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  • Le plus fort, c'est son père…

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle ZOÉ Le plus fort, c'est son père… ZOÉ ❤️❤️❤️💛 Le plus fort, c'est son père… La pièce nous plonge dans l'univers de Zoé, une jeune fille issue d'une famille de comédiens. Elle partage avec nous des souvenirs marquants de sa jeunesse, centrés principalement sur la figure de son père, un homme qu'elle adore mais qui souffre de bipolarité. Cette maladie, imprévisible et complexe, influence constamment la vie de Zoé et dicte ses choix. Son père est un personnage imprévisible, à la fois génial et toxique, capable de moments de grande créativité et de terribles accès de folie. Au milieu de ça, une mère aimante mais souvent maladroite, tentant tant bien que mal de maintenir l'équilibre familial. La mise en scène de cette pièce est particulièrement rythmée, invitant régulièrement le théâtre dans le théâtre pour enrichir la narration. Le spectateur est transporté dans les souvenirs de Zoé, oscillant entre l'admiration qu'elle porte à son père et la réalité brutale de la maladie qui envahit leur quotidien. L'interprétation de Mathieu Des Femmes est remarquable. Il incarne avec justesse les phases maniaco-dépressives du père, alternant entre moments d'extrême tendresse et épisodes effrayants, ce qui rend son personnage profondément attachant et terrifiant à la fois. Cette pièce réussit à traiter de la bipolarité avec une sensibilité et un recul nécessaire, sans tomber dans le pathos. On ressent une véritable empathie pour Zoé, qui doit trouver la force de se libérer de l'emprise paternelle pour pouvoir s'émanciper et construire sa propre vie. Vous aurez compris, ça aura été une bien belle surprise, et même si il m'a manqué un petit truc niveau émotion pour m'emporter totalement, ça n'en reste pas moins un beau moment de théâtre. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique EN ATTENDANT BOJANGLES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle EN ATTENDANT BOJANGLES EN ATTENDANT BOJANGLES ❤️❤️❤️💛 On y suit une famille qui vie au rythme de la mère et de son côté "fantaisiste". Une très belle ode à l'amour d'un mari pour sa femme, mais aussi de leur enfant qui d'ailleurs est le témoin qui nous conte cette jolie fable. Une mère qui sombrera progressivement dans la folie, mais dont le mari et l'enfant décideront de faire avec cette folie plutôt de lutter contre. Le spectacle nous offre ainsi de beaux moments tendres et poétiques et ne fait jamais l'erreur de tomber dans le patho gratuit, pour mieux se concentrer sur l'humain. Et bien sûr, pour réussir, on a le droit à un trio d'acteurs qui joue juste et réussissent à rendre attachants leurs personnages. Une très belle façon de finir ce festival OFF avec une envie de faire des câlins aux gens qu'on aime... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Toute ressemblance avec l’actualité serait purement fortuite… ou pas...

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LA VAGUE Toute ressemblance avec l’actualité serait purement fortuite… ou pas... LA VAGUE ❤️❤️❤️💛 Toute ressemblance avec l’actualité serait purement fortuite… ou pas... Avec La Vague , Marion Conejero adapte à la scène un récit désormais bien connu, issu du roman et du film inspirés d’une expérience réelle : celle menée en 1967 dans un lycée californien, où un professeur parvient, en l’espace d’une semaine, à instaurer un régime totalitaire auprès de ses élèves. Un point de départ qui pourrait sembler improbable… et qui n’en est que plus glaçant lorsqu’on se rappelle qu’il s’agit d’un fait divers. Car c’est bien là toute la force du spectacle : nous tendre un miroir inquiétant. Derrière cette fiction, c’est notre présent qui affleure. Lorsque le professeur expose les mécanismes de la montée d’un régime autoritaire — manipulation des masses, besoin d’appartenance, discours populiste promettant de résoudre inflation et pauvreté — difficile de ne pas penser à certaines dynamiques à l’œuvre aujourd’hui en Europe. Le parallèle s’impose, presque malgré nous. La pièce installe ainsi un véritable malaise, d’autant plus efficace qu’il s’infiltre progressivement. Tout commence dans une atmosphère presque ludique, où l’expérience intrigue et amuse. On rit même, parfois. Puis, progressivement, le ton bascule. Le jeu se transforme, les comportements changent, et l’on glisse vers quelque chose de plus sombre, de plus dérangeant. Une mécanique implacable se met en marche. Cette évolution est également portée par la scénographie. L’imposant décor gris qui enferme les personnages participe à la froideur du récit et donne progressivement l’impression d’un espace qui se referme sur eux. Sur scène, ils