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  • Et si le coma devenait une scène et la morphine un projecteur ?

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle Mille cent jours Et si le coma devenait une scène et la morphine un projecteur ? Mille cent jours ❤️❤️❤️💛 Et si le coma devenait une scène et la morphine un projecteur ? C’est l’histoire d’Alexandre, un comédien qui, à la suite d’un accident de la route, se retrouve à l’hôpital, sur le point de perdre sa jambe. Entre coma et morphine, il va lutter pour tenter de se relever… Mais MILLE CENT JOURS, c’est surtout l’histoire de Régis Romele, qui incarne le personnage principal et dont Stéphane Titeca s’est très librement inspiré pour écrire ce spectacle. Car plutôt que d’en faire une biographie classique, il a choisi de nous raconter cela à travers le prisme de l’humour et de la poésie. Car, pour apprécier le spectacle, il va falloir accepter son côté décalé (comme cette Batavia un peu bavarde). Et, même si j’ai été dubitatif au départ, ça a finalement fonctionné sur moi. Je dirais même que c’est ce qui fait l’identité de la pièce et lui permet de se démarquer. D’autant plus que ce décalage est totalement justifié par l’état de notre héros : entre ses injections de morphine et ses périodes de coma, les moments hallucinatoires et déjantés s’enchaînent. Cela permet à la mise en scène de fourmiller d’idées, souvent très inspirées, avec un décor sobre où la lumière installe les différentes ambiances. Mais surtout, le personnage principal met en scène sa propre histoire devant nous, sans aucune limite, en cueillant bien souvent le public. Il joue régulièrement avec le 4ᵉmur, ce qui apporte non seulement de l’humour, mais aussi des apartés touchants où il partage son ressenti. Accompagné des deux comédiennes, Laetitia Richard et Agathe Sanchez, notre quatuor peut ainsi se permettre de jouer avec les genres. Le spectacle donc osciller entre la dureté du drame, l’humour barré et des instants d’onirisme. Et même si, dans un premier temps, la tournure de la pièce est déconcertante, elle a fini par m’emporter précisément parce qu’elle casse les codes auxquels on est habitués. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un spectacle qui sera classé dans mes inoubliables de ce OFF

