top of page

528 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Un chef d’œuvre d’animation made in France

    Découvrez notre critique détaillée de la série ARCANE ARCANE ❤️❤️❤️❤️❤️ Un chef d’œuvre d’animation made in France ARCANE vient de se terminer sur Netflix et il serait vraiment regrettable de passer à côté de ce petit bijou qui pourrait bien être la meilleure chose que la plateforme nous ait offerte. Le studio français Fortiche nous livre un chef-d’œuvre de l’animation, à la fois visuel et narratif, et prouve une nouvelle fois à quel point la France excelle dans ce domaine. Alors, je vous le concède, la série est l’adaptation d’un jeu vidéo, et ça peut faire très peur. Mais League of Legends, dont est tirée l’histoire, n’est pas un jeu scénarisé, ce qui a permis aux créateurs de la série d’avoir une immense liberté qu’ils ont admirablement exploitée. On va commencer par l’évidence même : visuellement, c’est grandiose et va même enterrer la plupart des productions cinématographiques actuelles. Le studio apporte à son animé une patte graphique unique, avec un rendu peinture 2D créant des tableaux animés où chaque plan est un chef-d'œuvre. L’animation, par moments, multiplie les styles graphiques et brille constamment par ses idées de mise en scène. Rien que les génériques des saisons 1 et 2 sont des petits bijoux au point d’être parmi les plus marquants de ces dernières années, avec ceux de GoT ou SERVERANCE. La direction artistique est époustouflante : les personnages, les décors rétrofuturistes et le déluge de couleurs plongent le spectateur dans un univers fascinant, et lui permettent d'en prendre constamment plein les yeux. D’autant plus que la fluidité de l’animation, son dynamisme et son sens du cadre sont exemplaires et viennent enfoncer le clou. Il y a énormément de scène d’action et à chaque fois c’est le même constat : on est bluffé par ces séquences, par leur mise en scène et leur dynamisme, gardant une lisibilité constante de l’action. C’est du grand art et ça ridiculise la plupart des blockbusters que l’on peut voir au cinéma. La musique est extrêmement présente et offre quelques séquences dignes de véritables clips musicaux. Le récit étant condensé en 18 épisodes, ces clips, en plus d’être inventifs et extrêmement bien réalisés, ont souvent l’avantage d’illustrer de la plus belle des façons les ellipses temporelles ou d’accentuer l’émotion. Je pense notamment à ce combat entremêlant passé et présent : une séquence où musique et animation s’unissent pour un résultat saisissant. Certes, ce n’est pas un procédé des plus subtils, mais à l’image de la série, il est d’une efficacité redoutable. Mais ARCANE est loin de se limiter à une claque visuelle et son plus grand atout est clairement son écriture. La série aborde de nombreux thèmes, comme les inégalités sociales, la dualité entre progrès et destruction, la famille, la vengeance, le pouvoir, et la quête d’identité… Et quand la magie vient mettre son grain de sel, la série part assez loin mais ne perd jamais son spectateur, retombant constamment sur ses pattes tout en apportant une profondeur insoupçonnée à son récit. Mais surtout son écriture n’est jamais manichéenne. La frontière entre le bien et le mal a même rarement été aussi faible. Et si elle fonctionne aussi bien, c’est qu’elle est constamment centrée sur ses personnages. Et là, on touche au détail qui fait qu’ARCANE approche de la perfection : ses personnages. La série excelle dans l’écriture de ces derniers, grâce à une approche subtile et empathique, qui évite les stéréotypes tout en explorant des thèmes profonds et intemporels. Leurs designs leur confèrent un charisme instantané, mais ce sont surtout leurs liens, leur profondeur psychologique et leur évolution qui marquent les spectateurs. Chaque protagoniste possède des motivations, des failles et des dilemmes qui les rendent denses, crédibles et attachants. L'engagement émotionnel des spectateurs est le résultat direct de cette qualité d'écriture. Les interactions entre les personnages deviennent le moteur narratif de l’histoire, enrichissant l'intrigue tout en explorant des relations intenses et parfois déchirantes. Et même si les deux sœurs sont au cœur du récit, l’écriture n’oublie pas de développer les personnages secondaires, leur offrant des arcs narratifs cruciaux pour l’intrigue. Chaque personnage aura son moment de gloire et contribuera activement à l’histoire, jusqu’à cet épisode final tout simplement dantesque. Il faut également souligner la qualité des doublages et celle de la dramaturgie. Malgré le nombre de personnages et la durée limitée de la série, Arcane parvient à enchaîner des scènes d’une puissance émotionnelle rare. Mais forcément, si on ne devait retenir qu’un seul personnage, ce serait évidement Jynx. Elle devient instantanément culte grâce à son charisme, sa complexité et son rôle central. Elle est bien souvent à l’origine des moments les plus mémorables de la série. Après, en chipotant un peu, j’aurais tout de même de petites réserves. La saison 2, bien que passionnante, complexifie parfois l'intrigue avec des arcs narratifs supplémentaires qui alourdissent légèrement le récit déjà dense. Même si cela semble préparer le terrain pour de probables spin-off, l’histoire aurait peut-être gagné en impact en condensant son intrigue. De plus, un virage prometteur pris pour le développement d'un personnage au début de la saison 2 n’est finalement pas exploité. C’est dommage, car cet arc aurait pu être fascinant, tant sur le plan politique que dramaturgique. Vous l’aurez compris, ARCANE est pour moi un chef-d’œuvre comme la télévision en propose rarement. Cette série témoigne du savoir-faire exceptionnel du studio Fortiche et place l’animation française au sommet. Que vous soyez fan de jeux vidéo ou non, Arcane est une expérience à ne pas manquer. Partager