ne sont que cinq élèves et leur professeur. Six comédiens pour incarner toute une classe, tout un groupe, toute une dérive collective. Et pourtant, la force du jeu fait oublier cette contrainte : chacun participe à faire exister cet effet de masse, cette transformation progressive et radicale des individus happés par le collectif. La mise en scène de Marion Conejero accompagne parfaitement ce mouvement. Dynamique, elle devient peu à peu immersive, jusqu’à se faire frontale . Dans un dernier acte oppressant, le spectateur n’est plus seulement témoin : il est, lui aussi, pris dans l’engrenage. Certes, le propos peut parfois sembler démonstratif, et l’évolution des personnages un peu rapide. Mais comment en faire autrement, quand on sait que tout cela s’est réellement produit en une semaine ? C’est précisément ce rappel qui, à la sortie, laisse une impression durable. Une inquiétude sourde. Et une question en suspens, tournée vers l’avenir . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LES TÉMÉRAIRES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES TÉMÉRAIRES LES TÉMÉRAIRES ❤️❤️❤️💛 En 1894, alors que l'affaire Dreyfus secoue la France, Zola et Méliès s'engage pour dénoncer un scandal d'état. Le premier finira par écrire un article de presse historique, le second réalisera le premier censuré au monde. La pièce met en avant le courage de ces deux hommes, mais aussi des femmes qui les entourent. Les sept comédiens vont interpreter une trentaine de personnages. Le fait de choisir de raconter cette vaste histoire de deux points de vue, les scènes vont s’enchainer sur un rythme endiablé. En décidant de se concentrer sur les faits, le dynamisme de la pièce empêche peut-être de s'attarder sur les personnages, mais apporte un côté sériel et didactique des plus efficaces. La pièce impressionne aussi par sa scénographie, bourrée d'idées, avec au centre un immense bureau qui se transformera astucieusement au fil des saynètes, de façon très ludique. D'autant plus que la partie du tournage de Méliès apporte un côté burlesque à cette terrible histoire. Une nouvelle fois, le Grenier de Babouchka nous offre un spectacle vivant et de qualité qui devrait facilement trouver son public. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LES GRENOUILLES DE BAIKAL – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GRENOUILLES DE BAIKAL LES GRENOUILLES DE BAIKAL ❤️💛 Il y a des moments où tu aurais tellement voulu aimer que la déception est d’autant plus forte… J’avais vraiment hâte de découvrir la première mise en scène d’Aïda Asgharzadeh qui m’avait émerveillé les années précédentes avec LA MAIN DE LEILA et LES POUPEES PERSANES. Alors, niveau mise en scène, pour le coup c’est plutôt positif avec un travail sur les mouvements perpétuels du décor afin de faire voyager le spectateur. Mais je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages, ce qui m’a vite fait décrocher du spectacle. Pourtant l’histoire a du potentiel, avec ce jeune bègue qui emmène sa dulcinée à la mémoire défaillante dans un voyage improbable. Et même si nos deux héros ont réussi à m’éveiller un soupçon d’émotions, pour ce qui est des autres rôles c’était beaucoup plus compliqué et il manquait, pour moi, ce petit plus de magie qui n’opère jamais réellement. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LE PETIT COIFFEUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE PETIT COIFFEUR LE PETIT COIFFEUR ❤️❤️❤️❤️💛 Quand on rentre dans la salle, une première chose impressionne, le sublime décor nous immergeant dans cet appartement (et ce salon de coiffure) d'après guerre. Juin 1944, Chartres vient tout juste d'être libéré. Dans la famille Giraud, on est coiffeur de père en fils. Suite à la mort de son père, Pierre et sa mère reprennent le salon de coiffure familial. Lise, institutrice du village, va entrer dans leur vie et viendra la chambouler... La pièce commence comme une comédie romantique légère, mais comme à son habitude Jean-Philippe Daguerre mélangera les genres et elle se transformera vite en tragédie poignante. L'enchainement de courtes scènes apporte du rythme et mêlera la grande histoire et cette histoire d'amour. Il y sera question d'une page sombre de l'histoire, avec le comportement aveugle de certains français suite à la libération, d'amour maternel, de pardon... Autant de sujets traités avec énormément de justesse grâce à un texte admirable. Daguerre offre une part belle aux femmes qui sont au cœur de cette pièce. Brigitte Faure impressionne par son jeu, comme lors de ce monologue qui, devant la puissance de son jeu, laissera sans voix, aussi bien son interlocuteur que le public. Charlotte Matzneff, avec un personnage ambiguë, prouve l’étendue de son talent, et vient nous toucher en plein cœur, après nous avoir fait rire dans "Adieu monsieur Haffmann". Mais clairement, le personnage qui marquera le public, sera Jean, le frère du coiffeur, littéralement attachant, grâce au jeu tout en finesse d'Arnaud Dupont, et qui apportera une touche de poésie. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique PUNK.E.S ou comment nous ne sommes pas devenues célèbres – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle PUNK.E.S ou comment nous ne sommes pas devenues célèbres PUNK.E.S ou comment nous ne sommes pas devenues célèbres ❤️❤️❤️❤️💛 1976, Londres : voici l'histoire méconnue des Slits. La rencontre de quatre jeunes filles, un peu brisées par la vie, dans une Angleterre en pleine crise économique No future ? Non, pas pour elles, car elles ont décidé de prendre leur destin en main, en créant le premier groupe punk féminin. Animées par un esprit de révolte et de rage, qui transpire sur scène, elles vont soulever des montagnes pour percer dans cet univers masculin. Nos quatre chanteuses seront accompagnées d'une comédienne et d'un comédien qui incareront les différents personnages qui croiseront leur route. Sur scène, ces six artistes vont déployer une énergie débordante pour nous raconter cette improbable histoire. Souvent drôle, provocateur et déjanté, parfois mélancolique et poétique, mais toujours avec un profond respect pour ces quatre femmes qui ont su bousculer les codes, en décidant de garder un contrôle total de leur image. Chacune trouve sa place sur scène, nous livrant ses doutes, ses failles, mais c'est surtout leur complémentarité et leur esprit de groupe qui transcende le spectacle. Et que dire de Charlotte Avias, interprétant cette Ari Up de 14 ans. Sa prestation est folle, elle est continuellement possédée par une rage qu'elle libère de façon bluffante. C'est un véritable show musical qu'elles nous livrent en live. Elles déploient une intensité phénoménale qui nous transportent dans une salle de concert. Les murs tremblent et le public vibre au son d'une BO magistrale : Les Clash, Patti Smith, les Stones et bien sûr les Slits... Le pari est totalement réussi. Que ce soit par son esprit rock et irrévérencieux, mais surtout la façon de dépeindre la tranche de vie de ces quatre femmes, féministes avant l'heure. Un hommage poignant, pour cette étoile filante du rock anglais. Certes, elles ne sont pas devenues célèbres, mais elles ont probablement ouvert la voie a des artistes comme Madonna ou Lady Gaga... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Critique LES MARCHANDS D'ÉTOILES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES MARCHANDS D'ÉTOILES LES MARCHANDS D'ÉTOILES ❤️❤️❤️💛 Alors que le public s'installe, les comédiens sont déjà en train de s'affairer dans l'imposant décor du sous-sol de cette boutique de tissus.C'est une chose rare de voir des décors aussi élaborés au OFF, et le spectateur se retrouvera immergé dans l'histoire. On retrouve donc la famille Martineau qui, pour subsister pendant cette période de guerre, fournie les fameuses étoiles jaunes que les juifs sont contraints de porter. Un équilibre précaire qui va être chamboulé par l'arrivée d'un personnage dans leur univers. La première partie de la pièce prendra un certain temps à nous présenter ses personnages, avec leurs dilemmes et les choix auxquels ils sont confrontés. Et c'est sûrement une force de l'écriture qui dépeint ses protagonistes avec une grande justesse. Ici rien n'est blanc ou noir et on est bien dans la zone grise, où la guerre contraindra les personnages à faire des choix. Le casting brille par son naturel, avec surtout un fabuleux Guillaume Bouchède, dans le rôle du père à la fois drôle et tendre, qui apporte énormément d’humanité à son personnage. Ça commence sous le signe de la bonne humeur, les enjeux mettront du temps à s'installer, mais petit à petit, la tension monte crescendo et la dramaturgie fera l'effet d'un rouleau compresseur. Car au final, le public sera bien face à une tragédie, même si l'humour judicieusement distillé permettra au public de reprendre son souffle. Julien Alluguette nous offre un spectacle qui sonne vrai et nous pose la question « Et nous, qu’aurions nous fait ? » Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un cri brûlant pour la liberté d’informer.