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- Voici mes films préférés de l'année 2023
Découvrez notre critique détaillée du film TOP FILMS 2023 . Voici mes films préférés de l'année 2023 TOP FILMS 2023 Voici mes films préférés de l'année 2023 C’est l’heure du bilan, et forcément après une année 2022 complètement folle (aidée par tous les films reportés pendant le COVID), 2023 aura été un peu moins dingue, mais aura tout de même proposé pas mal de belles surprises. Donc, voici mon traditionnel top de l’année. Et comme d’habitude plus qu’un top des meilleurs films (qui serait très grandement subjectif), voici les dix films qui m’auront le plus marqué cette année, ceux qui auront indéniablement laissé une trace ou venu chercher une émotion en moi… et avec plus de 80 films vus cette année, ça aura été un casse-tête de n’en retenir que dix… Et avant d’annoncer mes dix coups de cœurs, je vais tout de même parler de trois outsiders qui auraient pu en faire partie et dont je n’avais pas donné mon avis cette année (par manque de temps ou bien pour les avoir vus longtemps après leurs sorties cinéma) SUZUME Avec son nouvel animé, Makato Shinkai, à qui l’on doit le chef d’œuvre YOUR NAME, tape une nouvel fois très fort. La beauté des images n’a d’égal que l’originalité du scénario. C’est un véritable régal, aussi bien pour les yeux que pour les oreilles, avec une musique grandiose. C’est spectaculaire, familial, hyper rythmé, drôle, touchant… Bref du grand art !!! L’AMOUR ET LES FORETS Efira, encore et toujours… Elle enchaine les prestations éblouissantes avec une facilité déconcertante. Un film coup de poing sur les relations toxiques, prenant des airs de thriller oppressant. Un film aussi glaçant que nécessaire, sur un fléau de notre société, car on connait tous de près ou de loin une femme qui vie sous l’emprise de son conjoint… LE RETOUR DES HIRONDELLES Un film âpre et sans fioritures qui dénonce la misère des campagnes en Chine. Très peu de dialogues, et pourtant les deux personnages sont vraiment attachants et il se dégage énormément d'émotions et une vraie poésie, juste par leurs gestes et leurs regards. C'est admirablement filmé et tu ressens à chaque plan la dureté de leur vie et la fatalité de leur destin. C'est jamais larmoyant et pourtant, ça vient te broyer le cœur... 10 – LE RÈGNE ANIMAL Très belle surprise du cinéma français qui prouve que quand il s’en donne les moyens, il est capable d’aller titiller Hollywood sur son terrain de chasse. Du cinéma de genre ambitieux et intelligent, qui impressionne, autant par sa gestion des effets spéciaux que par la profondeur de ses personnages et leurs interprétations. 9 – JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES Le film lève le voile sur un métier méconnu : la justice restaurative. Et ça le fait avec beaucoup d’humanité et surtout énormément de justesse, grâce à des dialogues millimétrés et surtout une direction d’acteur admirable. 8 – OPPENHEIMER Frôler le milliard avec un biopic de 3h, pour moitié un noir et blanc… ça semble être une bonne blague, sauf que Nolan montre une nouvelle fois à quel point il est devenu un des plus grands cinéastes au monde. Il nous livre même peut-être son film le plus maitrisé, avec un souci du détail hallucinant et toujours sa même obsession, qui survole sa filmographie : le temps. Et puis, il offre à Downey Jr. un laisser-passer pour les oscars en le délivrant enfin de son armure d’Iron-Man… Après même, si j’ai été bluffé, ce n’est pas mon Nolan préféré et je dois tout de même avouer que les 3h, je les ai tout de même senti passer, mais ça n’en reste pas moins un très grand film. 7 - SPIDER-MAN : ACROSS THE SPIDER-VERSE Là où les films de super héros enchainent dernièrement les purges (bon, ok, les GARDIENS 3 sortaient du lot et offrait une superbe porte de sortie à sa bande de bras cassés), cet animé réexplique les bases du blockbuster : en mettre plein les yeux sans se moquer des spectateurs. Et même si le premier tiers traine un peu la patte, c’est visuellement dingue et propose une débauche d’énergie et d’idées tout en expliquant aux grands studios comment on traite un multivers… 6 – ANATOMIE D’UNE CHUTE Plus les mois passent, plus je remarque à quel point ce film m’a marqué. Par son histoire qui joue continuellement avec la zone grise, par la qualité de ses acteurs (même le chien est bluffant), par sa façon de ne pas simplement filmer un procès, mais d’en faire du cinéma avec de très bonnes idées de mise en scène, par ces scènes chocs, comme celle de l’engueulade… 5 – MARS EXPRESS La surprise de l’année que je n’avais pas vu venir. De l’animation de science-fiction française, ça peut faire peur, et pourtant quel bonheur ce film !!! Les idées s’enchainent, avec un univers