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle CLASSEMENT SANS SUITE Un spectacle qui sera classé dans mes inoubliables de ce OFF CLASSEMENT SANS SUITE ❤️❤️❤️❤️️💛 Un spectacle qui sera classé dans mes inoubliables de ce OFF Le théâtre CreaNova nous livre ici un spectacle hors norme sur un sujet qui, même si les choses avancent, est malheureusement encore terriblement d'actualité : les violences sexuelles. Ils proposent ici un spectacle hybride entre la conférence et le théâtre. Le coup de génie du spectacle est de ne pas se focaliser sur une histoire, mais de raconter toutes les histoires. Cela montre à quel point on a affaire ici à un sujet universel et complexe. Ce qui fait que le spectateur se sentira d'autant plus concerné car, de près ou de loin, nous connaissons malheureusement tous quelqu'un qui a vécu ça. Chaque comédien symbolise l'ensemble des déclinaisons possibles des personnages qu'il représente. Griselda représentera les victimes dans leur globalité, quel que soit leur âge ou genre. Vincent sera l'ensemble des agresseurs, Sophie l'entourage des victimes mais aussi du criminel, Agnès les associations d'aide aux victimes et Enzo les institutions judiciaires. Le naturel des comédiens rend l’ensemble d’autant plus réaliste. Ainsi le spectacle nous racontera le parcours du combattant que vivent toutes ses victimes, de l’amnésie traumatique à la prise de conscience, des dépôts de plainte jusqu’au jugement… Cela a pour effet de rendre l'ensemble bien plus impactant. D’autant plus que les chiffres énumérés semblent surréalistes, mais malheureusement vrais. Mais malgré la lourdeur du sujet, la pièce réussit à garder le recul nécessaire, avec notamment un humour bienvenue qui ne vient jamais atténuer la force du message. Bien au contraire, même dans les parties de comédie, la troupe trouve bien souvent le moyen d'approfondir le propos. La pièce va même jusqu’à pulvériser parfois le quatrième mur, allant jusqu'à sortir les comédiens de leurs personnages dont ils vont commenter les actes. Ce qui a un effet perturbant sur le spectateur qui se retrouve un peu plus impliqué mais aussi permet de comprendre la complexité des enjeux.. CreaNova nous propose un spectacle fort de sens, au pouvoir didactique dont les chiffres font froid dans le dos. Il a pour ambition d'ouvrir un peu plus les yeux du public sur ce fléau, et atteint de très loin son objectif. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • LE RÈGNE ANIMAL : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film LE RÈGNE ANIMAL . LE RÈGNE ANIMAL ❤️❤️❤️❤️ Dans un futur proche où une partie de la population se transforme en animaux, un père et son fils s’embarquent dans une quête qui bouleversera à jamais leurs existences. Voici donc un film de genre français, ce qui risque de faire peur à pas mal de spectateurs, mais vous auriez tort de passer à côté, car on a film fantastique qui n’a pas à rougir des productions hollywoodiennes tout en ayant sa propre personnalité. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant qu’il ait fait partie de la shortlist des cinq films présélectionnés pour représenter la France aux Oscars. Techniquement, le film est extrêmement maitrisé et vraiment généreux en termes de créatures, d’autant plus qu’il rentre directement dans le sujet. Le film s’est donné les moyens de ses ambitions (15 millions de budget est plutôt conséquent pour une production de genre Française) et si il est loin des budgets astronomiques des grosses productions américaines, il exploite le moindre euro pour rendre les « bestioles » bluffantes de réalisme. Il y a un énorme travail sur les maquillages et les prothèses rendant chaque apparition de créature saisissante, ou flirtant parfois avec le body horror. Un peu comme THE CREATOR, la semaine dernière, le rendu réaliste du film met à l’amende pas mal de grosses productions qui bâclent leurs effets spéciaux à base de FX douteux… D’autant plus que le film est aidé par une photographie et une mise en scène souvent très inspirées, donnant des plans qui marque la rétine. La scène d’ouverture est de ce point de vue exemplaire, flirtant avec les codes du film catastrophe, mais je pense aussi à cette scène dans un champ visuellement éblouissante. Mais le film ne brille pas uniquement par la forme, mais aussi par le fond. La relation entre le père et son fils, mais surtout l’évolution de leurs personnages, sont exemplaires. Romain Duris, comme toujours, impressionne par son talent d’acteur et apporte énormément d’émotion au film. Mais la vraie découverte, c’est Paul Kircher. Même, si j’étais dubitatif sur les premières minutes, plus le film avançait, plus il a réussi à m’emporter pour être finalement LE grand atout du film. Sans jamais en faire des caisses, le duo arrive à profondément toucher le spectateur. Après, le film n’est pas exempt de défauts, mais je les lui pardonne, tant la proposition du film est généreuse. On pourra regretter que l’excellente Adèle Exarchopoulos n’ait ici qu’un rôle anecdotique, un peu comme tous les seconds rôles, mais c’est surement ce qui permet de se concentrer sur la relation père-fils qui est au cœur du film. De même il y a quelques facilités scénaristiques, ou bien un côté un peu manichéen, avec « ces gentilles créatures confrontées à de méchants humains »… Je pense que le film aurait surement gagné à nuancer son propos, avec par exemple un drame impliquant les créatures qui expliquerait la haine de certains humains, car au final l’allégorie sur le racisme est un peu basique… Mais LE RÈGNE ANIMAL est incontestablement un des meilleurs films français de l’année. Souvent je dis qu’on a le cinéma que l’on mérite, donc je vous invite vivement à découvrir au cinéma pour que plus de productions de ce type puissent voir le jour. Partager

