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- Critique de LIMBO – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LIMBO . LIMBO ❤️❤️❤️❤️💛 Ce polar Hongkongais, datant de 2021, a bien failli ne pas sortir chez nous, mais le bouche à oreille et surtout le doublé Grand prix et Prix de la critique au festival du Polar de Reims 2023, lui ont permis d'avoir une sortie en salle. Et heureusement, car quelle expérience de cinéma !!! Soi Cheang nous livre un film d'ambiance qui perdrait énormément sur une TV. On a affaire à un thriller extrêmement sombre et violent, filmé dans un splendide noir et blanc. On navigue ici à la frontière entre SEVEN, J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE ou LE SILENCE DES AGNEAUX... Ici, tout transpire le glauque, le poisseux, le malaisant. On se retrouve plongé dans une enquête sordide dans Hongkong et ses bas fonds qui prennent des allures de décharge à ciel ouvert. L'ambiance suintante est renforcée par la présence constante de la pluie et un soucis du détail en ce qui concerne le son. On est aussi impressionné par les décors, qui sont constamment surchargés de détritus donnant l'impression d'être éveillé en plein cauchemar. On a presque l'impression de sentir l'odeur des ordures, les eaux sales nous imprégner... Et pourtant, cette course poursuite cauchemaresque sera visuellement somptueuse. Le réalisateur nous offre un des noirs et blancs les plus beaux que j'ai pu voir au cinéma. Il y a un soucis du détail impressionnant dans les cadres, les éclairages et les ombres. D'autant plus qu'il y a un travail assez dingue sur la profondeur de champs et on se rend souvent compte que tout semble curieusement net à l'écran. Il y a constamment un contraste saisissant entre la beauté des images et l'horreur qu'elles nous renvoient. Un polar radical, sans espoir, d'une noirceur édifiante. Une expérience sensorielle qui plonge le spectateur dans les limbes de l'âme humaine... Partager
- Une friandise de Noël qui manque de goût…
Découvrez notre critique détaillée du film JOLI JOLI . JOLI JOLI ❤️❤️💛 Une friandise de Noël qui manque de goût… Cette comédie musicale de Diastème témoigne d'un amour sincère pour les classiques du genre, avec des références marquées à des chefs-d'œuvre comme LES PARAPLUIES DE CHERBOURG ou bien CHANTONS SOUS LA PLUIE. Le film se pare d’un côté « bonbon de Noël » grâce à son travail sur les lumières colorées, qui lui confère une fantaisie joyeuse et festive. Il assume pleinement son côté artificiel et kitsch, un choix audacieux qui aurait pu en faire une œuvre idéale pour cette période de fêtes. Les chansons d’Alex Beaupain offrent de jolis moments, avec quelques morceaux mémorables qui résonnent longtemps après le générique. Évidemment, Clara Luciani excelle au chant, même si on aurait aimé la voir interpréter davantage de morceaux. En effet, il s’agit d’un film choral, multipliant les seconds rôles. William Lebghil est impeccable : déjà remarquable dans LA VIE DE MA MÈRE cette année, il est une nouvelle fois extrêmement juste dans son jeu. Mais c’est Laura Felpin qui est la vraie surprise du film. Elle s’impose comme le personnage le plus intéressant et se démarque par son jeu nuancé. Elle mêle habilement humour, émotion et une voix impressionnante. Malgré ces qualités indéniables, je suis malheureusement passé à côté du film. Même si la beauté des chansons et le côté feel-good qui imprègnent le film, l’histoire ne parvient pas à captiver émotionnellement. Son écriture reste assez simpliste, et je n’ai jamais réussi à m’impliquer dans ce tourbillon amoureux. La légèreté du film et le surjeu des personnages apportent un côté caricatural totalement voulu, mais cela dessert la dramaturgie et m’a laissé en dehors de l’histoire. La mise en scène, bien que servie par une magnifique photographie, manque d’imagination et de folie. Même si quelques chorégraphies fonctionnent, l’ensemble reste assez mou. De plus, le film est long : certaines chansons étirent inutilement l’histoire, laissant parfois l’ennui s’installer… En conclusion, même si je retiendrai certainement certaines chansons, le film lui risque de bien vite s’effacer de ma mémoire… Partager