extrêmement généreux mais surtout une histoire passionnante. Ça référence pas mal de classiques du genre, mais sans fan service débile et au contraire une véritable profondeur dans ce que ça raconte. Le film a pour rare défaut d’être un peu court, tellement on en voudrait plus. 4 – SIMPLE COMME SYLVAIN Immense coup de cœur venu tout droit du Québec. Ça ressemble à une comédie romantique, mais c’est bien plus que ça. Le film joue avec les codes et les clichés du genre et les envoie valser pour disséquer l’amour et le désir de l’autre. Que ce soit par l’écriture de ses personnages, ses dialogues ou la maitrise de ses plans, le film a réussi à venir me toucher, jusqu’à m’offrir une des scènes finales les plus marquantes de l’année. 3 – THE FABELMANS Un véritable cadeau pour tout passionné de cinéma ou de cet immense metteur en scène. C’est une véritable déclaration d’amour à l’artisanat du cinéma, mais surtout à ses parents et la façon dont ils ont forgé son art qu’il maitrise à merveille. Et rien que par son plan final, il résume tout : Spielberg est un génie. 2 – LIMBO Une expérience sensorielle qui rappelle que certains films doivent absolument être vus en salle pour prendre toute leur ampleur. Et ce film fait clairement partie de cette catégorie. L’ambiance installée est saisissante. Ce polar Hongkongais pousse les curseurs à fond. C’est poisseux, ça dégouline et fait souvent penser à SEVEN. Et pourtant, malgré le côté glauque du film, c’est tellement beau, avec un travail sur le noir et blanc hallucinant. Le film m’a fait vivre une séance inoubliable qui me fait lui pardonner certains raccourcis scénaristiques. 1 – BABYLON Il y a des films que tu vois une fois et qui semblent s’être gravés au plus profond de toi, et BABYLON ça aura été le cas pour moi. J’ai l’impression que je pourrais vous citer chaque scène tellement elles m’ont marqué. C’est une orgie cinématographique. C’est déjanté, drôle (avec notamment une scène de tournage de film hilarante), provocateur, surprenant, profond et surtout quel hommage au cinéma !!! Ça va à 200 à l’heure, c’est d’une maitrise de mise en scène et surtout de montage complètement dingue. Et puis comme souvent avec Chazelle, la place de la musique est primordiale, avec ici une BO extrêmement marquante. BABYLON ça aura été un show complètement démesuré et une baffe monumentale devant le plaisir que j’ai ressenti pendant ces trois heures… Partager
- Un survival glacé qui manque parfois de souffle.
Découvrez notre critique détaillée du film SOUDAIN SEULS . Un survival glacé qui manque parfois de souffle. SOUDAIN SEULS ❤️❤️💛 Un survival glacé qui manque parfois de souffle. Alors qu’ils explorent une île sauvage près de l’Antarctique, Ben et Laura sont surpris par une tempête qui fait disparaitre leur bateau. Ils se retrouvent SOUDAIN SEULS… Ce film est l’adaptation du roman éponyme d’Isabelle Autissier, que j’avais particulièrement aimé. Même s’il fait partie d’un sous genre assez calibré et il réussit pourtant à avoir une certaine originalité. Que ce soit par son cadre, en plaçant son action sur une île glaciaire, et non dans les traditionnels tropiques. Une nature sublimement mise en image par Thomas Bidegain, offrant certains plans à couper le souffle et aidé par un très beau travail sur la photographie. Une nature qui se montrera aussi magnifique que dangereuse et placera ses personnages dans un survival tendu. Mais le film s’écarte aussi du traditionnel naufragé solitaire ou bien de cet homme et cette femme qui vont apprendre à se connaitre sur une île déserte. Ici Ben et Laura sont déjà en ensemble, et vont donc être confronté à leur survie, mais aussi à celle de leur couple. Et forcément, pour ce que cela fonctionne, une grande partie du film repose sur ses acteurs. Gilles Lellouche prouve une fois de plus qu’il est bien plus qu’un acteur comique, mais surtout Mélanie Thierry… Quelle actrice !!! Comme d’habitude en fait… Mais à chaque fois que je la vois sur un écran, je suis ébloui par son charisme et la palette d’émotions qu’elle nous envoie. Bref, le film a de sérieuses qualités, mais… Il n’adapte que la première partie du livre, en faisant le choix de recentrer son récit uniquement sur ses deux protagonistes. Ce qui aurait pu s’avérer judicieux, d’autant plus avec un casting aussi talentueux. Sauf que le roman fait 200 pages… et donc forcément étirer ça sur près de deux heures, ça tire un peu en longueur. Sans parler du fait que certains détails titillent la crédibilité du film, comme le fait que nos héros semblent ne pas perdre une once de poids… Et même si l’idée de n’adapter que la moitié du roman pour se concentrer sur le drame peut se comprendre, il passe aussi à côté du propos du livre et perd énormément en émotions. Bref, comme souvent quand j’ai lu un livre, j’ai du mal à me détacher du support de base et je suis déçu… Partager