  • HANDMAID'S TALE: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série HANDMAID'S TALE HANDMAID'S TALE ❤️❤️❤️❤️ Là, on a affaire à une série qui malgré les critiques globalement unanimes, n'est finalement pas si connu que ça (donc si je peux au moins vous permettre d'en entendre parler 😉 ) Alors oui, la série divise surement le public sur certains points Déjà, c'est une série dystopique qui nous montre un futur sombre... voir très sombre... où les Etats Unis sont devenus un pays totalitaire, où le peu de femmes pouvant avoir des enfants sont devenus des esclaves sexuelles afin d'offrir une descendance à la haute société. Et pour une fois que nos amis les ricains ne sont pas dépeins comme les sauveurs du monde, rien que ça, ça fait plaisir... Et, vu que la série va suivre principalement des femmes qui vont en chier comme rarement, certains s'empressent de crier à l'overdose de Girl Power. Alors, c'est peut être mon côté féministe revendiqué, ou bien le fin qu'à une époque où la "plus grande nation du monde" voudrait interdire l'avortement, mais malheureusement je trouve que sur certains points cette série résonne bizarrement Autre point qui divisera, c'est le côté lent et contemplatif, à la manière du cinéma asiatique. Vu mon amour pour le cinéma nippon, ce n'est pas pour me déplaire, mais en plus dans le cas présent ça intensifie le côté oppressant et angoissant de la série Mais la série arrive aussi à mettre tout le monde d'accord sur certains points Le plus flagrant, c'est la photographie qui est somptueuse. Ça, couplé à certains cadrages, certaines lumières ou au travail sur les décors et les costumes, cela offre souvent des plans magnifiques à décoller la rétine et on a parfois l'impression d'admirer des tableaux (et cf plus haut, vu la lenteur de la série, tu peux souvent prendre le temps d'apprécier le spectacle). Et pour une production télévisuelle, c'est rare et d'autant plus appréciable. Parce que PUTAIN QUE C'EST BEAU!!! Après, comme souvent, qui dit grande série, dit grand casting. Avec Elisabeth Moss qui est magistrale, avec sa palette d'expression qui arrive a dégager des émotions sans ouvrir la bouche (alors oui, les showrunners l'ont bien compris et peuvent même parfois en abuser). Ou bien Ann Down qui, comme souvent, est imbuvable tout en réussissant à apporter parfois un côté attachant à son personnage. Et bien sûr, la série arrive à imposer un univers marquant, empruntant ce que les dictatures ont fait de pire dans le monde. Un univers perturbant, avec son ambiance étouffante, ses coutumes et mœurs dérangeants Bref, une série coup de coeur du moment, qui même si elle n'est pas parfaite mérite amplement d'être découverte Partager

  • Un amour en pleine floraison, fauché par le système.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle TOUT CONTRE LA TERRE Un amour en pleine floraison, fauché par le système. TOUT CONTRE LA TERRE ❤️❤️❤️❤️💛 Un amour en pleine floraison, fauché par le système. Dans cette chronique d’une mort annoncée , nous rencontrons Camille, interviewée par un journaliste. Elle raconte sa rencontre avec son premier amour, Augustin, éleveur de porcs. Elle découvre l’enfer de ce métier, et un terrible engrenage se met en marche, broyant peu à peu leur exploitation, jusqu’à pousser son compagnon au suicide… Basée sur une histoire vraie, la pièce est avant tout un hommage aux paysans . Elle dénonce l’absurdité d’un monde où ceux qui nous nourrissent sont souvent ceux qui mendient. Mais Rémy Couturier choisit de ne pas sombrer dans le misérabilisme. Au contraire, il insuffle une véritable tendresse au couple de paysans. Car c’est aussi une histoire d’amour, portée par deux comédiens bouleversants de justesse. Leur complicité rend leur relation profondément touchante. Certaines scènes suspendent le temps, tant leur amour semble plus fort que tout. Le récit utilise également un humour satirique, grinçant parfois, pour pointer l’absurdité du système qui broie les agriculteurs . La pièce réussit ce mariage délicat entre drame et comédie. L’humour allège le propos sans jamais désamorcer la tragédie qui se joue sous nos yeux. La mise en scène est particulièrement réussie : la transition entre présent et passé se fait avec fluidité, tandis que le décor, fait de bottes de paille amovibles, accompagne sans cesse le récit . Les comédiens les manipulent sans relâche, comme un rappel du labeur quotidien. Elles deviennent les lieux de l’action, ancrant puissamment le récit dans la campagne. Tout contre la terre est un spectacle engagé, bouleversant, qui nous pousse à réfléchir sur la condition paysanne. Et si, au fond, cette chronique d’une mort annoncée était aussi celle de l’agriculture elle-même ? Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises.