  • Critique A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER A CES IDIOTS QUI OSENT RÊVER ❤️❤️❤️ Dès l’ouverture de la pièce, sur le morceau "Can you catch a flame", on comprend qu’on a affaire ici à une comédie romantique. Dans la grande tradition du genre, les deux personnages vont d’abord se détester pour mieux s’apprivoiser, et s’aider mutuellement à penser leurs blessures. Les jeux de lumière et la bande musicale renforcent le coté cinématographique de la pièce. Elle est d’ailleurs très inspirée des films cultes « La La Land » et « Quand Harry rencontre Sally ». C’est avec plaisir qu’on retrouve certaines scènes de ces films, même si on peut d’un autre côté ressentir un manque d’originalité tellement on est en terrain connu. Forcément, chacun se retrouvera à un moment dans ces personnages, dont la complicité est évidente, les rendant un peu plus attachants. Nostalgie et tendresse se dégagent de ces scènes qui s’enchainent, et souvent nous font sourire. On se laisse emporter par cette histoire pleine de fraicheur, qui finalement nous fait passer un agréable moment, et dont on ressort avec le cœur léger. Partager

  • Une expérience immersive, viscérale, inoubliable...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROBERTO ZUCCO ROBERTO ZUCCO ❤️❤️❤️❤️💛 Une expérience immersive, viscérale, inoubliable... Théâtre du Girasole - 22h30 Dès l’entrée dans la salle, on comprend que quelque chose d’inhabituel va se passer. Des vigiles nous invitent à monter sur le plateau, au milieu d’un concert déjà lancé. La musique vibre, l’ambiance est électrique. Une jeune fille nous rejoint, se met à danser parmi nous. Elle croise le regard d’un jeune homme, ils s’approchent, dansent ensemble, s’apprivoisent… Puis, brutalement, les lumières s’éteignent. Les spectateurs sont chassés du plateau. Le jeune homme vient de s’évader de prison après avoir tué son père. Son nom : ROBERTO ZUCCO. S’ensuit une cavale saisissante, entre violence brute et poésie troublante. Le décor est nu, épuré jusqu’à l’os : toute l’attention se porte sur le jeu des huit comédiens, appuyé par un somptueux travail de lumières. Des clairs-obscurs glacés sculptent l’espace, tissent une atmosphère lourde, presque suffocante. La musique live, omniprésente, ajoute à cette tension continue et immerge le spectateur dans un tourbillon sensoriel. Les comédiens, dont l’intensité du jeu prend au tripes, investissent chaque recoin de la salle, jusqu’aux gradins. Impossible d’échapper à leur énergie, à cette sensation d’être pris en otage par un psychopathe aussi inquiétant que fascinant. Il y a quelque chose de Roméo et Juliette dans la relation qui naît entre Zucco et la jeune « gamine », elle aussi en quête de liberté, enfermée dans la protection étouffante de son frère et de sa sœur. Leur jeu de séduction, intense et ambigu, se déroule sous nos yeux, troublant et magnétique. Et c’est là que le malaise s’installe. On s’attache à ce personnage insaisissable, à la fois ange et démon. Son