- Critique de TENET – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film TENET . TENET ❤️❤️❤️ Ça va être TRÈS compliqué de dire vraiment ce que j'en pense sans spoiler mais je vais essayer... Ce qui est sûr, c'est que mon avis est mitigé Et puis, clairement, il va aussi falloir que je retourne le voir pour valider mon opinion, car j'y suis allé sans voir une seule image, et sans connaître le pitch, et quand j'en entendais dire, après avoir vu la bande annonce "ça à l'air très bon, mais j'ai rien compris", bah après ma sortie du cinéma c'était un peu le sentiment que j'avais... Parce que Nolan, va loin... TRÈS loin... voir TROP loin dans son délire, quitte à perdre le spectateur en chemin Là où des Inception, Interstellar et autres Memento étaient "complexes" mais où tu arrivais à raccrocher les wagons et comprendre le sens du film et le message véhiculé, là c'est une tout autre histoire, et on a l'impression que le film est juste compliqué sans vraiment avoir de raison. D'ailleurs le message du film... va falloir m'expliquer... et au final tout semble inutilement compliquer... Après, une deuxième visu (presque indispensable) permettra très certainement de clarifier les choses, même si le pitch semble finalement vraiment lambda Pour, rester dans les choses qui m'ont gêné, sans m'étendre sur le charisme d'huître de Pattinson (qui malgré tout s'en sort plutôt bien), c'est l'écriture des personnages qui m'a globalement déçu, leurs manque de background, le manque d'émotions dans leurs relation et surtout le côté caricatural du méchant qui le rapproche beaucoup plus des mauvais antagoniste de James Bond, que du génie d'un Dark Knight. Parce qu'en parlant de ça on a souvent l'impression de se retrouver devant un 007... Après, heureusement il y a aussi des choses positives Déjà, ce putain de plaisir de revoir un grand film d'action au cinéma. Parce que de ce côté là Tenet, c'est une énorme baffe, et il fait vraiment parti de ces films qu'il faut ABSOLUMENT voir sur grand écran. Tu en prends plein la rétine, avec des scènes bluffantes mais qui arrivent à rester lisibles. On sent qu'il a voulu limiter les CGI ce qui rend souvent les scènes plus impressionnantes (notamment celle de l'avion) La mise en scène de certains passage à vraiment dû être un casse-tête, totalement surréalistes, tout en semblant tellement réelles (un peu à l'image de la scène en apesanteur d'Inception, mais en plaçant la barre encore plus haut) Et puis Nolan maîtrise la tension comme personne, et réussit encore à nous clouer au fauteuil, avec comme souvent chez lui un énorme travail sur le son. Bref, un avis vraiment mitigé. Un très grand film d'action offrant des scènes hallucinantes, mais au scénario inutilement "trop" complexe et à la galerie de personnages plus fades les uns que les autres... Partager
- Une fable qui en met plein les yeux et le cœur…
Découvrez notre critique détaillée du film LE ROBOT SAUVAGE . LE ROBOT SAUVAGE ❤️❤️❤️❤️💛 Une fable qui en met plein les yeux et le cœur… Je vais commencer par ce qui saute aux yeux : le film est visuellement magnifique ! Il y a un énorme travail de direction artistique, donnant constamment l’impression d’admirer une peinture. Sous nos yeux se déploie un univers coloré aux tons pastels, apportant une vraie poésie à l’ensemble. On pourrait faire une pause à n’importe quel moment, on se retrouverait face à un tableau qui en met plein les yeux. Visuellement, c’est assez dingue, et rien que pour ça, le film mérite amplement d’être vu au cinéma, où il prend clairement une autre dimension. D’autant plus que le film bénéficie également d’un vrai sens du cadre et d’un rapport d’échelle constamment mis en avant, en fonction des animaux qui sont au centre de l’action. Il y a aussi un vrai travail sur la caméra, avec des jeux de focale et des mouvements qui donnent souvent l’impression que l’action est filmée caméra à l’épaule, intensifiant ainsi le rythme de l’ensemble. De ce côté-là, on est servi : il n’y a aucun temps mort et les événements s’enchaînent à un rythme effréné, sans pour autant nuire à la narration. On notera aussi la magnifique bande-son du film, avec une musique épique qui prend progressivement de l’ampleur et marque les esprits. Le film nous offre une très belle fable, qui devrait ravir aussi bien les enfants que les adultes. L’histoire, assez