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607 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Un STAND BY ME à la sauce française

    Découvrez notre critique détaillée du film LES TROIS FANTASTIQUES . Un STAND BY ME à la sauce française LES TROIS FANTASTIQUES ❤️❤️❤️ Un STAND BY ME à la sauce française Max, Vivian et Tom, sont trois ados inséparables qui cherchent à se faire un peu d’argent pour réussir à partir ensemble en colonie de vacances. Leurs petites combines et la sortie de prison de Seb, le frère de Max, vont les entrainer dans une terrible spirale… Sur fond de film social, avec la fermeture de son usine, le film commence comme un teen movie assez classique cochant toutes les cases du genre. De l’histoire d’amitié, aux vélos, en passant par la cabane dans les bois, le film ne cache pas son inspiration des classiques que sont LES GOONIES et STAND BY ME, et Il lorgnera d’ailleurs bien plus vers le deuxième. Le film démarre sous le signe de l’humour et la bonne humeur, avec cette histoire solaire d’amitié adolescente. Puis, il glissera vers la chronique sociale et surtout la tragédie pour dévoiler son thème principal : la perte de l’innocence, avec ces adolescents qui, chacun à sa façon, rentreront bien trop tôt dans le monde des adultes. Max, notre héros, se verra continuellement tiraillé entre son amour pour sa famille et celui qu’il porte à ses amis, ce qui entrainera la troupe dans un tourbillon sans fin… Le casting des ados est exemplaire, l’alchimie qu’il y a entre eux fonctionne parfaitement et y est pour beaucoup dans l’attachement que le spectateur a pour eux. Ils sont les vraies stars du film, malgré la présence d’Emmanuelle Bercot et Raphaël Quenard. Décidément ce dernier est partout, et même s’il n’a que peu de présence à l’écran, il prouve une fois de plus son talent et imprègne la pellicule à chaque apparition. Pour son premier film, Michaël Dichter, livre un récit initiatique plutôt réussit, naviguant entre comédie et drame. Il démontre même un certain talent de mise en scène, avec notamment quelques scènes de tension vraiment efficaces. Mais malgré tout, le film aurait gagné à ce que son propos social ne soit pas finalement qu’une toile de fond… Partager

  • Est-ce que ça ne serait pas la véritable Palme d’Or 2024 ?

    Découvrez notre critique détaillée du film LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE . Est-ce que ça ne serait pas la véritable Palme d’Or 2024 ? LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE ❤️❤️❤️❤️💛 Est-ce que ça ne serait pas la véritable Palme d’Or 2024 ? Voici le nouveau film iranien de Mohammad Rasoulof, dont j'avais adoré la précédente réalisation Le diable n’existe pas, un film composé de quatre épisodes indépendants, qui dénonçait la peine de mort appliquée aveuglément dans son pays. LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE s'inscrit dans la continuité de ce dernier. On y suit Iman, un père de famille, qui vient d’être promu au prestigieux poste de juge d’instruction au tribunal révolutionnaire, contraint de signer en série des condamnations à mort injustes. Mais si son poste assure une sécurité financière à sa famille, il la met aussi en péril. Le réalisateur a l’intelligence de situer son intrigue lors de l’émergence du mouvement révolutionnaire « Femme, Vie, Liberté », déclenché après la mort de Mahsa Amini, une jeune femme décédée à la suite de violences policières après avoir été arrêtée pour « port de vêtements inappropriés ». Mohammad Rasoulof plante ainsi la graine de son titre, avec une métaphore entre la révolution qui gronde à l’extérieur et celle qui prend racine dans le cercle familial. On assiste à un huis clos familial où les deux filles du juge, cloîtrées dans l’appartement, découvrent, grâce aux réseaux sociaux, l'horreur qui se déroule dans les rues. Ce monde extérieur est représenté par des vidéos d'archives glaçantes des manifestations et des violences policières. Tout au long du film, l’intrigue se renouvelle et glisse doucement du drame familial vers un thriller implacable. Même si Mohammad Rasoulof vise avant tout à dénoncer la dictature de son pays, il n’oublie jamais de faire du cinéma. Sa mise en scène est exemplaire, avec des cadres millimétrés instaurant une véritable tension, comme lors d’un plan-séquence magistral ou d’une séquence d’interrogatoire glaçante. On retiendra aussi cette scène à la fois insoutenable et poétique, symbole d’une jeunesse violentée, qui restera probablement l’un des plus beaux plans de l’année. La puissance qui se dégage du film est saisissante, avec une tension dramatique qui capte l’attention du spectateur pendant trois heures sans jamais faiblir. Mohammad Rasoulof nous livre un film magistral, d’une grande densité, et surtout un vibrant hommage à cette jeunesse qui s'est soulevée contre un régime théocratique et machiste. Il est d'ailleurs surprenant qu'il ne soit reparti du Festival de Cannes qu'avec un prix « spécial » du jury, mais Les graines du figuier sauvage restera pour moi l'un des plus grands films de 2024. Partager

