top of page

Rechercher sur ce site

622 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LAISSE-MOI PARTIR Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. LAISSE-MOI PARTIR ❤️❤️❤️💛 Une pièce lumineuse qui éclaire un sujet pourtant sombre. Même si la raison du départ de Mathieu est rapidement abordée, je ne m’attarderai pas dessus ici. Ce qui m’intéresse surtout dans Laisse-moi partir , c’est la manière dont la pièce parvient à transformer un sujet difficile en un véritable moment de vie, avec une grande sincérité . Car l’une des grandes réussites du spectacle est de trouver un équilibre particulièrement juste entre l’émotion, l’humour et la tendresse . Et surtout, Laisse-moi partir est souvent très drôle. La pièce ne cherche jamais à provoquer le rire artificiellement : l’humour naît des situations, des caractères, des maladresses et de cette manière très humaine qu’ont les membres d’une famille de se parler, parfois de se chamailler, parfois de se blesser sans réellement le vouloir. Ces moments de légèreté apportent un souffle bienvenu et rendent les passages plus intimes et plus émouvants encore. Le propos aurait pourtant pu facilement basculer dans le pathos ou le mélodrame, mais la pièce évite constamment cet écueil. Elle aborde un sujet lourd avec pudeur et justesse, sans jamais enfermer ses personnages dans la tristesse. Au contraire, elle célèbre la vie, les liens familiaux et ces petits instants de bonheur qui prennent parfois une importance immense. Si Laisse-moi partir fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à l’écriture de ses personnages. La pièce alterne avec beaucoup de finesse les dialogues familiaux, les moments de partage, les souvenirs, mais aussi les disputes et les incompréhensions. Ces ruptures de ton sont parfaitement maîtrisées : on peut passer du rire à l’émotion en quelques secondes... Ici, personne n’est caricatural. Chacun porte ses propres fêlures, ses maladresses, ses regrets ou ses difficultés à exprimer ce qu’il ressent. Ce sont justement ces imperfections qui rendent les personnages profondément attachants . On se reconnaît dans leurs réactions parfois excessives, dans leurs silences, leurs petites piques, mais aussi dans cette façon parfois maladroite d’aimer ceux qui nous entourent. La relation entre Mathieu et sa sœur est d’ailleurs particulièrement réussie. Leur rapport complexe, fait de tendresse et de tensions, de « je t’aime, moi non plus », sonne avec beaucoup de vérité. Derrière les disputes et les reproches apparaît une complicité évidente, celle de deux personnes qui se connaissent parfaitement et qui, malgré leurs différences, restent profondément liées. Cette complicité se retrouve également sur scène grâce au trio formé par Romain Poli, Cécile Covès et Christine Gagnepain. Leur entente est évidente et communicative. On croit immédiatement à cette famille , à ses habitudes, à ses blessures et à son amour, tant les trois comédiens donnent une grande authenticité à leurs personnages. Leur plaisir de jouer ensemble se ressent et participe largement au charme du spectacle. Même si le fond de Laisse-moi partir est lourd, la pièce choisit de l’aborder avec une véritable lumière. Elle nous rappelle l’importance des liens qui nous unissent, des moments partagés et de ces mots que l’on repousse parfois à dire. Au-delà de son sujet, le spectacle est une invitation à profiter de la vie et à dire à ceux qui comptent qu’on les aime . Un spectacle profondément humain, souvent drôle, parfois bouleversant, qui laisse derrière lui une belle envie : celle de croquer la vie à pleines dents. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque.