parcours nous choque : les victimes s’enchaînent. En fond de scène, des vêtements suspendus s’accumulent, témoins muets de ses crimes. Pourtant, à chaque fois qu’il parle, qu’il bouge, qu’il respire… on reste hypnotisés. Il faut dire qu’Axel Granberger livre une performance tout simplement exceptionnelle. Viscéral, torturé, il impose un charisme fou. On le voit grimper jusqu’au plafond, tel un Quasimodo moderne, hurlant sa soif de liberté. Il occupe l’espace avec une telle intensité qu’il semble dévorer la salle. Les spectateurs sont interpellés, pris à partie : on ne peut ni fuir ni détourner le regard. Oui, la proposition est radicale. Elle divisera. Mais pour ma part, j’ai vécu une expérience théâtrale d’une rare intensité, un véritable uppercut sensoriel qui marquera mon OFF au fer rouge… Partager

  • Critique PUNK.E.S ou comment nous ne sommes pas devenues célèbres – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PUNK.E.S ou comment nous ne sommes pas devenues célèbres PUNK.E.S ou comment nous ne sommes pas devenues célèbres ❤️❤️❤️❤️💛 1976, Londres : voici l'histoire méconnue des Slits. La rencontre de quatre jeunes filles, un peu brisées par la vie, dans une Angleterre en pleine crise économique No future ? Non, pas pour elles, car elles ont décidé de prendre leur destin en main, en créant le premier groupe punk féminin. Animées par un esprit de révolte et de rage, qui transpire sur scène, elles vont soulever des montagnes pour percer dans cet univers masculin. Nos quatre chanteuses seront accompagnées d'une comédienne et d'un comédien qui incareront les différents personnages qui croiseront leur route. Sur scène, ces six artistes vont déployer une énergie débordante pour nous raconter cette improbable histoire. Souvent drôle, provocateur et déjanté, parfois mélancolique et poétique, mais toujours avec un profond respect pour ces quatre femmes qui ont su bousculer les codes, en décidant de garder un contrôle total de leur image. Chacune trouve sa place sur scène, nous livrant ses doutes, ses failles, mais c'est surtout leur complémentarité et leur esprit de groupe qui transcende le spectacle. Et que dire de Charlotte Avias, interprétant cette Ari Up de 14 ans. Sa prestation est folle, elle est continuellement possédée par une rage qu'elle libère de façon bluffante. C'est un véritable show musical qu'elles nous livrent en live. Elles déploient une intensité phénoménale qui nous transportent dans une salle de concert. Les murs tremblent et le public vibre au son d'une BO magistrale : Les Clash, Patti Smith, les Stones et bien sûr les Slits... Le pari est totalement réussi. Que ce soit par son esprit rock et irrévérencieux, mais surtout la façon de dépeindre la tranche de vie de ces quatre femmes, féministes avant l'heure. Un hommage poignant, pour cette étoile filante du rock anglais. Certes, elles ne sont pas devenues célèbres, mais elles ont probablement ouvert la voie a des artistes comme Madonna ou Lady Gaga... Partager