simple au départ, devient un triple parcours initiatique, avec des récits qui se répondent. Celui du robot, bien sûr, qui s’est donné pour mission d’élever ce petit avorton d’oie. Forcément, celui de cet oison qui cherche à se faire une place dans sa communauté. Mais aussi celui du renard qui les accompagne et cherche simplement à se faire aimer. Un renard qui, d’ailleurs, vole presque la vedette, tant son personnage sort du lot. Ils seront accompagnés d’une tripotée de seconds rôles, tous plus attachants les uns que les autres (bon, forcément, avec des animaux tous plus mignons les uns que les autres, c’est un peu facile…). C’est d’ailleurs ce que certains pourraient lui reprocher : un excès de bons sentiments. Le film aborde beaucoup de thèmes, de l’écologie à la famille, en passant par l’entraide, la peur de l’autre ou encore la quête d’identité, mais aussi le cycle de la vie et de la mort. Ce n’est pas toujours subtil, mais il le fait bien, en les traitant avec maturité tout en les rendant accessibles aux plus jeunes. Et surtout, il parvient à être particulièrement émouvant. Car oui, le film vient régulièrement titiller les larmes du spectateur, sans jamais en faire trop. On assiste à une magnifique fable, bourrée d’émotions, qui fait un bien fou. Bref, j’ai adoré LE ROBOT SAUVAGE, qui offre un spectacle aussi fort visuellement qu’émotionnellement. Pour moi, c’est l’un des plus beaux animés de ces dernières années, et ce serait vraiment dommage de ne pas découvrir cette pépite sur grand écran... Partager
- Critique de THE FABELMANS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE FABELMANS . THE FABELMANS ❤️❤️❤️❤️💛 C’est peut-être le film que j’attendais le plus cette année. Spielberg est clairement LE cinéaste qui m’a fait tomber amoureux du septième art, et donc le voir réaliser un film inspiré de sa jeunesse où il raconte comment il est tombé amoureux du cinéma, forcément ça me faisait rêver. C’est sûrement son film le moins spectaculaire, mais aussi le plus personnel et c’est un véritable bonheur de découvrir ce récit d’apprentissage sur sa passion et le pouvoir que peuvent avoir les images. Le film rentre directement dans le sujet, avec ce petit Sam qui va pour la première fois au cinéma, ce qui sera à l’origine de son obsession… Il y a bien sûr la découverte de cet art à une époque où le numérique n’existait pas et où il fallait tout inventer. Il livre ainsi un très bel hommage à l’artisanat cinématographique. Que ce soit le montage où la mise en scène, il fallait se débrouiller pour faire croire au spectateur ce qu’il se passait sous ses yeux. Le film aurait pu tomber dans le fan service, mais même si plusieurs de ses œuvres sont effectivement citées, c’est fait de façon très discrète, souvent au détour d’un simple cadre… Son film est bien sûr une véritable lettre d’amour au cinéma, mais aussi à ses parents, qui sont au cœur du récit, et surtout à sa mère, interprétée par une très grande Michelle Williams. Ce n’est pas étonnant de voir à quel point la cellule familiale éclatée a imprégné une grande partie de sa filmographie. Et puis, il y a ces choses qui semblent une évidence en voyant le film : Rappelez-moi par quel moyen les humains communiquent avec les extra-terrestres dans RENCONTRE DU TROISIEME TYPE ? (Sa mère était pianiste, son père informaticien…). Le film va cumuler les seconds rôles, souvent savoureux, avec une galerie de personnages hauts en couleurs. Chacun sera, à sa manière, une étape dans ce parcours initiatique. On pense notamment au grand oncle, au meilleur ami du père, la petite amie, on bien même ce caméo exceptionnel que je vous laisserai découvrir. Après, je dois bien avouer que, malgré tous mes éloges, j’ai tout de même une limite avec le film. Quand il aborde la vie lycéenne du héros, on n’est pas loin de tomber dans le cliché, avec ce gentil élève persécuté par la star du lycée, forcément TRES méchante… Mais là encore, l’intelligence de Spielberg fait qu’il arrive tout de même à en tirer quelque chose de très intéressant sur le pouvoir que peut avoir le cinéma. Mais malgré ce détail, son film aura été pour moi un vrai cadeau, jusqu’à son délicieux final. Et comme dit sa mère au petit Sam au début du film « Quand tu sortiras du cinéma, tu ne pourras plus t’arrêter de sourire », et effectivement à la sortie de la salle, ce fût bien le cas… Partager