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle FEMME NON-RÉÉDUCABLE Un cri brûlant pour la liberté d’informer. FEMME NON-RÉÉDUCABLE ❤️❤️❤️💛 Un cri brûlant pour la liberté d’informer. Au centre de la scène, une cible… Quoi de plus symbolique pour introduire ce spectacle qui dresse le portrait d’Anna Politkovskaïa, journaliste et militante des droits de l’homme. Elle s’est battue sans relâche pour dénoncer l’horreur du conflit tchétchène, s’attirant l’inimitié des deux camps, jusqu’à son assassinat… le jour de l’anniversaire de Vladimir Poutine. Le spectacle pourra en dérouter certains par son approche documentaire et didactique, mais il dégage une puissance remarquable. Il rend un hommage saisissant à cette femme dont le courage n’avait d’égal que son altruisme. La scénographie ingénieuse nous fait voyager à travers les moments clés de son combat, sans jamais perdre le spectateur, grâce notamment aux titres projetés en fond de scène. Le texte dénonce la corruption, la violence et l’horreur de la guerre. Il résonne avec force face à l’actualité et à la multiplication des conflits à travers le monde. Les scènes s’enchaînent et provoquent souvent la sidération : des attentats de Grozny à l’interview glaçante du Premier ministre tchétchène, en passant par une troublante séquence de série télévisée, la pièce enchaine les moments tétanisants. Le texte témoigne de la corruption, la violence et l’horreur de la guerre, et résonne fortement avec l’actualité et les différents ses conflits. Les scènes s’enchainent et provoque souvent la sidération. Que ce soit, les attentas de Grozny, l’interview du premier ministre Tchétchène ou cette série télévisée, la pièce enchaine des moments tétanisants. Caroline Rochefort, déjà nommée Révélation féminine aux Molières 2022, confirme ici tout son talent. Elle incarne Anna Politkovskaïa avec une intensité et une humanité impressionnante. À ses côtés, Pierre Berçot interprète l’ensemble des autres rôles avec justesse et sobriété. J’ai été fasciné, suspendu à leurs lèvres, découvrant un conflit et une femme que je ne connaissais finalement que très peu. Ensemble, ils nous bouleversent et offrent un moment théâtral d’une rare intensité. Plus qu’un spectacle, c’est un vibrant hommage à une femme d’un courage exceptionnel, et à la liberté de la presse. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Briser la glace pour que les silences deviennent enfin des mots.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LES GLACES Briser la glace pour que les silences deviennent enfin des mots. LES GLACES ❤️❤️❤️❤️ Briser la glace pour que les silences deviennent enfin des mots. Lorsque son fils est accusé de viol, Noémie voit resurgir un passé qu’elle croyait enfoui. Ce choc agit comme un déclencheur : celui de la mémoire, mais surtout celui de la parole. Vingt-cinq ans après les faits, elle décide de rompre le silence et d’affronter ceux qui l’ont agressée, deux amis d’enfance. Une décision vertigineuse, qui ouvre la voie à une série de confrontations aussi nécessaires que bouleversantes . Les Glaces est une pièce coup de poing sur les violences sexuelles. Elle aborde frontalement la question du consentement dans toute sa complexité, loin de toute simplification. Ici, rien n’est tranché à gros traits. Elle refuse le manichéisme en donnant la parole à toutes les parties : victimes, agresseurs, proches . Chacun vient déposer son histoire, ses blessures, mais aussi ses contradictions, sa culpabilité et la peur du regard des autres. Ces échanges, d’une intensité rare, s’enchaînent jusqu’à une confrontation finale absolument glaçante. Le choix d’un ton froid, presque clinique, renforce encore la puissance du propos. Jamais la mise en scène ne cède au sensationnalisme . Tout repose sur la force du texte et la justesse des comédiens qui évitent la surenchère dramatique pour mieux laisser apparaitre la complexité des personnages. L'émotion naît moins des éclats que des silences, des hésitations et des regards. La pièce réussit à être bouleversante sans jamais être démonstrative ou sombrer dans le pathos. Et surtout, elle nous met face à un miroir. Au-delà du drame intime, la pièce pose une question essentielle : celle de l’éducation au consentement . Comme dire "Merci" lorsque l’on reçoit quelque chose, s’arrêter face à un refus devrait être une évidence. Et si l’ère #MeToo a permis de libérer la parole, elle rappelle aussi combien il est encore nécessaire de marteler ces principes pour qu’ils s’ancrent durablement dans notre société. Car c’est bien là que réside la force du spectacle : dans sa capacité à nous pousser, nous aussi, à rompre le silence. À ouvrir le dialogue sur un sujet trop longtemps resté tabou. Et à rappeler que la fin de ce fléau passera autant par la fin de l’impunité que par une véritable éducation des consciences. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Quand les absurdités d’hier éclairent les combats d’aujourd’hui.