  • Un spectacle qui interroge notre regard sur l’école

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle KEVIN KEVIN ❤️❤️❤️💛 Un spectacle qui interroge notre regard sur l’école Théâtre des Halles - 16h15 KEVIN est une conférence-spectacle d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, dans laquelle le duo s’appuie sur des travaux de sociologie pour analyser l’échec scolaire. Le spectacle suit le parcours d’un certain Kevin, figure emblématique représentant l’ensemble des élèves en difficulté. On ressent le sérieux du travail de documentation effectué en amont, qui a permis d’aboutir à une analyse percutante de l’état du système scolaire, où les chances de réussite sont loin d’être égales pour tous. Un grand écran occupe une place centrale dans la mise en scène, devenant un véritable outil pédagogique. Il affiche graphiques, schémas, courbes et statistiques venant étayer les propos des deux intervenants, auxquels ils ajoutent leurs anecdotes personnelles d’anciens enseignants. Cet écran renforce également l’aspect didactique et interactif du spectacle. À plusieurs reprises, des questions sont posées au public, apportant une dimension ludique bienvenue. Ces séquences, parfois construites comme de véritables jeux, révèlent des résultats sans appel qui frappent les esprits. Les comédiens adoptent un ton humoristique, souvent décalé voire cynique, tout en maintenant une grande cohérence dans leur propos. Jamais moralisateurs, ils ne cherchent pas à imposer des réponses, mais à exposer des faits qui incitent à la réflexion sur l’égalité des chances et les incohérences du système éducatif. KEVIN est un spectacle engagé, solidement documenté et brillamment construit. Il instruit, interroge, dérange. S’il soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses, il provoque la discussion et c’est sans doute là l’essentiel. Partager

  • Pris dans l’engrenage de la machine sociale…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle RESSOURCES HUMAINES RESSOURCES HUMAINES ❤️❤️❤️ Pris dans l’engrenage de la machine sociale… Dans cette adaptation du film de Laurent Cantet, Elise Noiraud nous plonge dans l'univers d'une famille ouvrière travaillant dans une usine de province au moment du passage aux 35 heures. Au centre de cette histoire se trouve Franck Verdot, qui revient dans son village natal après de prestigieuses études de commerce à Paris. Il va effectuer un stage dans l’usine où travaillent son père et sa sœur, plein d’illusions et espérant pouvoir apporter des changements significatifs. Le choix de faire du personnage principal un jeune issu d'une classe populaire, propulsé dans le monde du patronat sans en avoir tous les codes, permet à la pièce d'éviter le piège du manichéisme. Ce transfuge de classe se retrouve dans une position inconfortable, voulant aider la classe ouvrière dont il se sent le plus proche, mais confronté à la dure réalité économique. Cette dualité en fait à la fois la fierté de ses proches et lui fait prendre conscience du gouffre social qui s'est creusé entre eux. Sur un plateau nu, avec juste quelques tables et chaises pour décor, que les comédiens déplacent à vue pour illustrer les différents lieux. La pièce enchaîne ainsi les tableaux de manière assez fluide grâce à une belle gestion des lumières et des sons qui installent parfaitement les ambiances. Cependant, malgré l'intérêt que suscite la pièce et les nombreux questionnements qu'elle soulève, j'ai relevé quelques longueurs, notamment lors des passages musicaux. Cela dit, ces moments n'enlèvent rien à la pertinence et à l'impact global de l'œuvre. Partager