  • Une saison qui va alterner le chaud et le froid…

    Découvrez notre critique détaillée du film QUAND VIENT L’AUTOMNE . Une saison qui va alterner le chaud et le froid… QUAND VIENT L’AUTOMNE ❤️❤️💛 Une saison qui va alterner le chaud et le froid… Michelle, une grand-mère sans histoire, vit paisiblement sa retraite dans un village bourguignon avec son amie Marie-Claude, dont le fils est en prison. Elle attend avec impatience son petit-fils qui doit venir pour les vacances de la Toussaint, mais rien ne va se passer comme prévu… Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire, car le film est long à démarrer… voire très long... Alors oui, la lenteur de cette première partie est justifiée par le sentiment de solitude de notre héroïne, dont le réalisateur filme admirablement la routine, mais cela ne m’a pas empêché de m’ennuyer un peu. Le film alterne les genres, passant d’un drame empreint d’humour noir au thriller. La partie dramatique du film est d’ailleurs la plus intéressante, avec un flou moral et une zone grise qu’on aurait aimé voir davantage approfondie. Le réalisateur nous propose le portrait d’une femme mélancolique, à la fois touchant et ambigu, offrant ainsi un rôle en or à Hélène Vincent. Elle est accompagnée d’une très bonne Josiane Balasko, mais il manque tout de même quelque chose pour que leur duo emporte totalement le spectateur. Malheureusement, le personnage de Vincent, voyou au grand cœur, est assez caricatural. Ozon joue avec le spectateur en usant habilement des non-dits, des sous-entendus et des ellipses temporelles judicieuses. Le spectateur cherche donc à combler ces vides et à se faire sa propre opinion. Mais là aussi, même si un réel suspense s’installe quant aux motivations des personnages, plusieurs facilités et incohérences viennent quelque peu gâcher le tableau. Au final, à trop vouloir s’éparpiller dans les genres, comme dans les thèmes abordés, rien ne prend réellement. Et même s’il n’est pas dénué de qualités, on a finalement affaire à un film mineur dans la filmographie du réalisateur… Partager

