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- Critique de BABYLON – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film BABYLON . BABYLON ❤️❤️❤️❤️❤️ 15 janvier 2023, et déjà la certitude d’avoir vu ce que le cinéma nous proposera de mieux cette année… Damien Chazelle, après m’avoir déjà bluffé avec WHIPLASH et LA LA LAND, livre pour moi avec BABYLON son meilleur film, et même un des films les plus fous de l’histoire du cinéma. Un film somme d’une puissance créatrice complètement démesurée. Mais quelle claque, quel spectacle !!! BABYLON, c’est un ovni fou. Un mélange entre LA LA LAND et LE LOUP DE WALL STREET. C’est grandiose, excentrique, drôle, provocateur, surprenant, complètement barré, profond … Mais c’est surtout un IMMENSE hommage au 7e art. Je pensais pourtant que c’était Spielberg qui allait nous offrir la plus belle déclaration d’amour au cinéma de l’année avec son THE FABELMANS, mais Chazelle vient de mettre la barre tellement haut !!! Le film dure plus de trois heures et pourtant on en redemanderait. Ca va à deux cent à l’heure. C’est une débauche de démesure, avec notamment une première demi-heure complètement folle dont on ressort épuisé lorsque le titre apparait. Et le rythme du film ne retombe que rarement, les scènes s’enchainent et nombreuses sont celles qui deviendront cultes. Chazelle livre une démonstration de la puissance de sa réalisation. Dans cette débauche d’images et de musique, tout est millimétré. La mise en scène est hallucinante et cumule les plans plus bluffants les uns que les autres, sublimés par une photographie qui en met plein les yeux. Chaque figurant a sa place, donnant souvent des airs de comédie musicale, un genre qu’il aime particulièrement et ça se sent… Ca mélange d’ailleurs les genres à outrance, passant du film musical, à la comédie (avec des scènes hilarantes), au film de gangsters, voir même au film d’horreur… On rit, on pleure, on tremble, on est choqué… On est constamment secoué et c’est un véritable plaisir de participer à ce festival d’émotions… Et même si le film pourra perdre une partie du public avec son côté provocateur, excentrique et bordélique, il y a bien un point qui mettra tout le monde d’accord : la fabuleuse musique de Justin Hurwitz, qui offre une BO incroyable. Son Jazz énergique est à l’image du film, et apporte un rythme endiablé d’autant plus qu’il colle parfaitement au montage frénétique du film. Car oui, on retrouve les thèmes chers au réalisateur, le Jazz justement (et pourtant je ne suis pas ce qu’on peut appeler un fan du genre…), la comédie musicale, l’aboutissement de ses rêves… Et forcément, un mot sur Margot Robbie. Elle est magistrale, sensuelle, enflamme la pellicule et livre de loin sa plus grande prestation. Mais attention, malgré son côté excentrique, le film ne brille pas que par la forme et il n’en oublie pas le fond. C’est très référencé et il se focalise sur l’évolution du cinéma, la place de ses stars et celle des spectateurs avec une sublime mise en abîme saisissante. Certains dialogues, comme celui de Brad Pitt, face à une journaliste, sont même extrêmement puissants. Il rend ainsi un vibrant hommage à tous ceux qui nous font vibrer dans les salles obscures et montre à quel point cet art peut nous faire vivre des émotions folles. Et que dire de cette scène finale, qui à elle seule est à l’image du film : un CHEF D’ŒUVRE, et m’aura fait dressé les poils et fondre en larme par sa puissance. Partager
- Un héritage sonore pour reconstruire le passé