- Mon coup de foudre du printemps
Découvrez notre critique détaillée du film LA VÉNUS ÉLECTRIQUE . Mon coup de foudre du printemps LA VÉNUS ÉLECTRIQUE ❤️❤️❤️❤️💛 Mon coup de foudre du printemps Ce qui frappe d’abord dans La Vénus électrique , c’est l’originalité de son point de départ : cette fausse voyante qui s’immisce dans la vie d’un peintre ravagé par le deuil. Le sujet pourrait sembler cynique, mais le film en fait quelque chose d’à la fois léger et profondément touchant. On est constamment pris entre rire et gêne, parce que cette manipulation, aussi drôle soit-elle, repose sur une douleur bien réelle. Et c’est là que le scénario devient réellement ingénieux : il transforme une arnaque presque théâtrale en quelque chose de profondément humain, où le mensonge finit par révéler des vérités. Le choix de situer l’intrigue dans une fête foraine est particulièrement judicieux, tant le cœur du film joue sur l’illusion et les faux semblants : que ce soit dans sa narration, où le présent se mêle au passé, ou dans ce jeu de dupes qui s’installe. La fête foraine devient une métaphore du monde dans lequel vivent les personnages, où le réel et l’imaginaire se mélange… Le film trouve surtout un équilibre de ton particulièrement maîtrisé. Il navigue constamment entre comédie, drame, romance et quelque chose de poétique. Un mélange de genre qui rappelle la fantaisie visuelle et narrative d’un Au revoir là-haut , avec cette mélancolie ou le rire n’efface jamais la gravité du propos. L’humour, souvent à la limite du burlesque, repose sur une mécanique de quiproquos particulièrement savoureuse. Les situations s’enchaînent, les mensonges s’empilent, et le film en tire une énergie comique constante. Mais il ne s’y enferme jamais. Progressivement, derrière les faux-semblants, émergent des thèmes plus profonds : le deuil, bien sûr, mais aussi la création artistique, ou encore la place des femmes, longtemps réduites à des figures de “muses”. Le film gagne alors en épaisseur, sans jamais renier sa légèreté. Côté interprétation, difficile de ne pas saluer Pio Marmaï, une nouvelle fois remarquable. Son timing comique est impeccable, mais c’est surtout sa capacité à rendre son personnage particulièrement attachant qui impressionne. On rit beaucoup… mais souvent un peu jaune, tant sa crédulité le place au cœur d’une supercherie cruelle. Face à lui, Anaïs Demoustier et Vimala Pons apportent une vraie complexité. Le film a l’intelligence de ne jamais les réduire à de simples fonctions. Leurs personnages existent pleinement, avec leurs contradictions, leur liberté, et deviennent les véritables moteurs du récit, quitte à en brouiller les lignes morales. Et puis il y a Gilles Lellouche, qui surprend par une émotion plus retenue, plus fragile qu’à l’accoutumée. Son personnage dégage quelque chose de profondément humain, presque à contre-emploi, et participe à cet équilibre entre légèreté et gravité. Mais La Vénus électrique , c’est aussi un plaisir de cinéma purement visuel. Le travail de reconstitution du Paris des années 1920 est remarquable. Mais surtout, le filme brille par la mise en scène inventive de Pierre Salvadori qui offre des moments de cinéma assez inspirés. Il s’amuse avec les temporalités et les souvenirs, créant parfois une impression de flottement entre réel et imaginaire. Et surtout, il y a un vrai soin apporté au texte : certains dialogues, certaines situations prennent des accents presque littéraires, offrant de véritables moments de poésie. Et c’est peut-être là que réside la plus belle réussite du film : même si le récit reste, dans ses grandes lignes, assez classique, Pierre Salvadori parvient à le sublimer. Par ses idées de mise en scène, par l’ambiance qu’il installe, il transforme cette histoire en une véritable fable qui vient nous toucher en plein coeur. Alors oui, on devine parfois la destination. Mais peu importe. Car ici, plus que jamais, ce n’est pas l’arrivée qui compte, mais le voyage. Et de ce point de vue-là, La Vénus électrique est une réussite totale : un film léger, inventif, profondément humain, qui fait rire, émeut, et laisse derrière lui une douce mélancolie. Partager
- Une pièce vacille et tout s’effondre