    Découvrez notre critique du film LE COMTE DE MONTE-CRISTO . Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. LE COMTE DE MONTE-CRISTO ❤️❤️❤️❤️ Le Dumas Cinematic Universe nous livre un Dark Knight dantesque. L'année dernière, Pathé s'était attaqué à l'œuvre d'Alexandre Dumas avec LES TROIS MOUSQUETAIRES. Même si le premier film était plus que prometteur, le second opus s’est avéré être une grosse déception, car trop brouillon, s'éparpillant dans sa narration, et devenant même parfois ridicule comme lors de sa scène post-générique. Et avec l'adaptation du Comte de Monte-Cristo, une œuvre de 1500 pages, on pouvait s'attendre au même sort. Sauf que Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont choisi de sacrifier des pans du roman, ou certains personnages, pour mieux se concentrer sur ce qu’ils voulaient raconter. Et même si certains pourraient regretter que l'emprisonnement d’Edmond Dantès ne soit pas approfondi, où que l'ascension du Comte se fasse sous forme d'une ellipse, pour moi le choix des réalisateurs est judicieux, car il permet de mieux se consacrer à ce qui en fait l'âme du roman, à savoir la vengeance. Dès la scène d'ouverture la couleur est annoncée, et montre que le studio s'est donné les moyens de ses ambitions. Clairement le budget pharaonique du film transparaît à l'écran. Les décors et les costumes impressionnent, et même s'il y a peu d'action et que le film flirte plutôt du côté du thriller, il y a une ampleur constante qui se dégage de la mise en scène. Les décors naturels somptueux sont mis en valeur par des travellings ou plans filmés au drone apportant un souffle épique. Le tout est sublimé par une photographie aux couleurs vives, ou à l'utilisation de Clair-obscur qui appuie l'ambiguïté de notre héros. Le film offre une relecture moderne avec une approche super héroïque qui fonctionne parfaitement sans jamais trahir le roman. En effet, l'ombre du Batman de Christopher Nolan n'est jamais très loin. Que ce soit l'emprisonnement de Dantès, la cave secrète, et bien sûr la notion de justicier masqué qui est au centre même du film, il y a beaucoup de parallèle avec le héros de Gotham. Malgré ses trois heures, on ne voit pas le temps passer. Le public prend même un malin plaisir à voir le piège se refermer sur les antagonistes, comme lors d’une scène de repas extrêmement maîtrisée. Le casting est clairement investi et surtout parfaitement dirigé. En premier lieu Pierre Niney qui prouve une fois de plus qu'il est un acteur caméléon capable de jouer n'importe quel rôle. Les seconds rôles ne sont pas en reste, comme le trio d'antagonistes aussi détestables que jubilatoires. Je retiendrai aussi Anamaria Vartolomei qui imprègne la pellicule à chacune de ses apparitions. Un souffle épique et romanesque survole l'ensemble, souligné par une superbe musique. Et même si les deux réalisateurs ont dû faire des choix, ils nous offrent un film français d'une ampleur rare. Je dis souvent qu'on a le cinéma que l'on mérite, et espérons que le succès sera au rendez-vous pour que la France continue à investir dans des projets d'une telle envergure. Partager

  • LE CHANT DU LOUP : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LE CHANT DU LOUP . LE CHANT DU LOUP ❤️❤️❤️❤️ Décidément 2019 commence TRÈS fort 2e GRAND coup de cœur de l'année, après un "Green Book" qui m'avait bluffé il y a deux semaines, mais aussi après des "Vice" et autres "La favorite" qui avaient d’indéniables qualités Donc voici "Le chant du loup" Forcément, le cinéma français qui nous pond un film de genre et qui plus est, un "film de sous-marin", ça ne pouvait que m'intriguer et en tout cas lui accorder une chance en salle obscure, juste pour récompenser l'audace Et bien mazette, quelle baffe!!! La scène d'ouverture t'annonce tout de suite que tes nerfs vont être mis à rude épreuve Puis la tension monte progressivement pour finir par te plonger dans une apnée qui te scotche à ton fauteuil. C'est un thriller anxiogène d'une efficacité redoutable avec un ENORME travail sur la bande son qui intensifie la tension ressentie (c'est vraiment le genre de film qui perd beaucoup à être vu sur une TV) Bref foncez le voir au cinéma, ne serait-ce que pour soutenir ce genre de production française bien loin de ces habituelles comédies populaires plus lourdes les unes que les autres... Partager