  • Critique de JOHN WICK 1-2-3-4 – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film JOHN WICK 1-2-3-4 . JOHN WICK 1-2-3-4 J’étais passé totalement à côté de cette licence, et j’ai profité de la sortie du 4e opus pour rattraper mon retard. Après, je dois avouer que je ne suis pas un grand amateur du genre, et force est de constater que pour apprécier la proposition, il va falloir faire pas mal de concessions… Au niveau scénario, c’est extrêmement simpliste et déjà vu avec cette histoire de vengeance. D’autant plus que la mythologie des films tient sur une organisation secrète d’assassins à laquelle on ne croit pas une seconde. Sans compter que c’est un peu un festival de facilités et autres incohérences, comme cette propension assez hallucinante d’enchainer les scènes où les personnages s’entre-tuent en public sans que ça ne semble gêner personne… Si on ajoute à cela la pléiade de rôles plus caricaturaux les uns que les autres, clairement on pourrait se dire que ça ne brille pas par son écriture… MAIS… Si sur le fond il y a beaucoup de chose à redire, ce n’est pas pour ça qu’on va voir ce genre de film. Sur la forme c’est une toute autre histoire. Car pour ce qui est des scènes d’actions, c’est du TRES grand spectacle. De ce point de vue, les films sont impressionnants et extrêmement généreux en terme d’action. Ils enchainent les combats où les chorégraphies impressionnent par leurs précisions, d’autant plus que la mise en scène fait la part belle à de longs plans qui offrent une très bonne lisibilité et permettent de profiter au mieux du spectacle. Les scènes d’action brutales et violentes sont vraiment maitrisées et souvent inventives. On frôle parfois le grand n’importe quoi, mais c’est extrêmement fun et jouissif, donc on pardonnera facilement devant le plaisir ressenti. A cela, on peut ajouter un travail sur les lumières et les décors qui viennent en mettre plein les yeux. Et même, si le 3e opus en fait des caisses, avec notamment un Keanu Reeves plus increvable que Terminator, au final la licence réussit haut la main son objectif : offrir au spectateur du grand divertissement. Puis JOHN WICK 4… Un maxi best of de la franchise, qui en fait l’apothéose de la saga avec PLUS de tout… PLUS de scènes d’action et PLUS généreux dans ce qu’il offre aux spectateurs. Avec des chorégraphies PLUS maitrisées que jamais, qui à l’heure du tout numérique font vraiment plaisir à voir. Une mise en scène PLUS inspirée et inventive, proposant par exemple un plan séquence dingue qui fera certainement date dans le cinéma d’action. Le film est PLUS décomplexé et PLUS déjanté, faisant même de son côté invraisemblable et WTF un atout. De même pour ses personnages toujours PLUS caricaturaux, mais parfois savoureux, comme à cet assassin… aveugle… incarné par un Donnie Yen en grande forme. On a le droit à un Keanu Reeves PLUS increvable que jamais, en faisant presque un running gag de la saga. Et bien sûr PLUS de chien (parce que c’est John Wick…). Mais surtout, c’est toujours PLUS beau, avec des éclairages souvent somptueux, ça en met souvent plein les yeux et propose quelques plans magnifiques. Alors, oui, comme le reste de la franchise, ça ne brille pas par son scénario et on a parfois l’impression d’être devant un jeu vidéo, mais tout est assumé pour au final offrir le spectacle dantesque que le spectateur est venu chercher… Partager

  • Rendez-moi Pixar !!!

    Découvrez notre critique détaillée du film ELIO . Rendez-moi Pixar !!! ELIO ❤️❤️💛 Rendez-moi Pixar !!! Le studio Pixar revient avec ELIO, un film original, ce qui mérite d’être salué à l’heure où les annonces de INDESTRUCTIBLES 3, TOY STORY 5 et COCO 2 envahissent les écrans. Mais cette originalité suffit-elle à retrouver la magie d’antan ? ELIO raconte l’histoire d’un jeune garçon, orphelin, élevé par sa tante, qui rêve de se faire enlever par des extraterrestres pour fuir un monde dans lequel il ne trouve plus sa place. L’idée est belle, puissante même : deuil, solitude, quête de sens, peur d’être seul dans l’univers… Les fondations sont solides, et j’espérais la double lecture qui a toujours fait la richesse des grands Pixar. Mais très vite, la déception s’installe. Les thématiques restent en surface. Le récit, au lieu de creuser ces sujets, se contente d’un enchaînement d’aventures colorées, dynamiques mais simplistes. La narration sacrifie l’émotion au profit de la légèreté, comme si le film ne s’adressait qu’à un jeune public. Alors attention, ce n’est pas un mauvais film pour autant. C’est visuellement abouti, avec des créatures mignonnes, des couleurs éclatantes dans tous les sens, et un rythme soutenu (parfois même au détriment de la narration). Les plus jeunes vont clairement passer un très bon moment. Il y a aussi quelques clins d’œil à RENCONTRES DU TROISIEME TYPE ou E.T. qui font plaisir et ancrent le film dans un héritage science-fiction/famille. Mais voilà, c’est à peu près tout. L’histoire est convenue, parfois même un peu niaise. Sans parler du fait qu’elle rappelle souvent LILO ET STITCH (un choix peu judicieux, surtout avec le remake live action qui vient de sortir). Au final, je suis resté totalement en dehors. J’ai même trouvé le temps long, avec un gros manque d’inventivité ou d’émotion, et un humour qui ne m’a arraché que quelques sourires. Sans être totalement raté, Pixar ne nous avait pas habitués à viser si bas. Le studio avait cette capacité rare à émouvoir petits et grands, à traiter des sujets profonds avec délicatesse, à nous faire rire et pleurer dans un même plan. Ici, on a juste une aventure anodine : jolie, mais bien fade. La sortie du dernier chef d’œuvre de Pixar, SOUL , semble bien éloignée et on pourrait presque faire un lien avec le rachat du studio par Disney, qui finit par uniformiser tout ce qu'il touche. Et j’ai tendance à me dire que peut-être que ce n’est pas moi qui ai perdu mon âme d’enfant, mais Pixar qui a un peu perdu la sienne… Partager