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN ❤️❤️❤️💛 Un héritage sonore pour reconstruire le passé Théâtre des Beliers - 18h50 J’avais gardé un souvenir ému et puissant de LA MAIN DE LEÏLA et surtout des POUPÉES PERSANES : deux spectacles denses, intimes et profondément politiques, portés par la plume sensible et affûtée d’Aïda Asgharzadeh. C’est donc avec une véritable attente que je suis allé découvrir LE DERNIER CÈDRE DU LIBAN. L’histoire nous entraîne dans les pas d’Eva, une jeune pensionnaire d’un centre d’éducation fermé, en quête de ses origines après avoir reçu une série de cassettes audio enregistrées par sa mère, grande reporter disparue. À travers ce « testament sonore », Eva recompose peu à peu un puzzle familial éclaté à travers les conflits du XXe siècle : guerre civile au Liban, chute du Mur, Sarajevo, Beyrouth, les discours d’Arafat… autant de fragments d’Histoire qu’elle tente de réconcilier avec sa propre histoire. Le dispositif est habile : le spectacle se construit comme une enquête, avec une tension narrative proche du polar. On suit Eva dans sa quête, entre colère sourde, curiosité douloureuse et besoin de comprendre. À mesure qu’elle écoute les bandes, la pièce nous entraîne à travers les zones de guerre comme dans un carnet de terrain. Cette dimension documentaire, pleinement assumée par la mise en scène sobre et rythmée de Nikola Carton, donne à entendre ce que l’on ne voit jamais : les bruits de la guerre, les silences de l’abandon, les doutes des survivants. Le plateau, nu et épuré, se transforme à vue. Trois comédiens se partagent tous les rôles et toutes les époques, avec une belle fluidité. Quelques accessoires, des changements d’éclairage, des gestes précis suffisent à faire émerger les souvenirs d’Anna et les émotions d’Eva. Le travail sonore, central, fait ici office de quatrième personnage : seul lien entre la mère et la fille, seule trace d’un amour resté muet. Il y a une belle ambition dans cette pièce : raconter l’héritage, la transmission de l’invisible, ce que les absents nous laissent, volontairement ou non. Mais si le propos est fort, la construction maîtrisée et les interprètes convaincants, j’ai pourtant ressenti une certaine distance. L’émotion, chez moi, n’a pas jailli comme je l’espérais. Peut-être était-ce la fatigue du festival et l’enchaînement des spectacles… Car la salle, elle, ne s’y est pas trompée : elle s’est levée d’un seul élan, manifestement touchée. Partager
- Le plus fort, c'est son père…
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOÉ ZOÉ ❤️❤️❤️💛 Le plus fort, c'est son père… La pièce nous plonge dans l'univers de Zoé, une jeune fille issue d'une famille de comédiens. Elle partage avec nous des souvenirs marquants de sa jeunesse, centrés principalement sur la figure de son père, un homme qu'elle adore mais qui souffre de bipolarité. Cette maladie, imprévisible et complexe, influence constamment la vie de Zoé et dicte ses choix. Son père est un personnage imprévisible, à la fois génial et toxique, capable de moments de grande créativité et de terribles accès de folie. Au milieu de ça, une mère aimante mais souvent maladroite, tentant tant bien que mal de maintenir l'équilibre familial. La mise en scène de cette pièce est particulièrement rythmée, invitant régulièrement le théâtre dans le théâtre pour enrichir la narration. Le spectateur est transporté dans les souvenirs de Zoé, oscillant entre l'admiration qu'elle porte à son père et la réalité brutale de la maladie qui envahit leur quotidien. L'interprétation de Mathieu Des Femmes est remarquable. Il incarne avec justesse les phases maniaco-dépressives du père, alternant entre moments d'extrême tendresse et épisodes effrayants, ce qui rend son personnage profondément attachant et terrifiant à la fois. Cette pièce réussit à traiter de la bipolarité avec une sensibilité et un recul nécessaire, sans tomber dans le pathos. On ressent une véritable empathie pour Zoé, qui doit trouver la force de se libérer de l'emprise paternelle pour pouvoir s'émanciper et construire sa propre vie. Vous aurez compris, ça aura été une bien belle surprise, et même si il m'a manqué un petit truc niveau émotion pour m'emporter totalement, ça n'en reste pas moins un beau moment de théâtre. Partager
- Un spectacle qui va vous éclairer sur cette course à la technologie