- Critique de VERMINES – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film VERMINES . VERMINES ❤️❤️❤️💛 Nous avons affaire ici à un film de genre français, et plus rare encore, un film de monstres au concept très simple : les habitants d’un immeuble vont devoir survivre à une invasion d’araignées. On peut s’étonner du choix stratégique de sortir ce genre de film à noël. D’autant plus que, même si je ne suis pas vraiment adepte du genre, je dois bien avouer que le film s’en sort vraiment pas mal. Il a conscience de son faible budget et mise énormément sur son ambiance en évitant ainsi de sombrer dans le nanar. Il y a peu de FX, mais ils sont assez réussis, et le film va plutôt jouer sur sa mise en scène pour créer la tension, avec des hors champs, des flous, des reflets, des ombres… et il réussit ici le principal : créer des scènes extrêmement tendues, aidées par une bande son diablement efficace… On notera également un jeu d’acteur qui dans l’ensemble est convainquant, même si le « parler banlieue » risque d’en laisser quelques-uns sur le côté… Après, on regrettera tout de même le manque de caractérisation de certains personnages, qui fait qu’on a tendance un peu à les confondre par moment. Idem, on a quelques raccourcis scénaristiques un peu faciles… Mais, on lui pardonnera ses défauts, car il réussit le principal, nous proposer un film horrifique généreux et d’une extrême tension. Une expérience anxiogène décuplée par la puissance d’une salle de cinéma… Souvent, je dis qu’on a le cinéma que l’on mérite, et ce petit film réussit à sortir des standards et mériterai justement qu’on s’y attarde un peu… Partager
- Critique de HUNGER GAMES : LA BALLADE DU SERPENT ET DE L'OISEAU CHANTEUR – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film HUNGER GAMES : LA BALLADE DU SERPENT ET DE L'OISEAU CHANTEUR . HUNGER GAMES : LA BALLADE DU SERPENT ET DE L'OISEAU CHANTEUR ❤️💛 La saga Hunger Games, c'est un peu mon plaisir coupable. Pour la petite histoire, j'ai lu les livres et vu les films au fur et à mesure de leurs sorties avec ma nièce, d'où mon attachement à la saga... Et pour ce qui est des premiers films, même si ce n'est pas du grand cinéma, ça reste dans le haut du panier des productions pour ados qui envahissaient les salles à l'époque. La saga proposait un univers assez mature, avec un vrai travail de direction artistique et elle s'appuyait sur un bon casting qui aura notamment révélé Jennifer Lawrence. Et même si ça s'épuisait au fil des films, j'avais globalement apprécié la proposition. Bref, quand on a apprit qu'un nouveau film sortait, même si nous étions passé à côté du dernier roman, il fallait continuer cette tradition et le voir... Pourtant, les premières minutes étaient plutôt intéressantes, avec ce changement de point de vue, en s'intéressant au Capitol et au passé de Snow. Et ce qui est sûr c'est que les producteurs ont bien vu le talent de chanteuse de Rachel Zegler dans le fabuleux WEST SIDE STORY de Spielberg. Elle impressionne toujours autant par sa voix. Et puis, c'est à peu près tout pour les points poditifs... Parce que pour le reste, l'expérience a été plutôt douloureuse et surtout, c'est à l'image du titre : beaucoup trop long... A un moment, il va falloir arrêter cette mode avec les films qui s'étire sur 2h30-3h sans forcément avoir quelque chose à raconter... Autant, la relation entre Snow et Lucy aurait pu être intéressante, encore il aurait fallu vraiment la travailler. Au lieu de ça on a le droit à un nouveau jeu qui vient plomber le film pendant plus d'une heure, et le pire c'est que, vue que l'histoire se passe 60 ans avant, c'est sûrement les Hungers Games les moins impressionnants, ressemblant à un cache cache cache indipide et sans aucune idée de mise en scène... Clairement la plus mauvaise partie du film... Et malheureusement, j'avais déjà décroché, et même si la dernière partie est meilleure elle ne fonctionne pas, car justement ils n'ont pas pris le temps de développer leurs personnages principaux, pourtant très bien interprétés... contrairement à cette galerie de personnages secondaires qui n'apportent rien à l'histoire... sans parler des personnages caricaturaux et surjoués par Viola Davis et Peter Dinklage. Bref, une belle grosse déception... Partager