  • Charlotte Le Bon en route vers son César ?

    Découvrez notre critique détaillée du film NIKI . Charlotte Le Bon en route vers son César ? NIKI ❤️❤️❤️💛 Charlotte Le Bon en route vers son César ? Le biopic n’est pas un genre cinématographique que j’affectionne particulièrement. Au-delà de l’aspect didactique, ce sont souvent des films « Wikipedia » qui se contentent de dérouler un cours magistral, avec une tendance fréquente à glorifier le personnage... Mais NIKI ne fait pas partie de cette catégorie. Il est vrai que je connaissais assez peu Niki de Saint Phalle, et j’ai donc découvert sa vie sur grand écran. Le film se concentre exclusivement sur sa jeunesse, avant qu’elle n’explose aux yeux du grand public. Le choix radical de ne jamais montrer les œuvres de l’artiste, imposé par des problèmes de droits, s’avère finalement extrêmement judicieux. Il permet au film de se consacrer à l’acte de création et, surtout, à son personnage. Et c’est là que le plus grand atout du film entre en jeu : Charlotte Le Bon. Elle est solaire, omniprésente à l’écran, et elle imprègne la pellicule. Elle livre une prestation aussi complexe que la personnalité de son personnage, qui lutte constamment contre ses pulsions et ses traumatismes, pour mieux s’émanciper et libérer son art. Charlotte Le Bon déploie une palette d’émotions impressionnante, alliant vulnérabilité et force, avec des ruptures de rythme saisissantes. J’ai été littéralement hypnotisé par son interprétation. Mais le film ne s’appuie pas uniquement sur son actrice principale et n’oublie jamais de faire du cinéma. Il y a un vrai travail sur le cadrage, avec notamment des split-screens judicieux qui racontent toujours quelque chose à travers l’image. Le film exploite également beaucoup le hors-champ, que ce soit pour les œuvres de l’artiste ou pour son traumatisme. Au final, plus qu’une simple découverte de la vie d’une artiste, j’ai vécu un vrai bon moment de cinéma. Un film qui pourrait bien propulser Charlotte Le Bon aux Césars… Partager

  • Un petit miracle d’écriture

    Découvrez notre critique détaillée du film LES DIMANCHES . Un petit miracle d’écriture LES DIMANCHES ❤️❤️❤️💛 Un petit miracle d’écriture Ainara, 17 ans, provoque un véritable cataclysme au sein de sa famille lorsqu’elle décide soudainement d’entrer dans les ordres et d’intégrer un couvent. Les Dimanches est un drame sensible qui offre une réflexion profonde sur la religion et la quête d’identité. Il brille avant tout par son écriture et par la qualité impressionnante de ses dialogues. Le film aborde un sujet complexe sans jamais juger ses personnages, respectant chaque point de vue avec une rare intelligence. Si la religion est au centre du récit, le film s’intéresse surtout à ses répercussions sur la cellule familiale. C’est avant tout une chronique intime qui utilise la foi comme révélateur des fractures enfouies. D’un côté, un père inquiet, démuni face à un choix qu’il ne comprend pas mais qui souhaite malgré tout le bonheur de sa fille. De l’autre, une tante athée, prête à tout pour éviter à sa nièce de sacrifier sa jeunesse sur l’autel de la foi. Le film acquiert alors une dimension universelle : la peur de voir un proche emprunter un chemin qui nous échappe. Les Dimanches ne force jamais les émotions ni les conflits hystériques, et parvient pourtant à installer une tension presque silencieuse. La mise en scène reste d’une grande sobriété, préférant se concentrer sur les ressentis. Photographie aux tons doux, musique discrète : tout est pensé pour accompagner les émotions sans jamais les surligner lourdement. Si le film fonctionne avec autant de force, c’est avant tout grâce à la justesse remarquable de ses comédiennes. La jeune Blanca Soroa impressionne par sa retenue et par le mystère qu’elle entretient autour des motivations de son personnage. Mais je retiendrai surtout Patricia López Arnaiz, bouleversante dans le rôle de la tante, dont le jeu nuancé oscille entre inquiétude, incompréhension et amour inconditionnel. Leur relation, finement écrite, devient le véritable cœur émotionnel du film. Les Dimanches est un film fascinant, d’une justesse et d’une qualité d’écriture exemplaires. Sans jamais forcer le trait, il réussit à toucher profondément, jusqu’à un montage alterné final, bluffant de maîtrise. Partager