Découvrez notre critique détaillée du spectacle LUMIÈRE LUMIÈRE ❤️❤️❤️💛 Un spectacle qui va vous éclairer sur cette course à la technologie Girasole - 15h30 Partager
- Critique de DUNE : DEUXIÈME PARTIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DUNE : DEUXIÈME PARTIE . DUNE : DEUXIÈME PARTIE ❤️❤️❤️❤️❤️ Rares sont les films qui marquent à tel point le cinéma que leur impact changera littéralement la façon de concevoir des films, et je pense que le diptyque de Villeneuve rentrera clairement dans cette catégorie (ou tout du moins, je l’espère…). Car là, où depuis plusieurs années les blockbusters ont tendance à s’uniformiser en proposant toujours le même concept sans âme servie avec une bouillie numérique, DUNE sort clairement du lot. Ne serait-ce pour ce qui mettra tout le monde d’accord : le côté esthétique du film. C’est tout simplement éblouissant et le film enchaine les plans iconiques comme par magie. Tout d’abord, grâce à une utilisation des FX parfaitement intégrés à l’image. Même si c’est une œuvre de SF, tout semble palpable, crédible… C’est d’un réalisme bluffant et l’on croit à tout ce qui se passe sous nos yeux. Une qualité qu’on pourrait aussi attribuer au travail dingue sur le son. Là où le cinéma SF nous a habitué depuis des décennies à des sons électroniques pour intensifier le côté futuriste, ici le sound design est basé sur des sons réels et familier et ça change tout dans la perception du spectateur… Le tout est sublimé par une photographie grandiose, avec notamment certains contrejours de toutes beauté. D’autant plus que Villeneuve a un sens du rapport d’échelle hallucinant !!! Que ce soient les vaisseaux, les vers géants, ou tout simplement le désert, le film ne cesse de nous rappeler à quel point ses protagonistes ne sont que de simples grains de sable et il propose des plans ahurissants… Et que dire des costumes, des décors, le design des vaisseaux ou bien de la façon de filmer le désert au point d’en faire un personnage à part entière. Il y a un véritable sens du détail et visuellement... visuellement.. Le résultat est un sans-faute, et clairement une des œuvres qui m’aura le plus scotché au cinéma… Alors, on est toujours face à une œuvre assez contemplative qui risque d’en laisser certains sur le bas-côté… Mais le rythme est extrêmement bien dosé et propose même quelques moments épiques extrêmement intenses appuyés par une bande originale magistrale du maître Hans Zimmer. Mais DUNE, c’est bien plus que ça. C’est un blockbuster qui ne prend pas le spectateur pour un débile et lui propose une œuvre dense, qui lui demandera, certes, un certain investissement, mais si on rentre dans la proposition, quel bonheur !!! Alors, je n’ai pas lu le roman, et je ne comparerai pas, mais le résultat est assez dingue dans ce qu’il propose. Ce deuxième opus, nous plonge littéralement dans la vie et la culture des Fremens au point qu’on a parfois l’impression de se retrouver devant un documentaire, tant tout ce qui ce passe sous nos yeux semble crédible. Il faut dire que c’est aidé par un casting XXL, qui même si beaucoup n’ont que très peu de présence à l’écran, ils arrivent pour la plupart à exister, ne serait-ce que par leur prestance et le charisme des personnages qu’ils incarnent (je pense par exemple à un impressionnant Austin Butler). Un de mes rares bémols sur le premier opus, était d’ailleurs le manque d’impact émotionnel, qui est ici effacé, avec la trajectoire de certains personnages, et surtout une Zendaya au sommet qui, par un simple regard, arrive à te toucher en plein cœur. Et puis, il y a Timothée Chalamet… Il faut bien avouer que, même s'il a longtemps eu l’image du beau gosse qui fait craquer les adolescentes, il se construit petit à petit une filmographie impressionnante, et livre ici une prestation de haut vol, avec un personnage extrêmement ambiguë… Et puis, il y a le fond et cette façon totalement déstabilisante de faire vivre au spectateur une montée