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  • Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans ses mascottes…

    Découvrez notre critique du film PREDATOR : BADLANDS . Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans ses mascottes… PREDATOR : BADLANDS ❤️💛 Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans ses mascottes… On pouvait se demander si refaire un énième PREDATOR était bien utile. Après la bonne surprise de PREY j’avais un peu d’espoir. Mais c’était sans compter sur Disney, qui confirme une nouvelle fois son plus grand talent : détruire une licence tout en essayant d’en tirer quelques dollars. Et pourtant, l’idée de départ n’était pas mauvaise : recentrer le récit autour du Predator et suivre l’histoire de son point de vue. Cela promettait même une vraie tentative de renouvellement. De même, il faut reconnaître que, niveau spectacle, on en prend plein les yeux. C’est extrêmement généreux en termes d’action et d’effets spéciaux. C’est clairement du grand spectacle. On notera aussi tout le travail sur le bestiaire, aussi varié qu’inventif, ainsi que le rendu du fameux Predator, palpable à l’écran grâce aux effets pratiques privilégiés pour sa création. Sauf que, passé le plaisir visuel, il ne reste pas grand-chose. Faire de la créature le protagoniste était certes intéressant, mais Disney la désacralise et en fait un boy-scout qu’on voudrait presque pour ami. Et ça tombe bien : des amis, il va en rencontrer pas mal. On a donc droit à la droïde bien trop bavarde, qui enchaîne les punchlines façon Marvel. Parce que oui, oubliez la brutalité et l’ultra-violence du film de 1987 : ici, place au fun aseptisé d’un divertissement familial… Mais quand on croit avoir touché le fond, la mignonne mascotte débarque, et on comprend que la chasse est terminée : place à la boutique de peluches. À partir de là, le film prend des airs de GARDIENS DE LA GALAXIE et ridiculise le plus grand chasseur de l’histoire du cinéma. Alors oui, le spectacle est bel et bien présent, il y a une véritable rupture de ton, mais au prix de l’âme de la saga et c’est une véritable déception. PREDATOR : BADLANDS avait tout pour redonner du mordant à la licence, mais finit domestiqué, lissé, et prêt à rejoindre la vitrine des produits dérivés du studio aux grandes oreilles… Partager

  • Portrait de famille entre chien et chat

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ROLLEKEBOL Portrait de famille entre chien et chat ROLLEKEBOL ❤️❤️❤️💛 Portrait de famille entre chien et chat La pièce va nous faire découvrir cette famille dysfonctionnelle incapable de s'aimer, autant que de réellement se détester. La mère déprimée qui doit réapprendre à vivre, le père malade qui doit apprendre à mourir, le fils perdu qui cherche sa voie, et la fille qui a préféré fuir pour atteindre ses rêves. Et au milieu de tout ça un chat et un chien… Le manque de communication sera au centre de la pièce, mais des thèmes universels tels que l'éducation et ce qu'on laisse à nos enfants, seront centraux et résonneront souvent chez les spectateurs. D'autant plus que l'écriture et l'interprétation brillent par leur naturel et donne souvent l'impression d'être dans la pièce avec ses personnages qui sont piégés entre l'amour et la haine qu'ils se portent. Sentiment de proximité amplifié par une mise en scène sobre et un travail sur les sons ambiants. Le choix risqué mais gagnant est d'avoir choisi de faire parler les deux animaux. Leur matérialisation aurait facilement pu faire sombrer la pièce dans le ridicule, mais loin de là… Notamment grâce au talent de la comédienne qui réussit à s’effacer pour ne laisser que l’animal face aux spectateurs. En plus d'apporter des apartés bienvenus, ces moments permettent au spectateur de prendre du recul sur les événements. Plus fort, le monologue du chien brille par la puissance émotionnelle qu'il dégage. Mais même si le sujet semble lourd, un humour caustique sera continuellement présant, jusqu’à un final aussi astucieux qu'efficace. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • CONTRE-TEMPS critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CONTRE-TEMPS CONTRE-TEMPS ❤️❤️❤️ Contre-temps est un biopic musical sur François Courdot, un artiste français méconnu mais à la carrière surprenante. A la façon d'une conférence, deux comédiennes, accompagnées d'un pianiste, vont nous raconter la vie abracadabrante de ce compositeur tout en interprétant des standards d'opérettes, de comédie musicale et de jazz. Si ce spectacle brille, c'est bien par le talent des deux chanteuses et par l'énergie qu'elles déploient. On retrouve notament, Marion Preïté qui m'avait déjà impressionné dans le fantastique COMÉDIENS! Elles ont toujours réussi à garder mon attention grâce à leurs performances vocales et à l'humour qu'elles apportent à leur narration. Le pianiste proposera plusieurs apartées souvent hilarantes où il décryptera la musique de l'artiste. Mais, malgré ça, je dois tout de même avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, même si la deuxième partie est captivante, tant les rebondissements s'enchaînent jusqu'à une révélation finale qui laisse sans voix. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une comédie d'entreprise qui déraille avec panache

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle GAGNANT GAGNANT Une comédie d'entreprise qui déraille avec panache GAGNANT GAGNANT ❤️❤️❤️💛 Une comédie d'entreprise qui déraille avec panache Avec Gagnant gagnant , Gilles Dyrek signe une comédie d’entreprise aussi hilarante que redoutablement lucide . On assiste à une convention professionnelle, a priori anodine, où vont s’enchainer une succession de dérapages, couacs techniques, et autres tensions internes… Mais derrière cette comédie se cache une mécanique bien huilée de satire sociale . Dyrek critique ainsi les travers du monde du travail et sa communication de façade occultant les réels problèmes des entreprises. La pièce sent le vécu. Même si les situations sont souvent absurdes et poussées à l’extrême, chaque spectateur qui a travaillé pour un grand groupe s’y retrouvera. Le comique de situation, maîtrisé de bout en bout, provoque l’hilarité générale, sans jamais tomber dans la facilité . Gilles Dyrek ne se contente pas d’écrire et de mettre en scène : il interprète également Stéphane, un infographiste aussi maladroit qu’attachant, véritable révélateur des tensions qui plombe ce meeting. Il y a du Chaplin dans ce personnage, dont les bourdes involontaires font avancer l’intrigue autant qu’elles déclenchent les rires. Autour de lui, une distribution énergique et parfaitement rodée: Séverine Debels, Benjamin Alazraki, Jean-Gilles Barbier, Xavier Martel… Tous campent avec justesse des figures familières du monde du travail : PDG dépassé, directeur commercial aux élans sportifs, DRH zélée… Les stéréotypes sont là, mais souvent traités avec finesse et second degré. La mise en scène rythmée détourne avec malice les codes de meetings : micro en panne, PowerPoint capricieux, discours improvisés... Chaque incident devient prétexte à un gag parfaitement orchestré. Et même si certains passages fonctionnent moins bien, la pièce trouve un équilibre entre efficacité comique et regard social. Le spectacle ne cherche pas à donner de leçon, mais il interroge subtilement sur la communication d’entreprise, le pouvoir hiérarchique, l’absurdité des process… On rit beaucoup, souvent à gorge déployée, mais on en ressort aussi avec cette petite sensation d’avoir été mis face à un miroir. Gagnant gagnant réussit son pari : faire d’un séminaire raté une heure vingt de théâtre à la fois jubilatoireet intelligent. Une comédie à recommander autant aux amateurs de théâtre qu’aux salariés en quête de défoulement… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un huit-clos où la sororité devient une arme de résistance.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA NUIT DU 14 CHEZ LÉONIE Un huit-clos où la sororité devient une arme de résistance. LA NUIT DU 14 CHEZ LÉONIE ❤️❤️❤️💛 Un huit-clos où la sororité devient une arme de résistance. La pièce nous plonge dans l’univers particulier d’une maison close en 1900, où la vie des pensionnaires va être profondément bousculée par l’arrivée d’une jeune prostituée. J’avoue avoir eu besoin d’un peu de temps pour entrer dans le sujet. Dans un premier temps, je me suis interrogé sur la légèreté apparente du récit, sur cette volonté de mettre en avant des situations parfois drôles et des personnages hauts en couleur. Je me demandais où le spectacle souhaitait nous emmener. Mais cette approche se révèle finalement très pertinente : elle permet avant tout de nous attacher à ces femmes, de comprendre leur personnalité, leurs rêves et leurs fragilités . Puis vient un