  • Critique de EMPIRE OF LIGHT – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film EMPIRE OF LIGHT . EMPIRE OF LIGHT ❤️❤️❤️💛 Avec EMPIRE OF LIGHT, Sam Mendes fait un retour aux sources en nous proposant un film intimiste, loin de ses grosses productions de ces dernières années. Après Chazelle et Spielberg, c’est à son tour de nous livrer son hommage au 7e art, mais en s’intéressant aux salles de cinéma, à leurs gérants, leurs ouvreurs, leurs projectionnistes… Mais même si son film ressemble parfois à une déclaration d’amour au cinéma, c’est bien plus que ça. C’est une romance qui abordera de nombreux thèmes, comme la solitude, le racisme, la dépression, le pouvoir de la musique et du cinéma, ou le sentiment d’appartenance à un groupe… Et c’est peut être bien le problème que j’ai avec le film car, malgré ses indéniables qualités, on en voudrait plus. Le fait de vouloir aborder trop de sujets fait que les thèmes ne sont souvent qu’effleurés. Idem pour les personnages secondaires, qui sont pour la plupart attachants, mais certains personnages auraient mérités d’être plus développés. Mais malgré cette réserve, ça reste vraiment maitrisé. Que ce soit les plans et la photographie qui régalent les yeux ou bien le jeu des acteurs, les dialogues et cet humour british, ça fonctionne parfaitement. Pas mal de clins d’œil feront sourire les plus cinéphiles, et le film offre certaines scènes mémorables, magnifiées par une très belle partition musicale. Et surtout, Olivia Colman, quelle actrice !!! Une nouvelle fois fabuleuse et d’une justesse sidérante, avec un jeu tout en finesse, mais qui vient chercher des émotions au plus profond du spectateur. Donc, même si sur la forme, il n’y a pas grand-chose à reprocher à EMPIRE OF LIGHT, il pâtit de son côté fourre tout et j’aurais voulu voir ses thématiques, comme ses personnages, développés plus en profondeur… Partager

  • Un film de monstres français simple… et terriblement efficace.

    Découvrez notre critique détaillée du film VERMINES . Un film de monstres français simple… et terriblement efficace. VERMINES ❤️❤️❤️💛 Un film de monstres français simple… et terriblement efficace. Nous avons affaire ici à un film de genre français, et plus rare encore, un film de monstres au concept très simple : les habitants d’un immeuble vont devoir survivre à une invasion d’araignées. On peut s’étonner du choix stratégique de sortir ce genre de film à noël. D’autant plus que, même si je ne suis pas vraiment adepte du genre, je dois bien avouer que le film s’en sort vraiment pas mal. Il a conscience de son faible budget et mise énormément sur son ambiance en évitant ainsi de sombrer dans le nanar. Il y a peu de FX, mais ils sont assez réussis, et le film va plutôt jouer sur sa mise en scène pour créer la tension, avec des hors champs, des flous, des reflets, des ombres… et il réussit ici le principal : créer des scènes extrêmement tendues, aidées par une bande son diablement efficace… On notera également un jeu d’acteur qui dans l’ensemble est convainquant, même si le « parler banlieue » risque d’en laisser quelques-uns sur le côté… Après, on regrettera tout de même le manque de caractérisation de certains personnages, qui fait qu’on a tendance un peu à les confondre par moment. Idem, on a quelques raccourcis scénaristiques un peu faciles… Mais, on lui pardonnera ses défauts, car il réussit le principal, nous proposer un film horrifique généreux et d’une extrême tension. Une expérience anxiogène décuplée par la puissance d’une salle de cinéma… Souvent, je dis qu’on a le cinéma que l’on mérite, et ce petit film réussit à sortir des standards et mériterai justement qu’on s’y attarde un peu… Partager

  • Plongée dans l’enfer du direct.