  • NOVEMBRE : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film NOVEMBRE . NOVEMBRE ❤️❤️❤️❤️ Le film relate les cinq jours de traque qui ont suivis les attentats du 13 novembre. Le projet était casse gueule tant l’évènement est clairement un des plus grands traumatismes de la mémoire collective de ces dernières années. Et ça Jimenez l’a bien compris et ne tombe heureusement pas dans le putassier en filmant les actes terroristes. Il y a même une certaine pudeur dans sa façon d’aborder cette terrible nuit. Dans ce genre de film, qui aborde des évènements qui ont marqué l’histoire, le spectateur connait déjà une grande partie des tenants et aboutissants, et plus que l’histoire, c’est la façon de la raconter qui fait qu’on a affaire à un grand film. Et là aussi, le réalisateur n’a rien à envier aux plus grands modèles du genre. Son film impressionne dès son ouverture par la tension qu’il installe et qui ne quittera jamais le spectateur jusqu’à un final tétanisant. Niveau mise en scène et montage, c’est un sans-faute. On est constamment en apnée, tant le rythme est soutenu. Le gros travail musical et sonore enfonce le clou et en font une œuvre d’une puissance et d’une efficacité redoutable. Il fait le choix de focaliser le récit exclusivement sur les enquêteurs, leur méthodologie, leurs choix et leurs conséquences, les fausses pistes, les problèmes de communication, mais surtout la terrible pression qui repose sur leurs épaules. Ça rend l’ensemble extrêmement immersif. Mais c’est aussi à l’origine d’un de mes rares petits bémols sur le film : les personnages ont beau être admirablement interprétés par un grand casting, pour la plupart ils sont tellement fonctionnels qu’il y a un manque d’attachement et donc d’émotions qui s’en dégagent… Sortent du lot quand même les personnages d’Anaïs Demoustier et surtout de Lyna Khoudri, toutes deux magistrales, qui offrent quelques scènes intenses et parviennent à nous toucher. Bref, pari réussi pour Jimenez qui malgré le sujet complexe livre un film extrêmement maitrisé et efficace. Partager

  • Un tango d’émotions

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle UN SOUPÇON D’AMITIÉ Un tango d’émotions UN SOUPÇON D’AMITIÉ ❤️❤️❤️❤️💛 Un tango d’émotions Il y a quelques années, Chloé et Philippe Froget m’avaient déjà conquis avec leur fabuleux A ime comme Marquise , et autant vous le dire tout de suite : avec Un soupçon d'amitié , ils n’ont rien perdu de leur superbe. Le rideau s'ouvre sur l'impressionnant décor qui nous plonge dans l’Argentine de 1961. Nous y découvrons un couple qui reçoit la visite d'un mystérieux visiteur venu leur faire des révélations troublantes sur leur meilleur ami. Un véritable tsunami émotionnel s’abat alors sur eux, mettant à mal cette grande amitié, à mesure que les soupçons s’installent. On notera au passage l’intelligence du titre, qui n’a d’égal que celle du texte, lequel s’amuse à malmener les certitudes du couple… comme celles des spectateurs. La pièce nous questionne sur la force et les limites de l’amitié , mais aussi la façon dont nous-mêmes réagirions à la place des personnages. Très vite, un thriller psychologique s’installe sous nos yeux, dont la tension ne cesse de croître. Le suspense, nourri de soupçons et de faux-semblants, maintient le spectateur dans un état de doute permanent. Des touches d’humour salvateur viennent régulièrement relâcher la pression , tout comme ces moments de danse oniriques, d’une grande poésie. Si le décor unique pouvait laisser croire à une mise en scène classique, celle-ci regorge en réalité de trouvailles scéniques ingénieuses , avec notamment une gestion du temps particulièrement brillante. Mais ce qui fait surtout la réussite d’Un soupçon d'amitié , c’est son quatuor de comédiens d’un très haut niveau, chacun caractérisant à la perfection son personnage. Et comment ne pas saluer en particulier Ariane Brousse, qui transpire d'émotions. Le moindre de ses regards nous traverse et nous bouleverse, tant elle parvient à rendre palpable chaque nuance de son personnage. Ses scènes de tango, chargées de sensualité, sont tout simplement envoûtantes. Rarement le silence n’aura autant parlé sur un plateau. Il en dit parfois bien plus long que les révélations qui s’enchaînent. Un soupçon d'amitié est clairement une grosse claque de ce début de festival. Le genre de spectacle dont le bouche-à-oreille risque de se propager comme une traînée de poudre dans le OFF. Assurément un immanquable de ce festival . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • L'INSOLENT ROLAND GARROS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle L'INSOLENT ROLAND GARROS L'INSOLENT ROLAND GARROS ❤️❤️❤️ La pièce retrace le destin assez fou de cet aviateur qui a consacré sa vie pour repousser les limites. Comme toujours, Eric Bouvron joue avec notre imaginaire. Ici il n'y a pas de décors, et pourtant, grâce à un astucieux jeux d'accessoires, il nous fait voyager. Une roue, un ruban ou une écharpe la mise en scène inventive fait que l'on y croit. Les vols en avions sont même un régal. Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose du personnage et c'était assez passionnant de découvrir son histoire, d'autant plus que les comédiens y mettent beaucoup d'énergie. Et puis, moi, si la comédienne me chante "Wayfaring stranger", bah ça suffit pour m'emporter... Il fallait bien que ce festival se termine et ça fait plaisir de le faire sur ce genre de spectacle... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Quand la danse devient un langage universel