- Critique de THE OLD OAK – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film THE OLD OAK . THE OLD OAK ❤️❤️❤️ Un village anglais va voir son quotidien bouleversé par l'arrivée de réfugiés Syriens. TJ, gérant du Pub local va se lier d'amitié avec Yara, une jeune photographe Syrienne, et ensemble, et vont tenter d'unifier ces deux communautés que tout semble opposer. J'aime particulièrement le cinéma de Ken Loach, qui réussit régulièrement à s'emparer de sujets de société graves et en y apportant un humanisme qui parvient à toucher le spectateur. Mais avec THE OLD OAK, même si c'est parfois le cas, je ne peux m'empêcher de penser que son film tombe dans la facilité. Il a pour lui ses deux personnages principaux dont la relation qui s'installe fonctionne à merveille, les rendant attachants. Il y a beaucoup d'espoir et un message de tolérance qui se dégage du film, mais ça manque terriblement de surprise et le film va finalement là où on l’attend. Mais surtout, j'attendais plus de profondeur dans les propos abordés car le résultat semble parfois un peu naïf, ne faisant qu’effleurer la complexité de son sujet… C'est même assez manichéen, avec ces réfugiés et les gens qui leurs viennent en aide, tous bien gentils, face aux méchants racistes, et le film aurait clairement gagné à être plus nuancé pour faire passer son message. Mais quand il se concentre sur l’humain, et les sentiments de ses personnages, il faut avouer que ça sonne particulièrement juste et arrive à être bouleversant. Après, même si c’est en dessous de ce à quoi le réalisateur nous a habitué, il n’en reste pas moins une œuvre empreinte de solidarité, qui met en avant la force du collectif, et avec un esprit feelgood qui fait du bien, ce qui est déjà pas mal… Partager
- Critique de SOUDAIN SEULS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film SOUDAIN SEULS . SOUDAIN SEULS ❤️❤️💛 Alors qu’ils explorent une île sauvage près de l’Antarctique, Ben et Laura sont surpris par une tempête qui fait disparaitre leur bateau. Ils se retrouvent SOUDAIN SEULS… Ce film est l’adaptation du roman éponyme d’Isabelle Autissier, que j’avais particulièrement aimé. Même s’il fait partie d’un sous genre assez calibré et il réussit pourtant à avoir une certaine originalité. Que ce soit par son cadre, en plaçant son action sur une île glaciaire, et non dans les traditionnels tropiques. Une nature sublimement mise en image par Thomas Bidegain, offrant certains plans à couper le souffle et aidé par un très beau travail sur la photographie. Une nature qui se montrera aussi magnifique que dangereuse et placera ses personnages dans un survival tendu. Mais le film s’écarte aussi du traditionnel naufragé solitaire ou bien de cet homme et cette femme qui vont apprendre à se connaitre sur une île déserte. Ici Ben et Laura sont déjà en ensemble, et vont donc être confronté à leur survie, mais aussi à celle de leur couple. Et forcément, pour ce que cela fonctionne, une grande partie du film repose sur ses acteurs. Gilles Lellouche prouve une fois de plus qu’il est bien plus qu’un acteur comique, mais surtout Mélanie Thierry… Quelle actrice !!! Comme d’habitude en fait… Mais à chaque fois que je la vois sur un écran, je suis ébloui par son charisme et la palette d’émotions qu’elle nous envoie. Bref, le film a de sérieuses qualités, mais… Il n’adapte que la première partie du livre, en faisant le choix de recentrer son récit uniquement sur ses deux protagonistes. Ce qui aurait pu s’avérer judicieux, d’autant plus avec un casting aussi talentueux. Sauf que le roman fait 200 pages… et donc forcément étirer ça sur près de deux heures, ça tire un peu en longueur. Sans parler du fait que certains détails titillent la crédibilité du film, comme le fait que nos héros semblent ne pas perdre une once de poids… Et même si l’idée de n’adapter que la moitié du roman pour se concentrer sur le drame peut se comprendre, il passe aussi à côté du propos du livre et perd énormément en émotions. Bref, comme souvent quand j’ai lu un livre, j’ai du mal à me détacher du support de base et je suis déçu… Partager
- Un délire complotiste à la fois absurde et fascinant.