Découvrez notre critique détaillée du film WOMAN AND CHILD . Une pièce vacille et tout s’effondre WOMAN AND CHILD ❤️❤️❤️💛 Une pièce vacille et tout s’effondre Depuis son grandiose premier film La Loi de Téhéran , Saeed Roustaee est un réalisateur dont le travail me fascine. Il dissèque une nouvelle fois la société iranienne et offre un film profondément féministe, avec ces femmes en quête de liberté dans une société où le mari est considéré comme le socle de la famille. Comme dernièrement avec le fabuleux Left-Handed Girl , les personnages centraux sont les femmes d’une même famille sur plusieurs générations. Il brosse ainsi le portrait de ces femmes prises dans un patriarcat qui les réduit à une place de mère ou d’épouse : des femmes confrontées aux contraintes sociales, à la pression familiale et aux limites juridiques imposées par le pays. On pense énormément au cinéma de Asghar Farhadi et à son Une séparation , en cristallisant les problèmes sociaux au sein d’une famille et en reposant son intrigue sur une zone grise morale. Les personnages prennent des décisions parfois discutables mais compréhensibles, faisant que le spectateur bascule continuellement entre empathie et jugement à leur égard. Il y a un côté naturaliste dans la mise en scène de Roustaee, doublé d’un véritable sens du cadre, où la caméra prend parfois de la hauteur pour offrir des plans saisissants. Il joue régulièrement avec les cadres dans le cadre ou les lumières pour enfermer les personnages. Il construit son film comme un thriller social et réussit à installer une tension dramatique intense avec un événement initial déclenchant une cascade de répercussions. Et même si l’on est bien face à un mélo qui vient chercher les larmes, dont le cumul des péripéties peut parfois épuiser, on ne tombe pas pour autant dans le sensationnalisme. Si le film est aussi efficace, c’est avant tout grâce au jeu très réaliste des acteurs, jusque dans ces moments de silence et ces échanges de regards intenses. Mais je retiendrai surtout Parinaz Izadyar, qui porte le film avec une performance habitée et viscérale. Elle incarne la souffrance et la rage qui l’animent, avec un jeu explosif sans jamais être théâtral. Woman and Child est un film saisissant qui résonne d’autant plus au regard des événements actuels. Et même si son trop-plein d’émotions peut agacer, Roustaee livre une œuvre à la fois profondément politique et humaine. Partager
- Critique de SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE . SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE ❤️❤️💛 POUR - Le film rend clairement hommage à cette grande dame qui se sera battue toute sa vie pour le droit et la liberté. Et ça reste tellement d'actualité que ça résonne souvent fortement avec notre époque... - Le film rempli parfaitement son rôle didactique. - Le côté non linéaire du film peut déstabiliser mais finalement apporte une certaine cohérence aux propos - Rebecca Marder est impériale, tout comme Elodie Bouchez, qui interprète la mère et leur relation fonctionne à merveille. - C'est propre et très académique... CONTRE - ... trop académique. - Dahan n'épargne aucun cliché au spectateur. - Le film démarre sur une Simone qui écrit ses mémoires... face à la mer... et sa voix off ne quittera plus le film, jusqu'à en devenir assez lourde par moment. - Il sort littéralement les violons avec une musique omniprésente qui rend l'ensemble extrêmement patho... - Tu as l'impression que Dahan vient de découvrir le traveling tant il en use et abuse enchaînant les plans stylisés... à défaut d'être utiles... - Tu sens que Elsa Zylberstein est totalement investie par le film, mais malgré sa prestation, son grimage est un peu gênant Partager
- Critique de MISANTHROPE – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film MISANTHROPE . MISANTHROPE ❤️❤️❤️❤️ Le film rentre directement dans le vif du sujet en s’ouvrant sur une tuerie de masse glaçante. On a affaire à un polar noir, un thriller psychologique sombre dans la droite lignée d’un SILENCE DES AGNEAUX. Après m’avoir ravi avec son excellent LES NOUVEAUX SAUVAGES, Damian Szifron confirme son talent de metteur en scène et au soin qu’il apporte à l’écriture de ses personnages pour nous offrir un miroir sur notre société. Il arrive à proposer des moments de tension d’une efficacité redoutable tout en installant une atmosphère pesante. Mais bien plus qu’une chasse à l’homme, c’est bien tout le sous texte du film, qui met le doigt sur les dérives du monde occidental, qui est au centre du film. Le film est aidé par un duo impérial interprété par Shailene Woodley et Ben Mendelsohn. Leur relation élève-mentor est remarquablement écrite en mettant en avant leurs failles plutôt que d’en faire des supers flics. Malheureusement, même si j’ai trouvé le film remarquablement écrit et subtil dans son propos, ce n’est pas le cas de son dernier acte qui, même si on peut y voir une métaphore, a eu tendance à sérieusement faire retomber le soufflé en ce qui me concerne... Il n’en reste pas moins un polar qui sort largement du lot et qui mérite d’être vu, ne serait-ce que pour l’intelligence de son écriture et son duo d’acteur. Partager
- Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs.