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ÉCLATS DE VIE Quand la danse devient un langage universel ÉCLATS DE VIE ❤️❤️❤️❤️ Quand la danse devient un langage universel Six danseurs interprètent différents tableaux représentant notre société dans ses différents travers. Le spectacle aborde des thèmes sociaux comme la violence faites aux femmes, l’oppression du travail, en passant par la drogue ou la maladie. Chaque chorégraphie impressionne par la façon dont elle ressort les émotions tout en étant en symbiose totale avec la musique. De même la musique varient entre l’électro et des morceaux plus symphoniques. Cette diversité musicale accompagne parfaitement les différents tons, parfois satirique, violente ou empreinte de poésie. Les éclairages sont également un élément clé du spectacle, soulignant les mouvements des danseurs et ajoutant une dimension visuelle puissante à leur performance. La force du spectacle est de réussir à nous raconter quelque chose par le biais de la danse, et l’ensemble prend un véritable sens. Mais même si chaque chorégraphie a un style qui lui est propre, elles ont toutes un point commun : éblouir les spectateurs et les submerger d'émotions. Certaines scènes dont même de petits bijou qui valent à elles seules le détour. Je pense à celle du couple, à la fois d’une beauté et d’une poésie inouïe, avant de venir bouleverser le spectateur. On notera aussi, ce final extrêmement bien vu apportant un message d’optimisme à ce magnifique show. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Donc pour ma première journée au festival, j'ai commencé avec "On ne voyait que bonheur" et comment dire... ça fait bizarre cette sensation d'avoir vu ce que le festival pourra offrir de mieux cette année Dès l'ouverture de la pièce, sur une splendide chorégraphie, ponctuée de quelques mots qui résume parfaitement les grands et mauvais moment d'une vie, je me suis dit "Là il risque de se passer quelque chose de rare" Mais en fait, je n'imaginais pas le dixième de ce qui nous attendait Pendant 1h20 tout ce qui se passe sous nos yeux frise la perfection Les deux comédiens sont FABULEUX et à travers toute une palette de personnages viennent nous raconter cette histoire terriblement bouleversante, tout en étant parsemée de moment poésie rare et malgré le sujet très lourd on se surprend souvent à rire Le texte est puissant, profond, tout sonne vrai. L'évolution de ses personnages que la vie n'a pas épargné est parfaite Alors oui, j'ai a de nombreuses reprises eu les yeux en marée haute, j'en suis ressorti chamboulé, mais QUELLE leçon de vie sur l'espoir, la rédemption, le pardon Ce matin je disais que j'espérais qu'Avignon 2017 me fasse autant vibré que l'année dernière et en une seule pièce l'objectif est accompli Alors oui, mon festival commence à peine, mais j'ai déjà mon coup de coeur de l'année Et il y a de forte chances que j'y retourne d'ici la fin du festival Une dernière chose "Pourquoi il pleut?" Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • LES NOUVEAUX SAUVAGES : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LES NOUVEAUX SAUVAGES . LES NOUVEAUX SAUVAGES ❤️❤️❤️❤️ Ce film est la définition même du mot jubilatoire. Il est composé de six sketches qui ont un dénominateur commun : la vengeance. Et le fait qu'ils soient tous réalisés par la même personne apporte une homogénéité à l'ensemble. Chaque scénette part d'un événement assez commun que chacun de nous peut rencontrer, ce qui rend les pétages de plombs des héros encore plus délectables. C’est sujets universels en font une satire sociale en poussant l’absurde et la folie jusqu'à l’extrême Et même si les segments sont forcément de qualité inégale, le niveau général est très bon et propose même quelques perles, comme le dernier acte qui est un bijou digne de Tarantino. Car oui, on rigole beaucoup, mais c'est un humour noir et bourré de cynisme qui a un effet miroir sur notre société. Chaque sketch arrive à se différencier par ce qu'il propose, sa mise en scène et évite ainsi qu'une lassitude s'installe. C'est anti-académique, décalé, irrévérencieux mais extrêmement jouissif. Partager