véritable point de bascule, et le récit révèle une profondeur inattendue. Derrière son apparente douceur et son humour, la pièce dévoile un propos profondément engagé . Un message féministe porte véritablement le spectacle, en mettant en lumière la manière dont ces femmes sont considérées et maltraitées par la société, mais aussi leur désir viscéral de liberté. La pièce souligne surtout leur force, leur dignité et la solidarité qui les unit face aux épreuves. Cette dimension repose beaucoup sur la formidable énergie collective de la troupe. Les cinq femmes présentes sur scène forment un véritable ensemble, porté par une complicité évidente et une sincère envie de faire vivre ces personnages . Elles sont accompagnées par un comédien qui interprète les différents rôles masculins avec une véritable capacité à changer de registre, passant d’un personnage à l’autre avec beaucoup d’aisance. Cette complémentarité renforce encore la dynamique du spectacle et cette solidarité qui devient presque le cœur battant de la pièce. La mise en scène apporte également beaucoup à cette immersion, avec ce décor nappé de draps qui donne une identité visuelle singulière à l’ensemble. On notera aussi la beauté de la musique et des chorégraphies , qui contribuent à créer une atmosphère particulière et accompagnent la montée en puissance émotionnelle du récit jusqu’à un final flamboyant… littéralement. Au final, La Nuit du 14, chez Léonie est un huis clos lumineux où l’humour permet de révéler les blessures de ces femmes sans jamais les enfermer dans leur souffrance. Un spectacle qui touche par son humanité, son engagement et la force de cette sororité qui traverse toute la pièce. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • COLÈRES critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle COLÈRES COLÈRES ❤️❤️ COLERES ** Quand je parle du OFF, on peut parfois se demander si je ne vis pas sur un nuage au monde des bisounours tellement je vends du rêve quand j’en parle… Sauf que parfois je passe totalement à côté du spectacle proposé, ce qui a été le cas aujourd’hui. Alors oui, Vanier se mouille la chemise (c’est le cas de le dire) et oui certaines blagues font mouche. Au début le mec qui déverse sa colère, souvent disproportionnée, sur le monde qui l’entoure c’est même marrant, mais sur le long terme ça devient vite répétitif et chiant. Et rire une dizaine de fois sur un spectacle humoristique de 1h20, c’est peu et tu trouves vite le temps long… voir TRES long… D’autant plus que tu remarques qu’une bonne partie du public s’esclaffe à chaque fois que l’acteur ouvre la bouche. Et pour la petite anecdote, il a fallu que je me trompe de porte à la sortie, pour me retrouver nez à nez avec Vanier, qui m’a gentiment accompagné à la sortie des artistes en me demandant si j’avais aimé… Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un conte moderne entre fable et réalité

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PASSEPORT Un conte moderne entre fable et réalité PASSEPORT ❤️❤️❤️💛 Un conte moderne entre fable et réalité Avec PASSEPORT, Alexis Michalik prouve une fois de plus qu’il est un formidable conteur, doté d’un sens du rythme remarquable. On retrouve tout ce qui fait sa signature : une mise en scène inventive, des décors minimalistes et modulables qui laissent une grande place à l’imagination du spectateur. Les sept comédiens s’emparent du récit avec une énergie impressionnante, enchaînant les rôles à un rythme effréné dans une narration non linéaire, portée par une structure très cinématographique. Mais pour apprécier pleinement la pièce, il faut accepter son caractère de fable, comme c’est souvent le cas chez Michalik. Sinon, la facilité avec laquelle ce migrant surmonte les obstacles risque de laisser certains spectateurs sur le côté. En effet, si PASSEPORT aborde des thématiques sociales, il n’en reste pas moins un conte moderne mêlant drame, suspense et comédie avec une fluidité déconcertante. On peut certes reprocher à la pièce un certain didactisme, avec un côté « migration pour les nuls », ou des personnages parfois stéréotypés. Mais impossible de s’ennuyer face à ce récit à tiroirs, riche en intrigues imbriquées et alternant humour et émotions. Après tout, si l’on va voir du Michalik, ce n’est pas pour une analyse approfondie de l’immigration en France, mais pour se laisser emporter par une histoire. Et en cela, il ne déçoit pas. Finalement on se dit que LE PORTEUR D’HISTOIRE de sa première pièce, c’est lui-même… Alors ce n’est peut-être pas sa meilleure création, mais PASSEPORT reste un spectacle populaire et accessible, capable de toucher même ceux qui ne sont pas familiers avec le théâtre. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOOM Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut ZOOM ❤️❤️❤️❤️ Une confession poignante, entre cinéma intime et théâtre brut Il est des spectacles qui vous saisissent sans prévenir. Zoom est de ceux-là. Porté par l’interprétation magnétique de Pamela Ravassard, seule en scène, ce monologue d’une mère cabossée vient vous percuter en plein cœur. Elle incarne une mère célibataire, paumée, drôle parfois, mais surtout terriblement humaine. Son amour inconditionnel pour son fils Burt est le fil rouge d’un récit bouleversant. Comme dans Ip higénie à Splott , que j’avais tant aimé, j’ai retrouvé ici cette tendresse infinie pour une héroïne brisée, dont les failles deviennent poésie. J’ai été frappé par l’intensité du jeu de la comédienne, par la manière dont elle fait vibrer chaque mot, chaque geste, avec une énergie brute et une vulnérabilité à fleur de peau. Mais Pamela Ravassard signe aussi une mise en scène d’une grande finesse, traversée de cinéma et de poésie . Elle nous embarque littéralement dans le film intérieur de cette mère. Les références hollywoodiennes (Rocky , Le Parrain , Indiana Jones , E.T. ) ne sont pas des clins d’œil gratuits : elles traduisent les espoirs démesurés qu’elle projette sur son fils, comme un rêve de grandeur pour échapper à la médiocrité du quotidien. Tout est pensé pour servir cette immersion : les vitres en fond de scène, les jeux de reflets, les effets sonores subtils, et surtout le formidable travail sur les lumières. Visuellement c’est somptueux et ça tisse un flou entre la réalité et le destin fantasmé par cette mère pour son fils . Mais derrière cette forme très maîtrisée, ce qui reste, c’est l’émotion. Une émotion brute, vraie, portée par l’écriture de Gilles Granouillet, qui donne la parole à ceux qu’on n’écoute pas. Une émotion qui fait rire aussi, car cette femme est traversée d’un humour qui rappelle souvent Chaplin. Et quand elle tombe le masque, c’est une déflagration. Zoom est un cri. Un pardon. Une tentative de transmission. Un hymne à la résilience. Et surtout, une très belle surprise de ce OFF. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox

    Découvrez notre critique du film DEADPOOL & WOLVERINE . Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox DEADPOOL & WOLVERINE ❤️❤️❤️ Ils pulvérisent le 4e mur pour offrir un bel hommage à la Fox Sans être fan de la licence, je dois tout de même avouer que j’ai plutôt passé un bon moment devant les deux premiers épisodes de la franchise. Mais quand j’ai appris que, pour le troisième opus, ils avaient décidé de faire revenir Wolverine, j’ai tout de suite été très inquiet. En effet, le personnage avait eu une porte de sortie exemplaire dans le fabuleux LOGAN, et j’y voyais surtout une façon pour Marvel de réactiver la machine à cash. Sauf que le film est bien plus malin que ça… Déjà, il respecte le film qui avait vu la fin de ce héros emblématique, avec une scène d’ouverture assez jubilatoire. Et je dois bien avouer que ce duo réunissant deux des héros les plus énervés de l’univers Marvel fonctionne à merveille. Les punchlines s’enchaînent et le film est souvent très drôle, même si parfois Deadpool est un peu lourd avec son humour très axé en dessous de la ceinture. De même, le film offre quelques scènes d’action à la violence jouissive, d’autant plus que le côté « numérique » du sang apporte un côté cartoon des plus efficaces. Le film brille aussi par son côté méta, et il vaut mieux être bien calé sur le sujet pour bien l’apprécier. Tout y passe : les films précédents, les séries, les comics, le côté puritain de Disney, la vie des acteurs… Et je dois bien avouer que j’ai parfois été largué par les multiples références. C’est souvent un régal de voir notre héros briser le quatrième mur pour nous rappeler les déboires du studio, suite à l’ère Thanos, et de la façon dont il s’est enlisé dans son multivers. Mais surtout, le film offre un bel hommage à la Fox et à ses anciens films, offrant même quelques moments très inspirés. Alors forcément, on a notre lot de caméos, mais ils sont