Découvrez notre critique détaillée du film LA FIN D’OAK STREET . Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. LA FIN D’OAK STREET ❤️❤️❤️ Un blockbuster qui a du cœur… et des crocs. On pouvait légitimement craindre un énième film de dinosaures surfant sur Jurassic World , tant la saga semblait avoir déjà largement essoré le sujet. Et pourtant, La Fin d’Oak Street est une agréable surprise, qui assume pleinement son statut de divertissement estival tout en apportant suffisamment de personnalité pour tirer son épingle du jeu. Il n’est d’ailleurs pas anodin que David Robert Mitchell situe son intrigue dans les années 80. Le réalisateur puise clairement dans l’héritage des productions Amblin de Spielberg , avec ce mélange de fantastique, d’aventure et de drame familial qui caractérisait une partie du cinéma populaire de cette époque. Car derrière les dinosaures et le spectacle, le film s’intéresse avant tout à la parentalité et à l’unité familiale, en faisant de cette famille confrontée à une situation extraordinaire le véritable cœur du récit. Anne Hathaway, Ewan McGregor et les deux adolescents parviennent ainsi à rendre leurs personnages suffisamment attachants pour que l’on se préoccupe réellement de leur sort. Le film repose également sur un concept particulièrement high concept, qu’il vaut mieux accepter que chercher à comprendre dans les moindres détails. La mythologie peut parfois sembler floues et certaines explications sont loin d’être totalement satisfaisantes, mais ce n’est finalement pas ce qui importe le plus. Le plaisir vient avant tout de la manière dont le réalisateur exploite son idée et entraîne cette famille ordinaire dans une succession de situations de plus en plus périlleuses. Et sur le plan du spectacle, la promesse est largement tenue. Les dinosaures sont nombreux, variés et les séquences souvent spectaculaires et inventives . Le film sait constamment renouveler les situations de danger et ne souffre quasiment d’aucun temps mort. Même s’il livre son film le plus mainstream, David Robert Mitchell parvient toutefois à imposer sa patte. Celui qui s’était fait connaître avec le très bon It Follows conserve notamment une véritable maîtrise de la tension. Son sens du cadre, son travail sur les arrière-plans et l’utilisation de compositions en double focale permettent régulièrement de faire exister une menace dans l’image avant même que les personnages ne la perçoivent. Mitchell s’amuse également avec les codes du blockbuster contemporain, notamment cette tendance à désamorcer systématiquement une scène dramatique par une blague. Il réussit même à retourner ce principe dans une scène particulièrement saisissante, où l’humour attendu devient finalement un élément de malaise et de tension. Car malgré son aspect très grand public, La Fin d’Oak Street se révèle étonnamment sombre . Certaines images sont particulièrement puissantes et plusieurs scènes empruntent clairement au cinéma horrifique. Tout n’est évidemment pas parfait . La structure reste assez classique, le concept aurait parfois mérité d’être davantage développé et certains comportements de personnages peuvent agacer. On peut également être surpris par un final particulièrement expédié, alors que tout semblait réuni pour faire basculer le film dans un climax véritablement fou et spectaculaire. Mais le film a surtout le mérite de tenter des choses et de ne jamais donner l’impression de simplement reproduire une formule déjà vue. Sans être révolutionnaire, La Fin d’Oak Street est donc une très bonne surprise, offrant un blockbuster généreux, spectaculaire et efficace. Partager
- Critique de LA LA LAND – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film LA LA LAND . LA LA LAND ❤️❤️❤️❤️❤️ LA LA LAND 1ère Ce moment où tu te dis qu'on a beau être en janvier, tu viens sûrement de voir le plus beau film de 2017 Pourtant, tu connaissais le potentiel de Damien Chazelle depuis que son "Whiplash" t'avait mis sur le cul il y a un an Mais là... D'entrée, la scène d'ouverture, avec un des plus beaux plans séquences du cinéma, t'annonce la couleur : tu vas vivres une expérience hors norme Le mec réussi à nous offrir un hommage vibrant aux comédies musicales d'antan tout en nous offrant quelque chose de moderne et bourré d'inventivité Mieux, moi qui déteste le jazz, il réussi pour la deuxième fois consécutive à me faire tomber sous le charme d'un film où cette musique est au coeur de l'histoire Alors, certes, tout n'est pas parfait, avec notamment quelques longueurs Mais le film rempli de scènes