de fanatisme religieux de l’intérieur, avec des personnages auxquels il s’était attaché précédemment… Le film arrive à installer parfaitement une mythologie et des intrigues politiques cohérentes, qui font qu’on en demanderait presque plus… Car oui, je vais être honnête, il y a quelques petits détails qui m’ont gênés… Comme je le disais précédemment, l’histoire est dense, peut être trop, et on sent qu’il a fallu faire des choix, ou bien on a parfois certaines éclipses temporelles pour faire avancer l’histoire. Dans le même ordre d’idée, le personnage de Dave Bautista est anecdotique au point d’en devenir caricatural… Ou bien je pourrais parler de la planète, qui nous avait été présenté comme un véritable enfer, avec une chaleur insupportable… Alors, c’est peut-être le fait d’être immergé chez les Fremens, mais justement ce danger semble assez inexistant dans cet opus… Mais ce sont des détails, qui n’effacent en rien toutes les qualités de l’œuvre, et je pense clairement qu’on a affaire ici à un IMMENSE chef d’œuvre de science-fiction qui deviendra culte pour toute une génération… Partager
- Vous risquez de mourir de rire
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’HOMME ET LE PÊCHEUR L’HOMME ET LE PÊCHEUR ❤️❤️❤️❤️ Vous risquez de mourir de rire Théâtre Le Petit Chien - 17h30 Au centre de la scène, comme simple élément de décor : un ponton. Dessus, nous découvrons un mystérieux pêcheur … dont la canne ne possède pas de fil. Un homme arrive, une corde au cou au bout de laquelle se trouve une pierre : il est résolu à se donner la mort. J’avais découvert la compagnie Teatro Picaro il y a quelques années LA FUITE , qui avait été une belle surprise. J’étais donc curieux de découvrir ce nouveau spectacle. Et même si L’Homme et le Pêcheur est radicalement différent, il partage avec LA FUITE un point commun essentiel : la qualité de l’écriture. Nous sommes ici face à une pièce surréaliste, une fable mêlant tragédie, comédie et poésie. L’humour noir y est subtil, précis et chaque réplique fait mouche. Les dialogues, pleins de jeux de mots savoureux, prennent encore plus de relief grâce au jeu des comédiens. Le suicidaire, tendre et maladroit, évoque un clown Auguste bouleversant d’humanité. En face de lui, le pêcheur incarne un clown blanc cynique, pince-sans-rire et profondément énigmatique. La pièce se permet deux interludes dont l’absurdité rivalise avec un humour dévastateur. On savoure également la façon malicieuse dont les comédiens taquinent le quatrième mur, sans jamais le briser vraiment. Mais au-delà du rire (et croyez-moi, le pari est largement gagné), l’écriture nous interroge avec finesse sur notre rapport à la mort, au désir, à la frustration. Bref, un voyage onirique où se mêlent poésie et comédie, pour le plus grand plaisir du public. Partager
- Critique de LA NUIT DU 12 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA NUIT DU 12 . LA NUIT DU 12 ❤️❤️❤️❤️💛 Ce film est une petite pépite !!! Tu as beau savoir dès le début que c'est une enquête non élucidée, c'est passionnant de bout en bout et extrêmement maitrisé (avec notamment une très belle photographie). Mais ce qui fait que le film atteint des sommets, c'est clairement grâce à son casting et aux dialogues souvent percutants. C'est interprété à la perfection jusqu'au moindre second rôle. C'est clairement féministe, creusant à chaque scène un peu plus la misogynie, mais ça le fait tellement bien. Au final le film devient un reflet de la société qui fait froid dans le dos. Il y a un côté ENGRENAGES tellement tout sonne vrai, ou MEMORIES OF MURDER pour la façon dont le film risque de vous hanter... Vraiment une bonne surprise, un très grand polar, obsédant et d'une grande profondeur. PS : Dominik Moll avait déjà réalisé SEULES LES BÊTES qui était passé inaperçu mais valait déjà vraiment le détour et que je vous invite aussi à découvrir. Partager
- Jusqu’où iriez-vous pour protéger un être cher ?