Découvrez notre critique détaillée du film BUGONIA . BUGONIA ❤️❤️❤️ Un délire complotiste à la fois absurde et fascinant. Deux cousins conspirationnistes kidnappent une grande cheffe d’entreprise pharmaceutique. Ils vont la séquestrer et l'interroger , convaincus qu’elle est en réalité une extraterrestre envoyée sur Terre afin de détruire l’humanité. Voilà le point de départ délirant de BUGONIA. Pour leur quatrième collaboration, Yorgos Lanthimos et Emma Stone se réapproprient SAVE THE GREEN PLANET de Jang Joon-hwan (2003) et nous embarquent dans ce qui sera probablement l’un des films les plus fous de l’année. BUGONIA s’impose comme une farce satirique qui n’est pas sans rappeler EDDINGTON d’Ari Aster — ce qui n’a rien d’étonnant puisque ce dernier en est l’un des producteurs. Mais même si BUGONIA possède de nombreuses qualités, je pense que je n’étais clairement pas prêt pour une proposition aussi radicale. Le principal atout du film réside sans doute dans son duo d’acteurs. Le film repose énormément sur la qualité de leur jeu, sans laquelle le récit aurait pu sombrer dans le ridicule. Emma Stone incarne une femme d’affaires cynique et manipulatrice, qu’elle rend délicieusement détestable. Face à elle, Jesse Plemons campe un marginal pathétique, enfermé dans ses obsessions complotistes. Ensemble, ils forment un duo qui nous entraîne dans des scènes à la fois absurdes et provocantes, au risque de décontenancer le spectateur. Comme toujours chez Lanthimos, la mise en scène est d’une grande maîtrise. Même si le dispositif du huis clos la contraint, il parvient à en tirer une atmosphère anxiogène redoutable. L’utilisation du VistaVision offre des plans d’une ampleur somptueuse, magnifiés par un travail remarquable sur la lumière et la colorimétrie. Ce raffinement visuel contraste avec la violence et l’humour noir de cette satire sociale. Le tout est accompagné par une musique orchestrale qui colle parfaitement au côté théâtral de l’œuvre. Le film pose d’ailleurs un regard sombre sur l’état de notre société, soulignant les dérives idéologiques, la manipulation de masse et l’absurdité du monde contemporain. Il critique à travers un humour très sombre aussi bien le capitalisme que les théories du complot, tout en abordant l’écologie et l’avenir de l’humanité. Mais BUGONIA est empreint d’une noirceur, d’une violence et d’une froideur qui risquent de laisser certains spectateurs à distance. D’autant plus que nous assistons à un combat entre deux monstres, auprès desquels nous avons bien du mal à nous identifier. Le récit peine également à démarrer et souffre de quelques longueurs, même s’il s’emballe de manière spectaculaire dans son dernier acte. Mais là encore, même si son final est aussi malin que surprenant, il reste difficile de saisir clairement le message que Lanthimos veut réellement transmettre. Certains pourront aussi lui reprocher quelques facilités scénaristiques, pourtant totalement assumées par l’absurdité des situations. Avec BUGONIA, le réalisateur bouscule une nouvelle fois les codes, au risque de diviser le public, mais livre sans doute son film le plus abordable pour le grand public. Et même si je ne suis pas entré totalement dans le délire, sa proposition aura tout de même réussi à me fasciner. Partager
- Critique de DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS . DONJONS & DRAGONS : L’HONNEUR DES VOLEURS ❤️❤️❤️💛 Bon, ça sentait bon le nanar, mais la nostalgie m’a poussé à tenter l’expérience. Que ce soit les films d’heroic-fantasy ou bien les parties de jeux de rôle qui ont bercé mon adolescence. Bref, je n’en attendais pas grand-chose, mais je dois bien avouer, qu’à ma grande surprise, j’ai plutôt passé un agréable moment. Le film est tout de même loin d’être parfait, même s'il évite la purge annoncée. Le scénario est classique et propose des personnages caricaturaux inhérents au genre, mais il arrive à justement jouer avec les codes des films et du jeu de plateau pour finalement parfois réussir à en faire un atout. Visuellement, ça alterne le chaud et le froid, avec certaines scènes impressionnantes et d’autre plus douteuses, comme c’est malheureusement souvent le cas avec les grosses productions du moment. Le film arrive même à proposer quelques scènes marquantes et inspirées comme celle des portails ou un plan séquence numérique mais efficace. Mais, la réussite du film est clairement due à son humour, son rythme et sa bande de bras cassés. Et là aussi, certaines blagues tombent à plat, mais c’est parfois très drôle (la scène des morts vivants est même un délice). Le film est un peu la rencontre entre LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et LES GARDIENS DE LA GALAXIE, pour finalement proposer un divertissement familial, certes loin d’être inoubliable, mais auquel on ne peut pas nier son efficacité. Partager
- Soyez témoins ! À 79 ans, Georges Miller en a encore sous le capot.