d'une poésie rare, et d'une mise en scène maîtrisée de main de maitre. Sans parler de ce final dont les poils de mes bras ne vont jamais s'en remettre Et les acteurs ne sont pas en reste Ryan Gosling et Emma Stone réussissent à nous emporter dans leur histoire d'amour sans jamais tomber dans le mièvre (je vous rassure pas au point de me refaire croire en la chose : ça reste du cinéma ) Cette dernière m'a d'ailleurs bluffé et devrait bientôt pouvoir poser une petite statuette avec son nom gravé dessus Voilà GROS coup de coeur de ce début d'année Compliqué d'en parler sans trop en dévoiler Une chose est sûre, ce soir je risque de danser dans mes rêves... LA LA LAND 2e Tu avais raison Edwige, c'est encore mieux la deuxième fois Ca a même été une expérience assez bizarre Plusieurs fois dans le film, mes poils se sont hérissés au début des ces scènes qui m'avaient déjà subjugué à la première visu Un putain de feu d'artifice ce film!!! De la scène d'ouverture qui te met un uppercut en t'annonçant que tu vas voir un truc hors normes En passant par toutes ces explosions visuelles, musicales et d'émotions Et pour finir par un bouquet final HALLUCINANT de poésie : surement la plus belle scène finale qui le cinéma m'ait offert à ce jour Et cette musique qui rentre en toi pour s'y imprimer. Ce soir j'avais l'impression de connaitre chaque passage musical depuis une éternité. Pas étonnant que La La Land, fier de ses 14 nominations aux oscars, soit nommé à deux reprises dans la catégorie "Meilleure chanson originale" (je ne savais même pas que c'était possible...) Alors oui, à ma première critique, j'avais quand même émis quelques réserves sur certaines longueurs, qui étaient vite effacées par la magie qui s'offre à nous Mais, ce soir non, car Damien Chazelle maitrise son sujet de A à Z et ne laisse rien au hasard Chaque scène, chaque détail a au final son importance qui permet que la sauce prenne Comme dit Emma Stone dans une scène "Le public viendra, parce que tu es passionné. Et les gens aime ceux qui sont passionnés par ce qu'ils font". Et c'est exactement ça : Damien Chazelle est passionné par le cinéma, par la musique et ça se ressent dans chaque scène du film Emma Stone... Mais EMMA STONE putain!!! Alors je suis désolé pour les quatre autres actrices qui sont nommées aux oscars (Et pourtant tu sais à quel point je t'admire Nathalie Portman), mais ça ne sert à rien de vous déplacer à la cérémonie le 26 février. Elle transperce l'écran d'une force!!! Rien que ses yeux, j'ai envie de plonger dedans tellement ils sont grands, mais surtout ce sourire et cette palette d'émotions qu'elle t'envoie à la gueule. Bon OK, merci à Ryan Gosling, qui très classe (comme dans son rôle d'ailleurs), à l'image de son partenaire de danse dans le film, la soulève pour l'envoyer tutoyer les sommets du 7e art Bon, OK, je ne suis peut être pas objectif, car je suis peut être un poil tomber amoureux moi (dans la mesure où je suis encore équipé pour...) Pour résumé le film, ce soir, il y a une phrase qui m'est revenue. Cette magnifique phrase qui ouvre la pièce de théâtre qui me tient le plus à coeur : Des accordés " LE REVE COMME MOTEUR" Parce que déjà, c'est le thème principal du film Et puis, c'est ça La La Land, Ca te vend du rêve avant que tu n'ailles le voir Ca t'offre du rêve pendant ces deux heures de magie Ca vient envahir tes rêves quand tu vas te coucher après la séance Alors, j'ai une mission pour vous Je sais que je ne suis pas forcément doué avec les mots, mais je pense que j'ai à peu près réussi à vous faire comprendre à quel point ce film m'a fait vibrer Et j'aimerai que vous puissiez ressentir ne serait-ce que le dixième de ce que j'ai ressenti Donc, vous allez tous me faire le plaisir d'aller voir ce film au cinéma Parce que non, ce genre de spectacle ça se vit dans une salle obscure, au moins pour profiter de cette bande son magistrale Et vu que je suis euphorique, je m'engage à vous rembourser votre place si vous n'êtes pas transporter ( Lilian, envoie moi direct ton RIB que je te fasse l'avance, même si je suis impatient que tu me fasses partager tes arguments 😉 ) La La Land, c'est en voyant des films comme ça que je me souviens ce qui fait que le cinéma me passionne Il pourra tranquillement aller rejoindre sur mon chevet, les "Eternal Sunshine", "Alabama Monroe" et autre "Fight Club" (petite dédicace à Fabien qui m'a appris hier que je n'étais pas le seul à mettre ce chef d'oeuvre de Fincher sur un pied d'estale) Partager
- Techniquement impressionnant, narrativement prévisible.