Découvrez notre critique détaillée du spectacle ORPHELINS ORPHELINS ❤️❤️❤️ Jusqu’où iriez-vous pour protéger un être cher ? Espace Roseau Teinturiers - 17h30 La pièce ORPHELINS nous plonge d’emblée dans une atmosphère étouffante : alors que Danny et Helen s’apprêtent à passer une soirée romantique, Liam, le frère de cette dernière, surgit, couvert de sang. Ce point de rupture marque le début d’une descente vertigineuse dans une quête de vérité aussi oppressante que bouleversante. Le récit, construit comme un huis clos haletant, s’articule autour d’un trio dont les liens familiaux vont être mis à rude épreuve. Liam, fragile et au discours décousu, semble aussi menaçant que vulnérable. Helen, sa sœur, cherche coûte que coûte à le protéger, quitte à se perdre elle-même. Quant à Danny, tiraillé entre l’amour qu’il porte à sa femme et ses convictions morales, il devient la voix lucide du drame, contraint de faire des choix déchirants. Les enjeux moraux se mêlent aux secrets enfouis, et chaque révélation ébranle un peu plus les repères du spectateur. À travers une tension croissante, la pièce nous interroge sur notre rapport à la loyauté, à la justice et à la violence. La mise en scène, avec ses lumières froides, accentue l’aspect claustrophobique de la situation, tandis que de brèves parenthèses oniriques viennent troubler notre perception du réel. Ce contraste participe à l’étrangeté du spectacle, à la fois ancré dans une réalité brute et teinté d’un certain vertige psychologique. Le trio de comédiens livre des performances d’une grande intensité, incarnant des personnages ambigus, pris au piège entre leurs sentiments et raison. Cependant, les dialogues volontairement hachés du personnage d’Helen ont nui à mon immersion. Un choix de mise en scène qui m’a perturbé, mais n’enlève rien à la qualité du jeu de la comédienne Julia Gratens qui livre une interprétation d’une puissance sidérante. Malgré cette réserve, ORPHELINS s’impose comme un thriller théâtral percutant, dérangeant, profondément humain, qui interroge sans relâche : que serions-nous capables de faire, par amour, par peur, ou par devoir ? Une pièce qui ne laisse clairement pas indemne. Partager
- Critique QUAND LA GUERRE SERA FINIE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle QUAND LA GUERRE SERA FINIE QUAND LA GUERRE SERA FINIE ❤️❤️❤️❤️ Dernier jour de cet Avignon 2017 15 spectacles en 3 semaines, dont quelques spectacles fabuleux (on ne voyait que le bonheur, tu seras un homme papa, la main de Leila...) Donc j'ai attaqué cette dernière journée en me disant que le festival m'avait déjà offert ce qu'il avait de plus beau... et puis... QUAND LA GUERRE SERA FINIE Une comédie musicale, sur fond de 2e guerre mondiale, frôlant la perfection 8 comédiens accompagnés d'un pianiste utilisent toutes l'intensité de leur jeu et de leur voix pour nous faire vibrer pendant 1h15 Que ce soit en venant chercher nos larmes avec quelques monceaux bouleversant, ou nos rires avec certaines scènes frisant le burlesque En tout cas, dans les deux cas, les comédiens vont chercher au plus profond d'eux pour nous transmettre des émotions rares comme on ne peut en vivre qu'au théâtre Ils nous offrent une superbe histoire d'amour... Entre un homme et une femme Entre une mère et son fils Entre un frère et sa soeur Entre un peuple et son pays Entre une compagnie et la musique Entre les spectateur et le théâtre La salle était debout 1000 fois mérité Partager
- Un interrogatoire banal qui vire au duel psychologique.
Découvrez notre critique détaillée du spectacle L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS ❤️❤️❤️ Un interrogatoire banal qui vire au duel psychologique. Espace Roseau Teinturiers - 14h25 L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS nous entraîne dans un univers qui, de prime abord, semble balisé : un interrogatoire autour d’un banal vol de carte bleue. Le décor est posé, sobre, presque anodin. Mais très vite, le spectacle déjoue les attentes. Ce qui semblait être un simple polar se mue en un thriller psychologique intense. Une des grandes qualités de la pièce réside dans la maîtrise de sa montée en tension. À mesure que l’échange entre les protagonistes se densifie, la joute verbale devient le cœur battant du récit. Chaque réplique est affûtée, chaque silence, pesant. Et si cette montée en puissance fonctionne si bien, c’est en grande partie grâce au personnage central : une Émilie Artois mystérieuse, troublante, insaisissable. La comédienne livre une performance saisissante, habitée par une ambivalence fascinante : provocatrice sans jamais être