film mérite largement de dépenser 25€ pour une séance IMAX pour ce show de 3h20. Pendant la première heure, j'ai même cru que le réalisateur allait récidiver pour la troisième fois. Ça commence même très fort avec la présentation de deux nouveaux peuples : les marchands de l’air et le clan des Cendres. L’arrivée des premiers offre des visuels d’une féerie absolument dingue, tandis que les seconds promettent un peuple antagoniste capable de redistribuer les cartes. Mais... Trop de choses sont venus gâcher mon plaisir… AVATAR 2 et 3 devaient à l’origine ne former qu’un seul film, et cela se ressent terriblement. Le film trouve vite ses limites. Les nouveaux peuples sont malheureusement sous-exploités pour se recentrer, une fois encore, sur le clan de l’eau. Les marchands de l’air sont évacués en un quart d’heure, et le clan des Cendres, pourtant prometteur, devient rapidement accessoire. Leur cheffe, Varang, impressionne par son charisme, mais son potentiel est totalement gâché et elle finit éclipsée par le Colonel. Ce qui faisait la force des deux premiers films, c’était la découverte des clans et de leurs coutumes. Ici, Cameron privilégie le rythme… au détriment de la magie. Il y a quelques semaines, je reprochais à ZOOTOPIE 2 de répéter ses enjeux sans faire évoluer ses personnages. C’est encore plus flagrant ici. À la fin de ce troisième opus, nous sommes quasiment au même point qu’à la fin du précédent, avec des personnages dont les arcs ont à peine avancé. Pire encore, le film recycle les mêmes scènes et situations de LA VOIE DE L'EAU : une chasse à la baleine, une poursuite sous-marine, des enfants qui se font si souvent enlever que cela en devient un running gag, le Colonel qui tente de se rapprocher de Spider, Lo’ak, dont l’arc repart de zéro, et cherche une nouvelle fois à réintégrer Payakan, la tulkun bannie… Quant au climax, il s’agit d’un maxi best-of des deux premiers films, allant jusqu’à répéter le même deus ex machina. Alors oui, le spectacle est là, il est somptueux et je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment. Mais le manque de surprise et cette sensation de redite sont tels qu’au final, le film me laisse un goût terriblement amer, et bien peu de moments me resteront réellement en mémoire. Partager

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