Découvrez notre critique détaillée du film LA PLANÈTE DES SINGES : LE NOUVEAU ROYAUME . Techniquement impressionnant, narrativement prévisible. LA PLANÈTE DES SINGES : LE NOUVEAU ROYAUME ❤️❤️💛 Techniquement impressionnant, narrativement prévisible. À l’annonce du projet, j’étais assez dubitatif sur l’utilité de faire une suite, car la trilogie précédente est une des rares licences des années 2000 que je trouve maitrisée de bout en bout, avec notamment un dernier épisode frôlant la perfection… Mais le film à la bonne idée de ne pas être une suite directe, et de placer son action plusieurs génération plus tard, et son titre nous proposait d’ailleurs un nouveau départ… Le film a pour lui d’être visuellement sidérant. Les singes n’ont jamais été aussi criants de vérité avec des expressions faciales bluffantes. De même, le travail sur les décors est impressionnant et propose des plans post apocalyptiques du plus bel effet. A quelques détails près, les effets numériques sont parfaitement intégrés et on est loin de la bouillie visuelle que propose la majorité des blockbusters actuels. Bref, il y a un grand soin apporté au visuel, et on en prend plein les yeux. Même si César ne sera plus présent, son aura sera continuellement présente, en devenant un symbole christique, qui sera le thème central du film. Ce nouvel opus offre aussi de nombreuses références au film de 1968, que ce soit sur certains plans, objets ou même la musique. Et il prendra même parfois un malin plaisir à en jouer. Mais, même si la claque visuelle est bien présente et qu’il respecte aussi bien les films passés, son écriture plombe sérieusement l’expérience cinématographique… En premier lieu, les personnages, dont l’écriture est assez simpliste et manichéenne. On passera sur le choix du prénom de notre héros, Noa, au cas où certains spectateurs passeraient à côté de la métaphore religieuse… Un héros qui, bien sûr, est un gentil chimpanzé, accompagné du sage orang outan, et se battant contre le très méchant gorille… Le personnage de Mae sort tout de même du lot et est certainement le plus intéressant. Et même si on devine son parcours lors des prochains épisodes, elle reste plus ambiguë et nuancée. Pour le reste, on a vraiment la sensation qu’on nous ressert le même casting, ce qui a pour conséquence qu’on a du mal à s’attacher aux personnages, qui d’ailleurs ont un développement au moins aussi prévisible que le scénario. L’histoire est très convenu, avec cette quête initiatique du héros qui cherche à sauver sa famille. J’avais continuellement une longueur d’avance sur l’histoire, ce qui fait que j’ai rarement été surpris, et le manque d’émotion flagrant du film n’arrangeant rien, et j’ai fini par trouvé le temps long… Alors, oui, visuellement c’est assez dingue, et le grand spectacle est bien là. Mais pour le coup l’écriture à finit par me sortir du film qui aurait clairement gagné à être raccourci pour se concentrer sur le spectacle, ou alors réellement développer ses personnages… Partager
- Critique de EN CORPS – Avis & analyse par Critiques d'un passionné
Découvrez notre critique détaillée du film EN CORPS . EN CORPS ❤️❤️❤️❤️ Décidément Klapisch n'a pas son pareil pour ce qui est de filmer les relations humaines. Après une ouverture somptueuse, qui nous plonge au coeur des coulisses d'un ballet, il va faire passer son film du drame à un véritable feelgood movie. Toute sa troupe d'acteurs est dirigée à la perfection et on y croit. On a l'impression d'être une petite souris qui partage ces moments avec des personnages dont l'osmose semble tellement naturel. Tu sens que tout le monde prend plaisir et joue avec sincérité et ils transmettent ça au spectateur qui ressort de la salle le sourire au lèvres. Car oui, cette histoire de résilience et de persévérance est traversée par une vague de positivisme. Et c'est souvent drôle, certaines scènes sont même hilarantes (de ce côté là Marmaï et Civil nous régalent). Klapisch nous livre un sublime hymne à la danse, qui est au centre de son film, et prouve qu'il en a encore sous le capot. Partager
- Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage…
Découvrez notre critique détaillée du film L'ODYSSÉE . Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage… L'ODYSSÉE ❤️❤️❤️💛 Un spectacle immense, mais une émotion qui reste prisonnière du voyage… La volonté de Christopher Nolan de s’attaquer à L’Odyssée relève d’une ambition démesurée, presque vertigineuse . Le cinéaste livre ici une fresque monumentale, une œuvre d’une ampleur rare , dont la puissance visuelle mettra sans doute tout le monde d’accord. Fidèle à son approche, Nolan limite l’usage des effets numériques et privilégie les décors naturels, renforçant considérablement le souffle épique du film. Mais son ambition n’est pas simplement de multiplier les effets spectaculaires : il cherche avant tout à créer des moments visuellement marquants , qu’il s’agisse d’une rencontre inquiétante, d’une créature imposante, d’une atmosphère étrange ou d’une tension qui monte progressivement. Chaque scène semble pensée pour laisser une empreinte, portée par une imagerie spectaculaire, une musique épique et un travail sonore saisissant qui participent à une expérience immersive indéniable. Le film enchaîne ainsi les séquences mémorables, frappant autant par leur ampleur que par leur maîtrise technique. On retrouve également ce qui fait la signature de Nolan : cette obsession pour le temps et la structure narrative . Le récit joue avec les temporalités et les points de vue, adoptant une construction complexe qui peut parfois désarçonner dans un premier temps, avant de progressivement trouver du sens. À cela s’ajoute un