Découvrez notre critique détaillée du film FURIOSA : UNE SAGA MAD MAX . FURIOSA : UNE SAGA MAD MAX ❤️❤️❤️❤️ Soyez témoins ! À 79 ans, Georges Miller en a encore sous le capot. Voici donc le préquel de MAD MAX : FURY ROAD, qui en plus d’être pour moi un chef d’œuvre, je le considère comme le plus grand film d’action des 20 dernières années… Ma séance à l’époque avait été une claque visuelle et viscérale qui m’avait scotché au fauteuil et laissé cette impression de jamais vu. Clairement, FURIOSA souffre de la comparaison, mais a aussi de sérieux atouts et est loin d’être le film de trop qu’on aurait pu redouter… Même si l’univers reste le même, la proposition est radicalement différente et risque de diviser les fans. Car si dans le précédent l’action était omniprésente, au point que certains spectateurs le résument à un simple aller-retour dans le désert (alors que ça va bien plus loin que ça…), ici on a une véritable épopée se déroulant sur une quinzaine d’années. Le film se focalise donc moins sur l’action et préfère se concentrer sur ses personnages et développer le lore de son univers fascinant, qui sent toujours autant la sueur, le sang et l’huile de moteur… Comme un roman, il sera découpé en chapitre, chacun représentant un moment phare de la vie de Furiosa qui aboutira à la naissance d’un mythe. Cet opus est beaucoup plus bavard et met la narration au premier plan. Il est même parfois anti spectaculaire, comme lors de son climax qui risque d’en laisser pas mal sur le bas-côté… Mais, Georges Miller n’en oublie pas le spectacle, et il rend une nouvelle fois ses lettres de noblesse au cinéma d’action. On retrouve les gimmicks du réalisateur (zoom, accélérés…), son sens maitrisé du rythme et du montage, mais surtout un sens du cadre qui propose des plans à couper le souffle. Certaines scènes en mettent même plein les yeux, comme cette course poursuite d’un quart d’heure hallucinante !!! C’est quand même dingue que ça soit un réalisateur de près de 80 ans qui mette à l’amende la quasi-totalité des grosses productions actuelles. Car en plus de décrocher la mâchoire, ses scènes d’actions sont d’une lisibilité rarement égalée. Et le plus impressionnant est que c’est souvent lors de ces feux d’artifices visuels qu’il réussit à développer ses personnages. Du grand art qui laisse admiratif… Alors oui, si le film précédent limitait les effets numériques, ils sont ici bien plus présents, voir parfois assez visibles, mais l’esthétique et l’ambiance sont toujours réussi et le plaisir reste là. Par contre, j’ai été étonné par le manque de présence de musiques, qui avaient pourtant une place centrale dans FURY ROAD et apportaient énormément d’intensité aux scènes. Ici elles n’ont clairement pas marqué mon expérience et se repose trop souvent sur celles du précédent film… Pour ce qui est des personnages, Anya Taylor-Joy est parfaite dans le rôle de Furiosa. Le personnage est toujours aussi mutique, mais il faut avouer que l’actrice à un don pour faire passer les émotions par un simple regard. Dans le rôle de l’antagoniste, Chris Hemsworth s’en sort très bien. Il flirte avec le surjeu et c’est un régal de le voir incarner ce personnage déjanté qui se montre à la fois drôle, terrifiant et parfois même touchant. En revanche, préquel oblige, on connait la plupart des personnages et leurs destins, ce qui fait qu’on est moins impliqué émotionnellement et il n’y a aucune tension liée à leurs survies. D’autant plus qu’il y en a peu qui sortent du lot. On retiendra tout de même celui du Praetorian Jack qui apporte surement les moments les plus intéressants du film. Sans reproduire l’effet de choc de FURY ROAD, la surprise n’est plus là, mais FURIOSA n’en est pas pour autant une redite et reste un film d’action épique, généreux et parfois impressionnant. Partager