  • Hommage à l’âge d’or cinéma d’action Hongkongais des années 80

    Découvrez notre critique du film CITY OF DARKNESS . Hommage à l’âge d’or cinéma d’action Hongkongais des années 80 CITY OF DARKNESS ❤️❤️❤️💛 Hommage à l’âge d’or cinéma d’action Hongkongais des années 80 Soi Cheang m'avait bluffé l'année dernière avec son film LIMBO, et j'étais donc curieux de découvrir ce CITY OF DARKNESS. Même si les deux films sont radicalement différents, ils ont un point commun : la virtuosité du réalisateur, qui propose une nouvelle fois un film visuellement grandiose. Le film démarre comme un thriller, avec ce migrant clandestin qui fuit un puissant chef de gang et trouve refuge dans « La Citadelle », une zone de non-droit où la loi britannique des années 80 ne s'appliquait pas. Puis, le film bascule dans le drame familial, mais c’est avant tout un éblouissant film d'arts martiaux, comme le cinéma en propose rarement aujourd'hui. Même si le scénario semble déjà vu, le film réussit à captiver notre attention grâce à sa pléiade de personnages charismatiques. Et même s'il est souvent prévisible, il réserve quelques surprises. Surtout, il est visuellement extrêmement généreux et les combats offrent une jouissance ultime. On remarquera le travail étourdissant sur les décors, qui rappelle celui de LIMBO . Les décors sont constamment surchargés de détails, apportant une atmosphère poisseuse et sombre, transformant ce ghetto en un véritable labyrinthe. Le réalisateur intègre ces décors à merveille dans sa mise en scène. Les combats, chorégraphiés à la perfection, sont tous plus impressionnants les uns que les autres, exploitant ingénieusement toute la verticalité du décor et proposant des scènes à couper le souffle. Le montage, aussi nerveux que les combats, reste toujours clair et lisible. Le tout est sublimé par une photographie splendide et colorée, qui parvient à extraire une certaine poésie de ce bidonville. Placer l'action du film dans les années 80 n'est pas anodin, tant cela semble être un hommage au cinéma qui a fait la gloire de Hong Kong à cette époque. Alors, même si l'écriture reste assez classique, sur la forme, CITY OF DARKNESS n'en demeure pas moins une claque des plus impressionnantes. Partager