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle LE MANUEL DE LA JEUNE MARIÉE 1957 Quand les absurdités d’hier éclairent les combats d’aujourd’hui. LE MANUEL DE LA JEUNE MARIÉE 1957 ❤️❤️❤️❤️ Quand les absurdités d’hier éclairent les combats d’aujourd’hui. Nous sommes en 1957. Cinq jeunes femmes, à la veille de leur mariage feuillettent un manuel censé leur enseigner comment devenir l’épouse parfaite … On y découvre des recommandations pour le moins… déroutantes : boire un litre de bière par jour, éviter de regarder des statues trop dénudées dans les musées, talquer son bébé… à l’amiante. Des citations qui prêtent d’abord à sourire, avant de susciter la stupeur lorsqu’on réalise qu’elles ont bel et bien existé. Chansons, chorégraphies rétro, sketches satiriques : la première partie du spectacle prend la forme d’une comédie musicale pétillante . Le pianiste, parfois lui-même « époux modèle », accompagne les comédiennes dans un tourbillon de légèreté et d’humour grinçant. Le principe aurait pu devenir redondant, mais c’était sans compter sur l’ingéniosité de Virginie Lemoine. Rapidement, les apparences craquent. Chacune des cinq comédiennes livre un monologue où son personnage se dévoile. Elles évoquent leurs rencontres avec leurs futurs maris, leurs familles, leurs rêves et leurs doutes. On passe alors du théâtre de citation à un théâtre de l’intime, et c’est dans ce basculement que le spectacle révèle toute sa profondeur . La pièce trouve ainsi un parfait équilibre entre humour et émotion. Les comédiennes, formidables de sincérité, d’humanité et d’engagement, nous touchent en plein cœur. Elles brillent autant dans le chant et la comédie que dans la justesse de ces instants de vérité . À travers leurs récits, ce sont toutes les femmes invisibilisées d’une époque pas si lointaine qui reprennent la parole. L’intelligence de Virginie Lemoine est de ne jamais forcer le trait et de ne pas asséner de message militant. C’est le texte lui-même, avec son absurdité cruelle, qui devient dénonciation. En jouant le manuel au premier degré, le spectacle évite la caricature et invite à la réflexion sur le chemin parcouru … et celui qui reste à faire… La mise en scène épurée laisse toute la place au jeu des actrices, à la musique et aux mots. On sort troublé, ému, reconnaissant envers ces voix du passé qui éclairent notre présen t. Et avec une conviction profonde : la liberté dont jouissent aujourd’hui les femmes est le fruit de luttes acharnées. Mais aussi que ce combat, lui, est loin d’être terminé. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Daguerre creuse autour de l’amour et l’amitié pour en extraire une pépite d’humanité.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DU CHARBON DANS LES VEINES Daguerre creuse autour de l’amour et l’amitié pour en extraire une pépite d’humanité. DU CHARBON DANS LES VEINES ❤️❤️❤️❤️💛 Daguerre creuse autour de l’amour et l’amitié pour en extraire une pépite d’humanité. 1958, dans une petite ville minière du nord de la France, Vlad et Pierre, deux inséparables amis, essayent d’oublier la dureté de leur travail, en jouant de l’accordéon, jusqu’au jour où Leila, une jeune marocaine, rejoint leur petit orchestre… Jean-Philippe Daguerre nous livre ici une pièce tout en nuances, jusque dans les couleurs et les lumières, qui mélangent les tons de gris pour mieux nous plonger dans l'univers de ce village où le charbon est roi. On notera d'ailleurs l'immense travail sur les costumes et le décor qui immerge le spectateur dans une époque. Mais surtout, la force de la pièce vient de son texte qui, même s'il aborde des sujets forts, ne cherche jamais à forcer les émotions. La pièce évite le piège de la facilité et du patho pour chercher à émouvoir le public, mais parvient tout de même à le toucher avec une véritable sincérité. De même, la pièce se montre souvent très drôle, sans jamais en faire des caisses. La finesse de l'écriture fait que régulièrement une réplique touchera le spectateur ou viendra lui décrocher un sourire. Et si cela fonctionne si bien, c'est que le texte laisse le temps à chacun de ces personnages d'exister et donc aux spectateurs de s'attacher à eux. D'autant plus qu'il sera énormément question d'amour, entre un homme et une femme, mais aussi des parents et leurs enfants, et surtout celui qui lie deux amis. Mais même si l'ensemble du casting fait merveille, on retiendra surtout un Jean-Jacques Vannier, dont chaque réplique est un véritable délice. On notera aussi la très belle composition musicale, et ceux qui me connaissent le savent, quand on allie le combo drame-comédie-musique, je suis harponné… Jean-Philippe Daguerre m'a rarement déçu et enchaine les succès , et il nous livre ici une comédie sensible, pleine d’humanité, mais surtout sa plus belle pièce depuis ADIEU MONSIEUR HAFFMANN . Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

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