    Découvrez notre critique du film DIX POUR CENT . Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. DIX POUR CENT ❤️❤️ Un film qui coche les cases… mais oublie pourquoi on les avait mises. Il y a, dès les premières minutes, un vrai plaisir à replonger dans l’univers de Dix pour cent . Retrouver les agents de l’ASK, ces personnages qui ont largement contribué au succès de la série sur France Télévisions, fonctionne immédiatement. Le film joue d’ailleurs cette carte à fond, allant jusqu’à s’ouvrir sur un « résumé des épisodes précédents » inattendu. Pas forcément indispensable, mais suffisamment original pour arracher un sourire et installer d’emblée une forme de complicité avec le spectateur. Et il faut bien reconnaître que l’alchimie opère toujours. Les interactions restent vives, les dialogues conservent ce sens du rythme et ces punchlines percutantes qui faisaient le sel de la série . On retrouve aussi cette galerie de personnages attachants, portée par un casting toujours solide. De ce point de vue-là, la promesse est tenue. Mais très vite, le vernis se fissure. Car derrière ce plaisir des retrouvailles, le film peine à proposer autre chose qu’un exercice de nostalgie . Tout semble pensé pour flatter les fans, sans jamais réellement chercher à renouveler la formule. Résultat, on se retrouve face à une intrigue étonnamment classique, souvent prévisible, et ponctuée de situations déjà vues, parfois recyclées sans grande inspiration. Le passage au format cinéma n’aide pas. Là où la série prenait le temps de développer ses personnages et ses intrigues, le film condense tout, au point de donner une impression de précipitation permanente. Les événements s’enchaînent sans véritable respiration, sans avoir le temps d’être creusés, et les arcs narratifs restent en surface. Cette réduction du format limite clairement l’évolution des personnages, qui semblent figés dans ce que l’on connaît déjà d’eux . Plus regrettable encore, le film abandonne en grande partie ce qui faisait la singularité de la série : son regard satirique sur le monde du cinéma . Cette dimension, à la fois mordante et lucide, s’efface ici au profit d’un récit beaucoup plus lisse, presque consensuel. Quelques touches subsistent, mais elles n’ont plus la même portée. Le rythme lui-même se montre inégal. Entre des scènes qui s’enchaînent trop vite et d’autres qui s’étirent inutilement, le film souffre de véritables temps morts qui cassent sa dynamique. Et c’est dans son dernier acte qu’il trébuche définitivement . Là où la série brillait par sa capacité à naviguer entre humour et douceur amère, le film opte pour un happy end appuyé, presque absurde, qui trahit en partie l’esprit d’origine. Autre déséquilibre notable : malgré la richesse de son casting, le film mise très largement sur Camille Cottin et Laure Calamy, dont la carrière a explosé grâce à la série. Si leur présence reste évidemment un atout, ce choix se fait au détriment des autres personnages, relégués au second plan, ce qui crée un manque d’équilibre assez frustrant. Comme attendu, les caméos sont au rendez-vous. Certains s’intègrent plutôt bien à l’intrigue, notamment ceux de Vincent Macaigne et Laetitia Casta, qui occupent une place centrale. D’autres, en revanche, paraissent plus anecdotiques, à l’image de celui d’Eva Longoria, qui peine à marquer durablement. À l’inverse, la présence de George Clooney donne lieu à une scène de comédie irrésistible , l’un des rares moments où le film retrouve pleinement la vivacité et l’efficacité comique qui faisaient la force de la série. Au final, Dix pour cent : le film donne l’impression de cocher toutes les cases du retour attendu sans jamais réussir à dépasser ce statut . Il y a du plaisir, de l’attachement, quelques éclats, mais aussi une vraie frustration face à un potentiel largement sous-exploité. Une réunion sympathique, certes, mais qui rappelle surtout à quel point la série, elle, savait trouver le juste équilibre. Partager