bien plus utiles que dans cette purge de SPIDER-MAN – NO WAY HOME, et même s’ils ont une place assez limitée à l’écran, leurs présences racontent réellement quelque chose, et le film y gagne même une seconde lecture aussi intelligente que surprenante. Par contre, comme pour l’humour de Deadpool qui est parfois lassant, j’ai un peu eu l’impression que chaque caméo était ponctué d’un ralenti ou de ne pas le filmer de face histoire de faire languir le spectateur… Et le procédé devient vite fatiguant. Visuellement, ça alterne le bon et le moins bon, même si c’est plutôt dans la tranche haute de ce que nous propose le studio ces dernières années. Et même si les décors sont souvent désespérément vides, ça offre quelques beaux moments, à l’image du pouvoir de l’antagoniste qui est aussi impressionnant visuellement que son personnage est oubliable. Parce qu’encore une fois, ce n’est pas la méchante de l’histoire que l’on retiendra… Donc, même si j’ai l’impression de ne pas avoir eu toutes les références nécessaires et que le numéro de clown irrévérencieux finit par être épuisant, le film reste extrêmement fun et remplit son office de divertissement estival. Partager

  • Un pari fou… magistralement réussi.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JUSTE IRENA Un pari fou… magistralement réussi. JUSTE IRENA ❤️❤️❤️❤️❤️ Un pari fou… magistralement réussi. Juste Irena , c’est d’abord un pari fou : raconter l’histoire de Irena Sendler, cette infirmière polonaise qui a sauvé 2 500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Un sujet d’une noirceur absolue… que le spectacle parvient pourtant à rendre accessible aux enfants, avec une intelligence et une délicatesse remarquables. Et je ne vais pas le cacher plus longtemps : Juste Irena est un immense coup de cœur . Je vois beaucoup de spectacles, et être surpris devient rare. De plus en plus rare, même. Mais celui-ci fait partie de ces expériences précieuses dont je suis sorti en me disant : « je n’ai jamais vu ça ». Ce qui frappe immédiatement, c’est son ambition démesurée. Le spectacle mêle avec une fluidité bluffante le théâtre traditionnel, les marionnettes et les ombres chinoises, pour un résultat tout simplement hallucinant. À chaque scène, il y a un détail, une trouvaille, une idée qui arrache un « mais c’est génial ». On a la sensation d’assister à une fable visuelle, presque magique, malgré la gravité du sujet. Tout est travaillé avec une précision folle. Les marionnettes, d’une qualité impressionnante, permettent aux comédiennes de s’effacer complètement pour incarner des adolescentes avec une justesse rare — évitant ainsi le piège, souvent maladroit, des adultes jouant des enfants. Et que dire de certains choix visuels, comme ces marionnettes de loups, dont l’apparition marque durablement les esprits. La scénographie est d’une richesse exceptionnelle : jeux d’ombres d’une poésie saisissante, gestion des décors d’une inventivité constante, travail des lumières en clair-obscur d’une grande finesse, création sonore immersive… À tel point qu’on a parfois l’impression d’être face à un objet hybride, quelque part entre le cinéma et le film d’animation. Mais au-delà de la claque visuelle, il y a aussi la force du récit. Celui, intime, de ces jeunes étudiantes qui enquêtent sur Irena et apporte le côté didactique nécessaire pour le jeune public qui est la cible du spectacle. Et celui, immense, de cette femme et de ces résistantes qui ont sauvé des milliers d’enfants de l’horreur. Et si le spectacle s’adresse aussi aux plus jeunes, il ne prend jamais le parti d’édulcorer son propos. Il assume une noirceur parfois proche des contes des frères Grimm, tout en restant profondément accessible. Et surtout, il y a ces quatre comédiennes. Au-delà de leur virtuosité dans la manipulation des marionnettes — d’une dextérité franchement déconcertante — elles apportent une profonde intensité dans la partie théâtrale en jeu direct. Elles incarnent ces femmes résistantes prêtes à risquer leur vie pour sauver celle des enfants, et donnent au spectacle une puissance émotionnelle considérable. Elles transforment littéralement la représentation en une ode au courage, et un devoir de mémoire bouleversant le public sans jamais forcer l’émotion. Il se dégage pourtant de l’ensemble une forme de lumière, presque un souffle “feel good”, paradoxal mais réel, qui laisse le spectateur touché en plein cœur, sans être écrasé. Juste Irena , c’est un choc esthétique, une leçon d’histoire et un moment de théâtre rare . Une de ces œuvres qui marquent durablement. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • MARIE DES POULES critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle MARIE DES POULES MARIE DES POULES ❤️❤️❤️❤️ Rien que pour Béatrice Agenin le spectacle vaut le détour. Elle nous livre une prestation hallucinante. Quelle présence sur scène !!! Quel jeu !!! Elle illumine le plateau et c’est un vrai bonheur. On y découvre cette Marie des poules, une jeune domestique qui entrera au service de George Sand. Les deux rôles seront interprétés par cette fabuleuse actrice, qui passera d’un personnage à l’autre de manière déconcertante. Marie des poules, c’est l’histoire de cette femme du peuple qui va apprendre à lire, à écrire, à s’affirmer et vivre une histoire d’amour impossible avec le fils de la romancière. Fils interprété brillamment par Arnaud Denis, le rendant souvent exécrable, mais bizarrement parfois très touchant. On est pendu aux lèvres de ces deux comédiens qui nous emportent dans leur histoire, d’autant plus que le texte est souvent savoureux, subtil et drôle. La mise en scène est inventive, avec son décor astucieux et le travail sur les lumières ponctuant les émotions des personnages. Bref, un spectacle extrêmement maitrisé, à la fois intelligent et divertissant que je vous invite fortement à découvrir. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Quand la mémoire qui s’efface rencontre celle que l’on voudrait oublier…

    Découvrez notre critique du film MEMORY . Quand la mémoire qui s’efface rencontre celle que l’on voudrait oublier… MEMORY ❤️❤️❤️❤️ Quand la mémoire qui s’efface rencontre celle que l’on voudrait oublier… Sylvia est une femme dont la vie est cadrée par les traumas de son passé et ses réunions aux alcooliques anonymes. Saul souffre d’une dégénérescence mentale le faisant constamment vivre dans l’instant présent. Leur rencontre va bouleverser leur vie… Je préfère ne pas en raconter plus mais, comme le titre du film l’indique, la mémoire sera un des thèmes centraux. Entre elle qui veut justement oublier son passé et lui qui est incapable de s’en souvenir. Et pourtant, le sujet du film va bien plus loin que ça, pour finir par mettre un véritable uppercut au spectateur. Mais même si Michel Franco nous propose une œuvre assez sombre, qui va remuer le spectateur, il y a un côté solaire qui prend le dessus par la relation entre ces deux personnages qui vont apprendre à s’accorder. Et même si j’ai beaucoup aimé et que je vous le conseille vivement, je comprends qu’on puisse passer côté. Certains vont reprocher au réalisateur sa mise en scène très froide, mais c’est pour moi sûrement son principal atout. Mis à part une scène d’ouverture lors d’une réunion d’AA où sa caméra colle littéralement aux visages des acteurs, il les filmera constamment de loin le reste du temps, avec de longs plans fixes, donnant la sensation au spectateur d’être présent dans la salle avec les protagonistes. De ce fait, il ne va jamais chercher l’émotion par des gros plans ou des regards. Et c’est une bonne chose car l’écriture et le jeu des acteurs suffisent, et par ce choix radical de mise en scène, le réalisateur évite de sombrer dans le mélodrame putassier. Et même s'il enchaine les plans fixes, ils sont souvent très travaillés, avec un réel sens du cadre, plaçant toujours judicieusement ces personnages dans le champs. C’est d’ailleurs souvent par l’image qu’il réussit à nous faire comprendre l’évolution de la relation entre nos héros. En effet, le film n’apporte finalement que rarement des explications par ses dialogues, mais bien plus souvent par des gestes qu’il le fera, et avec une pudeur qui aura réussit à me toucher en plein cœur, avec certains plans marquants. Evidement, le film étant porté par ses deux héros, on doit sa réussite à son duo exemplaire. Peter Sarsgaard mérite amplement son prix au festival de Venise, mais je retiendrai surtout une Jessica Chastain, à fleur de peau, qui livre pour moi sa meilleure prestation. Après je comprends qu’on puisse ne pas adhérer au côté sombre ou à sa mise en scène, mais Michel Franco m’a offert une expérience cinématographique bouleversante qui restera gravée dans ma mémoire... Partager

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