  • Et cette fois ci, je m’incline pour récolter cette proposition

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle POURQUOI LES GENS QUI SÈMENT POURQUOI LES GENS QUI SÈMENT ❤️❤️❤️💛 Et cette fois ci, je m’incline pour récolter cette proposition Salle Tomasi - 12h40 Il y a deux ans, j'avais découvert cette troupe avec HEUREUX LES ORPHELINS À l’époque, je dois l’avouer, j’étais resté un peu en marge du spectacle, sans doute à cause de son mélange contemporain et mythologie, et sa relecture du mythe d’Électre. Mais j'avais été fasciné par le jeu des jeunes comédiens et l'énergie incroyable qu'ils dégageaient sur scène. Cette nouvelle création est résolument contemporaine : une militante écologiste confrontée à son compagnon, devenu préfet, sur fond de désobéissance civile. Et pourtant la mythologie, décidément chère à cette troupe, affleure en permanence. On pense à ANTIGONE, bien sûr, tant par la nature du conflit que par les questions qu’il soulève : jusqu’où obéir à la loi lorsque celle-ci heurte notre conscience ? On croise aussi en chemin un clin d’œil au texte de BÉRÉNICE, dans une scène poignante, et admirablement intégrée au récit. Mais la pièce ne se limite pas à une relecture du mythe. Elle y fait référence avec finesse, tout en s’en détachant pour construire un récit proprement ancré dans les enjeux d’aujourd’hui : climat, engagement, fracture démocratique, responsabilité citoyenne. Ce qui impressionne le plus, c’est sans doute la forme scénique. Le spectateur est placé au centre du spectacle, immergé dans un enchaînement de dispositifs : réunion publique, émission télévisée, conférence de presse, cours de théâtre, audience de tribunal… Une mise en scène inventive et percutante, qui brouille les frontières entre la scène et la salle, et transforme chaque spectateur en citoyen actif, invité à interroger ses propres convictions. Autre force majeure du spectacle : l’absence de manichéisme. Le personnage du préfet, loin d’être réduit à une figure autoritaire, est traité avec nuance. Le débat d’idées gagne ainsi en crédibilité, et en intensité. Leur relation amoureuse, complexe et touchante, ajoute une dimension tragique au conflit entre devoir et sentiment. Enfin, comment ne pas saluer les deux comédiens "multifonctions", qui incarnent à eux seuls toute une galerie de personnages secondaires ? Ils offrent des respirations humoristiques, sans jamais faire retomber la tension dramatique. Bref, même si je n’avais pas été conquis il y a deux ans, ce coup-là, la mission est clairement réussie. Partager

  • Critique CYRANO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CYRANO CYRANO ❤️❤️❤️💛 Cyrano est la pièce française qui a le plus été jouée dans le monde, et a chaque fois que j'en vois une version je comprends pourquoi. C'est toujours avec autant de plaisir que j'entends le sublime texte d'Edmond Rostand qui avait prit le risque de l'écrire en Alexandrins. Je ne vais pas perdre mon temps à vous résumer l'histoire, et plutôt parler de l'adaptation. Forcément le format OFF impose de trancher dans le texte pour en enlever la moitié, mais la troupe arrive à en proposer une lecture respectueuse de l'œuvre et de son histoire d'amour impossible, tout en prenant le parti pris de transférer l'histoire au moment des débuts du cinéma. D'ailleurs la mise en scène transpire l'amour à l'univers de Méliès, tout comme l'affiche du spectacle qui a elle seule est un bijou. On a affaire à un spectacle chorale ou les sept acteurs vont enchaîner avec panache les rôles, jouer de la musique, changer les décors en temps réel et c'est vraiment avec plaisir qu'on les voit fourmilier devant soit. L'utilisation ingénieuse d'un décor tournant permet de gagner en fluidité sur les changements d'actes, l'imagination du spectateur fera le reste. A noté aussi les costumes somptueux pour parfaire le spectacle. Partager