  • JE M'APPELLE ASHER LEV critique de théâtre | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle JE M'APPELLE ASHER LEV JE M'APPELLE ASHER LEV ❤️❤️❤️❤️❤️ Décidément, après m'avoir émerveillé pendant trois semaines, le festival OFF en gardait sous le capot et vient de me proposer un immense coup de coeur. Asher Lev, nait dans une famille juive orthodoxe du New York des années 40. Passionné par la peinture, il va se retrouver tiraillé entre son art, sa religion et l'amour que lui porte ses parents. Le spectale va alterner les moments où Asher Lev sera le narrateur de sa propre histoire, et les scènes du quotidien de ce jeune artiste. La pièce brille par la qualité de son texte, avec un grand soin apporté aux relations entre les personnages, offrant des échanges remplis de sens et jamais manichéens. Mais c'est clairement le jeu de ses comédiens qui la propulse au sommet. Martin Karmann est impressionnant et livre des moments d'une grande puissance théâtrale qui captive le public. Et que dire de Guillaume Bouchède... Ce comédien ne cesse de me bluffer. Il y a tellement de nuances dans sa palette de jeu. Qu'il incarne le père ou le mentor de notre héros, il le fait avec un naturel déconcertant en réussissant à chaque fois à toucher le spectateur ou bien en lui décrochant un sourire, grâce à une réplique ou une mimique, et toujours avec une subtilité qui laisse admiratif. La relation père-fils qu'ils réussissent à installer est admirable, coincés entre l'amour qu'ils se portent et les valeurs qu'ils défendent, faisant de cette histoire une terrible tragédie. Elle donne lieu a des dialogues très pertinents, comme cet échange sur le sens de l'art. De même les liens qui ce tissent entre Asher et Jacob Khan, l'artiste qui le prend sous son aile, sont extrêmement forts. La mise est scène sobre et est aidée par un jeu judicieux avec les lumières, ainsi que cette immense fenêtre servant de décor, et son propos métaphorique lourd de sens. Une véritable pépite forte en émotions et un hymne à la liberté d'expression. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • L’amour fraternel face à l’indicible.

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle DEUX FRÈRES L’amour fraternel face à l’indicible. DEUX FRÈRES ❤️❤️❤️❤️ L’amour fraternel face à l’indicible. Alors que le public prend place, il est interpellé par deux comédiens qui accueille avec une bonne humeur communicative qui se transformera par un partage en chanson. Sur scène, deux frères qui vont nous raconter leur jeunesse à travers divers souvenirs. Les meilleurs moments, mais surtout ceux qu'on aurait tendance à vouloir laisser dans le placard. Car la pièce aborde le sujet tabou de la maltraitance infantile subie par l'aîné sous l'œil impuissant de son petit frère. Le thème est abordé avec énormément de justesse d'autant plus que la complicité entre les deux personnages est flagrante. Même si le sujet lourd prend souvent aux tripes, la bonne humeur et l'amour qui les unis l'emportent souvent sur le drame . Au point que notre cerveau ne se pose plus de question : on a bien deux frangins face à nous, tant ils semblent en harmonie. Et pourtant, même si on sent que certains éléments sentent le vécu, ce n'est pas une autobiographie. Ce qui rend encore plus impressionnante la puissance du message véhiculée (le monologue de fin est un veritable uppercut...). Ils nous proposent un spectacle doux amer d'une rare intelligence, qui résonnera longtemps dans ma tête. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet et permettent ainsi de briser un sujet encore bien trop tabou. Mais surtout, ils m'ont donné envie de prendre mon frère dans mes bras et de lui dire je t'aime... Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • Des mots pour soigner les maux, et de l’esprit pour raviver la joie