casting impressionnant, globalement très juste , au service de cette vision ambitieuse. Nolan fait également le choix intéressant de ne pas présenter Ulysse uniquement comme un héros invincible , figure mythologique presque inaccessible. Il s’intéresse davantage à ses fêlures, à ses doutes et aux traces laissées par les épreuves qu’il traverse. Matt Damon apporte une vraie fragilité au personnage et parvient à faire ressentir l’usure provoquée par les événements, la fatigue physique et morale d’un homme marqué par son long périple. Une interprétation qui éloigne Ulysse de l’image traditionnelle du héros triomphant pour en faire un personnage plus humain et plus vulnérable. On reproche souvent au cinéma de Nolan d’être très masculin, laissant peu de place à des figures féminines pleinement développées. Ici, j’ai trouvé que le film déjouait en partie cette critique : Pénélope, incarnée par Anne Hathaway, s’impose comme l’un des personnages les plus forts et les plus importants du récit . C’est d’ailleurs à travers elle que j’ai ressenti certains des rares moments d’émotion qui m’ont réellement touché. Car très vite, j’ai eu le sentiment que le projet était peut-être trop vaste pour être pleinement maîtrisé. En cherchant à embrasser tous les grands épisodes de L’Odyssée , le film m’a souvent donné une impression de précipitation . Les scènes s’enchaînent à un rythme soutenu, parfois expédiées en quelques minutes, multipliant les ellipses sans me laisser le temps de digérer ce qui venait d’être montré. Peu à peu, une distance s’est installée : je suis resté en dehors du récit, sans parvenir à m’attacher réellement aux personnages, ce qui a considérablement limité mon implication émotionnelle. Certaines séquences m’ont pourtant marqué durablement, notamment celles de Circé ou du cyclope , où Nolan prend enfin le temps de poser son récit. Teintés d’un aspect horrifique saisissant, ces passages font partie, à mes yeux, des moments les plus impressionnants du film , tant ils frappent par leur intensité et leur mise en scène. Mais à l’inverse, beaucoup d’autres scènes m’ont semblé survolées, renforçant cette impression d’un récit trop souvent rushé, limitant l’impact émotionnel. C’est là que le film m’a laissé le plus partagé. Il y a d’un côté un véritable plaisir visuel, presque constant, face à la beauté et à la puissance des images. Et de l’autre, cette sensation de vitesse, de scènes qui s’enchaînent sans respiration… jusqu’à faire naître en moi une forme de lassitude, voire d’ennui. Ce contraste a fini par me sortir progressivement du film, alors même que j’admirais ce qui se déroulait à l’écran. Le manque d’attachement aux personnages n’a fait qu’accentuer ce ressenti . Certains, comme Calypso ou l’antagoniste incarné par Robert Pattinson, m’ont semblé trop peu développés pour exister pleinement. À l’inverse, d’autres, pourtant très peu présents à l’écran, m’ont davantage marqué. C’est notamment le cas de Sinon, d’Athéna, ou encore d’Hélène de Troie, dont les apparitions apportent une vraie densité au récit. À ce sujet, la polémique autour du choix d’une actrice noire pour incarner Hélène de Troie me laisse assez perplexe. On parle ici d’un univers peuplé de cyclopes, de géants, de sirènes et de créatures mythologiques en tout genre. Dès lors, s’étonner d’un tel choix de casting me semble assez vain, surtout quand on accepte sans difficulté la présence d’un acteur comme Tom Holland, qui correspond tout aussi peu à l’image traditionnelle que l’on se fait d’un héros grec. Au final, L’Odyssée m’a autant impressionné qu’il m’a tenu à distance. Une œuvre visuellement monumentale, portée par une ambition rare, mais qui, malgré ses fulgurances, ne m’a pas permis de m’y investir émotionnellement comme je l’aurais espéré. Partager
- L’amitié plus forte que le deuil
Découvrez notre critique détaillée du film A BICYCLETTE . L’amitié plus forte que le deuil A BICYCLETTE ❤️❤️❤️❤️💛 L’amitié plus forte que le deuil Un an après le suicide de son fils, Mathias Mlekuz décide de refaire le voyage à vélo qui avait amené ce dernier à Istanbul. Lorsqu’il propose à son meilleur ami, Philippe Rebbot, de partir l’accompagner dans ce road trip, celui-ci accepte mais lui propose de faire de ce périple un film. Sans scénario et avec une équipe technique réduite, ils se lancent dans ce projet improbable, laissant une large place à l’improvisation. Ce choix donne au film des airs de documentaire, renforçant ainsi sa spontanéité et l’authenticité des émotions qui traversent l’écran. Car évidement, vu le sujet, cette quête intime touche inévitablement en plein cœur. Pourtant, si ce road movie va vous faire verser quelques larmes, c’est aussi qu’il est drôle à pleurer. Le film va offrir quelques passages hilarants, comme ce séjour en AirB&B à mourir de rire. A BICYCLETTE est un véritable ovni cinématographique, en roue libre, où les ruptures de ton sont maîtrisées à la perfection. Mais surtout, ce film est une magnifique leçon d’amitié, profondément humaine. Le lien qui unit les deux protagonistes explose à l’écran, porté par des échanges savoureux : confidences, rires, discussions philosophiques ou disputes, tout sonne juste. Il est presque impossible de distinguer ce qui a été écrit de ce qui a été capté sur le vif. La sincérité et la spontanéité emportent tout, transformant une douleur personnelle en une émotion universelle. Sans jamais sombrer dans le moralisme, A BICYCLETTE montre comment une tragédie peut donner naissance à un vibrant hymne à la vie. Ce duo nous offre un film aussi improbable que bouleversant, d’une intensité rare. Un coup de cœur absolu en ce début d’année. Partager