  • Festival OFF 2025 Critique DANS LA PEAU DE CYRANO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DANS LA PEAU DE CYRANO DANS LA PEAU DE CYRANO ❤️❤️❤️❤️ Théâtre des Corps Saints - 13h45 Au milieu de la scène, une chaise pour unique décor, le talent de Nicolas Devort fera le reste. Le comédien nous offre une véritable performance. Il incarne avec brio, sans aucun artifice ou déguisement, la galerie de personnage de ce très grand moment théâtral. On se retrouvera avec une mise en abyme, où Colin, un élève timide et complexé par son bégaiement, finira par prendre confiance en lui grâce au théâtre et surtout à Cyrano. Nicolas Devort impressionne par son énergie et sa facilité à passer d’un personnage à un autre en un clin d’œil, sans jamais perdre le spectateur. C'était déjà le cas quand je l'avais découvert dans LE BOIS DONT JE SUIS FAIT , mais là il pousse la chose encore plus loin et le spectateur finit par oublier qu'il est seul sur scène. Alors oui, les personnages sont un peu caricaturaux et c’est rempli de bons sentiments, mais peu importe, vu le plaisir procuré au public. Il nous offre un spectacle familial tendre et drôle, une ode à la tolérance et à l’acceptation de soi, mais aussi un conte philosophique qui plaira au plus grand nombre comme le prouve le tonnerre d’applaudissement reçu… Partager

  • Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOOM ZOOM ❤️❤️❤️❤️ Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut Théâtre du Girasole - 10h00 Il est des spectacles qui vous saisissent sans prévenir. ZOOM est de ceux-là. Porté par l’interprétation magnétique de Pamela Ravassard, seule en scène, ce monologue d’une mère cabossée vient vous percuter en plein cœur. Elle incarne une mère célibataire, paumée, drôle parfois, mais surtout terriblement humaine. Son amour inconditionnel pour son fils Burt est le fil rouge d’un récit bouleversant. Comme dans IPHIGÉNIE À SPLOTT , que j’avais tant aimé, j’ai retrouvé ici cette tendresse infinie pour une héroïne brisée, dont les failles deviennent poésie. J’ai été frappé par l’intensité du jeu de la comédienne, par la manière dont elle fait vibrer chaque mot, chaque geste, avec une énergie brute et une vulnérabilité à fleur de peau. Mais Pamela Ravassard signe aussi une mise en scène d’une grande finesse, traversée de cinéma et de poésie. Elle nous embarque littéralement dans le film intérieur de cette mère. Les références hollywoodiennes (Rocky , Le Parrain , Indiana Jones , E.T. ) ne sont pas des clins d’œil gratuits : elles traduisent les espoirs démesurés qu’elle projette sur son fils, comme un rêve de grandeur pour échapper à la médiocrité du quotidien. Tout est pensé pour servir cette immersion : les vitres en fond de scène, les jeux de reflets, les effets sonores subtils, et surtout le formidable travail sur les lumières. Visuellement c’est somptueux et ça tisse un flou entre la réalité et le destin fantasmé par cette mère pour son fils. Mais derrière cette forme très maîtrisée, ce qui reste, c’est l’émotion. Une émotion brute, vraie, portée par l’écriture de Gilles Granouillet, qui donne la parole à ceux qu’on n’écoute pas. Une émotion qui fait rire aussi, car cette femme est traversée d’un humour qui rappelle souvent Chaplin. Et quand elle tombe le masque, c’est une déflagration. ZOOM est un cri. Un pardon. Une tentative de transmission. Un hymne à la résilience. Et surtout, une très belle surprise de ce OFF. Partager