    Découvrez notre critique détaillée du spectacle Y’A DE LA JOIE ! Des mots pour soigner les maux, et de l’esprit pour raviver la joie Y’A DE LA JOIE ! ❤️❤️❤️❤️ Des mots pour soigner les maux, et de l’esprit pour raviver la joie Avec Y’a de la joie ! , Michaël Hirsch nous livre un seul-en-scène d’une rare élégance, où l’humour côtoie la poésie, et où la légèreté du récit n’efface jamais la profondeur du propos. Dès les premières minutes, on est saisi par la finesse de l’écriture : les jeux de mots fusent, ciselés avec une précision digne des plus grands : Desproges, Devos, et autres orfèvres de la langue française. Mais derrière la drôlerie et l’esprit, Hirsch nous parle aussi d’un sujet grave : la dépression et la quête du bonheur. Et il en parle avec une sincérité désarmante, sans jamais tomber dans le pathos ni la leçon. C’est justement cette capacité à aborder l’intime avec délicatesse qui rend le spectacle si touchant. Il y met beaucoup de lui-même, et cela se ressent. Il crée une vraie complicité avec le public, une forme d’intimité rare sur scène, qui donne à ses mots un écho singulier. Sur le plan du jeu, Michaël Hirsch impressionne. Il passe avec aisance d’un personnage à l’autre , chaque voix, chaque posture étant finement caractérisée. Mention spéciale à son incarnation savoureuse, et totalement jubilatoire, de Patrice Luchini, aussi décalée qu’inspirée. Y’a de la joie ! est un spectacle complet : un moment d’humour intelligent, un exercice de style maîtrisé et un témoignage sensible . Il interroge, sans lourdeur, ce que signifie "être heureux" aujourd’hui, et comment trouver de la lumière dans l’obscurité. Bref, une heure quinze d’esprit, d’émotion, de justesse et… de joie. Partager Découvrez d'autres spectacles Mon guide du OFF

  • BREAKING BAD: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série BREAKING BAD BREAKING BAD ❤️❤️❤️❤️❤️ Comme souvent, la période post-oscars c'est un peu le vide intersidéral, que ce soit au niveau du ciné et des séries, bref je me fait chier... Bon OK, on va quand même avoir le droit aux épisodes finaux de Games of throne et Avengers (mais mon côté geek m'enlève surement un poil d'objectivité, même si ils risquent de me rappeler à quoi ressemble le moment ou tu jouis...) Tout ça pour dire que je me suis réattelé à Breaking Bad pour fêter les dix ans du show Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est simplement une des meilleures productions cinématographiques des années 2000 (et je dis cinématographique, car à ce niveau là c'est carrément une leçon de cinéma) Pourtant, je l'avais découvert sur le tard, au bout de la 3e saison, suite au tapage qu'elle faisait et aux récompenses qu'elle raflait un peu partout, et à la fin de la première saison, je m'étais dit "Bon OK, c'est pas mal, mais de là à un tel engouement?" Sauf, que Breaking Bad (à l'instar de GoT cité un peu plus haut), ça prend son temps pour poser les bases, afin de monter en puissance comme rarement, pour finir en apothéose Putain, ça fait plaisir quand un show finit au sommet plutôt que de sacrifier la série sur l'autel du pognon (Dexter, Damages, Lost..) Le niveau d'écriture, le développement des personnages et la mise en scène sont exemplaires. Ca mélange les genres avec brio : Thriller, drame, humour (certes souvent noir), polar, voir même western. Et parfois ça se permet des épisodes improbables (l'épisode de "la mouche" est un bijou à lui seul) Rien n'est laissé au hasard, et surtout c'est crédible et cohérent (pas comme toutes ces séries auxquelles je me suis essayé avant d'abandonner devant tout ces WTF plus débiles les uns que les autres (Casa del Papel, Murder et autres You...) Bref, si vous ne connaissez pas FONCEZ, si vous avez déjà vu FONCEZ (c'est encore meilleur la deuxième fois) Partager