  • Quand la parole libère les plaisirs enfouis.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle AVEC PLAISIRS Quand la parole libère les plaisirs enfouis. AVEC PLAISIRS ❤️❤️❤️💛 Quand la parole libère les plaisirs enfouis. Paul et Julie s’installent face au public. On comprend très vite qu’ils sont, comme nous, de simples spectateurs venus assister au même spectacle que nous. Une mise en abyme habile, qui nous invite à nous projeter en eux , puis, peu à peu, dans les autres protagonistes. Les deux comédiens vont ainsi incarner tour à tour les quatre couples de la pièce . Des couples qui tentent de sauver leur relation par la psychanalyse. L’amour s’est fissuré au fil du temps, à mesure que les masques sont tombés. Ils croyaient se connaître, mais découvrent chez l’autre, et en eux-mêmes, des facettes inattendues qu’il va falloir apprivoiser, voire accepter. Le texte aborde sans détour le désir et la sexualité, avec une parole décomplexée mais jamais vulgaire . Ce que les personnages taisaient jusque-là, même à eux-mêmes, finit par éclore dans des dialogues d’une grande justesse, portés par un jeu tout en nuances. Sandie Masson et Benoît Giros insufflent à leurs rôles une authenticité qui vient nous toucher, notamment à travers des silences chargés d’émotion. Ils nous font souvent rire, mais surtout, ils parviennent à rendre leurs personnages profondément touchants, sans jamais verser dans le pathos. Les spectateurs peuvent aisément s’identifier à l’une ou l’autre des situations traversées par ces quatre couples aux visages multiples. En choisissant de ne pas se limiter à une seule histoire, la pièce esquisse une véritable étude du couple , explorant avec finesse la complexité du désir, des non-dits, des tabous et du manque de communication. La mise en scène, volontairement sobre, recentre l’attention sur le texte et le jeu des acteurs. Les lumières, quant à elles, viennent souligner les émotions, marquer les transitions et accompagner les changements de registre. Et si, finalement, le véritable amour consistait à se mettre à nu et que l’autre nous accepte dans notre entièreté… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Et pourtant, elle a tant de choses à nous dire…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MUETTE Et pourtant, elle a tant de choses à nous dire… MUETTE ❤️❤️❤️ Et pourtant, elle a tant de choses à nous dire… Muette, c'est cette voix qui a fini par disparaître et qu'elle rêve de pouvoir entendre à nouveau. Muette, c'est toute cette douleur que cette ado garde enfoui au fond d'elle. Muette, c'est l'histoire de cette ado qui s'est renfermée sur elle-même et dont l’entourage va chercher à l'aider à retrouver un sens à sa vie. Son père ayant disparu de ses rêves, Louise va se créer une amie imaginaire qui prendra les traits de l'actrice Jean Seberg. Un choix loin d'être anodin, cette dernière s'étant suicidée, elles vont réapprendre ensemble que la vie peut avoir un sens. Elle sera aussi aidée dans sa quête par une mère aimante et inquiète, un beau père tendre et attachant, et une irrésistible psy. La compagnie Les Ailes de Clarence propose un spectacle sur le thème du deuil, mais y apporte assez de recul pour le rendre accessible aux plus jeunes. Il y aura ainsi beaucoup d’humour, de musique et de chansons, mais surtout une tendresse et une poésie constamment présente. Il y a un décalage constant qui propose des scènes assez surréalistes, mais qui a parfaitement sa place. En effet, le public a constamment l'impression d'être dans la tête et les rêves de la jeune fille, jusque dans les scènes du “réel”. On est impressionné par le travail de scénographie et des lumières qui plongent un peu plus le spectateur dans les songes de l'adolescente. Et même s’il y a un léger manque de rythme, on est emporté par l’histoire de cette ado et on en ressort le cœur gonflé… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

Abonnez-vous à notre liste de diffusion

Merci de vous être abonné !

bottom of page