  • Critique IT’S A SIN – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série IT’S A SIN IT’S A SIN ❤️❤️❤️❤️ « It’s a sin » est une minisérie anglaise de cinq épisodes, signée Russell T Davies, à qui l’on doit déjà la FABULEUSE « Years and years ». Bon, je ne vais pas vous le cacher longtemps, il nous offre de nouveau une série incontournable. En une soirée, j’ai commencé à regarder un épisode, puis deux… puis la totalité… On y suit cinq jeunes, quatre homosexuels et leur amie, qui s’installent en collocation à Londres en 1981 et dont la vie sera bouleversée par l’arrivée du Sida. La première constatation est que le casting fonctionne à merveille. Par moment la série revêt un côté feelgood, tellement il y a une alchimie entre ce petit groupe, qui vit dans la joie et l’insouciance. La façon dont ils arrivent à rendre tout ce petit monde aussi attachant force l’admiration. A leur image, la réalisation dynamique apporte un brin de folie galvanisante à l’ensemble. On va aimer passer du temps avec ces personnages avec qui on va beaucoup rire… mais aussi pleurer… comme rarement… Car forcément, ils vont être frappés de plein fouet par l’émergence du Sida. Et clairement, la série aborde le sujet sans fioritures, de façon crue, sombre et avec rare efficacité. Plusieurs ruptures de tons feront même l’effet d’une baffe, tant la série arrive parfois à nous faire passer du rire aux larmes. Le virus apparaitra dans un premier temps en arrière-plan, comme une rumeur, pour mieux refermer son piège sur cette communauté, cherchant à pouvoir vivre sa sexualité au grand jour, qui va se retrouver ravagée, par la maladie certes, mais aussi par la discrimination et la cruauté de la société… On est choqué par la façon dont étaient traités les malades dans les hôpitaux, ou par la peur d’être stigmatisé de certains personnages, alors que tout se passe à une époque pas si lointaine… Evidemment, la série résonne énormément avec la crise sanitaire actuelle. Entre le déni, la peur, le manque d’informations, les hôpitaux dépassés, les rumeurs, le complotisme, les « je connais quelqu’un qui sait de source sûr »… ça semble souvent tellement d’actualité… Et bien sûr, qui dit années 80, dit BO d’anthologie qui est un pur régal. Bien sûr, je pourrais chipoter et lui attribuer quelques défauts, mais non, elle est tellement importante que je lui pardonne. It’s a sin, est une série phare à voir absolument. C’est un hymne à la vie, à l’amitié et à la solidarité qui immanquablement vous touchera, et à laquelle vous penserez longtemps après l’avoir vu. Un hommage vibrant aux victimes, mais aussi un bras d’honneur aux homophobes. Bref, une série poignante qui a mes yeux est à l’image de son final : PARFAITE. Partager

  • Critique TED LASSO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée de la série TED LASSO TED LASSO ❤️❤️❤️💛 Bon, ok, sur le papier, une série sur le foot, ça peut faire peur. Et pourtant vous auriez tort, car le sport est assez en retrait, ne servant que de prétexte et on a affaire à une comédie de très grande qualité, du créateur de Scrubs, Bill Lawrence. Basée sur un de ses sketchs, Jason Sudeikis y joue un coach de foot US qui se retrouve recruté par un club de Premier League anglaise alors qu’il ne connait rien, ni à ce sport, ni à ce pays. Il incarne parfaitement son personnage improbable de Ted Lasso, naïf, un peu crétin et surtout extrêmement attachant. Il est clairement la force du show et la série, à l’image de son héros, dégueule de positivité, de gentillesse et ça fait un bien fou. La série jouera à merveille avec les clichés, le choc des cultures et les punchlines cinglantes s’enchainent et sont souvent hilarantes. On notera d’ailleurs que la série ne lésine pas sur les jeux de mots, je vous encourage donc vivement à la découvrir en VO. Alors oui, les personnages sont plus caricaturaux les uns que les autres mais c’est tellement assumé que ça rend l’ensemble jubilatoire, en enchainant les situations ridicules. Mais leur écriture est plus subtile qu’il n’y parait et leur apporte parfois une vraie profondeur. Car, si la série et les comédiens se donnent à fond pour nous faire rire, elle arrivera tout de même parfois à vous surprendre en sachant se montrer très humaine par moment. La série se voit très vite (10 épisodes de 30 minutes). C’est extrêmement drôle, tendre et feelgood à souhait, bref un excellent remède au stress actuel que je vous conseille vivement de découvrir. Partager

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page