  • MON CRIME : critique et avis cinéma | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique du film MON CRIME . MON CRIME ❤️❤️💛 Dès le début du film, qui s’ouvre sur un levé de rideau, on comprend que le cinéma a rendez-vous avec le théâtre dans ce nouveau film d’Ozon. C’est une adaptation d’une pièce de 1934, mais même si on a affaire à une comédie populaire, elle se montre beaucoup plus maline qu’il n’y parait car elle met en miroir la société misogyne des années 30 avec notre époque, en résonnant avec l’air post-metoo. Les dialogues sont souvent savoureux, drôles et les comédiens prennent un plaisir communicatif à cabotiner avec un sur-jeu totalement assumé. Dans ce domaine, Isabelle Huppert est même assez exceptionnelle et arrive même à voler la vedette avec un second rôle jubilatoire. Après, je dois avouer que même si je n’ai pas passé un mauvais moment, le côté théâtre de boulevard caricatural et sur-joué au cinéma a tendance à me laisser un peu en dehors du film et de son propos… Partager

  • UNORTHODOX: critique et avis | Critiques d'un passionné

    Découvrez notre critique de la série UNORTHODOX UNORTHODOX ❤️❤️❤️❤️ Donc voici une bonne grosse baffe, rapide (4 épisodes) mais vraiment efficace. La série nous raconte l’histoire d’Esther, qui va fuir sa communauté juive ULTRA-orthodoxe en quête de liberté. Même si je suis on ne peut plus athée, j’ai toujours été intéressé par comprendre les différentes religions, qui l’air de rien font partie de n’importe quelle civilisation. Et une des grandes forces de la série est justement son côté « documentaire », avec une totale immersion dans une communauté aussi méconnue qu’extrémiste, à savoir les hassidiques de Williamburg. De nombreux flashbacks, vont nous aider à comprendre les règles qui rythment la vie de ses partisans, qui à l’instar des Mormons et autres Amishs de la religion chrétienne, vivent « sous une bulle » en marge de la société et du monde moderne. Esther décidera de quitter cette société qui multiplie les interdits et les obligations, et où le seul rôle de la femme se limite à enfanter à la chaine afin de compenser les pertes de l’holocauste… Même si forcément les agissements de cette communauté choquent… clairement… la série ne tombe pas dans une facilité, en la diabolisant ou en la caricaturant. Esther, malgré sa fuite, gardera d’ailleurs un certain respect pour cette religion et un réel amour pour sa famille. De même, la série réussit à rendre son mari, parti en quête pour la récupérer, assez attachant et complexe dans son écriture. Autre réel point fort de la série, son actrice Shira Winger. Et ça la réalisatrice l’a bien compris, en multipliant les gros plans sur son actrice, qui dégage une palette d’émotion assez bluffante. Que ce soit les scènes où Esther subie ces rites religieux d’un autre temps, mais aussi celles où elle découvre pour la première fois des libertés qui nous semblent tellement anodines sont saisissantes (comme cette scène de la plage qui laisse sans voix…). Après, la série n’est pas exempte de défauts. Comme par exemple le côté chasse à l’homme de l’histoire, qui malgré un travail notable sur ses personnages, est finalement assez secondaire. Mais aussi, la vie berlinoise de notre héroïne, avec ce côté « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Mais peu importe, au final ça reste le principal qui l’emporte, à savoir ce véritable hymne à la liberté et les émotions qu’elle nous apporte. Clairement un gros coup de cœur et une des séries 2020 à découvrir Partager

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