    Découvrez notre critique détaillée du film 5 SEPTEMBRE . Plongée dans l’enfer du direct. 5 SEPTEMBRE ❤️❤️❤️💛 Plongée dans l’enfer du direct. Avec son film, Tim Fehlbaum nous replonge dans l’effroyable journée du 5 septembre 1972, où la délégation israélienne a été prise en otage lors des jeux olympiques de Munich. Passer après Spielberg et son MUNICH n’était pas une tâche aisée, mais ce film fait le pari audacieux d’adopter un point de vue radical : celui des journalistes sportifs qui, bien malgré eux, se sont retrouvés à filmer en direct le premier acte terroriste retransmis à la télévision, suivi par près d’un milliard de spectateurs. Ce choix narratif est la véritable force du film. Il plonge le spectateur au cœur de la salle de rédaction d’une chaîne de télévision, là où se décide en temps réel ce qui doit être montré ou non. Sans jamais mettre directement en scène la prise d’otages, le film nous place au même niveau que ces journalistes, confrontés à des dilemmes moraux : où s’arrête le devoir d’informer ? Jusqu’où peut-on aller sans basculer dans le voyeurisme ? Loin d’un simple récit historique, le film est un véritable thriller suffocant. Même si l’issue de l’histoire est connue, la tension est omniprésente, amplifiée par une mise en scène nerveuse qui donne l’impression d’un documentaire en temps réel. La caméra épouse l’urgence de la situation, les plans serrés accentuent la sensation d’étouffement et les dialogues, qui débordent souvent de termes techniques, restent toujours accessibles. L’immersion est totale. L’aspect artisanal de la production télévisuelle de l’époque est aussi l’un des éléments fascinants du film. On suit cette équipe de journalistes jonglant avec des défis techniques, improvisant sans cesse pour assurer la meilleure couverture possible, tout en commettant des erreurs qui finiront par les dépasser. Malgré leur volonté de rester en retrait, ils deviennent peu à peu des acteurs involontaires de la tragédie. Mais le film ne se contente pas de nous faire revivre cette terrible journée tragique. Il porte aussi un regard sur notre monde actuel et ces chaînes d’information en continu qui cherchent constamment le scoop pour faire de plus en plus d’audience. On est assez stupéfait de voir que, malgré toutes les défaillances de cette journée de direct, on ne semble pas avoir appris de nos erreurs, tant les choses semblent se répéter… Partager

  • Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur.

    Découvrez notre critique détaillée du film ÉVANOUIS . Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur. ÉVANOUIS ❤️❤️❤️💛 Zach Cregger fait s’évanouir les frontières entre drame et horreur. Il y a trois ans, Zach Cregger surprenait tout le monde avec BARBARE, sorti directement sur Disney+. Si j’étais resté dubitatif face à son dernier acte, sa première partie m’avait marqué par sa maîtrise et sa façon de jouer avec les genres et les attentes du public. J’étais donc curieux de découvrir son nouveau film, dont les studios se sont disputé les droits. Une fois encore, Cregger réussit à surprendre en livrant un film horrifique qui échappe aux standards. L’intrigue débute dans une banlieue américaine : tous les enfants d’une même classe, sauf un, disparaissent mystérieusement de chez eux, à la même heure… Si le fantastique s’invite dès l’ouverture, le film démarre comme un drame. Plutôt que de plonger immédiatement dans l’horreur classique, le réalisateur s’intéresse aux conséquences de ce traumatisme sur les habitants. On retrouve ainsi une structure chorale, avec des chapitres dédiés à différents personnages, chacun apportant un point de vue unique et dévoilant peu à peu les mystères. Le parallèle avec les fusillades scolaires est évident, ce qui rend le titre original WEAPONS particulièrement pertinent au vu des thèmes abordés. La traduction française, ÉVANOUIS, perd un peu de cette portée symbolique. La première partie, à dominante dramatique, laisse toutefois planer l’ombre de l’horreur, ponctuée de quelques jumpscares bien dosés. Cregger prouve encore son talent pour installer une atmosphère et happer le spectateur par le mystère. Dans la seconde moitié, le film bascule davantage dans l’horreur, tout en déjouant une fois de plus les attentes avec un humour noir qui frôle parfois le burlesque. Ce choix audacieux divisera sans doute. Comme dans SINNERS sorti il y a quelques mois, les deux parties, radicalement différentes, explorent des émotions contrastées. Les spectateurs venus uniquement chercher des sensations fortes pourraient se sentir frustrés. En revanche, tout le monde s’accordera sur la qualité du casting. Les acteurs apportent une profondeur qui participe grandement à la réussite du film, avec une mention spéciale pour Julia Garner. Après OZARK, elle continue de s’imposer sur grand écran. Pour ma part, j’ai apprécié cette proposition qui ose sortir des sentiers battus. Et surtout, elle confirme que Zach Cregger est en train de s’affirmer comme un nouveau maître du genre. Partager