caricaturale, elle prend peu à peu le pouvoir, aussi bien sur la scène que sur l’intrigue. Elle manipule, séduit, dérange. Les rebondissements s’enchaînent sans jamais sembler forcés, tenant le public en haleine jusqu’à un final aussi déroutant que bien amené. Ce dénouement, à la fois inattendu et perturbant, clôt le récit avec une efficacité certaine. Toutefois, malgré ces grandes qualités, quelques réserves s’imposent. L’utilisation de la voix off, notamment, paraît superflue : elle rompt par moments l’immersion sans réellement enrichir la narration. De même, le dernier acte souffre d’un excès d’explication, là où le non-dit et l’ambiguïté auraient probablement eu davantage de force. Il n’en reste pas moins un thriller scénique réussi, à la tension parfaitement maîtrisée, dont le personnage central, aussi magnétique qu’insaisissable, ne vous laissera pas indifférent. Partager
- Festival OFF 2025 Critique EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du spectacle EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR EN CE TEMPS-LA, L’AMOUR ❤️❤️❤️💛 La Luna - 19h30 Il y a des spectacles dont on ne sort pas indemne, et celui-ci en fait clairement parti. Un texte d’une puissance rare, un conte initiatique où l’amour père-fils sera central. Un homme, surnommé Z, vient d’être grand père et décide d’enregistrer pour son fils un souvenir resté gravé dans sa mémoire : sa rencontre avec un père et son jeune garçon dans un train de la mort pour Auschwitz. Mais si le texte prend toute son ampleur, c’est grâce à un un David Brécourt magistral. On est suspendu à ses lèvres lorsqu’il nous raconte la terrible histoire de ce père cherchant à tout prix à préserver son fils de l’horreur. Il arrivera à apporter une touche d’humour et surtout une étonnante poésie malgré la lourdeur du propos. Un spectacle intense, un devoir de mémoire qui fera l’effet d’un véritable uppercut, mais aussi une ode à l’amour paternel, et surtout une superbe prestation qui méritait largement l’ovation reçu au tombé du rideau. Partager
- Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan…
Découvrez notre critique détaillée du film CHIEN 51 . CHIEN 51 ❤️❤️💛 Le mordant de Cujo, mais l’intelligence de Rantanplan… Avec CHIEN 51, Cédric Jimenez quitte le polar réaliste pour s’aventurer sur le terrain de la dystopie futuriste. Le réalisateur nous invite dans un Paris fragmenté en zones, rongé par la violence et régi par l’intelligence artificielle. L’ambition est évidente, et visuellement, l’entreprise force le respect. Dès les premières minutes, le film impose une atmosphère dense et crédible. Jimenez démontre une nouvelle fois son sens du rythme et du cadrage : les scènes d’action sont nerveuses, parfaitement chorégraphiées et d’une efficacité redoutable. L’univers visuel, entre violence urbaine et hyper-technologie, séduit par sa cohérence et sa richesse esthétique. Sur la forme, CHIEN 51 est une vraie réussite. Mais une fois passée la fascination initiale, le récit dévoile vite ses failles. L’adaptation du roman de Laurent Gaudé se réduit à une enquête policière convenue, engluée dans les clichés du genre. Les rebondissements sont téléphonés, et la portée politique ou philosophique du propos reste en surface. Pire, son twist final déconcertant va même à l’encontre du propos du film… Jimenez, qui n’avait pas hésité à prendre des libertés d’écriture avec BAC NORD ou NOVEMBRE , aurait peut-être gagné à s’émanciper davantage du matériau d’origine. Le casting XXL promettait beaucoup, mais le résultat déçoit. Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos peinent à donner chair à des personnages sous-écrits. Leur duo, censé incarner la tension émotionnelle du film, ne fonctionne pas. L’alchimie paraît forcée, leur relation sonne étrangement faux et laisse même place à un certain malaise par moments. Autour d’eux, Romain Duris, Louis Garrel, Valeria Bruni Tedeschi et Artus font de la figuration de luxe, dans des rôles à peine esquissés. Au final, CHIEN 51 s’impose comme un spectacle visuel percutant mais narrativement bancal. Jimenez sait filmer la tension, le chaos, la vitesse, mais le tout manque cruellement de profondeur. Comme MISSION IMPOSSIBLE 8 et F1, sortis cet été, le film impressionne visuellement mais le temps semble long entre deux scènes d’action. Heureusement, contrairement aux deux autres, sa courte durée empêche l’ennui total. On en ressort avec quelques images marquantes, l’impression d’avoir vu un bel objet de cinéma… mais aussi le goût amer d’un film qui aurait pu être grand, et se contente d’être spectaculaire. Partager