  • Critique de THE FATHER – Avis & analyse par Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du film THE FATHER . THE FATHER ❤️❤️❤️❤️💛 Décidément, le cinéma n’aura pas mis longtemps pour me faire de nouveau vibrer. Car, THE FATHER a clairement été une ÉNORME baffe aussi bien émotionnelle que cinématographique. La prouesse est d’autant plus forte que Florian Zeller réalise ici son premier film, adapté d’une de ses pièces de théâtre. Émotionnelle, car il aborde un sujet tabou mais qui parlera au plus grand nombre : La fin de vie et la place que notre société laisse à ses aînés. Le film traite ça de façon très juste, sans jugement et forcément ça fait réfléchir. On y suit un homme de 80 ans, interprété par un Anthony Hopkins bluffant, dont la réalité se brise littéralement sous nos yeux et que sa fille essaie d’accompagner de son mieux. Mais avant tout, le film parlera d’une terrible maladie, Alzheimer, sans que le nom ne soit jamais prononcé. Et il le fait avec justesse et dignité, sans jamais être lourd dans ses propos et pourtant avec une redoutable efficacité. Car, la plus grande idée du film, est de faire vivre son histoire via le regard de son protagoniste et non de son entourage. Le film offre un scénario vraiment ingénieux qui est fait de telle sorte, qu’en tant que spectateur, on se sente perdu dans un labyrinthe psychologique. Grace à son écriture, Zeller nous fait vivre la situation plutôt que de nous la montrer. On est plongé dans la tête du héros et on finit par perdre pied avec lui, arrivant même parfois, nous aussi, à douter de ce qui se passe devant nos yeux. Au début, c’est assez troublant, mais finalement terriblement efficace. La mise en scène ingénieuse vient enfoncer le clou, avec un énorme travail sur les décors et les cadres, dont je ne peux parler sans trop en dévoiler. Zeller, malgré le huit clos, évite le cliché du théâtre filmé en utilisant le montage qui est au cœur de la construction de son œuvre. Le film empruntera souvent les codes du thriller paranoïaque intensifiant le sentiment de malaise ressenti par le spectateur. Clairement, pour un premier film, ça laisse admiratif. L’interprétation d’Anthony Hopkins est fabuleuse et prouve une nouvelle fois qu’il est un des plus grands acteurs que le 7e art ait connu. Le fait qu’on ait grandit avec lui, au fil de sa carrière, et que son personnage porte le même prénom qui lui, donne même un côté film testamentaire, le rendant encore plus touchant. Mais quelle palette d’émotion ! Souvent tendre et drôle, parfois exécrable, fragile et vulnérable la plupart du temps, il livre une prestation exemplaire jusqu’à un final qui laisse sans voix… Olivia Colman n’est pas en reste. Avec un jeu tout en retenue, elle est bouleversante dans son rôle de fille aimante, mais impuissante, qui voit sombrer son père dans une démence sénile. Plus qu’un film, c’est une expérience cinématographique que nous livre Zeller, qui grâce à un casting de haut vol vient toucher le spectateur de plein fouet. Partager

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